(JPF) Le titre me paraît inexact : c’est le Service secret ukrainien qui après l’échec des pourparlers de paix, l’a abattu, donc l’État ukrainien, où alors c’est dire que l’État ukrainien est totalement noyauté par les éléments ultra-nationalistes et maladivement russophobes.
Réseau Voltaire | 7 mars 2022

Un membre de la délégation officielle de Kiev aux pourparlers de paix russo-ukrainiens de Minsk, le banquier Denis Kireev, a été exécuté pour trahison à son retour.
Il a été abattu en plein centre de Kiev par le SBU (service secret ukrainien). Il était soupçonné d’être un « saboteur russe ». Le ministère ukrainien de la Défense a confirmé sa mort.
Les néo-nazis considèrent comme des «saboteurs russes» toute personne [sic] qui évoque les liens familiaux et culturels communs des Ukrainiens et des Russes. Pour eux, les Ukrainiens sont «racialement» différents des Russes.
(JPF) … ce qui est d’une totale absurdité ! (voir un prochain article où je l’évoquerai). Ces abrutis se réclament des Vikings alors qu’il y a belle lurette que les Vikings se sont mêlés aux anciens Slaves. Comme ils l’ont fait chez nous, en Normandie en particulier, avec les gallos-romans auxquels on peut ajouter une minorité franque. C’est le grand délire qui dure depuis au moins un siècle, voir plus sans doute, mais exacerbé pendant la Seconde guerre mondiale. Et que font-ils des familles mixtes ukro-russes ? D’ailleurs doit-on parler de « race » quand il s’agit tout bonnement de différences ethniques très anciennes qui n’existent même plus par le brassage des populations. C’est du domaine du délire et de l’irrationnel. Ou des fausses raisons.
Cet homme avait sans doute trop parlé lors des pourparlers en cherchant l’apaisement et la modération…
D’ailleurs il semble bien que les pourparlers se passent en russe sans aucun interprète (il n’y a pas de micro ni d’écouteurs individuels), ce qui montre un peu plus l’absurdité de tout ça.
Fondation pour l’innovation politique | 02 mars 2022
La Fondation pour l’innovation politique a traduit du russe au français la version complète d’un édito de l’agence russe RIA Novosti, signé du chroniqueur Pyotr Akopov et titré «L’avènement de la Russie et du nouveau monde». Cet article a été accidentellement mis en ligne le 26 février 2022. Initialement, la publication de ce texte devait avoir lieu après l’occupation de l’Ukraine par la Russie. L’article a été rapidement effacé, mais le service Web d’Internet Archive a réussi à le sauver.
Cet article décrit le projet impérialiste [sic] conçu par Poutine. La russification totale de l’Ukraine et de la Biélorussie est présentée comme le point de départ d’une recomposition de l’ordre mondial. Le texte a été traduit du russe par Inna Uryvskaya.
Notes
1. L’auteur fait ici référence à trois dimensions : la volonté que l’Ukraine redevienne un territoire russe, la redéfinition des relations entre la Russie et l’Occident, l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial.
2. Référence à la Grande Russie, le nom historique des territoires de la Russie centrale européenne, et plus tard, de toute la Russie.
3. Référence à la Petite Russie, nom historique en usage sous l’Empire russe de la majorité de l’actuelle Ukraine.
[JPF. Les origines russes se trouvent sur une partie du territoire ukrainien, comme les origines serbes sur le territoire du Kossovo, si l’on peut risquer le parallèle ; j’en parlerai dans un prochain article ; « nous sommes des peuples frères » ne cesse de répéter Poutine, et c’est ce que pense et ressent l’énorme majorité des Russes, quand on sait que plus d’une famille d’Ukraine est de russophones et d’ukrainophones mêlée]
***
Un nouveau monde naît sous nos yeux. L’opération militaire russe en Ukraine a inauguré une nouvelle ère, et ce en trois dimensions1 à la fois. Sans oublier la quatrième, la dimension interne à la Russie. Une nouvelle période commence aujourd’hui, à la fois d’un point de vue idéologique et socioéconomique ; mais ce sujet mérite d’être abordé plus tard.
La Russie restaure son unité. En effet, la tragédie de 1991, cette terrible catastrophe de notre histoire, cette dislocation contre nature, est enfin surmontée. Cette restauration exige de grands sacrifices, par les événements tragiques d’une quasi-guerre civile, où des frères, séparés par leur appartenance aux armées russe et ukrainienne, se tirent encore dessus, mais il n’y aura plus d’Ukraine antirusse. La Russie est rétablie dans son intégralité historique, rassemblant le monde russe, le peuple russe : les Grands-Russes2, les Biélorusses et les Petits-Russes3.
Abandonner l’idée de cette réunification, laisser cette division temporaire s’installer pendant des siècles, c’est trahir la mémoire de nos ancêtres et se faire maudire par nos descendants pour avoir laissé la terre russe se désintégrer.
Vladimir Poutine a assumé, sans exagération aucune, une responsabilité historique en prenant la décision de ne pas laisser la question ukrainienne aux générations futures. En effet, la nécessité de régler le problème de l’Ukraine ne pouvait que demeurer la priorité de la Russie et ce pour deux raisons essentielles. Et la question de la sécurité nationale de la Russie, c’est-à-dire laisser l’Ukraine devenir une anti-Russie, n’est pas la raison la plus importante.
La raison principale est un éternel complexe des peuples divisés, un complexe d’humiliation nationale dû au fait que le foyer russe a d’abord perdu une partie de ses fondations (Kiev), et doit supporter l’idée de l’existence de deux États, de deux peuples. Continuer à vivre ainsi serait renoncer à notre histoire, soit en acceptant l’idée insensée que « seule l’Ukraine est la vraie Russie » ou en se rappelant, impuissants et en grinçant des dents, l’époque où « nous avons perdu l’Ukraine ». Au fil des décennies, la réunification de la Russie avec l’Ukraine, deviendrait de plus en plus difficile : le changement des codes, la dérussification des Russes vivant en Ukraine et la propagande antirusse parmi les Petits-Russes ukrainiens auraient pris de l’ampleur. Aussi, si l’Occident avait consolidé le contrôle géopolitique et militaire en Ukraine, le retour à la Russie serait devenu totalement impossible, puisque les Russes auraient dû affronter tout le bloc atlantique.
À présent, ce problème n’existe plus : l’Ukraine est revenue à la Russie. Ce retour ne signifie pas que l’Ukraine perdra son statut d’État. Simplement, elle sera transformée, réorganisée et rendue à son état originel en tant que partie intégrante du monde russe. Sous quelles frontières ? Sous quelle forme ? Une alliance avec la Russie sera-t-elle établie, par l’intermédiaire de l’OTSC et de l’Union économique eurasienne ou en tant qu’un État faisant partie de l’Union de Russie et de Biélorussie ? Cela sera décidé une fois que l’Ukraine antirusse n’existera plus. Quoi qu’il en soit, la période de division du peuple russe touche à sa fin.
C’est ici que commence la deuxième dimension de la nouvelle ère qui s’annonce : elle concerne les relations de la Russie avec l’Occident, et non seulement de la Russie, mais du monde russe, c’est-à-dire, des trois États : la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, agissant comme une seule entité géopolitique. Ces relations sont entrées dans une nouvelle phase, et l’Occident voit la Russie revenir à ses frontières historiques en Europe. Il s’en indigne bruyamment, bien qu’au plus profond de son âme, il doit admettre qu’il ne pouvait en être autrement.
Qui, dans les vieilles capitales européennes, à Paris ou à Berlin, pouvait réellement croire que Moscou renoncerait à Kiev ? Que les Russes seraient à jamais un peuple divisé ? Et ce, au moment même où l’Europe s’unit, où les élites allemandes et françaises tentent de reprendre le contrôle de l’intégration européenne aux Anglo-Saxons et de bâtir une Europe unie ! En oubliant que l’unification de l’Europe n’a été rendue possible que par l’unification de l’Allemagne, qui s’est faite grâce à la bonne – bien que pas très intelligente – volonté russe. Toute prétention aux terres russes est plus que le comble de l’ingratitude, c’est de la bêtise géopolitique. L’Occident dans son ensemble, et l’Europe en particulier, n’avait pas le pouvoir de maintenir l’Ukraine dans sa sphère d’influence, et encore moins celui de s’emparer de l’Ukraine. Pour ne pas le comprendre, il fallait être un imbécile en géopolitique.
Pour être plus précis, il n’y avait qu’une seule option : parier sur la poursuite de l’effondrement de la Russie, c’est-à-dire de la Fédération de Russie. Mais le fait que cette option n’a pas fonctionné aurait dû être clair il y a déjà vingt ans. Il y a quinze ans, après le discours de Poutine à Munich, même les sourds auraient pu entendre que la Russie était de retour.
Aujourd’hui, l’Occident essaie de punir la Russie d’être revenue, d’avoir empêché les Occidentaux de s’enrichir à ses dépens, d’avoir arrêté l’expansion occidentale vers l’est. Cherchant à nous punir, l’Occident croit que nos relations avec lui sont d’une importance vitale. Mais ce n’est plus le cas depuis déjà bien longtemps. Le monde a changé, et les Européens, aussi bien que les Anglo-Saxons qui gouvernent l’Occident le comprennent. Toute pression occidentale sur la Russie sera vaine. Les dégâts dus à l’escalade de la confrontation seront bilatéraux, mais la Russie y est moralement et géopolitiquement préparée, quand une aggravation de l’opposition entraînera pour l’Occident des coûts importants, dont les principaux ne seront pas forcément économiques.
L’Europe, en tant qu’Occident, voulait l’autonomie. En effet, le projet allemand d’une grande Europe intégrée est un non-sens stratégique si les Anglo-Saxons maintiennent un contrôle idéologique, militaire et géopolitique sur l’Ancien Monde. De plus, ce projet ne peut pas aboutir puisque les Anglo-Saxons ont besoin d’une Europe qu’ils contrôlent. Cependant l’Europe doit chercher l’autonomie pour une autre raison : au cas où les États-Unis s’isoleraient (en raison de leurs conflits internes grandissants et de leurs controverses), ou se concentreraient sur la région Pacifique, où le centre de gravité géopolitique se déplace aujourd’hui.
Les Anglo-Saxons entraînent l’Europe dans une confrontation avec la Russie et privent ainsi les Européens de toute chance d’indépendance. De la même manière, l’Europe tente d’imposer une rupture avec la Chine. Si les atlantistes se réjouissent aujourd’hui que la « menace russe » unifie le bloc occidental, Berlin et Paris doivent comprendre qu’ayant perdu tout espoir d’autonomie, le projet européen s’effondrera à moyen terme. C’est pourquoi les Européens indépendants d’esprit ne sont pas du tout intéressés par la construction d’un nouveau rideau de fer à leurs frontières orientales, réalisant qu’il se transformera en enclos pour l’Europe. L’époque du leadership mondial de l’Ancien Monde (plus précisément, un demi-millénaire) est de toute façon révolue. Cependant, diverses options sont encore possibles pour son avenir.
La troisième dimension des événements actuels est l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial, dont les contours sont de plus en plus clairement dus au fait que la mondialisation anglo-saxonne est aussi répandue. Un monde multipolaire est enfin devenu une réalité. Dans cette opération en Ukraine, seul l’Occident s’oppose à la Russie, parce que le reste du monde le comprend parfaitement : c’est un conflit entre la Russie et l’Occident, c’est une réponse à l’expansion géopolitique des atlantistes, c’est le retour de la Russie à son espace historique et à sa place dans le monde.
La Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique, le monde islamique et l’Asie du Sud-Est, plus personne ne croit que l’Occident dirige l’ordre mondial, et encore moins qu’il en fixe les règles du jeu. La Russie n’a pas seulement défié l’Occident, elle a montré que l’ère de la domination occidentale mondiale peut être considérée comme complètement et définitivement révolue. Le nouveau monde sera construit par toutes les civilisations et tous les centres de pouvoir, et ce, évidemment, en collaboration avec l’Occident (uni ou non), mais celui-ci ne pourra plus imposer ni ses termes ni ses règles.
*
« Piotr Akopov, 53 ans. Journaliste et essayiste politique, il s’est spécialisé dans les conflits interethniques, la politique internationale et la droite russe. Historien de formation, sa vocation journalistique est née après une mission en Ossétie du sud (république sécessionniste en Géorgie) en 1991, au moment des hostilités avec les Géorgiens. Il a collaboré à de nombreux médias russes, dont la Nezavissimaïa Gazeta, Izvestia ou Vzgliad, proche du Kremlin. Il est aujourd’hui chroniqueur de l’agence officielle d‘information russe RIA Novosti, contrôlée par l’État. »
D’après Courrier International officine douteuse qui a été rachetée en 2001 par le groupe Le Monde, contrôlé par les mondialistes. In article suivant :
https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-moscou-il-est-possible-que-lukraine-se-dissolve
DU BLA-BLA « OCCIDENTAL ».
Écoutez bien, j’ai remarqué ça et je note qu’un commentaire dit la même chose : « Bizarre, j’ai écouté deux fois pour être sûr et… le mec dit que les gens ont déserté la ville et finit son reportage en disant que tous les gens sont résolus de rester. » D’un autre : « J’ai pensé être le seul, ce flash est d’une telle incohérence ». Et d’un autre encore : « Que peuvent faire des barrages de fortune contre des missiles ? » et d’un qui lui répond : « Oui en effet, mais c’est pour décourager les soldats russes, et émouvoir le monde… ».
DE LA BÊTISE, FINALEMENT COCASSE ET NAÏVE.
Destinée aux blaireaux, certes ils sont très nombreux, mais j’imagine le discours grandiloquent (je ne suis pas doué en anglais) du crétin dans son micro qui ignore qu’un mort (sic) rectifie sa bâche servant de linceul pendant le tournage. Les dangers du direct !
DU SÉRIEUX
Rapport de situation hebdomadaire du Donbass et de l’Ukraine spécial militaire – 5 mars 2022
Donbass Insider
Par Christelle Néant qui depuis plusieurs années nous informe sur place de la situation au Donbass.
Si les mots de Porochenko, ce porc ignoble, en 2014 ont un sens (« Nous avons des avantages pour les retraites et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire [le Donbass est l’un des centres industriels les plus importants d’Ukraine], et c’est comme ça, précisément comme ça que nous gagnerons cette guerre »), ils expriment ouvertement plus qu’une volonté d’apartheid, une volonté de « gazaouisation »*, d’extermination digne des pires régimes.
Comme disent certains commentaires : « je ne découvre ce reportage que maintenant ». C’est aussi mon cas.
Bravo à cette femme comme à cette autre femme Christelle Néant (cf. Donbass Insider).
*Gazaouisation : de « Gazaoui », habitants du ghetto, bantoustan, prison à ciel ouvert de gens massacrables de Gaza.
*
YouTube n’ose pas la censure… mais…
Vidéo soumise à une limite d’âge (conformément au règlement de la communauté)
Hier encore cette vidéo n’était pas soumise à limite d’âge, et d’ailleurs, qu’est-ce que ça change, il suffit de cliquer pour la voir. Oui, la guerre ce n’est pas beau, cela n’est jamais beau, surtout quand ce n’est pas du roman, ni un jeu vidéo, mais de vraies images pour nous, et avant tout une vraie réalité pour tous ceux qui la subissent. Mais indéniablement tout ce reportage est plein d’émotions et dégage un fond indescriptible d’humanité du côté des « donassiens ». Des gens ordinaires ou des volontaires miliciens. Ils veulent être libres tout simplement et ne point subir le joug des esprits totalitaires, des « fascistes » comme disent certains.
La Justice et la Vérité sont incontestablement de leur bord.

Ce mur peint se trouve en Amiens. Paraît-il que le sociopathe de l’Élysée ne l’apprécie guère.

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PASSE, PASSE, PASSERA … LA P’TITE HIRONDELLE …
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Retour sur la folie occidentale. Après l’interdiction des Russes pour la coupe du monde de « foute balle » chez les démocrates qataris, comme déjà évoqué, de compétitions de handisport je ne sais plus lesquelles, on a eu l’histoire de l’éviction des chats russes des concours félins (pauvres bêtes, de quoi sont-elles coupables ?). Mais ce n’était qu’une face (une farce et attrape-couillons) de l’action de la Fédération Internationale Féline, les tarés-cinglés ! Jugeons plutôt :
De François Asselineau
🐱 PIPI DE CHAT
«Profondément choquée et horrifiée» par l’offensive russe en Ukraine, la Fédération internationale féline «ne peut pas être témoin de ces atrocités et ne rien faire».
🙀 Elle vient donc de prendre 3 décisions radicales pour faire fléchir Poutine.
1) bannissement des chats russes des compétitions internationales
2) interdiction à tout chat russe d’être importé ou enregistré dans les livrets de généalogie
3) création d’un fonds d’aide aux éleveurs de chats ukrainiens
😹 Appelons un chat un chat : L’OCCIDENT EST DÉLIRANT.
https://lecourrierdesstrateges.fr/author/courrier-strateges/
Nouvelles du Chaos
13h: Triste de voir qu’en Allemagne fédérale, la violence envers des Russes puissent être seulement tolérée: “Un supermarché russe a été attaqué pendant la nuit dans la ville d’Oberhausen, en Allemagne. Cette attaque est la dernière en date d’une série d’actes racistes visant les Russes en Europe. Les attaquants ont déversé de la peinture sur la façade et la porte d’entrée. Où avons-nous vu cela auparavant ?”
Mais, selon la formule, “le poisson pourrit par la tête”. La violence de rue se déploie là où l’ancien président de BlackRock Allemagne, Friedrich Merz, revenu en politique pour diriger la CDU, se permet de jouer avec l’idée d’une intervention de l’OTAN en Ukraine, comme nous le racontions ce matin.
[…]
15h00: La Douma a voté et Vladimir Poutine a signé une loi punissant de 10 à 15 ans de prison toute personne qui colporterait de fausses informations concernant la guerre. On va entendre parler de cette loi pendant des jours, des semaines. N’oublions pas que la République tchèque et la Slovaquie ont voté des textes permettant de punir des personnes jugées propager des analyses russes de un à trois ans de prison; que le gouvernement allemand parle depuis des semaines d’interdire Telegram etc…. [après avoir interdit RT avant tout le monde]
16h00: le baril de pétrole est à son plus haut depuis dix ans: 120 dollars.
17h00: Vladimir Zelensky est-il réfugié en Pologne? C’est ce qu’affirme un député ukrainien [du Parti Socialiste]. En tout cas, on admire la censure totale des médias occidentaux sur la question. Il y a une semaine déjà, on posait la question de son départ à Lviv. Peut-on imaginer plus terrible trahison du métier de journaliste? [et du « métier », de la fonction présidentielle] La nouvelle du départ de Zelensky amènerait probablement la fin rapide de la guerre et épargnerait de nombreuses vies et souffrances.
Nouvelles du Front
18h00: “L’OTAN a renforcé ses défenses à l’Est avec le déploiement pour la première fois de sa force de réaction rapide, l’envoi des milliers de soldats de l’Alliance dans les pays du flanc oriental, la mise en alerte de plus 130 avions de combat et plus de 200 navires en mer“.
Le secrétaire général, Jens Stoltenberg a cependant tenu à expliquer: “L’OTAN est une alliance défensive. Nous ne voulons pas être partie prenante au conflit en Ukraine” Les pays membres de l’OTAN ont refusé à l’Ukraine d’y établir une “zone d’exclusion aérienne” car: “la seule façon de mettre en œuvre une zone d’exclusion aérienne est d’envoyer des avions de chasse de l’OTAN dans l’espace aérien de l’Ukraine, puis d’abattre des avions russes pour la faire respecter” a expliqué Jens Stoltenberg.
Ce qui est très dangereux dans la situation actuelle, c’est que, du côté occidental on formule de telles choses. Les dirigeants finissent toujours par être prisonniers de leurs formules.
[…]
20h00: depuis le début, Actualités mondiales et françaises nous fournit des informations irremplaçables sur le terrain:
+ “Les habitants de Kherson et Melitopol (nord-ouest et nord-est de la Crimée) et des villes de cette région passée sous le contrôle des forces russes, signalent le début de la diffusion de chaînes de télévision russes. En particulier, les programmes de Rossiya-24 sont apparus à Melitopol.
Les habitants de Kherson affirment que les opérateurs de téléphonie mobile locaux Kyivstar et Vodafone Ukraine ont cessé de fonctionner dans la ville“.
+ Contraste plus à l’ouest, où règne le chaos:
“- Des hommes de 18-60 ans en Ukraine payent jusqu’à 5 mille $ les gardes-frontières pour s’échapper vers l’ouest, les hommes en âge de se battre n’étant pas autorisés à quitter le pays.
– Les images dans les gares contrôlées par Kiev montrent les scènes des films d’exode, des gens à l’entrée des voitures tentent de hisser des proches, la foule pousse pour entrer, ceux dans les voitures les bloquent, certains escaladent les gens en essayant de passer sur les épaules et les têtes…
-Les réquisitions des véhicules civils, autorisées par le régime kiévien, servent surtout aux bandéristes, aux miliciens et à des individus se faisant passer pour des miliciens, à approvisionner le trafic international de voitures volées. Lors de la première année du conflit, en 2014, les véhicules réquisitionnés se sont retrouvés ensuite en vente dans de nombreuses concessions en Ukraine, en Russie et ailleurs”.

+ L’armée russe consolide progressivement son emprise sur Nikolaïev [JPF Mykolaïv en ukrainien, cf. la carte ci-dessus * qui représente le découpage de l’Ukraine avant l’intervention russe]; et elle commence à préparer la poussée sur Odessa: “Ce matin, une nouvelle frappe Russe a touché des dépôts militaires sur la base navale d’Ochakovo, entre Nikolaev et Odessa, construite par l’OTAN et détruite assez tôt durant ce conflit”. Notons, quand on lit ce genre d’informations que la Russie intervient dans une Ukraine où l’OTAN avait largement pris pied.
Commentaire à cet égard d’Actualités mondiales: “Le problème stratégique de la Russie était surtout d’arrêter la progression de l’OTAN : la Russie était la suivante sur la liste des révolutions de couleur. Qui aurait sauvé Moscou après un scénario similaire à celui contre Loukachenko en août 2020 ?
De plus, l’OTAN allait finir par déployer des armes sur Kharkov, profondément en territoire Russe, entre Moscou et Stalingrad, pour reprendre des comparaisons appropriées.
[…]
Pour revenir à Odessa: selon d’autres informations de terrain fournies au Courrier des Stratèges, on pourrait voir se développer dans les prochains jours une opération combinée terrestre (à la fois depuis Kherson/Nikolaïev et depuis la Transnistrie [frange Est de la Moldavie tenue par des milices russophones] et maritime (débarquement)), pour la conquête d’Odessa.
+ Les batailles de Kiev et de Kharkov continuent. D’après un expert militaire consulté, on peut supposer, au vu de l’étau qui se resserre par le nord-est et par l’Est, un encerclement de Kiev d’ici dimanche 6 mars. Quant à Kharkov, en extrapolant de la méthode russe jusqu’à maintenant, on peut supposer, là aussi dans les 48h, la jonction entre les forces russes venant du nord et qui contournent Kharkov par l’ouest et les forces venant du Donbass.
L’Ukraine comme un “territoire du chaos”
21hOO: Essayons de synthétiser ce que nous commençons à entrevoir de la fonction de l’Ukraine dans le système OTANien.
+ Toute personne qui s’est rendue en Ukraine avant le coup de Maïdan pouvait constater un pays très décentralisé, absolument pas pris en main par un régime fort comme la Biélorussie ou la Russie voisine. Autrement dit, l’Ukraine était vulnérable à une tentative de prise de contrôle occidentale.
+ après l’échec de la Révolution orange (2004), le pays a retrouvé son équilibre politique (Ianoukovitch évincé en 2004 est revenu au pouvoir en quelques années.) En revanche, le coup de Maïdan a définitivement déstabilisé le fragile équilibre de la nation devenue indépendante en 1991. En particulier, la guerre commencée par les éléments radicaux de l’Ukraine occidentale contre les russophones du Donbass, le début de “nettoyage ethnique” et la sécession des deux républiques de Donetsk et de Lougansk ont rendu de facto impossible la possibilité pour l’Ukraine de l’Est russophone de gagner une élection.
+ Mais l’effet de Maïdan était beaucoup plus pernicieux encore. Le régime n’a rien fait pour lutter contre la corruption et la pauvreté. La violence s’y est répandue. Et les éléments radicaux ont mis en place un climat de terreur et d’enrôlement fanatique. Comme nous l’avons évoqué, il est très frappant de voir la masse de réfugiés qui semblent, à l’ouest, fuir le régime. Tout ce qui perce aujourd’hui le mur des médias mainstream nous décrit un pays où les réfugiés étrangers sont maltraités; où les suspects de russophilie sont intimidés, où se multiplient les pillages et les vols à main armée du fait de distribution d’armes à la population. On paie les garde-frontières, quand on est en âge de combattre, pour ne pas aller faire cette guerre.
+ Mais l’Ukraine est aussi devenue territoire du chaos dans la mesure où les Américains et l’OTAN l’ont traitée comme un “ventre mou” par où affaiblir la Russie. Nul doute que la possibilité d’une renucléarisation de l’Ukraine amènera à des révélations dans les semaines et les mois qui viennent. Mais on sait aujourd’hui aussi que les Etats-Unis ont profité de l’anarchie ambiante pour installer sans se faire remarquer une quinzaine de laboratoires dédiés à la “guerre biologique”.
[JPF Comme en Géorgie ; sur le sujet voir https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-experiences-biologiques-des-239060, où l’on peut lire que les États-Unis se désengagent de toute responsabilité en cas de « dommages » causés à la population, c’est le même principe que Pfizer et autres qui se sont désengagés de toutes conséquences d’effets secondaires ou de létalité de leur pseudo-vaccin. Mais à l’inverse les États ukrainiens et géorgiens devront répondre d’éventuels préjudices causés aux personnels de ces laboratoires totalement illégaux au niveau des conventions internationales]
Mises ensemble ces informations amènent à qualifier l’Ukraine de “territoire du chaos” dans la mesure où l’Occident a entretenu le désordre ambiant mais aussi dans celle où il s’agissait de profiter de ce désordre ambiant pour y installer une présence militaire occidentale et les moyens d’envoyer “du chaos” en Russie. Les Américains ont totalement instrumentalisé l’Ukraine comme base avancée de leur projet stratégique d’affaiblissement sinon de destruction de la puissance russe.
[*(JPF) à noter l’emplacement de deux centrales nucléaires : 1) tout au Nord, près de la frontière biélorusse, à une centaine de kilomètres au-dessus de Kiev, sur le Pripiat, un affluent du Dniapro (en biélorusse), Dnipro (en ukrainien), Dniepr (en russe), Tchornobyl (en ukrainien), Tchernobyl (en russe) ; 2) (cf l’article d’hier sur le sujet) sur le Dniepr, au Sud de la ville de Dnipro (anciennement Dnipropetrovsk), en amont d’une grande retenue d’eau, Zaporijjya (en ukrainien, prononcé zaporijjia, avec un « j » géminé), Zaporojié (en russe, prononcé : zapërôjié).]
resistance-mondiale.com
La ville de Marioupol a annoncé que l’évacuation de civils prévue ce 5 mars était reportée pour raison de sécurité. A l’initiative d’un cessez-le-feu le jour même, l’armée russe reproche aux «nationalistes ukrainiens» d’empêcher les civils de partir.
Située dans le sud-est de l’Ukraine, la ville de Marioupol fait l’objet d’une offensive menée depuis plusieurs jours par la Russie. L’opération est cruciale dans le cadre de l’avancée de l’armée russe en Ukraine car elle pourrait lui permettre de prendre le contrôle d’un port stratégique. Pour rappel, Moscou et Kiev se préparent à un troisième round de négociations durant le week-end.
Une opération d’évacuation avortée
Alors que du fait des combats prolongés qu’implique cette offensive une évacuation des civils était envisagée par les deux parties, la municipalité de Marioupol a annoncé le 5 mars sur Telegram que l’évacuation des civils devrait être «reportée pour des raisons de sécurité», assurant que les forces russes «continu[ai]ent de bombarder [la ville] et ses environs».
La municipalité a appelé les civils qui s’étaient rassemblés aux points de sortie de la ville de «regagner des abris».
«Des négociations sont en cours avec la Russie pour établir un [cessez-le-feu] et assurer la mise en place d’un couloir humanitaire», a-t-elle ajouté.
Moscou accuse «les nationalistes ukrainiens» de ne pas laisser les civils partir
Côté russe on avait confirmé le cessez-le-feu dans la matinée pour permettre aux habitants de Marioupol et de Volnovakha (qui se trouve à 60 km au nord) de quitter les lieux. Le ministère russe de la Défense a ainsi précisé que les voies de sorties avaient été convenues avec la partie ukrainienne, conformément à un accord conclu deux jours plus tôt entre négociateurs ukrainiens et russes.
Mais, selon le ministère russe, «personne n’est arrivé dans les couloirs humanitaires ouverts [et] les nationalistes ne laissent pas sortir les civils et les étrangers». Des résultats de surveillance par drone auraient, toujours selon le ministère, établi qu’aucun convoi humanitaire n’aurait été formé dans les deux villes, et que les «troupes ukrainiennes et les bataillons nationaux [volontaires ukrainiens]» auraient profité du cessez-le-feu pour se regrouper dans des «positions défensives».
Lors d’une conférence de presse avec son homologue kirghize le 5 mars, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait un point sur les couloirs humanitaires d’autres zones. Il a déclaré que «les autorités ukrainiennes [avaie]nt refusé» d’ouvrir un couloir à Kharkov (nord-est du pays). «À Kharkov, nos militaires étaient prêts à en laisser passer un grand nombre, y compris des étudiants étrangers», a-t-il affirmé.
Quant au couloir de Marioupol, le chef de la diplomatie russe a déclaré que les «réseaux sociaux [avaient] rapporté» que les autorités locales refusaient d’autoriser les habitants à sortir. Il a ajouté que les autorités de la ville de Kherson (sud du pays) «[avaie]nt refusé d’accepter de l’aide».
La Défense russe assure qu’elle ne vise pas les civils ou les zones d’habitation mais se borne à des frappes ciblées sur les infrastructures militaires. Vladimir Poutine impute en outre aux «nationalistes ukrainiens» des crimes de guerre, les accusant de se servir de la population comme boucliers humains.
Des civils piégés sous les décombres d’une maison ?
Le 5 mars également, le président de la République populaire autoproclamée de Donetsk Denis Pouchiline a pour sa part affirmé que des combattants du «groupe Azov [combattants néonazis incorporés à la garde nationale ukrainienne]» avaient «actionné des engins explosifs disposés à l’avance» et que ces derniers auraient entraîné la destruction d’un bâtiment dans la ville de Marioupol.
Denis Pouchiline a assuré qu’une telle opération avait piégé dans le sous-sol, sous les décombres, jusqu’à «200 personnes dont la plupart sont des femmes et des enfants». Il a appelé les autorités de Marioupol à porter assistance à la population civile.
Source (Via Tor ) : https://francais.rt.com/international/96820-evacuation-civils-avortee-poursuite-combats-que-se-passe-til-marioupol
Le quatre mars chez les pitres des Grandes Gueules (c’est vraiment l’endroit approprié), suite, si j’ai bien compris, à une fausse information selon laquelle des Russes auraient bombardé une centrale nucléaire (pur produit de la propagande mondialiste) et alors même que la protection des centrales nucléaires est un souci de ces mêmes Russes, pensant que la folie de certains Ukrainiens est sans limite (les Russes contrôlent tout au Nord la centrale de Tchernobyl en alternance avec des éléments de l’armée ukrainienne, ainsi que celle de Zaporijia, la plus grande centrale nucléaire d’Europe, au Sud, centrale qu’ils étaient sensés avoir bombardé alors qu’elle était déjà sous leur contrôle ! Ce qui n’empêche qu’elle ait pu subir une action provocatrice de sabotage mineur sur une aire extérieure), le Général Vincent Desportes ne voit qu’une seule « sortie possible » et la « plus terrible ».
« Le New York Times, a reçu et publié ce samedi une vidéo de l’intérieur de la centrale » . A reçu de qui, l’intérieur de quoi, pas l’air bien inquiets à l’intérieur… Et quel calme dans l’expression… Le New York Times « guide de la presse globaliste, champion de la fausse nouvelle et gourou de l’intoxication » comme le définissait le Quotidien Présent le 18 septembre 2019, qui ment à peu près sur tout et même effrontément. Dépêche Reuters : « Selon les autorités officielles américaines, aucune preuve que les Russes ont attaqué une centrale nucléaire ».
« C’est de débloquer la situation avec une arme nucléaire tactique. C’est de décider maintenant de raser une ville ».
Oui : Où ? Comment ? Laquelle ?
Pauvre type irresponsable et … général !!!
Où l’on voit qu’une fausse information peut amener des catastrophes !
Et rien de pire que les réactions à chaud, dans l’émotion (même et plus encore devant des faits factices mais qui sèment au moins le doute, et autres extrapolations dont on voudrait qu’ils arrivent, ou dont on suppute qu’ils devraient arriver de la part du Méchant quand le Gentil est plus blanc que blanc), sans discernement aucun, sans réflexion, irrationnellement.

