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DU CÔTÉ DE LA ROUMANIE

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HUMOUR ?

Et comme diraient certains, en un diptyque anagrammatique :
… MAR CON RAM, CON !
CRAMON MACRON MONARC !

HUMOUR ?

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HUMOUR ?

Les enseignements de la mort de Roland Jaccard

Publié le 22 septembre 2021 par defensededavidhamilton

Roland Jaccard et Gabriel Matzneff (photo empruntée au blog de Roland Jaccard)

La mort de Roland Jaccard enseigne, ou devrait enseigner beaucoup de choses aux hommes de ce temps…

Mais est-ce le cas? Il ne me semble point.

Voilà que, maintenant que Roland s’est suicidé, M. Roger Pol-Droit (un ami de Roland, qui avait été son collègue au Monde) cite, justement dans le Monde, le blog de Roland Jaccard. Depuis combien d’années Le Monde n’avait-il plus cité « l’affreux » Roland Jaccard? Or voilà, il a suffi que Roland se suicide pour que l’on ait la preuve que le blog de Roland Jaccard était connu au Monde. Voire que son blog était suivi.

Cet article, qui est un bel article, se trouve ici: https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2021/09/21/mort-de-l-essayiste-et-chroniqueur-roland-jaccard_6095500_3382.html

Roland Jaccard, (éternel) enfant

On a aussi le cas de plusieurs autres personnages, dégageant pour certains d’entre eux un délicat parfum de brillantine à défaut d’être vraiment brillants et qui, oublieux de leurs brouilles passées avec Roland, évoquent son décès.

A signaler un très bel article de Jérôme Leroy, dans Causeur. Et puis un autre de Tahar Ben Jelloun, dans Le Point.

Et puis, on trouve sur Internet un article où des gens se réjouissent ouvertement du suicide de Roland Jaccard, et le traitent de « pédocriminel » (sic). Chose des plus amusantes car, si l’on comprend bien, Roland Jaccard (jamais condamné à rien) serait un « pédocriminel » pour avoir fréquenté jadis Gabriel Matzneff qui, pas davantage, n’a à ce jour été condamné à rien. Cet article, sur Internet, se rend coupable d’outrage à un mort (Roland Jaccard) mais aussi d’incitation au suicide puisque l’auteur de l’article en question exprime l’espoir que Gabriel Matzneff se suicide prochainement: https://www.lelibrepenseur.org/roland-jaccard-lami-intime-de-gabriel-matzneff-sest-suicide/

Roland Jaccard https://leblogderolandjaccard.com/2021/01/04/ce-4-1-2021/

Enfin, on notera pour la toute petite histoire que tous les journaux, depuis « Le Monde » jusqu’au site du magazine « Eléments », en passant par Causeur et Tahar Ben Jelloun, passent tous sous silence que Roland Jaccard avait préfacé en 2017 un de mes livres (C’est David Hamilton qu’on assassine), m’avait consacré de 2016 à 2021 une vingtaine de vidéos (je les possède toutes), sans parler d’une dizaine d’articles sur son blog et sur d’autres sites, et enfin deux articles dans la presse française (le journal mensuel Le service littéraire).

Comme, pour ma part, j’avais fait de Roland Jaccard le personnage principal de mon roman Mon coeur sur l’échiquier (2020), et que par ailleurs nous avions échangé entre 2016 et 2021 environ trois mille courriels (que j’ai conservés) sans parler de dizaines de lettres manuscrites (ou de livres dédicacés), on voudra bien admettre qu’il y avait entre nous une certaine proximité, voire une proximité certaine.

Or, miracle des miracles, voilà quelque chose qu’avec une unanimité des plus touchantes, aussi bien Le Monde que le site du magazine Eléments (et à leur suite tous les journaux français, suisses, italiens qui ont parlé du suicide de Roland)se gardent de signaler. Bizarre, bizarre, comme disait le grand Louis Jouvet…

« Ma petite bande de jeunes filles en fleurs », 2020: la couverture

Et pourtant, en 2020, Roland Jaccard a co-signé avec moi le livre Ma petite bande de jeunes filles en fleurs (ouvrage édité par les Editions des Petits Bonheurs). Il se trouve que Roland, dans ce texte (où il me citait, ici encore) annonçait son suicide de 2021. Mais voilà un détail qui a dû échapper à la sagacité de M. Tahar Ben Jelloun ou à celle du magazine Eléments.

Et pourtant, c’est bien dans Ma petite bande de jeunes filles en fleurs que Roland Jaccard, tout récemment en tout cas, avait annoncé son suicide en toutes lettres: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/11/02/le-suicide-apres-lete-un-inedit-de-roland-jaccard-dans-ma-petite-bande-de-jeunes-filles-en-fleurs/

Je me souviens de nombre de conversations que j’ai eues en compagnie de Roland, et de l’ironie qu’il déployait par exemple à l’égard d’un pseudo-philosophe parisien et parisianiste (actuellement encore en vie). J’avais parlé de ce pseudo-philosophe et des propos critiques de Roland Jaccard à son égard dans mon roman Mon coeur sur l’échiquier.

Mon coeur sur l’échiquier (roman), 2020, Editions des Petits Bonheurs

On pourrait suggérer à tant de brillants journalistes, philosophes à brillantine et auteurs de notices nécrologiques (car, selon mes informations, à défaut de savoir écrire, ils savent sans doute lire, j’entends par là déchiffrer les signes typographiques qui constituent l’alphabet) de se procurer et de lire, par exemple, « Mon coeur sur l’échiquier » et « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs« …

« Mon coeur sur l’échiquier », roman dont Roland avait ensuite dressé une recension élogieuse sur son blog https://leblogderolandjaccard.com/2020/05/30/le-billet-du-vaurien-olivier-mathieu-met-son-coeur-a-nu/

Roland Jaccard et Olivier Mathieu, Paris, février 2020

Quelques autres textes à lire : https://leblogderolandjaccard.com/2018/11/12/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles/

Ou : https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/07/olivier-mathieu-et-ses-amours-denfance/

Ou: https://leblogderolandjaccard.com/2020/02/03/comment-la-societe-fabrique-des-parias-gabriel-matzneff-et-olivier-mathieu/

Ou enfin : https://leblogderolandjaccard.com/2021/02/28/a-onze-kilometres-de-gourville/

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4 commentaires pour Les enseignements de la mort de Roland Jaccard

  1. Frédéric Schiffter dit : 23 septembre 2021 à 9:15 Monsieur, Vous me visez dans ce billet en évoquant ma fâcherie avec Roland. Nous nous étions réconciliés depuis belle lurette. Un jour de 2017, il m’envoya ce mail: « Il fait un temps radieux sur Paris. J’ai pensé que c’était un jour idéal pour mettre fin à une brouille ». Dans la minute qui suivit, je lui téléphonai. Et, la minute d’après, nous avions tout oublié. Nous nous revoyions chaque fois que j’allais à Paris. La pandémie rendit nos rencontres difficiles, mais nous nous téléphonions souvent et bavardions des heures comme des pipelettes. Roland me parlait de votre obsession d’Hamilton, de votre dèche, de votre esseulement. Il avait une affection mêlée de pitié pour vous. Lundi matin, le 20, j’ai reçu à 7h30 un mail envoyé de son portable: « Je m’en vais! Prends le relais! ». Le titre du mail est « Big sleep ». Je n’ai découvert ce mot qu’à mon réveil, vers 8h. J’avais compris. J’ai alerté Marie, qui ne savait rien. Personne n’aurait rien su si Roland ne m’avait prévenu. Je suis le seul à qui il a pensé avant de s’en aller. Ça vous emmerde sans doute mais c’est comme ça.
    Concernant Matzneff. Je suis sûr que Roland a voulu lui donner, en se suicidant, une leçon. Si vous persistez à écrire des contre-vérités sur mon amitié avec Roland, soyez assuré que, si je vous croise, je vous casserai la gueule. Frédéric Schiffter J’aime
  2. defensededavidhamilton dit : 23 septembre 2021 à 14:48 Monsieur,
    Vous me dites que vous vous sentez visé par je ne sais quoi. C’est, vous en conviendrez, un problème qui vous regarde au premier plan. Hier j’ai échangé des courriels avec deux amis écrivains de Roland, avec lesquels il a été brouillé puis s’est réconcilié. Ils m’ont félicité pour mon billet et ne s’y sentent évidemment visés en rien.
    Le philosophe dont je parle dans ce billet de blog, au demeurant, n’est pas vous.
    Le fait que je sois « obsédé » par David Hamilton me semble anecdotique. Roland l’était aussi, il consacrait à Hamilton des articles et des vidéos depuis de très nombreuses années. Est-ce le fait que je m’intéresse à l’oeuvre et à la personne de David Hamilton qui me vaut, à lui seul, l’honneur de recevoir un commentaire aussi brillant provenant d’un philosophe tel que vous? J’en suis comblé.
    Vous avez reçu un courriel (un mail, dites-vous) de Roland le 20 septembre. Moi, quelques jours auparavant, j’ai eu deux lettres manuscrites. L’une adressée à l’un de mes amis universitaires, dans laquelle Roland demandait des nouvelles de moi. L’autre, directement à moi. Mais je n’ai pas entendu dire qu’un concours serait organisé entre ceux qui ont eu un courriel (un mail, pour employer votre vocabulaire), une lettre, voire rien du tout.
    Je ne pense pas, pour ma part, que Roland se soit suicidé pour enseigner quoi que ce soit à Gabriel Matzneff. Mais je vous laisse, naturellement, libre de votre opinion.
    Je finis en m’étonnant que vous acheviez votre commentaire par des menaces publiques de cassage de gueule, ce qui ne me semble ni très légal – d’une part – ni très aimable – de l’autre – (David Hamilton recevait de telles menaces, et Roland aussi), mais a au moins l’avantage de me rappeler l’atmosphère des bacs à sable de ma lointaine enfance dans la banlieue parisienne dans les années 1970, si loin des salons philosophiques comme il faut.
    O.M. J’aime
  3. Frédéric Schiffter dit : 23 septembre 2021 à 17:14 Monsieur, Vous faites le malin.
    Vous n’avez pas le courage de me débiner nommément dans votre billet. Vous saluez cette brêle stalinienne de Leroy et ce misérable Roger Pol-Mouillé — lequel a toujours jalousé l’art de vivre de RJ, son style, son travail d’éditeur. Vous ne dites pas un mot de mon hommage qui n’est ni un article filandreux farci de clichés — Roland tenait Leroy pour, dixit, un « gentil couillon » —, ni une « nécro » de commande bâclée par un plumitif du Monde — gazette que Roland vomissait. J’ai écrit un simple adieu, sincère, la gorge étranglée, où j’exprime mon admiration pour mon ami de vingt ans et mon éditeur.
    Je ne sais pourquoi vous m’avez pris en grippe. Vous ne me connaissez pas. Je ne fréquente pas les salons. Je passe le plus clair de mon temps sur les plages de Biarritz. À Paris, une ou deux fois par an, je ne voyais que Pajak, Rosset, Sampson, jadis Polac. C’était l’époque de l’Imbécile, des après-midi au Flore, des dîners chez Yushi ou au petit Tibério. Des fins de soirée, parfois, rue Oudinot.
    Si, un jour, je vous envoie une beigne, ce n’est pas parce que vous êtes un artiste maudit — j’ignore si vous avez du talent — mais un type sans tact qui méprise une amitié. FS J’aime
  4. defensededavidhamilton dit : 23 septembre 2021 à 19:05 Monsieur,
    ce blog n’a pas vocation à recevoir ultérieurement vos commentaires, dont le contenu est vraiment douteux.
    Je vous répète que je fais allusion dans mon billet à quelqu’un que Roland et moi connaissions (et que je connaissais depuis les années 1980). Ce qui ressort de la lecture de mon roman « Mon coeur sur l’échiquier », que Roland avait lu (dès les bonnes feuilles, que je lui avais envoyées par courriel), roman que R.J. avait par ailleurs recensé sur son blog.
    Ce que vous pensez de Leroy ou de Roger Pol-Droit vous appartient, je n’ai d’ailleurs pas à les défendre. Pour ce que je sais, Roland les aimait beaucoup. J’ai toujours pensé que je devais laisser mes amis apprécier, ou pas, d’autres personnes (que je ne connaissais pas personnellement).
    Dois-je comprendre que vous seriez le seul lecteur potentiel des arcanes jaccardiens?
    Je ne vous ai pas pris en grippe, et pas davantage en Covid 19. Je ne vous connais pas. Je crois vous avoir envoyé une fois un de mes livres, à votre adresse que m’avait donnée Roland. C’est tout.
    Vous continuez à m’envoyer des menaces de « beignes ». Est-ce que vous filez des beignes à tous ceux dont vous ignorez s’ils ont plus de talent que vous? Voilà qui ne sera pas une sinécure, je le crains. Et, chose amusante, vous continuez à m’accuser de vous avoir pris en grippe.
    J’avoue qu’il m’échappe complètement en quoi je mépriserais une amitié. Je n’ai certainement jamais méprisé mon amitié avec Roland Jaccard. Qui, je vous le rappelle par devoir de mémoire, était abonné depuis 2016 au blog « En défense de David Hamilton » sur lequel il a laissé des dizaines de commentaires, a préfacé un de mes livres (« C’est David Hamilton qu’on assassine »), en a co-signé un autre avec moi (« Ma petite bande de jeunes filles en fleurs »), m’a consacré deux articles dans le « Service littéraire » ( https://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-116-avril-2018-papier/), une dizaine sur son blog, sans parler de quelques autres articles sur d’autres blogs littéraires, pour finir par une dizaine voire une vingtaine de vidéos sur You Tube. Et dont j’ai fait le personnage de mon roman « Mon coeur sur l’échiquier ». Ajoutons trois mille courriels en quatre ans.
    Exemple d’article sur d’autres blogs que le blog de Roland Jaccard : https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-se-souvient-de-david-hamilton
    O.M.
    Puis-je, pour finir, aimablement vous suggérer de cesser de vous rendre coupable, à deux reprises déjà aujourd’hui, de menaces publiques de coups et blessures à mon égard? A lire aussi, le cas échéant : https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-dit-merci-a-toutes-les-filles
    Article paru dans « Causeur », où Roland Jaccard évoquait mon livre « le portrait de Dawn Dunlap » : http://www.roland-jaccard.com/2018/02/02/david-hamilton-flament-glose/
    Ou encore ceci, que je conseille: https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2020/08/30/souvenirs-du-monde-litteraire-parisien-depuis-le-temps-ou-je-lisais-roland-jaccard-dans-le-monde-jusqua-aujourdhui/

***

Alfred dit : 27 septembre 2021 à 18:34

Alors que Roland Jaccard a enfin gagné son ticket d’entrée au paradis où il va pouvoir continuer à se la couler douce (aussi bien que dans la salle d’attente qu’il tardait à quitter), les vivants continuent de s’écharper de plus belle en évoquant sa mémoire. Un hommage aussi original qu’inattendu qui ne l’aurait cependant pas trop surpris, et probablement réjoui.
La fin tragique de Cioran avait laissé un goût très amer. Roland Jaccard par son passage à l’acte nous montre que l’idée de suicide, des plus consolantes, toute littéraire qu’elle soit, peut devenir concrète, contrairement à ce que se plaisaient à penser les ricaneurs qui sont remis à leur place pour l’éternité.

J’aimedefensededavidhamilton dit : 27 septembre 2021 à 19:18

Bonsoir, « Alfred ». Personnellement, je tenterai de ne pas m’écharper avec qui que ce soit, au moins à ce sujet. Pour ce qui est de certains commentaires (je ne les publie pas tous), je suis certes surpris de me voir reprocher, par l’un ou l’autre quidam, de m’en prendre à lui (alors que ce n’est pas le cas) puis de me voir menacé de recevoir des beignes et autres cassages de gueule.
En ce qui concerne Roland, il a préfacé un de mes livres, nous en avons cosigné un (« Ma petite bande de jeunes filles en fleurs » et des féministes en causent beaucoup sur Twitter en ce moment : elles trouvent ce titre scandaleux, alors que c’est une évidente allusion à Marcel Proust, écrivain que Roland et moi aimions beaucoup), il était abonné à mon blog depuis le premier jour, il m’a consacré des dizaines d’articles mais cela n’est pas le plus important. Je crois pouvoir dire que nous avions une vraie amitié. Elle n’est d’ailleurs pas morte avec son départ.

Ps J’ignore si vous possédez les livres « C’est David Hamilton qu’on assassine » (avec une préface de Roland Jaccard) et « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs ». Je vous les conseille. Tout comme je vous conseille « Mon coeur sur l’échiquier » dont il est un personnage. Je crois me souvenir que vous les possédiez. Mais je peux me tromper…

DE L’AMOUR POUR LES AMBIGUS

Il circule sur Internet une pétition (je l’ai reçue le 19 courant) pour soutenir Raoult et demander à ce qu’il conserve son poste à l’IHU de Marseille, voilà ce que j’ai répondu à ce sujet :

Je ne signerai certainement pas pour un type qui a eu le culot (reniant tout ce qu’il semblait faire et dire jusque-là, sur le traitement entre autre, et sur le fait que se faire vacciner relevait du domaine privé) de demander aux personnels soignants de se faire « vacciner », deux ou trois jours avant l’annonce du taré de l’Élysée. Pensant à lui en méprisant ceux qui refusent la « vaccination », la pseudo-vaccination. Il a agi de concert avec Macron le mondialiste. Il a cru ainsi pouvoir échapper à son éviction. Il a donc tout perdu : son poste et son honneur. Et ma sympathie. Il n’est d’ailleurs pas à plaindre. À son âge, il peut passer la main. Et peu importe qu’il ait écrit ce qu’il a écrit « à regret ». Si ce n’est que c’est encore plus pathétique, pour ne pas dire dégueulasse pour ses collègues ou confrères résistants.

MONSIEUR VARAN, PARDON VÉRAN, MARABOUT, GRAND EXORCISTE… PAS VRAIMENT… NAVRÉ

N. B. Je profite de cette occasion pour dire que des problèmes techniques vont limiter à l’extrême, pour ne pas dire totalement, ma présence sur ce blog pendant quelques jours. Le temps de redémarrer du meilleur pied.

RONDEL FLEUR DE BRUYÈRE

Hisse à la drisse – Eh ô ! novice –
Ta boulingue, en corsaire mauve *
– Un ton bien connu de la mauve –
Et cabote, que je le visse.

Tu es l’Ankou qui sans malice **
Lasse Marcelle, ta guimauve. ***
Hisse à la drisse – Eh ô ! novice –
Ta boulingue, en corsaire mauve.

Jette ta tête à ce délice,
Vibre d’une bruyère fauve
Et clos pour celui qui se sauve
« Triste en corps bière » à ais d’éclisse. ****
Hisse à la drisse – Eh ô ! novice.

*Boulingue, anciennement, petite voile au haut du mât. À rapprocher de : bouline, anciennement, nom d’un cordage amarré à une voile carrée et servant à mieux l’orienter (en particulier avec des vents de biais). Emprunté de l’anglais bowline, composé de bow, « proue » (?), et line, « corde », qui désigne un cordage. (cf. Dictionnaire de l’Académie française, 5e édition, 1798 ; Charles Romme Dictionnaire de la marine françoise, 1798 ; Littré et Trésor de la langue française).
** An Ankou (nom breton du spectre de la Mort). Surnom donné par les habitants de Roscoff à Tristan Corbière.
*** Marcelle, petit nom dont le poète baptisa sa muse qui était indifférente à lui, une certaine Armida Josefina Cuchiani.
**** « Triste en corps bière » jeu de mot créé par Tristan Corbière lui-même. Tristan est un prénom qu’il s’est donné ; les siens étaient Édouard Joachim (Édouard étant le quatrième prénom, mais prénom usuel de son père). Il prit le prénom de Tristan par référence au poète, dramaturge et romancier Tristan L’Hermite (du Solier) dont le véritable prénom n’était pas non plus Tristan mais François. Celui-ci avait pris le prénom de Tristan à un (supposé) ancêtre militaire qui servit de près Charles VI, Charles VII et Louis XI, et dont c’était le second prénom après celui de Louis.

***

Brèves du jour

Tombé sur l’éditorial du rédacteur en chef responsable de l’international de la feuille Ouest-France. J’en ai lu juste assez pour comprendre que le journaleux est persuadé (ou entend nous persuader) que les z-événements du Onze Septembre (il y a vingt ans aujourd’hui même) étaient l’œuvre de Bin Laden dont le plumitif nous rappelle qu’il fut ingénieur.

Quel ingénieur ingénieux que ce dernier qui, avec une équipe de bras cassés tout juste aptes à piloter des petits coucous, ait pu mettre en scène un tel péplum hollywoodien des temps mécaniques. Un avion de ligne égaré qui s’écrase dit-on, on ne sait où, un autre apte à détruire une aile du Pentagone, et deux autres entrant dans deux tours comme dans du beurre pour en ressortir leur nez intact, avant que l’on ne mette en marche deux petits incendies ridicules.

Et au final trois et non pas deux tours qui s’effondrent par l’action d’une destruction assistée programmée grâce à un réseau de bombinettes atomiques. Tandis qu’on recueillait au pied des ruines les papiers d’identité de l’un des dits terroristes. Comme dans un film d’action. Dans quelque James Bond. Ou autre mauvais film.

Le jour même de grandes manœuvres aériennes dont le thème était : comment arrêter une attaque aérienne terroriste ? pendant que le président était loin de là, le vice-président aux commandes. Dès la veille, on le sut plus tard, des manœuvres d’un autre genre, de Bourse, signaient la préméditation locale et non islamo-terroriste du délit criminel.

De même très peu de temps avant, le récent propriétaire de la troisième tour « tombée » toute seule et sans raison apparente, ni fait objectif pouvant l’expliquer, sinon une destruction à l’explosif déjà présent sur le site (aucun mort dans celle-là, elle avait été évacuée avant qu’elle ne fût froidement abattue par un système de mise à feu qui ne devait rien du tout à Bin Laden), avait su assurer son bien contre tout acte terroriste.

Le complot est patent. Il semble avoir été l’œuvre de ce que l’on nomme couramment de nos jours le dit État profond, dont les ramifications avaient semble-t-il atteint certains hauts sommets de l’État officiel. Avec l’aide probable de la CIA et du Mossad.

Indépendamment des milliers de morts, accessoires pour les comploteurs, on détruisait des archives (je ne sais plus s’il s’agissait de la CIA ou du FBI) alors que le propriétaire (juif) de la troisième tour récupérait l’intégralité de sa mise !

Et c’était parti pour une nouvelle forme de terreur : la terreur prétendument antiterroriste.

Le journaleux s’extasie sur Bin Laden qui aurait eu l’ingéniosité diabolique de faire en sorte qu’un certain temps se passe entre le « crash » du premier avion (plus sûrement un hologramme) sur les tours jumelles du Word Trade Center (tout un symbole) et du second (hologramme idem), pour permettre la diffusion « en direct, live » comme dirait l’autre, du second, en une sorte de cinéma grand écran mondial (mondialiste ? Déjà).

Dans le même genre de mise en spectacle et de direct qui furent ceux du « premier pas sur la Lune », qui n’a jamais existé que dans les studios de cinéma étatsuniens.

Et comme si Bin Laden, être diabolique omniscient, avait été aux commandes des régies des télévisions américaines et autres !

Mais je ne développe pas plus ce soir.

* * *

Je me suis trouvé cet après-midi dans un rassemblement pour la liberté et anti-passe-sanitaire, devant l’hôpital public de ma cité. Ce que j’en ai retenu est que certains éléments troubles cherchent à récupérer la mise à leur profit. Je m’explique. Il y a un mois environ, on avait déjà fait taire un individu qui à tout prix, et hors sujet, voulait nous fourguer l’idée que les pauvres Africains étaient privés de bénéfiques « vaccins ». Soit dit en passant, alors même qu’ils s’en passent très bien et ont la meilleure défense contre le virus qui est l’hydroxychloroquine, qu’ils utilisent pour beaucoup journellement pour prévenir la malaria.

Cet après-midi, rebelote de la part de tout un groupe de syndicalistes (je verrai bien la CGT dans le tas car cela leur correspond exactement*) avec cette même idée, et pire encore. Alors que le mot d’ordre est « liberté, solidarité », leur porte-parole a eu le culot de vanter les mérites de la vaccination, et ceci sous le nez des personnels soignants opposés au passe-sanitaire que l’on venait soutenir, dont un certain nombre ne sont justement pas « vaccinés ».

On a vu les syndicats récupérer tout un tas de mouvements depuis des années, le dernier étant celui des Gilets Jaunes, récupéré également par tout le gauchisme putride qui au début du mouvement crachait sur ces gueux, ces ploucs graines de « fachos » et de « beaufs ».

* Je crois avoir rappelé que le slogan « oui à la vaccination [sans guillemets], non au passe sanitaire » est celui de cégétistes. Ce qui est une contradiction dans les termes, ou plus exactement une tautologie. À quoi bon un passe si tout le monde est vacciné. Ou alors quel est le but réel d’un passe « sanitaire » ?

Et un joli cadeau offert aux mondialistes. Il faut dire que toute la bureaucratie syndicale sans troupe ne tient plus que par les subventions nationales ou « européennes » (donc indirectement nationales, finalement). Voilà où se situe le niveau de « rébellion » de la CGT, quand la CFDT approuve vaccination et passe, ce qui en dit long sur sa clientèle. Et quand tout ce joli petit monde s’est déjà plus ou moins arrangé avec la macronie sur la question des retraites et des privatisations.

Manipuler, récupérer et quand ce n’est pas possible foutre en l’air un mouvement né dans l’autonomie, ou de collectifs plus ou moins informels. Voilà la basse œuvre syndicale. Plus encore quand elle veut se mêler de politique.

Maison de santé Blanche

«  Ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire … et blanche ». *

Au creux de la venelle, à chapeau sentinelle accort,

La neige a cravaté, de son destin hâté, ton corps ;

Trois marches vers la Mort, sans que le cœur qui mord, ne flanche.

* Billet adressé par Nerval à sa tante le 24 janvier 1855 ; lui-même étant retrouvé, tout juste mort, au petit matin du 26 dans l’un des passages les plus sordides – refuge à malheureux – étroit et sombre du Paris d’alors.