A-t-on découvert à Lille un agent de la ville, grand esprit giralducien-surréaliste et aimable amateur de paradoxes sorites et autres paralogismes ?
La liberté d’expression est-elle en marche ? Martine Aubry, du moins, a saisi le Parquet de Lille pour dénoncer le comportement d’un agent de la ville dans une école lilloise. Ce dernier aurait en effet refusé de participer à la minute de silence, jeudi dernier.
Moi, étant partisan de la liberté d’expression, je pensais que chacun était libre de participer, ou pas, à une minute de silence.
Je me trompais, probablement. En effet, je lis dans Le Monde, que je cite, que cet agent de la ville aurait «expliqué que l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo n’avait pas eu lieu».
Diantre ! L’attentat contre Charlie Hebdo serait-il donc (ma foi, cet agent de la ville est peut-être lettré) comparable à la giralducienne Guerre de Troie ?
En tout cas, et toujours selon Le Monde, « Le procureur a reçu une plainte de la mairie de Lille, confirme le parquet. Il a ouvert une enquête concernant le comportement de cette personne. »
Mais là où ça devient étonnant, c’est que Martine Aubry aurait déclaré: « Il a fait l’apologie du terrorisme en parlant d’un acte compréhensible ».
Et là, j’avoue que cet « agent de la ville » (dont le nom n’est hélas pas révélé) commence à me sembler un personnage des plus étonnants, des plus littéraires et, pourquoi pas, des plus sympathiques ? Et cela, non seulement par son côté giralducien, mais aussi par un autre côté, que l’on pourrait par exemple définir come « surréaliste ».
Car quoi ? Cet agent de la ville, selon Le Monde, a donc déclaré (UN) qu’un même événement (l’attentat) n’existait pas et (DEUX) qu’il était compréhensible.
Quelque chose qui n’existe pas et qui est compréhensible : voilà une énigme qui va passionner les amateurs de paradoxes sorites, les fanatiques de Zénon d’Elée, et tous les amoureux de paralogismes.
Trois vacataires de la mairie ont été suspendus. « Deux n’ont pas souhaité faire la minute de silence, ils sont sortis et l’ont expliqué », a précisé Madame le maire de Lille.
Voilà donc deux jeunes femmes, musulmanes, qui s’occupent des enfants dans une école de Saint-Maurice Pellevoisin.
Elles sont professionnellement « appréciées dans l’établissement ». Simplement, elles auraient estimé « que le Prophète avait été insulté ».
Est-ce que cela ne ferait pas partie de leur liberté d’expression ? Il ne semble pas. Car, selon Le Monde, « la procédure de suspension puis de radiation de la fonction publique est en cours ».
J’imagine le dialogue :
– « Vous n’êtes pas Charlie ? Votre compte est bon ! Nous avons les moyens de vous faire taire ! »
Bizarre, vraiment…
La liberté d’expression, je veux mon neveu, ça ne manque pas à Charlie et à ceux qui sont Charlie.
La liberté d’expression, c’est la liberté de l’ouvrir. Mais, M’sieur, dans la liberté d’expression de l’après 11-janvier, il y a donc aussi l’obligation de la fermer en observant une minute de silence obligatoire?
Olivier Mathieu
De « The Times of Israel » du 14 courant :
Netanyahu compares France to pre-Inquisition Spain | The Times of Israel http://www.timesofisrael.com/netanyahu-compared-contemporary-france-to-pre-inquisition-spain/#ixzz3Otbp78ct
« Netanyahu compares France to pre-Inquisition Spain
Participants in PM’s closed Paris meeting with Jewish leaders say he was insulting and smug, decry his excessive reliance on parliamentarian Meyer Habib
During a closed meeting with the heads of France’s Jewish organizations Monday, Prime Minister Benjamin Netanyahu likened the complacency of French Jewry to the state of Jews in Spain prior to the Spanish Inquisition of 1492, which led to their expulsion from the Catholic kingdom, The Times of Israel has learned. »
Etc, etc.
Inutile de traduire je pense.
Ce n’est même plus de la récup. c’est de la bêtise folle, dangereuse et mortifère.
Au fait, que faisaient dans la manifestation de dimanche, manifestation d’État que l’on dit avoir été « pour la défense de la liberté d’expression », des sionistes avérés, terroristes et partisans d’un « état juif israélien » (ce qui est d’ailleurs, déjà pratiquement ça dans les faits) ?
*
Rappelons que les quatre victimes juives (intégristes) des terroristes ont été enterrées en grande pompe en Israël, ce qui montre bien l’attachement de leur famille à notre pays.
Je précise que dimanche devant une méduse élyséenne vassale et un Valls courtisan, cet immonde que je ne veux même pas renommer, et qui est à l’extrême-droite de l’extrême-droite, à refait son petit discours incitant les juifs français à « faire leur aliyad », leur « élévation » (sic) en hébreu.
Certes, certains font leurs valises actuellement, bon débarras ce sont les plus intégristes et néanmoins sionistes, mais ce n’est quand même pas « la valise ou la mort » pour eux. Un bon nombre de « petits » juifs n’en ont aucunement envie, pour ne pas dire qu’ils en ont « rien à cirer », car ils se sentent français pour de bon et pour de vrai. Et pour un bon nombre ce sont des « juifs sécularisés » vaguement pratiquants, ou pas pratiquants du tout, comme bon nombre de français de souche et de traditions catholique ou protestante. Pas même le juifard Botul ne veut partir, pourtant on veut bien le leur donner ; ce qui n’est pas trop sympa. pour les palestiniens, d’ailleurs. Non, lui il reste, agent de l’étranger ou ennemi de l’intérieur, ou les deux à la fois.
Moi, je dirais plutôt qu' »élévation », « dégringolade finale » et pseudo-retour sur une terre (sainte ! sic) qui pour l’extrême majorité n’a jamais été celle de leurs ancêtres non sémites. D’ailleurs ancêtres ou pas, ça ne change rien. Est-ce que les bretons qui se sentent les plus celtes préconisent un retour sur la terre ancestrale bavaroise, qui fut le berceau de la civilisation celtique antique et gauloise en particulier ?
Et heureusement (si on peut dire) que les balles terroristes n’ont pas été plus racistes que ça, car alors on était bon pour « réinstauration de l’Inquisition en France ». Au fait, je crois que l’Inquisition s’en est pris aux chrétiens aussi. Pauvre fantoche de l’Histoire, pitre inculte, incapable de penser le Monde autrement qu’au travers des pérégrinations réelles ou supposées de ta peuplade raciste, tes histoires de Torah qui n’est que guerres, interdits et intolérances, et ton Talmud ignoble et foncièrement, intrinsèquement raciste !
En effet toutes les « couleurs » sont représentées chez les bons comme chez les mauvais : du noir au blanc, en passant par le plus ou moins basané. Et aussi divers corps de métier. Et également les trois religions dites du Livre. Heureusement dans le malheur ! Et les indifférents ou mécréants peut-être. Et indubitablement les athées militants et passablement intolérants et haineux qui sont finalement à la source de tout ce malheur. (Voir dans un précédent article, ce qu’en pense Delfeil de Ton, et ce qu’en pensait Wolinski lui-même).
*
Mais le plus pitoyable est sans doute ce qui vient maintenant. C’est la photo de l’innommable en compagnie de son petit chien pseudo-français:
Oui, celui de derrière l’ashkénaze blanc qui sort d’une famille gratinée de sionistes révisionnistes (rassurez vous, il s’agit de révisionnisme juif), c’est le « fameux » séfarade bronzé qui sort d’une famille de pieds-noirs, Meyer Habib, un imbécile notoire, sioniste pour le meilleur et pour le pire et « c’est dans le pire qu’il est le meilleur » comme disait Coluche.
Moi, quand je vois cet enkippaïsé, cet encalotté tête à claques (écoutez et regardez ses interventions, sur You Tube), je me dis que si je le rencontrais dans la rue, je changerais de trottoir. Il a vraiment une tronche de maffieux, d’ailleurs c’est plus ou moins ce qu’il est. N’a-t-il pas été militant du Betar, grande organisation d’amour pour l’humanité, et ne fut-il pas impliqué dans l’agression de l’Organisation Juive de Combat lors de la commémoration de Jeanne d’Arc de mai 1988 ? Comme on le voit, un enfant de chœur… juifard-sionard !
Il s’est fait élire par quelques milliers de juifs « français » d’Israël, député « français de l’étranger » (ne riez pas !) à notre Parlement. Il est bête comme une bourrique, il a un vocabulaire des plus limités, un talent oratoire quasi nul, et il est tellement imbécile que lui échappent, de temps en temps et malgré lui, quelques vérités gratinées pas bonnes à dire. Et celui-là aussi suinte la haine en permanence. Et n’a finalement que deux ou trois mots essentiels en sa rhétorique plus que débile : « juif », « Israël », « antisémite »… La France… rien à foutre, enfin si : soumise !
Mais, rassurez-vous, ce n’est pas, ce n’est plus un extrémiste comme Bibi, avec qui il semble bien frayer pourtant (mais Gélatine et Valls et bien d’autres le font également) ; ce n’est qu’un « centriste » de l’U.D.I.
En tout, Habib (qui a une c. française métropolitaine et une c. casher israélienne) est une caricature, jusque dans son métier, puisqu’il n’est rien de moins que directeur général du groupe Vendôme à Paris, spécialisé dans la joaillerie de luxe. Ah ! ce Veau d’Or, pas facile de s’en détacher depuis et même d’avant Moïse. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il entendait imposer aux policiers du S.D.L.P (Service De La Protection, protection rapprochée de la Police nationale, ex « service des voyages officiels et de la sécurité des hautes personnalités ») de lui transbahuter il y a quelque temps des marchandises précieuses vers son entreprise de joaillerie de la Place Vendôme.
Pour l’occasion, les policiers ont fait valoir leur « droit de retrait ». Monsieur la Haute Personnalité Élue et élue a écrit aux chefs, pas content. Les policiers ont fait remarqué que leurs véhicules n’étaient pas des fourgons blindés. Les gazettes ont voulu se renseigner, il leur a été répondu que le député était » en déplacement dans sa circonscription », autrement dit qu’il était en Palestine occupée, au frais de la princesse française.
Pour conclure, si vous voulez voir la tête d’un beauf sioniste, contemplez celui-ci.
Eh, oui ! ces gens-là sont élus en tout, même en protection policière. Hautes Personnalités, comme Charb (mais sans doute pas les autres membres de Charlie) finalement mal protégé (on avait relâché sa protection ces derniers mois, comme on avait relâché d’une manière plus criminelle la surveillance de ses assassins, l’été dernier, par souci d’économie budgétaire !!!).
Il en est un autre, Arno Klarsfeld, l’espèce de sous-doué crétin et néanmoins avocat ! qui, à la télévision, envoya un jour de l’eau à la figure de l’un de ses contradicteurs, qui bénéficie d’une protection que certains lui reprochent d’utiliser surtout pour ses loisirs.
En attendant, « c’est nous qu’on paye » comme dirait l’autre. Et dans tous les sens du terme.
Ne pouvant assumer, bien évidemment, tout le flot d’informations, j’essaye de m’en tenir avec mes si modestes moyens* à rapporter l’événement des "balles tragiques" — dont on parlera encore malheureusement dans dix ou vingt ans (je dis "malheureusement" car on en dira des conneries, comme après le Onze Septembre, et on en fera des saloperies au nom d’une prétendue "défense de la liberté d’expression") — à une analyse plus globale de la situation et de la société. De son idéologie morale (ou plus exactement amorale ou immorale, comme on veut), politique (ou plus exactement terroriste), sociale (ou plus exactement antisociale), culturelle (ou plus exactement décadente) dominante ; de sa propagande.
Sans oublier mon soutien "indéfectible" (comme dit le crétin bien connu), mais malheureusement riquiqui, à tous les vrais dominés et vrais "dans le malheur", et à tous les vrais contestataires de ce triste Monde.
Tant que l’actualité reste chaude je mets de côté mes bouquins divers en chantier, ou autres genre d’articles. Mais je sens que ce qui vient d’arriver n’a vraiment pas fini d’alimenter les commentaires, analyses, réflexions (ou pseudo-réflexions) au même titre que le Onze Septembre qui, comme toute personne qui au-delà de l’émotion et qui essaye de penser en est assuré, fut le fruit de la sinistre besogne de services secrets (et j’en vois au moins deux).
Je ne saurai ("ai", j’en suis assuré) en faire une fin en soi.
* Merci à Olivier Mathieu pour ses contributions. Et merci à une autre personne, qui se reconnaîtra, et qui m’aiguille vers des informations précieuses que, sans elle, j’aurai ignorées.
VALLS (en substance) : il n’y aura jamais de délit de blasphème dans la Loi de la République.
Et d’une, arrête de parler comme un petit caudillo de banlieue chaude, ton hystérie et ton visage ne sont que haine de petit-blanc et d’auto-Élu ! Tu suintes le dégoût que j’ai pour tous les Élus. Tu ressembles comme deux gouttes putrides à Charlie la haine malade.
Tu n’as pas à dire « il n’y aura jamais », mais « il n’y a pas ».
Ce n’est pas (encore) toi qui fait la Loi, malgré ta mégalomanie ridicule.
Toi aussi tu ne seras plus rien un jour.
Tu ne te prends quand même pas pour le Soleil, même si tu prétends parler au nom desdites Lumières qui n’en étaient pas vraiment ?!
Tu veux mon opinion, Voltaire, pour ne parler que de lui, était un gros con manipulateur, admirateur et larbin de Catherine II de Russie, cette grande démocrate, partisan de la liberté… féodale. Il lui a même vendu, le pingre, sa bibliothèque qui se trouve de nos jours encore, à Saint Pétersbourg. Un type répugnant qui poussa à ce que des livres de Rousseau, l’indépendant, fussent brûlés en place publique (« je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrais, etc. » : pantin !). Et ce fut encore un agioteur, et plus encore un fieffé raciste qui considérait les noirs et autres peuples comme des bêtes. Et bien évidemment un esclavagiste actif…
Ça te suffit…? Inculte !
Et de deux, FAUX : dans la raie publique bananière socialo-libérale dite « française », qui est pour notre malheur, présentement franc-maçonne, sioniste, pas même laïque mais laïcarde, et constamment haineuse et fouille-merde, IL EXISTE UN DÉLIT DE BLASPHÈME.
Il est inscrit dans la Loi.
Il se nomme : loi Fabius-Gayssot.
Gayssot le bien nommé stalinien qui s’y connaît en liberté.
Et Fabius qui en a des casseroles pas bien belles, peu reluisantes, pour ne pas dire indécrottables, au Q.
Complétée par ladite Ordonnance Dieudonné du Conseil d’État (sioniste) de janvier 2014.
Alors VALLS, FERME-LA, pauvre pitre manipulé, pauvre petit homme de rien du tout qui confond « État » avec « parti unique ». Et tu n’es malheureusement pas le seul. C’est toute ta tribu d’Élus qui est comme ça !
Pitoyable médiocre pyromane et jeteur d’huile sur le feu.
Il y a longtemps que tu as atteint ton niveau d’incompétence.
Minuscule idéologue, minus habens.
Quand vas-tu valser !
Tu as tout mon mépris d’être humain.
D’après Quenel +
Dieudonné a été libéré de sa garde à vue entamée ce matin, mercredi 14 janvier 2015 à 7h00, suite à l’intervention de dix policiers (!) à son domicile, devant ses enfants.
Aussitôt sorti de sa garde à vue, Dieudonné s’est empressé de rejoindre le théâtre de la Main d’or afin d’honorer la représentation de son spectacle à 21h30.
De son côté, Sanjay Mirabeau, l’un des avocats de Dieudonné, s’est exprimé mercredi devant la presse au sujet de cette garde à vue :
« C’est la qualification qui est retenue pour les deux mots, à savoir le fait d’avoir accolé le prénom de Charlie, le symbole de la liberté d’expression, et celui de Coulibaly, c’est-à dire un terroriste. Lui, il a le sentiment qu’on le traite comme un terroriste, c’est pour cela qu’il a accolé ces deux noms. On va voir si on a besoin de plus d’explications à donner pour qu’il puisse ressortir de là où s’il doit être jugé », a-t-il expliqué.
Donc pas même compassion comme je le pensais mais constat concernant sa triste situation. Ce que les interventions délirantes de Valls et de Cazeneuve confirment bien.
REPRIS DU BLOG DE JACOB DE MEKNÈS
Charlie Hebdo ou La trahison des clercs
J’emprunte ce titre à un livre des années 20 et dans lequel l’auteur critique les intellectuels de l’époque de se détourner du combat politique.
Quel rapport avec l’attentat d’aujourd’hui ?
Il se trouve que Charlie Hebdo, journal satirique, anarchiste, révolutionnaire, caustique, ennemi de tous les pouvoirs et dénonciateur de tous les abus (pour vous donner une idée, il fut le 1er à dénoncer le nucléaire et à combattre la croissance capitalistique dès la fin des années 60 [Hara-Kiri à l’époque], sans compter ses superbes « Unes », ses dessinateurs comme Reiser ou son pseudo philosophe anar qui tournait tout en dérision : le professeur Choron), une véritable institution de l’esprit révolutionnaire gaulois, ce magazine donc a été pris en otage par un certain Philippe Val, qui avait des casseroles à se faire pardonner, et qui s’est mis au service de BHL, transformant Charlie Hebdo en organe pro-sioniste, dénigrant les Arabes et en particulier les Palestiniens, adorant le CRIF et ses valets, poussant sa logique jusqu’à reprendre la bannière de l’islamophobie gratuite et délirante, vomissant tout ce qui représentait l’islam ou les musulmans.
Il paraît, Sarkozy l’avait dit vous voyez donc le lien, que la liberté d’expression est à ce prix. Sauf que ce principe s’est toujours arrêté au seuil des synagogues, de l’ancien testament, du régime sioniste, de la Shoah, etc. pour ne pas faire de peine à ceux « qui ont beaucoup souffert ».
La morale de l’histoire, et on peut étendre ce principe à d’autres collabos, Philippe Val a été nommé directeur de France Inter. Et Charlie Hebdo a poursuivi dans cette belle voie de la collaboration avec les puissants du moment, ce qui lui a apporté soutiens financiers médiatiques et politiques.
Ce n’est pas la 1ère fois que le lobby judéo-sioniste réussit à « retourner » un organe de presse, comme on « retourne » un espion. Je citerai 2 exemples qui me semblent particulièrement révélateurs. D’abord Les Lettres Modernes, revue créée après la guerre par Jean-Paul Sartre et qui représentait le summum de la réflexion anti-impérialiste. Revue reprise par Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah qui lui a rapporté des millions, et qui en a fait un torchon au service du sionisme. L’autre exemple c’est Libération sur lequel je ne m’étendrai pas tellement sa collusion avec le sionisme est flagrante et sa haine de l’islam incommensurable.
Ces campagnes de propagande islamophobe et de soutien à l’Amérique et à Israël ont pour conséquence de créer un climat détestable et de susciter des pulsions de violence et de revanche aveugle. Ce que l’on reproche généralement au « terrorisme ».
Phénomène bien connu des sociétés sous domination impérialiste et qui n’ont aucun moyen de se défendre. Le « terrorisme » est créé et alimenté, intentionnellement ou non, par des forces dominantes qui peuvent ainsi se retourner contre la « sauvagerie » des dominés. Que l’on pense aux habitants de Gaza. Qu’avaient derrière la tête ceux qui ont détruit l’Irak et la Libye et mènent des guerres en Afrique ? Pourquoi la France participe à ces combats et au profit de qui ? Pourquoi ce harcèlement constant des musulmans et ces campagnes de dénigrement ? Si ce n’est en grande partie pour complaire au lobby judéo-sioniste, à l’Amérique et à Israël.
Charlie Hebdo, à l’image de tous les médias en France, portent une énorme responsabilité dans ce chaos généralisé. À force de jouer avec le feu au profit d’intérêts qui ne sont pas ceux du peuple de France, on aboutit à des attentats et on risque la guerre civile. Il serait temps que les « clercs », ceux qui ont une responsabilité intellectuelle soient ramenés à la raison.
Jacob Cohen
le 7 janvier 2015
DEUX ARTICLES DU HUFFINGTON POST — FRANCE — DU 8 JANVIER — DE SANDRA LORENZO
CHARLIE HEBDO : SUR L’HORREUR IL A FALLU METTRE DES MOTS
J’avais commencé à faire des longues remarques (entre crochets), mais finalement je les ai réduites au minimum ; il y aurait tant à dire, j’ai laissé celles des passages qui me paraissaient les plus à annoter.
*
Dans son collège, où il y a une forte communauté musulmane, les esprits devaient être rassurés. « Ils ont vu [sic, qu’en sait-elle ?], des sites d’extrême-droite, des titres terribles contre l’Islam. [mais pas que ça, qui ne valait guère mieux]. Quand je leur ai dit que jamais ni moi, ni personne dans le collège n’allait faire ce genre d’amalgames, j’ai senti qu’ils étaient contents. » Aujourd’hui, ce jeudi 8 janvier, Alice a décidé de bousculer le programme de ses cours pour parler avec ses élèves, des 5e et des 4e, âgés de 12, 13 et 14 ans.
« J’ai commencé par leur dire que j’étais triste et que c’était la première et la dernière fois que je leur parlerai de moi ainsi. En tant que professeur d’éducation civique, je me devais de le faire, en tant que citoyenne aussi », affirme-t-elle avec force. Contrairement à de nombreux autres enseignants en France, Alice a eu la chance d’avoir quelques heures mercredi et jeudi matin pour préparer soigneusement son intervention pour être sûre de ne pas se faire submerger par les interventions des élèves et par l’émotion. « J’ai tout simplement repris les fondamentaux, les premiers articles de la Constitution, les Unes de la presse étrangère. Je voulais qu’ils comprennent avant tout l’ampleur de cet événement ». [de cet événement médiatisé ? tout les jours il arrive bien pire dans le Monde, en Palestine, Syrie, Irak, etc. mais ça ne fait pas sortir les foules dans la rue ou réagir l’État manipulateur]
Les débats n’ont pas été apaisés, loin s’en faut. « Les élèves les plus jeunes ont été les plus difficiles à canaliser, [sic] tout comme les élèves les plus fervents dans leur foi qui placent la religion au-dessus de tout », [sic] analyse Alice. Une chose en particulier pose problème aux élèves, l’humour. « Avant de réagir comme des enfants, des élèves ou des citoyens, ils ont parfois réagi comme des croyants. J’ai rappelé à plusieurs reprises que la religion ne définit pas entièrement ce que l’on est », défend Alice. « Chez moi, madame, on ne rigole pas, on ne fait pas de blague », lui a lancé une élève de 5e. Consciencieusement, Alice leur a montré un grand nombre de Unes de Charlie Hebdo. [sic, lesquelles ? est-ce que c’est de leur âge ?]. Pour rappeler que les caricatures se moquaient [sic] de tout et de tout le monde, [ben voyons ! tout vraiment tout, et tous de la même manière ?] des hommes politiques aux religions.
« Ils avaient tellement de choses à dire. Pour la plupart, leur opinion était déjà faite. [c’est interdit ?] Certains ont osé, ‘ils l’avaient bien cherché’, [je veux des noms!] d’autres ont évoqué les théories du complot [oui, et alors ?] avant d’être violemment contestés [ah, j’ai eu peur] par leurs camarades. » Finalement, ce cours d’éducation civique [sic] leur aura aussi servi de leçon à grandeur réelle.[sic !] « Aucun cours ne peut remplacer une telle expérience vie », affirme-t-elle. Malheureusement, une heure n’aura pas suffi à faire le tour du sujet, [tu l’as dit] même si le principal semble avoir été fait. [Ah, bon!] Alice n’a qu’un regret de cette journée pas comme les autres. « J’ai haussé le ton contre un élève qui me disait que cette attaque n’était pas grave. [ce qui est son opinion, liberté d’expression, ma grande] J’aurais dû garder mon calme ». [en effet et t’expliquer où alors tu ne fais que de la propagande d’État]
*
MINUTE DE SILENCE : DANS LES MATERNELLES, LA CONSIGNE EMBARRASSE DE NOMBREUX DIRECTEURS D’ÉCOLE
Jeudi dernier, à midi, une minute de silence était organisée dans tous les services publics, écoles comprises.
Mercredi soir, les enseignants et les directeurs d’établissement ont reçu un courrier de la Ministre. « Je vous invite à répondre favorablement aux besoins ou demandes d’expression qui pourraient avoir lieu dans les classes en vous laissant le soin, si vous le souhaitez, de vous appuyer sur l’ensemble des ressources pédagogiques que les services du ministère tiennent à votre disposition », explique Najat Vallaud Belkacem.
Mais quand les enfants ont entre 2 ans et demi et 6 ans, que faire? Que dire? Quelle attitude adopter? Sont-ils trop jeunes pour entendre ce qu’il s’est passé? C’est que pense six des huit directeurs et directrices d’école maternelle que Le HuffPost a contacté ce jour à Paris, Marseille, Reims et Lyon. Tous sont touchés par les événements de la veille et prennent très à cœur cette demande du Président de la République, même s’ils ne vont pas pouvoir y répondre. « Ils sont trop petits vous savez », confirme la directrice d’une école maternelle du 13e arrondissement de Paris. « La minute de silence, nous allons l’organiser mais entre adultes, nous nous réunirons dans la salle des maîtres dans la journée. » Même avis à Reims, où l’enseignante de petite section que nous interrogeons assure, « en tant qu’adulte, on diffère cette minute de silence à ce soir pendant notre réunion pédagogique, mais avec les enfants, ce n’est pas possible, ils sont trop petits ».
Au ministère de l’Éducation nationale, contacté par Le HuffPost, on comprend sans peine la réserve des directeurs et des enseignants de maternelle. « La Ministre laisse à la libre appréciation des enseignants le soin d’organiser cette minute de silence. Nous savons que c’est difficile, en particulier en maternelle », assure le service de presse du ministère. Si plusieurs écoles contactées ont décidé de ne pas rallier les enfants à cette manifestation de soutien les jugeant trop jeunes, certains directeurs d’école ont aussi critiqué l’heure à laquelle la minute de silence a été organisée: 12h.
« À 12h, les enfants ne sont plus sur le temps scolaire. Ils sont à la cantine ou dans la cours de récréation avec des animateurs », confie la directrice d’une école du 8e arrondissement de Marseille. « Si cette minute avait été organisée plus tôt ou plus tard dans la journée, nous aurions associé les enfants, même les plus petits. Je ne leur aurais peut-être pas tout expliqué mais je l’aurais fait », confie-elle encore. Dans une école maternelle de Lyon, la minute de silence sera organisée: « On va le faire, c’est normal, mais ce sera difficile, surtout avec de si jeunes enfants », s’inquiète l’assistante de la directrice absente ce jour.
« Le Président de la République n’a jamais travaillé dans une école maternelle! », s’indigne la directrice d’une école maternelle du centre de Paris. « À midi, les petits mangent, les grands sont dans la cour. C’est pourquoi nous avons décidé de différer cette minute de silence et d’y associer tout le monde. » La directrice a réuni son équipe avant l’arrivée des enfants pour se mettre d’accord sur la façon dont l’attaque terroriste allait être abordée. « Quand on n’est pas d’accord avec son copain, on ne le tape pas. Quand on est un adulte, on ne tue pas quelqu’un parce qu’on n’est pas d’accord », répète la directrice, visiblement émue.
Mais il a fallu faire face à l’hostilité de certains parents: « Ils nous ont dit ce matin, ‘une minute de silence, pas question' », se souvient la directrice. Si elle a décidé d’en parler, c’est qu’elle n’a pas voulu laisser les enfants de côté: « On ne peut pas ne pas mettre de mots. C’est notre rôle, il faut accueillir la parole de l’enfant. Nous parlerons plus précisément avec les enfants qui nous en feront la demande. » Et de rajouter, « Cabu avait un regard très doux, très gentil. Les enfants ont le regard de Cabu ». [sic, mais pas l’esprit…]
La lettre envoyée aux écoles par la [sic] Ministre :
*
Amen !
Je précise que ce qu’écrivait Delfeil de Ton dans Charlie d’autrefois, première manière, et ce qu’il écrit encore dans Le Nouvel Observateur maintenant (qu’il m’arrive de feuilleter, noyé sous une pub omniprésente, et empli d’articles tous plus bobos les uns que les autres, en attendant mon tour chez le médecin) ne m’a jamais paru que d’un intérêt ronronnant, exceptés certains apparentements, certaines petites notes, petites touches de vie sensibles, micro informations qu’il répercute à ses lecteurs.
Mais ici l’essentiel est dit, enfin, et par quelqu’un du milieu bien placé pour l’ouvrir.
De L’Immonde de ce soir du 14.01.2015
Article d’Ariane Chemin, grand reporter (sic).
Polémique dans la famille Charlie Hebdo
« Je t’en veux vraiment, Charb ». Six petits mots dans le numéro de L’Obs du 14 janvier ont suffi pour plonger la famille de Charlie Hebdo dans l’une de ces violentes querelles qui agitent l’hebdomadaire satirique depuis l’affaire des caricatures de Mahomet, il y a bientôt huit ans.
« Je sais, ça ne se fait pas », écrit Delfeil de Ton à la fin d’un long article consacré à l’aventure de Charlie et en s’adressant à son « chef », exécuté le mercredi 7 janvier avec onze autres personnes. Evoquant un «gars épatant», mais «tête de lard», Delfeil reproche à Charb d’avoir mené sa rédaction à la mort. Un procès qui a fait bondir Maître Richard Malka, avocat du journal satirique depuis 22 ans, et beaucoup d’autres.
Delfeil de Ton, 80 ans, chroniqueur à L’Obs depuis 1975, est un des fondateurs de Charlie Hebdo. Il était déjà des aventures de Hara Kiri, puis de Hara Kiri Hebdo, avant de participer à la création du « premier » Charlie, en 1970, puis du « deuxième », en 1992. Il s’en était allé au bout de quatre mois – «je m’ennuyais à mourir avec Philippe Val», le nouveau patron, racontait-il à l’époque. Pour son numéro spécial consacré à la tragédie de Charlie Hebdo, le directeur de la rédaction de L’Obs, Matthieu Croissandeau, a donc demandé à son collaborateur de raconter aux lecteurs ses souvenirs sur deux pages.
Delfeil de Ton ressuscite ses souvenirs, croque ses amis, puis en vient à ce numéro de Charia Hebdo, que Charb avait décidé de publier, avec les caricatures de Mahomet, en novembre 2011. « Quel besoin a-t-il eu d’entraîner l’équipe dans la surenchère ? », accuse Delfeil. Peu après la sortie du numéro, les locaux de Charlie sont incendiés. Delfeil rappelle ce que son ami Wolinski, même âge que lui, en disait à l’époque : « Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il [ne] fallait pas le faire ». Ni recommencer, estime Delfeil : « Il [ne] fallait pas le faire mais Charb l’a refait, un an plus tard, en septembre 2012 ».
Ce n’est pas la première fois que Delfeil crée la polémique en consacrant sa chronique à Charlie. C’était à l’été 2008, lors d’une autre querelle qui avait largement dépassé les frontières de la rédaction de L’Obs et les troupes de Charlie. Après la publication d’un article du dessinateur Siné sur le mariage du fils de Nicolas Sarkozy, que Philippe Val avait jugé antisémite, le directeur de l’hebdomadaire avait décidé de licencier le dessinateur (Siné a depuis fait condamner Charlie pour préjudice moral et financier, et obtenu en appel 90 000 euros de réparations).
Déjà, comme si chacun pressentait qu’une autre partie, plus vaste, se jouait par-delà du sort d’une chronique et de dessins, une violente polémique s’était engagée, divisant la rédaction de Charlie, les partis de gauche, et jusqu’aux intellectuels. Le Prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, avait pris le parti de Philippe Val, comme Bernard-Henri Lévy, Elisabeth et Robert Badinter, Pierre Lescure, Elisabeth Roudinesco, SOS-Racisme et d’autres. En défense de Siné, des dessinateurs comme Rémi Malingrey et Lefred Thouron, et au sein de la rédaction, Cavanna (qui évoquait en 2011 l’affaire dans son dernier livre, Lune de miel), Willem, Tignous, ou des journalistes comme Michel Polac et Sylvie Caster. Mais aussi, dans les colonnes du Nouvel Observateur, Delfeil de Ton, qui accuse depuis longtemps Val d’entraîner Charlie dans un combat sionisto-islamophobe.
Avocat de Charlie depuis 22 ans, Richard Malka a envoyé mercredi un texto scandalisé à Mathieu Pigasse, l’un des actionnaires de L’Obs (et du Monde), qu’il connaît bien. « Charb n’est pas encore enterré que L’Obs ne trouve rien de mieux à faire que de publier sur lui un papier polémique et fielleux, s’indigne Me Malka. Sur le plateau du Grand Journal, l’autre jour, le directeur de L’Obs, Matthieu Croissandeau n’avait pas de larmes assez chaudes pour dire qu’il continuerait le combat. Je ne pensais pas qu’il le ferait de cette manière. Je refuse de me laisser envahir par de mauvaises pensées, mais ma déception est immense ».
D’autres estiment que Delfeil a tort de ressusciter des propos anciens de Wolinski, « alors que ’Wolin’ est toujours resté fidèle à Charb, et se rendait toutes les semaines au journal ». « Il s’agit d’une chronique, répond calmement Matthieu Croissandeau. Nous avons reçu ce texte, et, après débat, j’ai décidé de le publier ; dans un numéro sur la liberté d’expression, il m’aurait semblé gênant de censurer une voix, quand bien même elle serait discordante. D’autant qu’il s’agit de la voix d’un des pionniers de cette bande ».
Delfeil, lui, refuse d’en dire davantage. « J’ai refusé de parler aux télés, aux radios, à tout le monde. J’ai gardé mon témoignage pour L’Obs, qui l’a d’ailleurs mal titré, et je ne suis pas prêt de l’ouvrir à nouveau sur le sujet ». Il précise seulement, en ne citant qu’un nom et en pesant chacun de ses mots : « Jeudi, j’irai aux obsèques de Wolinski ».
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Oserai-je : à toute peine malheur est bon !
Juste après l’attentat j’ai remarqué, comme bien d’autres je suppose, que toutes « les grosses têtes pensantes » de Charlot avaient été tuées, elles plutôt que d’autres : Charb, Cabu et Wolinski en premier lieu. De la feuille, « les figures emblématiques » (comme on cause de nos jours).
Cela se confirme ; selon une source policière, comme on dit (cf. L’Abbé Ration du 7 courant) les assaillants ont crié «Où est Charb? Où est Charb?» en entrant dans la salle de rédaction. Il se confirme également qu’ils venaient apparemment en représailles de son dessin provocateur, maniaque et totalement irresponsable des jours précédents, réclamant pratiquement un attentat à Charlie. Ou une sorte de suicide collectif annoncé ?
Et confirme bien, n’en déplaise à Luz, que l’on est à plein dans la symbolique du Bien et du Mal. Les terroristes eux-mêmes l’ont compris.
Enfin, cela ne m’empêche pas de penser que ceci n’est que la couverture idéologique de manipulés. (Charlie étant lui-même manipulé, bien évidemment) Par qui ? C’est une autre histoire, mais j’ai déjà ma petite idée, comme pour ledit Onze Septembre ; sans doute toujours par les mêmes de l’ombre qui, depuis l’attentat sous fausse bannière de Bologne, et bien avant encore, tiennent les Européens en otages de l’Atlantique à l’Oural (je mets les attentats dits tchètchènes de Russie dans le même panier).
Charlie défendrait et vivrait la liberté d’expression et de la presse. Je reviens encore sur ce sujet importantissime. Voir ce que j’en pense dans les précédents articles et ce qu’en pense Olivier Mathieu ce jour même. Mais il convient d’insister encore et toujours.
Val l’ancien chef de rédaction de Charlie, l' »anar » d’État nommé par Sarközy à son poste de chef radiophonique par le parrainage de Botul, est pour le maintien de la loi anticonstitutionnelle et de circonstance anti-révisionniste dite Loi Fabius-Gayssot.
C’est aussi un grand penseur et un grand historien qui était en accord avec ceux qui affirmaient que soutenir les Serbes, lors du dramatique éclatement de la Yougoslavie orchestrée par qui l’on sait, c’était pratiquer le révisionnisme. Il en a donc une bonne couche, de bêtise.
Un autre exemple. Voici ce qu’écrivait dans Charlie Hebdo (qui ne fait pas dans la politique mais juste dans la grosse rigolade comme chacun sait), en date du 5 janvier 2005, cet insignifiant mais malfaisant personnage (pour le coup, lui, il révisait d’une bien drôle de manière l’Histoire) :
« Pourquoi une rançon serait-elle plus déshonorante qu’on ne sait quelle tractation secrète qui fera de la France la complice d’on ne sait quelle armée islamique d’on ne sait où ? Qui sont ces gens séduits par la politique arabe de la France » (…) « Les otages français (en Irak), Christian Chesnot et George Malbrunot ont été enlevés par des terroristes islamiques qui adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà, par défaut, une politique arabe ».
Là, c’est la Grosse Bertha de la connerie, pas le défunt journal satirique dont Val fut exclu dit-on pour « gauchisme »… je ne sais pas si l’on peut faire plus salaud. Quelle diarrhée mentale !!! Et nauséabonde, comme il dirait, le pitre. De quoi veut-il nous parler: du sens du mot « antisémite », de la Palestine, du sionisme, de quoi encore ? On dirait un discours de nouveau converti, un peu comme ceux de son quasi homonyme et grand malade Valls qui en rajoute sur sa fidélité indéfectible à un État colonialiste, raciste, etc… Si elle est aussi indéfectible que son ancien soutien à la Palestine, ça craint!… Et de fait, Val popularise un thème que s’emploie à promouvoir depuis des années le CRIF.
Mais, avec Charb on n’est pas en reste. On monte d’un cran. Val c’est de la gnognote. Celui qui vient serait lui aussi un grand idéologue de l' »anarchisme », mais en mieux, tendance haineuse et stalinienne, puisqu’il est dit dans les gazettes qu’il fut membre ou soutien du « Parti « comme on disait autrefois, sans préciser lequel, car il n’y avait que celui-là qui comptait. Personnellement je pensais que les derniers stals avaient mis la clé sous la porte en vivotant politiquement dans le « risible » Front de Gauche lui aussi plus ou moins sionisé de l’intérieur, par des Charb par exemple. Charb était nettement plus radical et beaucoup plus « de gauche » (sic) que son timoré et néanmoins ami et « anarchiste » du service public.
De source plus que sûre (L’Abbé Ration du 20 mai 2009, journal affiché à la vente, et donc pas hors commerce ou privé, ce qui n’a gêné personne, ni la justice ce jour-là, et sans doute conforté les imbéciles heureux), je l’ai sous les yeux, je lis ce que pense et ne pense plus, à moins que, la petite tête à petits mickeys Charbot de la liberté d’expression et de la liberté de recherche historique (pas celle de Val, celle des « mauvais »), c’est bref, c’est clair et net, c’est au moins aussi barbare que la charia :
«Je suis pour leur couper les couilles. Inutile de perdre son temps à discuter, autant les interdire tout de suite.»
La haine des beaufs, je vous dis ; la haine impérialiste contre la Pensée.
Fermez le ban !
Je veux dire que, personnellement, je n’ai pas acheté et je n’achèterai pas le « numéro spécial » de «Charlie Hebdo» qui devait être tiré à un million, puis a trois millions, puis à cinq, puis certainement à six et à on ne sait plus combien de millions. Où est-ce que ça s’arrêtera ?
Je voudrais préciser, vu les temps qui courent, que mon refus d’acheter « Charlie Hebdo » ne signifie pas que je dénie le droit à qui le désire de l’acheter. Cependant, je trouve extrêmement maladroit de recommencer à publier des vignettes caricaturales sur l’Islam. Je trouve extrêmement curieux que le journal (qui publiait un dessin prémonitoire au sujet d’un attentat, quelques jours avant d’en être la cible) persévère dans cette voie, comme s’il feignait d’être content de ce qui se passe. Est-ce vraiment là le moyen de revenir à une situation et à une atmosphère plus paisible ? Un numéro réellement spécial de « Charlie hebdo » serait, à mes yeux, un numéro qui pour une fois cesserait de publier des vignettes au sujet de la religion musulmane. Il y a, au demeurant, d’autres religions en France (il n’est sûrement pas besoin d’indiquer lesquelles) vis-à-vis desquelles les dessinateurs de « Charlie Hebdo » pourraient manifester leur insolence.
Je tiens à faire savoir que moi, Olivier Mathieu, écrivain, poète et romancier, je me désolidarise de l’initiative prise par le journal « Charlie Hebdo » de publier de telles vignettes, et que ma façon de le signifier est de ne pas l’acheter.
Depuis quelque temps, il y avait dans l’opinion publique un sursaut vis-à-vis des « lois spéciales » édictées aux Etats-Unis après le 11 Septembre, ou vis-à-vis des tortures d’Abu Ghraib, ou des « prisons secrètes » de la CIA en Europe, ou encore vis-à-vis des milliers des civils qui meurent, chaque année, sous les drones américains et sans autre forme de procès.
Et puis voilà qu’alors que l’actualité était déjà chargée – on est à quelques semaines de nouvelles élections en Israël – est arrivé le « 11 Septembre français ». Et voilà que peu de jours à peine après une manifestation de millions de Français « pour la liberté d’expression », le président américain Barack Obama annonce en effet qu’il réfléchit à une opération militaire non plus contre l’Irak, l’Afghanistan ou la Syrie mais, cette fois, contre « l’Etat islamique » ; on parle (et on ne va pas faire qu’en parler) « d’encadrer » (qu’en termes délicats ces choses-là sont dites !) « la liberté d’Internet ».
On a aussi placé en garde à vue un certain M’Bala M’Bala Dieudonné (que je ne connais pas personnellement et que j’ai toujours considéré – je l’ai souvent dit – comme un piètre humoriste) pour avoir écrit « je suis Charlie Coulibaly ». Ce qui est certes une phrase banale, complètement stupide et dont je ne comprends d’ailleurs pas le sens, une phrase qui me semble privée de sens. Mais s’il faut arrêter tous ceux qui écrivent des idioties sur Facebook, on n’a pas fini.
Moi, en tout cas, je ne suis personne d’autre qu’Olivier Mathieu. Et j’espère que ne pas acheter un numéro si peu spécial de « Charlie Hebdo » ne deviendra pas un délit en France – à moins bien sûr que l’on ne veuille légiférer que la France est devenue exclusivement la patrie de la liberté d’expression de ceux qui « sont Charlie ».
Olivier Mathieu.

