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L’abbé Finck est mort: souvenons-nous et n’oublions jamais.

Requiescat In Pace.

Finck

Mars 1915 – mars 2016.

Par devoir de mémoire envers un homme mort en 1915,  

notre hommage, avec un an de retard.

 

République bananière des copains-coquins, suite :

le 10 février 2016 Jean-Marc Ayrault vote pour la réforme constitutionnelle à laquelle il s’opposait en décembre.

le 11/02/2016 L’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault revient au gouvernement, cette fois au Quai d’Orsay. Et Emmanuelle Cosse, la secrétaire générale d’Europe Ecologie – Les Verts, qui ne tenait plus en place, est nommée ministre du Logement, et signe donc normalement son exclusion du parti.

Pour contribuer à la petite histoire de la maroquinerie Finkielkraut père, sise rue d’Angoulême-au-Marais.

Enormément de sites, sur Internet affirment au sujet d’Alain Finkielkraut que ( https://duchablisbukowski.wordpress.com/2013/03/04/un-coeur-intelligent-alain-finkielkraut-2009/ )  :

« Son père, Daniel Finkielkraut, maroquinier polonais venu en France dans les années 1930 avec sa famille pour fuir les persécutions antisémites de son pays, tenait une boutique rue Jean-Pierre Timbaud lorsqu’il fut arrêté en 1942, déporté par les autorités française à Drancy d’abord puis directement à Auschwitz, où il survécut trois années durant jusqu’à la Libération ».

Même erreur sur le site « Egalité et réconciliation » de M. Soral, qui recopie lui aussi ce qu’il a lu ailleurs : « Alain Finkielkraut est né le 30 juin 1949 à Paris. Son père, Daniel Finkielkraut (1904-1998), maroquinier rue Jean-Pierre-Timbaud (Paris XIe) », affirme le site soralien.

Erreur.

Le père de Finkielkraut ne pouvait en effet pas tenir une boutique dans une rue qui n’existait pas.

Le père de Finkielkraut, tout au plus, tenait une boutique rue d’Angoulême-du-Temple, rue qui n’a pris le nom du syndicaliste Jean-Pierre Timbaud que le 18 décembre 1944 puis le 7 juillet 1945.

C’est vraiment drôle, Internet. Vous savez, « le partage du savoir ». La bonne blague, le partage du savoir… Internet est le partage de l’ignorance crasse, oui.

Il n’y a pas un site, je dis bien pas un seul, sur Internet, qui ait correctement écrit que le père de Finkielkraut ne pouvait tenir une boutique de maroquinerie, avant la guerre, que rue d’Angoulême-du-Temple.

Rue qui, nous apprend M. Jean La Tynna dans son « Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris », s’appelait aussi rue d’Angoulême-au-Marais.

Olivier Mathieu.

ANNEXE : F.O., LE SYNDICAT QU’IL VOUS FAUT !

Réellement séduit par la qualité littéraire, la profondeur de pensée, l’humanisme contenu et délicat du ou des auteurs de l’œuvre « syndicale » citée dans un précédent article, je ne peux m’empêcher de la reproduire ici in extenso. Que tout le monde en profite plus facilement.
Avant, je dois quand même dire que c’est, sinon à la demande expresse de mon poteau, Pinson alias Fink alias Finkie, mais quand même un peu poussé par ce pauvre malade de la tête (grand malade, comme je l’écris régulièrement, d’ailleurs il ne s’en cache pas vraiment, se soigne mais on ne le dirait pas). Regardez-les bien, écoutez-les (je sais c’est une sorte de supplice) mais faites un peu l’effort, ils se ressemblent tous. Le malade Finkie, le malade Houellebecq, le malade Botul. Et les autres du même acabit. Maniaques, obsessionnels, et je l’apprends maintenant pour Pinsounnet : tocard. Certes, vous me direz : on le savait déjà, il y a des années qu’on l’avait remarqué.
Alors, là non ! Je vous dit, ne plaisantez pas, c’est du sérieux, c’est écrit dans le grand journal socialo-catho de l’Ouest de la Franchouillardie. Enfin, pas en toutes lettres mais c’est largement suggéré par Finko lui-même. Ouest-France, l’un des plus gros tirages en France ; loin devant L’Immonde, L’Ibère à Sion, Le Bigarot et bien d’autres. Le journal anti-totalitaire qui a bouffé pratiquement tous les journaux de l’Ouest de la France, c’est dire son sérieux. Justice et Liberté, tel il se présente. C’est du La Croix, mais en plus sécularisé, sans croix apparente, en plus sournois, en moins direct, mais aussi en plus « objectivement » terre-à-terre et faits divers, et en si jolies leçons de morale toujours en rapport avec le vent dominant (ah ! ses éditoriaux! beaux comme des prêches d’église).
Donc je ne suis pas étonné d’apprendre que Finkou y a disserté religion. Et même évoqué un Dieu si diffus et confus que les cathos d’Ouest-France peuvent s’y reconnaître. Quel est le nom de son dieu, tous on l’ignore, et plus drôle lui-même je pense : Yhwh ? Allah ? Vishnou, la paix ? Dieu des chrétiens ? Le Cargo ? Là avec le Cargo, je crois que j’en surprends plus d’un. Il s’agit, où il s’agissait d’un culte mis en place par des habitants d’îles du Pacifique subjugués par la technologie marine de nos contrées de progrès. Mais rassurez-vous ce n’était pas un culte cargophage. Aucun boulon à avaler, aucune tôle à ronger.
Un tout récent article de ce blog nous rappelle que l’athée Fink prie Dieu (lequel?) depuis sa plus tendre jeunesse. Depuis ses compositions, dit-il. Ces compositions de quoi ? Musicales ? Ah, non sans doute depuis ses « compositions françaises de souche ». Et depuis, ça se maintient ; depuis qu’il s’est quelque peu décomposé, il persisterait. C’en est touchant. Que ne prie-t-il pour perdre tous ses vieux démons, son esprit très supérieur, et pour ne plus être atteint du syndrome du péché d’intolérance.
Notre pauvre âme en peine ne peut s’en empêcher (je ne crois en rien, mais sait-on jamais : il est préférable de tout mettre de mon côté, c’est passablement faux-jeton, ça non ?). Mais, non ! Ce n’est pas de sa faute. Il a des tics, il a des TOC, il a des manies, des rites compulsifs et il est assez imbu de lui-même et sans pudeur pour en faire la réclame, pour en faire état devant les yeux de millions de lecteurs (c’est peut-être en ça qu’il est le plus malade).
Mais rien sur le comment. Quel dommage ! Usage d’un prie-dieu ? Allongé sur le sol, face à la terre, comme un moine se mariant avec l’Église ? Fait-il pénitence ? Fait-il quelque chemin de croix à genoux ? Prend-il des leçons d’intégrisme auprès de ses chers amis du prix Combourg ? Se macère-t-il ? Tiens ! « en voilà d’un sujet » qui serait intéressant, « porteur », édifiant auprès de nos chers lecteurs. Finkielkraut en prie-dieu !
C’est donc à bon escient que je me crois autorisé à dire tout simplement que Finkielkraut est, car il n’y a pas d’autre mot, un gros tocard.

***

« Alors déjà dans la vie, peinard, et alors au boulot maintenant, j’suis syndiqué. Je suis-t a F.O. Force ouvrière. Gardez vos forces, les ouvriers ! F.O., c’est sérieux comme syndicat. « F.O., voilà un syndicat qu’il est beau ! F.O., le syndicat qu’il vous faut ! » »
(Alain Finkielkraut – Marianne, Shoah, Dieu et autres mystères  ; éditions des Charlots, Sion-sur-Seine).

*

Des paroles (de haine) et des actes (manqués)
Publié le 29 janvier 2016
Force Ouvrière tient à exprimer sa réprobation après le dérapage survenu le 21 janvier lors de l’émission « Des Paroles et Des Actes » (DPDA) qui contrevient à toutes les règles d’éthique professionnelle que France Télévisions s’est fixée.
Il n’est pas acceptable que, sur le plateau de l’émission de référence du service public, une invitée, Wiam Berhouma,  puisse tenir durant près de dix minutes un discours manifestement militant et soigneusement appris sans être véritablement recadrée par David Pujadas qui animait la soirée.
Force Ouvrière s’interroge sur les critères qui ont amené au choix de cette intervenante et souligne, au passage, le manque de transparence lors de sa présentation à l’antenne. Il a en effet été indiqué au téléspectateur que cette jeune femme « n’appartenait à aucun parti » et qu’elle avait simplement figuré sur une « liste citoyenne ». Cette dernière précision n’en était pas une, ou elle était alors fort imprécise.
Wiam Berhouma est en réalité une militante active de la Marche des femmes pour la Dignité (Mafed) émanation directe du Parti des Indigènes de la République (PIR), connu pour ses positions qui sont, tout, sauf nuancées. A la suite de l’attentat contrat Charlie Hebdo, Jeannette Bougrab a accusé ce parti de porter  » une responsabilité évidente  » dans ces événements.
Lors de son interminable intervention, Mme Berhouma a eu tout le loisir de tenir à l’égard du philosophe Alain Finkielkraut un discours dans lequel l’agressivité et la haine étaient à peine dissimulées, sans amener à plus de réactions de la part des responsables de l’émission.
Est-il tolérable que Mme Berhouma puisse accuser France Télévisions de participer à un climat de racisme anti-musulman sans être immédiatement reprise et rappelée à l’ordre?
Nous nous étonnons de l’absence de réaction de la direction de France Télévisions au lendemain de cette consternante prestation.
C’est l’absence de ces précisions qui a valu nombre de lettres de remontrances au Médiateur et qui a suscité un débat haineux sur Internet au détriment du groupe France Télévisions.
Exemples : « Cette présentation est mensongère car cette jeune femme est membre des « Mafed » un collectif proche des Indigènes de la République […] je trouve peu professionnel de mentir sur le parcours des personnes invitées […] »
«  Comment France Télévisions peut-elle mentir aux téléspectateurs en invitant une soi-disant prof d’anglais apolitique alors que nous savons qu’elle fait partie du « Mafed » […] Je ne paie pas la redevance pour être pris au piège ».
Or la mission de France Télévisions est de rendre compte de la réalité et de donner des informations précises aux téléspectateurs.
FO regrette ce dérapage, d’autant que nos téléspectateurs attendent de nous un discours de vérité dans un contexte où nous portons une responsabilité  quant à la possibilité de « vivre ensemble » après les attentats qui ont dévasté la France.
Force Ouvrière abordera franchement la question lors du prochain comité de déontologie des journalistes. La direction devra justifier son silence qui dure depuis plus d’une semaine.
Dans le climat actuel où l’on assiste à une libération préoccupante de la parole xénophobe, raciste et antisémite,  le syndicat Force Ouvrière appelle chaque acteur du service public de l’audiovisuel à la plus grande vigilance et à son sens des responsabilités.

***

AMEN !!!

FINK NATIONAL, LUC ET TOC. ________________________ Par Olivier Mathieu.

 2

On lit dans Ouest France un article sur Alain Finkielkraut, puisqu’il n’est plus en France une seule gazette qui ne veuille et ne doive dresser l’éloge du nouveau grand homme de la Nation.
On lit donc ces propos de Finkielkraut : « Plus jeune, quand j’avais des compositions à faire, je priais Dieu, tout en me disant : c’est complètement idiot. Maintenant, par exemple quand ma femme a des problèmes de santé, je le fais aussi. Je ne peux pas m’en empêcher, je m’adresse à un Dieu auquel je ne crois pas. C’est une forme de conjuration! »
C’est assez drôle, tout ça.

3
Quel est le « Dieu » que prie Finkielkraut ? On ne sait pas.
En tout cas le jeune Finkielkraut, quand il avait des « compositions » à faire, priait je ne sais quel « Dieu », mais sans croire en lui, tout en se disant que « c’était complètement idiot ».
C’est pas très catholique, tout ça. « Nous avons auprès de Lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute » (1, Jean 5, 14).
Dans le catholicisme, en effet, si je prie, je demande que soit exaucée « non pas ma volonté, mais la tienne », entendez celle de « Dieu ». C’est dans Luc, 22, 42, et c’est à se demander si Alain Luc a lu Luc.
En quoi les prières de Finkielkraut pour la réussite de ses compositions (son immense talent n’y suffisait-il donc point?) auraient-elles dû être écoutées par quelque « Dieu » que ce soit ?… «Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions» (Jacques, 4, 3).
Le jeune Finkielkraut priait.

5

Aujourd’hui qu’il n’est plus tout jeune, aujourd’hui qu’il n’a déjà plus d’âge étant devenu « immortel », il prie encore, en demandant cette fois à on ne sait toujours pas quel « Dieu » de jeter un œil bienveillant à la petite santé de madame.
Bref il a toujours prié, d’un bout à l’autre de sa vie. Et comment ferait-il pour ne pas prier, cet homme très pieux ? Il « ne peut pas s’en empêcher ».
Voilà donc, ou bien un homme très pieux « qui ne peut pas s’empêcher » de prier !
Ou bien un homme qui, en sémiologie psychiatrique, accomplit des actes qu’il déclare lui-même inutiles ou absurdes, ritualisés comme justement une prière, mais que le malheureux sujet « ne peut pas s’empêcher » (dixit l’académicien Finkielkraut) d’accomplir. C’est ce que l’on appelle une compulsion. La personne en proie à une telle compulsion essaie de lutter, mais, souvent, une angoisse importante va apparaître, qui la pousse à céder à son rituel. Malheureux ceux qui souffrent de névrose obsessionnelle ou de TOC.
Chez Molière, Monsieur Jourdain apprend un beau jour de son maître de philosophie, qu’il fait de la prose sans le savoir : « Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. ».

1Ostentatoire

C’est assez drôle, tout ça. Dans Matthieu (avec deux t), Jésus recommande de ne pas prier avec ostentation mais dans le secret d’une chambre (Matthieu 6, 5-8).
Finkielkraut, lui, non seulement affirme qu’il prie sans croire, et prier sans croire s’appelle ostentation. L’ostentation de la foi est quelque chose que n’apprécie pas beaucoup, par exemple, l’islam.
Mais chez Finkielkraut ce n’est pas qu’une simple ostentation. C’est une double ostentation puisqu’en outre, il en fait part dans la presse.
Finkielkraut ostente dans la presse ce qu’il ostente déjà devant (on ne sait quel) « Dieu », le Dieu à Finkie, le bon Dieu qui aidait peut-être le jeune Finkie à ce que ses compositions ne soient pas trop nulles, et qui jette peut-être aujourd’hui un regard sur la petite santé de madame.

4Taisez-vous !

Monsieur Finkielkraut, notre « Finkielkraut national » comme l’appelle sa consœur Elisabeth Lévy chez les cousins du Figaro, Monsieur Finkielkraut qui semble leur père à tous même s’il n’est pas aux cieux mais pour l’instant seulement à l’Académie, Monsieur Finkielkraut devrait entrer dans la carrière politique, à mon avis.

Olivier Mathieu

JE SUIS OUTRÉ : F.O. COLLABO, MAIS CE N’EST PAS NOUVEAU

Tout d’abord pour rappeler le contexte général, je livre ceci de mémoire, en substance et en pièces détachées. Comme le disait notre ami Coluche :

«  F ! O ! … gardez vos Forces… les Ouvriers ! … F.O., c’est un syndicat qu’il est beau… C’est nous qu’on fait le moins grève, comme ça on perd moins… pas con ! … car parfois on la fait, ben oui ! faut quand même pas exagérer, faut quand même bien qu’on la fasse, autrement ça se verrait un peu trop hein ! qu’on penche du côté du patron… et c’est nous qu’on reprend le boulot toujours les premiers… »

On vient de mettre à ma connaissance un commentaire du « syndicat » (sic) fondé, ou si vous préférez, financé comme chacun sait, ou devrait savoir, dans l’immédiat après-guerre par la CIA afin d’affaiblir la CGT stalinienne. C’était du temps où l’Empire du crime (je parle de la pantomime de Pearl Harbour mais avant tout de Hiroshima et de Nagasaki) avait encore en vue d’imposer à notre pays rien de moins qu’un « dollar français » comme monnaie nationale. Il a fini par y arriver, et ce dollar se nomme finalement « euro »…

FO donc, ou plus exactement la section « Force Ouvrière – France Télévisions ». C’est sur : « Force Ouvrière – France Télévision – Le blog FO de la télévision publique ». « Allez-y donc voir », c’est sidérant : Je ne sais pas si on a déjà fait pire comme texte « syndical » et « apolitique ». Et la loge « de gauche » et/ou le FN « d’extrême-droite » seraient derrière que je ne serais pas vraiment étonné.

C’est là : http://fo-francetele.tv/dpda/

Prenez des pincettes, et bouchez-vous bien le nez, c’est « du costaud ». La fosse à purin déborde !

On dirait une caricature ! Heureusement que certains (certains seulement) commentaires font preuve de quelque intelligence.

Enfin de mon côté, n’ayant pas trop de temps à perdre avec ces pauvres petits-hommes de rien, j’ai été à l’essentiel dans un commentaire qui très certainement a été censuré et qui était le suivant (j’ai mis des mots simples qu’ils peuvent comprendre, dans une logique également toute simple et à leur portée). Vous savez ce qu’ils vous disent les ouvriers, les français, et le public ? :

« FO : raciste, intolérant, menteur, collabo, ennemi du peuple, syndicat des pourris, facho.
COMME ON DISAIT AUTREFOIS : F.O. = FESSES OUVERTES. »

Voilà de l’ouvrier ! Et au moins, ça soulage.

Le Cercle de la librairie, en toute indépendance et fiabilité.

Tout récemment, sur le site de Livres Hebdo, un quidam « très bien informé » et de « source sûre », de source « sûre et certaine», semble s’être intéressé, au détour d’une phrase, au sort des « petits candidats » académiques. De ce qu’il m’en souvient (de ce qu’il m’en souvient seulement, car pour lire l’intégralité de son billet il faut maintenant le payer 1,50 euros!) il a cité le blog de l’un, le site de l’autre et entre les deux, il s’est permis sans vergogne, par lointain on-dit et en très peu de mots (éternelle rengaine), de présenter le candidat à l’Académie Olivier Mathieu d’une manière totalement tendancieuse et totalement fausse.

Je n’en aurais pas parlé si, me renseignant sur Livres-Hebdo je n’avais appris que cette feuille n’était pas n’importe laquelle, mais rien de moins que l’organe disons publicitaire de la société Electre regroupant les Éditions professionnelles du livre et les Éditions du Cercle de la Librairie. Filiales qui, je recopie, « assurent la production et la diffusion de l’information bibliographique et professionnelle sur le livre français auprès de l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre. » « Acteurs… chaîne », curieux langage, mais passons…

J’ajoute que ce vieux Cercle du Livre « remplit une fonction d’information que son indépendance garantit la plus exhaustive et la plus fiable possible. » Et encore qu’« en 1972 il [s’est vu] confier la gestion de l’ISBN pour les livres en langue française pour laquelle [fut] créée l’Agence française de numérotation internationale du livre (Afnil). »

Je suppose que, pour le moins, les uns et les autres de ce milieu connaissent les fichiers de la BnF. S’il en est ainsi, à défaut d’avoir lu Olivier Mathieu, ils pourraient constater que ce qu’il écrit depuis des années relève du roman et de la poésie. Ils paraissent donc tout à fait aptes et mêmes les mieux placés pour lui accorder, en toute « indépendance », l’attention « la plus fiable possible ».

Zachary Richard – Travailler, c’est trop dur

https://www.youtube.com/watch?v=-25uR2sm5ts&list=RD-25uR2sm5ts

L’une des versions de cette chanson du pays cadjin.
Transcription au mieux de ce que j’ai pu.

*
Travailler c’est trop du’
Et voler c’est pas beau
D’mon-ner la charité
C’est quèque chose  j’ peux pas fai’
Chaque jou’ qu’moi je vis
On m’ demond’ commont j’ vis
J’dis que j’ vis su’ l’amou’
Et j’espèr’ de viv’ vieux

Moi, je prends mon vi-olon
Et j’attrap’ mon archet
Et je joue ma vieill’ valse
‘our fair’ mes amis danser
Vous connaissez mes chers amis
La vie est bien, bien trop courte
‘our souffair’ des misères
Allons danser ce soir.

Travailler c’est trop du’
Et voler c’est pas beau
D’mon-ner la charité
C’est quèque chose  j’ peux pas fai’
Chaque jou’ qu’môa je vis
On m’ demond’ commont j’vis
J’dis que j’vis su’ l’amou’
Et j’espèr’ de viv’ vieux

Moi, je fais la musique
C’est presque tous les soârs
Traîner tout pa’tout
Et puis chanter dans les wisky-bars
Et y a des fois tu connais (?)
j’aim’ les lâchers du’ mon ami (?)
Mais, ch’uis de v’nue ce soâr
‘ou’ l’ plaisir d’chanter

Travailler c’est trop du’
Et voler c’est pas beau
D’mon-ner la charité
C’est quèque chose  j’peux pas fai’
Chaque jou’ qu’moi je vis
On m’ demond’ commont j’ vis
J’dis que j’ vis su’ l’amou’
Et j’espèr’ de viv’ vieux (bis)… yêh !

*
À Joinville-les-Ponts par Bourvil :

https://www.youtube.com/watch?v=y6MmU8P1fio

 

CHANSON GOGOYANTE de GOG OYANT, par Olivier Mathieu.

   « Me gogoyant à plaisir »…
(extrait de : Les facecieuses nuicts du seigneur de Straparole, 1726).

4bis

Un certain Chuck Berry a paraît-il écrit une chanson, qui a eu un succès planétaire, ce qui ne manque d’ailleurs pas d’enseigner quelque chose au sujet de cette planète.
Les Américains ont même tenu à envoyer une sonde dans l’espace, avec un extrait d’une telle chanson. Elle a été choisie en 1977 comme l’une des plus « grandes réalisations de l’humanité ». Diantre, on voudrait connaître le génie qui a fait un tel choix… Un fin musicologue, à n’en pas douter.
J’essaye aussi d’imaginer la tête de « l’extraterrestre » (le pauvre…) qui entendra ce qui suit. C’est répété quatre, cinq ou six fois dans la chanson. Il était sans doute utile de répéter ces paroles inoubliables, pour qu’elles entrent mieux dans la tétête des masses modernes.

Go ! Go ! Go, Johnny, go !
Go ! Go, Johnny go !
Go ! Go ! Go, Johnny, go !
Go ! Go, Johnny go !
Go ! Go !

En français, cela donne :

Vas-y ! Allez vas-y, Johnny, vas-y !
Vas-y ! Vas-y, Johnny, vas-y !
Vas-y ! Allez vas-y, Johnny, vas-y !
Vas-y ! Vas-y, Johnny, vas-y !
Allez vas-y,
Johnny B. Goode !

2 - Copie

Virgile, François Villon, Shakespeare, Baudelaire, Mallarmé peuvent aller se rhabiller, je suis sûr qu’ils n’auraient jamais eu une telle inspiration. Prodigieux.

L’une des plus « grandes réalisations de l’humanité »… Ah ! Parfois, je comprends que peut-être, l’hypothétique extraterrestre risquerait de prendre la direction opposée à celle de la planète Terre.

Je me suis diverti, aujourd’hui, à écrire une petite chanson (pour l’essentiel, avec des rimes en go et en oy).

J’emprunte le mot « oïlle » à Cervantes 
( https://fr.wiktionary.org/wiki/oille ) :

« Rien n’est plus malsain, rien n’est plus funeste qu’une oille ; il faut laisser ce mets grossier aux chanoines, aux professeurs de collège, aux festins de noces des laboureurs ; leurs estomacs peuvent s’en accommoder, mais celui d’un gouverneur demande des aliments plus légers » (Miguel de Cervantes, Don Quichotte, 1605-1615)

Quant à « gogoyant », il me plaît de penser que c’est un synonyme, aujourd’hui vieilli, du mot « égayant ».

Gogues : joies.

Oyant : participe présent du verbe ouïr.

3bis

CHANSON GOGOYANTE de GOG OYANT
par Olivier Mathieu

« Go, go, go ! Johnny, go go go ! »
Partout, que tu sois girl ou boy,
C’est la sous-culture Playboy
Des très pauvres en ciboulot.

(Refrain)
Robert Pioche le Gog, oyant
Millions de Magog aboyant
« Go go go, Johnny go go go ! »,
Millions de bégayants Magog,
A écrit ce chant gogoyant
Contre Magog le démagogue,
Voici la chanson de nos gogues !
Gog ! Gog ! Gog ! Robert Pioche, gog !

Aux Etats-Unis des cowboys,
Combien de millions de gogos
N’ont-ils pas bêlé « Johnny, go ! »,
Johnny du rock, le gros sextoy !
« Go, go, go Johnny ! Go go go ! »
Où donc tu cours, Johnny Gogo ?
Et de Paris jusqu’à Hanoï,
Ca gueule : « oh, go ! Johnny ! Go go! »
Le rock, c’est la fête aux gogos !
Où c’est, Johnny, qu’il doit « to go » ?
Oh ! Le bel attrape-nigauds !
Pour vous j’invente tout de go
Une chanson très gouleyante
Pour dire à Johnny : ok, go !
Ton rock est malsain comme une oïlle,
Go home au pays des bigots !
Moi, ma chanson est égayante,
C’est ma chanson très-gogoyante !

(Refrain)
Robert Pioche le Gog, oyant
Millions de Magog aboyant
« Go go go, Johnny go go go ! »,
Millions de bégayants Magog,
A écrit ce chant gogoyant
Contre Magog le démagogue,
Voici la chanson de nos gogues !
Gog ! Gog ! Gog ! Robert Pioche, gog !

Olivier Mathieu

1

Le civilisationnel c’est sensationnel ! Par Olivier Mathieu.

Nous serons huit candidats, le 3 mars 2016, à l’Académie française.
Je n’avais jamais entendu parler d’Arnaud Aaron-Upinsky, qu’un blog sur Internet présente comme un « scientifique épistémologue de renom international, d’origine juive ». Il a publié sur Internet un texte : « PUBLICATION DE LA LETTRE DE CANDIDATURE D’ARNAUD-AARON UPINSKY INVITANT LES CANDIDATS AU FAUTEUIL D’ASSIA DJEBAR A ADOPTER CET USAGE ». On y lit : « Arnaud-Aaron Upinsky a décidé de motiver sa lettre de candidature, de la rendre publique ( ce qui est une première ) », écrit Upinsky sur son blog. Mais puisqu’il interpelle les autres candidats, au nombre desquels je suis, je réponds volontiers à son appel et je me permets de lui faire noter qu’il se trompe, d’ailleurs, parce que je l’ai fait à de nombreuses reprises et puisque j’ai publié le récit de mes candidatures à l’Académie, et en certains cas mes lettres de candidature, depuis dix ans, sur Internet mais aussi, sous forme de textes ou de poèmes, dans plusieurs de mes livres.
Loin de moi, en tout cas, l’idée de parler des autres candidats dans les termes un peu condescendants – éclats de rire à l’appui – employés par Frédéric Mitterrand à la télé, tout récemment.
La certitude est que cette élection semble taillée sur mesure pour André Makine. Celui-ci, né en Russie, a écrit un grand nombre de livres. Dans La musique d’une vie, qui se passe en 1941, il nous raconte le destin d’Alexei Berg, un jeune pianiste juif considéré par la police de Staline comme « ennemi du peuple », obligé de fuir et de rentrer dans la clandestinité. Ou alors, dans Le pays du lieutenant Schreiber, le même André Makine nous parle de Jean-Claude Servan-Schreiber, petit-fils d’un juif prussien émigré.
Comme l’annonçait il y a quelque temps « Tribune juive », le dimanche 9 février 2014 dans les salons de la Mairie du 3e arrondissement de Paris, Andreï Makine signait ses livres, en compagnie d’auteurs comme Agnès Abécassis, Myriam Anissimov, Jacques Attali, Patrick Banon, Bernard Benyamin, Evelyne Bloch-Dano, Elisabeth Brami, Jean-Claude Casadessus, Christine Clerc, Jean-Louis Debré, Gérard de Cortanze, Arthur Dreyfus, Frédéric Encel, Vladimir Federovski, Yaël Hassan, Frédéric Haziza, Serge Moati, Aldo Naouri, Mazarine Pingeot, Michaël Prazan, Laurent Seksik, Alain-Gérard Slama, Daniel Sibony, Sandrine Szwarc, Sandrine Treiner, Karine Tuil, Frédéric Verger.
Et surtout, le Prix mondial 2014 de la Fondation Simone et Cino del Duca, d’un montant de 200 000 euros, a été décerné à Andreï Makine. Lequel désire lutter « contre l’Europe qui trahit ses valeurs civilisationnelles ».
L’élection d’Andréï Makine ne fait pas l’ombre d’un doute. Elle a été précédée par la candidature puis par le retrait de Frédéric Mitterrand qui a évoqué la sensibilité extrême qui, à ses yeux, est celle d’Andréi Makine, à tel point que si ce dernier échouait à l’Académie, « il ne se représenterait sans doute pas ».
Voilà donc ce qui a peut-être été une sorte « d’opération stratégique », puisque Frédéric Mitterrand s’est fait de la publicité à travers sa candidature à l’Académie, puis s’est donné le beau rôle en se retirant pour ne pas froisser la sensibilité de son ami Andreï Makine.
De plus en plus clairement, les copains germanopratins de « droite » (?) et de « gauche » (?) ne cachent même plus qu’ils font campagne les uns pour les autres, en se retirant pour ne pas se « gêner ». Chacun son tour. L’Académie ? Y en aura pour tout le monde. A condition que « tout le monde » fasse partie de Cette France qu’on oublie d’aimer de Makine, ou de la France de Finkielkraut. C’est plus ou moins la même. Mêmes thèmes. Même vision du monde. Mêmes « valeurs » « civilisationnelles »…
Ça fait deux, c’est clair, moi et les sages de « la » civilisation…

Olivier Mathieu.