Les César du cinéma français ont « oublié » de citer David Hamilton parmi les disparus de 2016.
Pourquoi ?
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Illustration extraite des oeuvres de J. W. von Goethe. « Mignon et le harpiste », gravure de Bodenhausen
Goethe écrivait, dans son Voyage en Italie (« De Carlsbad à Rome », 7 septembre) :
« A une lieue de là, il m’est arrivé une jolie aventure. Un joueur de harpe, avec sa fille, enfant de onze ans, (…) me pria de prendre l’enfant dans ma voiture. Lui continua son chemin avec son instrument. Je la fis asseoir à côté de moi. (…) C’était une gentille enfant, bien développée, et qui s’était déjà passablement formée dans le monde. (…) Elle m’amusa fort. De beaux grands yeux bruns, un front obstiné, qui se plissait quelquefois de bas en haut. Quand elle parlait, elle était agréable et naturelle, surtout dans ses éclats de rire enfantins. (…) Nous causâmes beaucoup (…) et nous nous séparâmes de très bonne humeur, dans l’espérance de nous revoir bientôt« .
Paragraphe de la lecture duquel il devrait être possible, en tout cas à tout bipède humain possédant un cerveau fonctionnant, s’il en reste :
qu’en 1786 – selon le récit de Goethe – il n’était apparemment pas scandaleux qu’un père laisse seule, avec un inconnu, une fillette de onze ans;
et même qu’il la lui confie en lui demandant de monter dans sa voiture;
qu’en 1786, un génie universel comme Goethe, parlant de la fillette, insistait immédiatement, après « gentille enfant », sur le fait qu’elle fût « bien développée », avant de la décrire (« de beaux grands yeux bruns »);
et qu’en 1786, sans craindre les foudres d’un ou l’autre censeur, Goethe n’hésitait pas à « causer beaucoup » avec une fillette de onze ans, à la quitter « avec l’espérance de la revoir bientôt », et à l’écrire dans son journal intime.
La jolie Mignon
La rencontre de la fillette de onze ans doit se référer à quelque chose d’important, si l’on songe qu’elle figure déjà dans le premier journal intime de Goethe, celui écrit pour Charlotte von Stein, et qu’elle rappelle celle du harpiste et de Mignon dans Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister (pour qui l’ignorerait, Mignon est un personnage féminin)…
Dans le roman de Goethe, Wilhelm Meister rencontre une fillette, Mignon, dont le passé est si mystérieux qu’elle ne sait pas quel âge elle a, ni d’où elle vient.
Elle a eu de la chance, Mignon, d’être découverte, inventée, écrite par Goethe avant les temps où les ardiçons règnent à la télé.
Célestine Galli-Marié, créatrice du rôle de MIGNON
« Connais-tu la contrée où les citronniers fleurissent ? Dans le sombre feuillage brillent les pommes d’or ; un doux vent souffle du ciel bleu ; le myrte discret s’élève auprès du superbe laurier…. La connais-tu ?
« C’est là, c’est là, ô mon bien-aimé, que je voudrais aller avec toi.
« Connais-tu la maison? Son toit repose sur des colonnes ; la salle brille, les chambres resplendissent, et les figures de marbre se dressent et me regardent.
« Que vous a-t-on fait, pauvre enfant ? »
La connais-tu ?
« C’est là, c’est là, ô mon protecteur, que je voudrais aller avec toi.
« Connais-tu la montagne et son sentier dans les nuages? La mule cherche sa route dans le brouillard ; dans les cavernes habite l’antique race des dragons; le rocher se précipite et, après lui, le torrent. La connais-tu ?
« C’est là, c’est là que passe notre chemin : ô mon père, partons ! »
Goethe
Tout comme chez David Hamilton, aucune « pédophilie » chez Goethe. Mais juste la démonstration que l’on peut parler avec une fillette de onze ans (et pourquoi pas, dans le cas d’un grand artiste comme David Hamilton, la prendre en photo), ou parler d’elle dans son journal intime et en faire un personnage littéraire (comme Goethe) sans être « pédophile ».
D’où ma conclusion, il est fort douteux que l’époque contemporaine – je parle de 2017 – soit une époque beaucoup plus libre d’esprit que celle de Goethe.
Les César du cinéma français ont « oublié » de citer David Hamilton parmi les disparus de 2016.
Pourquoi ?
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Alain Dutertre est un peintre de la région nantaise que j’ai croisé autrefois à ses débuts (fin des années soixante-dix, début des années quatre-vingt).
De ce que j’ai pu en connaître par le passé, et en apprendre depuis surtout, c’est quelqu’un qui a fait aussi bien dans le figuratif que dans le « réel-abstrait » si je puis dire (paysages marins par exemple) et la pure abstraction « lyrique » et ludique, aux jeux de couleurs et de formes.
Ces deux principales techniques furent la peinture à l’huile et le pastel ; ses deux principaux supports le papier (pour peintre) et la toile (ou le carton toilé).
Les tableaux ici présents font partie d’une série plus vaste de têtes asymétriques, presque toutes à couvre-chef. Grotesques baroques de difformes inquiétants, borgnes ou aveugle (ou sans yeux) énigmatiques. On y reconnaîtra même, tableau intitulé « Tête-main », une reprise du personnage du neveu de Carmen Cru de Lelong.
Homme au chapeau (huile sur papier, 32 x 45, février 1982).
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Tête au kyste (huile sur carton toilé, 46 x 55, août 1991)
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Tête (huile sur carton toilé, 46 x 55, août 1991)
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Tête-dents (huile sur carton toilé , 46 x 55, novembre 1991)
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Tête aveugle (huile sur carton toilé , 46 x 55, novembre 1991)
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Tête à moustache (huile sur carton toilé , 46 x 55, décembre 1991)
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Tête-main (huile sur carton toilé, 46 x 55, janvier 1992)
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Tête-képi (huile sur carton toilé, 46 x 55, mars 1992)
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Tête borgne (huile sur carton toilé , 46 x 55, 1992)
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Tête-bacon (huile sur toile, 46 x 55, mai 1992)
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source : Internet, lapattedelours.
La première chose que pense ce blog, la toute première, c’est que les règles de présentation à l’élection présidentielle (pour qui souhaite la conserver) devraient être radicalement changées. Si l’on voulait, du moins, que ladite élection soit, ou soit davantage démocratique.
En effet, il est à craindre que le Système veille à ce que soit toujours élu un représentant du Système. On en voit, on en a vu, on devrait en avoir vu les résultats en songeant aux deux derniers présidents en date…: MM. Hollande et Sarközy (note: Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, comme il est écrit sur la carte d’identité de ce monsieur, chose que semblent d’ailleurs ignorer, chose que font semblant d’ignorer les journalistes aux ordres. Nous orthographierons, conformément à la carte d’identité de M. Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa: Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa).
Affiche historique fameuseInutile, par ailleurs, de nous raconter la fable de Marine Le Pen candidate « anti-Système ». Les vrais candidats anti-Système (il y en a peu, ou il n’y en a peut-être pas du tout) seront tout au plus parmi ceux qui n’obtiendront pas « les 500 parrainages nécessaires devant le Conseil constitutionnel avant le 17 mars ».

Jacques Cheminade (« Solidarité et progrès »), âgé de 75 ans et gaulliste de gauche (les journalistes mettent souvent cette expression entre guillemets: je ne comprends pas bien pour quelle raison; et je crains qu’ils aient insuffisamment étudié l’histoire, je parle de l’histoire réelle, du gaullisme), dit parfois des choses avec lesquelles je pourrais être d’accord. Par exemple quand il dénonce « le sérail politique qui a pactisé avec l’empire de l’argent ». Ou qu’il souhaite le retrait de l’euro et de l’Otan. Oui mais…
Affiche fameuse de 1968Le problème est que ces thèmes-là (retrait de l’euro et de l’Otan) sont partagés par énormément de candidats, mais je me demande si ce sont les candidats en question qui ont choisi ces thèmes. En vérité, je ne me le demande pas du tout: il est clair, en tout cas à mes yeux, que les politiciens, ou apprentis politiciens, ont compris comment le vent tournait. L’euro est une évidente catastrophe économique et voici donc nos politicards, vieux politicards ou bébés politicards, voici les embryons ou les avortons de politiciciens qui essayent de suivre le vent, à défaut de le faire souffler.
Des promesses aux faits, il y a des milliards d’années-lumière. Je pense qu’aucun de ces candidats, « grands » ou « petits », ne « sortira de l’euro ». L’euro s’écroulera tout seul, comme un grand lui, en commençant probablement par l’Italie. Notamment Jacques Cheminade qui ne sera (évidemment) jamais élu ne fera jamais « sortir la Fance de l’euro. Il se présente pour la troisième fois à l’élection présidentielle (en 2012, il avait obtenu 0,24% des voix).
ColucheUn mot sur M. Nicolas Dupont-Aignan (« Debout la France »). Âgé de 55 ans, le « président » et « fondateur » du « parti » Debout la France (quelle pauvreté de pensée dans tous les slogans de tous les partis!) est un « souverainiste ». Il se présente comme une « alternative » à… François Fillon et Marine Le Pen et plaide pour un «réveil» des Français. Cocorico la France! Tu es comme le meunier, la France, tu dors! Eveille-toi! Debout! Cocorico! Voilà Dupont-Aignan qui vient t’éveiller… Allez la France, allez la France, allez!… Dans le programme du monsieur, on parle de « limiter l’immigration » (ce qui ne veut rien dire), de « moraliser la politique » (on entend ça depuis 70 ans, voire depuis trois siècles, en France) et remplacer l’Union européenne par une communauté des États européens. Subtil, non?… Le monsieur se présente pour la deuxième fois à l’élection présidentielle (en 2012, 1,79% des voix: peu de Français se sont sentis « éveillés » par le dupont-aignisme, visiblement). Passons à des choses sérieuses. Ou à peine davantage.
Meunier tu dors?François Fillon (« Les Républicains ») est un ex-premier ministre de Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, il est âgé de 62 ans, et c’est le « candidat officiel » investi par « Les Républicains ». En novembre 2016, en effet, le « candidat officiel » est sorti vainqueur (chouette, il aura gagné quelque chose dans sa vie) d’une primaire de la droite et du centre face à un géant (oui, c’est une aimable plaisanterie) de la politique et de l’histoire répondant au nom d’Alain Juppé. Depuis, le « candidat officiel » Fillon doit affronter une affaire de soupçons (qui sont même plus que des soupçons, j’ai bien l’impression) d’emplois fictifs de ses proches lorsqu’il était député de la Sarthe. Disons, ça la fout mal. Une instruction a été ouverte, et il a été convoqué le 15 mars par les juges, en vue d’une « possible » mise en examen. Bon, je comprends très bien (et vous?) que tout ça fait partie de la comédie du spectacle. Je comprends très bien que toute l’élection présidentielle, comme toute la vie politique en France, est une pure et simple commedia dell’arte, une comédie sans art et pas drôle du tout. Mais que Fillon finisse par être jugé et condamné pour ce qu’il faut appeler une escroquerie, ou qu’à la suite des jeux dans les coulisses et dans les cabines de pilotage de la France, il n’y ait à la fin aucune mise en examen contre lui, tout ce spectacle est – de A à Z – évidemment émétique. Fillon ira «jusqu’au bout», dit-il, et c’est vrai: à ceci près qu’au bout du néant il y a le rien. Et qu’au bout de la candidature Fillon il y aura au mieux une troisième place au premier tour. Candidat à l’élection présidentielle pour la première fois, c’est le seul qui aurait déjà – et largement – ses 500 parrainages. Système, quand tu nous tiens…
ColucheBenoît Hamon (du parti « socialiste »), est un ancien ministre de « l’Éducation » dite « nationale », éducation dont je me permets rapidement de dire que c’est là la notion la plus disparue dans la France d’aujourd’hui, pays où l’on assiste (si l’on veut dire les choses comme elles sont) à un mélange d’inculture abyssale et de mauvaise éducation galopante. Joli mélange… Il a 49 ans, mais j’aurais personnellement tendance à dire que fin janvier lors de la primaire organisée par le Parti socialiste, il a au moins eu l’immense mérite d’éliminer Valls. Le député des Yvelines Hamon a un « programme » (ou supposé tel), j’entends par là que ses conseillers lui ont dicté un programme qui « prévoit » la création d’un revenu universel à 750 euros mensuels (une parfaite idiotie, comme le démontrent tous les économistes sérieux par exemple en Italie) et plaide pour la « légalisation du cannabis ». C’est peut-être pour cette légalisation que le vainqueur d’une autre « primaire » (grands Dieux, que de primaires!), le chef d’Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot, a décidé de soutenir Hamon.

Au « Debout la France » de Dupont Aignan semble faire écho Emmanuel Macron: « En marche! »… Grands Dieux, si l’on met bout à bout tous ces slogans minables (« debout », « en marche », etc, etc) on imagne Jésus face au paralytique! Lève-toi et marche, France, que dis-je, cours! Une, deux, une deux! Macron, qui rime avec Hamon, est quant à lui un ex-ministre de l’Économie de François Hollande (c’est tout dire) et lui aussi a créé un mouvement (« En marche! »), qu’il veut « ni de gauche ni de droite ». Chose parfaitement logique dans un pays, la France, où la droite et la gauche ont démontré depuis des décennies, pour ne pas dire des siècles, leur incapacité parfaite et où tout le monde se veut maintenant « ni de droite ni de gauche » c’est-à-dire espère empocher les voix des gogos de droite (qui croient ne pas être de gauche) et des gogos de gauche (qui croient ne pas être de droite). Il a même été rejoint par le « président » (que de « présidents », en France!) du « MoDem », un parti capable de remplir au moins (si, si) deux cabines téléphoniques et présidé par l’ineffable Bayrou. Dans son programme (dans le programme que lui ont dicté ses conseillers), l’ancien banquier Macron propose notamment « la reconnaissance juridique de la gestation pour autrui (GPA) », et un plan de « 60 milliards d’économies » (vous noterez qu’annoncer 60 millards d’économies est une tartarinade très facile, mas pas si facile que ça puisque, depuis environ un demi-siècle, à la fin de chaque septennat ou quinquennat c’est l’exact contraire qui s’est produit, se produit et se produira).

Passons à Jean-Luc Mélenchon (« La France insoumise »). Lui, c’est un ancien ministre (que d’anciens ministres, la France! et plus inquiétant encore, que de futurs ministres, suppose-t-on) de Lionel Jospin, qui en 2012 a même reçu 11,1% des suffrages. Voilà donc le candidat de la «France insoumise», avec le soutien de ce qui reste encore du Parti communiste français. Il rêve d’instaurer une VIe République, et de mettre en place quant à lui « un revenu minimum de 1300 euros ». Seulement ça? Et pourquoi pas aussi d’offrir une machine à laver à chaque ménagère? Offrir une machine à laver aux ménagères, ça serait pas de l’insoumission ça mon coco? Et une télé à écran plat, ça en jetterait pas comme programme, mon coco?

Marine Le Pen (Front national), naturellement, devait aussi présider quelque chose. Elle préside donc le Front national depuis 2011 et prône une «France apaisée». Comme Fillon qui ira jusqu’au bout du rien, elle connaît des problèmes avec la justice. Convoquée par les juges en vue d’une « possible » mise en examen (c’est très à la mode, je trouve, actuellement, la « possible » mise en examen) pour abus de confiance dans l’enquête sur des emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, du haut de sa présidence où elle cherche sans doute la « paix » (celle de la « France apaisée »?), elle a affirmé qu’elle ne s’y rendrait pas. Curieux, en tout cas, ces gens qui veulent présider la France et résoudre le problème du chômage, mais qui sont sous le coup de « possibles » mises en examen pour emplois fictifs. Décidément, impossible n’est pas français… Le Pen affirme aussi vouloir proposer un référendum de sortie de l’Union européenne, elle affirme comme les autres vouloir sortir de l’euro ou encore elle affirme vouloir « en finir avec l’immigration incontrôlée » (ce qui ne veut strictement rien dire). En 2012, elle avait eu 17,9% des voix.

Les deux derniers candidats auront-ils leurs 500 parrainages? Ce sont aussi les plus sympathiques: chose qui, vu la concurrence, n’est d’ailleurs pas trop ardue.
Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), professeur d’économie et de gestion âgée de 46 ans (et donc encore plutôt jeune), a repris l’héritage d’Arlette Laguiller. Son programme a quelques point sympathiques (en 2012, elle avait reçu 0,56% des voix).
Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste). Il avait reçu, en 2012, 1,15% des voix. Il prétend annuler la dette de l’État, et prend l’exemple du Venezuela ou de l’Argentine. «Dans ces pays la dette a été annulée sans que l’économie ne s’écroule. C’est une question de rapport de force et de pouvoir. Le problème c’est que la crise du monde capitaliste ne cesse de s’aggraver» (tout récemment dans Politis, 17 février 2017). Par ses références, par certains de ses propos sans doute utopiques (ou, pour l’heure, encore utopiques), un candidat sympathique.
Résumons. Il nous semble vain de parler trop longuement de maintes personnes âgées, de maints inconnus, de maints farfelus, de maints incapables, de maints ex-présidents de partis pour rire, de maints ex-ministres de gouvernements à pleurer, etc, qui sont eux aussi candidats ou candidats à la candidature.
Michèle Alliot-Marie (70 ans) pour « Nouvelle France », ex-présidente du RPR, ex-ministre, est candidate. Pourquoi pas aussi un nonagénaire se présentant pour le parti des nourrissons?
François Asselineau (59 ans), président (encore un président… grands Dieux) de « l’Union populaire républicaine », est un inspecteur des finances qui plaide – lui aussi – pour la sortie de l’euro, de l’Union européenne et de l’Otan. Ce sont trois choses avec lesquelles je serais totalement d’accord… mais j’aimerais presque trouver des candidats qui causent d’autre chose, parce que c’est d’un ennui mortel ces répétitons, ces recopiages des non-programmes des uns par les non-programmes des autres.
Et puis Bastien Faudot (au moins, il est jeune: 38 ans): du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, qui défend une Ve République «rajeunie» (ce qui serait un bien), mais… pour « contrer le rejet de la classe politique ».
Henri Guaino (59 ans), ancien conseiller spécial de Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa, a décidé de se présenter seul. En voilà un qui pense que la France, qui ne voulait plus du couple Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa-Carla Bruni bling bling, va élire Henri Guaino?
Il y a un certain Jean Lassalle (61 ans), député centriste des Pyrénées-Atlantiques, ancien du MoDem, qui espère être le premier «berger à l’Élysée».

Il y a une Charlotte Marchandise (42 ans), ex du Parti socialiste, qui « souhaite » – elle aussi – un passage à la VIe République. Je me demande quant à moi si ces gens comprennent qu’on peut faire la sixième, la septième, la huitième, la neuvième, la dixième, la centième République – moi, ça ne me dérange pas toute cette camelote – mais que tant que l’on ne gouvernera pas, que l’on n’adoptera pas des pratiques de simple bon sens pour commencer (le simple bon sens, ce serait déjà beaucoup), ça ne changera pas grand-chose… Plus exactement, ça ne changera que dalle.
Passons rapidement sur Nicolas Miguet (56 ans), président (ça va de soi) de l’Hebdo Bourse Plus, homme d’affaires « d’inspiration poujadiste », qui tente – pour la quatrième fois consécutive, mazette, en voilà un qui aime « présider » – de se présenter à la présidentielle… Enfin, on est content d’apprendre qu’il y a encore, en 2017, des gens inspirés par… Poujade. Qui sait? on peut peut-être aussi trouver, en France, dans quelque campagne reculée ou dans un salon où seraient empaillés quelques spécimens de diplodocus, des partisans de… Louis Ducatel (élection présidentelle de 1969: https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Ducatel)?
Ducatel (élection de 1969)Passons rapidement sur un certain Didier Tauzin (66 ans), général de division de l’armée de terre qui souhaite «rebâtir la France» grâce à ses talents (de bâtisseur, sûrement), on n’en doute pas, basés sur un « programme » de « souveraineté nationale », la « libération de l’économie » et la « refonte de l’Europe ». Bonne chance mon général. La France, combien de divisions? Cela dit, Charles De Gaulle aussi était général de brigade à titre temporaire (à compter du 6 mai 1940) et il est devenu Mongénéral. Alors, pourquoi pas Monprésident Tauzin?
Passons enfin sur Rama Yade (40 ans), qui naturellement a elle aussi un mouvement (que de mouvements, la France, pour un pays qui bouge si peu…), « La France qui ose », et voilà donc une ancienne secrétaire d’État (encore une ancienne secrétaire d’Etat) du gouvernement Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa qui, dans son « programme » (le programme que lui ont dicté ses conseillers), veut « défendre » la France «orpheline, méprisée, en retrait du champ démocratique». Comprenne ce charabia qui pourra, comprenne ce charabia qui osera…
Quelques candidats un rien plus sympathiques, à part qu’on ne sait rien d’eux? Citons Paul Mumbach, maire de Dannemarie (Haut-Rhin), qui voudrait représenter « les élus ruraux en colère ». Citons Oscar Temaru, qui dit combattre le colonialisme et les essais nucléaires. Voilà deux points qui me plaisent. Citons peut-être encore Christian Troadec, maire de Carhaix et régionaliste, chef du mouvement de protestation des «Bonnets rouges» contre les mesures fiscales du gouvernement Ayrault. Chaque pays a les Ayrault qu’il peut…
En vérité, le blog « En défense de David Hamlton » serait tenté de donner son bulletin de vote à Stéphane Guyot (46 ans), qui représente une Association des citoyens du vote blanc. Mais en vérité, le blog « En défense de David Hamilton » est géré par quelqu’un qui n’a jamais voté et ne votera jamais de sa vie; quelqu’un à qui il est inutile de venir raconter des blagues de gauche, des blagues de droite, des blagues d’extrême gauche ou des blagues d’extrême droite; quelqu’un qui n’a jamais possédé, ne possède pas et ne possédera jamais de carte d’électeur. Quelqu’un qui serait bien en peine de voter pour les candidats du Système (Le Pen, Macron, Fillon, Hamon, Mélenchon) ou pour huit, neuf ou dix sur dix des « petits » candidats. Un pistolet sur la tempe, je voterais Poutou, Arthaud ou Guyot, voilà tout.
Un pays présidé par Nicolas Paul Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa puis Hollande et qui va avoir le choix entre Le Pen, Macron, Fillon, Hamon puis un « duel » entre deux de ces personnes-là est un pays dont l’avenir est déjà tracé. Vous voulez que je vous dise où il mène?…
*Le Pen, dans les sondages, n’a plus quitté la première place au premier tour depuis début janvier, elle fera à mon avis 30% ou davantage. Je le déplore, mais Le Pen par ailleurs n’est ni le « mal » face au « bien », ni le mal absolu ou le mal relatif. Son irruption est logique dans un pays où la droite a souvent (presque toujours) gagné contre l’incompétence de la gauche, où la gauche (celle de Mitterrand, le seul grand président en France depuis des dizaines et d’autres dizaines d’années) a gagné contre l’incompétence de la droite (celle de Giscard « d’Estaing »), et où il ne resterait/ restera quasiment plus, en toute et parfaite logique, qu’à élire l’extrême-incompétence à la suite des incompétents de centre droit et des incompétents de centre-gauche.
Derrière Le Pen, il y aura Fillon (ou Juppé s’il prend l’emploi pas fictif de candidat à la place de Fillon) ou Macron ou Hamon.
Ben moi, je ne sais pas si on va l’avoir dans le Fillon, dans le Macron ou dans le Hamon, mais ça va pas changer grand chose, les élections ne seront pas poétiques même si, Mélenchon compris, qu’on se le dise, tous les candidats riment avec… Euh… Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon, le futur président va rimer avec… ben… euh… euh… avec « on ».
On (ça vient du latin homo, homme) est le pronom indéfini neutre. Ouais, c’est bien ça cette élection: c’est indéfini et c’est neutre. Et comme on sait, il y a des raisons phonétiques pour lesquelles on ne dit pas « qu’on » mais « que l’on ». Cela permet d’adoucir le hiatus dû à une succession de sons vocaliques.
On sait ce que valent les sondages: absolument rien. Mais on va se partager la tarte, les copains. Y en aura pour tout le monde, Marine!
Marine, comme Trump, est peut-être en vérité la vraie et la seule candidate du Système, la seule candidate qui permet de faire oublier l’incompétence de la gauche et de la droite, la seule candidate contre laquelle
tous les « on »,
tous les Fillon,
tous les Macron,
tous les Hamon,
tous les Mélenchon
se réconcilieront au second
(tour).
Nous, au blog « En défense de David Hamilton », on préfère la poésie, la vérité, la beauté. On ne vote pas.
Ce pourrait être un jeu… Il faudrait trouver un personnage.
Le personnage à découvrir : une personne fameuse, née – au mois d’avril – en Angleterre, et morte en France; ses dates de naissance et de mort contenaient les jours 15 et 26; il s’agissait d’une personne passée d’une enfance très modeste à la bonne société; son père avait disparu alors que l’enfant venait de naître.
Vous ne trouvez pas?…
Il s’agissait aussi d’une personne frappée par plus d’une rumeur, au sujet de poses lascives féminines, et qui avait lié son nom à des portraits, ou encore à des personnages féminins appartenant à la mythologie grecque.
Vous ne trouvez pas encore? Il s’agissait d’une personne morte au milieu du scandale, et son corps n’a (pour autant que l’on sache) pas été rapatrié en Angleterre.
Vous ne trouvez toujours pas? Si je vous dis que son nom est lié à environ quatre films?Et à une infinité de portraits (féminins bien sûr) plus ou moins dénudés, veux-tu des muses? Circé? en voilà! veux-tu des bacchantes? tiens!
( N’ALLEZ PAS LE DIRE à Ardiçon et à Poupette ! JE VOUS EN PRIE! )
*
Le nom du personnage: Hamilton.
Bravo.
Je confirme.
David Hamilton?
Euh… non.
Emma était née en Angleterre, morte en France; ses dates de naissance et de mort contenaient les jours 15 et 26 (26 avril 1765 – 15 janvier 1815 ) , dans l’ordre contraire de David Hamilton (15 avril 1933 – 26 novembre 2016); il s’agissait en effet d’une personne passée d’une enfance très modeste à la bonne société; son père avait disparu alors que l’enfant venait de naître. On rapporte que dans sa jeunesse elle prenait des poses lascives; elle fut la muse du portraitiste George Romney, auquel elle servit de modèle pour une cinquantaine de portraits, dans les costumes mythologiques les plus divers : Cassandre, Circé.
MON DIEU, CIRCE, la femme qui transforme les hommes d’un coup de baguette en porcs! N’allez pas le dire à Ardiçon et à Poupette !
Elle est morte au milieu du scandale (sa correspondance avec son amant, Nelson, avait été publiée), et son corps ne fut pas rapatrié en Angleterre.
Elle a inspiré au moins quatre films au Vingtième siècle.
Illustrations: Lady Hamilton par George Romney et Élisabeth Vigée Le Brun.
Publié le 3 mars 2017 par defensededavidhamilton
Sur David Hamilton.
« La malchance funèbre de David Hamilton« , par Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, sur le blog géré par ce même Jean-Pierre Fleury:
https://lequichotte.wordpress.com/2017/02/24/la-funebre-malchance-de-david-hamilton/
Ou encore, toujours de Jean-Pierre Fleury, sur son blog encore, cet autre article au titre évidemment ludique: DAVID HAMILTON : SA VIE APRÈS L’AFFAIRE FLAMENT — UN QUOTIDIEN BOULEVERSÉ
*
Par ailleurs…
Si vous aimez David Hamilton, vous pourriez aussi aimer…
*
Sur le site du jeune cinéaste français Sébastien Guillet, un article de recension d’un recueil de poésie d’Olivier Mathieu :
http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/
*
Sur le blog du jeune écrivain suisse Daniel Fattore, des « dimanches poétiques » d’Olivier Mathieu :
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-27-olivier-mathieu-66013709.html
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-15-leconte-de-lisle-59922326.html
http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-xx-olivier-mathieu-114541721.html
*
De la plume de Daniel Fattore:
Une adolescence à Marly-le-Roi:
http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html
Pauvre coeur, riche musique :
http://fattorius.over-blog.com/article-23548712.html
Discret Passage à niveau (roman) :
http://fattorius.over-blog.com/article-22166799.html
*
Et enfin, cette page absolument capitale :
http://www.fattore.com/NouvellesLitteraires.htm
Publié le 28 février 2017 par defensededavidhamilton
*
*
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Prix de l’enculé
Le blog « En défense de David Hamilton » organisera bientôt un concours afin de couronner un enculé.
Il sera alors démocratiquement demandé aux lecteurs du blog de désigner le plus grand enculé parmi les enculés.
*
PRIX DE
CONSOLATION
On décernera en outre (afin de respecter l’indispensable égalité entre hommes et femmes) un lot de consolation à une grognasse nullissime (qui sera elle aussi désignée, démocratiquement, par le vote des lecteurs du blog), et donc en guise de consolation à une nullité, à une perdante au jeu de la vie: à l’une de ces personnes, par grand malheur pour elles trop nombreuses, et qui se contentent d’un dernier quart d’heure de célébrité à l’issue d’une existence faite d’ennui, de bassesse et de médiocrité.
Comme disait Alfred Jary…
« Quant à ceux qui ne gagneront pas, ils auront comme consolation cette autre caisse qu’on leur partagera » (Jarry, Ubu Roi,1895, II, 7, p. 53).
Publié le 28 février 2017 par defensededavidhamilton
Le Titien, « Viol de Lucrèce ». Rappelons que Lucrèce, comme David Hamilton (au moins, quant à lui, selon la version officielle), est morte suicidée.
Condamner le viol.
Un simple exemple: extrait de la page Wikipédia sur le viol.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Viol
Pendant la chute du IIIe Reich en 1945, le nombre de femmes allemandes violées par l’armée soviétique a été estimé à 2 millions. A Vienne en 1945, les cliniques enregistrèrent 87 000 cas de viols et 110 000 cas à Berlin.
L’historienne allemande Miriam Gebhardt documente de nombreux viols de femmes, jeunes filles, mais aussi hommes et garçons allemands perpétrés par des troupes américaines, britanniques et françaises. Son estimation numérique est basée sur la supposition que 5 % des accouchements de femmes non mariées dans les différents secteurs d’occupation furent issus de viols de soldats, et 100 viols eurent lieu pour chaque naissance enregistrée. Ces chiffres, plausibles si ce n’est définitifs, portent la responsabilité longtemps refoulée des alliés à 860 000 cas, soit près d’un tiers du total des viols perpétrés.
Lors du débarquement des soldats alliés en Europe, de nombreuses plaintes ont été portées sans grands résultats contre les soldats américains par des femmes françaises. L’historien américain J. Robert Lilly dans son ouvrage « La Face cachée des GI’s » rapporte que plus de 17 000 viols ont été commis par les GIs au Royaume-Uni, en France (estimation entre 2 500 et 3 500 cas de viols en France ayant entraîné 150 condamnations) et en Allemagne.
Vous avez violé la loi du Seigneur (la Bible).
Ce qui est triste dans l’Affaire de la mort de David Hamilton est, sans aucun doute, que bien des lois actuellement en vigueur, bien des règles ont été violées. On s’en souvient peut-être, on lit dans la Bible: « Esdras, prêtre, se levant, leur dit : Vous avez violé la loi du Seigneur » [Sacy, Bible, Esdras, I, X, 10].
Ici, personne ne se prend pour Esdras. Mais il n’en reste pas moins que dans l’affaire de la mort de David Hamilton, ce sont les règles de la (fameuse…) « » » » » » »déontologie journalistique » » » » » » qui ont été violées et bafouées.
Le viol de la présomption d’innocence.
« Je viole en un jour les droits des souverains, Ceux des ambassadeurs et tous ceux des humains« , écrivait le grand Racine dans Andromaque (v, 4). En ce qui concerne David Hamilton, ce qui a été violé a été nous semble-t-il son droit – qui est garanti, rappelons-le une fois encore, par la loi française- à la présomption d’innocence. Or tous les citoyens français, suppose-t-on, sont attachés à juste titre au respect de la présomption d’innocence, comme au droit de ne pas être insultés publiquement par des censeurs, des « justiciers » autoproclamés qui sont, en définitive, des violeurs de la présomption d’innocence. Nul n’a le droit de violer les droits des artistes: et les droits d’un grand artiste comme David Hamilton.
C’est là ce que Régis de Castelnau, avocat, collaborateur de Causeur, a fort bien exprimé ici:
http://www.causeur.fr/hamilton-fiona-sauvage-justice-41396.html
La langue ne doit jamais être violée.
« Ne nous rebutons point de ces remarques grammaticales ; la langue ne doit jamais être violée« , conseillait Voltaire. Que la langue ne doive jamais être violée, j’en conviens volontiers avec Voltaire. Mais tout comme la langue, je crois que la « déontologie journalistique » – si elle existe, et si elle est valable pour tout un chacun de la même façon – ne devrait jamais, elle non plus, être violée. Le même Voltaire a souvent employé ce mot de la langue fançaise – violer – dans ses oeuvres. « Le prétexte manquait pour violer le serment…. Le légat n’eut d’autre ressource que de persuader à Ladislas, aux chefs hongrois et aux Polonais, qu’on pouvait violer ses serments« , écrivait encore Voltaire. Violer un serment est une vilaine chose, qui le mettrait en doute? Or, violer la bonne éducation, proférer des insultes et des injures à la télévision (de telle sorte que ces injures et ces insultes frappent ensuite les oreilles des jeunes gens et des enfants), refuser de publier le droit de réponse que David Hamilton avait envoyé à la presse (ou le publier tardivement et / ou sous forme d’extraits), est-ce que tout cela n’a pas constitué le viol d’un autre serment: le serment, explicite ou implicite, par lequel les journalistes-animateurs sont (ou devraient être) tenus à ne pas insulter voire lyncher leurs invités ou ceux dont ils font la cible de leur courroux voire de leur haine?
Ne violez pas la sainte hospitalité.
« N’outragez pas ainsi la nature, ne violez pas la sainte hospitalité« , avertissait Jean-Jacques Rousseau, auteur qui m’a toujours été sympathique. Rousseau avait raison, le viol de l’hospitalité doit être dénoncé comme une bassesse humaine. Et Voltaire avait raison aussi, les serments ne devraient pas être violés.
L’oeuvre de David Hamilton, sa mémoire, sa réputation, n’ont-elles pas été violées?
« Les successeurs de Jean sans Terre ne songèrent qu’à violer les deux chartes que la nécessité lui avait arrachées« , rappelait Condillac dans ses Études historiques ( II, 5). En ce qui concerne David Hamilton, on a facilement pu se rendre compte, après sa mort, du fait que l’opinion publique, savamment excitée contre lui et contre son oeuvre, a bien souvent craché sur l’artiste qu’elle avait jadis adoré. La mémoire, la réputation, l’oeuvre artistique immense de David Hamlton ont été violées. Pour notre part, nous le regrettons. Comme l’on viole une sépulture, comme on la dégrade, comme on y fouille dans des intentions coupables, l’oeuvre de David Hamilton a été la cible de ragots, d’approximations, de mensonges. Elle a été violée.
La sépulture idéale de David Hamilton au Parnasse.
« Les jésuites persécutaient…. la mémoire de Pascal, Arnaud fugitif, les débris de Port-Royal détruit, et les cendres des morts dont on violait les sépultures« , se plaignait Voltaire (Mélanges littéraire, Avertissement d’une édition des Pensées de Blaise Pascal).
Certes, la sépulture de David Hamilton – qu’il repose en paix! – n’a pas été violée. En tout cas, espérons-le. Mais c’est bel et bien son oeuvre photographique, son oeuvre poétique, c’est bien sa sépulture idéale au Parnasse des grands artistes, que des médiocres ont essayé de violer.
On pourrait donc, aujourd’hui, changer à peine la phrase de Voltaire au sujet de David Hamilton, victime d’un évident viol médiatique: « Les jésuites persécutaient…. la mémoire de David Hamilton… et les cendres des morts dont on violait les sépultures ».
C’est très amusant, de s’occuper d’un blog consacré au grand artiste que fut David Hamilton.
Je m’explique.
Le monde moderne n’a plus besoin de la vérité.
Le monde moderne est le monde des encyclopédistes du partage de l’ignorance.
Internet est la poubelle, c’est le vomitoire de la médiocrité.
Le monde moderne est celui du mensonge, de la désinformation, du bluff.
En revanche, TOUT LE MONDE semble avoir rencontré l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui, au Cap d’Agde………….
C’est quand même curieux, moi je trouve, ce monde – celui d’Internet et du « journalisme »- où des gens écrivent sur David Hamilton, confondent ses acteurs avec d’autres, le prétendent mensongèrement marié deux fois (c’est faux), le prétendent mensongèrement né de père inconnu (c’est faux), lui attribuent des films qui ne sont pas les siens, etc., MAIS veulent être crus quand ils rapportent en revanche les ragots et les diffamations des petits et des petites minables qui règnent, aujourd’hui, dans le marais des faux intellectuels et des vraies nullités du monde « pipole ».
Le monde moderne ferait rire, s’il ne faisait vomir.
article paru précédemment sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
je précise que les articles du Blog « En défense, etc. » ne sont pas de moi, sauf s’ils y sont signés de mon nom, ce qui n’est pas le cas pour ce présent article, par exemple.
Le viol, et la relation sexuelle non consentie, doivent être condamnés à tout âge.
Cela dit, l’affaire Hamilton, d’un point de vue juridique, est absurde.
Qu’on veuille bien y songer: l’accusatrice, Mme Flament, avait laissé passer les délais de prescription. En d’autres termes, aucune plainte ne pouvait être déposée contre David Hamilton.
Et même si une plainte avait été déposée contre lui:
il aurait dû être présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation
ç’aurait été à l’accusation de démontrer une quelconque culpabilité de sa part
En France, l’article 227-25 du code pénal fixe la majorité sexuelle par principe à 15 ans (pour les relations hétérosexuelles et homosexuelles).
Tout cela en France où, que cela plaise ou non, au-delà de 15 ans, la possibilité de relations sexuelles consenties est reconnue par le Code pénal (en-dessous de 15 ans, même si le mineur consent à une relation avec un majeur, il y a atteinte sexuelle).
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A la fin des années 1970, disons entre 1977 et 1979, de nombreux intellectuels, vrais ou faux philosophes (citons Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser…) avaient demandé au Parlement la dépénalisation de toutes les relations consenties entre adultes et enfants de moins de quinze ans (il s’agit, rappelons-le, de la majorité sexuelle en France). Personnellement, je crois qu’une telle demande était excessive. Toujours est-il que des intellectuels comme Michel Foucault, Jean Danet et Guy Hocquenghem avaient tous signé la pétition de 1977.
Deux lettres ouvertes furent publiées dans la grande presse de l’époque, pour exiger la libération de quatre personnes accusées d’avoir eu des rapports sexuels consentis avec des mineurs sexuels. La première de ces pétitions fut publiée dans le Monde du 26 janvier 1977, signée par des gens aussi fameux que Jack Lang, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, André Glucksmann et Guy Hocquenghem. La seconde fut publiée par Libération au mois de mars 1979 (voir l’Express du 7 mars 2001).
Tout ceci pour dire et redire, s’il en était besoin, que les photographies et les films de David Hamilton, à l’époque, ne pouvaient guère choquer personne, sauf peut-être de vieilles grenouilles de bénitier.
A l’époque, David Hamilton – lui – ne signait aucune pétition. Entouré des actrices de son film ‘Bilitis’, Patti D’Arbanville et Mona Kristensen, il préférait présenter ses oeuvres artistiques, par exemple le 21 mai 1977 à Cannes. En cinéaste, en artiste, en dandy, en poète.
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Il faudrait évidemment être fou pour faire l’apologie du viol, l’apologie des rapports sexuels non consentis, ou l’apologie des rapports sexuels avec des mineurs de moins de quinze ans.
Dans le cas de David Hamilton, je n’étais pas présent (Ardisson non plus) et j’ignore s’il a eu des rapports consentis avec certaines de ses modèles de plus de quinze ans. Même si ç’avait été le cas, chose qui resterait amplement à démontrer, cela n’aurait pas constitué un délit aux yeux de la loi française.
Pierre Lance écrit ( http://www.nice-provence.info/blog/2016/12/10/photographe-desir/ ) :
« Accusé de plusieurs viols sur ses jeunes modèles, il avait peu de risques d’être condamné, la plupart de ces crimes étant prescrits. Mais après avoir été une star adulée, il est probablement pénible de se retrouver à 83 ans dans la peau d’un criminel. Selon les commentateurs, les familles des jeunes filles sélectionnées par Hamilton étaient très flattées de ce choix. Et il semble que les adolescentes n’aient pas opposé trop de résistance à l’entreprenant photographe ni osé le dénoncer en temps opportun« .
Il semble? Que « semble »-t-il? Sur quoi se base M. Lance pour dire ce qu’il (lui) semble?
En ce qui concerne des accusations – gravissimes et unilatérales – de « viol », donc de rapports non consentis, Mme Flament avait des dizaines d’années pour porter plainte mais elle n’a retrouvé la mémoire qu’au moment de la sortie et de la promotion de son bouquin.
A moi, il me semble que les accusations doivent être prouvées. C’est la base du droit et de la démocratie.
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L’opinion des auteurs de ce blog est, globalement, que sans tomber dans les excès de certains philosophes (ou supposés tels) des années 1970, la loi française en ce domaine est amplement suffisante (je parle de l’article 227-25 du code pénal qui, donc, fixe la majorité sexuelle à 15 ans).
Je me souviens par exemple de la soirée que David Hamilton avait passée – publiquement – en compagnie d’une jeune femme, au club « L’Apocalypse », c’était le 15 octobre 1982 à Paris. Personne ne savait quel âge avait cette jeune femme qui lui tenait la main, et personne ne songeait à le lui demander. Elle n’avait certainement pas moins de quinze ans!
Nous ne croyons pas, pour notre part, que David Hamilton ait jamais enfreint la loi française: chose que, au demeurant, on ne saura jamais puisque nulle plainte ne pouvait être déposée contre lui pour des faits présumés (qui auraient eu lieu il y a des dizaines d’années) et puisque, par ailleurs, sa mort a éteint toute action civile.
Les amateurs de scandale continueront à jeter sur sa mémoire de la boue, qui leur retombera sur la tronche.
Tandis que nous, nous continuerons à aimer et à admirer son oeuvre.
Oui: de David Hamilton, mieux vaut conserver le souvenir de son élégance. Celle qu’il démontrait en tant et tant d’occasions et par exemple, pour ne prendre qu’un seul exemple, en compagnie d’Henri d’Orléans, comte de Paris, lors d’un vernissage le 18 novembre 1993 à Paris.
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David Hamilton, pour autant que je puisse le savoir, n’était pas une grenouille de bénitier. Le 7 août 1983 David Hamilton organisa une fête: il se trouvait donc avec son amie Gertrude à Ramatuelle, pour… le mariage de Mona, son ex-épouse, avec Gregory Arnold. De nombreux journalistes étaient présents pour couvrir l’événement, David Hamilton était souriant et, de toute évidence, comme le démontrent aussi les photos de cette journée, en excellents termes avec son ex-épouse Mona Kristensen.
Au fait, David Hamilton ne fut jamais marié avec Gertrude, mas cela n’empêche pas des tonnes de journaux d’avoir écrit qu’il avait été marié deux fois. Il est certes assez curieux que des « journalistes », qui indiquent en David Hamilton un « violeur » (sic), ne soient même pas capables de dire sans se tromper avec qui il fut marié, et quand…
Des journalistes qui sont catégoriques quand il s’agit d’accusations unilatérales proférées par leur collègue Mme Flament, mais qui – en revanche – ne savent pas donner une info correcte au sujet de mariages…
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Jadis le naïf Pierre Louÿs avait dédié Bilitis, « livre d’amour antique », aux « jeunes filles de l’avenir ».
Le seul problème est que, en 2016, on voit peut-être renaître une espèce que l’on croyait voire espérait en voie d’extinction ou disparue, celle des grenouilles de bénitier.
Hélas, cher Pierre Louÿs, les jeunes filles de l’avenir sont devenues – pour pas mal d’entre elles – des grenouilles de bénitier…!