par Éric Verhaeghe — 16 février 2022
Éric Verhaeghe, né en 1968 à Liège, naturalisé français, est un haut fonctionnaire, journaliste économique, essayiste et conférencier.
Hier, donc, 4 millions de doubles-vaccinés ont perdu leur passe vaccinal faute d’avoir reçu la troisième dose de potion magique. C’est la triste ironie d’une stratégie vaccinale qui a reposé sur la contrainte, le mépris et les dénis. Pour l’instant, ces 4 millions de nouveaux-venus dans les rangs des parias sont politiquement invisibles. Mais, à long terme, le pouvoir devrait se méfier de laisser au bord du chemin tant de gens qui regardent passer les convois de la macronie triomphante avec une haine de plus en plus profonde.

Manifestation de personnels soignants
4 millions de doubles-vaccinés exclus du passe vaccinal d’un coup d’un seul, sans qu’un seul homme (ou une seule femme) politique ne hurle comme un putois face à ce nouveau déni de démocratie, contre cette nouvelle percée de la pulsion totalitaire qui domine la caste mondialisée au pouvoir.
C’est probablement la question la plus préoccupante de notre époque.
Entre Christiane Taubira qui s’est déclarée favorable à la vaccination obligatoire avant même d’être candidate, Valérie Pécresse qui a assumé de longue date sa volonté d’empoisonner la vie des non-vaccinés, tous les sbires des Républicains, de Retailleau à Bertrand, qui ont suivi comme un seul homme les prescriptions de Big Pharma et du Dr Macron, aucun des grands donneurs de leçons démocratiques n’a vu le moindre problème, semble-t-il, dans l’exclusion en bonne et due forme de tous ceux qui n’adhèrent pas à la nouvelle religion scientiste.
Longtemps, ils nous ont tous bassiné avec la menace de l’extrême-droite. En réalité, le poison du totalitarisme, ce sont eux qui le portent, et le diffusent consciencieusement, jour après jour.
Qui sont ces doubles-vaccinés exclus du passe vaccinal ?
4 millions d’exclus en une seule fournée, ce n’est pas une paille. Mais personne n’en parle, comme les medias ont tu la mort du Professeur Montagnier, soucieux de maintenir le cordon sanitaire autour des medias complotistes comme France Soir, qui l’avait annoncée en exclusivité.
Le silence, l’indifférence, la cécité, sont devenus les armes principales de la presse subventionnée, chargée d’assurer l’hégémonie culturelle et psychique de la caste.
Donc, on exclut 4 millions de personnes des bars, des restaurants, des bibliothèques, des salles de concert, et de tant d’autres choses, sans que personne ne bronche.
Faute de disposer de sondages d’opinion pour savoir qui sont ces non-vaccinés (il est tellement plus intéressant de quadriller l’opinion française pour savoir si elle va voter Zemmour ou Pécresse…), on doit se contenter de supputations.
Je mettrais ma main à couper que les gros bataillons de ces nouveaux non-vaccinés sont formés par les doubles-vaccinés de la dernière heure, ceux que Macron, conseillé par Mc Kinsey, a obligé à passer à l’injection sous peine de perdre leur emploi. Ceux-là savent que le passe vaccinal sera suspendu fin mars.
Mc Kinsey déconnecté du réel
Il faut être très parisien, ou très Mc Kinsey (je pencherais volontiers pour cette deuxième hypothèse) pour penser que 4 millions de Français vont aller chercher, contre leur gré, une troisième dose le 15 février alors que le passe vaccinal est maintenu au pire jusqu’à la fin mars, au mieux suspendu dans les jours qui viennent.
Ils croient quoi, les Mc Kinsey ? que les Français ordinaires, les “invisibles”, vont au restaurant toutes les semaines ? Que c’est un besoin vital, une addiction, au point de consentir à une injection parce qu’on ne peut attendre six semaines avant d’aller se taper une choucroute ou un boeuf en daube à 30€ le repas ?
Pour penser cela, il faut ne rien comprendre à la vie quotidienne, à la psychologie des vraies gens. Il faut n’avoir pas mesuré la grande modestie de millions de Français, qui n’ont pas les moyens d’aller au restaurant, et qui s’interdisent d’ailleurs par principe d’y aller, sauf de manière très exceptionnelle, c’est-à-dire même pas une fois par an.
Idem pour les concerts et les bibliothèques.
En cela, le passe vaccinal est une arme d’oppression sociale déguisée. Il permet de faire le distingo entre ceux qui vont suffisamment au restaurant pour que cela devienne un besoin, et ceux qui vivent autrement.
D’une certaine façon, l’épisode COVID laissera dans la société française cette trace indélébile d’une sorte de scission consommée, assumée, entre les “bourgeois” pour qui aller au restaurant est une preuve de liberté, et les “beaufs” pour qui se passer d’aller au restaurant est une condition de la liberté.
Le gros pipeautage de leur société inclusive
Après cette exclusion soudaine de 4 millions de Français, succédant à l’exclusion d’au moins 5 millions de non-vaccinés purs et simples, soit pas loin de 15% de la population, nous voilà débarrassés d’un mythe devenait insupportable à entendre décliné sous toutes les coutures : celui de leur prétendue société inclusive.
Quelle sauce n’a pas servi à assaisonner ce mot bidon ? Cet été, on a même entendu Biden exiger que les talibans afghans proposent un gouvernement “inclusif”. C’est probablement le point le plus éloigné de la conquête mondiale par les armées de l’inclusion militante. Mais celle-ci règne en maître en Europe, où ceux qui excluent les non-vaccinés passent leur temps à se présenter comme des parangons de l’inclusion dans tous les domaines.
Au moins, nous savons maintenant à quoi nous en tenir lorsqu’ils prononcent ce mot d’inclusion ou de société inclusive.
Il s’agit bien évidemment du contraire qu’ils ont à l’esprit. La société inclusive, c’est la société de la démarcation : d’un côté ceux à qui le système profite, de l’autre, ceux qui servent à produire l’énergie de la matrice, dans un bain d’illusions et de mensonges plus ou moins crédibles.
Des doutes dans les rangs de la macronie
Avant-hier soir, un ami macroniste est venu dîner à la maison.
L’été dernier, il était très remonté contre les non-vaccinés, et prêt à suivre aveuglément toutes les aventures soufflées à l’oreille du Président par Mc Kinsey.
Au fil du temps, j’ai entendu ses doutes, apparaître, éclore, et s’exprimer.
Lundi soir, donc, il m’explique son inquiétude : son taux de diabète ne cesse d’augmenter, malgré tous les traitements. Et de me glisser, presque gêné : “j’espère que ce n’est pas cette connerie de vaccin qui me joue un tour”.
Pour que des macronistes “profonds” se mettent à douter à ce point du discours officiel sur le vaccin, il faut qu’il y ait bien des dégâts dans la certitude collective.
C’est là, à mon avis, la grande erreur de Mc Kinsey : n’avoir pas compris que même les macroniens les plus farouches sont agacés par une propagande officielle qui annonce la levée du passe vaccinal dix jours avant les élections. Si certains pouvaient encore reprocher du complotisme à tous ceux qui affirmaient que Macron instrumentalise politiquement la situation sanitaire, là, les doutes sont levés.
Et beaucoup comprennent que la troisième dose n’existe au fond que pour écouler les produits de Pfizer, sans que l’on sache si Pfizer finance ou non la campagne électorale de Macron.
Mais plus personne ne croit raisonnablement à la sincérité sanitaire du gouvernement.
Ne reste plus que l’obéissance à un ordre jugé absurde mais, pour l’instant, incontournable.
Le poids caché de la triche
Quand on parle d’obéissance à l’ordre, il faut le dire vite, et même très vite, car l’année qui s’achève a donné lieu à une véritable floraison d’astuces sous toutes les formes, qui ont permis à de nombreux Français d’échapper à la contrainte.
Au demeurant, certaines astuces étaient tout à fait conformes à la logique sanitaire. C’est le cas des certificats de rétablissement qui ont permis à de nombreux Français d’échapper à la vaccination.
Quand tout cela sera passé, on évoquera avec le sourire les méthodes utilisées par certains pour obtenir ces certificats. Un vrai trésor d’inventions.
Mais, d’ici là, on ne remerciera jamais assez les cafetiers, les restaurateurs, les responsables de clubs sportifs, les animateurs qui ont fermé les yeux sur les mesures “sanitaires” et qui ont continué à accueillir leurs clients comme au bon vieux temps.
Hommage au Professeur Luc Montagnier
… BIEN QUE LE MOT AIT DISPARU de l’article 68 de la Constitution sous l’impulsion de Sarközy.
L’AFFAIRE QUI PEUT FAIRE TOMBER MACRON (…& PÉCRESSE), par Tatiana Ventôse :
RT France Convoi de la Liberté : Un groupe d’avocats dénonce les mensonges d’État
Honneur à Djokovic prêt à «passer à côté de trophées plutôt que de recevoir le ‘vaccin’»
Repris du Panamien
Le N.1 du tennis mondial s’exprime pour la première fois depuis son expulsion d’Australie en janvier dernier. Il refuse toujours de se faire vacciner, tout en réfutant le terme d’ «antivax».
« Je n’ai jamais été contre la vaccination », assure-t-il dans cet entretien à la télévision britannique, confirmant qu’il avait reçu des vaccins dans son enfance, « mais j’ai toujours soutenu la liberté de choisir ce que vous mettez dans votre corps ».
résumé d’un article d’E&R
La guerre que l’OTAN et le Pentagone tentent de déclencher contre la Russie, tout en rendant cette dernière responsable d’un possible déclenchement, serait-elle l’explication de la phrase mystérieuse d’Emmanuel Macron, prononcée en décembre 2020 ?
« Peut être que je ne pourrai pas être candidat. Peut être que je devrai faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures parce que les circonstances l’exigeront et qui rendront impossible le fait que je puisse être candidat. »
Aujourd’hui, son pouvoir est à terre, 8 Français sur 10 sont exaspérés par ses décisions, par la dystopie qui gagne la France, et par l’effondrement moral de la gouvernance. Le covidisme ne tient plus, la répression policière a beau augmenter, rien n’y fait, les Français ne veulent plus de Macron.
La guerre sera-t-elle une fois encore le moyen de sauver les meubles de l’hyperclasse mondialiste, critiquée et honnie de partout, pour ne pas dire haïe ?
Naturellement, la presse « mainstream », Le Monde en tête, jette de l’huile sur le feu, inversant l’ordre de l’agression.
Enfin, Attali le devin vient d’écrire sur Twitter :
« Dans les années vingt du siècle précédent, une grande pandémie succéda à une très grande guerre. Dans les années vingt de ce siècle, une très grande guerre peut succéder à une grande pandémie… »
Rappelons que BHL en appelle déjà de tous ses vœux. Sur la peau des autres, bien évidemment.
Jolie racaille tout ça !
On peut voir sur twitter (je n’arrive pas à le mettre en ligne) une fiesta organisée hier par la pourriture maffieuse macronienne à l’Élysée (payée par qui?).
Voici ce qu’en dit Florian Philippot
- Pendant que Macron envoyait les blindés contre des Français dans les rues de Paris,
- Pendant que les enfants doivent mettre le masque en cours,
- Lui faisait la fiesta, chantait, s’amusait à l’Elysée, sans masque, ni distanciation. Stop à cette caste !
* * *
Ajoutons PV, gaz lacrymogènes… Et bien sûr absence totale de dialogue !
Commentaire d’un inconnu :
La sphère d’ordures
Un anonyme sur Twitter :
Les policiers verbalisent plusieurs personnes avec des drapeaux français sur les #ChampsElysees. #convoisdelaliberte
Florian Philippot :
Dans quel autre pays du monde la police verbalise-t-elle ses compatriotes qui ont un drapeau national ?!
La Macronie est un régime ordurier. Il finira logiquement aux poubelles de notre Histoire !
(JPF) Par contre j’ignore si des Résistants se promenant aux Champs Élysées (sic) avec un autre drapeau, d’une autre nation, d’une idéologie particulière politique ou syndicale, ou d’une région, par exemple un drapeau breton, ont été verbalisés.
À ce compte, toutes les personnes (police y compris) arborant des cocardes officielles tricolores (mais en existe-il encore ?) ou tous les maires laissant flotter des drapeaux tricolores aux portes des mairies ou sur des monuments officiels devraient être verbalisés.
Au fait, savez-vous qu’il est des personnes qui ont eu déjà des ennuis pour avoir détruit ou chapardé des drapeaux « européens » sur des bâtiments.
À propos de drapeau européen, un ami roumain me dit il y a quelques années quand la dégueulasserie « européenne » était moins visible : — « C’est quoi ce drapeau ? » me montrant un drapeau perché en haut d’une place. C’était le torchon de la dictature européenne. — « C’est le drapeau européen » — « Mais pourquoi ? » me questionna-t-il encore. Oui, pourquoi ?
J’ai connu quelques-uns qui se sont retrouvés au Tribunal pour avoir détaché un drapeau tricolore au portail d’un gendarmerie. Mais, les faits remontent aux années soixante-dix.
De nos jours l’usage du drapeau tricolore en public, et la Marseillaisse (toujours le seul premier couplet) ne sont-ils réservés qu’aux supporteurs de football ou de rugby ? Et encore de préférence uniquement lorsque nos équipes nationales gagnent… ?
Pour mon cas, le drapeau que je préfère sans doute est le drapeau noir : le drapeau de la misère et du désespoir. Malheureusement dévoyé depuis un certain nombre d’années par des tarés et autres obtus : petites têtes à idées très courtes et bornées. Et graines de collabos du mondialisme globalisant qu’ils confondent avec l’internationalisme des différences.
Et si comme disait Ferré : « Le drapeau noir, c’est encore un drapeau ! », à mon goût la meilleure définition du drapeau noir demeure quand même celle poétisée par Baudelaire :
Spleen IV
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Et chanté par ce même Ferré :
Bien qu’on l’entende, comme je l’ai écrit récemment, prendre quelques libertés avec la prosodie poétique classique. Ainsi il fait de l’alexandrin « Où l’Espérance, comme / une chauve-souris », un dizain irrégulier : « Où l’espéranc’ / comme une chauv’-souris ». J’ai cru ouïr deux ou trois autres licences de cet ordre en passant. Ferré a toujours détesté le « e » muet de l’oral, comme une bonne partie de la chanson française d’après-guerre, qui était d’ailleurs déjà en partie contaminée avant-guerre.
Pourtant, bizarrement, mais c’est la musique qui l’impose un peu, il ajoute un treizième pied aux rimes féminines, du moins à celles qui se terminent par une consonne suivie d’un « e » final. Couver-cle, cer-cle, humi-de, timi-de, musi-que, despoti-que.
Dernier rappel : l’orchestration, je me répète, n’est pas de Ferré mais du compositeur et arrangeur Jean-Michel Defaye.
Florian Philippot
Le président du Salvador a un message pour nous
(Hier il fustigeait déjà sur son compte twitter les blindés dans Paris !)
Nayib Bukele
Vive la liberté!

[en français dans le texte]
*
Le Salvador, vous savez : l’un des pays d’Amérique centrale que l’on nommaient autrefois « républiques bananières » — où la chienlit était entretenue par l’Oncle Sam qui aujourd’hui a principalement pris la forme des démocrates et entretient son impérialisme en Europe tout autant qu’autour de chez lui.
Les Chars russes à Paris ?
Le président du Salvador Nayib Bukele : «C’est Paris, aujourd’hui. Imaginez si c’était au Salvador… Que diraient la France, l’Union européenne et la « communauté internationale » ? Honnêtement ?»…