Du site https://fr.news-front.info/
Il faudra essayer de faire un couloir humanitaire depuis Marioupol [partie de l’oblat de Donetsk qui était tenu par l’armée ukrainienne] pour que les civils puissent partir, a déclaré le représentant officiel de la NM RPD [les milices du Donetsk?], Eduard Basurin.
« Mariupol est le deuxième en termes de population, c’était le troisième après Makiivka, maintenant, probablement, le deuxième. Dès lors, tout devra être fait pour que la population civile ne souffre pas. Soit dit en passant, il y a un très gros problème avec les produits. Les militaires ont organisé une collecte de nourriture pour eux-mêmes car ils se plaignent de n’avoir rien à manger. En conséquence, ils seront enlevés aux civils. Il faudra en quelque sorte faire face à cela et essayer de débloquer la ville dès que possible, faire un couloir humanitaire pour qu’il soit possible de sortir en tant que civil, et après cela, s’occuper de la ville elle-même », a-t-il déclaré.
Plus tôt, Basurin a déclaré que l’encerclement de Marioupol serait complètement achevé aujourd’hui, le 1er mars.
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Hier, lors de l’évacuation de Kiev, la thérodéfense [des ultra-nationalistes tarés] a tué un citoyen israélien. La voiture a été arrêtée lors d’un contrôle de documents à l’un des postes, alors qu’il tentait de partir pour la Moldavie. Voyant les documents d’un citoyen israélien, l’un des inspecteurs a tiré à bout portant. Le ministère israélien des Affaires étrangères est déjà au courant de l’incident. [sic] Les représentants de Terodefense affirment qu’ils l’ont pris pour un Tchétchène. [sic!!!]
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Il y avait une vidéo d’un Américain qui est maintenant à Kiev et qui est sorti lundi matin pour se promener dans la capitale après le couvre-feu
Il n’aime pas ce qui se passe. Il est particulièrement agacé par le grand nombre de personnes qui ont reçu des armes.
Il pense que les criminels recevaient souvent des armes – d’où les pillages et les vols. Il dit que cela crée l’anarchie.
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un article du 27 02
Dragan Stanoevich : C’est un nouvel ordre mondial, l’Ukraine n’est qu’une marionnette de l’Amérique et de l’Occident
En ce qui concerne les événements en Ukraine, bien sûr, nous devons garder à l’esprit qu’il s’agit d’un conflit entre l’Amérique via l’Ukraine et la Russie. Il s’agit d’un conflit mondial, et la réponse de la Russie est plus globale et dirigée contre l’OTAN que contre l’Ukraine. Parce que l’Ukraine n’était qu’une marionnette de l’Amérique et de l’Occident, et c’est à cela qu’ils ont conduit le peuple. C’est le nouvel ordre mondial.
Ce n’est plus un monopole dans lequel l’Amérique décide de tout, déclare l’analyste politique serbe Dragan Stanojevic dans une déclaration à News Front, ajoutant que la domination mondiale des États-Unis a pris fin. Il faut dire à quel point l’Occident est hypocrite. Tout le monde s’est présenté aujourd’hui et a parlé de la violation du droit international, des frontières… et tout le monde a oublié le droit international lorsqu’ils ont volé le Kosovo-Metohija.
Poutine a mis fin à l’hypocrisie de l’Occident, et c’est la fin de la domination occidentale ajoute un spécialiste. « L’hypocrisie occidentale n’est pas un nouveau terme, c’est leur principe de vie, mais elle coûte la vie aux gens ! » « C’est drôle quand nous, les Serbes, voyons maintenant la réaction de toute la communauté internationale et des politiciens qui parlent tous de l’effondrement des droits, de l’inviolabilité des frontières, etc…
Ils ont tous oublié que tout cela est le résultat de leur politique cynique ! » Ils ont creusé des trous dans lesquels ils tombent maintenant eux-mêmes et bonne chance à eux, ils n’en sortiront jamais ! Quand ils ont dit que le Kosovo était un « cas particulier », c’est parce qu’ils l’ont voulu ainsi, parce qu’ils l’ont organisé ainsi, mais pour d’autres, selon eux, il n’y a pas de « cas particulier » ! Eh bien maintenant il y aura beaucoup d’occasions spéciales je pense en Europe mais en Amérique aussi.
Dragan Stanojevic pour News Front
28/02/2022 05:15
https://www.breizh-info.com/2022/02/28/180570/en-pleine-guerre-de-lukraine-lotan-rattrape-par-la-verite-lagora/
Depuis plusieurs décennies, les responsables de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ont toujours nié l’existence d’un document écrit qui aurait limité son extension vers l’Est lors de la disparition de l’URSS.
Pourtant d’après le très sérieux journal allemand Der Spiegel, un tel document existe bien. Il a été établi en 1991, et signés par les représentants Américains, Anglais, Allemands et Français, au moment du pacte portant sur la réunification des deux Allemagnes.
Voici ce qu’écrit le site Planètes 360 le 21 février dernier :
« Le magazine allemand confirme, en effet, les accusations de la Russie concernant l’élargissement de l’OTAN vers l’est en violation d’un accord datant d’après la chute du mur de Berlin. Un document écrit, prouvant un accord sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est, a été trouvé dans les archives britanniques.
Der Spiegel évoque une découverte sensationnelle. Un document découvert dans les archives confirme la version du Kremlin selon laquelle l’OTAN ne devait pas s’élargir vers l’Est après avoir obtenu l’accord de Moscou sur l’unification de l’Allemagne. La découverte de ce document écrit tombe alors que le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a soutenu et continue d’affirmer que personne n’a fait de telles promesses à l’Union soviétique. Le document écrit, selon Der Spiegel, a été découvert dans les archives nationales britanniques par le politologue américain Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Auparavant, le document était classé «secret», mais il a ensuite été déclassifié. »
Le 24 février, c’est au tour du journal « L’Humanité » de reprendre cette information :
« C’est écrit noir sur blanc. Comme le révèle Der Spiegel, un document émanant des Archives nationales britanniques confirme la thèse avancée par Moscou de l’existence d’un engagement de Washington et des puissances occidentales à ne pas étendre l’Alliance atlantique vers l’Est.
Ce texte, longtemps classé secret-défense, a été remonté des profondeurs des Archives par le chercheur états-unien Joshua Shifrinson, professeur à l’université de Boston. Il fait état du procès-verbal d’une réunion des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne, tenue à Bonn le 6 mars 1991. Le thème était « la sécurité en Europe centrale et orientale ».
Sans la moindre ambiguïté, les participants britanniques, états-uniens, français et allemands couchent sur le papier leur engagement à circonscrire l’Alliance atlantique au territoire de l’Allemagne unifiée, mais pas au-delà. Une telle expansion serait « inacceptable », est-il dit explicitement. »
Et ils ne sont pas les seuls à évoquer ce qui pourrait constituer une preuve accablante de la duplicité des Occidentaux envers la Russie. Le site News Front publie également ce texte qui ne laisse guère de doute :
« La Russie soutient depuis des décennies que l’expansion de l’OTAN vers l’Est est une violation des promesses occidentales faites immédiatement après la chute du mur de Berlin. Et maintenant un document remarquable émerge.
Jusqu’à il y a quelques semaines, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, se comportait avec beaucoup d’assurance. Le Norvégien a répondu avec confiance à la question de « Der Spiegel » si l’OTAN avait promis dans les années 90 de ne pas s’étendre à l’est. Stoltenberg a répondu avec confiance: « Ce n’est tout simplement pas vrai. Une telle promesse n’a jamais été faite, il n’y a jamais eu un tel accord en coulisses. C’est tout simplement faux. » .
Vérité ou non?
De la même manière que Stoltenberg, de nombreux politiciens, militaires et journalistes occidentaux voient la situation. C’est une position commune : l’admission en 1999 de la Pologne, de la Hongrie, de la République tchèque, puis d’autres pays d’Europe de l’Est à l’OTAN n’aurait pas contredit les accords avec Moscou après la chute du mur de Berlin en 1989. Cette position générale est compréhensible. Le président russe Poutine, en toute occasion, répète que l’Occident a trompé son pays avec l’élargissement de l’OTAN. Et puisque Poutine prétend cela, alors qui en Occident veut être accusé d’être un assistant de la propagande de Poutine ?
Et pourtant : la version de Stoltenberg soulève des questions. Ceci est confirmé par un document des Archives nationales britanniques. Ce document a été mis au jour par le politologue américain Joshua Shifrinzon, et initialement ce document a été classifié. Le document fait référence à la réunion des secrétaires d’État du ministère américain des Affaires étrangères, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne à Bonn le 6 mars 1991.
Le thème de la réunion était la sécurité de la Pologne et d’autres pays d’Europe de l’Est. La RDA et la RFA se sont unies cinq mois avant la rencontre. Depuis des mois, les politiciens de Varsovie et de Budapest signalent leur intérêt pour les alliances occidentales d’États. Et le document prouve qu’à ce moment-là, les Britanniques, les Américains, les Allemands et les Français étaient unis : l’adhésion à l’OTAN des pays d’Europe de l’Est était « inacceptable ».
La remarque suivante du représentant de l’Allemagne Jurgen Hrobog dans ce document est particulièrement intéressante : « Lors des négociations sur la formule 2 + 4, nous avons été clairs : l’OTAN ne sera pas étendue de l’autre côté de l’Elbe. Par conséquent, nous ne pouvons pas proposer à la Pologne et à d’autres pays d’Europe de l’Est l’adhésion à l’OTAN. Rappelons que les négociations 2 + 4 étaient des négociations entre la RFA et la RDA avec des représentants des quatre puissances qui ont gagné la Seconde Guerre mondiale (Grande-Bretagne, URSS, USA, France).
Le moins que l’on puisse dire de cet événement est qu’il pourrait remettre en question un certain nombre de choses concernant l’OTAN. La première est tout bonnement de savoir pourquoi l’effondrement de l’Union Soviétique n’a pas induit sa dissolution ? L’OTAN avait été crée en 1949 pour s’opposer à l’éventuelle expansion vers l’Ouest de l’URSS. Celle-ci ayant disparue, la logique élémentaire devait faire également disparaître l’OTAN. Or, c’est exactement le contraire qui s’est produit. La zone OTAN s’est élargie pratiquement jusqu’aux confins de la Russie et son domaine d’intervention s’est étendu jusqu’au moyen-orient…
Enfin, toujours sur le site News Front, on trouve le fac-similé du document officiel de 1991 :

Il ressort clairement du document que le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et la France ont convenu que l’adhésion des pays d’Europe de l’Est à l’OTAN était « catégoriquement inacceptable » .
« Nous avons clairement indiqué à l’Union soviétique, dans les pourparlers 2 plus 4, ainsi que dans d’autres négociations, que nous n’avions pas l’intention de bénéficier du retrait des troupes soviétiques d’Europe de l’Est … L’OTAN ne devrait pas non plus s’étendre formellement vers l’est ou de manière informelle» , cite le représentant américain (Der Spiegel).
La Russie s’est opposée à l’expansion de l’OTAN à l’Est, se référant aux promesses correspondantes des pays occidentaux.
« Et ils nous disent : Est-ce écrit sur un bout de papier ? Non ? Bon, c’est tout, allez-vous-en, on s’en foutait de vos soucis » , a déclaré le président russe.
En réponse, Jens Stoltenberg a ensuite déclaré que l’Alliance de l’Atlantique Nord « n’a jamais promis de ne pas s’étendre » . Dans une interview avec le même Der Spiegel, il a déclaré qu’ « il n’y a jamais eu une telle promesse, il n’y a jamais eu un tel accord en coulisses, c’est juste absurde ». Mais maintenant, Spiegel publie un document qui dit noir sur blanc exactement le contraire. L’OTAN a promis. Et la promesse n’a pas été tenue. Et la façon dont l’Occident exige avec zèle et exigence quelque chose de la Russie vous fait penser : pourquoi tout est-il ainsi ?
Ces choses sont beaucoup trop importantes pour qu’elles soient traitées avec un tel mépris. Même s’il ne fait plus guère de doute que l’OTAN a été créé pour devenir à terme le bras armé d’un futur gouvernement mondial dominé par l’Etat profond américain, ceci n’est qu’un projet. Entre-temps, ce sont les peuples qui sont en train de sortir de la léthargie dans laquelle on les a maintenus par une communication lénifiante et orientée, et ces peuples croient encore à l’avenir des nations qu’ils ont mis si longtemps à constituer.
Alors, certes, le monde est en train de changer, mais rien ne permet de dire aujourd’hui qui va l’emporter, des mondialistes ou des souverainistes attachés à leurs « États-nations ».
Jean Goychman
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Le conflit OTAN/Russie en Ukraine – François Asselineau
La majorité des hommes sont des crétins et veulent croire à ce qu’on (ceux qui les dominent) leur prêche, la preuve entre autres choses, les religions… On dirait même qu’ils veulent vivre dans un confort imbécile (du moins en « Occident ») ponctué par des périodes de peur et la tourmente.
Rien de rationnel, que de l’émotion irréfléchie.
Le covidisme et l’ukrainisme, les religions du moment (quand le papisme « catho », quand à lui, a sombré dans le mondialisme) en sont deux bons exemples.
Mais ce sont aussi, indéniablement, la marque du début de la fin de l’impérialisme yankee et de ses affidés européens en particulier. Quand on se croit vraiment tout permis, tout en usant la patience des autres et des gens les plus éveillés des peuples en particulier, dont on a rien à faire et que l’on méprise, on est jamais loin de son déclin, puis un jour vient où c’est sa fin. Rien n’est éternel, pas même les civilisations. Plus de 70 ans d’impérialisme nord-américain, cela suffit. Mais il va falloir passer par des épreuves, voire des décennies de barbarie, la bête est blessée et surtout tarée. Prête à n’importe quelle çonnerie.
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Une autre menace pour les Ukrainiens autant que pour les Russes : Kiev donne des armes et des munitions à n’importe qui. On signale ainsi des exactions contre les populations civiles de tous bords, en particulier contre des commerçants qui se font piller, et des meurtres de la part de délinquants armés.
Et Kiev libère des criminels pour combattre. Il s’agit de militaires qui ont été condamnés à la prison y compris pour des crimes de sang. Il paraît également, et c’est tout à fait possible vu les mentalités locales, que des combattants ukrainiens trempent leurs balles dans du porc en prévision d’affronter des tchétchènes aguerris. Les tchétchènes qui soutiennent la Russie sont majoritairement musulmans.
Tandis qu’aux frontières ukrainiennes (vers la Pologne par exemple) les Africains et autres extra-européens, pour la majorité des étudiants, se voient refuser de passer et de monter dans les cars qui emmènent des Ukrainiens loin de la guerre.
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L’Union européenne et divers pays dont l’Allemagne et la fRance macronienne qui poussent à la guerre ! On m’avait expliqué qu’elle était là, cette Union pour maintenir la paix en Europe. Et des sanctions économiques qui vont finir de nous ruiner ! Quel monde de toqués, de salauds et de merdeux politiques … Quel pays tolérerait d’avoir un armement hostile à ses frontières pouvant la rayer de la carte ?
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Je reprends ici une remarque de Stefan Cuvelier, le comique belge une fois, Fieu ! : « Selon une étude (tu ne sais jamais laquelle) les plus défavorisés, les moins diplômés ainsi que les immigrés extra-européens sont les moins « vaccinés » ». Lui il se range parmi les moins diplômés, précisant n’en avoir aucun, de diplôme. Moi, je suis plus embêté. Même au niveau des non-piquousés je suis encore à la marge ! Tel est mon destin…
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Critiquant des informations vides d’intérêt, ce même Stefan, un peu facétieux précise : « Ah ! voir Macron et toute sa clique se faire éclater sur des mines anti-personnels, ça serait une belle info ». Moi, personnellement je me contenterais déjà de Lévy (ex colon algérien) et Enthoven père (ex colon algérien) et fils (agrégé, ou plutôt désagrégé de philo), les bellicistes mondialistes. Quand je dis Lévy, je ne parle pas d’Élisabeth qui vient de déclarer : « Ce n’est pas à l’Union européenne de décider quels médias peuvent exister en France », mais de l’inénarrable crétin bien de trop connu.
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Petit point de lexicographie : « Le nom de l’Ukraine, en ukrainien Україна /ukrɑˈjɪnɑ/ [oukrayina] vient de l’ancien slave оукраина (oukraina) [ooukrayna] : pays frontalier, marche (des terres russes), terme employé au moment de l’invasion des Tatars. Le russe край (kraj) [kray] désigne à l’origine la frontière, puis le territoire. (cf. Le site Lexilogos)
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28.02.2022. La Syrie est prête à reconnaître l’indépendance des Républiques de Donetsk et de Lougansk, a déclaré la conseillère de Bachar el-Assad, Louna Chible, à Sputnik.
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1.03.2022. « Il faut se demander si on peut répondre aux bombes par les bombes, au sang par le sang. Quand il y a un incendie, on ne verse pas d’huile sur le feu, il faut le couvrir, on l’éteint avec de l’eau », a déclaré Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue du Nord italienne, à la chaîne de télévision Canal 5.
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Quelle est la grande différence entre la mentalité politique russe et la mentalité politique « démocrate » nord-américaine et euro-mondialiste ?
La raison et la réflexion pour les premiers, le bluff et la trivialité pour les seconds.
Toute la différence entre un joueur d’échec et un joueur de poker, ou pire encore : de poker menteur.
La démoncrassie euro-mondialiste a coupé Sputnik et RT.
On peut les suivre sur Telegram :
https://telegram.me/s/Sputnik_France
https://t.me/s/rtfrance_officiel
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Article de RT France
En annonçant son intention de censurer RT et Sputnik sous un prétexte fallacieux, dans le cadre du conflit ukrainien, l’Union européenne signe un renoncement majeur à un de ses principes fondateurs. Par la voix de la présidente de la Commission Ursula van der Leyen, l’Union européenne a annoncé le 27 février son intention de censurer les médias publics russes RT et Sputnik sur son territoire. Au-delà des légitimes questions légales que posent cette annonce – sur quelle base juridique repose cette mesure et de quel pouvoir dispose l’UE pour l’imposer aux Etats membres ? – il convient de s’arrêter un instant sur les raisons qui motivent une telle décision.
Von der Leyen et Borrell annoncent que l’UE va «interdire» la diffusion de RT et Sputnik Aux yeux de l’UE les choses sont claires : il serait question d’empêcher les deux médias de diffuser des «mensonges», et une «désinformation nuisible à l’Europe». «Nous allons interdire dans l’UE la machine médiatique du Kremlin. Les médias d’Etat Russia Today et Sputnik, ainsi que leurs filiales, ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine et pour semer la division dans notre Union. Nous développons donc des outils pour interdire leur désinformation toxique et nuisible en Europe», a ainsi déclaré la présidente de la Commission européenne lors de sa conférence de presse.
Mais de quels mensonges parle donc Ursula von der Leyen ? A aucun moment, le 27 février comme auparavant, un exemple concret de mensonge, désinformation ou fausse information provenant de RT n’a été présenté par les responsables européens. Et pour cause, il n’en en existe tout simplement pas. Comme le soulignait récemment le Syndicat national des journalistes (SNJ), les journalistes de RT France sont des journalistes professionnels, qui disposent de leur carte de presse. La chaîne RT France dispose par ailleurs d’une convention avec l’Arcom (ex-CSA), et n’a jamais été sanctionnée par le régulateur. Et, vu l’attention particulière portée à ce média depuis leur création, il tombe sous le sens que le moindre faux pas n’aurait – à raison – pas été épargné.
«Acte de censure qui réduit le pluralisme de l’information» Prendre une décision qui contrevient aux principes fondateurs sur lesquelles s’est bâtie l’Union européenne – précisément à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE qui garantit la liberté «de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques» et le respect du pluralisme des médias –, mériterait donc un peu plus qu’une accusation lancée en l’air. Sans quoi le renoncement à ces principes serait assumé, et il deviendrait pour le moins difficile pour l’UE de se présenter comme un parangon de démocratie.
Menace d’interdire RT : attaquer les journalistes n’est «jamais la bonne réponse», pour le SNJ C’est en substance ce qu’expliquait le SNJ dans un communiqué publié le 28 février. Face aux menaces que fait peser l’UE sur RT France, le syndicat a ainsi tenu à rappeler une évidence : «S’en prendre à des journalistes, les expulser, interdire les chaînes ou les journaux dans lesquels ils travaillent constitue, quelles que soient les intentions affichées, un acte de censure qui réduit le pluralisme de l’information.»
Du reste, cette position n’était pas étrangère à l’UE il y a quelques mois seulement, ce qui rend fascinant d’observer son attitude bipolaire sur le sujet. Fin 2020, le parlement votait en effet une résolution dans le but de «réaffirmer sa profonde préoccupation face à l’état de la liberté des médias, dans le contexte des abus et des attaques qui, dans certains Etats membres, continuent d’être commis à l’encontre de journalistes et de professionnels des médias en raison de leur travail».
En mai 2021 à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, c’est Ursula von der Leyen elle-même qui soulignait que la démocratie ne pouvait fonctionner sans médias libres et indépendants. Et concluait de ces mots, qui prennent un saveur toute particulière aujourd’hui : «Nous devons protéger les journalistes à tout prix.»
Un seul son de cloche, un véritable danger A un moment majeur de l’histoire de l’Europe et du monde, dont les conséquences représentent un séisme géopolitique, censurer des médias sous un prétexte fallacieux pose question.
Dans le cas du conflit en Ukraine, il n’est nul besoin de partager le point de vue russe sur la situation pour prendre conscience de l’indispensable nécessité de l’entendre — tout comme il importe de pouvoir consulter le point de vue de l’Ukraine et de ses alliés. Et pour cause, ne pas avoir accès aux éléments permettant d’analyser les causes de cette crise, c’est se priver de toute chance d’arriver un jour à la paix.
Or quels médias évoquent régulièrement dans leur analyse le coup d’Etat de 2014, appuyé par les nationalistes ukrainiens dont des groupes ouvertement nazis ? Quels médias évoquent les bombardements qui durent depuis 8 ans dans le Donbass, cette région à majorité russophone, qui constituent selon Moscou des «crimes de guerre»?
Quels médias prennent le temps d’évoquer l’ultime tentative de négociation de Moscou fin décembre, demandant la neutralité de l’Ukraine, et comme cela avait été le cas pour Cuba en 1962, le non-déploiement de missiles sur des bases de l’OTAN, à proximité des frontières russes ?
Comme toute histoire, la crise ukrainienne a deux facettes. Et de l’incident du golfe de Tonkin aux «armes de destructions massives» en Irak, l’histoire récente n’a de cesse de rappeler l’importance de la pluralité de l’information. A la lumière de ces exemples, une question s’impose : priver les citoyens européens de cette pluralité présage-t-il quoi que ce soit de bon ?
Frédéric Aigouy
(JPF) Et j’ajoute, après deux ans de mensonges et de discours unique et de censure des scientifiques non-corrompus à propos du corona-virus (et je ne parle pas des limitations des autres libertés), nous voilà repartis…
La seule solution rationnelle : sortir de la dictature et du totalitarisme ; sortir de l’Union Européenne, sortir de l’Otan, sortir de l’euro.
Publié le février 24, 2022 par Le Saker Francophone
https://lesakerfrancophone.fr/le-jour-ou-la-patience-de-la-russie-a-expire
Par Dmitry Orlov – Le 22 février 2022 – Source Club Orlov
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(JPF) Qui est l’auteur ?
Dmitry Orlov est un russo-nord-américain né en 1962 à Leningrad qui s’est retrouvé aux États-Unis à l’âge de douze ans où il devenu ingénieur et écrivain. Ses écrits ont pour sujet le déclin et l’effondrement économique, écologique, politique, culturel, moral, humain… potentiel des États-Unis et finalement de ses affidés en grande partie européens. Du mondialisme et de l’impérialisme occidental.
Plus généralement, il est l’initiateur de la collapsologie — c’est-à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations — avec son ouvrage fondateur : Les cinq stades de l’effondrement (2013). L’insolvabilité financière, la pénurie alimentaire, la corruption des gouvernements et de l’administration, la perte des liens sociaux et la guerre civile, la perte de toute humanité. Auxquelles il ajoute maintenant l’effondrement écologique.
« Collapsologie » est un néologisme d’origine anglaise ; de collapsus, effondrement, ruine, destruction, etc, qui n’est autre que le participe parfait (passé accompli, achevé) du verbe latin collabor, s’écrouler, tomber, (d’un gouvernement) être renversé… verbe composé de cum labor, avec peine, fatigue, labeur, travail…
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La date d’aujourd’hui, communément écrite 22.02.2022, sera facile à retenir pour les futurs écoliers. Diverses personnes s’en souviendront de diverses manières. Les habitants de Donetsk et de Lougansk, les deux villes anciennement ukrainiennes, aujourd’hui redevenues russes, qui ont été soumises à des conditions proches du génocide depuis le renversement du gouvernement [ukrainien] par les États-Unis en 2014, se souviendront d’avoir dansé dans les rues avec jubilation, tiré de nombreux feux d’artifice, brandi des drapeaux russes et hurlé l’hymne national russe. Pour eux, c’est le jour où est arrivé un nouvel espoir que leur cauchemar qui dure depuis huit ans sera bientôt terminé et que la vie reviendra enfin à la normale.
Le nouveau chancelier allemand, mal informé, a involontairement contribué à cette situation en déclarant que l’idée d’un génocide causé par les Ukrainiens dans le Donbass est ridicule. Compte tenu de l’histoire de la région, le spectacle public d’un dirigeant allemand utilisant les mots « génocide » et « ridicule » dans la même phrase a rendu ce moment riche en possibilités.
Voici l’information qui manquait à ce chancelier, apparemment assez faible d’esprit. Il y a eu 9.282 morts du côté du Donbass (dont 70 % de civils) et 114 enfants. Les morts du côté ukrainien (les troupes ukrainiennes et divers mercenaires assortis qui attaquaient et assiégeaient le Donbass depuis 2014) étaient au nombre de 20.186. Et ce, avant la reprise des bombardements ukrainiens de ces derniers jours. On comptait également plus de deux millions de réfugiés du Donbass en Russie, plus d’un million en Ukraine et environ 50 000 en Biélorussie.
La plupart des Russes se souviendront également de ce jour avec soulagement, car c’est le jour où leur gouvernement a enfin – enfin ! après huit années littéralement sanglantes – décidé qu’un règlement négocié en Ukraine n’aurait tout simplement jamais lieu et qu’il était inutile d’attendre davantage pour aller de l’avant et faire le ménage.
C’était cathartique pour eux d’entendre leur président déverser un torrent de vérité sur l’Ukraine, la qualifiant de concoction bolcheviste de terres historiquement russes pour la plupart *, qui n’a tout simplement jamais été destinée à devenir un État indépendant, soulignant qu’elle n’a jamais payé sa part de la dette extérieure de l’ère soviétique (la Russie l’a payée pour elle), qu’elle a refusé de remettre les actifs russes avec lesquels elle s’est incidemment retrouvée, et a plutôt absorbé plusieurs centaines de milliards de dollars de subventions russes, qu’elle a extorqué de l’argent pour l’utilisation de son gazoduc de construction soviétique qu’elle a obtenu gratuitement, et qu’elle a dilapidé et volé le reste de son vaste patrimoine soviétique.
Il a également mentionné les ambitions déclarées de l’Ukraine de rejoindre l’OTAN et d’envahir la Crimée, ce qui déclencherait automatiquement une guerre mondiale. Il a mentionné l’ambition déclarée de l’Ukraine d’utiliser le plutonium provenant de ses stocks de combustible nucléaire usé et de ses fusées datant de l’époque soviétique pour concocter des armes de destruction massive – une situation à laquelle il fallait tout simplement faire face.
Enfin, il a clairement indiqué que tous les crimes de guerre ukrainiens des huit dernières années ont été soigneusement documentés et que tous ces criminels de guerre seront traduits en justice.
Ce discours est intervenu peu de temps après une session télévisée du Conseil de sécurité russe au cours de laquelle tous les principaux ministres ont pris la parole et se sont tous prononcés en faveur de la reconnaissance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.
Le Premier ministre Mishustin a déclaré qu’ils se préparaient depuis un certain temps aux inévitables retombées et qu’ils y étaient prêts, alors faisons-le. Le ministre des affaires étrangères, Sergei Lavrov, interrogé sur l’opportunité de poursuivre les négociations avec l’Occident au sujet de l’Ukraine, a répondu que c’était « une question de goût », mais que rien n’en sortirait jamais. Et le ministre de la défense Shoigu a simplement dit, très calmement : « Allons-y. Faisons-le. »
La réponse à la question de savoir pourquoi la Russie a attendu si longtemps pour prendre cette mesure est qu’elle n’était pas prête : l’économie russe n’avait pas encore été blindée contre toutes les sanctions possibles ; toutes les méthodes diplomatiques pour résoudre le problème n’avaient pas été essayées ; et l’armée n’était pas tout à fait prête à gérer la situation rapidement et efficacement.
Puis vint la cérémonie de signature, au cours de laquelle Vladimir Poutine, Denis Pushilin de la République populaire de Donetsk et Leonid Pasechnik de la République populaire de Lougansk ont signé les documents leur accordant la reconnaissance. Dans ces ordres d’une page figurait un ordre de Poutine à l’armée russe de pourvoir à l’établissement de la paix.
Une question très intéressante se pose quant aux frontières dans lesquelles cette paix sera établie. Voyez-vous, après le renversement anticonstitutionnel du gouvernement démocratiquement élu à Kiev en 2014, Donetsk et Lougansk ont fait sécession en tant que régions intactes. Plus tard, au cours de l’« opération anti-terroriste » de Kiev (le préfixe « anti- » étant ici plutôt superflu), ces régions en sont venues à être partiellement occupées par les forces ukrainiennes. Il semble absurde d’imaginer que la Russie, en reconnaissant l’indépendance et la souveraineté de Donetsk et de Lougansk, ait également reconnu l’occupation partielle de ces régions par l’Ukraine. Il est beaucoup plus probable que les forces russes demandent maintenant poliment aux forces ukrainiennes de quitter les lieux avant une certaine date limite ou, à défaut, d’être tuées ou capturées.
Enfin, les dirigeants occidentaux ne s’en rendront peut-être pas compte tout de suite (ils semblent être dans un état mental plutôt désastreux), mais il est probable qu’ils finiront par réaliser que le 22.02.2022 a été le jour où leurs conneries [sic] ont définitivement cessé de fonctionner. L’idée qu’ils répandent la liberté et la démocratie plutôt que la mort et la misère (comme le prouve l’Ukraine, en plus d’une longue liste d’autres pays qu’ils ont « libérés » et « démocratisés ») est plus qu’absurde.
L’idée que les États-Unis sont un hégémon mondial et qu’ils peuvent dicter leurs conditions à tout le monde a fondu comme neige au soleil. L’unité de l’OTAN n’est qu’un couple de mots sans signification sur un morceau de papier. Dire des bêtises, comme exiger que la Russie respecte les termes des accords de Minsk (selon lesquels elle n’a aucune obligation) n’a aucun effet.
Il leur faudra peut-être un peu plus de temps pour se rendre compte qu’imposer des sanctions supplémentaires à la Russie est un excellent moyen pour eux de payer le pétrole 200 dollars le baril tout en se gelant dans le noir. À un moment donné, ils se rendront également compte qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’accorder les garanties de sécurité exigées par la Russie, car ils l’ont déjà fait, en paroles et en actes, et qu’il n’est pas possible de se soustraire à leurs engagements en matière de sécurité.
La courbe d’apprentissage sera assez abrupte pour eux et on peut se demander s’ils sont capables d’apprendre. La seule capacité qu’ils ont démontrée est celle de répéter la même litanie de mensonges, encore et encore. Ayant été élevés à dessein pour servir les intérêts des banques et des entreprises, ils ne sont peut-être pas capables du niveau requis de pensée rationnelle. Et cela soulève une autre question : Qu’est-ce que les peuples occidentaux vont faire à leur sujet ?
Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone
* * *
* (JPF) L’auteur fait allusion à la création plus ou moins artificielle dans les années qui ont suivi la révolution bolchevique d’une entité ukrainienne élargie à des contrées à forte présence russe.
En fait l’Ukraine est une nation qui a été ballottée avec des frontières mouvantes, des découpages divers, entre pays qui l’ont dominée pendant plusieurs siècles. Je n’entre pas dans les détails. Ce qu’il faut retenir est que c’était un pays essentiellement terrien, peu ouvert sur la Mer Noire, aux côtes longtemps tenues par d’autres peuples tels les Tatars et autres peuples turcophones. Ou même par des Roumains au Sud de la Moldavie.
Sans parler de l’époque relativement ancienne où une partie du Sud était le pays des Cosaques Zaporogues, descendants de serfs ayant fuit la République des Deux Nations réunissant le royaume de Pologne et le Grand-Duché de Lituanie. L’ancien territoire des Cosaques (qui fut une république parlementaire puissante avant de céder devant plus forts), du moins une portion de celui-ci, est représenté de nos jours par l’oblat de Zaporijia qui jouxte à l’Ouest l’oblat de Donetsk.
C’est d’ailleurs à l’extrémité Est de l’oblat de Zaporijia que se situe le village de Houliaïpole dont était originaire Nestor Makhno, un descendant de Cosaques, le dirigeant de la Makhnovchtchina, l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne (1917 – 1921) formée de communistes libertaires opposée aux russes blancs, alliée de l’Armée rouge avant que cette dernière ne l’extermine.
Un dernier point, sur la Crimée et la ville de Sébastopol : la péninsule était russe quand Krouchtchev eut la « bonne idée » de les rattacher à l’Ukraine (en 1954). Il faut savoir qu’en 1991, la Crimée obtient le statut de République autonome de Crimée au sein de l’Ukraine indépendante et Sébastopol devient une ville à statut spécial.

NB le découpage des oblats est celui du découpage officiel. Actuellement les territoires des deux républiques populaires du Donbass sont réduites peut-être de moitié voire plus à cause du conflit initié en 2014.
À remarquer également : mis à part Odessa (ville où une certaine présence russe existe également) les ports sur la Mer Noire ne sont pas les cités les plus importantes des oblats du Sud de l’Ukraine. L’autre port peut-être le plus important est Marioupol dans l’oblat primitif du Donetsk, et en voie d’être réintégré à la république du même nom.
Pour être complet sur la présence russe, il faut ajouter à cette carte l’entité russophone de Transnistrie, étroite langue de terre qui s’est plus ou moins détachée de la Moldavie et qui est située entre la partie Est de la Moldavie et l’Ukraine.
Complètement à l’Ouest de l’Ukraine, dans et autour de l’oblat de Lviv, l’ancienne Galicie, se trouve il semble bien le principal foyer ultra-nationaliste du pays. C’est sans doute aussi la région où l’on ne parle pratiquement qu’ukrainien. (voir un prochain article au sujet de l’ukrainien, la langue).
René Chiche
· 22h
On m’a transmis ce cliché exceptionnel du Commando Germanopratin. Ce corps d’élite serait en route vers Kiev. Des mauvaises langues prétendent cependant les avoir vu dans le jardin du Luxembourg, où ils s’entraîneraient encore. L’AFP s’emploie à « fact-checker ».

fact-check : vérification des faits
Abréviations :
- LNR : république populaire de Lougansk (la plus au Nord des deux républiques du Donbass)
- DNR : république populaire de Donetsk
Ce quatrième jour de guerre révèle qu’il y a en fait deux conflits: une guerre entre l’Ukraine et la Russie, sur le terrain. Et un affrontement stratégique de plus en plus étendu entre l’Occident et la Russie. La “mondialisation heureuse” aura donc débouché sur un conflit global, où l’Occident emploie tous les moyens pour essayer de sauver une suprématie de plus en plus contestée: la guerre menée contre la Russie consiste bien entendu à livrer des armes à l’Ukraine. Mais aussi à tenter de l’asphyxier financièrement, imposer une censure de l’information, etc… L’Occident a sans doute présumé de ses forces et – comme le IIIè Reich il y a 80 ans, sous-estimé les forces de son adversaire. L’économie européenne va ressortir brisée de son alliance à courte vue avec le projet américain d’une transformation de l’OTAN en alliance globale dirigée contre la Russie et la Chine. Et puis une partie du monde ne suivra pas les Américains, à commencer par la Turquie et l’Inde. Du point de vue français, la nouvelle la plus terrible du jour est l’annonce du chancelier allemand d’un réarmement massif de son pays. C’est la fin du pacte européen de 1950 dans lequel l’Allemagne, ayant tiré les leçons du nazisme, se mettait au service de la paix. Aujourd’hui l’Allemagne est à nouveau une puissance belliciste. La France devra en tirer les conséquences, à commencer par la fin du traité d’Aix-la-Chapelle et le renoncement à la “défense européenne”.

7h00: L’armée russe affirme avoir détruit 800 objectifs d’infrastructures militaires ukrainiennes et confirme la prise de Mélitopol
8h00: la presse américaine est indignée parce qu’elle découvre, avec quatre jours de retard, que l’ambassade de Chine à Moscou a mis sur son site une liste des pays bombardés par les Etats-Unis depuis 1945 en parlant ironiquement de “tour du monde des démocraties”.
9h00: les forces spéciales russes (spetsnaz) affrontent des bataillons fascistes placés à Kharkov par le gouvernement ukrainien dans l’espoir de retarder l’avancée russe. Nouvelles de l’ensemble du Front: on constate que l’avancée de l’armée russe au nord de la Crimée, autour de Kharkov et autour de Kiev oblige des régiments ukrainiens à se replier; du coup les troupes des républiques sécessionnistes avancent dans la conquête de l’ensemble de leur “territoire administratif” (dans l’Ukraine d’avant 2013.
10h00: Une délégation russe arrive en Biélorussie à Gomel pour d’éventuels pourparlers de paix avec les Ukrainiens.
10h00: Sources de journalistes russes de terrain, indépendants, compilées par le canal Telegram “Actualités mondiales et françaises”: “La défense près de Gostomel (banlieue nord-ouest de Kiev) est percée en direction de Kiev.
Kharkov. La défense ennemie est également percée : à 7 heures du matin, heure locale, l’infanterie russe pénètre dans les limites de la ville.
Dans le Donbass, l’offensive contre Marioupol se poursuit. Les forces alliées se sont retranchées sur la ligne Pavlopol – Pishchevik (nord-est de la ville).
Quant à Severodonetsk au nord, il restait 8 km aux troupes LNR pour l’atteindre.
Kherson. Les troupes ukrainiennes bombardent en permanence la centrale hydroélectrique de Kakhovskaya.
Aux abords de Sumy et de Tchernigov (nord du pays, nord-est Kiev), de grandes colonnes de matériel militaire russe ont été vues.
A Rovenki en LNR, un dépôt pétrolier a explosé après avoir été touché par un Tochka-U ukrainien.
En Ukraine, ils ont annoncé la formation d’une « légion étrangère.”
10h30: Le conflit en Ukraine pourrait durer « plusieurs années », selon le chef de la diplomatie britannique, Elisabeth Truss
11h35: Plus de mille soldats ukrainiens se sont rendus à Kharkov
12h00: Nouveau point “Actualités mondiales et françaises” qui nous plonge au coeur de la bataille de Kharkov:
- L’offensive terrestre à Kharkov se développe et vise le centre de la ville, les combats de rues sont très durs, une colonne d’infanterie Russe sur voiture blindée Tigr est détruite lors d’une embuscade kiévienne, mais les soldats Russes s’échappent, sauf 1 qui est fait prisonnier par les kiéviens. La manœuvre consiste peut-être à prendre ensuite en sandwich les parties nord-est et nord-ouest de la ville.
– Les kiéviens se mettent à frapper aux lanceurs de roquettes multiples le centre de Kharkov depuis des positions au sud-ouest-ouest de la ville.
– Une station service au sud de Kharkov devient un atelier de fabrication de cocktails Molotov pour les Kiéviens.
– Offensive Russe depuis le sud, les troupes se trouvent au nord-est-est de Zaporozhye, étant parties du nord de Tokmok, pris hier !
– Les forces Russes étendent leur contrôle sur la région au nord-ouest de Kiev.
– Dans le secteur de Kherson, nord-ouest Crimée, des débris d’avion ukrainiens au sol témoignent de l’usage de la DCA Russe au début du conflit
– Panne de courant à Marioupol (sud, attaqué par DNR à l’Est et au Nord et par la Russie à l’ouest. Il n’y a pas de sud : c’est la mer d’Azov )
– Les kiéviens poursuivent la destruction des ponts dans les banlieues ouest de Kiev
– Des azerbaïdjanais rejoignent les rangs des kiéviens
– Combats à proximité de Slaviansk et Kramatorsk, les LDNR se rapprochent des villes historiques où les premiers combats acharnés ont eu lieu au printemps 2014, avant qu’elles aient dû se replier sur Lougansk et Donetsk pour éviter un encerclement”
13h00: Le nombre de personnes fuyant l’Ukraine vers les pays limitrophes est supérieur à 350 000. Cela ne témoigne pas vraiment d’une nation unanime à défendre le régime kiévien.
13h30: Poutine a mis les forces nucléaires russes en alerte maximale: “Les pays occidentaux ne prennent pas seulement des mesures inamicales contre notre pays dans le domaine économique. Je parle des sanctions illégitimes que tout le monde connaît. Cependant, les hauts responsables des principaux pays de l’OTAN font également des déclarations agressives contre notre pays“. La Biélorussie est solidaire de la Russie: Loukachenko n’a apparemment pas été impressionné par sa conversation avec Emmanuel Macron et il a fait savoir ce matin que la Russie serait autorisée à déployer des armes nucléaires en Biélorussie si la Pologne et les Etats Baltes servait au déploiement d’armes similaires de l’OTAN
14h: C’est un tremblement de terre en Europe et la fin du pacte européen de 1950. L’Allemagne annonce, par la bouche du Chancelier Scholz parlant devant le Bundestag, 100 milliards d’investissements extraordinaires dans le budget de la défense. Ainsi, à l’occasion d’une guerre avec la Russie, l’esprit de puissance allemand renaît. La France ne peut pas suivre l’Allemagne dans la folie qui consiste à livrer des armes à un gouvernement ukrainien à qui des nostalgiques de l’alliance avec la Wehrmacht mettent un pistolet dans le dos. La France n’a pas d’autre choix que de revenir à une politique d’indépendance et de dissuasion renforcée au service de la paix et de l’équilibre des puissances.

Point sur les opérations militaires en début d’après-midi:
– Les durs combats se poursuivent sur Kharkov et des combats plus légers se poursuivent à l’ouest de Kiev et dans les banlieues ouest de la capitale.
– La Russie étend son contrôle à une trentaine de Km à l’ouest et au nord-ouest des entrées de Kiev.
– Les forces Russes venant de Crimée se mettent en position sur les arrières de Marioupol (en arrivant depuis l’ouest) qui est déjà attaquée par l’Est et le nord-est (quasiment par le nord également) par les troupes de DNR. (Sud-est Ukraine.)
– La base navale que l’Angleterre finançait à Berdyansk (ouest de Marioupol, mer d’Azov) est sous contrôle Russe
Et un état de choses à partir des témoignages de terrain:
“- Toujours des scènes de pillages et de meurtres un peu partout dans le pays, sur fond de distribution d’armes à la population.
– A Kiev, la folie continue, des listes de véhicules civils à attaquer au cocktail Molotov circulent, pour “suspicion d’agent Russe”
– Kharkov : des commerçants dans les zones libérées (petite provocation de ma part), donnent de la nourriture gratuitement aux troupes Russes en les accueillant chaleureusement.
– Des citoyens Ukrainiens enlèvent les mines AT (antichars) posées sur la route, bloquant l’accès d’un pont à Berdyansk.”
15h: Kiev veut maintenant négocier à Pripyat, en Ukraine à la frontière Biélorusse
17h: on sort de plusieurs heures de psychodrames au cours desquelles M. Durov, fondateur de Telegram, mis sous pression par les Occidentaux, a annoncé vouloir fermer Telegram en Russie et en Ukraine puis a renoncé.
17h30: La folie continue. L’Union européenne va financer l’achat et la livraison d’armes à l’Ukraine et fermer tout son espace aérien à la Russie
18h00: Le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces russes avaient frappé 1 067 sites militaires ukrainiens depuis le début de « l’opération spéciale » en Ukraine, admettant pour la première fois que des militaires russes ont été tués et blessés au combat
En prélude :
Guerre en Ukraine: Trump salue l' »intelligence » de Poutine et charge Biden
Et à suivre une analyse très claire et très juste de la situation du Capitaine de réserve Alexandre JUVING-BRUNET : sur la guerre Russo-ukrainienne.
Laurent Hilaire, directeur de la troupe de ballet du Théâtre Stanislavski à Moscou et ex-étoile de l’Opéra de Paris, a annoncé ce 27 février à l’AFP sa démission.
« Je regrette cette décision, j’ai travaillé en harmonie (avec les équipes du théâtre), je pars avec tristesse mais le contexte ne me permet plus de travailler sereinement », a-t-il ajouté.
Ne t’en fais pas ; tu sera vite remplacé… et oublié. Et que la danse continue ! L’Art, le vrai, est au-dessus de tout ça. D’ailleurs, c’est aussi bien que tu partes, sais-tu même que cela fait huit ans que Kiev pilonne des populations civiles, des gueux, au Donbass, et que cela ne gêne nullement les « bonnes âmes » occidentales totalement lobotomisées par la propagande impérialiste ? Et sais-tu même que l’Otan veut s’installer aux portes même de la Russie ?

