Le Kremlin, Moscou
Source : en.kremlin.ru
Traduction : lecridespeuples.fr
Chers concitoyens, chers amis,
Je considère qu’il est nécessaire aujourd’hui de parler à nouveau des événements tragiques du Donbass et des aspects essentiels assurant la sécurité de la Russie.
Je commencerai par ce que j’ai dit dans mon allocution du 21 février 2022. J’ai parlé de nos plus grandes préoccupations et inquiétudes, et des menaces fondamentales que des politiciens occidentaux irresponsables ont créées pour la Russie de manière constante, grossière et éhontée d’année en année. Je fais référence à l’expansion vers l’Est de l’OTAN, qui rapproche de plus en plus son infrastructure militaire de la frontière russe.
C’est un fait qu’au cours des 30 dernières années, nous avons patiemment tenté de parvenir à un accord avec les principaux pays de l’OTAN sur les principes d’une sécurité égale et indivisible en Europe. En réponse à nos propositions, nous avons invariablement été confrontés soit à des tromperies et des mensonges cyniques, soit à des tentatives de pression et de chantage, tandis que l’alliance nord-atlantique continuait de s’étendre malgré nos protestations et nos inquiétudes. Sa machine militaire est en marche et, comme je l’ai dit, s’approche de notre frontière même.
Pourquoi cela se produit-il ? D’où vient cette manière insolente de parler du haut de leur exceptionnalisme, de leur infaillibilité et de leur sans-gêne total ? Comment expliquer cette attitude méprisante et dédaigneuse envers nos intérêts et nos revendications absolument légitimes ?
La réponse est simple. Tout est clair et évident. À la fin des années 1980, l’Union soviétique s’est affaiblie puis s’est disloquée. Cette expérience devrait nous servir de bonne leçon, car elle nous a montré que la paralysie du pouvoir et de la volonté est le premier pas vers la dégradation et l’anéantissement complets. Nous n’avons perdu confiance qu’un instant, mais cela a suffi à bouleverser l’équilibre des forces dans le monde.
Par conséquent, les anciens traités et accords ne sont plus en vigueur. Les supplications et les demandes n’aident en rien. Tout ce qui ne convient pas à l’État dominant, aux pouvoirs en place, est dénoncé comme archaïque, obsolète et inutile. En même temps, tout ce qu’il considère comme utile est présenté comme la vérité ultime et imposé aux autres coûte que coûte, abusivement et par tous les moyens disponibles. Ceux qui refusent d’obtempérer sont soumis à des tactiques musclées.
Ce que je dis maintenant ne concerne pas seulement la Russie, et la Russie n’est pas le seul pays qui s’en inquiète. Cela touche l’ensemble du système des relations internationales, et parfois même les alliés des États-Unis. L’effondrement de l’Union soviétique a conduit à une redivision du monde, et les normes du droit international qui se sont développées à cette époque –et les plus importantes d’entre elles, les normes fondamentales qui ont été adoptées après la Seconde Guerre mondiale et ont largement formalisé son issue– ont barré le chemin de ceux qui se sont déclarés vainqueurs de la guerre froide.
Certes, la pratique, les relations internationales et les règles qui les régissent devaient tenir compte des changements intervenus dans le monde et dans l’équilibre des forces. Cependant, cela aurait dû être fait de manière professionnelle, en douceur, patiemment et en tenant dûment compte des intérêts de tous les États et en les respectant, et en ayant le sens de sa propre responsabilité. Au lieu de cela, nous avons vu un état d’euphorie créé par le sentiment de supériorité absolue, une sorte d’absolutisme moderne, associé aux normes culturelles basses et à l’arrogance de ceux qui ont formulé et imposé des décisions qui ne convenaient qu’à eux-mêmes. La situation a pris une autre tournure.
Il existe de nombreux exemples de cela. Une opération militaire sanglante a d’abord été menée contre Belgrade, sans l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, mais avec des avions de combat et des missiles utilisés au cœur de l’Europe. Le bombardement de villes paisibles et d’infrastructures vitales a duré plusieurs semaines. Je dois rappeler ces faits, car certains collègues occidentaux préfèrent les oublier, et lorsque nous évoquons l’événement, ils préfèrent éviter de parler de droit international, mettant plutôt l’accent sur les circonstances qu’ils interprètent comme ils l’estiment nécessaire.
Puis vint le tour de l’Irak, de la Libye et de la Syrie. L’utilisation illégale de la puissance militaire contre la Libye et la déformation de toutes les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye ont ruiné l’État, créé un immense siège du terrorisme international et poussé le pays vers une catastrophe humanitaire et dans le tourbillon d’une guerre civile, qui s’y poursuit depuis des années. La tragédie, qui a été créée pour des centaines de milliers, voire des millions de personnes non seulement en Libye mais dans toute la région, a entraîné un exode à grande échelle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord vers l’Europe.
Un sort similaire était également préparé pour la Syrie. Les opérations de combat menées par la coalition occidentale dans ce pays sans l’approbation du gouvernement syrien ou la sanction du Conseil de sécurité de l’ONU ne peuvent être définies que comme une agression et une ingérence.
Mais l’exemple qui se démarque des événements ci-dessus est, bien sûr, l’invasion de l’Irak sans aucune base légale. Ils ont utilisé le prétexte d’informations prétendument fiables disponibles aux États-Unis sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Pour prouver cette allégation, le Secrétaire d’État américain a brandi une fiole de poudre blanche, assurant à la communauté internationale qu’il s’agissait d’un agent de guerre chimique créé en Irak. Il s’est avéré plus tard que tout cela était un faux et une imposture, et que l’Irak n’avait pas d’armes chimiques. Incroyable et choquant mais vrai. Nous avons été témoins de mensonges proférés au plus haut niveau de l’État et exprimés depuis la haute tribune de l’ONU.
Dans l’ensemble, il semble que presque partout, dans de nombreuses régions du monde où les États-Unis ont instauré leur loi et leur ordre, cela a créé des blessures sanglantes et non cicatrisantes et la malédiction du terrorisme international et de l’extrémisme. Je n’ai mentionné que les exemples les plus flagrants, mais loin d’être les seuls, de ce mépris du droit international.
Ce tableau comprend des promesses de ne pas étendre l’OTAN vers l’Est, pas même d’un pouce. Pour réitérer : ils nous ont trompés, ou, pour le dire simplement, ils nous ont joués. Bien sûr, on entend souvent dire que la politique est une sale affaire. Cela pourrait l’être, mais cela ne devrait pas être aussi sale qu’elle l’est maintenant, pas à ce point. Ce type de comportement d’escroc est contraire non seulement aux principes des relations internationales mais aussi et surtout aux normes morales et éthiques généralement reconnues. Où sont la justice et la vérité ici ? Juste des mensonges et de l’hypocrisie partout.
Incidemment, des politiciens, des politologues et des journalistes américains écrivent et disent qu’un véritable « empire du mensonge » s’est créé à l’intérieur des États-Unis ces dernières années. Il est difficile d’être en désaccord avec cela, car c’est vraiment le cas. Mais il ne faut pas être modeste : les États-Unis restent un grand pays et une puissance systémique. Tous leurs satellites non seulement leur disent humblement et docilement oui et répètent leurs déclarations comme des perroquets au moindre prétexte, mais aussi imitent leur comportement et acceptent avec enthousiasme les règles qu’ils leur proposent. Par conséquent, on peut dire avec raison et confiance que tout le soi-disant bloc occidental formé par les États-Unis à son image et à sa ressemblance est, dans son intégralité, ce même « empire du mensonge ».
Quant à notre pays, après la désintégration de l’URSS, compte tenu de toute l’ouverture sans précédent de la nouvelle Russie moderne, de sa volonté de travailler avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux et de son désarmement pratiquement unilatéral, ils ont immédiatement tenté de nous porter le coup de grâce, de nous achever et de nous détruire complètement. Il en était ainsi dans les années 1990 et au début des années 2000, lorsque le soi-disant Occident collectif soutenait activement le séparatisme et les gangs de mercenaires dans le sud de la Russie. Que de victimes, que de pertes nous avons dû subir à ce moment-là avant de briser le dos du terrorisme international dans le Caucase ! Nous nous en souvenons et ne l’oublierons jamais.
À proprement parler, les tentatives de nous utiliser dans leur propre intérêt n’ont jamais cessé jusqu’à tout récemment : ils ont cherché à détruire nos valeurs traditionnelles et à nous imposer leurs fausses valeurs qui nous éroderaient, qui éroderaient notre peuple de l’intérieur, ils ont voulu nous imposer les attitudes qu’ils ont imposées de manière agressive à leurs pays, attitudes qui conduisent directement à la dégradation et à la dégénérescence, parce qu’elles sont contraires à la nature humaine. Cela n’arrivera pas. Personne n’a jamais réussi à faire cela, et ils ne réussiront pas non plus maintenant.
Malgré tout cela, en décembre 2021, nous avons fait une nouvelle tentative pour parvenir à un accord avec les États-Unis et leurs alliés sur les principes de la sécurité européenne et du non-élargissement de l’OTAN. Nos efforts ont été vains. Les États-Unis n’ont pas changé leur position. Ils ne pensent pas qu’il soit nécessaire de s’entendre avec la Russie sur une question cruciale pour nous. Les États-Unis poursuivent leurs propres objectifs, tout en négligeant nos intérêts.
Bien sûr, cette situation soulève une question : et ensuite, à quoi devons-nous nous attendre ? Si l’histoire est un guide, nous savons qu’en 1940 et au début de 1941, l’Union soviétique s’est donné beaucoup de mal pour empêcher la guerre ou au moins retarder son déclenchement. À cette fin, l’URSS a cherché à ne pas provoquer l’agresseur potentiel jusqu’au bout en s’abstenant ou en reportant les préparatifs les plus urgents et les plus évidents qu’elle devait faire pour se défendre d’une attaque imminente. Quand elle a finalement agi, il était trop tard.
En conséquence, le pays n’était pas prêt à contrer l’invasion de l’Allemagne nazie, qui a attaqué notre patrie le 22 juin 1941, sans déclarer la guerre. Le pays a arrêté l’ennemi et a fini par le vaincre, mais cela a coûté très cher. La tentative d’apaiser l’agresseur avant la Grande Guerre patriotique s’est avérée être une erreur qui a coûté cher à notre peuple. Dans les premiers mois qui ont suivi le déclenchement des hostilités, nous avons perdu de vastes territoires d’importance stratégique, ainsi que des millions de vies. Nous ne commettrons pas cette erreur une deuxième fois. Nous n’avons pas le droit de le faire.
Ceux qui aspirent à la domination mondiale ont publiquement désigné la Russie comme leur ennemi. Ils l’ont fait en toute impunité. Ne vous y trompez pas, ils n’avaient aucune raison d’agir ainsi. Il est vrai qu’ils disposent de capacités financières, scientifiques, technologiques et militaires considérables. Nous en sommes conscients et avons une vision objective des menaces économiques que nous entendons, tout comme de notre capacité à contrer ce chantage effronté et sans fin. Permettez-moi de répéter que nous ne nous faisons aucune illusion à cet égard et que nous sommes extrêmement réalistes dans nos évaluations.
En ce qui concerne les affaires militaires, même après la dissolution de l’URSS et la perte d’une partie considérable de ses capacités, la Russie d’aujourd’hui reste l’un des États nucléaires les plus puissants. De plus, nous avons un avantage certain dans plusieurs armes de pointe. Dans ce contexte, il ne doit y avoir aucun doute pour quiconque que tout agresseur potentiel subira une défaite et des conséquences terribles s’il attaque directement notre pays.
Dans le même temps, la technologie, y compris dans le secteur de la défense, évolue rapidement. Un jour, il y a un dirigeant, et demain un autre, mais une présence militaire dans les territoires voisins de la Russie, si nous lui permettons d’aller de l’avant, restera pendant des décennies ou peut-être pour toujours, créant une menace toujours croissante et totalement inacceptable pour la Russie.
Même maintenant, avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, la situation de la Russie s’aggrave et devient de plus en plus dangereuse d’année en année. De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l’OTAN ont été directs dans leurs déclarations selon lesquelles ils doivent accélérer et intensifier leurs efforts pour rapprocher l’infrastructure de l’Alliance des frontières de la Russie. En d’autres termes, ils ont durci leur position. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et observer passivement ces évolutions. Ce serait une chose absolument irresponsable à faire pour nous.
Toute nouvelle expansion de l’infrastructure de l’Alliance de l’Atlantique Nord ou les efforts en cours pour prendre pied militairement sur le territoire ukrainien sont inacceptables pour nous. Bien sûr, la question ne concerne pas l’OTAN elle-même. Elle sert simplement d’outil de la politique étrangère américaine. Le problème est que sur le territoire voisin de la Russie, dont je dois souligner qu’il s’agit de notre terre historique*, une « anti-Russie » hostile prend forme. Entièrement contrôlée de l’extérieur, elle fait tout pour attirer les forces armées de l’OTAN et se doter d’armements de pointe.
Pour les États-Unis et leurs alliés, il s’agit d’une politique d’endiguement de la Russie, avec des dividendes géopolitiques évidents. Pour notre pays, c’est une question de vie ou de mort, une question de notre avenir historique en tant que nation. Ce n’est pas une exagération ; c’est un fait. Ce n’est pas seulement une menace très réelle pour nos intérêts, mais aussi pour l’existence même de notre État et pour sa souveraineté. C’est la ligne rouge dont nous avons parlé à maintes reprises. Ils l’ont franchie.
Cela m’amène à la situation dans le Donbass. Nous pouvons voir que les forces qui ont organisé le coup d’État en Ukraine en 2014 ont pris le pouvoir, le conservent à l’aide de procédures électorales ornementales et ont abandonné la voie d’un règlement pacifique du conflit. Depuis huit ans, depuis huit années sans fin, nous avons tout fait pour régler la situation par des moyens politiques pacifiques. Tout nos efforts furent vains.
Comme je l’ai dit dans mon allocution précédente, vous ne pouvez pas regarder sans compassion ce qui se passe là-bas. Il devenait impossible de le tolérer. Il fallait arrêter cette atrocité, ce génocide des millions de personnes qui y vivent et qui plaçaient leurs espoirs sur la Russie, sur nous tous. Ce sont leurs aspirations, les sentiments et la douleur de ces personnes qui ont été le principal moteur de notre décision de reconnaître l’indépendance des républiques populaires du Donbass.
Je voudrais en outre souligner ce qui suit. Concentrés sur leurs propres objectifs, les principaux pays de l’OTAN soutiennent les nationalistes d’extrême droite et les néonazis en Ukraine, ceux qui ne pardonneront jamais aux peuples de Crimée et de Sébastopol d’avoir librement choisi de se réunifier à la Russie.

Le bataillon Azov, ouvertement néo-nazi, intégré à l’armée nationale ukrainienne
Ils essaieront sans aucun doute de faire la guerre en Crimée comme ils l’ont fait dans le Donbass, de tuer des innocents comme l’ont fait les membres des unités punitives des nationalistes ukrainiens et les complices d’Hitler pendant la Grande Guerre patriotique. Ils ont aussi ouvertement revendiqué plusieurs autres régions russes.
Si nous regardons la séquence des événements et les rapports qui nous parviennent, la confrontation entre la Russie et ces forces ne peut être évitée. Ce n’est qu’une question de temps. Ils se préparent et attendent le bon moment. De plus, ils sont allés jusqu’à aspirer à acquérir des armes nucléaires. Nous ne laisserons pas cela se produire.
J’ai déjà dit que la Russie a accepté la nouvelle réalité géopolitique après la dissolution de l’URSS. Nous avons traité tous les nouveaux États post-soviétiques avec respect et continuerons d’agir de cette façon. Nous respectons et respecterons leur souveraineté, comme le prouve l’assistance que nous avons apportée au Kazakhstan lorsqu’il a été confronté à des événements tragiques et à une remise en cause de son statut d’État et de son intégrité. Cependant, la Russie ne peut pas se sentir en sécurité, se développer et exister face à une menace permanente venant du territoire de l’Ukraine d’aujourd’hui.
Permettez-moi de vous rappeler qu’en 2000-2005, nous avons utilisé notre armée pour repousser les terroristes dans le Caucase et avons défendu l’intégrité de notre État. Nous avons préservé la Russie. En 2014, nous avons soutenu les habitants de Crimée et de Sébastopol. En 2015, nous avons utilisé nos forces armées pour créer un bouclier fiable qui a empêché les terroristes syriens de pénétrer en Russie. Il s’agissait de nous défendre. Nous n’avions pas d’autre choix.
La même chose se passe aujourd’hui. Ils ne nous ont laissé aucune autre option pour défendre la Russie et notre peuple que celle que nous sommes obligés d’utiliser aujourd’hui. Dans ces circonstances, nous devons prendre des mesures audacieuses et immédiates. Les républiques populaires du Donbass ont demandé de l’aide à la Russie.
Dans ce contexte, conformément au chapitre VII, article 51 de la Charte des Nations Unies, avec l’autorisation du Conseil de la Fédération de Russie et en exécution des traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk, ratifiés par l’Assemblée fédérale le 22 février, j’ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale.
Le but de cette opération est de protéger des personnes qui, depuis maintenant huit ans, font face à l’humiliation et au génocide perpétrés par le régime de Kiev. À cette fin, nous nous efforcerons de démilitariser et de dénazifier l’Ukraine, ainsi que de traduire en justice ceux qui ont perpétré de nombreux crimes sanglants contre des civils, y compris contre des citoyens de la Fédération de Russie.
Nous n’avons pas de plan d’occupation du territoire ukrainien. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. Dans le même temps, nous avons entendu un nombre croissant de déclarations venant de l’Occident selon lesquelles il n’est plus nécessaire de se conformer aux documents énonçant les résultats de la Seconde Guerre mondiale, tels qu’ils ont été signés par le régime soviétique totalitaire. Comment pouvons-nous répondre à cela ?
Les résultats de la Seconde Guerre mondiale et les sacrifices que notre peuple a dû faire pour vaincre le nazisme sont sacrés. Cela ne contredit pas les hautes valeurs des droits de l’homme et des libertés dans la réalité qui a émergé au cours des décennies d’après-guerre. Cela ne signifie pas que les nations ne peuvent pas jouir du droit à l’autodétermination, qui est inscrit dans l’article 1 de la Charte des Nations Unies.
Permettez-moi de vous rappeler qu’on n’a pas demandé aux habitants des territoires qui font partie de l’Ukraine d’aujourd’hui comment ils voulaient construire leur vie lors de la création de l’URSS ou après la Seconde Guerre mondiale. La liberté guide notre politique, la liberté de choisir en toute indépendance notre avenir et celui de nos enfants. Nous pensons que tous les peuples vivant dans l’Ukraine d’aujourd’hui, tous ceux qui le souhaitent, doivent pouvoir jouir de ce droit de faire un choix libre.
Dans ce contexte, je voudrais m’adresser aux citoyens ukrainiens. En 2014, la Russie a été obligée de protéger les habitants de Crimée et de Sébastopol de ceux que vous appelez vous-même les « nats ». Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont choisi d’être avec leur patrie historique, la Russie, et nous avons soutenu leur choix. Comme je l’ai dit, nous ne pouvions pas agir autrement.
Les événements actuels n’ont rien à voir avec une volonté de porter atteinte aux intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien. Ils sont liés à la défense de la Russie contre ceux qui ont pris l’Ukraine en otage et tentent de l’utiliser contre notre pays et notre peuple.
Je le répète : nous agissons pour nous défendre des menaces créées pour nous et d’un péril pire que ce qui se passe actuellement. Je vous demande, aussi difficile que cela puisse être, de le comprendre et de travailler avec nous pour tourner au plus vite cette page tragique et avancer ensemble, sans que personne ne s’immisce dans nos affaires et nos relations mais en les développant indépendamment, afin de créer des conditions favorables pour surmonter tous ces problèmes et nous renforcer de l’intérieur comme un tout, malgré l’existence de frontières étatiques. Je crois en cela, en notre avenir commun.
Je voudrais également m’adresser au personnel militaire des forces armées ukrainiennes.
Camarades, vos pères, grands-pères et arrière-grands-pères n’ont pas combattu les occupants nazis et n’ont pas défendu notre patrie commune pour permettre aux néo-nazis d’aujourd’hui de prendre le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté serment d’allégeance au peuple ukrainien et non à la junte, l’adversaire du peuple qui pille l’Ukraine et humilie le peuple ukrainien.
Je vous exhorte à refuser d’exécuter leurs ordres criminels. Je vous exhorte à déposer immédiatement les armes et à rentrer chez vous. Je vais expliquer ce que cela signifie : les militaires de l’armée ukrainienne qui le font pourront librement quitter la zone des hostilités et retourner dans leurs familles.
Je tiens à souligner à nouveau que toute la responsabilité d’un éventuel bain de sang incombera pleinement et entièrement au régime ukrainien au pouvoir.
Maintenant quelques mots importants, très importants pour ceux qui seraient tentés d’intervenir dans les événements en cours. Quiconque essaie de nous entraver, et plus encore de créer des menaces pour notre pays, pour notre peuple, doit savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et vous conduira à des conséquences que vous n’avez jamais connues dans votre histoire. Nous sommes prêts pour tout développement. Toutes les décisions nécessaires à cet égard ont été prises. J’espère que je serai entendu.
Chers citoyens de Russie !
Le bien-être, l’existence même d’États et de peuples entiers, leur succès et leur viabilité trouvent toujours leur origine dans le puissant système de leurs racines, de leur culture et de leurs valeurs, de l’expérience et des traditions de leurs ancêtres et, bien sûr, dépendent directement de la capacité à s’adapter rapidement à une vie en constante évolution, de la cohésion de la société, de sa volonté de se consolider, de rassembler toutes les forces pour aller de l’avant.
Les forces sont toujours nécessaires – toujours, mais la force peut être de qualité différente. Au cœur de la politique de « l’empire du mensonge », dont je parlais au début de son discours, se trouve d’abord la force brute et directe. Dans de tels cas, nous disons : « Tout dans les bras, rien dans la tête. »
Et vous et moi savons que la vraie force est dans la justice et la vérité, qui sont de notre côté. Et s’il en est ainsi, il est difficile d’être en désaccord avec le fait que ce sont la force et la volonté de se battre qui sous-tendent l’indépendance et la souveraineté, qui sont le fondement nécessaire sur lequel vous ne pouvez que construire votre avenir de manière fiable, construire votre maison, votre famille, votre patrie.
Chers compatriotes !
Je suis convaincu que les soldats et les officiers des Forces armées russes dévoués à leur pays rempliront leur devoir avec professionnalisme et courage. Je suis convaincu que tous les niveaux de gouvernement, les spécialistes responsables de la stabilité de notre économie, de notre système financier, de la sphère sociale, les chefs de nos entreprises et toutes les entreprises russes agiront de manière coordonnée et efficace. Je compte sur une position consolidée et patriotique de tous les partis parlementaires et des forces publiques.
En fin de compte, comme cela a toujours été le cas dans l’histoire, le destin de la Russie est entre les mains fiables de notre peuple multiethnique. Et cela signifie que les décisions prises seront mises en œuvre, les objectifs fixés seront atteints, et la sécurité de notre patrie sera garantie de manière fiable.
Je crois en votre soutien, en cette force invincible que nous donne notre amour pour la Patrie.
* (JPF) Comme le Kossovo est la terre où se sont installés à leur arrivée de l’Est les premiers Serbes. On peut poursuivre le parallèle en constatant que l’Otan, autrement dit les États-Unis, a pris fait et cause pour la Croatie (autrefois pro-nazi, pendant la Seconde guerre mondiale) contre la Serbie (anti-nazi), comme ils prennent fait et cause pour une Ukraine dirigée par des éléments dont une partie se réclame des éléments pro-nazis de la même Seconde guerre mondiale, contre la Russie (anti-nazi). On peut même se demander si, dans leur esprit anémié, « anti-nazisme » ne veut pas dire tout simplement « communisme ».
Il faut savoir que pendant la Seconde guerre mondiale, une partie des Ukrainiens s’est rangée militairement du côté de l’Allemagne contre la dite Armée rouge.
Quant au nom du bataillon Azov, il se rapporte probablement au nom de la Mer d’Azov, sorte d’excroissance du Nord de la Mer Noire dont la partie occidentale jouxte la Crimée (Qir-im, ma colline, en tatar de Crimée). La partie nord-ouest l’Ukraine et la république du Donetsk, l’une des deux républiques populaires du Donbass. Petit rappel le Donbass est un important centre industriel, un centre minier bien que cette activité soit peut-être en déclin. Donbass est un mot-valise pour « Donetskyi basein », bassin (minier) du Donets ; le Donets est un affluent, de plus de mille kilomètres de long, du Don.
MACRON, ON N’EST PAS DANS LA COUR DE RÉCRÉ DE LA MATERNELLE, MAIS DANS LA COUR DES GRANDS — HUMOUR ?
Quelques réactions touitées de souverainistes et autres personnes sensées :
Florian Philippot
Le drapeau ukrainien derrière #MacronLeFou était d’un ridicule achevé ! Preuve qu’il n’est qu’un produit de communication et non un acteur respecté et écouté ! Que la France tourne vite cette page !
Les sanctions contre la Russie ont permis à ce pays de devenir le 1er producteur mondial de blé. De le forcer à l’indépendance stratégique et financière.
Donc de le renforcer !
[sorte de principe des vases communicants : tout pendant que les euro-mondialistes de France et Microkéké en tête vendent le pays aux trusts nord-américains, entre autres]
➡️ Mais il y a toujours des eurogagas pour en demander plus et agiter leur torchon bleu à étoiles ! Les Français ont bien plus à craindre de Macron que de Poutine !
Le Drian [la potiche, et bien nommé socialo de sévices puisque son nom signifie « épine, arête, garrot ou détente d’arme, etc. » en breton] : « l’OTAN est aussi une alliance nucléaire ».
Pour le moment on a surtout Véran, Schiappa et Darmanin. Alors ne la ramenons pas trop !
« La France va accélérer le déploiement de soldats en Roumanie, aux frontières de l’Ukraine » apprend-on ce matin.
➡️ Quelle folie ! Pas un soldat français dans cette aventure ! Pas un !
L’Allemagne a bloqué cette nuit les sanctions les plus sévères contre la Russie. L’Allemagne dément Macron sur une « intervention militaire ».
➡️ Bref l’Allemagne n’oublie pas ses intérêts nationaux, contrairement à Macron qui parade, divague, nous affaiblit et nous ridiculise !
Alain Avello
« L’Occident » est le nom de notre soumission à l’impérialisme US, et il n’est certainement pas l’aune de la démocratie : élections volées, référendums violés, manipulations de masse, négation des libertés fondamentales, etc. Je ne suis pas occidental, mais français et démocrate.
Les US découvrent que leurs plans hégémoniques seront désormais contrariés : nous ne sommes plus en 2004, l’heure n’est plus à la pseudo-« révolution orange », la stratégie de « containment » a fait long feu ! Puisse la France, malgré l’UE, rompre avec cet anachronisme.
François Asselineau
😲LES SANCTIONS S’ACCUMULENT CONTRE LA RUSSIE !
Nouvelle sanction très forte : la présidence française semestrielle du Conseil des ministres de l’🇪🇺 publie un nouveau dessin avec les couleurs entrecroisées des drapeaux français et ukrainien.
😱 Poutine en tremble.
MACRONERIE COLLECTOR
Affichage conçue et réalisée par le service marketing de « En Marche ! »
Je ne m’en lasse pas…

LES SANCTIONS COMMENCENT À PLEUVOIR SUR LA RUSSIE
Le PS semble vouloir repousser toujours plus loin les limites du ridicule.
La maire de Lille @MartineAubry vient de prendre une sanction très forte contre Poutine et la Russie : elle a remplacé le « o » par un « i » sur la plaque indicatrice du « Pont de Kharkov ».
Poutine en serait effondré…. https://twitter.com/MartineAubry/status/1496867802610745350
L’UE RÊVE D’HÉGÉMONIE…
Mais elle ne produit que restrictions budgétaires, mensonges, gabegie, corruption, j’menfoutisme…
L’Allemagne découvre ce soir le manque cruel de moyens de son armée de terre et l’absence d’anticipation de l’invasion russe en Ukraine
« Nous sommes plus ou moins à sec »: l’aveu d’impuissance du chef de l’armée de terre allemande
POUTINE A PEUR !
Macron réagit à l’invasion russe en organisant une réunion de crise chorégraphiée dans le sous-sol de l’Élysée.
Avec caméras,sunlights,visages maquillés,feuilles de papier à brasser avec l’air soucieux- Face à la puissance de l’armée russe,il reste le cinoche. https://twitter.com/Poulin2012/status/1496812573001490440
Mike Borowski
L’avantage avec l’affaire Russe c’est que les médecins de plateaux se retrouvent au chômage.
Martine Wonner
« Il n’y a plus de Constitution en France »
Ça alors! Pour un vrai conseil de défense on a droit à une belle vidéo de Macron chef des armées. On n’a pas eu beaucoup de vidéos pour les conseils de défense sanitaire où était décidé solennellement la fermeture des rayons slips et vaisselles des supermarchés.
C’est peut-être le moment de supprimer le pass inutile, non?
Larges extraits de la dernière lettre de Florian Philippot
Au moment où notre mouvement pratique la démocratie directe en consultant tous ses adhérents à jour sur notre future stratégie pour l’élection présidentielle et les élections législatives, afin de participer à la recomposition politique qui arrive, de peser, tout en restant à 100% sur nos idées et indépendants, il serait bien que la France s’en inspire pour remettre le peuple français au centre de tout !
On voit bien en effet le verrouillage total du pays par le système des parrainages de maires pour l’élection présidentielle. Ce système est devenu un verrou oligarchique, qu’il faut faire sauter par le parrainage citoyen, mais aussi par l’instauration du RIC sur tout sujet et par la reprise en main de l’intégralité de notre souveraineté nationale et populaire, notamment via le Frexit !
Ces débats avancent vite ! En même temps que la vérité surgit. L’affaire des SMS disparus et pourtant échangés entre la présidente de la Commission européenne et le PDG de Pfizer dévoile au grand jour la vraie nature de l’Union européenne.
L’audition surréaliste d’Olivier Véran au Sénat cette semaine a aussi permis de mieux comprendre leur projet : disparition ou remise en place d’un passe vaccinal, des restrictions et du masque en fonction de « critères » permanents et arbitraires. Nous refusons intégralement cette logique : il faut abroger toutes les restrictions de liberté immédiatement, partout et sans aucun retour en arrière possible ! Pour nous et nos enfants !
Le combat que nous menons est donc global, il est dur mais très noble : il se fonde sur une conception du monde, de l’Homme, de la France, de notre souveraineté, de nos libertés.
À ce sujet, nous n’avons pas l’intention de lâcher le moindre centimètre de terrain.
Ce samedi 26 février, je vous attends très nombreux pour un rassemblement exceptionnel pour les libertés à Paris : rendez-vous à 16h place Pierre Laroque sous les fenêtres d’Olivier Véran ! Maître Di Vizio a répondu présent, notamment. Il vous aidera bénévolement. Les Patriotes continueront de proposer un stand d’alimentation solidaire pour les personnels suspendus, les étudiants ou nos anciens qui s’appauvrissent.
Nous fêterons aussi l’abrogation ce jour-même de l’obligation vaccinale en Nouvelle-Calédonie : bravo aux résistants !
*
J’entends des responsables politiques, plutôt des irresponsables, appeler à la guerre contre la Russie, demander toujours plus de sanctions, ou même proposer l’adhésion expresse de l’Ukraine et de ses 44 millions d’habitants à l’Union européenne : ils sont fous ! Il ne faut jamais négliger le poids de la géographie et de l’Histoire pour comprendre des querelles régionales et les appréhender avec sagesse et efficacité.
Nous voulons la paix. Et nous refusons ce chantage qui consiste à dire « Si vous voulez la paix, alors soutenez l’OTAN ! », car l’Histoire a démontré qu’il est un mensonge. [un seul exemple : la Yougoslavie, et le Kosovo en particulier]
Nous sommes aussi vigilants : qu’ils ne profitent pas du climat médiatique de guerre pour imposer encore plus d’état d’urgence et de restrictions ! On se battra !
Nous devons avoir une relation stratégique avec les pays du monde, avec la Russie, sans naïveté, sans agressivité, en défendant toujours nos intérêts nationaux et la paix. Nous devons sortir de l’OTAN, organisation qui aurait dû disparaître il y a 30 ans. Nous devons cesser de suivre aveuglément comme depuis des années les projets belliqueux américains, motivés par des intérêts énergétiques, politiques, économiques très éloignés des discours officiels.
Pour tout cela, nous avons besoin de la France libre et indépendante. Celle dont la voix porte dans le monde. La France juste, grande, belle, puissante, souveraine !
Macron et sa clique veulent que vous restiez seuls. Alors Samedi, sortons tous ! Ne restons ni seuls chez nous, ni isolés : faisons des ponts avec les souverainistes, avec les résistants qui se battent. [à Paris et en province]
C’est le chemin vers la victoire et la libération !
Le journal allemand Die Welt alerte sur les effets secondaires :
« Une analyse des données de millions d’assurés de la compagnie d’assurance BKK aboutit à des chiffres d’effets secondaires bien plus élevés [que les chiffres officiels]. Ces nouvelles données sont un « signal d’alarme » »
Guadeloupe : l’instauration du passe vaccinal repoussée au moins à fin mars ! Comme quoi la résistance paye et comme quoi les habitants des îles ne sont pas des lavettes comme nombre de métropolitains.
par Opposition contrôlée (son site)
jeudi 24 février 2022
Ce matin (24 février 2022) à 4 heure, Vladimir Poutine est apparu sur les écrans russes pour annoncer le commencement d’une « opération militaire spéciale » visant à « démilitariser l’Ukraine ».

La première partie de l’opération a consisté à détruire l’intégralité de la défense antiaérienne du pays, par une première salve de missiles probablement hypersoniques. Le ciel étant dégagé de toute menace, une seconde vague, réalisée à l’aide de missiles de croisière, a détruit les infrastructures de l’aviation ukrainienne. Le reste des infrastructures militaires est traité [sic] progressivement : dépôts de munitions, de matériels, infrastructures, la marine, etc. Partout dans le pays sont signalés des incendies dans les zones militaires.
Le ministère de la défense russe a précisé que les civils n’avaient rien à craindre, l’ensemble des opérations étant conduit contre des cibles militaires, à l’aide d’armes de haute précision.
Plusieurs opérations terrestres et aéroportées des forces russes ont démarré après l’annihilation de l’aviation, vers 6h30. Une heure plus tard, des véhicules militaires russes étaient signalés aux faubourgs de Kharkov [Kharkiv en ukrainien, seconde ville du pays et ancienne capitale de l’Ukraine, grand centre industriel et culturel, ville d’ailleurs peuplée de Russes à plus de 40 %]. Tandis que des troupes et des équipements héliportés ont été débarqués sur la côte de la Mer Noire, entre la Crimée et le Donbass. La Biélorussie participe activement à l’opération dans le Nord, en particulier dans la région de Lutsk.
Aucune résistance sérieuse de la part de l’armée ukrainienne n’a été constatée, mis à part sur le front, déjà chaud, du Donbass. Plusieurs sources montrent des colonnes de véhicules de transport militaires ukrainiens quittant leurs positions, en abandonnant les armements sur place. Nous avons confirmation par les autorités de la Roumanie qu’un chasseur Ukrainien Su-27 a déserté, il a été repéré violant l’espace aérien du pays, puis escorté par deux chasseurs jusqu’à un aérodrome roumain.
Selon le ministère de la défense russe, quelques avions qui ont échappé à la destruction au sol, où qui se trouvaient en l’air au moment de l’attaque, ont été abattu au-dessus du territoire Ukrainien par la DCA Russe (il s’agirait de 2 bombardiers tactiques Su-24). De même, le ministère annonce que deux drones offensifs turcs, lancés depuis une piste improvisée vers la frontière russe ont été abattus. […]
Il est peu probable que le conflit ne dure encore très longtemps. En revanche, ce ne sera pas le cas de la guerre de l’information. Déjà ce matin, le site du ministère de la défense russe n’était plus accessible depuis les pays occidentaux. Il faut s’attendre à un déferlement d’éléments de langage et autres analyses frelatées. J’avoue en tant qu’auteur, je regrette que l’opération ait eu lieu avant que je ne publie le dernier volet de ma série sur l’OTAN. Je renvoie donc le lecteur à un futur article pour l’argumentation sourcée de mon propos.
Personnellement, je n’ai jamais explicitement écarté l’hypothèse d’une opération. Lorsqu’un commentateur de mon précédent article a relayé les messages de l’OTAN sur l’imminence d’une invasion, je lui ai répondu en posant la question « pourquoi faire ? ». C’est ce à quoi je veux répondre maintenant.
L’enjeu principal de la crise Ukrainienne était l’obtention d’une garantie de sécurité pour la Russie, à savoir que l’Ukraine ne serait jamais membre de l’OTAN. Cela fait suite à 30 ans de trahison continue de la part de l’organisation Atlantique, dont on sait désormais avec certitude qu’elle avait donné sa promesse de non-extension à l’Est lors des négociations sur la dissolution de l’URSS.
Tout en annonçant « les Russes vont envahir l’Ukraine », les Américains n’ont pas fait un pas en avant pour empêcher le conflit. Il suffisait de donner la garantie espérée aux Russes. Point final. L’autisme profond des diplomates occidentaux ne laissait que deux choix à Poutine. Soit attendre passivement que l’Ukraine rejoigne l’OTAN, dans peu de temps sans doute, soit la guerre, maintenant.
Il n’y a eu aucune diplomatie de la part des occidentaux, mais un chantage couvert par une propagande d’inversion accusatoire. Ils ont simplement nié le droit de la Russie à avoir des intérêts.
En plus de cette fenêtre d’action relativement courte avant qu’une opération militaire ne devienne beaucoup plus complexe au plan international (en cas d’appartenant de l’Ukraine à l’OTAN), la situation militaire est très propice aux Russes. Mon précédent article commençait avec ces mots : Il y a un phénomène remarquable chez les commentateurs occidentaux qui abordent la question du rapport de force entre l’armée russe et l’OTAN. Il s’agit d’un « oubli » systématique de tout un pan de l’arsenal russe, qui n’a pas d’équivalent en Occident, et qui est capable de mettre en échec la majeure partie des matériels de l’OTAN.
Je n’ai abordé que rapidement la question des missiles hypersoniques, laissant encore deux domaines technologiques de suprématie russe pour un article suivant. Le premier, les armements antiaériens, capables d’abattre à peu près n’importe quoi dans le ciel et jusque dans l’espace, de manière fiable : missiles de croisière, missiles balistiques, drones, avions, satellites. Le second domaine, c’est celui de la guerre électronique. L’arsenal russe n’a simplement aucun système équivalent dans le monde. Malgré un très fort brouillard de guerre sur ce sujet, la preuve de l’efficacité de ces systèmes est avérée. Ils sont capables de mettre en échec à peu près l’ensemble des matériels occidentaux, avions, navires, et la plupart des munitions ou missiles guidés.

Système de guerre électronique « Krasukha »
Cette domination militaire russe est potentiellement temporaire, il n’est pas exclu que l’OTAN finisse par rattraper son retard et arrive à se prémunir des systèmes de guerre électroniques offensifs. Là encore, la fenêtre d’opportunité pour régler la question ukrainienne imposait une action rapide, en position de force.
Il ne faut pas être naïf quant au but des États-Unis dans cette affaire. Ils cherchaient à couper définitivement l’Europe de la Russie. Il faut comprendre que nous européens sommes les principales victimes de cette politique. La situation durera tant que durera l’infestation des gouvernements européens par des individus qu’on nomme pudiquement des « néo-conservateurs ». La France dans ce domaine est la championne. [« Néo-conservateurs » qui n’ont d’ailleurs rien de conservateurs, plus destructeurs que conservateurs, si ce n’est de conserver la domination impérialiste, Biden est un « démocrate », Trudeau un « libéral » et Macron … un macronien lui aussi membre comme Trudeau de la bande suprématiste et transhumaniste à Klaus Schwab (Forum Économique Mondial) et un banquier sans vergogne qui depuis qu’il est dans les sphères gouvernementales vend la France, ou ce qu’il en reste, à l’encan] Les britanniques sont « excusables », ils n’ont aucun intérêt à voir se constituer un espace continental qui annulerait l’effet de sa puissance maritime. Les Allemands, lorsqu’on lit entre les lignes, ont tenté de freiner les Américains, eux ont au contraire tout intérêt à la constitution d’un espace d’échange eurasiatique.

Besoin de quelque mise à niveau, et les vieux trucs seront bons pour aujourd’hui.
[Effectivement, on est encore en plein maccarthysme et la Guerre froide et la perception nord-américaine mondialiste… et euro-mondialiste de la Russie est la même que du temps du stalinisme]
Le lecteur comprendra que la question, du point de vue français, n’est pas d’être « pro-russe ». Le fait est que ce ne sont pas des cabinets de consultants russes qui aident au pillage des finances publiques, à la destruction du système social, à l’accaparement des entreprises stratégiques, etc. Simplement, on ne peut pas reprocher aux Russes de défendre leurs intérêts contre les chantages et la rapacité américaine.
1 –
Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fermement condamné « l’attaque irréfléchie et ne répondant à aucune provocation » menée par la Russie contre l’Ukraine et a indiqué que les membres de l’Otan se réuniraient pour évaluer les conséquences des « actions agressives » de Moscou.
NB l’emploi (si la traduction est exacte) du terme « actions agressives » qui note une certaine réserve de l’Otan, alors qu’il semble ne plus rien rester du système défensif anti-aérien ukrainien.
2 – dépêche de 06:40 24.02.2022
2.000 violations du cessez-le-feu dans le Donbass durant les dernières 24h
Au cours de la journée, la Mission spéciale d’observation de l’OSCE a enregistré près de 2.000 cas de violations du cessez-le-feu dans le Donbass, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’organisation, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.
« Au cours des dernières 24 heures, la mission de l’OSCE a enregistré près de 2.000 cas de violations du cessez-le-feu, dont près de 1.500 explosions. Les habitants de Donetsk et Lougansk sont toujours contraints de se cacher dans des sous-sols, l’afflux de réfugiés en Russie se poursuit. La nature des provocations par les forces armées ukrainiennes n’ont pas changé », a déclaré Vassili Nebenzia.
3 – dépêche de 06:53 24.02.2022
La Russie n’a pas le droit de permettre la souffrance des habitants du Donbass, déclare le représentant russe à l’Onu
La Russie n’a pas le droit de permettre de nouvelles souffrances pour les habitants du Donbass, a déclaré Vasily Nebenzya, représentant permanent russe auprès de l’organisation, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.
« Cependant, une autre confirmation de la non-disposition de l’Ukraine à un dialogue direct avec les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, à des mesures pour accorder au Donbass un statut spécial prévu par les accords de Minsk, avec le soutien des dirigeants occidentaux, nous a finalement convaincus que nous n’avons pas le droit de faire souffrir les habitants du Donbass et plus encore », a déclaré Nebenzya.
4 – dépêche 12:02 24.02.2022
Les soldats de la 57e brigade d’infanterie motorisée de l’armée ukrainienne ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté des troupes de la République populaire de Lougansk, annonce cette dernière.
5 – dépêche 12:06 24.02.2022
Deux navires civils ciblés par une attaque au missile des forces armées ukrainiennes en mer d’Azov.
6 – dépêche 12:25 24.02.2022
La France va « renforcer son soutien à l’Ukraine sous toutes ses formes »
Le taré prépare-t-il l’envoi de militaires en Ukraine, Moldavie ou Roumanie ?
Le taré prépare-t-il sa réélection, ou sa non-élection « vu les circonstances » ?
Tout est possible quand la quasi totale opposition est tétanisée depuis plus de deux ans par le covidisme, et depuis une éternité par l’européisme, « source de paix » dit-on. Quand tous les contre-pouvoirs sont moribonds. Quand on est entré en dictature « tout doucement ». Grâce en partie aux moutons, pigeons, gogos…
D’après 20 minutes et E&R
Début « officiel » de l’opération : 6h33
07h12 : La Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainiennes
L’armée russe a affirmé jeudi avoir détruit les systèmes de défense anti-aérienne et mis « hors service » les bases aériennes de l’Ukraine, où Moscou a lancé dans la matinée une opération militaire.
« L’infrastructure militaire des bases aériennes des forces armées ukrainiennes a été mise hors service », a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. « Les installations de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes ont été détruites », a-t-il ajouté.
07h19 : Le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix », a déclaré jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays est la cible d’une opération militaire de Moscou.
« Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a déclaré M. Zelensky à l’issue d’entretiens notamment avec les dirigeants américain, britannique et allemand. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a-t-il ajouté.
« Contraindre à la paix » curieuse expression, marque d’impuissance. Le pantin Zelensky semble craindre une invasion éclair. Les Russes n’en n’ont pas besoin.
Je crois que les fantoches ultra-nationalistes ukrainiens mis en place par l’Otan et l’UE suite au coup d’État (encouragés par les provocations nord-américaines et le non respect de la parole donnée que l’on sait), vont être calmés pour bien longtemps.
Personnellement, je pense que ce que doit faire le monde, l’ONU, etc. c’est de contraindre lesdits démocrates yankees, l’Otan et l’UE à la paix. L’état de guerre permanent, l’expansionnisme, l’impérialisme, la mise à feu et à sang d’un tas de contrées du monde, durent (pratiquement sans interruptions) depuis la fin de la Seconde guerre mondiale ! Dont les coupables sont pour l’essentiel nord-américains. Et présentement lesdits démocrates mondialistes.
On apprend que l’odieuse obligation vaccinale covid en Nouvelle-Calédonie vient d’être abrogée.
D’après LINFO.RE – le 24.02.2022
Petit rappel. Le Fotbal Club Steaua București a pris la suite (mais n’a pas récupéré les trophées) du célèbre Clubul Sportiv al Armatei « Steaua București », le Club Sportif de l’Armée « L’Étoile de Bucarest ».
Je cite L’Info.re :
George Becali, propriétaire de Steaua Bucarest, a sorti une note interdisant les footballeurs vaccinés contre la covid-19 de jouer pour son club. Une mesure qu’il appuie par le fait que le vaccin [sic] contribue à une baisse des performances. « Les personnes vaccinées perdent leur force. C’est quelque chose de scientifique. », a-t-il argumenté en citant comme exemple des joueurs de Cluj et du Rapid Bucarest. « Ils semblaient s’évanouir. Ils dormaient sur le sol. Tous les vaccinés perdent leurs forces ! »
Les propos de George Becali, propriétaire du club roumain depuis 2003, ont rapidement provoqué la polémique. La plateforme d’information du gouvernement roumain sur la vaccination, RO Vaccinare, n’a pas tardé à réagir sur sa page Facebook. Selon la plateforme, aucune étude médicale et scientifique n’a soutenu une telle foutaise [sic]. « Au contraire, il existe suffisamment d’études montrant que le passage de l’infection par le Covid-19 laisse des séquelles à long terme, et que celles-ci peuvent influencer les performances des athlètes. », a-t-elle poursuivi.
Fin de citation.
Ah, pourtant on a répertorié des sportifs carrément mort de crise cardiaque sur les terrains ou ailleurs, sans parler de ceux qui sont atteints de graves maladies cardiaques ou autres et de tous ceux qui ont dû interrompre leur carrière, si ce n’est pas l’arrêter définitivement à cause des injections délétères de pseudo-vaccin.
J’adore (façon de parler) la présentation du réel prononcée par une instance sanitaire officielle : « le Covid-19 laisse des séquelles à long terme ». Et les pseudo-vaccins qui entraînent la mort, ou laissent des séquelles importantes à de sportifs en particulier, c’est quoi ? De la foutaise également ?
Façon déjà de se dédouaner ? « C’est le covid ! » D’autant plus facile à affirmer que plein de piquousés ont fini par l’attraper. Salopards des milieux officiels de la Santé !
D’où l’intérêt également pour les corrompus de Big Pharma que tout le monde reçoive ses doses — et attrape la covid — plus de comparaison possible après… Et possibilité d’entretenir « à vie » (et à mort) l’industrie pharmaceutique dévoyée et criminelle.
Mais il faut avouer aussi qu’un certain nombre de sportifs ont plus de muscles que de jugeote. Il faut dire que leur entourage sportif ne doit pas arranger les choses. Dernier exemple en date : notre tennisman Monfils doit renoncer à participer à de prochains tournois. Le crétin (il n’y a pas d’autre mot, tout en restant poli) s’est fait piquer trois fois ! Je lui conseille une quatrième dose, pour l’achever.
En attendant, se faire piquer pour pouvoir renouveler un passe lui permettant de jouer, et ne pas pouvoir jouer à cause des conséquences physiques de sa piqûre, c’est une situation cornélienne, non ?
Ou, aussi risible que des dits jeux olympiques sans spectateurs.
