Ce que l’on appelle une « contestation » continue de se donner libre cours dans la capitale du Niger, Niamey, aujourd’hui samedi 17 janvier, pour protester contre le dessin (inintéressant et pas beau, à mon avis), autrement dit la caricature de Mahomet publiée en « une » de l’hebdomadaire Charlie Hebdo.
Le mot de « contestation » est-il suffisant ? Et qu’en sera-t-il, demain, dans d’autres villes du Niger ou d’ailleurs, voire dans tout le monde arabo-musulman ?
Il ne s’agit pas, dans mon esprit, de dire que ceux qui manifestent contre Charlie dans les pays arabo-musulmans et ailleurs ont « raison ». Il ne s’agit pas non plus de dire qu’ils ont « tort ». Les concepts de « raison » et de « tort » sont aussi fragiles, au demeurant, que ceux de « bien » et de « mal ». Ces manifestants n’ont sans doute ni tort ni raison. Ils manifestent. Et, en somme, ils exercent ainsi leur liberté d’expression.
Le Monde écrit : « Au moins sept églises ont été incendiées par des manifestants dans la journée. Les sept lieux de culte, pour la plupart des églises évangéliques, ont été brûlés sur la rive gauche de Niamey, selon un journaliste de l’Agence France-Presse, qui a vu les manifestants se diriger vers la rive droite de la capitale, où il y a aussi de nombreuses églises. (…) De nombreux bars, hôtels, débits de boisson ou commerces divers appartenant à des non-musulmans ou tenant enseigne pour des entreprises françaises, ont également été détruits. (…) En fin de matinée, un millier de jeunes s’étaient réunis près de la grande mosquée de la capitale, en dépit de l’interdiction du rassemblement par les autorités, aux cris de « A bas la France », « A bas Charlie Hebdo », etc.
Toujours selon le Monde, des manifestations » ont également lieu « à Maradi, une ville située entre Niamey et Zinder, la deuxième ville du Niger, où des manifestations anti-Charlie Hebdo ont dégénéré en émeutes vendredi, faisant quatre morts et 45 blessés ».
Tout ceci est ici :
La question, à ce point, n’est pas seulement de se demander si « Charlie Hebdo » a eu « raison » ou « tort » de republier, tout de suite, des vignettes sur le Prophète de l’Islam.
Charlie-Hebdo a droit à la liberté d’expression, comme tout le monde devrait y avoir droit : vous, moi, tout le monde. J’entends par là qu’un monde où il n’y aurait QUE les sympathisants de Charlie à avoir droit à la « liberté d’expression », ce serait un monde sans liberté d’expression.
Je ne sais pas comment tout cela est perçu, au Niger. Mais certainement, beaucoup en France (et dans le monde entier) pensent que « Charlie Hebdo » exagère, ou encore que ce journal n’a pas bien choisi son moment.
Ce n’est pas moi qui le dis. Celui qui le dit, par exemple, c’est Delfeil de Ton, l’un des fondateurs de « Charlie Hebdo ».
Je lis en effet dans Le Monde que Delfeil de Ton, parlant de Charb, dit :
« Quel besoin a-t-il eu d’entraîner l’équipe dans la surenchère ? », accuse Delfeil. Peu après la sortie du numéro, les locaux de Charlie sont incendiés. Delfeil rappelle ce que son ami Wolinski, même âge que lui, en disait à l’époque : « Je crois que nous sommes des inconscients et des imbéciles qui avons pris un risque inutile. C’est tout. On se croit invulnérables. Pendant des années, des dizaines d’années même, on fait de la provocation et puis un jour la provocation se retourne contre nous. Il fallait pas le faire. » Ni recommencer, estime Delfeil : « Il fallait pas le faire, mais Charb l’a refait, un an plus tard, en septembre 2012. »
C’est ici :
Et toujours dans Le Monde :
« Ce n’est pas la première fois que Delfeil crée la polémique en consacrant sa chronique à Charlie. C’était à l’été 2008, lors d’une autre querelle qui avait largement dépassé les frontières de la rédaction de L’Obs et les troupes deCharlie. Après la publication d’un article du dessinateur Siné sur le mariage du fils de Nicolas Sarkozy, que Philippe Val avait jugé antisémite, le directeur de l’hebdomadaire avait décidé de licencier le dessinateur (Siné a depuis fait condamner Charlie pour préjudice moral et financier, et obtenu en appel 90 000 euros de réparations). Déjà, comme si chacun pressentait qu’une autre partie, plus vaste, se jouait par-delà du sort d’une chronique et de dessins, une violente polémique s’était engagée, divisant la rédaction de Charlie, les partis de gauche, et jusqu’aux intellectuels. le Prix Nobel de la paix Elie Wiesel avait pris le parti de Philippe Val, comme Bernard-Henri Lévy, Elisabeth et Robert Badinter, Pierre Lescure, Elisabeth Roudinesco, SOS Racisme et d’autres. En défense de Siné, des dessinateurs comme Rémi Malingrey et Lefred Thouron et, au sein de la rédaction, Cavanna (qui évoquait en 2011 l’affaire dans son dernier livre, Lune de miel), Willem, Tignous, ou des journalistes comme Michel Polac et Sylvie Caster. Mais aussi, dans les colonnes du Nouvel Observateur, Delfeil de Ton, qui accuse depuis longtemps Val d’entraîner Charlie dans un combat sionisto-islamophobe ».
Tout l’article est à lire ici :
En ce qui concerne les dessins de Charlie sur le prophète de l’islam, je vous suggère de cliquer sur ce site :
http://www.les-crises.fr/indecense-rendons-hommage-a-charlie/
Et ensuite, de lire cet article, dû à la plume du très grand intellectuel juif Noam Chomsky :
http://www.legrandsoir.info/nous-sommes-tous-remplir-ici.html
BÊH…ÊH !
EN VOILÀ, EN VEUX-TU ?
JE SUIS UN MOUTON, ET L’ON EST DES MOUTONS :
ON EST DES MOUTONS, SAUF MOI QUAND MÊME
QUI SUIS UN ESTAMPILLÉ REBELLE OFFICIEL :
ET TOUS ENSEMBLE, « NOUS SOMMES CHARLIE » :
ET CHACUN D’ENTRE NOUS LE CLAME : « JE SUIS CHARLIE »
(JUSQU’À LA CHUTE COLLECTIVE FINALE PRÉVISIBLE) :
DONC, CONCLUSION :
DE « JE SUIS (être) CHARLIE » EN « JE SUIS (suivre) CHARLIE »,
S’ESSUIE (dans les deux sens) CHARLIE !
ET EN RÉSUMÉ :
DE BONS CHARLIE-MOUTONS…
Le 17 janvier 1980 mourait à La Celle Saint Cloud (Yvelines) l’écrivain belge (naturalisée française en 1973) Marie de Vivier, qui était née le 14 octobre 1899 à Liège.
Après la seconde guerre mondiale, elle avait été l’une des premières, pour ne pas dire la première à prendre la défense de son ami Michel de Ghelderode (l’un des plus grands écrivains belges), qui se voyait accusé de collaboration avec l’Allemagne nationale-socialiste.
Elle était l’auteur d’un très grand nombre de livres, parmi lesquels nous citerons simplement : La Géhenne (roman, Plon, 1953), L’Homme pointu (le livre avait été publié plusieurs fois par de nombreux éditeurs), La Dame à la lampe (Marabout, 1955, le livre avait été traduit en diverses langues, notamment en italien et en espagnol), La confession en plein soleil (roman, 1949), Le vieux brocanteur (roman, 1958).
Elle avait aussi écrit une biographie de Gérard de Nerval (La Palatine, Paris-Genève, 1963) et deux ouvrages consacrés à André Baillon, écrivain communiste qui avait été son amant juste avant son suicide, à Marly-le-Roi, en 1931 : La vie tragique d’André Baillon (1946) et Introduction à l’oeuvre d’André Baillon (1951).
Son roman Le mal que je t’ai fait (éditions Debresse, Paris, 1956) avait reçu quatre voix au Prix populiste en 1956.
En 1971, elle avait consacré un roman (prémonitoire par maints aspects) à son petit-fils, l’écrivain Olivier Mathieu. Le roman s’appelle Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon. On peut le lire sur Internet.
Qui vivra, verra ! disait la truie en rejoignant son port.
Je suis hallal dit le lard ! Je suis casher dit le goret ! Et moi je suis une grosse cochonne sur mon fumier, grouine comme un porc à l’auge, la Le Peine de Mort.
Liberté d’expression totale pour les porcins ! Cochon qui sent des dits !
Ce qui est très frappant dans la génération « Charlie », c’est la présomption que le monde ait commencé avec Charlie.
Je me demande même parfois si ce n’est pas ce que pensent sincèrement beaucoup des gens qui, aujourd’hui, s’affublent d’une petite pancarte « je suis Charlie ». Braves gens, en somme… Et s’il fallait croire qu’ils n’aient pas reçu d’autre éducation que celle dispensée par Charlie, ils seraient quasiment excusables.
Je prends un seul exemple.
Dans le journal Le Monde, un journaliste, Marc Beaugé, consacre un article aux « lunettes rondes » de Cabu.
« En arborant ces lunettes, Cabu marquait une appartenance à une époque révolue », écrit Marc Beaugé.
C’est ici :
http://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2015/01/15/cabu_4556641_4500055.html#QT6WFG41m2iut3lT.99
Mais… non, M’sieur. Je suis désolé de vous contredire mais moi, Olivier Mathieu, je suis obligé de vous dire que les petites lunettes rondes n’appartenaient ni à M. Cabut, ni à M. John Lennon, ni à d’autres « idoles » des années 60 ou 70. MM. Cabut et Lennon (et tant d’autres de leur espèce) n’étaient nullement des novateurs parce qu’ils portaient leurs petites lunettes rondes.
Cherchez une photo de Hans Erich Pfitzner, le grand compositeur et chef d’orchestre allemand, né à Moscou le 5 mai 1869 et mort à Salzbourg le 22 mai 1949. Ou encore, cherchez une photo de Robert Brasillach.
Excusez-moi, mais voici donc deux exemples de personnes qui n’ont pas eu besoin de Monsieur Cabut et de Monsieur Lennon pour porter des lunettes rondes.
« Charlie Hebdo », ce n’était pas des rebelles, des novateurs, encore moins des « génies ». C’était des petits bourgeois qui savaient fort bien comprendre la direction du vent, cela oui, mais c’était des dessinateurs sans grand talent, et des penseurs sans aucune pensée.
Olivier Mathieu.
*
d’un psautier de la fin du XIIIe siècle
*
Note : Olivier Mathieu est écrivain, romancier et poète.
Il a publié une quinzaine de romans. (Il a aussi publié sous pseudonyme dans la presse française, en 2006 et 2007, plus exactement sous forme de feuilleton dans un hebdomadaire français, un roman historique).
Il a été journaliste (en 2010, il a encore publié deux articles dans la revue « Eléments »).
En 2009, Jean-Pierre Fleury lui a consacré une biographie de 400 pages, « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ». Cette biographie a été recensée par Michel Marmin dans « Eléments », dans un article où Olivier Mathieu est décrit comme « le grand méconnu de la littérature française contemporaine ».
Poète, Olivier Mathieu a publié de nombreux recueils de poésie. (En avril 2011, suite à son « Eloge de Maurice Druon », en deux cents alexandrins, il a aussi reçu en première page du « Figaro » les éloges de M. Etienne de Montety, directeur du « Figaro Littéraire »).
Candidat à l’Académie française le 10 avril 2014, il a été opposé à M. Alain Finkielkraut sous le nom de « Robert Spitzhacke », c’est-à-dire la traduction de son pseudonyme de « Robert Pioche ». (Son pseudonyme de « Pioche » est attesté dès 1971 dans le roman Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon, Paris, 1971, que lui a consacré sa grand-mère, l’écrivain communiste Marie de Vivier).
Au sujet de sa grand-mère communiste, voyez ce grand article paru dans une revue universitaire de gauche, il y a quelques années de cela :
Le 10 avril 2014, la candidature d’Olivier Mathieu alias Robert Spitzhacke à l’Académie française, où il était opposé à M. Alain Finkielkraut, a été évoquée sur France Culture.
Voir :
Festival des Connes* de 2008. À Cannes-la-Braguette**. Haut lieu de la contestation. Quelle horreur !
En présentation du documentaire inoubliable : « C’est dur d’être aimé par des cons ».
Grande œuvre cinématographique d’un certain Leconte, consacrée à l’approche des grands artistes ci-dessous, à l’époque du procès qui opposa à la feuille charlienne, la Grande Mosquée de Paris, l’Union des Organisations Islamiques de France et la Ligue Islamique Mondiale, suite à la publication de deux des caricatures de Mahomet du journal (extrême-droitiste, dit-on) Jyllands-Posten, et de la une dessinée par Cabu représentant « Mahomet débordé par les intégristes » déclarant que « c’est dur d’être aimé par des cons ».
Le procès qui s’est tenu au Tribunal de grande instance de Paris les 7 et 8 février 2008, a abouti à la relaxe, requise par le procureur de la République, prononcée le 22 mars. Le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) se déclara cependant satisfait, à la lecture des attendus du jugement.
La société éditrice de Charlie Hebdo, les Éditions rotatives, à reçu en dédommagement (pertes de ventes ?) 968. 501 euros(!!!). Sur cette somme, 85 % ont été reversés aux actionnaires; soit à l’époque : Philippe Val et + Cabu qui ont touché 330.000 euros, + Bernard Maris 110.000 euros et Éric Portheault, responsable financier, 55.000 euros.
Comme quoi l’anti-islamisme peut rapporter gros. Mais c’est quitte ou double. Ils ont eu visiblement les yeux plus grands que le ventre. Et tort de doubler, tripler, etc. la mise au Cannesino, si je puis dire. L’année suivante, Siné était viré comme un malpropre de la feuille mondialiste, par Val l’ami de Botul (« Val mon ami » l’ai-je entendu éructer) pour « antisémitisme » comme l’on sait.
De gauche (sic) à droite : + Jean Calbute, « ânarchiste », + Jojo Volenski, stalinien mondain et égrillard défroqué, +2014 François Cavànanas, « ânarchiste » également (qui fonda Hara-Kiri avec l’ancien d’Indochine + Georges Bernier dit Professeur Choron), + Nanard Verlhac dit Tignous, le teigneux et « irréductible révolté » (dixit Paris Machte, comme dirait l’autre).
« C’est dangereux d’être détesté par des cons » donnait en sentence le 7 janvier dernier l’inrockuptible (sic) Serge Kaganski***.
Et bien moi, je dirai : C’est triste de mourir vieux cons ! Et pire, vieux cons adulés de tant d’imbéciles heureux.
Beurk !!!
***
* Merci à Desproges.
** Merci à Ferré.
*** Juif ashkénaze et néanmoins « athée » du petit milieu du cinéma, admirateur de l’Empire, mais pourtant pas copain avec Jean-Paul Adam Mokiejewski, dit Mocky qui lui reproche de ne pas gagner un rond avec le cinéma, alors que lui… si. Ce qui n’est pas toujours vrai, car plus d’un de ses films ont faits des bides retentissants. Mocky, type assez peu reluisant qui se fait une gloire d’avoir dix-sept gamins « perdus dans la nature ». C’est ce même Kaganski qui a écrit : » ne chipotons pas entre les monothéismes, encore que les juifs ont au moins la lucidité de se rendre compte que le messie n’est pas encore descendu sur terre ». C’est pourquoi j’ajoute, ils sont si terre-à-terre… et ont en même temps ce goût si prononcé de nous faire du cinéma.
Autrefois on se cantonnait à étudier comment se véhiculaient la rumeur de village, les fausses nouvelles « du coin », la calomnie, ou bien les rumeurs de guerre, la propagande des vaincus et même des vainqueurs. Ou encore les mensonges historiques qui perdurent.
À ce sujet voir par exemple L’Histoire Interdite de Franck Ferrand (qui me semble être un titre totalement excessif, car justement cette Histoire-là n’est pas interdite, mais juste mise sous le boisseau par de doctes universitaires) où l’auteur évoque : la mauvaise localisation d’Alésia, la manipulation subie par Jeanne d’Arc, les pièces de Molière écrites par Corneille (moi je dirais : par « l’atelier Corneille »), les cendres d’un autre que Napoléon aux Invalides, la seconde affaire cachée sous l’affaire Dreyfus.
Les mensonges et les lieux communs sont souvent forts tenaces ; ils peuvent avoir la vie dure pendant des siècles. Si l’on n’évoque plus trop la papesse Jeanne, on évoque encore couramment l’incendie de Rome à la demande de Néron (voir, encore plus absurde ! par lui-même, en personne et tout seul comme un grand) qui est une totale hérésie historique (et logique) quand on sait qui il était.
Certes un tyran, mais malheureusement pas plus tyrannique et assassin que tous les autres monarques de cette époque ; mais également un poète et musicien (bon ou mauvais, peu importe et d’ailleurs, on ne le saura jamais), un esthète et un urbaniste constructeur et non destructeur ; mais surtout (en l’occurrence) un opposant païen radical à l’ennemi de l’intérieur, je veux parler du christianisme naissant judéo-hellène. Et c’est dans ce milieu que cette légende, qui perdure encore, a été forgée. Le fait même qu’il eût prétendu être un artiste, un saltimbanque (certes sanglant, mais c’est un autre propos), a fini de le desservir auprès des romains eux-mêmes.
Ainsi, tant et plus de livres et d’articles ont été écrits et sont écrits sur la Seconde Guerre Mondiale, les plus remarquables sont ceux écrits par les révisionnistes qui mettent à bas quelques mythes et qui feront références, quoi qu’en disent les présents chiens de garde de ladite République française, dans les écoles et à l’Université dans les siècles à venir — à moins que l’indécrottable connerie humaine n’ait fait en sorte que l’Humanité ne se soit holocaustée, toute seule comme une grande, au nom du dieu Progrès (sic).
*
Pour en revenir à l’actualité, de nos jours avec Internet, le slogan (présentement, pour une dite bonne cause, toute pleine d’émotion généreuse et naïve, ou haineuse qu’en sait-on, de tant et plus de péquins du monde) est devenue planétaire, pour retomber aussi vite d’ailleurs, je pense. Il en va de même de la propagande, sauf que, elle, elle est permanente, gigantesque et qu’elle perdure d’une manière constante et pesante.
Certains évoquent le gros nombre pour dire que l’élan a été généreux, humain et mondial (je ne le pense pas ; elle ne le fut pas dans bien des pays, et pour diverses raisons; économiques, politiques, religieuses, etc.). Et, à ce que je sache, le nombre n’a jamais, en soi, été un gage de quelconque qualité, de quelconque vérité, de quelconque bon droit. C’est même généralement l’inverse, qui marche souvent avec la loi du plus fort.
Et c’est plutôt une nouvelle illustration de la nature humaine foncièrement grégaire et conformiste. Si facilement manipulée et récupérée par les salauds qui nous « dirigent » comme on a pu le voir avec la manifestation d’État où traînaient quelques salopards, salopards planétaires eux aussi. On est là bien au-delà, ou en-deçà de la réaction émotionnelle compréhensible (car tel est l’être humain en sa nature) et de la défense de ladite liberté d’expression et de la condamnation du terrorisme (quid en passant des barbaries quotidiennes et plus massives ou récurrentes en tant et plus de contrées du monde qui ne provoquent aucun, par exemple : « je suis palestinien »?).
*
Évoquons l’origine du slogan « Je suis Charlie ». Ouvrez les guillemets :
» L’auteur de la bannière a été identifié [sic] par Le Progrès : il se nomme Joachim Roncin et est directeur artistique et journaliste musical pour le magazine Stylist. [autre chose m’aurait étonné]. Il est le premier a avoir publié ce logo sur Twitter mercredi à 11h52, moins d’une heure après la fusillade.
« C’est très étrange ce qui est en train de se passer, ça me dépasse totalement » [sic], a expliqué le journaliste au Progrès.
« Je n’avais pas beaucoup de mots pour exprimer toute ma peine et j’ai juste eu cette idée de faire ‘Je suis Charlie’ parce que notamment, je lis beaucoup avec mon fils le livre ‘Où est Charlie’ , ça m’est venu assez naturellement », a-t-il confié au quotidien.
« Ce que je voulais dire, c’est que c’est comme si on m’avait touché moi, je me sens personnellement visé, ça me tue, quoi », a précisé le directeur artistique qui a eu l’idée, tout aussi instinctive, de reprendre la typographie de Charlie Hebdo pour son visuel.
Si Joachim Roncin a répondu aux premières demandes de médias demandant à utiliser son logo, celui-ci a rapidement été débordé par les sollicitations. Et, de partages en partages, son image lui a échappé.
Elle est immédiatement devenue le mot-clé #JeSuisCharlie. Un hashtag [sic]* utilisé plus de 619.000 fois avant 20 heures ce vendredi.
Plusieurs pages Facebook « Je suis Charlie » ont été créées dans la foulée. La principale page de soutien en France, relayée par Facebook et réunissant plus de 250.000 personnes, a également repris la formule.
« Je suis Charlie » est devenue la phrase de solidarité et d’émotion d’anonymes, de célébrités, de journalistes, de dessinateurs, de politiques de toutes nationalités. «
(Laurent Provost, in le HuffPost du 7 courant)
* Le hashtag, en français : « mot-dièse » ou « mot-clic » est un marqueur de contenu avec un mot-clé. Composé du signe typographique en croisillon « # » (appelé hash en anglais), suivi d’un ou plusieurs mots accolés (le tag, ou étiquette en français).
Il n’est donc pas inutile de rapporter l’événement charliesque à :
version française des « p’tits mickeys » dessinés par l’illustrateur britannique Martin Handford sous le titre originel de Where’s Wally ?
Moi, j’y vois ou j’y comprends ceci :
MAIS TU CONFONDS HUMOUR AVEC INTOLÉRANCE CARACTÉRIELLE,
ET PROVOCATION HAINEUSE, ET INSULTE AUX MORTS ET AUX DOMINÉS,
CONFORTANT LA PROPAGANDE DES PIRES SALOPARDS MONDIALISTES…
ET EN TOUTE LOGIQUE « DIALECTIQUE », APRÈS ET EN RETOUR,
C’EST LE COUP DE MASSUE SUR TA TRONCHE À TOI,
PAS CELLE DES AUTRES QUE TU MÉPRISES ET QUE TU HAIS…
TU NE FUS QU’UN PITRE PITOYABLE !
ET EFFECTIVEMENT UN IRRESPONSABLE DE PREMIÈRE !
UN ENNEMI DE LA VRAIE PENSÉE…
UN VÉRITABLE STALINIEN DE L’ESPRIT…
PIRE ENCORE : UN MÉDIOCRE EN TOUT.
UN CONTEMPTEUR DU BEAU ET DU VRAI…
UN ABAISSEUR, UN TOTALITAIRE, UN DÉCADENT…
QUE TU RESSEMBLES BIEN À NOTRE ÉPOQUE !
Vous,
… défendez la « liberté d’expression » !
Et nous,
… nous renforçons le plan »vigipirate » !
















