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Y A BON PASSE-PARTOUT !

27 juillet 2012

Un ami me disait tout récemment :

– Non seulement les noirs courent plus vite que les blancs (surtout devant les balles des guerres tribales), mais avec ce qu’ils trimballent entre les jambes, je me demande comment ils font ; comment ça ne peut pas les gêner.  C’est incroyable, ils gagnent malgré ce lourd handicap.  

– Mais ce n’est pas un handicap me rétorqua sa délurée copine, enfin, pas pour moi ; et puis, ils ne bandent pas en courant ; et puis ils n’ont pas des « cojones » grosses comme celles d’un taureau, il ne faut quand même pas exagérer.  Enfin, ça se voit bien que vous n’y avez jamais goûté.

– Ben non, repris-je, je suis dois-je te le dire, est-ce correct, un affreux hétérosexuel, et comme tu peux le voir blanc de surcroit, ce qui n’arrange rien de nos jours.  À cause de tous ces salauds de bourgeois blancs qui dirigent le monde, se reproduisent entre eux mais voudraient nonobstant, nous imposer un monde unicolore, uni-pensant, ou plutôt uni-amorphe, du genre gris sale.  Ils exploitent les noirs en Afrique (n’est-ce pas BHL ?) et en font des mercenaires au service de leur cause sportive par exemple, en ce qui reste d’Europe européenne…

J’allais continuer sur le sujet, embrayer sur l’hypocrisie du métissage, de l’antiracisme, lorsque mon ami plus préoccupé de sexe que de politicaillerie capitaliste internationale, m’interrompit en ces termes :

– Je rigole, car ce qu’il y a de sûr, c’est qu’autrefois si tu t’étais battu à poils, à la lutte par exemple, en combat public, contre un noir, tu aurais certainement été le premier à débander de trouille ; et là tu aurais été déclaré manu militari « vaincu » ; et qui disait « vaincu » à l’époque, disait se faire entuber illico presto par le vainqueur. Le public s’en pâmait d’aise. C’est écrit dans tous les bons livres de l’antiquité gréco-latine.  Et ça devait sans doute se passer comme ça, en toute virilité comme dirait l’autre, aux jeux olympiques, forme humanisée des guerres fratricides hellènes, où par respect pour elles (c’était alors la forme du respect), les femmes n’étaient conviées que comme spectatrices, et encore je ne suis pas sûr…  

–  Ouais, ouais, je repris, cause toujours, de nos jours c’est fini tout ça !  Quoi que ça ne manquerait pas d’air ces sodomies.  Est-ce que ça sonnerait la fin des jeux olympiques modernes, ou bien l’inverse ? Enfin, bon ! 

Et me tournant vers sa copine, j’ajoutais spécialement pour elle :

– Ce n’est pas la taille qui fait le plaisir.  Et ce n’est même pas le plaisir bestial (celui du simple caniche comme disait Bardamu) qui fait l’amour.  Beaucoup d’hédonistes semblent confondre les deux. Et je ne sache pas que le « divin marquis », qui pour moi n’a rien de divin, ait jamais écrit une seule fois le mot « amour » dans sa copieuse, souvent lourde et redondante, mais aussi hétéroclite littérature.  De même en fut-il de Sader Masoch.  Livres à lire uniquement de la main gauche sauf en de courts passages «philosophiques».

J’achevais sur la taille, par :

– Certes les jeunes romaines de bonne famille se faisaient déflorer en compagnie, ou plus exactement sous le regard bienveillant et attentif de matrones, par l’énorme phallus en marbre d’un Priape au cœur d’un temple sacré.  Mais c’était pour les préparer à être mère, à tester les accouchements futurs… Mesure d’hygiène et crainte d’un passage trop étroit, des césariennes à venir qui se terminaient le plus souvent par la mort de la parturiente : de souffrances, de non-rétablissement des chairs et des muscles coupés, plus banalement de septicémie.

– Ah, bon dit mon amie… j’ignorais cette histoire.

– Eh, oui, tant que le christianisme n’avait pas pourri l’esprit antique, le sexe était la chose la plus naturelle du monde, mais aussi parfois très cruelle, je pourrais t’évoquer, parmi bien d’autres pratiques antiques, les prêtres auto-castrés de Cybèle. 

Mais comme je voyais que mon amie commençait à changer de tête, j’ajoutais pour la rassurer :

– Plus sympathique la naissance idéelle de déités, de la semence d’une divinité primordiale comme en Égypte, et en bien d’autres lieux aussi.

Puis je revenais à ma première idée priapique :

– Et oui ! En Égypte, à Sumer, en Akkadie babylonienne ou encore chez les celtes et les germains, j’ignore ; mais dans le monde gréco-latin je t’assure que l’olisbos était l’objet le plus courant des accessoires de beauté et d’hygiène de ces dames grecques et romaines des temps anciens.  Comme un peigne ou une agrafe à cheveux. Ni plus, ni moins. Onan était un dieu non nommé, ou nommé d’un tout autre nom car Onan est biblique, mais très présent.  Et toutes les pratiques buccales en particulier, à visées absolument pas reproductives ou reproductrices, étaient monnaie courante, c’était une forme de contraception ; et puis, il existait des procédés contraceptifs et l’avortement n’était pas inconnu. 

Il est d’ailleurs amusant de constater, je l’ai déjà vérifié, que le Gaffiot la somme latine de petit-prof (je pouvais parler librement ainsi, je n’ai pas ou plus d’amis enseignants depuis bien longtemps, et je ne m’en plains pas vraiment) la somme latine à l’usage des écoles est muet sur les mots du sexe tandis que le Lebaigue autre somme latine, moins bégueule, ne bégaie pas du tout sur ce sujet.  Tu y trouves à sa place « cunnus », con ; et même « cunnilingus », « qui lèche le con » en toutes lettres, c’est dire si tout ça ne date pas d’hier, mes amis… Tiens, un autre exemple en passant :   Apulée philosophe platonicien du deuxième siècle, d’origine berbère, qui dit-on écrivait en une langue latine très châtiée et très pure, nous évoque le « glabellum feminal » ; en bon français : le « glabre féminin », ou pour être plus clair « le sexe de la femme épilé ».  

Je me mis à ricaner.

– Tu vois, ajoutais-je en regardant mon amie, c’est la décadence romaine qui en introduisant puis imposant cette religion totalitaire du péché (et de pseudo-amour inquisitorial) qui a tout foutu en l’air pour des siècles. Mais braves moines pourtant qui n’ont pas tout censuré, et recopié comme ils pouvaient, comme ils le sentaient, comme ils ont pu le conserver contre la populace et la soldatesque « non-ignifugeuses » ; le bon grain et l’ivraie du passé, le chrétiennement correct mais tout autant le proprement scabreux, paillard ou simplement païen !  Braves moines et bons clercs sans qui, sans le travail fastidieux et lent de copie, on ne connaîtrait plus rien de la littérature antique. 

Puis je revins à mon propos premier…

– Mais ça se redresse de nos jours, si je puis dire d’ailleurs, car l’obsession présente tient justement dans les dimensions et les capacités ithyphalliques. Mais c’est curieux, rien n’évoque la bonne étroitesse d’un « bon sexe » féminin.

Mes amis me laissaient parler, monologuer maintenant :

– Autrefois du temps des civilisations de l’antiquité, certes très imparfaites et souvent cruelles, non exemptes de barbarie mais pas plus et même moins dans la démesure que de nos jours technicistes finalement, donc civilisation humaine somme toute assurée, chacun et surtout chacune, du moins dans les hautes couches de la société, agissait à sa guise.  Et j’aimerais savoir comment Sapphô et ses amies se satisfaisaient, prenaient plaisir sexuel animal, « cuniculatim » (de manière creuse en dedans), sans homme… 

– Ou plutôt si, je devine, continuais-je.  Elles avaient même le choix des tailles, puisque l’objet procurant le plaisir était artificiel et de matériaux divers.  Elles se passaient bien des lourdauds mâles pas toujours au mieux de leur forme. Enfin, tout ça pour dire que la taille ne fait rien à l’affaire et que le plaisir relève autant d’Onan et de substituts que de partenaires mâles ou femelles.  C’était du temps où en pays latin, Cunina était la bonne déesse qui protégeait les enfants au berceau.  Cunina, son nom vient de « cunae » qui signifie berceau, objet en creux comme la matrice, la « matrix » en latin, probable mot cousin de « cunnus » con et de « cuneus » coin (celui qu’on enfonce) ou encore de « conus » (cône) et de « cunica », conique.  Même l’expression « poser un lapin » en français, ajoutais-je encore, vient peut-être indirectement du latin puisqu’en cette antique langue « cuniculus » signifie aussi bien « lapin » que « trou de lapin » et plus généralement « conduit souterrain, souterrain, cavité souterraine, cavité, creux » ou encore, parmi d’autres et au pluriel : « moyen détourné ». Sacrés latins ! Saprés lapins (comme on dit par chez moi) !

Mais en attendant, mon but n’est pas de vous poser à vous-même un lapin, aussi je vous livre à suivre les liens de deux articles d’Olivier Mathieu sur ce vaste sujet.  Enfin, comme disait un copain d’autrefois : « les petites, c’est les meilleures ; elles passent partout ».  Et j’ajouterai : « elles peuvent tout faire ; elles sont bonnes à tout ». Jugeons-en…

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/24/merci-aux-grandes-artistes-de-la-fellation-qui-me-firent-tant-de-pipes-et-finirent-malgre-leglise-avec-le-sperme-en-bouche-semen-in-os/

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/27/la-fellation-ciment-dolivier-mathieu-le-doigte-ciment-de-mon-robert-pioche/

 

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