Ne suivant qu’occasionnellement l’actualité et étant devenu totalement indifférent aux unes minables de, pas toujours bons, caricaturistes de feu Charlie Hebdo, j’ignorais que le jour même de l’événement profondément charliesque sortait cette une publicitaire quasi prémonitoire pour l’ignoble haineux sioniste :
J’ai écrit que Houellebecq était étranger au monde de Charlie. Que nenni ! Je lis dans Le Bigarreau d’hier ceci :
« Alors qu’il n’est sorti que mercredi dans nos librairies, l’écrivain [sic] Michel Houellebecq [en parfait soumis et pleutre ou dans un éclair de lucidité ?] «suspend la promotion» de son livre Soumission, «profondément affecté par la mort de son ami Bernard Maris dans l’attentat contre Charlie Hebdo, a indiqué ce soir son agent François Samuelson [sic] à l’Agence France-Presse. L’écrivain [resic, moi je dirais plutôt : sous-chef de meute haineuse] «quitte Paris pour se mettre au vert, à la neige», a précisé son éditeur Flammarion [flammes à Marion], confirmant une information de France Info [qui comme chacun sait depuis la belle époque des Inconnus me livre que des demi-informations, le point de vue officiel].
Bernard Maris, économiste de gauche [sic], tué mercredi à l’âge de 68 ans, admirait profondément Houellebecq [le décadent d’extrême-droite sioniste], y voyant un analyste lucide [sic] du libéralisme, au point de lui avoir consacré un ouvrage, Houellebecq économiste [sic], paru l’an dernier. La une de Charlie Hebdo, le jour de l’attentat, représentait une caricature de Michel Houellebecq et plusieurs pages étaient consacrées à ce roman [je dirais plutôt œuvre de propagande imbécile] qui imagine une France gouvernée par un parti musulman en 2022. »
Ça tremble pour lui, le provocateur « Houellebecq ne bénéficie pas actuellement d’une protection policière » nous précise la gazette. Qui sème le vent de la haine suprémaciste récolte la tempête des esprits énervés. Avec ou sans tempête, mais sans tambours ni trompettes aucunes, il est à la neige : il ne faut pas exagérer, ce n’est pas encore Gaza pour lui ! Si au moins il pouvait commencer à comprendre, à comprendre le Monde dans lequel on vit ou survit pour le plus grand nombre qui lui ne va jamais à la neige.
Le sommaire en une de Charlot montre en effet que son ami « socialo » lui avait réservé une pub éditoriale chez les « gauchistes ». Aucune contradiction, dans un numéro de cirque, on est toujours au moins deux. Oppositions d’idées gaudrioles. Tout ça, c’est du bidon, de la propagande Beauf. Mais, y a-t-il encore quelques opposition d’idées, même accessoires ? Tout ce qui tient ces haineux d’extrême-gauche et d’extrême-droite, et de gauche et de droite, c’est leur amour partagé pour la petite blanchitude américano-sioniste et mondialiste.
Le Monde remarque « le frappant télescopage entre la sortie du livre de Houellebecq et l’attentat » On peut ajouter que sa pub. charlienne était également bien calée, juste dans les temps.
Non seulement Houellebecq frayait avec l’un de ceux qui tenaient les cordons de la bourse charlienne, mais je viens juste d’apprendre que le charlot-en-chef Charbonnier, au patronyme obscur bien trouvé, était collé avec une ancienne secrétaire d’état de Sarközy. Je lui ai toujours trouvé une tête de faux-jeton à ce Charb. Tout se tient vraiment bien dans l’État socialo-libéral à l’heure du capitalisme mondialiste et sauvage.
Tout ça pue la décadence, des (bonnes) mœurs, des temps, des gens. La fuite, l’extinction apparente des idées nobles et généreuses. Qui élèvent. Tout ça n’est que mort de la Pensée, zone d’épandage, Maxima Cloaca. Reflets de l’époque immonde que nous « vivons ».
Cela dit, il faut quand même le faire de passer de la satirette autrefois anti-système et pratiquement anti-tout, à une officine officielle et subventionnée de la haine obsessionnelle de classe et de caste. Comme l’écrit le New York Times (qui n’est habituellement pas ma tasse de thé) ce que j’appelle les guignols irresponsables ou « sataniques » de Charlie maniaient « l’insulte et non la satire ».
À propos d’irresponsables, j’écrivais hier et j’écris encore que ces gugusses sont, étaient des irresponsables, mais j’avais complètement oublié que le torchon sous-titrait depuis longtemps : journal irresponsable. Ce qui est finalement pire que « journal bête et méchant » qui était le sous-titre de Hara-Kiri. Donc… assumez votre irresponsabilité jusqu’au bout.
J’ai cité également approximativement une légende, la voici avec son dessin, dernier dessin de Charbonnier, prémonitoire également, ou tellement provocateur…
Tu les as eu tes bons vœux, Charb ? Tu dois être content ! Satisfait… Non ?!
Oui, n’est-ce pas de la provocation plus que puérile et plus qu’irresponsable, infantile, pathologique, obsessionnelle ? Le petit Charb se croyant malgré tout, loin de tout, et bien protégé par la police…
Ces petites têtes n’avaient pas encore compris qu’ils avaient changé de statut et qu’ils faisaient partie intégrante du monde dominant. Et qu’il n’y a pas qu’en Syrie, Irak, Libye, Palestine… que l’on peut mal finir très violemment. Il n’existe plus de front de nos jours dans la guerre impérialiste.
Je dirai pour finir qu’ils avaient été trop bêtes, se croyant bien au chaud dans leur cocon parigot, pour ne pas remarquer que la présence du charognard Botul à côté de certains est toujours très mauvaise. Un peu comme Hercule Poirot qui attire les meurtres (mais là au moins on sait que c’est du cinéma, et du cinéma généralement bien joué), ce type sème la mort (et c’est toujours dans le sordide). En toute allégresse et récidivisme. C’est un fou. Un fou « précieux », le bouffon cynique et putride de l’État américano-sioniste.
Attention ! Si jamais vous voyez dans les parages ou même de loin, le mégalomaniaque, le messie satisfait, le diable du talmudo-mondialisme criminel, fuyez ! Fuyez vite, mais pas en ligne droite et en vous retournant de temps en temps, il pourrait vous tirer dans le dos…
Comme le disait déjà Pierre Desproges dans les années quatre-vingt, et sur France-Inter, pourtant radio d’État :
« Les faits sont connus de tous, mais nous le répéterons une fois de plus, à l’intention du grand rabbin nègre, non-comprenant, de l’Association pour le racisme et contre l’antisémitisme » (cf. Chroniques de la Haine Ordinaire, 24 avril 1986).
« Je suis Charlie » est le type même du slogan esbroufe. « Je suis Charlie, mais rien que Charlie, les autres… circulez, vous êtes tous des fachos ; je suis Charlie à géométrie variable ; je suis Charlie d’État ; autrement dit je ne suis qu’un Charlot » nous disent tous les jours les propriétaires de l’Homme, de l’Antiracisme et de *L’Élection *Divine, rouages subventionnés et vides de l’État (en très mauvais état) socialo-libéral.
Extraits d’un article paru le 8 courant sur le site de Égalité et Réconciliation.
[…] c’est au Zénith de Toulouse que Dieudonné doit présenter La Bête immonde, son nouveau spectacle, samedi prochain, après s’être produit à Pau la veille.
Il y a quelques semaines, la préfecture avait déclaré se montrer « vigilante » et le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP), avait pris contact avec le préfet afin d’« évaluer le risque de trouble à l’ordre public ».
Gérard Folus, le président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) Midi-Pyrénées monte au créneau contre la venue de l’humoriste :
« Cela ne change pas la donne : le spectacle de Dieudonné devrait être interdit, même si je ne suis pas pour interdire vraiment ! Il tient des propos de haine depuis le début ! »
Même ton menaçant chez la section toulousaine de la Ligue des Droits de l’Homme :
« Celui dont les sympathies avec les thèses les plus extrêmes de la droite antisémite ne sont plus un mystère pour personne met en défaut la démocratie. La liberté de création ne justifie ni les insultes antisémites ni l’apologie du révisionnisme, pour lesquelles nous nous honorons de l’avoir fait condamner. Si la règle qui doit prévaloir est la liberté, tout abus de celle-ci doit être condamné de façon ferme et efficace. Nos militants seront très vigilants et attentifs à ce que les propos de Dieudonné, qui méritent une sanction pénale, soient poursuivis, comme elle l’a fait par le passé. La Ligue engage vivement les pouvoirs publics à poursuivre toutes les atteintes à la loi. Puisque Dieudonné a fait son fonds de commerce de la haine, il faut qu’il soit condamné à chaque fois qu’il l’exprime, et que les peines prononcées soient effectives et décourageantes. »
Au lendemain d’une attaque sanglante contre la liberté d’expression, qui a vu toutes les belles âmes se rassembler pour communier d’une même voix leur rejet de la violence liberticide, il serait bon qu’un certain nombre d’officines grassement subventionnées balayent devant leurs portes.
Fin de citation.
Il faut voir les faits en face, on vit sous une dictature… de plus en plus ouverte et finalement de moins en moins sournoise… mais toujours plus perverse… une dictature, gage de haine d’État, qui ne sent plus pisser.
Voilà que paraît « Soumission », un nouveau livre de Monsieur Thomas dit Houellebecq. En cette année 2015, le livre est édité chez Flammarion et, comme il est annoncé par toute la presse, il décrirait « une France dirigée par un gouvernement islamiste en 2022 » (diable! que voilà une imagination débordante !)…
Ce matin, et si je m’en allais donc consacrer quelques minutes à dire, moi aussi, ce que j’en pense ?
Le plan com de M. Houellebecq.
L’aspect du « piratage » qu’aurait subi le livre de M. Thomas Houellebecq est sans grande importance. En effet, on a quelque peu l’impression que désormais, dans le monde moderne, toute mise sur le marché d’un produit cinématographique (comme « The Interview »), littéraire, ou présumé tel, sera précédé par un piratage – ou en tout cas par l’annonce d’un « piratage ».
Se prétendre victime d’une censure est sans doute le meilleur moyen de se faire de la publicité. Et cela, au risque que ceux qui sont réellement censurés soient encore davantage condamnés par la loi du silence. Car c’est cela, le drame du monde moderne : les auteurs originaux ou talentueux, vraiment anticonformistes, risquent de demeurer des inconnus. Il faut déjà faire partie du « Star system » pour qu’on parle de toi quand tu es censuré (ou que tu prétends l’être). Résultat, ce sont toujours les mêmes qui parlent des mêmes, comme dans ces débats télévisés où des puits de conformisme et d’inculture se posent (sans rire !) la question : « mais que sont devenus les provocateurs » ?…
Ce n’est pas de la censure. Des épisodes de censure, en France, moi j’en connais (et la censure me répugne). Moi, j’appelle ça le « plan com » de Monsieur Houellebecq. Voilà faite, d’avance, la promotion d’un livre pas encore paru.
« Soumission », une pseudo-uchronie.
Est-ce un livre de politique-fiction ? Monsieur Thomas (dit Houellebecq) déclare par exemple au « Figaro Magazine » : « (…) Ceci posé, oui, je pense qu’une telle situation est possible, mais pas à l’horizon indiqué. J’ai supposé pour les besoins de mon roman une accélération du temps et la percée d’un parti musulman en 2022 ».
J’avoue que je ne comprends pas très bien – à moins que je ne comprenne que trop ? Si une telle situation est « possible », et si elle est même le thème d’un roman, alors pourquoi situer ledit roman en 2022 ?
Orwell a donné pour titre à son roman : « 1984 ». Je suppose donc qu’Orwell imaginait la situation qu’il décrivait possible en 1984. Il n’a pas appelé son livre « 1952 » ou « 3015 ».
Voilà donc le lecteur hypothétique de M. Thomas Houellebecq prévenu. On lui propose d’acheter un livre situé en 2022, tout en sachant que l’auteur lui-même croit la situation qu’il décrit impossible à cette date-là. Mais si c’est une histoire « impossible », alors pourquoi les personnages y sont-ils les hommes (ou les femmes) politiques d’aujourd’hui ? Pourquoi 2022 ? Qui sait ? Dans l’espoir de « coller à l’actualité » ? Voire dans celui de susciter des peurs ?
« Soumission », un scénario grotesque et impossible.
Soumission se passerait à l’issue de l’élection d’un président de la République musulman… face au Front national… et grâce au ralliement de l’UMP et du PS. Afin de faire barrage au FN, les deux partis auraient passé un accord avec « Fraternité musulmane », et accepté l’islamisation de l’éducation nationale et… l’autorisation de la polygamie.
Vous imaginez… Sarközy et Valls qui s’allient à la « Fraternité musulmane » face à M’dame Marine Le Pen (et à MM. Aliot et Philippot)… C’est évidemment n’importe quoi.
Mais il est évidemment plus simple (et plus rentable ?) pour M. Houellebecq Thomas de mettre en garde contre une imaginaire « polygamie musulmane » (sic) qui s’abattrait sur la France en 2022, que de dénoncer éventuellement d’autres coutumes religieuses, pour ne pas dire tribales, qui ont réellement lieu en France, non pas en 2022 mais bel et bien en 2015.
Trois « suicides » de « l’Occident » ?
Toujours au « Figaro Magazine », M. Thomas sentencie : « Il y a un suicide plus général qui est celui de l’Occident, suicide économique, démographique et surtout spirituel ».
Ce n’est certainement pas original. Et puis, un « suicide économique » ? Qu’entend par là M. Thomas Houellebecq ? Le suicide est, ne serait-ce qu’étymologiquement, « le meurtre de soi ». Or, l’Occident ne se suicide nullement économiquement. L’Occident a inventé et suscité le capitalisme, et le capitalisme n’est pas un suicide. C’est plutôt un assassinat économique, un assassinat peut-être programmé, du monde entier. Comme si le capitalisme avait besoin de la « crise ». La crise, c’est le capitalisme. Un monde capitaliste où une centaine de « grandes fortunes » possède les mêmes richesses que plusieurs milliards d’êtres humains n’est pas un système qui se suicide, c’est un système qui exploite et qui appauvrit la planète au profit exclusif de quelques-uns.
« Un suicide démographique » ? Que signifie ? Face à ce genre de discours, il me semble toujours utile de rappeler que la « baisse de la démographie » n’est pas, en soi, un facteur déterminant. Il est vain de regarder les choses d’un seul point de vue quantitatif. Le problème, en Europe, n’est pas à mon avis que l’on fasse moins d’enfants. Ce n’est en tout cas pas le seul problème. Le fait est que la croissance démographique est plus grande, et même colossalement plus importante en Asie et en Afrique (qui sont aussi des continents beaucoup plus grands que l’Europe).
En Europe, le problème est sans doute surtout de mal éduquer (voire : de ne pas éduquer) les jeunes générations. Il vaudrait peut-être mieux faire moins d’enfants, mais mieux les éduquer. Il ne servirait pas à grand-chose que les Européens se mettent à faire des millions d’enfants, si ces derniers devaient passer leur enfance, leur jeunesse et leur vie à apprendre à baragouiner trois mots d’angliche ou de franglais, à jouer à la Play Station ou à publier, sur Facebook, des monuments quotidiens à leur illettrisme.
Faire des enfants, très bien (au fait, M. Houellebecq a-t-il des enfants ? Que fait-il, à titre personnel, pour lutter contre la « baisse de la démographie » ?), mais si c’est pour les mettre devant la télévision ou ne rien leur enseigner, en faire des consommateurs de gadgets inutiles, des rouages et des victimes de la société capitaliste…
Quant au « suicide spirituel », je reste perplexe. Ce suicide spirituel, quelles en seraient (selon M. Thomas Houellebecq) les causes ? Je ne nie pas forcément l’existence d’un tel « suicide ». Mais mon diagnostic ne doit pas être le même de celui de M. Houellebecq. Je ne crois pas que les remèdes que je proposerais pour essayer de l’éviter seraient les mêmes que ceux de M. Thomas Houellebecq…
Des qualités poétiques des uns et des autres.
Pour ne prendre qu’un seul exemple, et je pourrais en prendre beaucoup d’autres, je conseille à tout un chacun de lire les poèmes de M. Houellebecq (publiés chez les plus grands éditeurs, et encensés par la presse…), et ensuite de lire les miens (publiés dans l’indifférence générale chez de tout petits éditeurs comme, par exemple, aux minuscules « éditions des petits bonheurs » dirigées par M. Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’université de Nantes). Mes textes poétiques (et romanesques) sont aussi sur Scribd !
Oui, je propose à qui le veut de lire, en toute objectivité, les « oeuvres poétiques » de M. Thomas Houellebecq et les miennes. Je propose à tout un chacun (et notamment à ceux qui devraient être qualifiés pour prononcer un tel jugement, j’entends par là les critiques littéraires, et les « spécialistes » universitaires de poésie) d’en juger sereinement les qualités métriques, d’inspiration et, tout bonnement, de poésie…
Un « jeu » pourrait aussi consister à faire lire, à des gens qui n’auraient jamais lu les poèmes de M. Thomas Houellebecq, et pas non plus les miens, nos oeuvres respectives. Ensuite, ces lecteurs pourraient se prononcer. Chiche ?…
On aurait des surprises. Et au demeurant, je rappelle quand même qu’Etienne de Montety, directeur du Figaro Littéraire, disait énormément de bien de mes qualités poétiques à moi, en première page du « Figaro » du 8 avril 2011. Ce n’est pas rien, il me semble.
Et rien que pour ça, cela mériterait peut-être que des esprits vraiment curieux fassent l’effort de ne pas se fier aux apparences, mais de lire mes poèmes. Lire avant de juger, c’est le minimum. Non ?
Je suggère de mettre, côte à côte, les poèmes de M. Thomas Houellebecq, et puis les miens, et ensuite de comparer. Et de se demander pourquoi les uns sont publiés chez les plus « grands ( ?) éditeurs » parisiens, et pas les autres. A mon avis, il y aurait peut-être là une réponse, ou un début de réponse, au « suicide spirituel » que dénonce M. Houellebecq… Si de grands éditeurs publiaient mes livres et mes romans, c’est-à-dire s’ils en avaient le goût et le courage, je le dis très sérieusement, on lutterait peut-être bien plus efficacement contre le suicide spirituel.
Résumons.
M. Thomas Houellebecq publie un bouquin au titre (« Soumission ») qui risque d’être confondu par les bibliophiles avec une infinité de livres, ou de films qui avaient déjà choisi ce titre.
Par exemple, « Soumission » était entre mille autres jusqu’ici, avant d’être un bouquin de M. Houellebecq, un film pornographique réalisé en 1979 par « Burd Tranbaree » (pseudonyme de Claude Bernard-Aubert), également connu sous les titres Clarisse, Je mouille pour vous et La Maison des phantasmes…
Si ça vous amuse, consultez les catalogues des bibliothèques, et celui des films (pornographiques ou pas). Comme d’habitude, je n’invente rien ! « Soumission », c’était encore un film de David Denneen, en 2008, avec Travis Fimmel et Teresa Palmer. La liste serait longue !
Nul ne peut donc croire que « Soumission » soit un titre sur lequel un et un seul auteur puisse prétendre posséder quelque droit que ce soit. C’est même un titre tellement courant, tellement banal que n’importe qui est en droit de l’employer (et, naturellement, Monsieur Thomas aussi). Je ne suis pas psychanalyste, mais toutes les biographies de M. Houellebecq parlent de ses dépressions passées. Je regarde ses photos pour essayer de comprendre s’il en est sorti, ce que je lui souhaite. Cependant, n’étant pas psychanalyste, je ne puis me hasarder à exprimer des théories quant au choix qu’il a fait d’un tel titre.
Voilà en tout cas des pages politiques ou politisées, écrites par quelqu’un qui a souvent et publiquement fait part de ses vives sympathies politiques pro-israéliennes, un livre fantasmatique qui raconte une (à mon avis) plus qu’improbable, voire tout simplement impossible « prise du pouvoir » par un « parti islamique ». Je ne sais pas si on est très loin de Clarisse, Je mouille pour vous mais on est tout près, je le subodore, de La Maison des phantasmes…
Le comble, mais il fallait s’y attendre : Monsieur Thomas Houellebecq s’en prend, ou feint de s’en prendre au « politiquement correct ».
Il déclare ainsi au « Figaro Magazine » : «Nous sommes arrivés en France à un point où le fait même de prononcer le mot islam peut vous être reproché; l’islam ne fait pas partie des sujets dont on puisse réellement débattre ».
Est-ce que M. Houellebecq connaît d’autres sujets dont il serait « interdit de débattre » ?… Ma foi, je dois dire que tous ces articles (parfois agrémentés de photographies de sa personne, et le spectacle là aussi vaut la peine !) sur M. Houellebecq sont touchants. Oui, vous êtes presque drôle, mon bon M. Thomas !
Bis ripetita placent… « Nous sommes arrivés en France à un point où le fait même de prononcer le mot islam peut vous être reproché ». Sic !
N’y a-t-il pas d’autres mots, en France, ou un autre mot, qu’il ne fait pas bon prononcer ?… Mais quel mot ? Zut, j’ai perdu la mémoire ! Chut… Si ça me revient, je vous le dirai. Promis.
Si je me souviens bien, il y a quelques années, M. Houellebecq avait carrément déclaré que l’islam était la religion « la plus conne du monde ».
Cette phrase, avec laquelle je me trouve en complet désaccord, me rappelle aussi un peu ma banlieue parisienne des années 1960 (« le plus beau… au monde », « la plus belle… au monde »), elle est assez navrante de simplicité, pour ne pas dire de simplisme, non ?
En outre, dire que « l’islam est la religion la plus conne du monde » pourrait laisser entendre que M. Thomas Houellebecq serait théologien. Ce qui, jusqu’à plus ample informé, n’est pas le cas. Ensuite, cette phrase laisserait entendre que M. Houellebecq (né Thomas) aurait étudié toutes les religions, qu’il les aurait jugées et jaugées, et qu’il serait en droit et en mesure de carrément décider lesquelles seraient « les plus » ceci ou cela…
Alors on serait bien curieux de savoir où, sur la curieuse échelle des valeurs de M. Thomas Houellebecq, il place d’autres religions, comme par exemple la religion juive – ou, tiens, le bouddhisme.
En effet, si l’islam était « la religion la plus conne », alors quelle serait (toujours selon M. Houellebecq) la religion « la moins » conne ? Et de quelle religion s’agirait-il ?
Pourquoi M. Houellebecq ne change-t-il pas l’adjectif « islamique » et ne le remplace-t-il pas par un autre ? Pourquoi ne situe-t-il pas « Soumission » aujourd’hui, voire hier et avant-hier ? C’est alors que vous seriez « censuré », je vous le garantis, Monsieur Thomas !…
Pourquoi prétendre faire de la « politique-fiction » mais situer un roman en 2022 ? Situer un roman en 2022, ce n’est plus de l’uchronie. C’est n’importe quoi.
Et si vous voulez bien me permettre, Houellebecq n’est pas non plus de la littérature. Je trouve en effet que M. Houellebecq écrit fort mal. Vous me direz qu’on lui a refilé le Goncourt, à M. Houellebecq. Et alors ? Cela ne m’étonne pas du tout !
On devrait savoir que les faux rebelles d’aujourd’hui aiment bien se grimer en pourfendeurs du « politiquement correct », tout en étant en vérité leurs laquais obséquieux et serviles.
Il est très… soumis, M. Houellebecq, je trouve !
Olivier Mathieu.
« À Charlie Hebdo aujourd’hui c’était une exécution ».
Eh oui Botul abruti, comme il en a tous les jours en Irak, Syrie, Lybie, Palestine… grâce à toi en partie.
À deux jours près, heureusement pour lui car on est dirigé par des fous furieux aptes à établir des correspondances absurdes, c’était la date anniversaire de ladite « ordonnance Dieudonné » établie par le sbire sioniste de service du Conseil d’État interdisant son spectacle nantais (à Saint-Herblain exactement, commune socialote jouxtant Nantes).
Jacob de Meknès parle de « la trahison des clercs ». C’est pire, tout ça c’est du glauque.
Que dire de plus des sordides branquignols (armés par qui? et armés comment?), des sinistres Pieds Nickelés dudit « terrorisme international » (n’est-ce pas l’UMPSFN ?) incultes et tout juste bons à ânonner de pitoyables : Allahou Akbar ! Je ne sais si c’est en déchargeant également dans leur froc, ce qui est tout à fait possible… Allah qui reste aussi muet que YHWH ou que Dieu des chrétiens, soit dit en passant.
Que dire de plus, en notice nécrologique, d’une feuille que je lisais autrefois, du moins sa première formule (années 70-80), de temps à autre, alors même que je remarquais déjà à l’époque ses lieux communs « contestataires » et souvent vides et plus encore ses fixations obsessionnelles sur deux ou trois thèmes.
Le prétendu « fascisme franchouillard » mis à toutes les sauces.
Le prétendu combat antiraciste qui dans les faits est diviseur (surtout quand il servit à une coterie communautariste bien connue de phagocyter les autres, la communauté beur en premier lieu) ; et proprement contre-révolutionnaire et pas anti-capitaliste pour un sou, bien au contraire.
Et bien entendu le bouffage de curetons et de calottes, récurrent et pathologique. Alors même que la religion catholique était déjà fort mal en point. À ce stade c’est ce qui s’appelle tirer sur une ambulance, pire encore sur une moribonde absolument inoffensive qui fait pitié plus qu’autre chose. Quel courage. Et c’est retarder d’une guerre sans risque de prendre un seul gnon.
L' »artiste » qui incarne le mieux cet esprit est sans doute le prétendu « anar » Papi Cabu (mais qui ne boira plus), évoqué dans l’article précédent d’Olivier Mathieu, bien plus en fait que Papi Wolinski passé depuis belle lurette du stalinisme mondain au n’importe quoi pourvu qu’il en vive.
J’ai toujours constaté que la feuille susdite était finalement avare de vraies réflexions sociales, si ce n’est écolos gentilles et anodines n’engageant à rien ou pas grand chose, juste dans l’air du temps.
L’air du temps est le mot qui convient le mieux à la satire (et satyrette) de ce petit journal qui est (était, car il est mort lui aussi, c’est la treizième victime, chiffre maléfique) une sorte de Canard Enchaîné (« anars » bien faisandés) ripoliné soixante-huitard. Ou de Marius, Le Hérisson ou Cent Blagues modernisés et surtout haineux, de préférence contre les plus faibles.
Avec toujours ce mauvais goût congénital, potache et plus encore cynique et menant à rien du tout de bon, dans l’esprit finalement harakiriesque de l’infecte Choron, le type même du dégénéré et fier de l’être qui se faisait une gloire d’avoir servi de giton à son adjudant-chef lorsqu’il faisait son service militaire.
J’ai également constaté que cette feuille soucieuse de liberté d’expression se gardait bien de défendre la liberté d’expression en soi en soutenant qui que ce soit réellement dans le pétrin ou tout ce qui dans la société n’allait pas dans le sens de l’idéologie commune et dominante qui est finalement leur idéologie : l’idéologie dite de gauche. Ces gens n’ont jamais vu ceux qui réellement subissaient la vraie censure, le vrai rejet médiatique, etc. Ou bien devaient s’en féliciter intérieurement.
Ils vivaient confortablement, les procès qu’ils subissaient de temps à autre renforçant leur grand esprit de satire et de contestation sociale. Finalement ils ne furent que des suiveurs des politicards en pointe, tous juste bons à croquer un facho fantasmé, un curé mal en point ou une nana à poils. De l’air du temps, je répète.
Puis, ils ont fini par franchir le cap et s’inféoder au Diable en personne je veux dire au parti dit socialiste (pauvre socialisme !!!). Je suppose au début pour raison financière ou déjà pour raison idéologico-politique « face au péril fassisse » . Source présente de tous leurs mots. Je devrais même dire s’inféoder au socialo-libéralisme puisque telle est l’idéologie économique et sociale dominante du moment.
C’est ainsi que l’anarchiste impénitent Val (que j’ai « connu » chantailleur pleurnichard et sous-sous-sous-Ferré, et ami du pédéraste Font) est devenu chef d’une radio d’État, plus drôle encore, à la demande de Sarközy !
Puis, d' »anarchie » (je devrais plutôt dire de gaudriole libertine à la Choron) en socialo-libéralisme, on a fini par passer au sionisme militant. Alors sont apparus bien évidemment l’infecte Botul corbeau de la Mort et la folle-dingue Fourest sionisto-arabophobo-russophobo-lesbienno-femen. Le bouquet hystérique! Du néo-conservatisme (comme on le nomme, mais qui en fait n’a rien de conservateur, mais tout de destructeur) à la sauce gauche-progressiste (sic). Le tout bien lié.
Je ne crois pas à la manipulation d’innocents « artisses », tellement tout ça est manifeste, c’est de retournage de veste qu’il faut parler. Il n’est que de voir ce qu’était devenu Cabu, un sénile heureux il y a peu d’années d’être fêté dans une grande exposition organisée par la petite gauche parisienne. Finir par ressembler à son personnage de Beauf bien connu, mais dans la peau d’un sioniste, curieuse fin. Cabu et Siné, l’Ombre et la Lumière…
À ce propos, Siné (qui lui ne semble pas sénile) peut se féliciter d’avoir été antisioniste et antijudaïste, et d’avoir fait la remarque somme toute anodine que le fils Sarkö ne dérogeait pas en se mariant avec un juive ; c’est peut être ce qui l’a sauvé d’une mort violente et il pourrait remercier Val de l’avoir viré de Charlot pour je cite « antisémitisme ». Val qui, en roublard, a quitté le navire juste au bon moment.
Toujours l’air du temps, ou plus exactement le vent dominant ! pour ce fond de commerce.
Charlot Hebdo est donc devenu ces dernières années une arme sioniste anti-islam et anti-arabe ouverte et avérée. Ceci débuta peu après le crime d’États américano-sioniste dénommé Onze Septembre. Époque qui correspond également à la naissance de diverses associations anti-arabes déguisées (à peine) en lutte contre le sexisme, ou pour la « laïcité pinard, sauciflard ». On a encore en mémoire (2006) la minable caricature de Mahomed avec sur sa tête un turban en forme de bombe et une vignette qui disait : C’est dur d’être aimé des cons. On attend encore la même chose à propos par exemple de Yhwh, à chaque sordide attaque de Gaza. Le « deux poids, deux mesures » bien connu. Infect !
Cela fait donc une dizaine d’années que pratiquement toutes les semaines cette feuille de choux fait, faisait son petit commerce de sa fixation politico-pathologique sur les méchants islamistes et plus généralement sur les arabes (évidemment en ayant eu bien soin d’introduire près d’elle et en caution une beurette de service). Et avec toute la finesse et délicatesse qui caractérisent ces potaches qui n’ont pas bien apprécié politiquement que le fait de se moquer des curés (et bien rarement des rabbins, pourquoi ?) mais toujours dans une limite disons, simplement humoristique et de mauvais goût, ce n’était pas la même chose que de montrer leur haine viscérale à l’encontre non pas tant desdits islamistes (ce qui se comprend) mais à l’encontre de l’islam et des arabes en leur entier. Du racisme pur et simple dont ne se cachent pas Follerest et Botul. Du racisme bien dans l’air du temps (encore une fois), qui est celui de l’extrême-droite franchouillarde qui a viré, elle aussi, ouvertement sioniste.
Je pourrais citer d’autres personnes du même genre, non liées à Charlot mais sur la même ligne sioniste (raciste, colonialiste, suprémaciste et belliciste) qui se font une religion de démolir l’islam et les musulmans, arabes et palestiniens de préférence. Il y en a un en particulier c’est Michel Thomas le colon, dit Houellebecq, le type qui, certains jours de lucidité, reconnaît lui-même que ses livres et ses poèmes ne valent que dalle. Il vient de sortir une œuvrette dont le titre « Soumission » semble cadrer parfaitement avec son propre personnage de soumis à l’idéologie dominante. Au sionisme ou même… à l’esprit magouilleur et anti-impôt des nantis. À propos des « exilés fiscaux », il a déclaré, il y a peu, au « Figaro Magazine » : « Je les comprends. Ils ont raison. On paie trop d’impôts en France […] On aime la collectivité, d’accord, mais pas à plus de 50 %. […] On a des devoirs envers la collectivité, envers ses semblables, mais jusqu’à un certain point. Au-delà, ce n’est pas tolérable. » À propos de « tolérable », comme j’ai pu le lire il y a quelque temps, je crois que les tueries israéliennes lui paraissent très tolérables pour ne pas dire bénéfiques pour éliminer le chiendent arabe ou la vermine palestinienne, n’est-ce pas Michel Thomas ?! qui malheureusement ne me lira pas.
Sur le sujet de la « Soumission », je vous convie à lire cet autre article d’Olivier Mathieu, c’est ici : http://fr.scribd.com/doc/251926817/Le-bouquin-des-phantasmes-de-Michel-Houellebecq-l-ecrivant-parfaitement-soumis-au-politiquement-correct#scribd
Mais revenons maintenant à nos moutons sionistes et faux rebelles eux aussi.
La suite logique est donc arrivée après un ou deux incendies et des menaces quotidiennes et une protection (?) de la police. Les dessinateurs de petits mickey et autres plumitifs ne semblent pas avoir compris qu’ils n’étaient plus au sein d’un journal satirique indépendant mais d’un organe quasi officiel estampillé Botul, du sionisme international. C’est pour ça que récemment encore ils étaient assez demeurés pour provoquer une réaction violente en titrant : « Tiens, il n’y a pas encore eu d’attentats terroristes ». Ou : « On n’a pas reçu les bons vœux des terroristes, mais on a jusqu’à la fin du mois pour les recevoir ».
Eh bien, voilà c’est fait, les terroristes de banlieue ont respecté la tradition. De là où vous êtes, vous pouvez les remercier. La liberté de la presse est sacrée, mais il est bien évident que la « dérision » permanente et la provocation, pour ne pas dire la haine viscérale visible et permanente à l’encontre des religions et avant tout de l’islam (et des arabes encore plus) ne peut qu’exaspérer quelques individus au sang chaud.
Pour conclure, je dirai comme Olivier Mathieu que l’évolution d’un hebdomadaire, et plus encore de certains de ses permanents et inamovibles, est curieuse. Appeler « à l’aide » la police et se faire protéger par elle quand on s’est fait son gagne-pain pendant si longtemps d’un esprit anti-police, anti-état et anti-tout, est surprenant. Mais il ne faut plus s’étonner de rien de nos jours, on a bien vu dans les années 80 des « anarchistes » dénoncer de « mauvais exposants » à une Foire aux Livres en Belgique. Et on voit certains pauvres types et autres ignares s’affubler du même titre d' »anarchistes » pour beugler « le fascisme ne passera pas ». Mais, (pour employer votre jargon) le fascisme, on y est, bande d’abrutis. Il s’appelle mondialisme, américano-sionisme, socialo-libéralisme, « directives européennes », ruine de la Grèce…
Moi non plus « je ne suis pas Charlie », certainement pas, Charlie sombra dans la déliquescence socialo-« anar » soixante-huitarde puis dans le sionisme de potaches attardés, mités et irresponsables. Je répète un Canard Enchaîné plus mode. Le Canard Enchaîné étant lui-même un pâle falot très ragots quatrième république, qui tourne à vide tout en n’étant plus exempt non plus d’idéologie dominante anti-musulmane.
Oui, je maintiens, irresponsabilité. Quand de journal « rigolo » on devient journal sionard, on ne joue plus, on n’est plus dans la cour de récré à crier « Mahomet pipi caca », fixation obsessionnelle qui fait tant plaisir à l’extrême-droite sioniste, tant à Tel-Aviv qu’au Front National. Et tant plaisir à l’UMPS. Comme quoi l’irresponsabilité ou la bêtise peut conduire à la mort.
D’ailleurs, quand on additionne le nombre de gens qui ont manifesté hier pour Charlot on obtient à peu près le chiffre du tirage de cette sous-gazette qui depuis des mois était en train de couler, lâchée par ses « plus vieux » lecteurs, c’est dire.
Petit problème arithmétique pour finir :
Sachant que l’État socialo a décrété trois jours de deuil national pour la mort de douze personnes, combien de jours de deuil devrait-il décréter pour la mort l’été dernier de 1715 palestiniens (la plupart civils) ? Ah, mais j’oubliais : les victimes ne sont pas françaises, de plus ce sont des sous-hommes autochtones d’un bantoustan.
Moribond depuis plusieurs années, Charlot Hebdo est définitivement mort.
Pour qui sonne le glas ?
Décidément, comme disait Robert Zimmermann dit « Bob Dylan », les temps changent.
« CRS = SS »?
Je me souviens d’avoir feuilleté, jadis, dans les années 1970, « Charlie Hebdo », « Hara Kiri » et les journaux de cette sorte.
Je me souviens par exemple, dans ces organes de presse, de diatribes contre la police et contre l’armée (que je partageais sans doute en partie; du moins, en 1982, je me suis fait moi-même réformer ‘P4’ de mes « obligations militaires »).
Aujourd’hui, en 2015, la presse diffuse des films où l’on voit les journalistes de « Charlie-Hebdo » amassés sur le toit de leur immeuble, suite à l’agression dont ils ont été les cibles. On entend leurs dialogues.
Des voix demandent anxieusement : « Vous avez appelé la police? » Réponse: « Oui oui, ils ont déjà été appelés »!
Force est donc de constater que, depuis les années 1970 (où les journaux comme « Charlie » publiaient des slogans, d’ailleurs à mon avis parfaitement faux, comme : « CRS = SS »), les temps ont changé puisque des journalistes n’hésitent plus, désormais, à appeler la police. Ce que l’on peut comprendre, vu les circonstances, si l’on veut. Mais cela ne démontre pas non plus une cohérence idéologique des plus parfaites.
Des terroristes professionnels?
Hier, on parlait de terrorisme professionnel. J’ai tout de suite eu de grands doutes. En effet, une journaliste racontait que c’était elle qui, sous la menace, avait donné le code d’entrée numérique aux deux tueurs. Voilà donc, me suis-je dit, deux « terroristes professionnels » qui n’avaient rien prévu pour passer la porte d’entrée, évidemment munie d’un « digicode »? Aujourd’hui, on apprend que l’un des « complices » des deux tueurs présumés en question s’est rendu de son plein gré à la police. Et que cette bande de gugusses a oublié une carte d’identité dans la voiture qu’ils employaient… Et que les deux suspects en question seraient deux frères, dont l’un vend du poisson dans un supermarché Leclerc. Force est de dire que la thèse du « complot international » en prend peut-être un coup. Cela va ennuyer M’dame Marine Le Pen, je le crains, qui voyait déjà un complot de l’intégrisme islamique, mais c’est comme ça. La thèse du « terrorisme » organisé est sans doute à revoir. En tout état de cause, ce sont les enquêtes qui devraient se prononcer, et pas les déclarations à chaud des premiers venus.
Des « héros de la liberté »?
La mort des dessinateurs (certains septuagénaires ou octogénaires) de « Charlie-Hebdo », et tout pareillement celle des policiers, est évidemment, comme toute mort, déplorable c’est-à-dire, au sens propre du mot, digne d’être déplorée.
Cela dit, est-ce que M. Cabut (et ses confrères) est vraiment un « martyr de la liberté » ou, plutôt, de quelle liberté parle-t-on?
Personnellement, je me souviens d’avoir été agressé, le 6 février 1990, sur les plateaux d’une émission de télévision. J’ai été agressé par un commando qui, le lendemain, affirmait ou revendiquait, dans « Tribune juive », journal officiel de la communauté juive, qu’il provenait d’Israël. Voilà donc un commando, en provenance de l’étranger, qui venait agresser un citoyen français au casier judiciaire vierge, je parle de moi, et qui, invité par une chaîne de télévision (TF 1), s’exprimait c’est-à-dire faisait usage de sa liberté d’expression.
Or, je ne me souviens pas que MM. Cabut, Wolinski, Val et autres aient protesté. Je ne me souviens pas qu’ils aient pris ma défense. Je ne me souviens pas de manifestations spontanées de soutien en ma faveur, sur les places de France.
Je respecte évidemment les choix de chacun, mais je me borne à faire noter que, ce jour-là et dans cette émission, j’avais prononcé des propos avec lesquels on pouvait et on peut ne pas être d’accord, mais qui n’étaient pas – à cette date – interdits ou illégaux, ce qu’ils sont devenus par la suite et quelques mois plus tard à peine.
Mes propos étaient même, si vous voulez et je vous le consens, ceux d’un crétin, d’un imbécile ou d’un idiot. Mais même dans ce cas, je ne crois pas que cela aurait autorisé un commando paramilitaire à intervenir, sur un plateau de télévision, pour frapper un citoyen français au casier judiciaire vierge et qui faisait usage, ou plutôt qui essayait de faire usage de cette fameuse « liberté d’expression » dont on parle tant aujourd’hui.
Que mes propos n’aient pas été illégaux à cette date-là est en outre évident puisque, au demeurant, aucune plainte ne fut déposée contre moi par quiconque. Et si mes propos n’étaient pas illégaux, en tout cas à ce moment-là, il me faut donc encore supposer que l’action illégale était celle d’un commando qui venait interrompre une émission de télévision, frapper un invité, et revendiquer l’action dans un journal de la communauté juive. Or, la police française n’a jamais trouvé les auteurs de cette agression commise contre ma personne. Et personne n’est jamais venu se dénoncer, le lendemain, dans un commissariat.
J’aurais d’autant plus déploré que l’on s’en prenne à la liberté d’expression de M. Cabut et de ses confrères si ceux-ci, à l’époque, avaient manifesté en défense de la mienne. Le problème est en effet que la liberté d’expression est totale, ou qu’elle n’est pas. J’ai un peu peur de devoir penser ou hypothiser que la liberté d’expression, pour M. Cabut, s’arrêtait à la liberté d’expression de M. Cabut. Je ne me souviens pas non plus que M. Cabut ait protesté lorsque son ancien confrère et collègue, un autre dessinateur, Konk, fit lui aussi usage de sa liberté d’expression d’une façon qui ne correspondait évidemment pas à celle de M. Cabut. Il y aurait d’autres exemples à donner.
En conclusion, M. Cabut était évidemment attaché à sa propre liberté d’expression, et je le comprends. A mon humble avis, cependant, c’est mon opinion et je la partage, la défense de la liberté d’expression devrait être totale, complète et exhaustive. On ne peut pas, personne ne devrait défendre une liberté d’expression qui soit limitée à la sienne propre. Et peut-être sera-t-il permis de se poser la question: est-ce que ce n’est pas seulement celui qui défend la liberté d’expression dans son ensemble qui devrait pouvoir être appelé un martyr de la liberté d’expression?
Faire un « génie » de M. Cabut est sans doute également exagéré, me semble-t-il. Certes, « les morts sont tous de braves types », mais M. Cabut n’est pas Léonard de Vinci ou Tiepolo.
Monsieur Cabut restera juste comme un simple dessinateur, qui a fait usage de sa liberté d’expression (liberté d’expression par bonheur garantie à tous par la Constitution, donc à M. Cabut tout comme à moi et comme à vous) et qui, comme tout un chacun, a pris les risques liés à l’exercice de l’expression de ses propres opinions, qu’il exprimait récemment et depuis quelques années sous la protection de la police. Une protection policière que d’autres n’ont jamais reçue mais que M. Cabut (les années 1970 et donc les slogans « CRS = SS » étaient loin) avait acceptée. Ce qui était son droit (tout comme c’eût été mon droit, si jamais elle m’avait été offerte, de la refuser; mais elle ne m’a évidemment jamais été offerte, à moi).
Reste un drame, celui qui s’est produit à « Charlie-Hebdo », dont il reste à espérer que l’on n’en profite pas pour encore amoindrir les libertés de tous, et que des politiciens ou des politiciennes sans scrupules ne s’en servent pas avec d’obscures arrière-pensées électoralistes.
Et tout le monde ayant le droit d’être Charlie, droit que je respecte et que je ne conteste à personne, je prends quant à moi, avec la permission de nos bons princes, celui de ne pas l’être.
Olivier Mathieu
Cabu, Charb, Honoré, Tignoux, Wolinski… Leurs dessins parlaient pour eux. Cabu en premier lieu.
Je trouve sur Le Figaro d’hier :
"L’Église catholique s’associera jeudi à la journée de deuil national en hommage aux victimes de l’attentat dans les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et fera sonner le glas de la cathédrale Notre-Dame à midi, a annoncé le diocèse de Paris. "La messe qui suivra cela célébrée en pensant aux victimes et à leurs familles", ajoute l’évêché dans un communiqué."
Un joli pied de nez de l’évêché parisien, pas rancunier, aux bouffeurs de curés athées.
P.S. encore. À quelques mois près (dépôt de bilan prévisible d’une feuille de choux pratiquement plus lue) c’est manque de chance. Au fait pourquoi pratiquement plus lue ? La réponse est sans doute en partie dans l’attentat.
Les auteurs de la fusillade auraient déjà des noms… diffusés par les media… y compris par Égalité et Réconciliation… qui fut un temps soucieux de déontologie… mais c’est bien fini depuis les frasques politicardes soraliennes pitoyables de ces derniers mois…
Les sionards hystériques ont les noms des commanditaires, toujours les mêmes : Soral et Dieudonné… !!!
Je rappelle qu’un sioniste est foncièrement un raciste, colonialiste et suprémaciste petit-blanc. Donc qu’à mon point de vue tout ce qu’il peut dire est méprisable pour ne pas dire plus.
On pourrait dire tout aussi bien et plus justement que le premier responsable est l’"État" français. En effet, avant que Hollande tourne casaque, Fabius le sionard avait demandé l’élimination de Bachar Al-Assad et avait fait du coude aux fous du Diable. Rien de plus pour les "désorienter" ou "désoccidenter"…
Moi, je verrais bien d’autres personnes, pour ne pas dire un, deux, ou trois États, à qui tout ça profite. Une fois encore.
Tant qu’on n’aura pas répondu, au-delà de l’arrestation probable des lampistes terroristes à :
Qui finance le crime ?
Pourquoi intervient-il en ce moment ? Bien réfléchir à ce point-ci.
À qui (singulier ou pluriel) profite le crime ?
On ne saura rien d’essentiel.
J’ai toujours en mémoire la triste machination d’États du Onze Septembre.


