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Le Quichotte migrateur

25 juillet 2012

Ce blog prend la suite du blog Lequichotte.unblog.fr.

Pourquoi ? Parce que je n’avais pas remarqué qu’au bout de trois mois je devais me taper des débilités publicitaires qui, me semble-t-il, gâchent mes petits articles et vont à l’encontre de ce que je dis régulièrement à propos de notre société de décadence.

Cigale ou fourmi ?

Radin, du moins radin pour tout ce qui touche à Internet, il me suffit déjà d’utiliser un logiciel payant pour réaliser des sites, certes en jachère actuellement, mais qui reprendront  je l’espère quand la bise sera venue.

Pour démarrer en fanfare, je vous livre cet extrait (et les liens correspondants) d’Olivier Mathieu, en rapport avec ce que l’on fait au temps chaud, surtout dans des lieux obscurs et toujours frais comme vous allez le lire :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/24/merci-aux-grandes-artistes-de-la-fellation-qui-me-firent-tant-de-pipes-et-finirent-malgre-leglise-avec-le-sperme-en-bouche-semen-in-os/
*

– « J’ai envie de te sucer.»

Elle le déshabilla, fébrilement. François sentit sur la peau de son dos la brûlure glaciale du marbre. Cachées dans un confessionnal de beau bois sculpté de noyer rehaussé d’or, d’une exceptionnelle richesse, Sara et Sasha les épiaient. Elles murmuraient. Leurs yeux brillaient. François et Laure négligèrent leur présence, ou, plutôt, s’en accommodèrent.

Babylone à Venise. Nul confesseur n’était présent. Sur l’un des prie-Dieux, Sara était assise. De l’autre côté de la cloison, là où prennent place les pénitents pour confesser leurs péchés, pour rien au monde Sasha n’eût voulu perdre le moindre détail, à travers la grille ajourée et à la lueur d’une chandelle d’Arras, de ce qui se passait. Elle sentit perler sous ses doigts lents, entre ses cuisses, une chaleur citronnée.

François promena ses regards autour de lui. Il leva les yeux vers les vitraux polychromes. Ce fut, d’abord, illusion, surprise et joie. Il avait l’impression de se trouver à l’intérieur d’un kaléidoscope. Les parois étaient recouvertes par une fresque de Giovanni Bellini. Un Saint Sébastien et une Madone y souriaient, énigmatiques. La Madone avait les cheveux, comme Laure, couleur de soleil. François immergea ses mains dans la chevelure de la jeune femme. L’organiste, sur son clavier, plaquait des accords et égrenait des gammes. Des thèmes du prêtre roux se mêlaient à la rumeur du soufflet et du pédalier, jaillissaient des tuyaux des grandes orgues. Le Temps s’arrêta. Plus que sucer, il semblait que Laure fût en train de prier.

Laure suçait. Elle suçait bien, Laure. A travers les interstices du confessionnal, François voyait rayonner les yeux de Sasha. Ils se sourirent. Les cloches battaient à toute volée, quand la lumière et la sonorité de l’église entrelacèrent leurs ondes et leurs reflets, leurs filtrations et leurs échos. François brama sa jouissance. Il avait les yeux pleins d’étincelles.

– « Laure… Si tu me suces, pourquoi l’épouser ?»

– « L’envie de me sentir une salope, peut-être. C’est toi qui m’as embrassée… Je ne sais pas ce que je veux, François. Je t’en prie, ne me rends pas les choses encore plus difficiles. »

Que Laure dise « oui » ou « non » à Jules Gratarolo, cette syllabe n’aurait qu’une seule signification : « fin ». Ce serait, pour François, une même mortification. Oui, et Laure serait Madame Gratarolo. Non, qu’est-ce qu’un non résoudrait ? Il y avait autre chose. Il y avait pire. Comme autrefois, la langue de Laure avait accompli une exquise œuvre d’orfèvre autour de son gland, entre chacune des saccades par lesquelles il avait éjaculé sa semence. Elle l’avait avalé jusqu’à la dernière goutte. Pourtant, François se demanda :

– « Ce n’est donc que cela ? »

*

Un extrait d’un texte d’Olivier Mathieu sur la FELLATION, l’intégralité de ce texte est ici :

 *

http://wp.me/p1CzPP-42

From → divers

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