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La Butte Rouge

À Simon de la Brosse, le montmartrois, acteur de cinéma, poète et peintre né un 9 octobre 1965 et Balance ascendant Scorpion, mort suicidé à 32 ans.

Il n’y a pas grand-chose à ajouter à cette chanson de 1922 ; musique (comme souvent avec ce parolier) de Georges Krier (1872-1946), paroles de Gaston Mardochée Brunswick dit Montéhus (1872-1952).  L’essentiel est dit.

La chanson joue sur le fait que Paris possède plusieurs buttes célèbres pour sa vie nocturne, ses artistes, et que sa butte à lui, celle de la chanson, la Butte Rouge l’est pour une toute autre raison.  Il est raconté que cette butte serait une butte champenoise qui connut une jolie charpie, comme en tant d’autres endroits pendant la boucherie de Quatorze.  Pour moi, c’est n’importe quelle butte guerrière et imbécile.

*

Sur cett’ butt’-là ‘ y avait pas d’gigolettes
Pas de marlous, ni de beaux muscadins.
Ah ! c’était loin du Moulin d’la Galette,
Et de Panam’ qu’est le roi des pat’lins.
C’qu’elle en a bu du beau sang cette terre,
Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
N’en meur’nt jamais, on n’ tu’ qu’les innocents !

La Butt’ Rouge, c’est son nom, le baptêm’ s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui ‘ y a des vign’s, il y pouss’ du raisin,
Qui boira d’ce vin-là, boira le sang des copains.

Sur cett’ butt’-là on n’y f’sait pas la noce
Comme à Montmartre où l’champagn’ coule à flots,
Mais les pauv’s gars qu’avaient laissé des gosses
Y f’saient entendr’ de terribles sanglots …
C’qu’elle en a bu des larmes cette terre,
Larm’s d’ouvriers, larmes de paysans
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleur’nt jamais, car ce sont des tyrans !

La Butt’ Rouge, c’est son nom, le baptêm’ s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui ‘ y a des vign’s, il y pouss’ du raisin,
Qui boit de ce vin-là, boit les larm’s des copains.

Sur cett’ butt’-là, on y r’fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons :
Filles et gars doucement qui échangent
Des mots d’amour qui donnent le frisson.
Peuv’nt-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu’à cet endroit où s’échang’nt leurs baisers,
J’ai entendu la nuit monter des plaintes
Et j’y ai vu des gars au crân’ brisé !

La Butt’ Rouge, c’est son nom, le baptême s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin.
Aujourd’hui ‘ y a des vign’s, il y pouss’ du raisin,
Mais moi j’y vois des croix portant l’nom des copains …

*

Version malheureusement écourtée de Francis Marty-Diaz (ma préférée), interprète dont je ne sais rien sauf qu’il chantait déjà à la fin du XIXe siècle et était une vedette reconnue de music-hall (comme on disait alors) puisqu’il avait été choisi avec trois autres pour chanter la Marseillaise en 1924 dans une cérémonie officielle  (cf. Le Gaulois, du samedi 12 juillet 1924) :

https://www.youtube.com/watch?v=CKhlqxLu8RU

*

Version complète de Marc Ogeret (version gnangnan comme toujours chez cet interprète au registre de voix très limité) :

https://www.youtube.com/watch?v=NOc_6SZPZiQ

*

On notera de petites variantes entre les deux versions (mots différents, notes en plus ou en moins).

C’EST LA BITE À THOMAS (Rondeau)

« Ma vie est un échec total »

(Le prétentieux Michel Thomas in «Mémoires d’une bite»)

 

C’est la bite en Libération

Du connard des aberrations

Qui jute au vent du bout du nœud

Sa décadence de haineux,

Pâmoisons pour son scion à Sion !

 

La matrone de ses passions,

Les vits, elle aime, et sans ration,

Même encapuchonnés peineux…

C’est la bite.

 

Il faut la voir, quelle ovation !

On en pressent l’ovulation…

Mais c’est raté ; membre veineux

De la maffia des vénéneux

N’aura jamais consécration.

C’est la bite !

Journée Damia

Louise-Marie Damien (1889-1978) dite Maryse Damia, ou tout simplement Damia (chanteuse de variétés et actrice).

J’AI PERDU MA JEUNESSE.

(paroles et musique de ? – tango, 1935)

https://www.youtube.com/watch?v=lW9-bdoXPFY

J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.

Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.

Peux-tu me dire
De vivre et de sourire
Tout oublier, même
Ce merveilleux poème
Que ta tendresse
Au fond du cœur me laisse ?
Car sans toi
Rien n’existe pour moi.

J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.

Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.

*

(LA JAVA DE) CELUI QUI S’EN VA.

(Paroles: C. Richter, Musique: Tiarko Richepin, 193?)

http://www.youtube.com/watch?v=VVCrbDO1lrM

*

Sous les Gal’ri’s d’l’Odéon,
On entend parfois
Les not’s d’un accordéon
Qui pleure à mi-voix.
C’est pas la chanson d’amour
De chaqu’ jour,
Ni le refrain vif et bien Parisien.
C’est qué’qu’ chos’ de différent
Ça sembl’ tout gris.
La nuit, des couples errants
L’écout’nt, surpris.
C’est un air qu’on dirait
Las de tout, écœuré ;
Ça fait pleurer.
 
C’est la java
De celui qui s’en va,
Sans r’garder en arrière,
Seul dans la nuit,
En laissant derrière lui
Leurs brais’s et les prières.
Tous les bobards,
Il en a eu sa part ;
Tous les serments,
Il les sait, eh, comment !
Aussi lassé,
Dégoûté du passé,
Il s’en va l’cœur blessé.
 
C’est la java,
C’est la pauvre java
De celui qui s’en va.
C’est la java,
C’est la pauvre java
De celui qui s’en va.
 
Y’a des soirs comm’ des bouts d’l’an
Où le cœur lassé
Dans l’silenc’ fait son bilan
Des amours passées.
C’qu’il entend autour de lui,
Dans la nuit
Ce n’est plus le chant d’amour
Des beaux jours.
Comm’ des gueux battant l’pavé,
Tous les souv’nirs
Sembl’nt ce soir d’un air mauvais
Vers lui r’venir.
Et là-bas, à mi-voix,
Semblent chanter, pourquoi ?
Comme autrefois.
 
C’est la java
De celui qui s’en va
Sans r’garder en arrière.
Seul dans la nuit
En laissant derrière lui
Leurs brais’s et les prières.
Tous les bobards
Il en a eu sa part,
Tous les serments,
Il les sait, eh, comment !
Aussi lassé,
Dégoûté du passé,
Il s’en va l’coeur blessé.
 
C’est la java,
C’est la pauvre java
De l’amour qui s’en va.
C’est la java,
C’est la pauvre java
De l’amour qui s’en va.

*

TOUT FOUT LE CAMP.

(Paroles de Raymond Asso et musique de Robert Juel, 1939 !!!)

https://www.youtube.com/watch?v=qgYk_NK9V_w&playnext=1&list=PL5B0AFA758FEA378A&feature=results_video

Nous sommes maîtres de la terre,
Nous nous croyons des presque Dieu
Et pan ! le nez dans la poussière
Qu’est-ce que nous sommes : des pouilleux !

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Nous nageons tous dans la bêtise
Et l’on invente des drapeaux.
On met des couleurs aux chemises,
Sous la chemise ‘ y a la peau.

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Écoutez le monde en folie :
Vive la mort, vive la fin !
Pas un ne crie : vive la vie !
Nous sommes tous des assassins.

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Et toute la terre qui gronde.
Bonne saison pour les volcans.
On va faire sauter le monde.
Cramponnez-vous, tout fout le camp!

Et là-haut les corbeaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent comme des fous
Et cri’nt : A nous ! A nous !

La vie pourrait être si belle
Si l’on voulait vivre d’abord.
Pourquoi se creuser la cervelle
Quand ‘ y a du bon soleil dehors!

(hors enregistrement)

Et là-haut les corbeaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits
Cri’nt : les hommes sont fous,
Ils se foutent de nous !

L’ÉCHELLE DES VALEURS OU EXOTISME ET ETHNOCENTRISME.

Mon vieil Erasmus, mon vieil humaniste « renaissant », quelle est la différence entre :

– une étudiante anglaise d’origine indienne à peau un peu basanée,

– un immigré ivoirien plus franchement basané et crépu,

– un italien supposé de souche, petit blanc, normal,

– une étatsunienne, super blanche, de l’une des grandes élites mondiales de la blanchitude ?

Tu l’ignores, mais c’est simple :

La mort pour la première, seize ans de taule pour le second, prochainement de la taule (mais après bien des réticences judiciaires) pour le troisième et la liberté indignée pour la quatrième.

Pauvre Justice !

Et surtout, Pauvre Humanité !!!

SIXAIN EN GUISE D’ÉPIGRAMME CAROLINGIEN.

          Ne confondons pas, à propos de rimes,

          Les vers indigents nés de la Bruni *

          (La vulgarité de « madame » à poils)

          Avec le bonheur d’être sous le poêle

          De l’étincelant Gérard Labrunie,

          Antique poète auquel je m’arrime.

*

* variante : Les vers cons fondant de Carla Bruni…

(allusion aussi, évidemment, aux divers refaçonnages corporels de l’aventurière, entamés dit-on dès l’âge de quinze ans).

N.B. Je me permets deux licences à la rime, mais ordonnées et qui veulent donner un sens, accordant deux rimes masculines à la Bruni contre deux rimes féminines à Labrunie ; puis une autre légère licence, mais admise même par les plus intransigeants, entre « poils » (« pwàl » avec un « a » d’avant)  et « poêle » (qui normalement, traditionnellement se dit : « pwâl » avec un « â » d’arrière). Je lis dans une de mes bibles (le Trésor du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, émanation du CNRS) qu’il y a flottement sur la prononciation du mot « poêle » (pwâl ou pwàl), ce qui m’arrange ici. Mais… justement, il ne faut pas tout confondre ; il y a « poils » et « poêle »…

SONNET IRRÉGULIER

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Stabies – bas-relief du Ier siècle – villa dite de San Marco

*  

     PHALLOVITROBOLO

*

Quam iucundi sunt phallovitroboli cum missi quem amas a puella.

Que charmants sont les verres phalliques dont use la jeune fille que tu aimes.

     (auteur latin inconnu)

 

     « Si j’aime bien les Romains,

     Dit cette fille, un membre en main

     – Membre viril évidemment

     De son tout dernier amant –

     C’est que nul !… aucun Malin !

     Ne se mêle de leurs câlins…

     Et qui clame, prétendument,

     Que ce n’est pas un dû, ment ! »

     À mon humble avis, le vit,

     En un symbole altier de vie,

     Est le printemps qui la convie

     Au ballet d’Éternité

     Bien qu’étant, d’un souffle, excitée

     Par cette Mort jamais citée.

     *

(6-10-2012–19-3-2013)

FRISSONS DE VENTS EN RUINES.

À Bacovia.

 

Les Regrets Eternels s’en vont à tire-d’aile

Sous les herbes foisons au bel élan de vie

Qui éclot de guingois, anarchique et fidèle,

Au-dessus des tombeaux, en suscitant l’envie

Des fleurs forgées et fanées en rouille, aussi frêles

Que la dalle est disjointe et brisée… assouvie.

                                               *

Les âmes englouties, ombres tristes des nuits,

En tes entrailles, Terre – ô mère des Enfers –

Ont couleurs du néant, vaurien né de l’ennui :

L’oubli par les vivants de ceux qui ont souffert,

Nuit au sage incongru du printemps amenui

Sous les vents avilis d’un mal à main de fer.

                                                 *

S’endort alors le dor* des morts, sang d’or en peine

Dans les remords, rêvant un sort loin des ci-gît ; 

Puis de mélancolie – à claver tous les pênes

Vert-de-gris, sombre azur… qui serrent, assagis,

À la tombe, au caveau, à la fosse sans pennes,

Ces poussières du temps – mon avenir surgit.

                                                 * * *

* Dor, mot roumain signifiant : nostalgie, mal du pays, regrets, mélancolie, vague à l’âme… mot qui vient probablement du bas-latin dolus, douleur, comme deuil (ancien-français dol) ; à rapprocher du portugais dor, mal, douleur. L’italien dolore, l’espagnol dolor, le romanche dolur, le ladin dolor, le catalan dolor, l’occitan dolor, le français douleur viennent du latin classique dolor, doloris, dolorem.  

 

L’INTRONISATION JUDAÏQUE DE FRANÇOIS PREMIER, NOUVEL ÉVÊQUE DE ROME.

J’ai-ti eu grand peur avec l’élection de ce nouveau pape, j’ai-ti eu grand peur !

Mais non c’est fait, l’ingénieur chimiste italo-argentin ex-péroniste Bergoglio des pauvres, vient de recevoir l’agrément juif.

Imaginez qu’il eût été mauvais goy !  Que nenni, ouf, je suis rassuré.  Car enfin, je ne sache pas que ce Bergoglio, certes un immigré italien de la troisième génération élu pape argentin (soyons sérieux, n’imaginez quand même pas un pape sud-américain amérindien !) n’est malheureusement pas juif selon la loi mosaïque (je veux dire par la mère, la seule qui compte en l’espèce).  De mère juive  comme l’allemand Benoit XVI Ratzinger, et le polonais Jean-Paul II Wojtyla ou encore comme le franchouillard monseigneur Aron Lustiger, ex grand-prêtre de Notre-Dame-de-Paris. Loi mosaïque qui justement n’aime guère les mosaïques de pièces rapportées.

On murmure que la séance d’adoubement judaïque pourrait avoir lieu au cœur même de la colonie juive de Palestine, au Mur des (éternelles) Lamentations. Ou, dans une chambre à gaz bocho-nazie datant de 1945, voire de 1946 et construite « authentique, certifiée shoah » par la propagande stalinienne sur le territoire des méchants polonais.

J’ai été voir le site du CRIJ. Je vais toujours voir ce site béni quand il s’agit de savoir quoi « bien penser » de l’Église catholique et de l’un de ses membres. Rassuré, je suis. Bel échange d’amabilités entre l’évêque juif de Rome Riccardo Di Segni et le Grand Rabbin de la synagogue Saint-Pierre. Ça baigne ! On est en bonne voie de réhabilitation du Grand-Sanhédrin du temps de Ioushoua (Sanhédrin qui n’est pas un homme, et encore moins une femme quelle horreur ! mais l’assemblée des pontes juifs de l’époque). Et même réhabilitation, c’est dire, du pauvre Judas, lâché par tous. Ce qui serait alors la victoire suprême, mais un peu tardive, pour ne pas dire anachronique, des gnostiques réunis autour de l’Évangile de Judas.

Rappelons en deux mots l’idée : Judas n’a fait qu’obéir fidèlement à Jésus en le dénonçant, comme convenu entre eux deux, et pour se conformer aux Écritures ; énorme désillusion de Judas qui voit mourir celui qui finalement n’avait pas le don, le pouvoir magique de vaincre la mort ; de la transcender de visu ; détresse totale de Judas demeuré tout seul, trahi par Jésus, incompris des autres apôtres (hou, le cafteur… hou, le cafteur !), et à qui il ne reste plus que la seule et unique voie sacrilège du suicide.

Mais écoutons maintenant, mes frères les goyim, Baruj Tenenbaum l’ami juif du nouveau pape :

… Je le connais très bien depuis le jour où il a été évêque auxiliaire de Buenos Aires. Il prenait grand soin de la fresque inaugurée dans une cathédrale dédiée aux victimes de l’holocauste, et de l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA)… Il a de nombreux amis rabbins et a publié des livres avec des rabbins. Il s’est rendu dans de nombreuses synagogues… C’est vraiment très émouvant de voir que les cardinaux ont choisi comme pape un authentique homme du peuple…

Quand un juif affirmé et confirmé me parle du peuple, je dresse toujours l’oreille ; d’étonnement. Mais passons.

Enfin, moi je crois que l’Église est en bonne voie d’extinction. Non pas parce que le nouveau pape serait nul, ou plus nul que les autres, mais parce que sa cause semble perdue. Cela fait un bon bout de temps maintenant (Inquisition mise au rencart) que Dieu – le grand Gode (sic) –  est mort. Cela fait aussi un bon bout de temps que Yavhé n’en finit pas d’agoniser en Palestine dans les pires souffrances infligées aux adorateurs de Baal, tout en agonisant la terre entière de ses propos surréalistes et abjects. Et Allah quant à lui, il semble totalement impuissant.

Ce qui tient tout ça c’est l’inénarrable connerie humaine qui s’accroche à des idoles absentes, à des pantins de l’obscurantisme, à des colifichets de foire.

Et finalement, je trouve que « François Ier » est un bon nom pour un pape et un jésuite. Premier pape jésuite. La particularité de l’éducation jésuitique est d’instaurer le double jeu et la délation comme mode de fonctionnement. Être un faux-jeton confirmé et fouteur de merde est le but suprême du bon jésuite. C’est pour ça que jusqu’à maintenant, les cardinaux n’en voulaient surtout pas comme pape. L’ami juif de François Ier (à roublard, roublard et demi) ne s’est-il pas laissé abuser ? Nous le saurons bientôt ? Ou bien François s’abuse-t-il lui-même ? Oui, François est un bon nom, non pas parce qu’il fut celui de François d’Assises,  mais parce qu’il fut celui de notre François Ier, le roi. Beau jésuite celui-là aussi qui, libéral dans le domaine des arts (visuels surtout), était un ennemi juré des réformés et laissa plusieurs humanistes tel Étienne Dolet être brûlés vifs par les bons vouloir de la Sorbonne. 

Mais François Ier qui avait un rapport curieux avec les juifs, justement. Lisons en guise de fable, ou mieux de parabole de clôture (parabole de fin, pas d’enfermement monastique), ce passage (tome quatrième, pages 212-13) du livre de Gabriel Gaillard intitulé Histoire de François Ier, roi de France (Blaise, libraire, Paris, édition de 1819 ; première édition en 1766-69) :

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Ah ! le lait d’ânesse…  Le lait destiné aux ânes, aux ânes bâtés de préférence.

Sans Îsâ – enfin je veux dire : sans Jésus, l’Église ne serait qu’une simple O.N.G. Papa dixit.  Et avec les ânes, qu’est-elle déjà ? Un O.G.M. ?

Quel Grand-Guignol, tout ça !

Triste et pauvre Humanité !

– OUI, POURQUOI PAS ?

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Et pourquoi pas celui-là ?

Dessin de Willette in LE COURRIER FRANÇAIS

du 11 janvier 1906.

POÈTE EN PUISSANCE.

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