« Personne ne sera reçu dans l’Académie qui ne soit agréable à Monseigneur le Protecteur et qui ne soit de bonnes mœurs, de bonne réputation, de bon esprit et propre aux fonctions académiques. » (Statuts et règlements de l’Académie française, 22 février 1635, article premier)
Ici, c’est le gratin. Lieux communs et approximations. Pour ne pas dire plus d’une fois Le Café du Commerce. Non ! Ta dialectique ne casse pas vraiment des briques ! Surtout quand tu apparentes, bien malgré toi, tes contraires. Tes affirmations péremptoires et tes négations encore plus péremptoires en aucune « négation de la négation », en aucun dépassement digne de ce nom. Tes thèses et anti-thèses en aucune synthèse, si ce n’est en diarrhée mentale à la fois malade et effrontée. De celle que l’on croyait ensevelie à tout jamais dans l’oubli : tous ces propos les plus suintants l’inculture, la bêtise et la haine de la vieille et séculaire Réaction. La Défaite de la Pensée.
Morceaux choisis d’un entretien accordé, selon la formule consacrée… « par l’écrivain et philosophe (sic) » français (resic) Alain Finkielkraut au journal israélien Haaretz, le samedi 19 novembre 2005 (et rapporté par Le Nouvel Observateur du 24 novembre de la même année).
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« En France, on a tendance à réduire ces émeutes [dans les banlieues] à leur dimension sociale, de les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation . […] Le problème, c’est que la plupart de ces jeunes sont des noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. […] Donc il est clair qu’il s’agit d’une révolte avec un caractère ethnico-religieux. »
Mais ouf ! J’ai-t-y z-eu grand peur que notre Finky ne soye raciste :
« Il faut bien entendu éviter les généralisations: Il ne s’agit pas de tous les noirs et de tous les Arabes, mais d’une partie des noirs et des Arabes. »
Seulement ! Mais quelle partie ?
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« Cette violence a eu des signes précurseurs très inquiétants ». Ici, il cite le match France-Algérie de football, en octobre 2001, au cours duquel des jeunes avaient sifflé La Marseillaise. Dur au premier abord pour « un héritier de Charles Péguy » (les gazettes), non ?!
Parti du socialisme libertaire comme on disait alors, anticlérical et dreyfusard, pour finir militant du catholicisme et du nationalisme des plus forcenés, et mort bienheureux à la Guerre de Quatorze, tel fut Péguy. Mais pour Finkie (cela me gêne toujours de mettre un « e » à ce sujet masculin) c’est un tout autre genre. Qui a lu et reproduit des extraits de cette page 161 du livre de Pascal Bruckner intitulé Un Bon fils (éditions Grasset) ? où l’on trouve ceci :
« Alain m’avait aidé à échapper au service militaire grâce à un stratagème délicat, monté avec un ami psychiatre. Lui-même venait d’être réformé de cette façon. Après une semaine passée à fumer abondamment, à ne rien manger, à peu dormir, je me présentai un soir aux urgences d’un hôpital de la banlieue nord, arguant une tentative de suicide aux barbituriques. En fait, je n’avais pris qu’un Valium et demi. Il fallait être groggy tout en restant conscient de crainte que les internes ne pratiquent un lavage d’estomac et ne dénichent la supercherie. […] Un médecin militaire me convoqua à Vincennes, au centre de recrutement : il examina mon dossier, me soumit à un interrogatoire prolongé. J’arguais de mes tendances suicidaires, de mon incapacité à assumer mon rôle de père. Le colonel finit par me dire : « Je suis sûr que vous êtes un simulateur, mais je n’ai aucun moyen de le prouver. Dans le doute, je préfère vous relever de vos obligations militaires ».
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La mauvaise haine injustifiable et barbare :
« J’ai pourtant découvert qu’eux aussi envoyaient en première ligne de la lutte les plus jeunes, et vous en Israël vous connaissez ça, on envoie devant les plus jeunes parce qu’on ne peut pas les mettre en prison lorsqu’ils sont arrêtés. Quoiqu’il en soit, ici, il n’y a pas d’attentats et on se trouve à une autre étape: je pense qu’il s’agit de l’étape du pogrom antirépublicain. Il y a des gens en France qui haïssent la France comme République. »
La bonne haine et l’œuvre civilisatrice du colonialisme (et ceci dans le même entretien !) :
« Je suis né à Paris, mais je suis fils d’immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine: ce qu’il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu’il a fait aux Africains. Qu’a-t-il fait aux Africains? Il ne lui [sic] a fait que du bien. »
Plus loin :
« Maintenant, l’enseignement de l’histoire coloniale est exclusivement négatif. Nous n’apprenons plus que le projet colonial a aussi apporté l’éducation, a apporté la civilisation aux sauvages [sic]. »
« L’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au XXIe siècle ce qu’a été le communisme au XXe.» Et le maoïsme ?!
Entendons-nous bien, Finkie ne fustige pas l’antiracisme, mais le mauvais antiracisme, celui « des nègres et autres sauvages ».
Et c’est ce type-là qui a eu le culot de se présenter à l’Académie, celui qui a la haine de la France… finalement en bon collabo de l’empire, qui demain va faire son discours de réception à l’Académie ; mais « bien fait pour lui, nanana ! », il va devoir faire l’éloge de Félicien Marceau.
Rigolons quand même un peu.
Demain, Finkielkraut sera immortel. Fier comme – sur cette caricature d’époque – Fallières élu président de la France.
Demain, 28 janvier 2016, préférez-vous ?
1. Assister au discours de réception de Finkielkraut, ou relire « L’Immortel », le livre trop oublié d’Alphonse Daudet sur l’Académie française ?
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2. Assister au discours de réception de Finkielkraut, ou vous enivrer en buvant des litres d’immortel ?
3. Assister au discours de réception de Finkielkraut, ou jouer à l’Immortel ?
4. Assister au discours de réception de Finkielkraut, ou attendre qu’il mette en œuvre son programme auquel, par bonheur pour la France, il a toute l’immortalité pour réfléchir ?
Olivier Mathieu
Le Gauchisme, maladie sénile du communisme, n’est bien évidemment pas ici le livre publié en 2013 par un certain Benoît Rayski qui se définit comme « islamophobe de gauche et de droite ». Je n’ai pas attendu 2013 pour dire ce que je pensais et pense encore et en mal du gauchisme ; c’était déjà mon propos et celui de quelques autres, dès le début des années soixante-dix, par écrit (affiches et tracts) et oralement et publiquement.
Ce qui a amené à notre encontre, une sorte de chasse aux sorcières grotesque et agressive orchestrée par ces mêmes gauchistes (chasse unitaire, alors même que d’une secte à l’autre, ils se haïssaient entre eux) ; on (les gauchos) nous a même mis des choses sur le dos dont on était totalement étranger. Nous avons pu, plus généralement, admirer le gauchisme (trotskyste et maoïste et assimilé) dans son rôle de « dirigeant », intolérant, manipulateur, et pour finir redresseur de tort et auxiliaire de police.
Non, rien à voir avec le judéo-fascisme* de ce petit homme monomaniaque qui lui aussi a fait son fond de commerce de la Seconde guerre mondiale et de « l’antisémitisme », comme notre récent prix Nobel.** Moi, est-ce que je suis tous les jours à geindre sur le sort des 300.000 morts bretons chairs à canon de la Guerre de Quatorze ? Est-ce que j’évoque souvent le lot réservé aux bretons lors de la Guerre de Soixante-dix, ces milliers de volontaires bas-bretons parqués dans un camp de la pire espèce à Conlie, non formés, non armés, certains même étant envoyés à la tuerie presque désarmés, tout ça par peur « républicaine » des chouans ! Et de gens qui à l’époque n’avaient encore qu’une langue, le breton. Exemples volontairement ethniques ou ethno-culturels.
Mon Le Gauchisme, maladie sénile du communisme à moi, est une humble brochure ronéotée, à faible diffusion, comme il y en eu tant après Mai 68 ; celle-ci doit dater des années soixante-dix ou du début des années quatre-vingt. Un texte de l’ultra-gauche ; au sens réel, historique du terme, et non pas dans son sens dévoyé d’aujourd’hui où beaucoup de choses n’ont plus de sens, et en premier lieu les mots sur-médiatisés.
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* « Judéo-fascisme » (je pourrais écrire « talmudo-fascisme ») est calqué sur « islamo-gauchisme ». Personnellement, je ne suis ni « facho » ni « gaucho ». Je n’ai aucune « élection » particulière et je ne vois pas beaucoup de différence, pour ne pas dire aucune, dans ce numéro de cirque « gaucho-facho » qui empêche d’aborder les vrais problèmes de société ; et qui devient de plus en plus répétitif, pénible et longuet. Le problème essentiel sur le fond n’a rien à voir avec la religion et encore moins avec de présupposés conflits de civilisation. Mais tout à voir avec l’impérialisme totalitaire. Plus précisément avec l’impérialisme américano-sioniste.
** Ce personnage (Rayski) est le fils de celui qui fut le responsable de la section juive (toujours à part, même là) du MOI (main d’œuvre immigrée) dudit PCF de la période de la « dernière guerre », MOI qui fut proprement abandonné à son sort par les franchouillards du « Parti » (cf. L’Affiche Rouge).
Eh, oui ! Bienheureux les simples d’esprit, le royaume des creux leur appartient.
Bienheureux les simples d’esprit !…
Le problème est qu’en France les simples d’esprit sont légions (sic) et que ceux qui ont quelque chose à dire n’ont pas le droit, jamais le droit à la parole que c’en est pire que totalitaire, proprement grotesque.
Je pense qu’on est tombé depuis une éternité dans l’infantilisme philosophique, politique et médiatique. Et dans l’anti-humanisme de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. Si bien que les esprits du commun et les bonnes volontés sont totalement désemparés.
J’ajoute que le monde a une case de vide, comme on disait quand j’étais jeune (et même plusieurs). Tout dans la société va à vau-l’eau. Et c’est la notion même de « démocratie », de « démocratie représentative » qui fait problème. Liberté d’exploiter et de dominer, de détruite le monde et les cultures – Égalité dans la misère et le silence – et Fraternité « va te faire… lonlaire », à moins de fréquenter les loges et autres maffias.
Quand un bourgeois abruti, exploiteur de « nègres » de la Françafrique, auto-élu philosophe (non ce n’est pas Finkie, mais son double plus belliciste) en appelle, conseillé des princes, à toutes les guerres impériales (en particulier en Europe et au Proche-Orient), défendant depuis plusieurs décennies maintenant, toujours la cause des agresseurs et des plus salops, quand ce spécialiste mondial de Botul énonce que la philosophie est « un art de la guerre », on peut se dire que l’on est rendu au creux du creux, ou que l’on descend continuellement en un gouffre abyssal pour ne pas dire infini.
Quand on voit qu’un « débat », une leçon d’immoralisme ou d’amoralisme politicard, un exercice de propagande, « oppose » deux vieux schnocks sans œuvre qui vaille, mais que tout réunit sur l’essentiel électif et sur les sujets qui ne font jamais débat et sont (mal)proprement tabous (suivez mon regard), on se pose la question :
Qui pourrait, qui pourra, tel un nouvel Héraclès balayer cette chienlit et nettoyer radicalement ces nouvelles écuries d’Augias aux trois mille bœufs castrés du cerveau.
Les deux vieux cons, finalement satisfaits d’être là où ils sont : celui de gauche est de droite, la preuve : chemise blanche impeccable, il porte cravate ; celui de droite est de gauche, la preuve : son col de chemise froissée est ouvert, mais néanmoins tout bleu. Deux beaux jobards !
Car ils sont châtrés du ciboulot les deux piteux séniles, les petites fientes séniles de l’Esprit qui personnellement m’indisposent depuis ma jeunesse. Cela fait pratiquement un demi-siècle, une bonne demi-vie d’homme, qu’ils nous imposent, avec leurs semblables, leurs vues et leurs bévues et leurs retournements de veste et leurs virages à chaque changement de direction du vent dominant.
Comme tout libertaire qui se respecte, je n’ai jamais pu saquer le gauchisme, c’est viscéral en moi, je ne respecte que l’autorité des sages. Et l’autoritarisme gauchiste, de crétins gauchistes, tout autant que celui des cuistres, me fait gerber. Dès l’université je dénonçais avec quelques autres ces sales individus qui n’ont en tête qu’une chose : obtenir une part du pouvoir, de n’importe quel pouvoir, grand ou petit (politique, syndical, culturel, universitaire, étatique, médiatique, maçonnique…), et à n’importe quel prix, mais avant tout quand même au prix d’un esprit totalitaire et intolérant, et du total mépris de tout ce qui n’est pas eux, ce qui les amène sans broncher à soutenir ou participer aux pires dégueulasseries de droite et de gauche des immondes du Monde.
« Le gauchisme, maladie infantile du communisme » élucubra en son temps le tyran Lénine. Je me souviens, je possède encore une brochure d’après-68 qui titrait : « Le gauchisme, maladie sénile du communisme ». Aujourd’hui j’aurais envie de titrer : « Le gauchisme, maladie sénile de l’impérialisme ».
Oui, Cohn et Fink sont deux jolies exemples de l’intolérance, du non-partage de quoi que ce soit. Le pseudo-anar, le « rouge et noir » d’opérette, le petit manipulateur des foules l’a dit lui-même, et il y a déjà des années, il est libéralo-libertaire, c’est-à-dire pour parler clair, net et vrai, bourgeois favorable au libéralisme et minablement libertin, petit hédoniste qui comme chacun sait maintenant s’est spécialisé dans la pédérastie (sans dommage et tout à fait légalement pour lui, et il n’est pas le seul). Fink est ce pauvre type malade de la tête (pourtant il se soigne pour ça, ou plutôt à cause de ça) qui après avoir trouvé bonnes les vertus du maoïsme (une abomination humaine destructrice de civilisation) est tombé dans le sionisme (une autre abomination humaine également destructrice de civilisation) ; et les deux fois quand c’était « mode » et « branché » et porteur.
On me dit que l’Académie, filoute ou fielleuse, lui a réservé le mot suivant du dictionnaire : variétés. En voilà un mot difficile et délicat pour l’intolérant et le sectaire, et le porte-parole des « français sous-chiens » comme écrivent certains. Car ce n’est plus de souche dont il est question mais de larbinat généralisé.
« Variétés » (au pluriel, encore pire!) ; je trouve que « avarié » lui aurait mieux convenu. Sauf dans un seul sens : spectacle de variétés et musique de variété ce qui, en fait, veut dire pas très variée et très convenue, voire vulgaire. Mais bon ! quand on sait que « variété » veut dire en son sens premier :
− Caractère de ce qui est varié, qualité d’un ensemble dont les éléments sont différents. Synonyme diversité. Extraordinaire, extrême, grande, immense, inépuisable, riche variété ; jolie, magnifique, merveilleuse variété […] d’une grande variété. « Par les rues, par les places (…) par les quais coulait un fleuve d’êtres humains se dirigeant vers le Nil. La variété la plus étrange bariolait cette multitude » (Gautier, Roman de la momie, 1858). « Toute littérature est variété illimitée (Valéry, Regards sur la monde actuel, 1931).» − Par métonymie. Ensemble des différences existant entre des choses, des actions, ou parmi des personnes. Variété des couleurs, des sensations; variété des structures linguistiques ; variétés régionales du français. (in le Trésor de la Langue française)
Il est bien difficile de l’appliquer à ce petit homme sans génie aucun, monomaniaque, ce petit larbin de l’impérialisme monochrome, monolingue, monolithe. Et monoxyde de carbone. Le seul sens de « variétés », en fait, qu’il connaisse est celui qu’il s’applique à lui-même et à certaines espèces de « sous-hommes », mais qu’on décerne plus généralement aux « patates » :
Subdivision de l’espèce, groupe d’individus qui diffèrent des autres individus de la population par un ou plusieurs caractères héréditaires. Botanique. Variétés cultivées. « Chaque année, en retrouvant mon jardin, même déconvenue : disparition des espèces et des variétés rares : triomphe des communes et des médiocres (Gide, Journal, 1910) » (idem).
Oui : « triomphe des communes et des médiocres ». Avec lui, qu’attendre d’autre ? Peau de balle et variétés !
Entre un vieux déchet de l’élection divine quasi baveux, barbon barbant ânonnant encore et toujours ses mêmes rengaines, agrégé désagrégé, gauchiste inculte (second terme superfétatoire) qui a fini par épouser avec le temps les « thèses » (de gauche et de droite) impérialistes, sionistes et frontistes, accroché à demeure à tous les media ; et une jeune et jolie franco-maghrébine « non-apolitique » (sic) de « l’élite barbare » (resic) qui a pu dire quelques mots au nom finalement des sans-voix et des sans-dents, mon cœur ne balance pas une demi-seconde : À la poubelle de l’Histoire, le vieux con ! ou plus exactement le jeune con devenu vieux, et il y a bien longtemps de ça déjà.
« Comme il a depuis longtemps épuisé les médailles, le roi a fini par envoyer l’étoile de l’honneur à sa noble poitrine »…
Crue de la Seine, 28 janvier 1910, quai Conti.
Le 28 janvier 2016, Finkielkraut entre à l’Académie.
L’Académie a, en diverses occasions, été menacée par des inondations.
Cette Académie qui, selon Finkielkraut en personne, est un « rempart » de « la » civilisation.
Or, simple coïncidence chronologique, le très oublié Narcisse-Achille de Salvandy, Directeur de l’Académie française, y fit l’éloge, le 9 août 1838, d’un certain Brune, pour des faits qui remontaient à un 28 janvier, précisément.
A croire que le 28 janvier devrait être le jour des inondations ?!
Brune ! Gloire, Brune, gloire sur toi !
Ce Brune semble avoir été un vrai rempart contre les inondations et contre les noyades !
Inondations de Paris, janvier 1910, quai Conti.
« Louis Brune ; de Rouen, commissionnaire sur le port, est un homme de la même famille. Des procès-verbaux réguliers attestent à l’égard de quarante-deux personnes qu’elles lui ont dû la vie. Mais il ne se montre pas seulement doué d’un intrépide courage ; il n’a pas seulement dans le cœur le sentiment de l’humanité prêt à éclater quand il y a un péril à combattre ou un malheur à prévenir. Cet homme porte en soi une inépuisable vocation de dévouement ; il fait profession de sauver ses semblables : c’est son état. Il n’attend pas les occasions ; il les cherche, il les épie avec passion. Quand la marée monte, quand le vent fraîchit, quand la brume s’élève, quand les bateaux à vapeur se croisent en grand nombre dans ce port étroit et opulent que vous connaissez, Messieurs, ou vous êtes allés inaugurer l’image du grand Corneille, Brune est là, comme les pères du mont Saint-Bernard à l’approche de l’avalanche, le cœur inquiet, l’oreille attentive, prêt à s’élancer. Ainsi, par exemple, le 28 janvier dernier, la Seine, prise depuis plusieurs jours, était couverte de patineurs. Les hautes marées devaient rompre les glaces et engloutir cette foule imprudente qui restait sourde à tous les avertissements de l’autorité. Brune avait sa vieille mère et sa femme malades ; on le rappelle en vain à sa maison. À l’heure même de ses repas, rien ne peut l’entraîner ; il reste à son poste ; il ne désertera pas. Ces jeunes gens, ces femmes imprudentes oublient leurs dangers pour leurs plaisirs. Le plaisir et l’affaire de Brune est de penser à leurs dangers. En effet, on entend le fleuve mugir ; la foule épouvantée se précipite. Un abîme s’est ouvert ; un couple jeune et riche a été englouti. Brune est là, il court sur la glace rompue, il arrive, plonge, ressaisit le mari et le sauve. La femme avait disparu sous les glaces : il va l’y chercher, il la retrouve mais ses efforts ont été inexprimables ; ses membres sont engourdis. Quand il veut s’enlever sur ces vastes glaçons qui le déchirent, qui l’ensanglantent, qui rompent sous sa main, ses forces épuisées échouent, et personne ne viendra à son aide : il n’y a pas un autre Brune sur le rivage. Cependant on s’agite ; on se lamente ; c’est Brune qui va périr. Que fera-t-on ? Enfin, on imagine de lui jeter une corde qui arrive à lui, qu’il saisit ; et, à son tour, il est sauvé. Les personnes qui lui devaient tout lui proposent des récompenses : il refuse. Il a fait ainsi toujours. Les médailles sont tout ce qu’on a pu lui faire accepter ; et comme il a depuis longtemps épuisé les médailles, le roi a fini par envoyer l’étoile de l’honneur à sa noble poitrine. Cependant la ville de Rouen n’était pas quitte envers lui. Elle a adopté sa femme et sa fille ; et voulant lui faire un don qu’il ne refuserait pas, elle lui a bâti une maison sur le rivage, afin qu’il ait moins de chemin à faire pour donner sa vie. Il est là comme une sentinelle avancée en face de l’ennemi. L’Académie royale de Rouen nous a demandé pour Brune l’un des prix Montyon. Un prix de 3,000 francs lui est donné ». (Narcisse-Achille de Salvandy, Directeur de l’Académie française, 9 août 1838).
Les inondations de Paris, janvier 1910, l’Institut, quai Conti, quai Malaquais.
Est-ce qu’il n’y aurait pas eu quelque chose de prémonitoire en Narcisse-Achille ?
« Alain Finkielkraut, de Paris, ne se montre pas seulement doué d’un intrépide courage ; il n’a pas seulement dans le cœur le sentiment de l’humanité prêt à éclater quand il y a un péril à combattre ou un malheur à prévenir. Cet homme porte en soi une inépuisable vocation de dévouement ; il fait profession de sauver ses semblables : c’est son état. Il n’attend pas les occasions ; il les cherche, il les épie avec passion. Quand la marée monte, quand le vent fraîchit, quand la brume s’élève, quand les boutres des sarrasins se croisent en grand nombre dans ce port étroit et opulent que vous connaissez, Messieurs, où vous êtes allés inaugurer l’image du grand Corneille, Finkielkraut est là, comme les pères du mont Saint-Bernard à l’approche de l’avalanche, le cœur inquiet, l’oreille attentive, prêt à s’élancer. Ainsi, par exemple, le 28 janvier dernier, la Seine, prise depuis plusieurs jours, était couverte par des jeunes des banlieues, voire par une élite arrogante. Les hautes marées devaient rompre les glaces et engloutir cette foule imprudente qui restait sourde à tous les avertissements de l’autorité. À l’heure même de ses repas, rien ne peut l’entraîner ; Finkielkraut reste à son poste de radio et de télé; il ne désertera pas. Ces jeunes gens, ces femmes imprudentes oublient leurs dangers pour leurs plaisirs. Le plaisir et l’affaire de Finkielkraut est de penser à leurs dangers. En effet, on entend le fleuve mugir ; la foule épouvantée se précipite. Un abîme s’est ouvert ; un couple jeune et riche a été englouti. Finkielkraut est là, il court sur la glace rompue, il arrive, plonge, ressaisit le mari et le sauve. La femme avait disparu sous les glaces : il va l’y chercher, il la retrouve mais ses efforts ont été inexprimables ; ses membres sont engourdis. Quand il veut s’enlever sur ces vastes glaçons qui le déchirent, qui l’ensanglantent, qui rompent sous sa main, ses forces épuisées échouent, et personne ne viendra à son aide : il n’y a pas un autre Finkielkraut sur le rivage. Cependant on s’agite ; on se lamente ; c’est Finkielkraut qui va périr. Que fera-t-on ? Enfin, on imagine de lui jeter une corde qui arrive à lui, qu’il saisit ; et, à son tour, il est sauvé. Les personnes qui lui devaient tout lui proposent des récompenses : il refuse. Il a fait ainsi toujours. Les médailles sont tout ce qu’on a pu lui faire accepter ; et comme il a depuis longtemps épuisé les médailles, le roi a fini par envoyer l’étoile de l’honneur à sa noble poitrine, et on l’a élu à l’Académie »….
Monsieur de l’Académie et l’académie de Madame.
Il ne reste qu’à espérer que la Seine ne déborde pas, le 28 janvier 2016, pendant qu’Alain Finkielkraut débordera de mots.
Comme la Seine avait débordé, curieuse coïncidence chronologique, précisément le 28 janvier 1910…
Dès ce 28 janvier 2016, Finkielkraut le sauveur, le messie, le rempart de « la » civilisation, sera « immortel ». Même si Henri de Bornier, Pierre Séguier, Maxime Weygand le devinrent encore davantage, immortels, quant à eux, un 28 janvier aussi. Mais cela va sans dire.
Olivier Mathieu
L’émission Des paroles et des actes, jeudi dernier, n’a nullement opposé, elle a réuni Alain Finkielkraut et son copain Daniel Cohn-Bendit. C’est ce que l’on appelle un « débat », dans la société moderne : prendre deux intellectuels, deux individus qui pensent et disent la même chose, qui appartiennent au même camp, et mettre en scène leurs « différends »… plus ou moins imaginaires.
On a reproché à une jeune professeur d’anglais – celle qui a remis Finkielkraut à sa place – de ne pas être «apolitique», mais est-ce que Finkielkraut et ses amis sont, eux, « apolitiques » ?
Les défenseurs de Finkielkraut (lequel peut compter sur l’appui de pratiquement toute la presse, tous les journaux, toutes les radios, toutes les télés) ont été « horrifiés »… Une jeune femme musulmane a parlé, pendant cinq minutes ! Elle a osé parler, pendant cinq minutes ! Elle a ôté cinq minutes de temps de parole à Alain Finkielkraut, lequel cause – ou peu s’en faut – 365 jours par an et 24 heures sur 24.
Une jeune femme a osé prétendre qu’un faux débat devienne un vrai débat ! Vous voyez le scandale…
Soyons sérieux. Moi, Olivier Mathieu, je vais vous exposer le problème réel. Le problème n’est pas, voyez-vous, que Finkielkraut soit un «pseudo-intellectuel», comme l’a dit cette jeune femme. Où y aurait-il, aujourd’hui, de vrais intellectuels ? A mon humble avis le problème est, en France, que c’est depuis bientôt un siècle que nous avons une gauche, une droite et une extrême droite de pseudo-intellectuels.
La gauche veut évacuer certains thèmes, et elle a tort. La droite et l’extrême-droite, Finkielkraut et ses disciples, Finkielkraut et ses épigones les traitent, ces thèmes, de façon erronée.
Voilà tout. Certes il serait bon, il serait excellent de s’interroger, de faire œuvre d’intellectuels (latin « intelligere ») et d’étudier les concepts de nation, de peuple, d’Europe, et maints autres encore. Ou alors, plutôt que de se branler les méninges, il suffirait d’appliquer les solutions. Les vraies. Les bonnes. Que je connais, moi, depuis longtemps.
Il faudrait le faire en évitant le blabla de la gauche, le blabla de la droite, les complications phraséologiques inutiles de la gauche, le simplisme pathétique de l’extrême droite, en un mot la nullité de la GROITE et de la DRAUCHE françaises.
Moi, si j’étais invité à un débat face au prophète Finkielkraut, je ne lui dirais pas de se taire. Pas seulement cela. Au contraire ! Je lui dirais de parler !
Oui, de parler, mais… pour dire quelque chose ! Quelque chose de nouveau. Est-ce que ce serait trop demander ? Quelque chose de vrai, quelque chose d’intelligent. Ou quelque chose d’ancien, si nécessaire…
Je le supplierais de ne pas se prendre pour le découvreur et le propriétaire du questionnement sur une identité française (car à moi, il me semble que Finkielkraut a un certain retard sur Braudel, qui avait du retard sur d’autres).
Je le supplierais, Finkielkraut, de dire quelque chose qui sorte – une fois, rien qu’une fois – du cadre guignolesque de ces « débats » où le creux s’oppose au vide et le rien au néant.
Voyez-vous c’est cela, le drame. C’est que le journalisme, aujourd’hui, n’est que la réunion d’articles creux dont le seul sujet est la télévision, royaume du Creux. C’est que la littérature est le royaume du creux. C’est que la philosophie est le royaume du creux. C’est que la politique est le royaume du creux. C’est que l’histoire est le royaume du creux. Bienheureux les simples d’esprit, le royaume du creux est à eux.
Le creux de la télé suscite des articles journalistiques sur le creux, articles creux dont on fait des livres creux qui deviennent ensuite à leur tour le sujet d’émissions de télé.
Les livres creux, parlant du creux, seront ensuite recensés par des journalistes, journalistes qui seront alors invités en tant qu’écrivains par des écrivains qui, n’écrivant rien, ont tout le temps pour animer des émissions de télé.
Et d’un côté des intellos conformistes à souhait du système, et d’un autre des idiots qui s’autoproclament anticonformistes. Tout un petit monde, de A jusqu’à Z, d’un extrême conformisme, d’un conformisme total. Le conformisme absolu.
Comment voudriez-vous que tout cela ne produise pas, à la fin, une société creuse ?
A la radio tu entends Finkielkraut, à la télé tu vois Finkielkraut, dans Le Point y en a que pour Finkielkraut, sur France Culture y en a que pour Finkielkraut, sur France Inter y en a que pour Finkielkraut, chez Pujadas tu vois Finkielkraut, et si ce n’est lui c’est donc ses frères, et si ce n’est lui c’est ses copains, c’est ses copines, les journaleux et les journaleuses qui invitent Finkielkraut dans leurs émissions et que lui invite dans les siennes…
Une société de journaleux qui écrivent creux au sujet d’intellos qui causent creux et de philosophes qui pensent creux. Et tout ce petit monde rebouffe son creux.
Et moi je rigole. Merci, Messieurs. Vous m’aurez tant fait rire.
Olivier Mathieu.
« L’Académie a été peut-être, à un moment donné, l’institution de la bourgeoisie triomphante. Aujourd’hui, face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne, avec son respect des formes et son amour de la belle langue, la résistance de la civilisation », a déclaré Alain Finkielkraut sur France Inter.
J’avoue que je reste interdit. Que serait cette « nouvelle élite arrogante et barbare » ? Qui seraient les gens qui en feraient – selon Finkielkraut – partie ?
Mais surtout… Essayons d’imaginer. Essayons de faire un dessin. D’un côté, l’Académie française. Face à elle, des « barbares » qui, dans le même temps, seraient une « élite ». Donc une élite de « barbares ». Même si je ne comprends toujours pas ce que serait cette « élite de barbares ».
Et « face à » cette élite de barbares, l’Académie française « incarnant », avec « son respect des formes et son amour de la belle langue », la « résistance de la civilisation ».
« La » civilisation ? Quelle civilisation au juste ? N’y a-t-il eu dans l’Histoire qu’une civilisation ? La civilisation chinoise fut-elle exactement la même que la civilisation romaine antique ? La civilisation maya fut-elle exactement la même que la civilisation des aborigènes d’Australie ? Au cours des siècles ou des millénaires, ces civilisations n’ont-elles pas été, souvent, plusieurs civilisations ?
N’y aurait-il qu’une et une seule « civilisation » ? Est-ce « la » même civilisation dont un autre philosophe français, Claude Guéant, parlait il y a quelque temps ? En d’autres termes, est-ce qu’il n’existe qu’une civilisation ? Est-ce qu’il n’existe pas d’autre civilisation que celle de l’homme blanco-biblique ? La civilisation de Monsieur Finkielkraut ? Tout ce qui n’est pas finkielkrautien serait-il « barbare », « sauvage », « incivil » ? N’y a-t-il point de salut pour l’espèce humaine, ou pour l’Europe, ou pour la France, en dehors de Finkielkraut ?
Et puisque Monsieur Finkielkraut semble se représenter sur le rempart de « la » civilisation, comme un Superman ou un Batman sur le rempart de sa civilisation menacée, et qu’il prétend défendre, peut-on demander à l’humble Monsieur Finkielkraut ce qu’il faudrait faire à l’égard de ces « élites arrogantes » qui peuplent ses discours, ses visions, ses cauchemars ou ses fantasmes peut-être ?
Tout ceci rappelle furieusement le fameux « credo » d’un autre académicien français, le très philo-américain Henri Lavedan. Et ici, avec Lavedan, on n’est plus parmi les « néo-réacs» mais bel et bien parmi les « archéo-réacs »…
Olivier Mathieu.
Olivier Mathieu est né le 14 octobre 1960. Il est le petit-fils de l’écrivain et romancière Marie de Vivier, née à Liège (Belgique) le 14 octobre 1899, décédée à La Celle Saint-Cloud (France) le 17 janvier 1980. Marie de Vivier fut aussi la dernière maîtresse du fameux écrivain belge André Baillon, mort suicidé à Marly-le-Roi au début des années trente, et qui est peut-être le grand-père d’Olivier Mathieu. Par ailleurs, Marie de Vivier est la dédicataire du fameux roman « Tempo di Roma » d’Alexis Curvers. En 1971, Marie de Vivier publie un roman dont Olivier Mathieu est l’unique personnage: « Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon » (Paris, 1971).
Filleul de l’écrivain basque (qui acheva sa vie en travaillant comme bouquiniste à Paris) Ferdinand Teulé, Olivier Mathieu a passé la plus grande partie de son enfance et de sa première jeunesse à Marly-le-Roi (aujourd’hui dans le département des Yvelines). Jamais scolarisé, il a été éduqué par sa mère, Marguerite Marie-José Mathieu (née le 8 août 1925 à Anderlecht, Belgique, décédée à Paris le 12 août 1988). Docteur en Philosophie, Docteur ès Lettres, Marguerite Mathieu parlait dix-sept langues, elle était enseignante à l’Univeristé de Paris-X Nanterre, et aussi traductrice. Olivier Mathieu habitait, en mai 1968, à la Cité universitaire de Nanterre, où il a pu observer les événements de « Mai 1968 ». Il s’est aussi produit à la Salle Pleyel, au début des années 1970, au sein de l’orchestre de jeunes Alfred Loewenguth (il existe un 33 tours du concert).
Il a passé son baccalauréat (section philosophie et lettres) en juillet 1978. Il a eu dès cette époque de nombreuses activités littéraires. Après s’être fait réformer volontairement de ses obligations militaires, il a été journaliste entre 1983 et 1993 environ, signant alors dans les titres les plus prestigieux de la presse française (par exemple « Spectacle du Monde », ou encore « La Nouvelle Revue de Paris » qui paraissait aux éditions du Rocher sous le patronage de l’Académie française). Plus tard, il a continué à donner de temps à autre des articles dans la presse, par exemple dans la revue universitaire belge « Nouveaux Cahiers André Baillon », ou encore dans la revue « Eléments » (les derniers articles en date qu’il y a publiés, sur François Villon et Francis Scott Fitzgerald, remontent à l’année 2010).
Il a publié un grand nombre de livres, par exemple une biographie (400 pages) d’Abel Bonnard parue en 1989, et surtout un cycle romanesque, appelé le « Cycle des Aventures de Robert Pioche » (une quinzaine de romans, parus entre 1990 et 2014).
Il a été éditeur et conseiller littéraire d’une maison d’édition parisienne entre 1986 et 1990.
Olivier Mathieu a aussi publié un grand nombre d’ouvrages de poésie, que ce soit à la fin des années 1970 et au début des années 1980 aux éditions liégeoises « Ouvertures » dirigées par M. Jean-Claude Bologne, ou aux éditions nantaises des « Petits bonheurs », dirigées par M. Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes) entre 2007 et aujourd’hui.
Candidat à de nombreuses reprises à l’Académie française, il y a obtenu un suffrage en 2003 lors de l’élection au fauteuil de Léopold Sédar Senghor. De même, en 2011, sa candidature au fauteuil de Maurice Druon a engagé M. Etienne de Montety, directeur du « Figaro littéraire », à louer les talents poétiques d’Olivier Mathieu en première page du « Figaro » (8 avril 2011).
Olivier Mathieu est le premier écrivain à avoir déposé sa candidature à l’Académie française sous deux (puis trois) identités diverses, comme l’a souligné par exemple l’encyclopédie du « Quid » en 2004. Olivier Mathieu s’est présenté, le 10 avril 2014, sous le pseudonyme de « Robert Spitzhacke », face à Alain Finkielkraut. Sa dernière candidature en date remonte au 3 mars 2016, face à M. Frédéric Mitterrand.
Journaliste, éditeur, poète, conférencier, essayiste et romancier, Olivier Mathieu a été cité de son vivant dans plusieurs dictionnaires et encyclopédies. Il a été pris comme personnage de roman par divers auteurs, en France et dans d’autres pays.
Il a collaboré, depuis 2007, avec Jean-Pierre Fleury. Il a par exemple préfacé (« Réflexions sur les ratés ») l’anthologie poétique consacrée à Emile Boissier par Jean-Pierre Fleury. Le même Jean-Pierre Fleury a consacré à Olivier Mathieu, en 2009, une biographie de 400 pages, « Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique ».
Le journaliste Michel Marmin a récemment écrit, dans la revue « Eléments », qu’Olivier Mathieu était le « grand méconnu » de la littérature française contemporaine.
BIBLIOGRAPHIE sommaire.
LE CYCLE ROMANESQUE DES AVENTURES DE ROBERT PIOCHE, par Olivier Mathieu.
Le dernier carré, roman, 1990.
Les amourettes, roman, 1994.
Une cicatrice, récit bref, 1997.
Tempo di Firenze, roman, 1997.
Je ne suis pas allée bien loin, roman, 1998.
Tropique de la Pioche, roman, 1998.
Mes années noires, roman, 1999.
La quarantaine, roman, 2002.
Les drapeaux sont éteints, roman, 2004.
Une nuit d’été, roman, 2005.
Le passage à niveau, roman, 2008.
Le voyage en Arromanches, roman, 2010.
La petite queue, récits romanesques, 2012.
Jouissive à Venise, roman, 2013.
Châteaux de sable, roman, 2014.
Blog de Jean-Pierre Fleury.
Le blog accueille aussi, de temps à autre, des articles d’Olivier Mathieu : ces articles, alors, sont signés Olivier Mathieu (en titre et/ou en fin d’article);
Ou encore des copies d’articles signés ou non d’autres blogues ou sites; ces articles sont également clairement signalés.
Ajout du 3 juillet : Excellent article du cinéaste S. Guillet au sujet de la réédition (2016) d’un livre d’ Olivier Mathieu, LES JEUNES FILLES ONT L’AGE DE MON EXIL, 2010.












