Il ne faut pas dire comme Manu de la Palisse, le petit catalan faux-jeton d’Évry : « la gauche peut mourir », mais : « ça fait déjà un bon bout de temps que la « petite gauche » parlementaire sent le Sapin et la résine cramoisie ; même en bonbon «gaucho-écolo», ça ne passe plus » ; ou encore : « il y a belle heurette (sic) que le Grand Horloger n’a plus le compas dans l’œil, ni l’équerre dans le Q, et que le Grand Chandelier a beaucoup de jeu et branle dans le manche ».
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On ne dit pas : « il faut partir à Agen », ni : « il faut partir en Agen », mais : « il faut partir à jeun ».
De même on ne saurait dire : « rien ne sert de courir, il faut partir à point », mais il convient d’affirmer : « rien ne sert de courir, il faut partir en pointes »… En pointes à pitres, évidemment. Question d’être en pointe ou à la pointe.
À noter, sur le second prospectus, la coquille :
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« Enseigement supérieur »
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Il faut bien évidemment corriger. Chacun aura lu, même le goy le plus goy : « ensaignement supérieur » ou, si l’on préfère : « On (L’Innommable) vous demande, mes chers frères, mes chères sœurs de vous saigner des quatre veines de votre sang bleu d’Élus richards ».
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Et oui, l’argent a une odeur, parfois ! Et plus encore un goût prononcé ; celui du sang.
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Au fait, comment sont faits les sous bénis ?
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Où se tient l’atelier des monnaies casher ?
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Et comment se purifie-t-on de l’argent des impurs et de l’usure ?
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Que Vive le Veau d’Or !…
Alphonse Allais – Le Captain Cap : ses aventures, ses idées, ses breuvages. Chapitre neuf.
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* « Avez-vous vu dans Barcelone… » : probable allusion au début du poème L’Andalouse d’Alfred de Musset :
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Avez-vous vu, dans Barcelone,
Une Andalouse au sein bruni ?
Pâle comme un beau soir d’automne !
C’est ma maîtresse, ma lionne!
La marquesa d’Amaëgui !
L’Actualité Heureuse. Numéro spécial Polichinelles. Spécimen.
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Billet éditorial de la rédactrice en chef.
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Le Saint enceintement.
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« C’était Albert, le contractuel
Qui croyait que sa vie était belle.
Il oubliait que dans le ciel
Les papillons bleus ont des ailes…
Albert… Albert ! »
(Les Charlots)
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Le service de presse de la Principauté nous annonce l’enceintement officiel de Charlène, la gonzesse patentée (mais tentée quand même) de son Altesse Sérénissime Albert Grimaldi dit « de Monaco » (comme le Grand Prix).
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Un héritier mâle est fortement souhaité. L’entremise de François de Rome, Cité du Vatican, a été sollicitée. Son pouvoir de sorcier est immense et bien connu puisqu’il devine la pensée de son Dieu lui-même. On murmure même qu’il ferait tomber la pluie et serait maître de la foudre comme son illustre devancier olympien et tant d’autres idoles antiques ou « primitives » du ciel en furie.
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Oui, n’est-ce pas lui qui vient de décréter que son Dieu omniscient, maître total du Monde et de nos âmes, en tous temps et en tous lieux, n’avait peut-être jamais envisagé l’abomination holocausticonne ? En toute charité chrétienne, on peut se poser la question de savoir si le petit homme calotté n’est pas à la limite de l’hérésie blasphématoire, ou pour le dire autrement : du blasphème hérétique. Péché d’orgueil très jésuitique !
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Cf. à ce sujet :
http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2014/05/27/une-grande-nouveaute-theologique-ca-depasse-limagination/
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Pour le dire autrement le dieu chrétien ne serait-il pas, en l’âme (sic) de l’évêque de Rome, un simple faire-valoir, une déité secondaire, un être inférieur : une créature de Yhwh le Maléfique ?
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En attendant, pour ce qui est du Rocher, un précédent rejeton mâle, malheureusement né hors mariage et sans bénédiction religieuse aucune, et qui plus est (quelle horreur !) négroïsant donc fatalement et par essence forclos, a déjà, depuis bien longtemps, été rejeté par les instances supérieures du Gotha européen. Enfin, ce qu’il en reste, comme pour tout.
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Adélaïde de Clermont-Tonnerre, (de Neuilly-sur-Seine, pas de Brest sur Océan), auteur de Peau de Bête, prix Maison de la Presse (rayon : papeterie), prix Françoise Sans-Gant (la vulgaire !), prix Bel Ami (pauvre Maupassant), prix des Lauriers Verts moulu sous la haute autorité du talentueux Gonzague Saint-Bris (à consommer moelleux), Prix du Premier Roman de Bonne Femme.
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Article de fond… de commerce.
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Purée de ta mère !
Ou :
Guy la Pitanche et Piccolas Poivrot.
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Par Lazare Rachline Junior.
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D’aucuns prétendent que l’illustre famille de comiques ethniques sionistes anti-franchouillards Bedos, coqueluche des bobos et autres beaufs de la petite gauche, aurait un jour caché son passé en traficotant son patronyme.
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C’est exagéré, mais pas totalement faux.
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Nés de quelque famille probablement originaire d’Espagne, dont je ne saurais dire si elle eut quelque ancêtre juif pur jus estampillé Judée, ou quelque converti Élu maghrébin chassé d’Espagne après la Reconquête, ou arrivé là beaucoup plus récemment, les champions des comiques-troupiers (bataillon Tsahal) du peuple qui a beaucoup souffert, le seul qui n’ait jamais souffert, ces descendants de français Crémieux, ces colons anti-arabes qui n’ont jamais subi les moindres effets d’une certaine excitation européenne anti-Élus, se nomment donc Bedos (avec un « s » final non muet).
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C’est leur droit et tout à leur honneur.
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Comme je viens de dire, certaines personnes, plus ou moins bien intentionnées, prétendent que «Bedos» serait un nom d’emprunt. Ou un nom à masque. Ou encore une bonne blague. Du genre «bœufs d’os».
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Parmi les hypothèses les plus hardies, il est susurré parfois que les Bedos ne seraient que de vils usurpateurs d’Élection. Qu’ils avaient été dénoncés, en leur temps, par l’acerbe parole populaire qui leur aurait attribué un patronyme renégat. Ne pouvant reculer au temps (XIXe siècle) de la fixation des patronymes juifs, ils ne purent faire autrement que de reprendre le nom sous lequel ils étaient connus jusque-là. Tenant un commerce, il en allait de leur renommée d’épicier. Car leur nom désobligeant était néanmoins leur enseigne commerciale dans la petite cité du Maghreb où ils vendaient de l’indispensable à des prix défiant toute concurrence, c’est-à-dire au prix fort, car localement ils étaient sans concurrents.
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Ce nom, ce surnom c’était, vous l’aviez deviné : Bedeau. Qu’ils légalisèrent, nous dit-on, sous la forme hispanique plus discrète et plurielle, car on ne prête qu’aux riches. Pourquoi Bedeau ? Parce que ce Bedeau n’était qu’un chrétien défroqué, bedeau de son état qui avait engrossé sans l’avis des rabbins, une respectable fille des Dieux ; pardon mon Innommable ! Fille du Dieu unique et d’essence supérieure. Fille du dieu Super, si je puis dire. Et sans plomb.
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Moi, je doute que ce soit vrai, ça sent l’étymologie populaire, comme on dit ; je pencherais plutôt pour une explication plus vulgaire encore et par la langue espagnole uniquement. Car il semble indéniable qu’il y a du colon espagnol par derrière. Il est bien connu – connu, enfin vite dit – que le Maghreb, l’Algérie en premier lieu fut colonisée non seulement par des français mais par des espagnols, ceci dès le début du XIXe siècle.
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Ainsi, «Bedos» semble venir tout droit du castillan «beodos», de «beber», boire, «bebida», boisson, bibine. Et «Beodos/Bedos» veut tout simplement dire : Ivrognes. Oui, au pluriel – encore une fois – car c’est toute la famille des illustres comiques ethniques qui devait s’adonner à la boisson. *
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La boisson, la boisson : mais alors tu vois qu’on n’est peut-être pas si loin que ça de l’explication par le bedeau, ce qui ferait d’une pierre deux coups. Car, il est bien connu que les bedeaux entretiennent, du moins ce qu’il en reste, des rapports étroits et sacrés avec le vin de messe consacré. Ce que certains dénomment bien à tort le vin de Metz par une confusion curieuse, mais explicable, le vin de Metz étant un vin de toute première qualité, un mosellan blanc grandi en fûts de chêne. Un petit blanc accompli. Pour ne pas dire un vin crypto-casher, à la Depardieu par exemple, l’œnologue distingué éleveur, puis exportateur de bibine idoine en Palestine occupée.
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Donc, en conclusion les Bedos ne seraient que des gros connards d’ivrognes. Je suis sûr que ces grands comiques, subtils et distingués, et sans haine aucune, ne m’en voudront pas de les traiter, de les mal traiter (sic) de gros connards d’ivrognes. Je ne suis qu’un goy dont l’humour ethnique fait ce qu’il peut à côté de l’excellence des intellectuels du peuple Élu. C’est de l’humour ! c’est de l’humour! De l’humour finalement (si je peux me permettre) du même genre que (en substance) «bijour, ji suis li commandant di bord di Paris-Marrakech…», «les fachos de franchouillards…» (Bedos père) ; «ton gros cul de breton inculte… », «…salope fascisante… » (Bedos fils).
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Si c’est ça l’humour juif, l’humour juif de référence, je ne suis pas prêt à me faire couper ! Pour moi l’humour juif, bien rare ! c’est l’autodérision et la caricature d’un Popeck. Et pas un prétendu humour hystérique de psychopathes, que dis-je : de sociopathes. Ces Bœufs-d’os non aucune autodérision, puisqu’ils sont l’Élection ! Ces châtrés à pattes, adorateurs du Veau d’Or et de leur suffisance d’auto-Élus.
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Je suis d’ailleurs « un n-affreux antisémite » et « un n-affreux nationaliste » puisque je préfère tous les jours les monuments de l’humour franchouillard des Branquignols, de Raynaud, Blanche, Doris, Yanne, Devos, Coluche, Desproges, Dieudonné… En remontant un petit plus haut, et pour m’en tenir à des ouvrages de littérature : Cros (des textes non sérieux), Gaboriau, Allais, Drault, Courteline (des contes et romans), Jarry (des articles), Cami…
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Cet humour ethnique ou pseudo-ethnique, clanique, tribal, de caste et castré est à l’avenant de la culture juive et de la civilisation juive multiséculaire : autrement dit, pour l’essentiel, du Néant et de la destruction des autres, de toute éternité talmudo-sioniste.
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Et présentement de parasitisme mondialiste, de la décadence haineuse et vulgaire, des rois de la pleurniche. Curieux « humour »…
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Finalement les Bedos semblent moins «Embriagados por la bebida», enivrés par la boisson, qu’ «ebrios de entusiasmo», ivres d’enthousiasme, aveuglés… par la connerie dominatrice et méprisante, la folie coloniale sionarde.
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Note du petit philologue de service : «Bedo» (bédo) de l’ancien-espagnol «bebdo» (latin : bibitus), passé à «beudo» (béoudo) puis à «beodo» (béodo) ; mot qui, dans le texte, signifie : «embriagado o borracho». «Embringué» ou «bourré», ou pour le dire plus justement : enivré, ivre, saoul, pris de boisson ; et aussi : ivrogne, soûlard et autres soulographe, pochard, pochtron coutumier, alcoolique… «Embriagado», enivré, ivre, du latin ebriacus, ivre. «Borracho», de «borracha», flacon ; lui-même peut-être du catalan morratxa, flacon, sous l’influence de botella, bouteille. Cf. «bizcocho borracho», qui n’est pas tout à fait une «biscotte bourrée», mais un « baba au rhum ». Selon toute probabilité, Béodos (accent sur le é) est passé à Bédos, puis a été francisé en «Bëdos» ou «Beudos». Sous l’influence elle-même de « bedeau ».
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Le Figaro du 26/5/2014.
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L’allocution du président de la République avait quelque chose d’irréel. Vincent Tremolet de Villers n’est pas certain qu’elle ait existé :
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Dans le fond, il y avait, une belle bibliothèque avec des livres reliés. Sans doute Démosthène, Cicéron, l’Histoire de France. Deux drapeaux, l’un tricolore, l’autre étoilé. Un costume, une cravate et un monsieur qui comme dans les vieilles foires a passé sa tête pour se fondre dans le décor. Il est resté pendant cinq minutes, comme ces enfants qui s’amusent à mimer les soldats, les professeurs ou les rois. Il a prononcé des mots à la file en agitant ses mains, en prenant des airs inspirés, convaincus, soucieux. Il n’avait pas beaucoup de temps, on lui a demandé de parler vite. Ce qu’il a fait. Au début, il s’est trompé et a confondu européen et eurosceptique, ensuite il s’est efforcé de faire des phrases comme Nicolas Sarkozy : la France, elle veut que… L’Europe, elle est… Appuyé sur le pronom personnel, il paraît que ça fait peuple. Qu’un écrivain qui s’appelle Céline écrivait comme ça. Il a dit des choses. Il n’a pas dit grand-chose. Parfois il avalait ses mots, d’autres fois il mettait l’accent tonique sur la mauvaise syllabe, comme s’il lisait en phonétique.
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Sans doute était-il un peu fatigué? La veille, il avait fait dix heures de voiture, en respectant les limites de vitesse, les pauses qui s’imposent toutes les deux heures. Il avait même récupéré un vieux copain de régiment sur une aire d’autoroute pour évoquer leurs souvenirs dans les bouchons qui commencent avant le péage de Saint Arnoult. Avaient-ils pris une crème brûlée au Bœuf jardinier? Toute la journée il avait téléphoné pour savoir s’il devait parler ou se taire. Il avait finalement choisi d’affronter les choses et de regarder les Français dans les yeux. Il a dû perdre l’habitude car il avait l’air comme étranger à lui-même. Un peu comme Jacques Chirac à la fin de son deuxième mandat. Il y avait des livres, des drapeaux, un costume, mais ce ne pouvait pas être l’Elysée, l’héritier de Louis XIV, le maître de la cinquième puissance, le chef des armées. Et puis d’un coup l’image a disparu et David Pujadas a affirmé que le chef de l’Etat avait fini son allocution. C’était donc lui, le président soutenu par 5,7% des inscrits sur les listes électorales! Une tête, une cravate, des lunettes, quelques mots et puis… rien.
Ceci est la synthèse de quatre articles de José Fort parus ces jours derniers dans « L’Humanité » (les 8, 9 et 15 mai courants) et les condensés d’un article du « Guardian » (traduction Égalité et Réconciliation) et d’un autre du site « Le Grand Soir » (repris en partie par É. & R.) parus courants mai également. Le tout assorti d’ajouts divers et de quelques réflexions de mon cru.
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On savait le gouvernement français capable d’interdire le survol de l’Hexagone à l’avion présidentiel bolivien à la demande de Washington fantasmant sur la présence à bord d’Edward Snowden. Cette fois, on apprend qu’une radio anti-gouvernementale cubaine « Radio República », porte-voix d’un groupe établi à Miami, le «Directoire Démocratique Cubain», financé par la « Fondation Nationale pour la Démocratie » (NED), un organisme qui a pris le relais de la CIA, émet depuis le sol français.
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Plus précisément depuis le centre émetteur de radio en ondes courtes d’Issoudun dans l’Indre, géré par TDF. Et pour être très précis non pas à Issoudun même, mais à cinq kilomètres d’Issoudun, dans la petite commune de Saint-Aoustrille qui possède également un poste source électrique.
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Ce trafic des ondes a lieu dans la discrétion la plus absolue. Le député André Chassaigne vient d’interpeller le ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filipetti sur « la légalité de l’émission d’une radio étrangère à partir d’un émetteur TDF ». En attendant la réponse, il n’est pas interdit ou plutôt il est recommandé de se poser quelques questions.
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Le « Directoire Démocratique Cubain » et sa radio « República » ?
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Cette organisation basée à Miami regroupe des éléments violemment hostiles au gouvernement de La Havane qui vont jusqu’à commettre des actes terroristes sur le sol cubain. Objectifs : campagne de propagande notamment à l’aide de la radio « Republica », actions subversives et de déstabilisation. Le financement de ce groupe est assuré par la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED).
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La « Fondation Nationale pour la Démocratie », autrement dit la NED, c’est quoi ?
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Cette « respectable » fondation a pris le relais de la CIA à l’instigation de Ronald Reagan en 1982. Son financement est voté par le Congrès. Elle se veut un outil moins voyant que la CIA en poursuivant les actions secrètes sous un paravent de « coopération » avec le même objectif : déstabiliser les « gouvernement non amis » par le financement des oppositions comme en Ukraine actuellement. Les fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti Républicain, le Parti Démocrate, la Chambre de Commerce des États-Unis et le syndicat AFL-CIO. La fondation entretient des relations avec des institutions dans le monde entier. En France, avec la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman.
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La Fondation Jean-Jaurès, quoi-t-est-ce ?
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Une succursale du Parti dit Socialiste « reconnue d’utilité publique » qui a pour but (sic, mazette !) de « favoriser l’étude du mouvement ouvrier et du socialisme international, de promouvoir les idéaux démocratiques et humanistes par le débat d’idées et la recherche, de contribuer à la connaissance de l’homme et de son environnement, de mener des actions de coopération économique, culturelle et politique concourant à l’essor du pluralisme et de la démocratie dans le monde » (article 1er des statuts). Du joli ronflant qui masque du probablement plus trivial.
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Elle a été présidée de 1992 à 2013 par le frère-trois-points Pierre Mauroy ; elle est présentement aux mains de Henri Nallet celui qui, entre autres choses, en 1991 en tant que Garde des Sceaux, a mis des bâtons dans les roues de la carriole du Juge Thierry Jean-Pierre, lors de l’instruction de l’Affaire Urba (financement occulte du PS) ; tandis que son directeur général depuis 2000, directeur d’études chez Havas, l’officine bien connue spécialisée dans la publicité dont la propagande politique, est un certain Gilles Finchelstein également connu pour avoir contribué à introduire les idées « libérales » au sein du PS. Ce dernier est également membre du « laboratoire d’idées » (généralement mauvaises pour les peuples, les idées) Le Siècle. Mais quel politicard ou publiciste ne l’est pas encore ?
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Et la Fondation Robert-Schumann ?
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Cette fondation est également un « think tank » en engliche, ce qui ne veut pas dire un « tank de la pensée » (pourtant !) mais un « laboratoire d’idées », eh, oui ! bien évidemment pro-européen à la sauce capitaliste et même ultralibérale. Cette fondation a été reconnue comme la précédente, « d’utilité publique » en 1992, par la « petite gauche » socialotte. Elle tire son nom du ministre des affaires étrangères franchouillard qui proposa en 1950 la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, ancêtre de l’Union Européenne.
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Et l’AFL-CIO au fait ?
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L’AFL-CIO est la vieille centrale syndicale bureaucratique étatsunienne fondée en 1955 de la fusion de l’American Federation of Labour (fédération de métiers créée en 1886, ayant monopole à l’embauche et longtemps « apolitique ») et du Congress of Industrial Organisations (une scission née en 1935 de la volonté de développer le syndicalisme chez les ouvriers non qualifiés). En 1955, avec plus de 15 millions d’adhérents, elle regroupait un quart des ouvriers et employés américains.
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De nos jours elle est en totale perte de vitesse comme la plupart des syndicats « occidentaux » d’ailleurs, en France en particulier. Le déclin de l’influence du mouvement syndical aux États-Unis est patent. En 1955, 35% des salariés sont syndiqués, 19,5 % en 1984, moins de 15% en 2000, à peine 12,5% (et même seulement 8 % dans le secteur des services) en 2005. Chute accélérée et mort programmée ! Certains secteurs d’activité et entreprises sont des déserts syndicaux, de grosses entreprises ou grandes chaînes de distribution par exemple.
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En 2005, l’AFL-CIO subit la scission des syndicats moins bureaucratiques et moins modérés. Il faut dire que la tradition syndicale américaine repose essentiellement sur la collaboration avec le patronat et le lobbying comme on dit, l’action en tant que groupe de pression auprès des élus. La quitta, en autres, pour former un autre groupement, ce qui l’amputa finalement d’un quart de ses membres, l’International Brotherhood of Teamsters (Fraternité internationale des conducteurs, généralement appelée Teamsters). Ces derniers dénonçaient l’inertie syndicale et son bureaucratisme comme cause de son déclin. Mais, il ne faut pas se leurrer sur le « radicalisme » ou le « socialisme », ou la « gauchitude » comme aurait pu dire Ségolène, d’un tel syndicalisme « contestataire ». L’actuel président des Teamsters, un dénommé Hoffa, a pris la suite de son père à la tête du syndicat. Son père était connu pour ses collusions avec la mafia de Chicago ; d’ailleurs, il disparut en 1975 assassiné, dit-on, par un maffieux dénommé Provenzano, sans doute un lointain cousin de l’ancien parrain éponyme qui fut il n’y a pas si longtemps « capo di tutti capi » de Cosa Nostra, la maffia sicilienne.
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Qu’est-ce que le centre TDF d’Issoudun ?
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Techniquement parlant.
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Il a été créé avant la Seconde Guerre Mondiale et a pris un réel essor dans les années 1950. Surveillé de très près par les gouvernements, il assurait la diffusion de Radio France International, particulièrement en direction de l’Europe de l’Est. RFI, Radio France International se tournant vers le satellite et la modulation de fréquence ainsi que la fin de l’URSS ont modifié les objectifs de TDF à la recherche de nouveaux clients.
Anciennement « Télédiffusion de France », TDF est la marque légale de l’entreprise depuis 2004. Principaux clients : les chaînes de télévision, les stations de radios, les opérateurs de téléphonie mobile.
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Financièrement parlant.
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Là, c’est déjà moins franchement franchouillard.
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L’actionnariat se présente ainsi : Texas Pacific Group, aujourd’hui TPG Capital (42%), Caisse des Dépôt et Consignations (24%), Ardian (ex Axa, 18%), Charterhouse Capital Partners (14%), divers (2%).
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TPG Capital, c’est quoi, c’est qui ?
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Il s’agit du plus important fonds d’investissement nord-américain né en 1992. Il gère environ 30 milliards de dollars. Parmi ses principaux conseillers figure, comme c’est bizarre et quelle coïncidence ! Bernard Attali (frère jumeau de Jacques, le juif errant séfarade, scribouillard plagiaire et cosmopolite des hôtels mondialisés) qui a occupé des fonctions allant de la Datar à la Cour des Comptes, de la Deutsche Bank au GAN, de Bankers Trust France à Air France… Chez TPG Capital, il a le titre de « senior advisor », conseiller spécial pour la France. Enfin TPG Capital est un « partenaire » de choix de la NED.
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Mais encore ?
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L’actionnaire principal de TDF a un passé sulfureux. C’est ainsi que dans l‘Express/l’Expansion daté du 1er novembre 2006, Franck Dedieu livrait des informations surprenantes. Voici ce qu’il écrivait :
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« Des fonds d’investissement particulièrement portés sur les technologies de pointe françaises agiraient en poissons pilotes pour les services de renseignements américains (…) Tout commence en 2000, quand le fonds Texas Pacific Group (TPG) dépose 559 millions d’euros sur la table pour entrer au capital du leader mondial de la carte à puce, Gemplus, et en devenir le premier actionnaire. » Avec 26 % du capital, TPG se montrait très insistant pour obtenir le maximum de postes au conseil d’administration, quitte à nommer des « indépendants » en fait très proches de lui « , se souvient Thierry Dassault, à l’époque administrateur de la société.
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Le renvoi du président Marc Lassus et son remplacement par un Américain sèmeront sérieusement le doute sur les arrière-pensées de TPG. Transfert de l’équipe dirigeante et des laboratoires de recherche aux Etats-Unis ? Les salariés s’inquiètent mais, après tout, jusque-là, rien de bien surprenant. Une information sur Alex Mandel, le nouveau PDG, adoubé en 2002 par les actionnaires américains, va mettre le feu aux poudres : l’homme siégeait au conseil d’administration d’In-Q-Tel, un fonds technologique au service exclusif… de la CIA et du renseignement américain. Un détail qui ne figurait pas sur son CV. » Le cabinet de chasseurs de têtes a fait circuler une ancienne version « , se défend Goeff Fink, administrateur de Gemplus, représentant du fonds TPG (…) L’apparition des initiales TPG dans un dossier suffit à faire réagir les autorités françaises. Son arrivée au capital de l’opérateur européen de satellites de télécommunications Eutelsat, en 2004, suscite immédiatement une note du Quai d’Orsay et du ministère de la Défense sur » la menace américaine « . » Comme par hasard, Eutelsat s’apprêtait à passer un accord avec le futur système de navigation par satellite Galileo, le concurrent européen du GPS américain ». »
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Comment expliquer qu’une radio installée à Miami à quelques encablures des côtes cubaines utilise, puisse utiliser des installations françaises éloignées de plusieurs milliers de kilomètres ?
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