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DEUX ARTICLES DU JOUR DU BLOG EN-DÉFENSE-DE-DAVID-HAMILTON

La France, passée de la formule « il est interdit d’interdire » à l’apologie de la médiocrité.

Publié le 25 décembre 2016 par defensededavidhamilton

TROP, C’EST INTERDIT.

C’est un pays peut-être vaguement contradictoire, la France: si tu portes un « voile islamique » ou un « burkini », ça ne va pas, il y a même des arrêtés municipaux contre.

TROP PEU, C’EST INTERDIT aussi.

Si tu fais des photos de nu artistique (des photos absolument pas « pornographiques », absolument pas « pédophiles »), si tu fais des photos artistiques de nu, ça ne va pas non plus (or, si tu supprimes le nu dans l’art européen, il va falloir brûler une véritable infinité de tableaux, de statues, de livres, de gravures, de dessins, de photographies et de films).

QUE FAIRE, alors?

Comment faut-il s’habiller?

Où est le juste milieu?

Etymologiquement, faut-il donc se vêtir médiocrement, comme de bons petits bourgeois?

Te couvre pas trop, petit homme, faut que les caméras qui t’espionnent puissent faire leur boulot. Te découvre pas trop, les puritains n’aiment pas ça.

Habille-toi comme tout le monde. Habille-toi comme un petit bourge endimanché, mets ta cravate, va bosser et ferme ta gueule: tu es libre, petit homme.

Ni élégance, ni nudité.

Juste la médiocrité.

« Médiocrité » : du latin mediocritas, juste milieu, insignifiance.

Ah ça, comme insignifiance, c’est réussi.

*******

Cliquez sur:

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/25/a-lire-ou-relire-sur-e-n-d-e-f-e-n-s-e-d-e-d-a-v-i-d-h-a-m-i-l-t-o-n/

***

Louis Chauvet, un membre éminent du jury du Festival de Cannes 1951, 1952, 1953, 1960 qui appréciait les films de David Hamilton…

Publié le 25 décembre 2016 par defensededavidhamilton

Louis Chauvet était né le 26 juillet 1906 à Perpignan, fils du fameux historien Horace Chauvet (1873-1962), lui-même fils d’un capitaine au long cours, né à Marseille en 1873, et d’ascendance catalane.

On lira ainsi:

http://www.maison-histoire-aphpo.fr/articles/288-2013-09-30-13-40-27

Bibliographie d’Horace Chauvet: http://data.bnf.fr/12140590/horace_chauvet/

Louis Chauvet devient journaliste au Temps, à Comœdia, au Figaro dont il est le grand critique cinématographique.

Comoedia a paru du 1er octobre 1907 au 6 août 1914 et du 1er octobre 1919 au 1er janvier 1937 comme quotidien, puis du 21 juin 1941 au 5 août 1944 de façon hebdomadaire.

On pourra par exemple consulter un article de lui, sur Sartre (Critique des Mouches et défense de Zeus, Demain, 27 juin 1943): http://books.openedition.org/pur/31115#ftn1

Ou sur Montherlant : Une heure avec Henry de Montherlant, in Demain, 10 novembre 1943.

L’écrivain français – et catalan – Louis Chauvet était un homme de vaste culture, intimement lié à la vie littéraire et mondaine du XXe sècle (c’est lui que Brisson charge de convaincre Gide de donner des articles au Figaro).

Il a aussi eu par exemple le courage – ou tout simplement le bon goût – en 1953, de signer dans Le Figaro un article fort critique sur l’actrice américaine (et juive par son mariage en synagogue avec Arthur Miller)  Marilyn Monroe.

Il fut longtemps président de la Fédération internationale de la presse cinématographique.

Également romancier, Louis Chauvet obtint en 1953 le prix Interallié pour L’air sur la quatrième corde: http://trunewfsrescue.com/db9/file-44622.pdf

Tout ceci pour dire que Louis Chauvet n’est pas n’importe qui. Il signe dans Le Figaro, en 1979, un article où il écrit: « Si un flm érotique mérite le nom d’art, c’est celui de David Hamilton ».

Louis Chauvet avait aussi été membre du jury du Festival de Cannes 1951, 1952, 1953, 1960.

Un spécialiste reconnu de cinéma ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_1951  ).

Amusant de constater que, trente ans plus tard, des minables déclarent que David Hamilton ne serait pas un artiste…

***

Citation reprise du blog :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/25/denise-couttes-sur-david-hamilton/

« Quand un artiste connaît une réussite comme celle de David Hamilton, le public se pose toujours l’éternelle question : Comment ? Pourquoi ? Pourquoi tant d’engouement pour cette photographie qui va à l’encontre du monde moderne ?… Pourquoi cet envahissement progressif – et délicieux – de la vision unique d’un photographe unique ? La réponse tient, me semble-t-il, en un seul mot : évasion…
Évasion dans le temps, évasion dans l’espace…

Évasion d’un monde violent et cruel, souvent hideux, dont l’homme moderne ne peut s’échapper que par le rêve ou la nostalgie. Alors son regard se pose sur une photo de David Hamilton et déjà il n’est plus là… En un instant, il retrouve le « vert paradis des amours enfantines », le paradis perdu où paix et beauté sont synonymes de bonheur.

Une route déserte dans le Midi : deux jeunes filles devisent tranquillement appuyées sur leurs bicyclettes, et le temps s’arrête. Les modes, les stupides modes n’existent plus. David Hamilton, depuis l’apparition de ses premières photos, en 1969, dans le magazine allemand Twen, a imposé tranquillement, dans un univers géométrique, une fluidité intemporelle où la femme retrouve une beauté naturelle dont l’homme avait la nostalgie.

Comment Hamilton a-t-il réussi, en si peu de temps, à imposer sa vision ?
Cet homme calme n’a jamais élevé le ton et ne s’est jamais laissé entamer par aucune sollicitation, aucune critique. Il n’y a ni mystère ni « truc » dans cet art si convaincant : juste le bon plaisir d’Hamilton et son goût propre qui lui fait rechercher les jeunes filles les plus blondes, les robes les plus simples, les lumières les plus subtiles. »

(The Best Of David Hamilton de David Hamilton, texte de Denise Couttes, pages 2-3)

 

À LIRE OU À RELIRE SUR: E N — D É F E N S E — D E — D A V I D — H A M I L T O N

DAWN DUNLAP

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/19/dawn-dunlap-la-jeune-fille-en-fleur-de-david-hamilton/

DE L’INTERDICTION D’INTERDIRE À L’APOLOGIE DE LA MÉDIOCRITÉ

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/25/la-france-passee-de-la-formule-il-est-interdit-dinterdire-a-lapologie-de-la-mediocrite/

QUE LA LUMIÈRE SOLSTICIALE DU DIVIN ENFANT ÉCLAIRE POUPETTE ÂNESSE ET HARDI ÇON LE BŒUF !

À LIRE SUR LE BLOG « EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON » :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/24/les-pauvres-temps-dardicon-et-flafla/

ARTICLE DU JOUR SUR « EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/23/davd-hamilton-love-love-love/

DAVID HAMILTON ENCORE : EN COROLLAIRE AU SILENCE… LA HAINE IMBÉCILE… ET ORCHESTRÉE

En corollaire au silence (personnellement, nous ne fermerons pas notre clapet sur le sujet) et le précédant généralement, sévit la haine, qui plus est l’incitation médiatique à la haine qui joue à fond sur les préjugés du moment de la masse des perroquets et veaux humains toujours prêts pour l’abattoir ; ce que certains nomment « opinion publique », qui est publique comme la fille du même nom ; et donc pas n’importe laquelle, de haine ; une des pires de haine, la haine ignorante, l’égal pendant de la propagande de haine.

Autre article extrait du blogue : EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON.

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/14/un-monstrueux-vent-de-haine-souffle-contre-david-hamilton-qui-est-mort-2/

Un monstrueux vent de haine souffle contre David Hamilton, qui est mort.

Publié le 14 décembre 2016 par defensededavidhamilton

Une image de « Bilitis » (avec Lady D’Arbanville, celle de la chanson de Cat Stevens)

Le journal « Causeur », aujourd’hui, a eu le courage de dire – par la plume de l’un de ses journalistes – l’élémentaire vérité.

On n’a (presque) jamais vu cela, au moins récemment. Un homme – David Hamilton – qui n’a jamais été condamné pour pédophilie, est traité à titre posthume de « bourreau », de « pédophile » et de « voleur ».

Quelqu’un, en France, en 2016, peut donc ne pas mériter le respect généralement dû aux morts.

Quelqu’un, en France, peut donc mériter d’être traité de « pédophile » et de « violeur » (même pas de « violeur présumé »!) par des journaux qui, pratiquement unanimes, prennent pour argent comptant les déclarations unilatérales de Mme Flament.

Qui rend la justice en France? Les juges. Y a-t-il eu un jugement, un seul, qui condamne David Hamilton pour viol? Non.

Quelqu’un, en France, n’a pas bénéficié, vivant, de la présomption d’innocence. Quelqu’un, en France, a été insulté impunément par des journalistes de télévision, sans que le CSA ne s’en émeuve.

Quelqu’un, en France, a pu être accusé sans avoir le droit et les moyens de répondre.

Ce quelqu’un s’appelait David Hamilton.

Livre d’Alain Robbe-Grillet, l’un des plus grands écrivains français du XXe siècle

Des milliers voire millions d’internautes ont déversé des tonnes de haine contre un homme seul, un vieillard de 83 ans!

Que lui reprochait-on? Ses déclarations contre les Etats-Unis? Ses déclarations contre la laideur du XXe et du XXIe siècles? Ses goûts artistiques? Sa sensibilté artistique?

Que lui reprochait-on? De ne pas appartenir aux lobbies qui comptent?

Que lui reprochait-on? De photographier des jeunes filles? De photographier des jeunes filles – qui y étaient autorisées par leurs parents – dans une époque où la chose ne choquait personne?

A la fin du XXe siècle, en France, on a assisté à des lynchages médiatiques ignobles, y compris télévisés.

Tous les lynchages médiatiques sont condamnables.

Celui de David Hamilton en est l’un des cas emblématiques.

Il faut beaucoup de courage pour lutter contre tant de haine.

David Hamilton n’avait sans doute plus la force.

Tout cela s’il s’est réellement suicidé. Pour l’heure, on n’en a pas toujours pas une certitude absolue.

DAVID HAMILTON : SUICIDE OU ASSASSINAT ? QUAND AURONS-NOUS LES CONCLUSIONS JUDICIAIRES ? QUE FONT LES MEDIA POURTANT SUBVENTIONNÉS PAR NOS IMPÔTS POUR ASSURER UN SERVICE PUBLIC D’INFORMATION ?

Reprise de deux articles du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON (blog qui, je me répète, n’est pas de moi).

Pourquoi remettre ces deux articles ? Parce qu’on attend encore des conclusions sur le sujet. Lorsqu’il s’agit de fouiller dans les poubelles, les media d’un seul chœur pipole égrainent leurs rengaines ridicules et abjectes ; mais quand il s’agit de dire la réalité des choses, ils se taisent également tous en chœur. Spontanément ? ou juste un peu incités, discrètement « conseillés », encouragés ?

Ce concert du silence, ce silence concerté et déconcertant est éloquent… Non?

Mais surtout que cache-t-il ?

Mystère et boule de gomme !!!

 I —

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/02/la-mort-de-david-hamilton-une-enquete-tres-mal-faite-pour-quelles-raisons/

 

La mort de David Hamilton: une enquête très mal faite. Pour quelles raisons?

Publié le 2 décembre 2016 par defensededavidhamilton

Une enquête mal faite.

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

Question 1.

Dans le Parisien, on a lu : « L’un de ses très rares proches, qui lui avait parlé brièvement en fin d’après-midi au téléphone, quelques heures avant sa mort, confie qu’il ne sortait presque plus de chez lui ».

Fort bien. Si j’étais policier, je me poserais donc la question de savoir pourquoi la porte de David Hamilton était « ouverte », le soir de son suicide présumé. Il avait « fort peu de proches », il ne pouvait donc pas attendre beaucoup de monde. Je me demanderais par qui elle a été ouverte. Elle ne peut avoir ouverte que par David Hamilton, de l’intérieur. Ou par quelqu’un qui est sorti de l’appartement. Qui? Ou alors, elle a été ouverte de l’extérieur, par exemple par sa « femme de ménage ». Quels étaient les horaires habituels de cette femme de ménage (si David Hamilton avait une femme de ménage)? A-t-elle été entendue? Qu’a-t-elle dit?

Question 2.

Le corps de David Hamilton a-t-il été trouvé par « un voisin policier » ou par sa « femme de ménage », ou par qui encore?

Question 3.

A une semaine de sa mort, on n’a aucune nouvelle d’obsèques. Pourquoi? De par la volonté de sa famille, c’est-à-dire de son ex-épouse? Ou parce que le cadavre n’a pas encore révélé tous ses secrets? L’inhumation a-t-elle déjà eu lieu? En Belgique? Le cadavre a-t-il été brûlé par crémation?

Question 4.

Y aura-t-il une conférence de presse pour répondre à ces questions, et à d’autres?

Question 5.

Des films que l’on trouve, sur Internet et sur You Tube, montrent l’arrivée de policiers au domicile parisien de David Hamilton, ou son corps qui est emporté par une civière. Est-ce que la police scientifique a fait des photographies et des prélèvements, ou alors est-ce que, finalement, le « suicide » de David Hamilton n’a pas été traité à la légère et « n’arrange » pas beaucoup de monde?

Question 6.

Quatre hypothèses. Suicide, suicide provoqué, meurtre, crise cardiaque? Le saura-t-on jamais?

Question 7.

Dans l’atmosphère de haine et de chasse aux sorcières qui a caractérisé les derniers jours du vieil homme, ne peut-on imaginer que David Hamilton ait été assassiné par quelqu’un qui – sans même vraiment savoir pourquoi – le haïssait?

Peut-on exclure le crime crapuleux? Le crime lié à un cambriolage?

Le suicide provoqué?

Le suicide camouflé?

Question 8. Un artiste poussé au suicide?

http://www.bvoltaire.fr/nicolaskirkitadze/david-hamilton-un-artiste-pousse-au-suicide,296405

Question 9.

La question 9, plus qu’une question, est une affirmation. Où sont les amis de David Hamilton? Voilà un homme qui a lancé Bernard Giraudeau et Emmanuelle Béart, pour ne parler que d’eux. Voilà un homme dont le film, Bilitis, a eu un César (meilleure musique, Francis Lai). Voilà un homme qu’appréciait Alain Robbe-Grillet. Voilà un homme qui avait pour amis bien des écrivains et des gens du spectacle. Or, on n’entend aucun de ses anciens amis, aucun de ses anciens acteurs, aucun de ses anciens producteurs de films. Assourdissant, de même, le silence de ses éditeurs. Quant à Catherine Breillat, scénariste de « Bilitis », elle déclare (maintenant que David Hamilton est mort) que c’était « un très mauvais film ». Quand des gens « témoignent » pour lui, c’est anonymement ou sous pseudonyme.

Question 10.

Qui est son « agent » et où est-il? Où était-il le jour du drame? Comment explique-t-on qu’il n’ait fait aucune déclaration, à ce que l’on sache?

Question 11.

Quelles sont les raisons de la mort de David Hamilton? Est-ce que la presse prend les gens pour des crétins en leur disant qu’il est mort d’arrêt cardiaque? En effet, TOUT LE MONDE meurt, à la fin, « d’arrêt cardiaque ». A quoi était dû cet arrêt cardiaque? A l’ingestion de médicaments, oui ou non? Au sac de plastique? A autre chose? Ce sac, est-on certain que ce soit Hamilton qui se l’était mis sur la tête? Y avait-il des traces de lutte dans l’appartement? Des indices susceptibles de démentir la thèse du suicide? Ces indices, les a-t-on seulement cherchés? Les images filmées ce soir-là par les caméras de surveillance de la rue, et des magasins voisins, ont-elles été examinées? Sait-on qui est entré, et quand, dans cet immeuble?

Sans réponses à ces questions, on a affaire à une enquête mal faite, ou pas faite. Je n’exclus pas d’y consacrer, dans l’avenir, une enquête et un livre.

 

II — et ceci:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/13/je-pose-la-question-david-hamilton-a-t-il-ete-assassine-2/

Je pose la question : David Hamilton a-t-il été assassiné?

Publié le 13 décembre 2016 par defensededavidhamilton

http://www.gettyimages.fr/detail/vidéo/british-fashion-photographer-david-hamilton-83-was-film-dactualité/626213050

Il y a quelque chose de très étrange dans la mort de David Hamilton. Evidemment, personne ne s’en aperçoit ou ne semble s’en apercevoir. Il est exact que plus les choses sont fausses, et mieux elles passent, dans la société contemporaine. La chose est liée à l’inintelligence et à l’absence de curiosité ambiantes.

Et vous, y avez-vous pensé? Moi, oui.

Un mystère. Aucun avocat ne semble prendre la défense de David Hamilton. Aucun avocat ne semble défendre les intérêts de David Hamilton. Aucun avocat ne semble proposer des initiatives pour défendre sa mémoire ou entamer des procédures judiciaires. Il n’existe donc par exemple aucune Fondation Hamilton juridiquement autorisée à défendre sa mémoire ou à attaquer en diffamation ceux qui l’insultent après sa mort? Il faut donc vraiment croire que Hamilton n’avait plus d’argent!

Un mystère. Personne n’indique où et quand sera inhumé David Hamilton. Pourquoi?

Un mystère. David Hamilton se serait donc suicidé. On sait (on croit savoir, par la presse) qu’il a reçu la visite de l’un de des proches « vers 18 ou 19 heures ». On ne connaît pas (en tout cas dans la presse) l’identité de ce proche.

On sait (on croit savoir) qu’il a été retrouvé par un de ses voisins – un « policier » – et que la porte de l’appartement était ouverte. Hamilton était à terre, avec un sac de plastique sur la tête.

Donc, à moi, il me semble légitime de poser quelques questions. Qui a ouvert cette porte? Le visiteur de « 18 ou 19 heures » a-t-il laissé la porte ouverte en s’en allant? On suppose que la police lui a posé la question?

Y a-t-il eu d’autres visites ensuite? De qui?

A-t-on relevé les empreintes sur la porte?

Ou doit-on imaginer que Hamilton, décidé à se suicider d’une façon atroce (asphyxie), s’est levé pour ouvrir la porte avant de se suicider? Il ne s’est quand même pas levé pour ouvrir la porte avant d’aller se recoucher par terre?

Ne voit-on pas qu’il y a ici maintes incohérences?

Selon la presse (Gala, Closer…), selon certaines souces il avait bu de l’alcool, selon d’autres il y avait des médicaments près de lui, selon d’autres non.

La présence de médicaments ne signifie rien et, dans le cas d’un meurtre, il pourrait même s’agir d’une mise en scène!

Comment et pourquoi l’Etat n’organise-t-il aucune conférence de presse pour donner une version officielle?

Pourquoi le public ne doit-il (croire) savoir les choses qu’à travers les journaux (parle-moi de leur fiabilité!) Closer ou Gala?

Qu’est-ce qui peut empêcher quelqu’un de penser que David Hamilton a été tué?

Comment explique-t-on qu’un homme qui, peu de jours avant, disait qu’il allait porter plainte, n’ait pas laissé au moins une lettre expliquant son geste, ou un mémoire en défense chez un avocat?

Un mystère. Hamilton n’ayant pas d’enfants, qui va hériter? L’Etat, probablement. Et ses collections de photos? L’Etat, justement, a-t-il fait protéger son appartement de Paris et sa maison de Ramatuelle? N’est-il pas possible de supposer que des gens, qui ont ou ont sans doute fait faire des doubles de clé, vont aller se servir dans ses collections de photos? On peut imaginer que les collections de Hamilton intéressent beaucoup de gens, collectionneurs, photographes, curieux, marchands, etc, etc. A quand l’annonce d’un cambriolage?

Dans « Le Monde », on a lu:
« Peu après 23 h 15, un périmètre de sécurité était mis en place par les forces de police a proximité de son appartement du boulevard Montparnasse (6e arrondissement) ».
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/11/25/le-photographe-britannique-david-hamilton-retrouve-mort-a-son-domicile-parisien_5038414_3382.html#vL8l5W7ZWFbWZE5x.99

Pourquoi un périmètre de sécurité? Pour éloigner les badauds? Fort bien. Ou pour d’autres raisons encore? Et a-t-on songé à continuer à protéger l’appartement parisien et la maison de Ramatuelle, ou bien va-t-on apprendre avec « surprise », dans quelque temps, que les lieux ont été visités?…

Mystère.

Dans beaucoup de journaux, on lit (cherchez sur Internet).

La piste du suicide était «privilégiée» samedi par les enquêteurs français, après la découverte à son domicile parisien du corps sans vie du photographe britannique David Hamilton, récemment accusé de viols ou d’agressions sexuelles par plusieurs femmes.
«Aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide. Il a été retrouvé mort à son domicile un sac sur la tête», a précisé une source proche de l’enquête à l’AFP.

Pourquoi le préciser? Il y avait un doute à ce sujet?…

Aucun élément « à ce stade » ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide: et à un autre stade?

Aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide. Il a été retrouvé mort à son domicile un sac sur la tête.

Pardon, M’sieur, excusez-moi, mais on retrouve un homme avec un sac sur la tête et la porte ouverte, aucune lettre d’explication, et… « aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide »?…

« Privilégier », c’est « donner une valeur particulière à une chose » par rapport à une autre. Si on « privilégie » la thèse du suicide, c’est qu’on la privilégie par rapport au meurtre.

Qu’est-ce qui laissait penser à un meurtre?

Si la thèse du suicide était « privilégiée » et donc si une autre thèse était envisageable, est-ce que dans ce cas la procédure de prise en charge du cadavre était normale, classique, légale? Je pose la question et j’y reviendrai.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, permet d’exclure le meurtre?

articles du jour sur EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

Défense de David Hamilton par une de ses actrices ANJA SCHÜTE :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/22/anja-schute-une-actrice-de-david-hamilton-la-defendu-apres-sa-mort/

D. Hamilton au Festival de l’Érotisme au Québec, été 2016 :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/22/david-hamilton-projete-au-festival-quebecois-de-lerotisme-ete-2016/

SUR BILITIS ET SES ENTOURS

Article également paru sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/20/sur-bilitis-par-jean-pierre-fleury/)

BLOG OÙ SE TROUVENT AUSSI BIEN D’AUTRES ARTICLES (QUI NE SONT PAS DE MOI) CONCERNANT DAVID HAMILTON ET SON ŒUVRE.

***

Debussy – Musique pour accompagner la récitation de douze « Chansons de Bilitis » (1901). Il s’agit d’une partition en partie reconstituée par Pierre Boulez vers 1954, puis mise au point et éditée par Arthur Hoérée. Du temps de Debussy, cette oeuvre n’a été exécutée qu’un seule fois le 7 février 1901, la partition manuscrite offerte par Debussy à Louÿs fut égarée, mais il en existait un matériel autographe partiel.

https://www.youtube.com/watch?v=5iSKNthmboA

***

Textes des Trois Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs / Claude Debussy.

 

la-jeune-fille-a-la-mandoline-2000-2001Balthus, La jeune fille à la mandoline (tableau inachevé, 2000-2001)

1. La Flûte de Pan

Pour le jour des Hyacinthies,
il m’a donné une syrinx faite
de roseaux bien taillés,
unis avec la blanche cire
qui est douce à mes lèvres comme le miel.

Il m’apprend à jouer, assise sur ses genoux ;
mais je suis un peu tremblante.
il en joue après moi,
si doucement que je l’entends à peine.

Nous n’avons rien à nous dire,
tant nous sommes près l’un de l’autre;
mais nos chansons veulent se répondre,
et tour à tour nos bouches
s’unissent sur la flûte.

Il est tard,
voici le chant des grenouilles vertes
qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais
que je suis restée si longtemps
à chercher ma ceinture perdue.

bilitis-cinematographyPhotographie du film Bilitis

***

la-toilette-de-cathy-1936Balthus, La toilette de Cathy (1936)

2. La chevelure

Il m’a dit: « Cette nuit, j’ai rêvé.
J’avais ta chevelure autour de mon cou.
J’avais tes cheveux comme un collier noir
autour de ma nuque et sur ma poitrine.

« Je les caressais, et c’étaient les miens ;
et nous étions liés pour toujours ainsi,
par la même chevelure, la bouche sur la bouche,
ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.

« Et peu à peu, il m’a semblé,
tant nos membres étaient confondus,
que je devenais toi-même,
ou que tu entrais en moi comme mon songe. »

Quand il eut achevé,
il mit doucement ses mains sur mes épaules,
et il me regarda d’un regard si tendre,
que je baissai les yeux avec un frisson.

02Photographie du film Bilitis

***

la-sortie-du-bain-1957Balthus, La sortie du bain (1957)

3. Le Tombeau des Naïades

Le long du bois couvert de givre, je marchais;
Mes cheveux devant ma bouche
Se fleurissaient de petits glaçons,
Et mes sandales étaient lourdes
De neige fangeuse et tassée.

Il me dit: « Que cherches-tu? »
Je suis la trace du satyre.
Ses petits pas fourchus alternent
Comme des trous dans un manteau blanc.
Il me dit: « Les satyres sont morts.

« Les satyres et les nymphes aussi.
Depuis trente ans, il n’a pas fait un hiver aussi terrible.
La trace que tu vois est celle d’un bouc.
Mais restons ici, où est leur tombeau. »

Et avec le fer de sa houe il cassa la glace
De la source ou jadis riaient les naïades.
Il prenait de grands morceaux froids,
Et les soulevant vers le ciel pâle,
Il regardait au travers.

21

***

Trois Chansons de Bilitis. La Flûte de Pan — La Chevelure — Le Tombeau des Naïades, musique de Claude Debussy (1897).

Quelques interprètes :

— Maggie Teyte, soprano, et Alfred Cortot, piano (1936)

— Flore Wend, soprano, et Fiora Contino, piano (1964)

— Régine Crespin, soprano dramatique, et Enrique Ricci, piano (1969, Buenos Aires, en public)

 

— Noémie Pérugia, mezzo-soprano, et Irène Aitoff, piano (1947).

— Dawn Upshaw, soprano, et Gilbert Kalish piano (époque contemporaine)

 

 

Dawn Dunlap, la jeune fille en fleur de David Hamilton

Dawn Dunlap, PARIS, octobre 1979

Dawn Dunlap, l’actrice de « Laura, les ombres de l’été ». A Saint Germain des Prés. Une photo où l’on respire ce qu’était Paris alors (en 1979, j’habitais Paris et je venais de voir « Laura les ombres de l’été »).

David Hamilton et Dawn Dunlap, Paris, octobre 1979

Paris, octobre 1979. David Hamilton et Dawn Dunlap. *

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Nous voudrions rappeler aux abonnés de ce blog…

A ceux qui n’aiment pas hurler avec les hommes, avec les journalistes, avec les « justiciers ». A ceux qui croient encore à la présomption d’innocence. A ceux qui n’aiment pas les lynchages publics. A ceux qui aiment la beauté, l’art et … Lire la suite →

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Nous n’oublierons jamais les David Hamilton Girls.

On sait fort peu de choses, en vérité, sur David Hamilton. On ne sait toujours pas où il a été enterré, s’il l’a été. On ne sait toujours pas s’il s’est vraiment suicidé. En tout cas, moi, je n’en sais … Lire la suite →

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Nous n’oublierons jamais les David Hamilton Girls.

On sait fort peu de choses, en vérité, sur David Hamilton. On ne sait toujours pas où il a été enterré, s’il l’a été. On ne sait toujours pas s’il s’est vraiment suicidé. En tout cas, moi, je n’en sais … Lire la suite →

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« Laura, les ombres de l’été »: d’un novembre, l’autre.

Le film de David Hamilton, « Laura les ombres de l’été », était sorti en novembre 1979 (durée 95 minutes). Je l’avais vu à sa sortie. Contrairement à ce que racontent aujourd’hui les puritains de 2016, il était autorisé pour « tous publics ». Réalisation … Lire la suite →

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David Hamilton à l’ombre des jeunes filles en fleur

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Merci à vous, Monsieur David Hamilton (15 avril 1933 – poussé au suicide le 25 novembre 2016)

Patrick Juvet et Dawn Dunlap, actrice de « Laura les ombres de l’été » de David Hamilton. BILITIS L’actrice américaine Dawn Dunlap, premier rôle de « Laura, les ombres de l’été » de David Hamilton Claude Debussy, « Trois chansons de Bilitis »