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Abel Bonnard — quelques citations…

extraites de L’Amitié :

C’est le drame et la beauté de ces sentiments que nous ne pourrons rencontrer de véritables amis qu’à la hauteur où nous risquons de devenir seuls, et l’on ne saurait en effet donner une plus forte idée des jouissances héroïques de l’amitié qu’en disant qu’elles consistent à respirer à deux l’air sublime de la solitude.

En face des masses sombres, des armées de la médiocrité, qui n’ont que des chiffons pour drapeaux, les passionnés, les délicats, les magnanimes, ne sont guère qu’une poignée, mais ils défendent des étendards immenses et si magnifiques que lorsqu’un d’eux tombe, il semble que la bataille s’éteint.

Le paradis des chrétiens est le paradis de l’amour, mais les Champs-Élysées des Anciens sont le paradis de l’amitié.

Si nombreux que soient les gens médiocres, il ne faut pas qu’ils aient le pouvoir de nous faire douter de ce qui les dépasse, et, pleinement convaincus du peu que valent tant d’hommes, nous ne devons jamais oublier ce qu’un homme peut valoir.

Il est certains printemps de nous-mêmes que nous ne pouvons connaître que par l’intervention d’un être et, autour des palais que nous avons bâtis, il est divin, alors, de voir éclater des jardins qu’il ne dépendait pas de nous de faire fleurir.

A mesure que l’on s’éloigne de la jeunesse et pour peu qu’on n’ait pas laissé les jours passés vainement, on apprend à vivre avec soi, et même de soi […] et nous avons si bien aménagé, varié, cultivé, approfondi notre solitude, que nous nous apercevons à peine que nous sommes seuls. De ce qui n’était qu’un désert, nous avons fait un empire.

DÉVALUÉS

Pourquoi un demi de bière ne fait qu’un quart de litre ?

Pourquoi "un pain de deux" (“de deux livres”) ne contient que cinq cent cinquante grammes de pâte, soit environ quatre cents grammes une fois cuit ?

Pourquoi est bien fini le temps où les sardines ou les huîtres se vendaient "treize à la douzaine" ?

Entre les deux…

c’est le jour…

 LUNE RE 01

et la nuit…

LUNE RE 02

 

QUELQUES MOTS SUR LA DICTATURE CACHÉE D’INTERNET, LA MANIPULATION DES INDIVIDUS, ET LA MARCHANDISATION DE LA PENSÉE.

Internet, vaste, illimité espace de liberté ? Voire avec la toute récente loi sur le renseignement qui instaure délibérément et légalement le contrôle administratif potentiel et quasiment sans recours (il faudrait d’abord savoir que l’on est surveillé) de tous les citoyens, jolie forme de néo-stalinisme américanisé et sionisé.

J’ai déjà dit plus d’une fois que la fusion en cours, ou pour le moins le rapprochement entre l’Ouest et l’Est (pour employer des mots consacrés) se modelait sur les pires aspects du capitalisme dit libéral d’une part, et du capitalisme d’État d’autre part. Une sorte de fusion entre le maccarthysme et le stalinisme, la sauvagerie capitaliste, la dictature et la propagande tous azimuts.

Deux systèmes de domination et d’esclavage qui ne s’accommodent pas si mal lorsque l’on voit un pays comme la Chine qui n’est jamais sortie de la monarchie impériale développer un capitalisme sauvage sous les couleurs du parti unique à faucille et à marteau (pauvres paysans et pauvres ouvriers et employés, éternels exploités !!!). Debord nommait ce phénomène quelque chose comme « le spectaculaire concentré » pour l’opposer au « spectacle diffus » ou autres formes dont je n’ai plus les termes précis en tête. De fait, par la disparition de l’opposition (en très grande partie illusoire) entre la droite et la gauche, notre système politique dit de « démocratie représentative » qui montre chaque jour un peu plus son aspect totalitaire, décadent et à bout de souffle, tend de plus en plus à ressembler au modèle chinois.

Le nœud central en est la Seconde Guerre Mondiale qui a montré l’alliance objective des deux systèmes poursuivi par ladite Guerre Froide qui fut le meilleur moyen de museler, lors des Trente Glorieuses, toute velléité de véritable révolution populaire… En France, Mai 68 n’étant in fine qu’une mascarade gauchiste dont il me semble de plus en plus qu’elle a été largement manipulée pour mieux imposer certains canons des options politiques et de la décadence d’outre-atlantique, et aliéner les vraies révoltes réellement libératrices. Cela dit, j’en fus comme des millions ; et je ne regrette rien sauf de l’avoir connu un peu trop jeune dans toute ma naïveté politique.

Seconde Guerre Mondiale qui déchaîna toutes les formes de barbaries technologistes et modernistes ou plus traditionnelles et artisanales. Sans oublier l’Entre-deux-guerres. Le XXe siècle, rançon de la technique, est sans doute le siècle le plus ignoble, de l’ignoble à très grande échelle qui n’ait jamais existé. Je cite en vrac : les camps de concentration (dès la fin du XIXe et dans plus d’un pays) et autres goulags bien pires que la déportation tsariste, les tranchées à « écrabouillite » comme aurait pu dire Allais, les gaz mortels, les déplacements de populations, les bombardements en grand de civils et les destructions massives de villes. Et j’en oublie. Ceci tant en Europe que dans lesdites colonies. On a atteint des sommets. Et j’ose le dire : le national-communisme bolchevique et le national-socialisme allemand — encore fort marqués d’artisanat, et de formes désuètes de l’infamie — furent largement dépassés dans les destructions humaines, économiques et patrimoniales par le « démocratisme » anglo-américain qui non seulement n’hésita pas à utiliser la bombe atomique, crime de guerre suprême, mais en fit même un simple objet d’expérience in vivo.

En cette occasion, lesdits savants qui se sont prêtés à ce jeu furent des salauds de première, des grands criminels de guerre.

… Un peu comme Léonard de Vinci (mais avec plus de moyens techniques et moins de projets utopiques pour l’époque), cet artiste renaissant, ce gentil peintre de La Joconde (ou des deux Joconde, il en aurait peint deux selon certains érudits) que l’on a tôt fait de présenter comme un unique génie lumineux alors même qu’il s’ingénia à créer dans l’ombre des machines de guerre, des armes « de destruction massive » pour son époque, pour ce qu’il appelait pourtant « la pazzia bestialissima », la folie bestialissime. Plus des deux-tiers de ce qui nous est parvenu de ses croquis et autres dessins représentent des machines de guerre, réalisables ou non. La Renaissance unit le plus grand raffinement aux plus beaux charniers des guerres féodales et religieuses. Fort de son ambition démesurée et prêt à tout pour sa gloire, Vinci offrit ses services aux mondialistes de l’époque : le duc de Milan, César Borgia ou François Ier. Chars renforcés, arbalètes géantes, batteries de canons, super béliers, ou (en admirateur lui aussi des Antiques) canons à vapeur déjà pensé par Archimède et par Heron d’Alexandrie. Il a influencé la création de nombreux engins de mort utilisés dans les siècles suivants. Il est toujours bon de déboulonner, au moins un peu, les parfaites idoles…

Ce ne furent plus des savants, mais des sous-hommes. Et quand Oppenheimer envisageait d’irradier les réserves d’eau allemandes, Einstein faisait le souhait que Berlin, où il vécut à une époque, soit entièrement rayé de la carte, être humains compris.

*

La bombe atomique, je ne pense pas que l’on puisse aller plus loin dans la barbarie. Alors quand j’entends des crétins ou des naïfs prétendument de gauche, d’extrême-gauche ou dits « libertaires » hurler avec les « loups » du mondialisme : « Le fascisme ne passera pas ! » et autres fadaises, quand bien même il est patent qu’il est là, bien présent, chaque jour que fait le Diable, et qu’il a nom « démocratie » (démocratie représentative), j’ai envie de leur dire : Vous n’êtes que des pitres et des alliés objectifs de la décadence de notre civilisation. Et je n’exagère en rien : voir par exemple l’article d’hier sur la timbrée sioniste ; voir l’état de l’Europe, civilisation gangrénée par la finance interlope internationale, voir comment tous les salopards dits terroristes sont armés par la « démocratie » pour mieux détruite les nations ; voir comment sont considérés ceux qui se rebiffent (par exemple la Russie ou le Venezuela).

Pour le dire autrement (j’insiste encore une fois), si l’on veut accorder quelque crédit à une définition objective du mot « fascisme » (à défaut d’un meilleur terme à créer), je ne dirai pas comme Debord : « le fascisme est l’archaïsme techniquement équipé », mais « le fascisme est la barbarie techniquement équipée, qu’elle soit « archaïste » ou moderniste ; réactionnaire, conservatrice, progressiste, révolutionnaire ou contre-révolutionnaire ». Si le Capital domine le Monde, il ne le domine pas tout seul mais en compagnie des sciences appliquées et des techniques qui ne sont bien évidemment pas neutres. Si le Veau d’Or rend esclave l’Humanité entière, c’est aussi qu’il a partie liée avec le Technologisme destructeur. Un « primitif » n’aura jamais la sauvagerie d’un « civilisé ». Un « primitif » sera sans doute tenu par des liens animistes à la Terre et communautaires étroits, mais il ne sera jamais réifié par l’argent, la marchandise, le salariat. Le « primitif », que le « civilisé » voudra bien encore laisser vivre dans son environnement naturel, ne sera jamais dépossédé de rien de ce que la Terre et la Nature lui offrent, alors même que le « civilisé » moyen est dépossédé de tout. Devenu pour le plus grand nombre sans vrais métiers ni vrais savoir-faire, formatés dès le plus jeune âge, annexes de machines dont la construction les dépasse et encore plus incapables de vivre en « primitif ». Et totalement soumis au mediatisme.

Debord lorsqu’il énonça : « le fascisme est l’archaïsme techniquement équipé », est resté au niveau de la critique « traditionnelle » dichotomique, ou pour le dire autrement, au niveau de la bonne vieille dialectique en toc, de deux sous gauchistes, et plus généralement d’une vision du Monde « blanc ou noir », « bien ou mal » commune. Du moins sur ce point, car il énonçait là manifestement une contre-vérité. La définition de Debord est une définition historique « progressiste » qui, au-delà des fascismes qui ont existé, veut en donner sa substantifique moelle. Son mot essentiel est « archaïsme » ce qui dans son esprit voulait sans doute dire « non progressiste » ou « traditionaliste », ou « conservatrice », ou « réactionnaire ». Tous ces termes n’étant d’ailleurs pas synonymes.

Pour nous en tenir au quatre exemples les plus connus et les plus près de nous géographiquement parlant, si le salazarisme et le franquisme furent des régimes catholiques, le mussolinisme a eu un rapport plus flou et longtemps conflictuel avec le Vatican (l’anticléricalisme de Mussolini lui a même permis d’écrire un roman en sa jeunesse de syndicaliste révolutionnaire : La Maîtresse du Cardinal), tandis que l’hitlérisme fut notablement marqué de paganisme ou d’athéisme. De même, ladite « question juive » ne fut pas abordée de la même manière dans ces quatre pays (quand elle fut abordée).

Du point de vue capitaliste industriel, il semble y avoir peu de rapport par exemple, entre le corporatisme salazarien de type artisanal et le développement hitlérien d’entreprises basées sur le modèle fordien qui en son temps fut à l’avant-garde de l’exploitation capitaliste. Forme d’exploitation à la fois paternaliste et réificatrice, aliénante à grande échelle (travail éclaté, chaînes de montage, chronométrage). Forme d’exploitation intégrant l’idée de produits bon marché et de consommation à petit prix. De consommation populaire généralisée à l’automobile pour ce qui concerne Ford. C’est l’ouvrier construisant sa propre voiture si l’on peut dire, mais par l’intermédiaire de l’argent, des machines et des « cerveaux » de son patron. Ce fut alors le nec plus ultra du capitalisme industriel. Dans la lignée des patrons qui faisaient construire des cités pour leurs ouvriers et faisaient ouvrir des magasins coopératifs où les femmes de leurs tâcherons avaient tout crédit sur le salaire à venir du mari. Le vase clos et l’attachement à demeure, pire encore que le simple corporatisme.

Enfin, comment faire l’impasse sur le futurisme artistique qui imprégna une partie du fascisme italien, pendant que le national-socialisme possédait à la fois des tendances de retour à la nature pacifiste et des tendances d’exaltation guerrière. Rien n’est si simple.

Debord a mis l’accent sur l’archaïsme (idéologique, politique, économique…), « neutralisant«  la technique. Personnellement je mets l’accent sur l’inhumanité morale et agissante, destructrice des hommes, des cultures, des patrimoines. C’est elle qui est équipée, peu importe le régime ou son rapport à la dite modernité. Et c’est le technologisme qui est au centre de la critique. Il est d’ailleurs notable de constater que ladite démocratie s’accommode fort bien de tous les salauds de la Terre et autres tyrans grands ou petits tant que ces derniers n’ont pas prétention à expansion ou à faire de l’ombre à l’Empire. Le fin du fin « démocratique » est d’armer les salauds pour qu’ils renversent les États qui gênent puis, les nations déchirées, en ruines ou ingouvernables, ou retournant au féodalisme, de combattre ces mêmes salauds pour essayer de maintenir des fantoches au pouvoir. Le plus bel exemple est l’Afghanistan. La destruction pour but final.

*

Mais revenons au sujet évoqué en titre. Voici quelques extraits du livre Data and Goliath (Données et Goliath – la bataille cachée pour collecter vos données et contrôler le monde) de Bruce Schneier (cf. schneierblog) que l’on pourrait titrer : la manipulation algorithmique.

« La manipulation n’implique pas la publicité manifeste. Elle peut ressembler à un placement de produit qui permet de s’assurer que vous voyez des images avec une certaine marque de voiture à l’arrière-plan. Ou juste influer sur le nombre de fois ou vous voyez ces voitures. C’est là, en substance, le modèle d’affaires des moteurs de recherche. Dans leurs premiers jours, on a évoqué la façon dont un annonceur pouvait payer pour obtenir un meilleur placement dans les résultats de recherche. Après les protestations du public et les décisions ultérieures de la FTC, les moteurs de recherches ont du différencier les résultats “naturels” de leurs algorithmes des résultats payés. Cela fait, les résultats payés sur Google ont été encadrés encadrés de jaunes, ceux de Bing en bleu pâle. Cela a fonctionné pendant un certain temps, mais assez récemment, cette tendance a fait machine arrière. Google accepte désormais de l’argent pour insérer des URL particulières dans les résultats de recherche et pas seulement dans les cadres publicitaires dédiés. Nous ne connaissons pas l’étendue de ce programme, mais ce changement semble suffisant pour que la FTC y porte intérêt. »

« Lorsque vous faites défiler votre flux Facebook, vous ne voyez pas tous les articles de chacun de vos amis. Ce que vous voyez a été sélectionné par un algorithme automatisé qui n’est pas rendu public. Mais quelqu’un peut payer pour augmenter la probabilité que ses amis ou fans voient ses messages. Ces sociétés qui paient pour placer leurs informations expliquent en grande partie de la façon dont Facebook fait de l’argent. De même, la plupart des liens vers des articles recommandés au bas de chaque publication sont payés par ce placement. »

« Le potentiel de manipulation, ici, est énorme… Lors de l’élection américaine de 2012, les utilisateurs de Facebook ont eu l’occasion d’afficher une icône “J’ai voté”, un peu comme les vrais autocollants que beaucoup d’entre nous obtiennent sur les lieux de vote après avoir voté. Ce badge produit un effet d’entraînement à voter plutôt documenté : vous êtes plus susceptibles de voter si vous pensez que vos amis votent aussi. Cette manipulation a eu pour effet d’augmenter le taux de participation de 0,4% au niveau national… Mais maintenant, imaginez que Facebook ait manipulé la visibilité du badge “J’ai voté” sur la base soit de votre appartenance à un parti politique, soit sur celle d’un critères proche de celui-ci, comme votre code postal, les blogs que vous lisez, les liens que vous appréciez… Il ne l’a pas fait, mais s’il l’avait fait, cela aurait eu pour effet d’augmenter le taux de participation dans une direction… Facebook pourrait facilement faire basculer une élection serrée en manipulant sélectivement les messages que ses utilisateurs voient. Google pourrait faire quelque chose de similaire depuis ses résultats de recherche. »

Une plate–forme de media sociaux (pratique très courante et visible sur plus d’un site) peut manipuler l’opinion « en amplifiant les voix des gens avec lesquels elle est d’accord et en amoindrissant la parole des personnes avec lesquels elle est en désaccord. Elle pourrait par la même profondément fausser le débat public. La Chine ne fait pas autre chose avec son Parti des 50 Centimes : ces personnes embauchées par le gouvernement pour poster des commentaires sur les réseaux sociaux et contester les commentaires contraires aux positions du Parti. »

Depuis une dizaine d’années, la dictature « communiste » chinoise emploie des commentateurs en ligne qui manipulent l’opinion publique en postant des commentaires favorables à la politique officielle. Le Parti des Cinquante Centimes est le surnom donné à ces commentateurs en référence au montant moyen reçu par commentaire. Mais le Parti, malgré la censure et les actions de « Justice », aurait du mal à garder l’avantage dans les débats en ligne. C’est qu’il est (encore) difficile, voire délicat de manipuler facilement ou trop grossièrement, de marier harmonieusement esprit totalitaire et Pensée libre et réellement pensante.

« Beaucoup d’entreprises manipulent ce que vous voyez en fonction de votre profil d’utilisateur : Google Search, Yahoo! News et même des journaux en ligne comme le New York Times. C’est un gros problème. Le premier résultat dans une page de résultat de Google obtient un tiers de clics et si vous n’êtes pas sur la première page, c’est presque comme si vous n’existiez pas. La conclusion est que l’Internet que vous voyez est surtout adapté aux intérêts que votre profil indique. Cela nous a conduit dans ce que le militant politique Eli Pariser a appelé la “bulle de filtre” : un Internet optimisé sur vos préférences, où vous pourriez ne jamais rencontrer une opinion qui vous déplaît. Vous pourriez penser que ce n’est pas si mauvais, mais à une très grande échelle, ce phénomène est profondément nuisible. Nous ne voulons pas vivre dans une société où tout le monde ne lit que des choses qui renforcent leurs propres opinions, où nous ne ferions jamais de rencontres spontanées qui nous animent, nous confondent, nous confrontent et nous instruisent. »

En 2012, Facebook a fait une autre expérience, rappelle Schneier :

« La société a manipulé sélectivement les fils d’actualité de 680 000 utilisateurs en leur montrant des informations tristes ou joyeuses. Comme Facebook surveille en permanence ses utilisateurs – c’est ainsi qu’il converti ses utilisateurs en revenus publicitaires – il était facile de surveiller ces sujets expérimentaux et de recueillir les résultats. Facebook a constaté que les gens qui ont les messages les plus joyeux avaient tendance à écrire des messages plus joyeux et vice versa. Je ne veux pas en faire trop sur cette expérimentation. Facebook n’a fait ce test que pendant une semaine et l’effet était limité. Mais une fois que des sites comme Facebook auront compris comment le faire plus efficacement, les effets seront rentables. Non seulement les femmes se sentent moins attirantes le lundi, mais elles se sentent également moins attirantes quand elles se sentent seules, grosses ou déprimées. Nous voyons déjà fleurir des débuts de systèmes qui analysent les propos de chacun et le langage des corps pour déterminer leur humeur. Les entreprises veulent savoir quand les clients sont déprimés et quand on peut leur faire des offres auxquelles ils seront plus réceptifs. Manipuler des émotions pour mieux vendre des produits est le genre de chose qui semble acceptable dans le monde de la publicité, même si cela paraît assez horrible à la plupart d’entre nous. »

« Toute cette manipulation est rendue plus facile par l’architecture centralisée de la plupart de nos systèmes techniques. Des entreprises comme Google ou Facebook sont assises au centre de nos communications. Cela leur donne un énorme pouvoir de manipulation et de contrôle. »

« Les méfaits découlant de l’utilisation des données de surveillance en politique sont nombreux. La politique électorale est devenue une forme de marketing et les politiciens commencent à utiliser le marketing personnalisé pour distinguer les habitudes de vote et mieux vendre et cibler les positions d’un candidat ou d’un parti. Désormais, les candidats ou les groupes organisés peuvent créer des annonces ou gérer des appels de fonds ciblés à des catégories particulières : les gens qui gagnent plus de 100 000 dollars par an, les propriétaires d’armes à feux, les gens qui ont lu tels articles de presse avec telle position, les anciens combattants chômeurs… n’importe quel groupe auquel vous pouvez penser en fait. Ils peuvent cibler certaines publicités à certains groupes de personnes et les améliorer d’un groupe à l’autre. Ils peuvent également affiner leur campagnes à la volée et les segmenter selon les localités entre les élections. Et cela aura certainement à l’avenir des effets fondamentaux sur la démocratie et nos manières de voter. »

« La manipulation psychologique – basée à la fois sur l’information personnelle et le contrôle des systèmes sous-jacents – ne va pas cesser de s’améliorer. Pire, elle risque de devenir si performante que nous ne pourrons plus savoir si nous sommes manipulés. »

Un exemple récent de la manipulation des masses par Internet, ne fut-il pas ce lamentable, mais ô combien éphémère « Je Suis Charlie » inquisitorial, grotesque et hystérique ? Une véritable perversion de l’idée de « liberté d’expression », dont on sait ce que cela a donné au Parlement.

— Sur le même genre de choses mais à Cuba, voir un précédent article d’il y a quelques mois.

LA GERBE

Morceaux choisis de la jeune salope (une femme !!!) une dénommée Ayelet Shaked, membre du Foyer Juif, officine ultra-nationaliste et religieuse, intégralement raciste sioniste, qui est présentement ministre de la Justice (sic) et présidente de la Commission des lois (resic) de l’entité coloniale israélienne (ces informations se trouvent sur divers sites dits sérieux) :

Le 1er juillet 2014 le déchet humain a proclamé, dans un article d’un certain Uri Elitzur, l’un des leaders dudit Mouvement des colons : « Il ne faut pas se contenter de tuer les terroristes palestiniens, mais la totalité du peuple palestinien qui est notre ennemi ». Ou encore : « Il faut détruire ce peuple, y compris ses vieillards et ses femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures. »

On croirait lire des passage de la Bible. Ces innombrables litanies guerrières et racistes de cet innommable dieu tribal du Mal. Ou les hautes considérations morales du Talmud concernant tout ce qui n’est pas maffia juive.

Sur Fesses-bouc l’ordure a récidivé ce même mois de juillet 2014 (post, en anglais semble-t-il, disparu, mais entre temps archivé par les « antisémites ») y développant sa thèse exterminassioniste. Grande leçon de barbarie « démocratique », ou si l’on préfère de fascisme « démocratique », avec des arguments de poids comme on peut le lire :

Le peuple palestinien nous a déclaré la guerre, et nous devons y répondre par la guerre. Pas une opération, pas un mouvement lent, pas une action de basse intensité, pas une escalade contrôlée, pas une destruction d’infrastructures terroristes, pas d’exécutions ciblées. Ça suffit, les références obliques. C’est la guerre. Les mots ont un sens. C’est la guerre. Pas une guerre contre la terreur, pas une guerre contre des extrémistes, pas même une guerre contre l’Autorité Palestinienne. Tout cela aussi ce sont des moyens de fuir la réalité. C’est une guerre entre deux peuples. Qui est l’ennemi ? Le peuple palestinien. Pourquoi ? Demandez-leur, c’est eux qui ont commencé.

Je ne sais pas pourquoi il est si difficile pour nous de définir la réalité avec les mots simples que le langage met à notre disposition. Pourquoi devons-nous inventer chaque semaine un nouveau nom pour la guerre, juste pour éviter d’appeler les choses par leur nom ? Qu’y a-t-il de si horrible au fait de comprendre que la totalité du peuple palestinien est l’ennemi ? Toute guerre met aux prises deux peuples,et dans toute guerre le peuple qui a déclenché les hostilités, ce peuple-là, est l’ennemi. Une déclaration de guerre n’est pas un crime de guerre. Y répondre par la guerre n’est certaine pas un crime. Pas plus que l’utilisation du mot « guerre », non plus qu’une désignation sans ambiguïté de l’ennemi.

Au contraire : la moralité de la guerre (oui, une telle chose existe) est basée sur l’hypothèse qu’il existe des guerres dans ce monde, et que la guerre n’est pas l’état normal des choses, et que dans les guerres l’ennemi est habituellement l’ensemble d’une population, y compris les vieillards et les femmes, ses cités et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures.

Et la moralité de la guerre sait qu’il n’est pas possible de ne pas blesser des civils ennemis. Elle ne condamne pas la Royal Air Force britannique, qui a bombardé et totalement détruit la ville de Dresde, ou les avions U.S. qui ont détruit les villes de Pologne et réduit la moitié de Budapest en ruines, villes dont les habitants n’avaient jamais fait quoi que ce soit contre l’Amérique, mais qui devaient être détruites pour gagner la guerre contre le démon. La morale de la guerre ne requiert pas que la Russie ait été traînée devant la Justice pour le bombardement et la destruction de villes et de faubourgs en Tchétchénie. Elle ne dénonce pas l’action les forces de maintien de la paix de l’ONU pour la mort de centaines de civils en Angola, pas plus que les forces de l’OTAN pour avoir bombardé le Belgrade de Milosevic, alors que la ville était habitée par un million de civils, vieillards, bébés, femmes et enfants.

La morale de la guerre admet comme correct dans son principe, et non seulement politiquement, ce que l’Amérique a fait en Afghanistan, y compris les bombardements massifs de zones densément peuplées, y compris la création de ce fait d’un flot de centaines de milliers de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre, dont des milliers n’ont aucun foyer vers lequel ils puissent retourner un jour.

Et, dans notre guerre, c’est encore sept fois plus correct, car les soldats ennemis se dissimulent parmi la population, et ne peuvent combattre que grâce au soutien de celle-ci. Derrière chaque terroriste il y a une douzaine d’hommes et de femmes sans le soutien de qui il ne pourrait mener à bien son activité terroriste. Les acteurs de cette guerre sont ceux qui font de l’incitation dans les mosquées, qui écrivent des pamphlets pour les écoles, qui fournissent des abris, qui procurent des véhicules et tous ceux qui les honorent des leurs donnent leur soutien moral. Tous ceux-là sont des ennemis combattants, et leur sang retombera sur toutes leurs têtes. Maintenant, cela inclura les mères des martyrs, qui les expédient vers l’enfer avec des fleurs et des baisers. Elles devraient suivre leurs fils, rien ne serait plus juste. Elles le doivent, et les maisons dans lesquelles elles ont élevé ces serpents doivent être anéanties,, sans quoi d’autres serpents encore y grandiront.

Ou encore : Elles [les mères palestiniennes] doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes. Elles sont toutes des ennemies, et leur sang devrait être sur nos mains. C’est aussi valable pour les mères des terroristes morts.

À propos de démon, cette folle totalement amorale (ou immorale, comme on veut) doublée d’une inculte, a curieusement oublié Hiroshima et Nagasaki dans la Solution Finale, au-delà des bantoustans et autres ghettos, qu’elle réserve à ladite canaille racaille palestinienne.

Mais, j’en suis persuadé, la Morale finit toujours pas vaincre et le Bon Droit et la Vérité ; si ce n’est pas maintenant, ce sera dans dix, vingt ou cinquante ans. Et plus cela tardera et plus le prix à payer sera lourd, très lourd, très très lourd et sans quartier, pour les génocidaires « qui ont beaucoup souffert ». Ou plus exactement qui n’ont jamais rien subi. Pas eux, mais d’autres qui sur le fond ne semblent pas avoir eu grand chose de commun avec cette ordurerie sioniste (soutenue par les « socialistes » français !!! entre autres).

Malheureusement, ce jour-là, ce ne sera pas la vermine sioniste et le gros juifard, ces déjections humaines, ces animalcules dégénérés, ces zombis qui prendront mais (une fois encore !) le « petit juif ». Leur fin pourrait être terrible… Mais je ne serai plus là pour le voir.

MA JEUNESSE FOUT L’CAMP

https://www.youtube.com/watch?v=MAUwdVmftmo

Paroles et musique de Guy Bontempelli (1940-2014) — chanson de 1967.

*

Ma jeunesse fout l’camp
Tout au long d’un poème
Et d’une rime à l’autre
Elle va bras ballants
Ma jeunesse fout l’camp
A la morte fontaine
Et les coupeurs d’osier
Moissonnent mes vingt ans

*
Nous n’irons plus au bois
La chanson du poète
Le refrain de deux sous
Les vers de mirliton
Qu’on chantait en rêvant
Aux garçons de la fête*
J’en oublie jusqu’au nom
J’en oublie jusqu’au nom**

*
Nous n’irons plus au bois
Chercher la violette
La pluie tombe aujourd’hui
Qui efface nos pas
Les enfants ont pourtant
Des chansons plein la tête
Mais je ne les sais pas
Mais je ne les sais pas

*
Ma jeunesse fout l’camp
Sur un air de guitare
Elle sort de moi-même
En silence à pas lents
Ma jeunesse fout l’camp
Elle a rompu l’amarre
Elle a dans ses cheveux
Les fleurs de mes vingt ans
*
Nous n’irons plus au bois
Voici venir l’automne
J’attendrai le printemps
En effeuillant l’ennui
Il ne reviendra plus
Et si mon cœur frissonne
C’est que descend la nuit
C’est que descend la nuit ***

*
Nous n’irons plus au bois
Nous n’irons plus ensemble
Ma jeunesse fout l’camp
Au rythme de tes pas
Si tu savais pourtant
Comme elle te ressemble
Mais tu ne le sais pas
Mais tu ne le sais pas

***

* « … aux filles… », pour les hommes.

** je verrais bien ici quelque chose comme : J’en oublie jusqu’au son.

** et là : Sur l’heure qui s’enfuit.

***

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Court pedigree de Hjalmar Horace Greeley Schacht.

Celui-ci est né le 22 janvier 1877, à Tinglev, petite cité aujourd’hui située au Danemark tout près de la frontière allemande, il est mort à Munich le 3 juin 1970. Après diverses études, dont la philosophie à la Sorbonne, il devint docteur en économie de l’université de Kiel, il se lança dans la finance ; ainsi il fut intégré aux rouages économiques de l’État allemand pendant la Première Guerre, il créa le Rentenmark en 1923 qui stoppa la spéculation, il fut président de la Reichbank de 1924 à 1930, puis de 1933 à 1939, il fut également ministre de l’Économie de 1934 à 1937.

En janvier 1937, Schacht sera décoré de la médaille d’or d’honneur du NSDAP. Il quittera le ministère de l’Économie à sa demande en novembre 1937, à cause de différends portant notamment sur l’importance des dépenses militaires inflationnistes. Il sera ministre sans portefeuille jusqu’en 1943, titre honorifique. Inculpé dans le complot de 1944 contre Hitler, il finira la guerre en camp de concentration, sera du procès de Nuremberg, puis sera à nouveau emprisonné, mais dès 1946 il ne sera plus inquiété. Étonnant, non ?

Au terme du Traité de Versailles de 1920, traité en tout point indigne et d’ailleurs moins traité que diktat qui annonce dès le début l’inévitable Deuxième Guerre Mondiale, l’Allemagne n’avait pratiquement plus de réserves d’or. Une inflation délirante et proprement dénuée de sens s’en suivit ; ainsi le dollar cotait sur le marché des changes 4.200 milliards de marks ! Pour un dollar à 4,20 marks-or en 1913. Et quand on sait que l’Allemagne était également astreinte à des dettes de guerre ! Le pays était au plus bas, les révoltes avaient été noyées dans le sang par les méchants droitistes diraient certains, non par les sociaux-démocrates, comme on sait, les pires ennemis du peuple, les spécialistes des coups tordus. On en a de "très bons" exemplaires à la tête de notre malheureux pays en ce moment même.

Le rentenmark était une monnaie fiduciaire dont le taux de change avec le papiermark fut fixé à 1 pour 1000 milliards. Il était basé sur une sorte d’hypothèque de l’agriculture, de l’industrie et du commerce en gros. L’État s’octroyant un pourcentage de la valeur ajoutée de ces secteurs.

"Le sort de la France, il est entre les mains des Juifs, précisément, de ces bons Messieurs Lœb, Barush, Roosevelt, Rothschild, Montagu Norman, Sinclair, de la belle “Intelligence”, pour votre Service !…" énonce Bardamu dans "L’École des Cadavres". Je ne sais si tous étaient purs juifs ethniquement parlant, ou juifs d’esprit, mais ce qui est assuré est que Roosevelt ainsi que Churchill étaient franc-maçons (cf. "Quelques francs-maçons célèbres", sur le site de la loge paloise "Conscience" de la Grande Loge de France qui précise, à propos de Roosevelt, qu’"un temple de la Grande Loge de France, Rue Puteaux à Paris, porte son nom"). Montagu Norman également, comme il est dit à droite et à gauche, qui aurait été un haut personnage de la franc-maçonnerie de rite écossais. Et pour ce dernier au moins, Ferdinand n’avait sans doute pas tort d’évoquer l’Intelligence Service. La cinquième-colonne britannique.

Quant à Schacht, il fut initié à la franc-maçonnerie en 1908 à la loge berlinoise Urania zur Unsterblichkeit (cf. Arnaud de la Croix, Hitler et la franc-maçonnerie, Paris, Ed. Tallandier, 2014, p. 107).

Finalement, le nazisme n’a absolument rien changé au capitalisme. Certes, il a peu duré. Il développa un temps les grands travaux, encouragea la consommation populaire (cf. la fameuse volkswagen), idée paternaliste fordiste pas particulièrement socialiste non plus (Henry Ford auteur du "Juif International », hygiéniste et autre franc-maçon). Puis l’industrie fut de plus en plus employée dans un but militaire. L’idée expansionniste, la volonté de châtier les français pour le Traité de Versailles, et l’idée d’en découdre avec l’URSS, le tout conjugué, ne pouvaient mener qu’au suicide final. Ajoutons encore que la "question juive" accabla en premier lieu le petit juif intégré plutôt que le juif puissant et/ou sioniste. Les liens demeurèrent bien étroits avec la finance internationale comme il est dit dans l’article précédent. Tout ça était en totale contradiction avec le contenu de certaines affiches de propagande qui affirmaient : Le maintien d’un système industriel pourri n’a rien à voir avec le nationalisme. Je peux aimer l’Allemagne et détester le capitalisme. Et de la part d’un parti unique s’affirmant Arbeiterpartei, Parti des Travailleurs !

La Seconde Guerre Mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains.

Article de Valentin KATASONOV

Professeur au Département de Moscou de l’Institut d’État de Finance Internationale, docteur en sciences économiques, membre correspondant de l’Académie des Sciences Économiques et Commerciales. Il fut consultant des Nations Unies (1991-93), membre du Conseil consultatif auprès du Président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) (1993-96), chef du Département des Relations monétaires internationales du ministère des Affaires Étrangères de la Russie (2001-11).

– Source strategic-culture (Strategic Culture Fondation, site russe rédigé en anglais) ; traduction de Gilles Chertier, relu par jj pour le Saker Francophone ; paru les 4 et 5 mai 2015 sur « lesakerfrancophone.net« .

Les quelques remarques entre [ ] sont de moi.

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La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. [D’autant moins que ce n’est pas lui qui a déclaré la guerre, mais les dirigeants politiques anglais et français]. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

Utilisant des instruments tels que la Réserve fédérale US et la Banque d’Angleterre, ils ont commencé à se préparer pour le prochain conflit d’ampleur mondiale immédiatement après la Première Guerre mondiale. Leur cible était l’URSS.

Les plans Dawes et Young, la création de la Banque des règlements internationaux (BRI), la suspension du paiement des réparations par l’Allemagne prévues par le Traité de Versailles et l’acquiescement des anciens alliés de la Russie à cette décision, les investissements étrangers massifs dans l’économie du Troisième Reich, la militarisation de l’économie allemande et les violations du Traité de Versailles sont autant de jalons sur le chemin conduisant à la guerre.

Derrière ce complot se tenaient des personnages-clefs : les Rockefeller, les Morgan, Lord Montagu Norman (gouverneur de la Banque d’Angleterre) et Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement de Hitler). Le programme stratégique des Rockefeller et des Morgan était de subjuguer l’Europe économiquement, de saturer l’Allemagne d’investissements et de crédits étrangers, et de l’amener à délivrer un coup mortel à la Russie soviétique, afin que celle-ci revienne au capitalisme en tant que colonie.

Montagu Norman (1871-1950) a joué un rôle important d’intermédiaire dans le dialogue entre les milieux financiers américains et les chefs d’entreprise allemands. Hjalmar Schacht a organisé la reconstitution du secteur défense de l’économie allemande. L’opération menée par les ploutocrates était dissimulée par des politiciens tels que Franklin Roosevelt, Neville

Chamberlain et Winston Churchill. En Allemagne, ces projets étaient exécutés par Hitler et Hjalmar Schacht. Selon certains historiens, Hjalmar Schacht a joué un rôle plus important que Hitler. Seulement, il restait dans l’ombre.

À l’issue de la Première guerre mondiale, le Plan Dawes visait à compromettre la Triple Entente et à collecter les réparations de guerre auprès de l’Allemagne. Le Plan Dawes (proposé par le Comité Dawes, présidé par Charles G. Dawes) désignait une tentative faite en 1924 de résoudre le problème des réparations, qui avait miné la politique internationale après la Première guerre mondiale et le Traité de Versailles (la France, réticente, a perçu plus de 50 % du montant des réparations). Entre 1924 et 1929, l’Allemagne a reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis et 1,5 milliards de la Grande-Bretagne dans le cadre du Plan Dawes. Il s’agit de sommes considérables, qui correspondent à 1 trillion (mille milliards) de dollars d’aujourd’hui. Hjalmar Schacht a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du Plan Dawes. En 1929, il a résumé les résultats en déclarant qu’en 5 ans, l’Allemagne avait reçu davantage de prêts étrangers que les États-Unis au cours des 40 années ayant précédé la Première guerre mondiale. En conséquence, en 1929, l’Allemagne était devenue la deuxième puissance industrielle mondiale, devant la Grande-Bretagne.

Dans les années 1930, l’Allemagne a continué de bénéficier d’investissements et de prêts. Rédigé en 1929 et adopté officiellement en 1930, le Plan Dawes désignait un programme visant à régler les dettes de guerre allemandes à l’issue de la Première guerre mondiale. Il a été présenté par le comité présidé (1929-30) par l’industriel américain Owen D. Young, fondateur et ex-premier président de Radio Corporation of America (RCA). À l’époque, Young siégeait également au conseil d’administration de la Fondation Rockefeller, et il avait en outre été l’un des représentants impliqués dans un dispositif de réaménagement des réparations de guerre, le Plan Dawes de 1924. Selon le plan, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a été créée en 1930 pour permettre à l’Allemagne de payer les réparations aux vainqueurs. En réalité, l’argent a pris une toute autre direction, à savoir qu’il est parti des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour arriver en Allemagne. Le capital de la majorité des sociétés allemandes ayant une importance stratégique était, intégralement ou partiellement, américain. Une partie était détenue par des investisseurs britanniques. Les secteurs du raffinage du pétrole et de la liquéfaction du charbon de l’économie allemande étaient dans les mains de Standard Oil (les Rockefeller). Le géant de l’industrie chimique Farbenindustrie AG est passé sous le contrôle du groupe Morgan. Quarante pour cent du réseau téléphonique et 30 % des actions de Focke Wulf étaient sous le contrôle de la société américaine ITT. La radio et les géants de l’industrie électrique AEG, Siemens et Osram sont passés sous le contrôle d’American General Electric. ITT et General Electric faisaient partie de l’empire de Morgan. Cent pour cent des actions Volkswagen appartenaient à l’Américain Ford. Au moment où Hitler a accédé au pouvoir, le capital financier US contrôlait quasiment tous les secteurs d’importance stratégique de l’industrie allemande : raffinage du pétrole, production de carburant de synthèse, chimie, construction automobile, aviation, ingénierie électrique, radio, ainsi qu’une grande partie de l’industrie de la construction mécanique (278 sociétés au total). Les grandes banques allemandes, telles que la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank et quelques autres, étaient sous contrôle US.

Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier d’Allemagne. Auparavant, sa candidature avait été étudiée à la loupe par les banquiers américains. Hjalmar Schacht s’est rendu aux États-Unis à l’automne 1930 pour parler de cette nomination avec des collègues américains. La désignation de Hitler a finalement été approuvée lors d’une réunion secrète de financiers aux États-Unis. Schacht a passé toute l’année 1932 à convaincre les banquiers allemands que Hitler était le meilleur candidat au poste. Il a atteint son objectif. À la mi-novembre 1932, 17 des plus grands banquiers et industriels allemands ont adressé une lettre au Président Hindenburg, dans laquelle ils exigeaient qu’il nomme Hitler chancelier. La dernière réunion de travail des financiers allemands avant l’élection s’est tenue le 4 janvier 1933 à Cologne, au domicile du banquier Kurt von Schröder. Ensuite, le parti national-socialiste est arrivé au pouvoir. Les relations financières et économiques de l’Allemagne avec les Anglo-saxons se sont alors resserrées d’un cran.

Hitler a immédiatement annoncé qu’il refusait de payer les réparations de guerre. Il a mis en doute la capacité de l’Angleterre et de la France à rembourser leurs propres dettes de la Première guerre mondiale aux États-Unis. Washington n’a émis aucune objection à l’annonce de Hitler. En mai 1933, Hjalmar Schacht s’est rendu une nouvelle fois aux États-Unis. Il y a rencontré le président Franklin Roosevelt et les grands banquiers en vue de demander une ligne de crédit de 1 milliard de dollars. En juin de la même année, Hjalmar Schacht s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec Montagu Norman. Tout est passé comme une lettre à la poste. Les Britanniques ont consenti un prêt de 2 milliards de dollars. Ils n’ont soulevé aucune objection quant à la décision de l’Allemagne de suspendre le remboursement de sa dette.

Selon certains historiens, les Américains et les Britanniques étaient accommodants parce que, dès 1932, l’Union soviétique avait réalisé le plan quinquennal de développement économique en vue d’atteindre de nouveaux sommets en tant que puissance industrielle. Quelques milliers d’entreprises avaient vu le jour, en particulier dans l’industrie lourde. La dépendance de l’URSS à l’importation de produits industriels avait ainsi considérablement diminué. Les chances d’étrangler l’Union soviétique économiquement s’en trouvaient quasiment réduites à zéro. Il a alors été décidé de recourir à la guerre et de lancer la militarisation accélérée de l’Allemagne.

Pour celle-ci, l’obtention de crédits américains ne posait aucun problème. Hitler est arrivé au pouvoir dans son pays à peu près en même temps que Franklin Roosevelt aux États-Unis. Les banquiers qui ont soutenu Hitler en 1931 sont précisément ceux qui ont soutenu l’élection de Roosevelt. Une fois en poste, le nouveau président ne pouvait guère faire moins qu’accorder de généreux crédits à l’Allemagne. D’ailleurs, beaucoup on remarqué la grande similitude entre le New Deal de Roosevelt et la politique économique du Troisième Reich. Rien d’étonnant. Ce sont en effet les mêmes qui assuraient le sauvetage des deux gouvernements tout en les conseillant. Ils représentaient principalement les milieux financiers US.

Le New Deal de Roosevelt n’a pas tardé à capoter. En 1937, les États-Unis étaient embourbés dans la crise économique. En 1939, l’économie US tournait à 33 % de sa capacité industrielle (19 % au pires moments de la crise de 1929-1933).

Rexford G. Tugwell, un économiste du premier Brain Trust, équipe d’universitaires de l’Université de Columbia mise en place par Franklin Roosevelt et ayant contribué aux recommandations politiques qui ont conduit au New Deal de Roosevelt, écrivait qu’en 1939 le gouvernement avait échoué. La situation est restée figée jusqu’à l’invasion de la Pologne par Hitler. Seuls les puissants vents de la guerre pouvaient dissiper la brume. Quoi que Roosevelt puisse tenter, ses initiatives étaient condamnées à l’échec (cf. P.Tugwell, The Democratic Roosevelt, A Biography of Franklin D. Roosevelt, New York, 1957, p 477). Seule une guerre mondiale pouvait sauver le capitalisme US. En 1939, les ploutocrates ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur Hitler et l’inciter à lancer une guerre à grande échelle à l’Est.

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Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944. Selon les documents révélés par la Banque d’Angleterre en 2012, l’or tchécoslovaque avait été déposé à Londres dans un sous-compte au nom de la Banque des règlements internationaux (BRI). Lorsque les nazis entrèrent à Prague, en mars 1939, ils envoyèrent immédiatement des soldats à la Banque Nationale. Les administrateurs tchèques reçurent ordre, sous peine de mort, d’envoyer deux demandes de transfert. La première ordonnait à la BRI de transférer 23,1 tonnes d’or de son sous-compte tchécoslovaque de la Banque d’Angleterre, au sous-compte de la Reichsbank, également tenu à Threadneedle Street. Le deuxième ordre chargeait la Banque d’Angleterre de transférer près de 27 tonnes de l’or détenu en nom propre par la Banque Nationale de Tchécoslovaquie au sous-compte de la BRI à la Banque d’Angleterre.

source de la note : « voltairenet.org »

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La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts américains en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.

Cette banque a été créée sous la forme d’une entité commerciale publique. Son immunité face aux interférences gouvernementales et, par exemple, à l’imposition, était garantie par l’accord international signé à La Haye en 1930.

Les banquiers de la Réserve fédérale de New York, proches des Morgan, de Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, ainsi que des financiers allemands tels que Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement de Hitler), Walther Funk (qui a remplacé Hjalmar Schacht au poste de président de la Reichsbank) et Emil Puhl, tous ont joué un rôle important dans la fondation de la Banque. Parmi les fondateurs figuraient les banques centrales de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et quelques banques privées.

La Banque fédérale de New York a fait de son mieux, mais n’a pas fait partie des établissements fondateurs de la BRI. Les États-Unis étaient représentés par la banque privée First National Bank of New York, J.P. Morgan and Company, la First National Bank of Chicago, qui faisaient toutes partie de l’empire Morgan. Le Japon était également représenté par des banques privées. En 1931-1932, 19 banques centrales européennes rejoignaient la Banque des règlements internationaux. Gates W. McGarrah, banquier du clan des Rockefeller, était le premier président du conseil d’administration de la BRI. Il a été remplacé par Leon Fraser, qui représentait le clan des Morgan. Pendant la guerre, la banque était présidée par un citoyen américain, Thomas H. McKittrick.

Beaucoup d’encre a coulé au sujet des activités de la BRI au service des intérêts du Troisième Reich. La Banque était impliquée dans des transactions avec différents pays, y compris ceux avec lesquelles l’Allemagne était en guerre.

Depuis Pearl Harbor, la Banque des règlements internationaux jouait le rôle de correspondant de la Federal Reserve Bank de New York. Elle était sous contrôle nazi pendant la guerre, même si c’est l’Américain Thomas Huntington McKittrick qui la présidait. Les soldats mouraient sur les champs de bataille pendant que la direction de la BRI se réunissait à Bâle avec les banquiers d’Allemagne, du Japon, d’Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne et des États-Unis.

Dans ce havre de paix que constituait la zone offshore suisse, les représentants des belligérants travaillaient tranquillement dans un climat de compréhension mutuelle.

C’est en Suisse que l’Allemagne a mis en lieu sûr l’or saisi aux quatre coins de l’Europe. En mars 1938, lorsque Hitler s’est emparé de Vienne, une partie de l’or autrichien a été transférée dans les coffres-forts de la BRI. La même chose a été faite avec l’or de la Banque nationale tchèque (48 millions de dollars). Lorsque la guerre a éclaté, l’or entrait à pleines portes à la Banque des règlements internationaux. L’Allemagne le récupérait dans les camps de concentration et par le pillage des pays occupés (y compris de tout ce qui appartenait à des civils : bijoux, dents en or, étuis à cigarettes, ustensiles divers, etc.). C’est ce que l’on a appelé l’or nazi. Il était fondu en lingots afin d’être entreposé à la Banque des règlements internationaux, en Suisse ou hors d’Europe.

Dans son livre Trading With The Enemy: An Expose of The Nazi-American Money Plot 1933-1949, Charles Higham écrit que, pendant la guerre, les nazis ont transféré 378 millions de dollars sur les comptes de la Banque des règlements internationaux.

Quelques mots au sujet de l’or tchèque. Certaines informations ont fait surface après l’ouverture des archives de la Banque d’Angleterre en 2012 (cf. http://www.bankofengland.co.uk/archive/Documents/archivedocs/wwh/2/p3c9p1292-1301.pdf). En mars 1939, l’Allemagne s’emparait de Prague. Les Nazis ont exigé 48 millions de dollars des réserves d’or nationales. Il leur a été répondu que cette somme avait déjà été transférée à la Banque des règlements internationaux. Par la suite, on a su que cet or avait été transféré de Bâle dans les coffres-forts de la Banque d’Angleterre. Sur l’ordre de Berlin, l’or a été transféré sur le compte de la Reichsbank à la BRI. Ensuite, la Banque d’Angleterre a été impliquée dans les transactions effectuées sur les ordres donnés par la Reichsbank à la Banque des règlements internationaux. Ces ordres étaient retransmis à Londres. Il y a donc eu collusion entre la Reichsbank allemande, la Banque des règlements internationaux et la Banque d’Angleterre. En 1939, un scandale a éclaté en Grande-Bretagne lorsqu’on a su que la Banque d’Angleterre exécutait les transactions portant sur l’or tchèque sur les ordres de Berlin et de Bâle, et non du gouvernement tchèque. Par exemple, en juin 1939, trois mois avant le début de la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Banque d’Angleterre a aidé les Allemands à transférer sur leur compte l’équivalent en or de 440 000 livres sterling, et à acheminer une partie de l’or à New York (l’Allemagne s’assurait ainsi de la neutralité des États-Unis en cas d’intervention allemande en Pologne).

Ces transactions illégales sur l’or tchèque ont été effectuées avec l’accord tacite du gouvernement de Grande-Bretagne, qui savait parfaitement ce qui était en train de se passer. Le Premier ministre Neville Chamberlain, le Chancelier de l’Échiquier Sir John Simon et les autres responsables de haut rang ont tout fait pour dissimuler la vérité, y compris en mentant éhontément (en affirmant que l’or avait été restitué à son propriétaire légitime ou qu’il n’avait jamais été transféré à la Reichsbank). Les documents de la Banque d’Angleterre rendus publics dernièrement révèlent les faits et montrent que les responsables gouvernementaux ont menti, afin de se couvrir eux-mêmes et de couvrir les activités de la Banque d’Angleterre et de la Banque des règlements internationaux. La coordination de ces activités criminelles conjointes était un jeu d’enfant lorsqu’on sait que Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre, présidait également le conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sympathies pour les fascistes.

La Conférence de Bretton Woods, officiellement Conférence monétaire et financières des Nations unies, a réuni les 730 délégués des 44 pays alliés au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods (New Hampshire), aux États-Unis, en vue de réguler la vie monétaire et financière internationale à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Cette conférence s’est tenue du 1er au 22 juillet 1944. La Banque des règlements internationaux se retrouvait soudain sous le feu des projecteurs. On rapportait qu’elle avait collaboré avec l’Allemagne fasciste. Sans entrer dans les détails, je me limiterai à dire qu’après bien des aléas (certains délégués états-uniens s’étant opposés à la motion), les délégués sont tombés d’accord pour fermer la BRI. Cette décision de la conférence internationale n’a jamais été appliquée. Toutes les informations susceptibles de jeter le discrédit sur les activités de la BRI pendant la guerre ont été classées. Aujourd’hui, cela contribue à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Pour finir, quelques mots sur Hjalmar Schacht (1877-1970), ancien président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement fasciste de l’Allemagne. Il a joué un rôle de premier plan dans le contrôle de la machine économique du Troisième Reich en agissant comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du capital anglo-américain en Allemagne. En 1945, Schacht a été jugé à Nuremberg et acquitté le 1er octobre 1946. Il échappait aux accusations de meurtre. Tout comme Hitler. [Mais pas tout à fait de la même manière !] Pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il ne figurait pas sur la liste des principaux criminels de guerre de 1945. Mieux, Schacht a repris sa vie professionnelle comme si de rien n’était et fondé la société Schacht GmbH à Düsseldorf. Ce détail peut sembler insignifiant, mais il confirme une fois de plus que les ploutocrates anglo-américains et leurs représentants plénipotentiaires en Allemagne avaient préparé et, dans une certaine mesure, influencé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Les ploutocrates veulent réécrire l’histoire de la guerre et changer ses résultats.

Valentin KATASONOV

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Rien à voir ou plutôt tout à voir, c’est toujours la même histoire un peu partout dans le Monde:

Source officielle (je veux dire AFP) :

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé dimanche 10 mai à la « retenue » [sic!!!] en Macédoine, après la mort de 22 personnes, dont 8 policiers, lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et un groupe armé au cours du week-end. Les assaillants. Trente-sept individus ont également été blessés.

Les assaillants, présumés albanais et décrits comme « terroristes » par le gouvernement, sont venus « d’un pays voisin » pour attaquer « les institutions de l’État » dans la région de Koumanovo, à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale macédonienne, Skopje.

Ces incidents inquiètent l’ensemble des Balkans. L’Union Européenne s’est également déclarée « profondément préoccupée » par ces violences, qui réveillent la crainte d’un conflit similaire à celui de 2001, qui avait opposé les rebelles albanais aux autorités de l’ex-république yougoslave de 2,1 millions d’habitants, à majorité slave orthodoxe.

Kumanovo en état de siège. Dimanche encore, des combats sporadiques se poursuivaient à Koumanovo, ville à majorité albanaise musulmane. Des troupes d’élite, des transports de troupes blindés, des policiers casqués et portant des gilets pare-balles avaient bouclé la localité, où étaient retranchés les membres du groupe. Des hélicoptères des forces de l’ordre survolaient la ville.

Un porte-parole de la police a annoncé dimanche après-midi que l’opération contre le groupe armé était sur le point de s’achever. Ce dernier a signalé que plus d’une trentaine de personnes au total avaient participé à l’attaque, pour la plupart des citoyens de Macédoine, mais aussi cinq du Kosovo et un d’Albanie, tous présumés [sic] d’origine albanaise.

Les autorités ont appelé la population au calme et proclamé dimanche deux jours de deuil national.

La Serbie, elle aussi voisine du nord de la Macédoine, a aussitôt annoncé qu’elle renforçait ses troupes à cette frontière. Belgrade a eu son propre conflit (1998-1999) avec les Albanais de l’UCK, l’armée de libération du Kosovo, et entretient toujours des relations délicates avec son ancienne province.

Au printemps 1999, la répression par Belgrade de la guérilla indépendantiste et de la population civile avait été suivie d’une opération de l’OTAN, qui avait entraîné, à l’issue de soixante-dix-huit jours de frappes aériennes, le retrait des forces serbes du Kosovo. En 2008, avec l’appui des Etats-Unis et de la majorité des pays membres de l’Union européenne, le Kossovo [ou plus exactement la majorité albano-musulmane occupante, alors que depuis des années elle prenait un malin plaisir à assassiner des serbes et à détruire le patrimoine serbe et orthodoxe] proclamait son indépendance, un statut que la Serbie refuse toujours de reconnaître [on la comprend, il y a un siècle et demi les albanais y étaient minoritaires d’une manière écrasante, mais la frénésie des grandes familles tribales, le clanisme féodal et maffieux et plus encore le laissez-faire de Tito, croate ennemi farouche des serbes et allié objectif d’Enver Hodja, ont offert le Kossovo historiquement serbe, aux albanais musulmans, ces descendants de collabos de l’empire ottoman].

Pour sa part, la Macédoine, a également connu en 2001 un conflit avec ses propres rebelles albanais, qui réclamaient davantage de droits. Ces derniers étaient soutenus en hommes et en armes par l’ancienne guérilla kossovare. Sous la pression occidentale, les accords d’Ohrid (Macédoine) mirent alors fin à six mois de conflit. Ces accords ont apporté aux Albanais, en majorité de confession musulmane, et qui représentent environ 25 % des 2,1 millions d’habitants en Macédoine, davantage de droits au sein de la société.

Candidate à l’adhésion à l’UE depuis dix ans, la Macédoine est par ailleurs en proie à une grave crise politique qui oppose depuis des mois les principales formations slaves, l’opposition de gauche accusant le pouvoir conservateur de corruption et d’avoir mis sur écoute 20 000 personnes, dont des hommes politiques, des journalistes et des chefs religieux.

*

Ce que ne dit pas l’AFP, mais que dit Strategic Culture Foundation (traduit de l’anglais) :

La Révolution de Couleur en Macédoine est en marche.

Le plan diabolique de déstabilisation de la Macédoine par l’assistant du secrétaire d’état Victoria Nuland, l’ambassadeur en Macédoine Jess Baily, et les leaders de l’opposition « social-démocrate »macédonienne Zoran Zaev et Branko Crvenkovski – que l’on peut appeler les Arseni[c] Yatseniouk et Petro Porochenko de Macédoine – est entré dans une phase critique avec les membres de la prétendue dissoute Armée de Libération Nationale (ALK) menant une incursion frontalière en territoire macédonien depuis le Kossovo. [inféodé aux États-Unis et plaque tournante de tous les trafics en Europe : armes, drogue, prostitution, organes humains, etc.]

 

BRÈVES DU JOUR

Bonne feuille.
Comme toujours, il faut que ce soit un juif qui le dise, en l’occasion Emmanuel Todd, pour que ce soit répercuté dans la presse. Dans un livre qui sort dans deux jours ce dernier écrit :
– Lorsqu’on se réunit à 4 millions pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu – et même un devoir ! -, et lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société, on est parfaitement libre de penser qu’on est dans le bien, dans le droit, qu’on est un grand pays formidable. Mais ce n’est pas le cas.
– «La « néo-République » est cet objet sociopolitique étrange qui continue à agiter les hochets grandioses de la liberté, de l’égalité, de la fraternité qui ont rendu la France célèbre dans le monde, alors qu’en fait notre pays est devenu inégalitaire, ultraconservateur et fermé.
– Hollande aura eu un rôle historique : celui de révéler que la gauche pouvait se concilier avec les structures les plus inégalitaires, prouvant par là même que le système politique français est totalement détraqué.
– Ce qui m’inquiète n’est pas tant la poignée de déséquilibrés mentaux qui se réclament de l’Islam pour commettre des crimes, que les raisons pour lesquelles, en janvier dernier, une société est devenue totalement hystérique jusqu’à aller convoquer des gamins de huit ans dans des commissariats de police.
– Qu’on les laisse tranquilles, les musulmans de France.
Le Nouvel Observateur ajoute :
Ce qu’il voit c’est un épisode de «fausse conscience» (Marx) d’une ampleur inouïe. Ce qu’il voit ce sont des millions de somnambules se précipiter derrière un Président escorté par tous les représentants de l’oligarchie mondiale, pour la défense du droit inconditionnel à piétiner Mahomet, «personnage central d’un groupe faible et discriminé». Ce qu’il voit c’est un mensonge d’unanimisme aussi, car ce jour-là, les milieux populaires n’étaient pas Charlie, les jeunes de banlieue, qu’ils fussent musulmans ou non, n’étaient pas Charlie, les ouvriers de province n’étaient pas Charlie.

*

Dans un récent entretien accordé aux Inrocks, le charliesque Luz a déclaré qu’«il n’y a pas vraiment deux camps qui s’affrontent» dans la gestion du butin de guerre post-terroriste (environ 30 millions d’euros).
Et il se pose la question suivante : « Comment créer une nouvelle ligne dans le respect de l’ancienne et de ce qu’on est devenu? »
Ou encore « Charlie est-il encore un journal politique? »
Redessinera-t-il un jour le personnage de Mahomet? «Non, c’est fini, il ne m’intéresse plus. Je m’en suis lassé, [sic] tout comme celui de Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner».
Son avenir :
« J’ai (…) prévu de faire un bouquin – une promesse faite à Charb [son amant] – sur mes aventures masturbatoires depuis mes 10 ans. » Sage décision.
Enfin à propos de Val (qui a déclaré : « les terroristes ont gagné ») il a précisé: « ce n’est pas étonnant qu’il ait baissé les bras, mais il ne les baisse pas à notre place».
Pourtant, j’avais comme l’impression qu’une petite bougie commençait à briller au fond du cerveau embrumé du crayonneux sans grand talent.

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Dernière frasque révisionniste du vieux menhir.
Après avoir présentement renié celle qui porte son nom et voué aux gémonies éternelles sa fille ingrate (mise à la tête de son parti par lui-même), rejetonne qui le rejette et se met à plat ventre devant l’américano-sionisme, Le Pen a déclaré : « Nous sommes tous les uns les autres des détails de l’humanité ».

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Ménard ex socialiste dans les années 80 et fondateur de Reporters sans Frontières et présent maire pied-noir extrême-droitiste de Béziers, ville sinistrée, ne passe pas un jour sans montrer l’ampleur de ses compétences : campagne agressive pour dire qu’il armait sa police municipale, voies débaptisées, maintenant surveillance des élèves musulmans de la cité.

Seul élément juste dans tout ça : il a dit qu’il ne faisait que ce que préconisait Valls il y a peu.

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Passage en première lecture au parlement de la loi sur le renseignement (que personnellement je nomme « la loi Je suis Charlie, pour la défense de la liberté d’expression »). Ça faisant suite il y a quelque temps au nouveau découpage des régions.

Surtout ne demandons pas au peuple ce qu’il en pense : le peuple est con. C’est ça la « démocratie » !

Le progrès des bonnes-mœurs

Du Journal Ouest-France des jours derniers !

Saint-Père-en-Retz.

1er mai 1943 : le bombardier B17 américain Black Swan, en mission de bombardement sur Saint-Nazaire, est touché par la chasse allemande. Un réservoir explose, provocant l’arrachement d’une aile. Quatre des dix hommes de l’équipage parviennent à ouvrir leur parachute et vont survivre, tandis que l’avion disloqué s’abat en lisière du village des Morandières.

Samedi 2 mai 2015 : l’association Souvenir Boivre Lancaster invite ses adhérents, ainsi que les associations du souvenir, d’anciens combattants et tous ceux qui veulent honorer la mémoire de ces 10 aviateurs, à venir se recueillir sur le site historique des Morandières, aux côtés de 11 Américains représentants quatre familles de l’équipage. Dont le fils du mitrailleur de queue, le sergent Jessie Cleavelin et le fils du copilote, le lieutenant John Neil. Ils assisteront, en présence de l’attaché militaire de l’ambassade des USA et de la présidente de la RAF en France, à l’inauguration d’une stèle et d’un nouveau panneau historique du Chemin de la mémoire.

Programme : 9 h 30, cérémonie à l’église ; 10 h 30, cérémonie sur le site des Morandières, lieu-dit Beau-Soleil, route de l’Ermitage ; 12 h, exposition, verre de l’amitié salle des Morandières.

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4 Mai : Amen !

Mon opinion est qu’il y a eu malheureusement quatre survivants, lampistes mortifères de cette bande de lâches dont le but fut de détruire toute l’industrie nationale pour mieux nous exploiter après. Savez-vous qu’il fut envisagé un temps vers 1945 de remplacer le franc par le dollar ?

Quel courage de bombarder une ville pleine de civils (combien de morts pour l’occasion ? dont aucun allemand), Quel non respect des lois de la guerre. Quelle barbarie !

… Église et verre de l’amitié ! Le goupillon et le sabre !!!

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Habituellement, avec le temps qui passe tout s’estompe.

Mais, la veulerie, la lâcheté servile et la déliquescence franchouillardes n’ont plus de limites de nos jours. Impensable du temps des Trente Glorieuses. Comme la religion shoatesque d’ailleurs.

Tout ça est à l’image des salopards, tant de gauche que de droite, qui nous dirigent et rampent devant l’Empire.

Saint-Nazaire qui vient de construire des navires pour rien aux Russes (mais qui vont nous coûter combien ? D’argent et de mépris international), c’est exactement la même chose, la même logique ignoble.

Et tout ça est à l’image de toutes ces commémorations et de tous programmes de télévision qui semblent ne jamais cesser, tourner en boucle et s’enfoncer ad nauseam dans tous les mêmes lieux communs propagandistes et manichéens sur ladite Dernière Guerre. La dictature est là, comme jamais, avec son dogme religieux holocaustique (pas du tout du genre caustique, mais plutôt encaustique et brosse à reluire) et la légende du bon droit intégral des vainqueurs (vainqueurs ne veut pas dire : meilleurs).

Pourquoi ?

La dite démocratie est en pleine décrépitude, l’Empire va de mal en pis. De plus en plus de gens pensent par eux-mêmes et se mettent à l’écart. Et la concurrence est de plus en plus rude entre une gauche, une droite et une extrême-droite que plus grand chose ne différencie sur le fond et qui a nom : américano-sionisme. Tout est là. Que l’Épuration devait être jolie ! Que les politiciens sont des médiocres, des abaisseurs, des esprits étroits et pour un bon nombre des larbins au même titre que toute l’engeance journaleuse.

Les Collabos ont changé de camp ! Enfin, façon de parler : bon nombre sont actuellement des « socialos » (au sein le plus large), comme en partie pendant L’Occupation. Par intérêt, toujours du camp du plus fort. Et généralement du camp le plus belliciste.

Black swan… cygne noir, ignobles individus.