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David Hamilton et d’inactuelles mais éternelles questions au sujet de sa mort

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Voici l’immeuble (photo prise à Paris le 10 février 2020, vers 16 heures) où est mort le célèbre photographe David Hamilton. Un immeuble dont toute la presse avait divulgué, avant sa mort et après, l’adresse. D’ailleurs, David Hamilton était aussi sur les pages blanches de l’annuaire.

Cet immeuble a été photographié par des dizaines d’organes de presse, toujours en relation avec David Hamilton.

Pour entrer, il faudrait avoir le code secret (toujours à cette date du 10 février, un code de quatre chiffres, supposé-je par pure imagination). Toujours par pure imagination, tiens, je m’amuse à songer qu’il pourrait contenir les chiffres 6 et 9 (69 année érotique, ce serait très david-hamiltonien non?)…

En tout cas, le numéro de l’immeuble (41) ne peut certes échapper à personne, quant à lui, se trouvant à la fois à droite mais aussi au haut de la porte. Face aux « révélations » de la presse au sujet de cette adresse, il était donc très facile à qui que ce soit de trouver les lieux où habitait David Hamilton. Eventuellement, de le harceler (ce qui est un délit).

Et en effet, un mois avant sa mort, David Hamilton avait fait noter qu’il craignait pour sa vie.

Il y a deux portes à l’immeuble. La première, celle où il faut un code d’accès pour entrer. Et puis encore une autre – derrière laquelle s’ouvrent, sur la gauche, les escaliers qui mènent directement à l’ancien studio de (Petula Clark puis de) David Hamilton. Entre les deux portes, il y a un hall – et, sur le mur de droite, les sonnettes.

Bref, le 25 novembre 2016, ou aussi durant les mois d’octobre et de novembre 2016, prenons l’exemple de la journaliste, amie de Flavie Flament, qui a déclaré noir sur blanc dans son journal « avoir glissé un billet » sous la porte de David Hamilton. Vu que ce dernier avait publié un communiqué indiquant ne pas vouloir de contacts avec la presse, on peut assez aisément supposer qu’il ne lui a pas ouvert. Et donc, on peut subodorer que cette dame possédait le code secret de David Hamilton. Tiens tiens! Qui le lui avait donné? Mystère et boule de gomme. Qui sait si la police s’est intéressée à des « détails » de ce genre? Pourtant, ce code (dans un immeuble fort bien protégé), qui est en sa possession sinon les résidents et le(s) gardien(s) de l’immeuble?

Le gardien d’immeuble, en outre, est un policier (comme l’a largement révélé la presse) et c’est également lui qui aurait (toujours selon la presse) trouvé David Hamilton agonisant.

Pourquoi et comment une journaliste arrivait-elle à passer les deux portes, pour aller « glisser un billet » sous la porte du photographe?… Qui lui ouvrait? Au nom de quoi?

Quant au dernier visiteur qui aurait vu David Hamilton en vie (avant le gardien de l’immeuble), il devait lui aussi avoir le code, forcément, puisque c’était quelqu’un au service (ou censé se trouver au service) de David Hamilton.

J’ai interrogé pas mal de voisins. Relativement élevé, le nombre de personnes qui m’ont affirmé ne pas avoir été présentes le 25 novembre 2016. Certaines croient (ou disent croire) au « suicide » de David Hamilton. D’autres ont tout bonnement refusé de me répondre. J’ai conseillé, à toutes, la lecture du blog « En défense de David Hamilton ».

Puis je me suis aventuré parmi les commerçants du quartier. Les réponses ont été à peu près identiques. Le temps a passé. La plupart des gens ne sont doués ni de curiosité, ni d’esprit critique. Ils sont emportés par le tourbillon de l’actualité – ou, pour le dire comme Nietzsche, de l’inactualité.

J’ai en tout cas fait de la « pub » au blog. Quatre ou cinq des personnes par moi rencontrées ont aussi fini par m’accorder, après avoir entendu mes arguments, qu’il y avait en effet de quoi se poser des questions.

Et moi, qui suis un inactuel, j’ai continué mes investigations.

(A suivre)

O.M.

LES VERTUS DE L’ÉLECTRONIQUE, OU LE PARADOXE DE GRIVOIS

Le Paradoxe de Grivois s’énonce en une seule phrase :

IL FAUT ÊTRE BIEN C.N POUR SE MÉDIATISER LA B.TE

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Tiens ! en passant : quelques propos tenus par le génie concernant les élections municipales de Paris :

« C’est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu’on tricote ? »

« Qui tient Bournazel [élu parisien, membre d’Agir, la droite constructive, sic] par les c… depuis le début, si ce n’est moi ?

« Il y a un abruti chaque jour qui dit qu’il veut être maire de Paris. »

Ou d’« un proche » de Grivois (cf. les gazettes) à propos du « candidat rebelle » du macronisme, Villani, l’excentrique bobo et professeur Tournesol de la politique :

« Le problème c’est que seul un psychologue peut le gérer. Il se prend pour une star, mais il faut arrêter ! Les filles ne se mettent pas non plus nues devant lui en espérant une caresse. »

On jugera de la hauteur des bas – pardon, des débats !

Second paradoxe : Tout en étant un mediacon desdits réseaux sociaux, Grivois n’en sera pourtant jamais un pour Paris, du moins tel qu’on l’entendait autrefois : un remède, une potion magique. Un homme de média-scion, peut-être, sans doute, mais pas plus.

LA FAUTE À NABOKOV, HAMILTON, POLANSKI ?

Il y a quelques jours, sur le site québecois ledevoir.com du 31 janvier dernier je suis tombé sur un texte d’une certaine Josée Blanchette – qui me semble être écrivain – titré Mon amour de jeunesse. En le lisant, j’ai vraiment eu – une fois encore – l’impression que toutes ces filles vieillissantes qui reprochent aujourd’hui à de vilains messieurs d’âge mûr de s’être occupés d’elles toutes jeunes, ont vraiment une curieuse façon de raisonner. Et d’assumer leur passé.

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Mais tout d’abord, je voudrais dire quelques mots à propos de quatre petits faits qui me reviennent à l’esprit. Le premier c’est cette fille qui était en Terminale avec moi et qui avait l’air très fière de raconter aux gars de sa classe qu’elle sortait avec un homme disons d’un certain âge, marié, etc. Il venait la chercher en voiture dans le village où elle habitait, ce qui scandalisait – nous disait-elle – toutes les cancanières du coin. Le deuxième c’est cette femme dont je savais que le mari était largement plus âgé qu’elle, un intellectuel dans je ne sais quel domaine, femme qui avait eu des enfants très jeune, et qui vers la cinquantaine m’évoquait son divorce.

Le troisième, c’est cette fille que j’avais perdu de vue depuis le lycée et dont j’ai retrouvé la trace sur Les Copains d’Avant. « Tu me plaisais bien » lui ai-je écrit un jour, naïf ; ce à quoi elle m’a répondu : « Désolé, je n’avais rien remarqué, d’ailleurs je regardais du côté des hommes plus âgés ». Elle s’est ainsi mariée avec un homme bien plus âgé qu’elle. J’ajouterai aussi un quatrième petit fait dont je n’ai pris conscience qu’il y a peu. Du temps où j’étais à la fac, on se retrouvait tout un groupe de gens vaguement unis par les mêmes idées politiques, et à y bien penser la plupart des filles qui étaient là avaient plusieurs années de moins que les gars.

Je me demande s’il n’y a pas quand même une propension féminine certaine à rechercher la compagnie des hommes plus âgés qu’elles. Plus ou moins plus âgés.

Mais j’ai aussi connu des cas inverses de jeunes hommes accouplés à des femmes plus âgées. Cas souvent plus rare, non pas parce que les femmes seraient « mieux » que les hommes, mais parce qu’il était plus tabou que le précédent, moins bien accepté par la société, par les mœurs d’alors, d’autant qu’il n’y a pas si longtemps encore l’homme était celui qui faisait bouillir la marmite, maquereaux ou autres gigolos exceptés (non ! pas dans la marmite, les maquereaux, mais en tant que non bouilleurs).

Maintenant, je ne sais si je peux tirer une morale de ces faits infimes. Je dirais peut-être qu’il est sans doute un peu trop facile d’incriminer les vieux mâles de tous les maux de la Terre. Où alors celles qui les ont (disent-elles maintenant) subis, soit s’illusionnaient sur leur type de relation, soit avait déjà quelque problème disons d’ordre psychologique avec leur vie affective ou sexuelle.

*

Mais revenons à cette Josée Blanchette.

En premier lieu, une remarque lexicographique et une autre sur la vérité. Elle écrit de David Hamilton : « Les années 1970 ont baigné dans son esthétique prépubère. Ses jeunes victimes [sic] prétendaient être muselées par la peur. » (Ou prétendent maintenant, avoir été muselées par la peur ?) J’aimerais que cette Josée nous donne ne serait-ce qu’un seul exemple de l’esthétique prépubère de David Hamilton.

D’abord il n’a pas fait que prendre en photos des jeunes filles, mais de plus, ces jeunes filles-ci sont d’une manière générale justement marquées du sceau d’une puberté en train de se transformer en âge adulte (les autres sont plus âgées). Cela dure uniquement quelques mois disait, de ce passage physique et mental, David Hamilton.

Ensuite où a-t-elle pris que ses modèles étaient muselées par la peur ? Cette Josée fait sans doute partie de ces gens qui sont incapables de voir dans le style naturel, romantique, fermé de nombre de photographies de David Hamilton autre chose que des jeunes ou moins jeunes « muselées par la peur ».

« Ce qu’elles subissaient, ça se voit sur les photographies » ai-je déjà lu sur Internet. De la part certainement de personnes incapables de faire la différence entre l’apparence et l’essence des choses, et voulant faire coller à tout prix leurs préjugés aux images. Fallait-il que David Hamilton soit assez bête (ou assez fanfaron) pour n’en rien changer, ou masquer, si c’eût été le cas !

*

Tout en évoquant Vanessa Springora, notre Josée écrit un certain nombre d’assertions (je les ai classées et titrées à suivre) qui sont très révélatrices de la psychologie de ce genre de personne ; en particulier :

1 – Ai-je été un esprit illusoire, sans talent ? Ou de mauvaise foi ?

« Elle n’est pas si loin, l’époque où je voulais vivre un conte de fées taillé sur mesure pour moi. Je souhaitais m’affirmer, surtout dans l’amour, l’intensité, la marginalité. »

2 – Pourquoi je refuse encore d’assumer ma « marginalité » (réelle ou fantasmatique) passée ?

– « Sur mon écran [d’ordinateur], j’ai aussi une photo de moi à 15 ans ; l’air d’une gamine. Personne n’aurait pu me raisonner. J’étais a-mou-reu-se. Et je savais tout. Parce que c’est le propre de la jeunesse. » 

– « Et j’étais « consentante ». Comme Springora, toute ma vie j’ai pensé que cela empêchait l’incrimination. Je désirais de toutes les fibres de mon corps être une femme, me montrer à la hauteur parce que sélectionnée avec soin dans le harem du cégep [l’équivalent du lycée au Canada]. J’étais plus vulnérable et plus jeune, plus fantasque et plus remarquée. »

3 – Pourquoi, moi qui fus simple gazelle innocente (et très probablement insensible aux mâles de mon âge) ai-je été victime toute ma vie d’odieux chasseurs ?

– « Comme elle, mon premier amour, mes premiers émois, je les ai connus dans les bras d’un prédateur sexuel. L’expression n’existait pas en 1978. Il était prof au cégep , j’avais 15 ans (j’en ai déjà parlé ici et ailleurs), il en avait 45, et l’idylle a duré jusqu’à la saine révolte de mes 20 ans. »

– « Le livre de Springora ne m’a rien révélé — j’aurais pu en écrire plusieurs passages —, mais il a réveillé de vieilles émotions intactes. Une partie souillée par tant d’hommes qui ont pris le relais par la suite. Les salauds ont parfois l’air de bons gars. On ne se méfierait jamais d’eux. »

4 – … Et au final, pourquoi ai-je été victime, totalement innocente, sans quant-à-moi, de la mauvaise publicité, et des diablotins d’un mythe ?

– « J’ai trimballé ma caisse de preuves incriminantes durant 40 ans. J’ai passé un été à tout relire, puis à écrire. Il le fallait. J’étais devenue, bien malgré moi, le symptôme d’une maladie. Une maladie mentale entérinée par toute une société de fantasmes et de pubs. »

– « Et comme Vanessa Springora, j’étais séduite par le personnage haut perché, flattée d’être l’élue, convaincue de l’unicité de notre histoire, éperdument amoureuse du mythe entretenu avec soin par David Hamilton, Nabokov, Polanski. Tu vois, ma Lolita ? Nous sommes nombreux à vous célébrer. »

Comme l’écrit sobrement un commentateur : « Mme Blanchette a des regrets et elle blâme l’autre. N’est-ce pas la position dominante de tous les divorces? Craignez plutôt les abus de drogues qui tuent pas mal en ce moment. »

13 FÉVRIER 1945 – DRESDE VILLE OUVERTE MARTYRE – IN MEMORIAM

dresde

Je ne veux pas recevoir la moindre suggestion sur la façon dont nous pouvons détruire des cibles militaires importantes dans l’arrière-pays de Dresde, je veux recevoir des suggestions sur la façon dont nous pouvons griller 600.000 réfugiés de Breslau à Dresde.

*

Note de Churchill en date du 26 janvier 1945

CLICHÉ PARIGOT-BOBO DU JOUR

Passant vers midi un quart, midi vingt, à côté d’un transistor branché sur France Inter, je suis juste tombé sur un quidam qui disait, dans le plus grand silence du studio et sans être interrompu d’aucune sorte : « … Il était breton, donc alcoolique et sympa … mais malheureusement il était sérieux… » Et ça continuait sur le même ton … « je ne voulais pas l’approcher … ni rien accepter de lui », ou phrase très similaire. Ce qui me semble d’ailleurs un peu contradictoire avec le fait qu’il eût été néanmoins (ou nez en plus) sympathique.

Après j’ai cessé d’écouter.

Je ne sais de quoi il était question. Mais j’ai constaté que tous les autres journaleux restaient muets. D’admiration ?

Si c’est de l’humour, ça date un peu. Ou c’est du niveau des « vérités » distillées par Macron avec ses ch’timis alcooliques et ses bretonnes illettrées.

Les clichés ont la vie dure, d’autant qu’il en est d’autres qui pourraient être mis en avant : il était breton donc dépressif ; il était breton donc suicidaire ; il était breton donc surdiplômé ; il était breton donc producteur de porcs ; il était breton donc marin ; il était breton donc superstitieux et catho ; il était breton donc il avait la tête (dure) et près de son chapeau rond…

Ou encore : il était breton donc borné, à la vue basse, mais pourtant ouvert aux vents du large, à l’aventure et la poésie…

Gabriel Matzneff, David Hamilton et l’éducation des jeunes filles

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Deux toutes petites choses. D’abord, je profite de mon (bref?) passage à Paris pour interroger des voisins, ou des commerçants du quartier, de David Hamilton. C’est assez intéressant et j’en parlerai (en principe) sur ce blog. Aujourd’hui, cependant, je suis dans un cybercafé de la banlieue parisienne… Pas pratique…

En revanche, voici une information que personne n’a donnée, à ma connaissance, sur Internet. Etrange… Parmi les journalistes, aucun n’a donc été assez bien informé, ou curieux?

Voici l’information. Le vendredi 18 décembre 1992, donc pas il y a mille ans, et sur FR3 (France3), une émission intitulée « Confidentiel femmes » fut diffusée. Le sujet, ce jour-là, était « l’éducation des jeunes filles« , comme l’indique d’ailleurs la notice (n° CPC92017650) de l’INA. Seulement, voilà, il semble que cette notice ne soit pas disponible sur Internet. Sauf, justement, pour les journalistes. Sachez-le, il y a des émissions de l’Ina qui ne sont pas accessibles au grand public, mais seulement aux journalistes…

Nous y avons accès, naturellement. A tel point que probablement, nous allons la publier sur ce blog d’ici quelques jours… Nous avons donc regardé cette ancienne émission. Elle dure, si vous voulez savoir, 12 minutes et 57 secondes.

Le réalisateur de l’émission était M. Bernard Gonner. La présentatrice, Marika Princay. Venons-en aux participants: David Hamilton et Gabriel Matzneff. Et aussi un philosophe (Marc Sautet), une publicitaire (Sophie Valérie Moreau), un scénariste très ami de David Hamilton (Philippe Gautier) et enfin Dominique Garnier, du magazine « Parents ».

Très jolie émission, où Gabriel Matzneff, David Hamilton et les autres intervenants étaient parfaitement d’accord quant à l’éducation des jeunes filles. Oui, charmante émission, et propos d’une exquise urbanité de Matzneff et Hamilton.

Ce qui démontre, accessoirement, que les deux hommes se connaissaient. Et ceci, même si Matzneff n’a pas dit un mot lors de la mort – tragique et mystérieuse – de David Hamilton.

Pourtant, de cette émission, aucun journaliste n’a parlé.

O.M.

Galerie

MÂLE ET FEMELLE – SUITE

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FLAVIE, VANESSA ET … SARAH – APRÈS « LA CONSOLATION » ET « LE CONSENTEMENT », VOICI MAINTENANT « UN SI LONG SILENCE ».

 

Mais qu’ont donc ces femmes qui attendent la prescription d’un délit ou d’un crime réel ou supposé, et la quarantaine passée, pour s’épancher en des livres, sur leur passé d’adolescentes, et sur leurs malheurs fantasmatiques (Flavie Flament), chagrin d’amour d’ado pas encore digéré (Vanessa Springora) ou, ces jours récents, viol et divers abus sexuels – ici, selon la presse, le responsable aurait reconnu des « relations intimes inappropriées » et s’en serait « excusé » (sic) (Sarah Abitbol) ?

Sarah Abitbol est cette patineuse artistique de quarante-quatre ans qui depuis plusieurs années est dans le milieu du patinage spectacle genre Holiday on ice et autres, après avoir été une championne en couple au sein de l’équipe de France de patinage.

C’est sans doute l’épidémie de Mitou qui en est la cause. Mais il est quand curieux de se demander pourquoi ces femmes qui avaient tout le temps de porter plainte ne l’ont jamais fait.

Il est vrai qu’il a fallu que le gourou de Flavie la tarabuste pour qu’elle « se souvienne » avoir été violée vers l’âge de treize ans, comme si ça pouvait s’oublier à cet âge-là. Mais donc trop tard, prescription ; alors que cela ne tienne, diffamation, insultes et harcèlement avec la conclusion qu’on connaît pour David Hamilton, et qui semble peu choquer de gens de nos jours encore.

Il est vrai que l’on voit mal finalement ce que Vanessa Springora pouvait reprocher à Gabriel Matzneff, elle ne voulait écouter qu’elle-même et s’est détournée de ce dernier car il n’avait nullement l’intention d’en faire son unique – disons – amour ou désir. C’est le reproche essentiel de cette dernière : elle ne voulait pas partager. (Rien à voir avec le tourisme sexuel, etc. qu’elle devait d’ailleurs ignorer, du moins en ce temps-là). Ce cas est assez courant dans la vie des êtres humains et ne relèvent pas de la Justice (de la morale ou de la religion, mais c’est autre chose).

Enfin, Sarah Abitbol vient d’attendre 2020 pour publier dans un livre (Un si long silence) qu’elle a subi des attouchements, du harcèlement et été violée par son entraîneur entre l’âge de 15 et de 17 ans, soit entre 1990 et 1992. Sur Wikipédia on trouve écrit : « Sarah Abitbol déclare qu’elle n’a pas souhaité porter plainte, les faits étant prescrits ». Ce qui semble être un entremêlement de deux faits : 1/ elle n’a pas souhaité en son temps porter plainte, même après avoir informé le Ministre des Sports (peu réactif paraît-il) en 2007 (qui était alors soit Lamour soit Laporte) ; 2/ et aujourd’hui, même si elle le voulait, les faits sont prescrits.

Je n’entre pas ici dans un autre débat qui semble montrer que jusqu’à ce jour cet entraîneur aurait été couvert par les instances dirigeantes de sa Fédération sportive. Et il est dit également qu’une seconde patineuse aurait dénoncé ce même entraîneur ainsi qu’un autre (du moins c’est L’équipe qui a évoqué ce fait ces jours derniers). Mais laissons faire la Justice.

Mon but est plutôt de noter ces simples choses :

Quand on peut porter plainte on ne le fait  pas (je mets Flavie Flament dans le même cas, car si elle avait été violée à treize ans, elle ne l’aurait pas oublié, cela ne peut s’oublier et elle ou sa famille aurait porté plainte en heure et en temps, d’autant qu’elle entretenait des liens très proches avec sa mère … qu’elle a mis plus bas que terre beaucoup plus tard).

On attend d’avoir une quarantaine d’années pour en informer le monde et par écrit. Prescription passée et en pleine période de délations diverses fondées ou infondées. Surtout en une période mélangeant tout, détournement de mineur, abus sexuels, viols, meurtres d’enfants ou tourisme sexuel. Dans la plus grande confusion. Et en englobant généralement tout cela sous le terme galvaudé et inapproprié de « pédophilie » (mot à la mode ; et mot très ambivalent, ambigu, j’en reparlerai).

Je remarque que ces femmes sont sensiblement toutes de la même génération, du moins celles qui font l’actualité d’une manière prononcée et très médiatisée. Flavie Flament est née en 1974, Vanessa Springora en 1972, Sarah Abitbol en 1975, Léa Drucker – dont j’ai récemment parlé et qui a joué le rôle de la « mauvaise mère » de Flavie Flament dans un film de télévision – en 1972.

Je note aussi un fait quasi étrange : il semble avéré que le facteur déclenchant des déboires mentaux (annonçant son délire de viol) de Flavie Flament date de la mort de son grand-père ; quant au père de Vanessa Springora, il est mort en début d’année après la sortie du livre de sa fille ; enfin, le grand-père de Sarah Abitbol vient de mourir, il y a juste quelques jours. Serait-ce un signe des dieux ? Un rappel à l’ordre de ce bon vieux Sigismund Freud ?

Et une fois encore c’est vers notre grande spécialiste, notre psychiatre et juriste patentée ès viol, que se tourne la presse pipole (cette fois-ci c’est dans Gala du 7 courant) pour rappeler que Poupette savait déjà tout de l’affaire ! Un scribouillard dénommé Thomas Monnier (très mal informé d’ailleurs puisqu’il écrit « celle qui a fait son retour sur M6 à l’animation de L’Atelier » alors que l’émission a été déprogrammée récemment) recensant une certaine émission de la téloche dénommée C à Vous, du jeudi 6 février dernier expose :

Anne-Elisabeth Lemoine a révélé que Flavie Flament avait reçu un appel de Sarah Abitbol […] pour évoquer ses viols, et […] la pétillante blonde [sic] a joué un rôle prépondérant dans le cheminement de la patineuse. Celle qui a fait son retour sur M6 à l’animation de L’Atelier a lancé : « Je me souviens très bien de son appel. Elle avait besoin de parler, de partager et de se dire qu’elle n’était pas seule. Elle était à Miami, j’étais à Paris. (…) Je lui ai proposé de lui faire rencontrer des personnes qui pourraient la faire sortir de ce silence délétère. » Les deux femmes ont su s’écouter, s’aider et de soutenir dans cette horrible épreuve.

Remarque : si Sarah Abibol s’est adressée aux gourous de la psychiatrie de Poupette, cela n’a pas dû arranger les choses !

Tiens au fait, parmi les gens friands de détails sur les « grands » de l’actualité, je vais même « dévoiler » (moi aussi, qui ne suis pourtant pas diplômé d’une école de journalisme) le pourquoi de la présence d’Abitbol à Miami. C’est tout simplement parce qu’une partie de sa famille a immigré autrefois en ces lieux américains. Par contre je ne sais si, là-bas, ils tiennent une boîte de nuit comme son père en France.

Notre journaliste de gala, cite le nom de la présentatrice/animatrice de C à Vous (curieuse manière de prononcer : c’est à vous, d’ailleurs) sur France 5 : Anne-Elisabeth Lemoine. En voilà encore une de la même génération que Flavie Flament (elle est née en 1970) et qui comme elle a deux fils nés de deux pères différents. Autre «rencontre» : le second est né alors qu’elle avait quarante-deux ans, comme pour Léa Drucker qui a eu une fille au même âge.

Dernier détail qui rapproche encore Anne-Élisabeth de Flavie, c’est que l’une et l’autre se sont plaintes du comportement violent d’un ex. Castaldi pour Flavie (mais que croire de cette mythomane?). Et un soi-disant humoriste, de moi totalement inconnu, Mustapha El Atrassi, de quinze ans son cadet, contre qui Anne-Élisabeth a porté plainte « pour coups et blessures » il y a déjà quelques années. (J’ignore le résultat judiciaire de cette plainte et d’ailleurs, peu m’importe, ce n’est pas mon sujet principal).

Ma conclusion est que tout ce petit monde, au fil des ans et des modes dominantes, s’est formaté au même moule.

HUMOUR – HUMEUR

Récente répartie du crétin-en-chef de l’Élysée – lui-même ancien élève des jésuites – à la présidente des Associations familiales catholiques (AFC) : “Votre problème [sic], c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle”.

Si l’on met cette phrase au féminin, cela donne : « “Votre problème, c’est que vous croyez qu’une mère est forcément une femelle”.

Déjà de la part d’un kéké qui s’est marié avec une mère totalement accomplie, alors qu’il n’est ni père, ni mâle, il y a de quoi rire.

Mais de la part de la fonction politique qu’il occupe, il y a de quoi aussi s’inquiéter de ce que nous risquons tous les jours avec un tel individu dont la santé mentale semble bien défaillante.

Je suppose que pour le branleur, la présidente des AFC fait mauvais genre (sic) avec cette idée totalement rétrograde et de l’âge des cavernes, qu’un père est forcément un mâle, et non pas… un inséminateur artificiel et un jet de sperme, dont ne sait qui, congelé.

Pauvre type, vraiment nul en tout !