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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/09/le-cineaste-sebastien-guillet-a-lu-le-portrait-de-dawn-dunlap/

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Le jeune cinéaste français Sébastien Guillet a lu « Le Portrait de Dawn Dunlap »

 

Cinéaste, écrivain, le jeune créateur Sébastien Guillet a lu Le Portrait de Dawn Dunlap. On trouvera ici son texte. En espérant que d’autres artistes, intellectuels, blogueurs, abonnés du blog, etc, suivent l’exemple de Sébastien en nous faisant connaître eux aussi leur avis sur Le portrait de Dawn Dunlap.

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Sur Sébastien Guillet, voir:

https://www.youtube.com/watch?v=yzUAF7NciVk&feature=youtu.be

 Voir aussi:

http://renato.sebguillet.fr

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TEXTE DE SEBASTIEN GUILLET

au sujet du « Portrait de Dawn Dunlap« .

Il était une fois une époque délétère, qui s’en prenait aux êtres libres et sains d’esprit. Une époque où l’on trouvait un grand photographe « suicidé » chez lui, sans que personne y trouve trop à redire. Olivier Mathieu, dans « le Portrait de Dawn Dunlap » (un livre publié par son compère Jean-Pierre Fleury) explore dans un court texte nostalgique la mécanique du souvenir à travers le portrait d’une égérie de David Hamilton.

Les noms de Dawn Dunlap et de David Hamilton sont éternellement liés. Liés par l’œuvre photographique immense et unique du Britannique mais aussi et surtout par le film que celui-ci a tourné avec la jeune fille. Hélas, nous vivons une époque qui aime salir, de préférence avec bruits, fracas et exécutions sommaires.

Tout commença il y a quelques mois avec des accusations d’attouchements proférées à l’encontre du désormais octogénaire Hamilton, des décennies après et sans autres éléments que des souvenirs présumés. Des accusations lancées au milieu de l’arène médiatique pour y faire couler un maximum de cette encre dont les « journalistes » contemporains ne savent que faire, sinon célébrer la médiocrité, condamner la pensée non conforme et détruire les réputations sans la moindre évidence.

Tout cela se termina par le « suicide » d’un des plus grands photographes de son temps, dans l’indifférence totale, les médias laissant honteusement planer l’idée qu’il n’aurait pas supporté d’être ainsi « découvert ». Ce n’est certes pas avec ces cloportes à carte de presse bidon que l’affaire du Dahlia Noir aurait pu être élucidée… mais passons.

Olivier Mathieu publie ces derniers jours un texte magnifique consacré à Dawn Dunlap, la jeune modèle de la fin des années 1970 qu’Hamilton a si sublimement fixée sur la pellicule. Ce dernier a également réalisé plusieurs films dans les années 80 (qualifiés « d’érotiques » par les notules officielles alors qu’il faudrait mieux parler d’œuvres d’initiation, par exemple) dont le visionnage vous démontrera à quel point cet artiste a produit un travail d’une originalité et d’une intemporalité indiscutables. Et s’il est vrai qu’on peut reconnaître un grand artiste à son style, alors Hamilton est un très grand.

Alors que la pornographie envahit tout l’espace communicationnel contemporain, que la vulgarité est érigée comme une haute forme d’Art par les médias et les experts, que la musique n’est plus devenue, comme la photographie, qu’un médium destiné à vendre des appartements ou des forfaits mobiles, tout un monde décadent s’en est pris avec rage à la poésie, la sensualité, la fraîcheur des travaux de David Hamilton, sous le prétexte dément que son objet artistique de prédilection était les jeunes filles en fleur… Sans rire, vous avez déjà consulté les nombreux sites de photographes professionnels ou amateurs qui sévissent sur la Toile ? Un amas gerbant de laideur et de mauvais goût dénué de sens et d’originalité. Une époque qui s’en prend aux belles choses vit ses dernières décennies, sans aucun doute.

Dans son livre, Olivier Mathieu avoue sa fascination pour Dawn Dunlap, explore les photographies d’Hamilton en déployant, avec une forme synthétique et touchante à la fois, les souvenirs de l’enfance, l’adolescence, les premiers émois et la perte des illusions. Il voit dans le temps qui passe, et rapproche l’être de sa fin, une magnifique allégorie de la beauté qui s’évanouit, si vite, si fort, comme un coucher de soleil se perd en une minute (les photographes dont je suis savent ça!). Hamilton est de ces rares artistes qui ont su, voulu, réussi à immortaliser cette douceur virginale qui s’épuise en quelques mois, au mieux quelques années.

Rendant hommage à un vrai artiste sali dans son grand âge, décrivant une époque révolue où la liberté et la beauté étaient encore des piliers de la création artistique mais aussi faisaient partie du patrimoine commun indiscutable, Olivier Mathieu déchire le voile (diaphane?) de notre sinistre société et célèbre d’une certaine manière la nécessité d’être nostalgique, afin de ne pas mourir malheureux… et grossier. La très jeune beauté de Dawn Dunlap, immortalisée à jamais par Hamilton, dressée comme un rempart contre la laideur décadente de l’Occident américanisé, en souvenir de ce qui fut, de ce qui fut possible, et qu’il ne faut pas oublier.

Sébastien Guillet

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LES JEUNES FILLES  DE DAVID HAMILTON  ONT LE COEUR PUR

Voir aussi, sur le blog de Sébastien Guillet :

http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/

Et aussi, sur le blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes :

https://lequichotte.wordpress.com/2017/02/01/les-jeunes-filles-de-david-hamilton-ont-le-coeur-pur/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

reprise en partie de mon dernier article :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/09/article-et-poeme-de-jean-pierre-fleury-en-hommage-a-david-hamilton/

sur le blog en défense de David Hamilton

Un ami a lu « Le portrait de Dawn Dunlap »

Olivier,
Ton essai est « impressionniste ».
Par petites touches, tu décris une époque révolue.
Le soleil se couche, la mélancolie s’installe et nous sommes… des survivants.
Amitiés.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 9 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/09/du-bonheur-queut-la-fillette-de-treize-ans-boa-dhermine-et-longs-gants-de-vivre-avant-ardisson-et-flament/

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Du bonheur qu’eut cette fillette de treize ans, boa d’hermine et longs gants, de vivre avant Ardisson et Flament.

Portrait de Mademoiselle Caroline Rivière, treize ans, boa d’hermine et longs gants.

Par chance pour Ingres, c’était avant Ardisson et Flament.

Renoir. La modèle avait huit ans.

Et le portrait de Mademoiselle Irène Cahen d’Anvers (La petite Irène) par Pierre-Auguste Renoir, en 1880? C’est un riche banquier parisien, Cahen, qui commanda à l’artiste le portrait de sa fille âgée de huit ans.

Par chance pour Renoir, c’était avant Ardisson et Flament.

CLICHERIE* SANS TRICHERIE

Qu’est-ce qu’un cliché lorsqu’il ne s’agit pas de quelque chose de convenu, de quelque lieu commun ? C’est le participe passé, adjectivé, puis substantivé du verbe « clicher » dont le sens premier (terme d’imprimerie) signifie…

« Couler de la matière fondue dans l’empreinte qu’on a prise d’une page composée en caractères mobiles ; ce qui donne par le refroidissement un bloc présentant le même relief que les lettres mêmes ; bloc qui, employé pour l’impression au même usage que les caractères, permet de tirer, s’il y a lieu, un très grand nombre d’épreuves sans faire une nouvelle composition » (dictionnaire Littré).

Mot dont l’origine serait la même que celle des mots « cliquer », « claquer », « clenche », etc. Avec l’idée commune de « fixer ».

On parle en imprimerie (du moins en imprimerie traditionnelle) de « feuilles clichées ». Le cliché y est ainsi la « planche en relief obtenue par le clichage ». Ce terme est passé à la sculpture où il désigne une « empreinte d’un coin de médaille qu’on fait dans de l’étain en fusion, et par laquelle on juge jusqu’à quel point le travail est avancé. » (idem) Puis Il a atteint, fort logiquement, et par pure analogie, la photographie où le clicheur (« celui dont la profession est de clicher », ibidem) a pour nom « photographe ».

Dans le domaine du clichage photographique, la technique se tient dans le matériel employé, mais tout le talent artistique est dans l’œil qui cadre et le doigt qui fixe, autrement dit : qui cliche ; qui unifie un certain sujet, dans un certain espace, sous une certaine lumière, à un moment donné de l’expression du sujet. C’est pourquoi dès ses origines, on peut déjà sentir l’artiste, et non simplement le simple et banal exécutant technique ; l’artiste par derrière, ou plus exactement face à l’image produite.

Et dans le cas des vrais artistes du sixième art (selon certains, en concurrence avec la danse), ou septième art (pour d’autres, en compagnie du cinéma), ou huitième art (pour d’autres encore, au sein des « arts médiatiques »), le paradoxe est que leurs clichés ne sont jamais des clichés ; que leurs photographies ne sont jamais banales mais bien reconnaissables entre mille. Que leur clichage (« art ou action de clicher ») révèle un talent, un métier stylé.

Ainsi en fut-il, en est-il plutôt, de David Hamilton pour lequel j’ai fait cette chansonnette :

CLICHÉ

– I –

Délicatement embelli,

Instant voilé de tulle et de dentelle,

Le temps se pose, aboli,

Puis, d’un coup d’aile,

La nostalgie anoblit

Cette image éternelle.

*

Et dans la pénombre,

Se tient, loin du nombre,

La Beauté si frêle,

La Beauté qu’Amour appelle…

*

Enfant malicieux,

Ce petit infidèle.

– II –

Invisiblement, son regard

Se fixe au bout du temps qui nous enchaîne,

Et son sourire, eu égard

À notre peine,

Est si triste et tient hagard

Notre vie à la traîne.

*

Timide, elle égare,

Ne dit jamais : gare !

La dryade au chêne,

La naïade à la fontaine…

*

Reste auprès des Dieux

Un vœu pieux qui malmène.

– III –

L’éblouissement harmonieux

De pureté ou d’innocence avide

Se mute alors, à nos yeux,

En un livide

Esprit secret et anxieux

D’âme au bord du grand vide.

*

Ainsi du magique,

Surgit le tragique

L’éphémère austère

Le fugace où tout s’altère …

*

Fruit d’un goût précieux,

Délicieux, translucide.

– IV –

Inflexiblement affadi,

Le beau cliché s’efface en son mystère,

Décomposé, il maudit

Le délétère

Dans un recoin assourdi

Se mêlant à la terre.

*

Oui ! comme un dédit

Jamais reverdi,

C’est la mise en bière

Et la Mort en sa prière…

*

Un souffle d’adieu

Qui ne veut pas se taire.

– V –

Insensiblement frissonnant,

Un astre a bu le flou et le murmure

Du vent, perdu au ponant,

Dans la fêlure

D’un doux soleil s’adonnant

À l’oubli des brûlures.

*

Ainsi tout se mêle

Pastels et ombrelles,

Un micron susurre

La chanson qui nous rassure…

*

Jusqu’au bout des Cieux

Vaporeux, sans armure…

*

Un souvenir…

Note :

* Clicherie : « Lieu où sont fabriqués les clichés ; nom de cette industrie ». (le Littré).

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 8 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/08/1718/

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The « Little Miss » Dawn Dunlap Of The Great David Hamilton

 

Pour suppléer à la médiocrité de l’article « Wikipédia » consacré à Dawn Dunlap, un article long de deux lignes pour ne pas dire vide.

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UN ESSAI DE BIOGRAPHIE DE DAWN DUNLAP

Imaginez maintenant un roman qui commencerait par quelque chose de ce genre: « …the bride wore a gown of white silk organza and rose point Chantilly lace. The dome shaped skirt of silk organza featured a panel of the Chantilly lace. A crown of silk illusion rose petals held her cathedral train of white silk illusion. She carried two while orchids accented with ivy and stephanotis« .

A mon avis, ce texte (celui, bien sûr, du paragraphe précédent) n’est pas écrit dans un anglais correct, la répétition de silk illusion me semble plus que curieuse. Mais je traduis (que qui connaît l’anglais mieux que moi, ce qui n’est pas difficile puisque je ne l’ai jamais étudié, n’hésite pas à me corriger!): « La mariée portait une robe d’organza de soie blanche et de point rose Chantilly dentelle. La jupe en forme de dôme d’organza de soie présentait un panneau de dentelle Chantilly. Une couronne d’illusion de soie et de pétales de rose a tenu son train de cathédrale de l’illusion de soie blanche. Elle portait deux orchidées accentuées de lierre et stephanotis« …

La phrase du milieu (si quelqu’un désire savoir d’où elle vient et ne le découvre pas tout seul, me demander) – « Une couronne d’illusion de soie et de pétales de rose a tenu son train de cathédrale de l’illusion de soie blanche » – me semble évidemment fautive,  « surréaliste », floue…

Mais je la maintiens, telle quelle. On comprendra pourquoi en lisant la suite de cet article…

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LA FAMILLE DE DAWN DUNLAP,

SES PARENTS, SA VILLE, SON MILIEU

Il y a un doute au sujet de la date de naissance de Dawn Dunlap (1962 ou 1963?) et, curieusement, le même doute existe en ce qui concerne son père (1937 ou 1938?)… Le père de Dawn Dunlap, de nationalité américaine, James Lapham Dunlap, était né le 20 août 1937 à Bakersfield, chef-lieu du comté de Kern en Californie, même si énormément de sites sur Internet affirment qu’il serait né en 1938. Nom de famille ou prénom,  comme on va voir plus loin, Lapham est d’origine anglaise et provient du vieil anglais « Hlappa » ou « Laeppa », qui  signifiait « balise », « fin », « district ». Par ailleurs, « ham » est, me semble-t-il, un mot de vieil anglais pour désigner un village et aussi une ferme, ou encore une prairie.

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Samuel Cleveland Dunlap, le grand-père paternel.

Le père de James Lapham Dunlap était Samuel Cleveland Dunlap,  fils de M. et Mme James T. Dunlap (originaires de Gainsville, Florida).

La mère de James Lapham Dunlap (grand-mère paternelle de Dawn Dunlap) était Julie Lapham, une texane qui avait étudié au « Saint Mary’s Hall » de San Antonio, comme l’on voit sur la photo qui date des environs de 1930; elle était fille de John Henry Lapham et d’Edna Capen Lapham.

Debout (troisième de gauche à droite), vers 1930, Julie Lapham, la grand-mère maternelle de Dawn Dunlap au « Saint Mary’s Hall » de San Antonio (Texas)

Samuel Cleveland Dunlap, grand-père paternel de Dawn Dunlap, souvent simplement surnommé « Sam » par ses proches, devait être âgé au moment de la naissance de son fils (1938) d’environ 34 ans puisque je l’estime né le 23 janvier 1906 (en Alabama). En 1938 toujours,  Julie Lapham (9 février 1914 – août 1986) avait environ vingt-cinq ans. Le couple a eu, je crois, un ou deux autres enfants, notamment un fils né à très peu de temps de distance (probablement en 1939), Walter Capen Dunlap.

 North Molton

Une famille américaine.

En résumé: une famille américaine; d’origine anglaise et plus précisément provenant de North Molton (North Devon, Angleterre); rigoureusement blanche quant à l’ethnie; une famille riche voire très riche depuis plusieurs générations; et dont les membres étaient tous protestants (pour donner un premier exemple: à l’été de 1961, Walter Capen Dunlap que je viens de citer, l’oncle paternel de Dawn Dunlap donc, avait épousé Mlle Elaine Grace Palmer – originaire de Birmingham, Michigan – à l’église presbytérienne Kirk in the Hills de cette même ville de Birmingham; le mariage avait été célébré par le révérend Harold C. De Windt).

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Revenons au père de Dawn Dunlap. Rapidement, voilà James Laphan Dunlap diplômé (1956) de la Culver Military Academy. Puis, après de remarquables études en sciences du génie pétrolier (Université de l’Oklahoma, 1961, où  il rencontre sa future épouse), titulaire en outre d’une maîtrise en administration des affaires (Université de Columbia, 1963), James Laphan Dunlap épouse en août 1958 (le mariage avait été annoncé au mois de mai) la jeune Anne Noble Reaves.

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Anne Noble Reaves, future mère de Dawn Dunlap

La mariée, d’ores et déjà diplômée de la Madeira School en Virginie (voir https://en.wikipedia.org/wiki/Madeira_School), était étudiante à l’Université de l’Oklahoma (il semble qu’il y ait une photographie d’elle dans le « Sooner Yearbook » de ladite Université – Class of 1958). Elle était fille du docteur Benett James Reaves Jr., né le 4 février 1908 et mort en mai 1981 (lui-même fils de M. et Mme Bennett James Reaves, originaires de Little Rock, Arkansas) et d’Eula Noble, née le 12 novembre 1909 (elle-même fille de M. et Mme Charles Oakley Noble Sr., de Lake Charles). Eula Noble était membre de l’Église épiscopale du Bon Pasteur  – Episcopal Church of the Good Shepherd; elle est décédée le mardi 21 février 2006 à l’âge respectable de 96 ans).

James Laphan Dunlap et Anne Noble Reaves s’étaient mariés, je l’ai dit, en août 1958, peut-être en l’honneur de James Laphan Dunlap qui était né en août 1937 (ou 1938) et avait donc juste vingt ans, ou à peine davantage.

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LITTLE MISS…

La naissance de Dawn Dunlap

 En 1962, au plus tard en 1963, naît (à Austin, Texas) celle qui en 1979 dans « Laura les ombres de l’été » deviendra l’actrice cinématographique de David Hamilton, la plus grande sans doute: Dawn Dunlap.

Voici d’ailleurs un curieux clin d’oeil du hasard puisqu’il existe une espèce de rapport entre Austin, la ville natale de Dawn Dunlap, et la France, le pays où elle vécut sans doute en 1979 son plus bel été. Il y a un rapport, et pas seulement parce qu’Austin est jumelée avec Angers, mais parce que la ville américaine fut créée en 1835, dit-on, et prit le nom de… « Waterloo ». Le 14 janvier 1839, elle fut cependant rebaptisée Austin: le fondateur du Texas s’appelait Stephen Austin et ainsi en décida le second président de la « République du Texas », qui s’appelait… Mirabeau Bonaparte Lamar.

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mirabeau_Bonaparte_Lamar

Mirabeau Bonaparte Lamar (16 août 1798 en Géorgie – 19 décembre 1859)

En 1964 un  journal local, au moment de la naissance d’une petite fille au foyer des parents de Dawn Dunlap, indiquait: « Little Miss Dunlap is named for her paternal grandmother, Mrs. Samuel C. Dunlap, née Julie Lapham ».

Voilà, cette « Julie Lapham Dunlap » est assez mystérieuse. Est-ce que Dawn Dunlap avait une soeur?… Ou est-ce que la « Little Miss Dunlap », ce serait elle? En d’autres termes, serait-elle née sous l’identité de Julie Lapham Dunlap (en souvenir de sa grand-mère paternelle, Mrs. Samuel Cleveland Dunlap née Julie Lapham) et « Dawn » serait-il un pseudonyme?

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Un texte « hamiltonien« …

 Maintenant, je reviens à la phrase citée au début de cet article, et à cette traduction sciemment maladroite  : « La mariée portait une robe d’organza de soie blanche et de point rose Chantilly dentelle. La jupe en forme de dôme d’organza de soie présentait un panneau de dentelle de Chantilly. Une couronne d’illusion de soie et de pétales de rose a tenu son train de cathédrale de l’illusion de soie blanche. Elle portait deux orchidées accentuées de lierre et stephanotis« .

Cette phrase ne provient pas d’un récit du mariage des parents de Dawn Dunlap!… Elle provient d’un récit du mariage de son oncle!… Pourtant, je la trouve parfaitement appropriée. Si un jour j’écris un roman sur Dawn Dunlap, je l’utiliserai en prétendant qu’elle fut employée pour le mariage de ses parents à elle!

Je dis que le flou hamiltonien de Dawn Dunlap fait son « apparition », dans la vie de Dawn, un an avant sa naissance : en 1961, lors du mariage de son oncle!…  « …The bride wore a gown of white silk organza and rose point Chantilly lace. The dome shaped skirt of silk organza featured a panel of the Chantilly lace. A crown of silk illusion rose petals held her cathedral train of white silk illusion. She carried two while orchids accented with ivy and stephanotis« .

Scène de « Laura les ombres de l’été » (1979, David Hamilton), où l’on aperçoit une statue

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Le père de l’actrice, James Laphan Dunlap, se consacre alors à sa carrière bien connue: http://www.nndb.com/people/081/000169571/ 

Je la résume, s’agissant d’un personnage jouissant d’une indénable importance dans l’industrie du pétrole aux Etats-Unis, et sujet d’articles du New York Times (exemple: http://www.nytimes.com/1986/12/04/business/business-people-texaco-usa-unit-gets-new-president.html )

Ainsi, il est vice-président de Texaco Inc., Harrison, en 1980-1982 (à l’époque, donc, où Dawn Dunlap, sa flle, a à peine entamé sa carrière cinématographique). Il est ensuite – pendant un an et un mois – vice-président de Texaco-Chevron, Ltd., à Londres (13 juillet 1982- 18 août 1983), puis vice-président exécutif, et directeur du conseil Texaco Canada Inc., Toronto (Ontario) en 1983, et président-directeur général, 1984-1986. Et encore, il sera président de Texaco États-Unis, à Houston (1987-1994). Vice-président principal de Texaco Inc., depuis 1987. Directeur du conseil d’administration de: l’American Petroleum Institute; Massachusetts Mutual Life Insurance Company; Association nationale des fabricants (National Association Manufacturers); Nantucket Conservation Foundation ( voir à ce sujet : https://www.nantucketconservation.org/about-us/who-we-are/current-board-of-trustees/   );  superviseur du conseil des membres d’administration des écoles supérieures de Jones Rice University.

Voir :

http://people.equilar.com/bio/james-dunlap-el-paso/salary/595678#.WL80TUuWGw0

https://www.thefreelibrary.com/Texaco+Inc.+senior+vice+president+James+L.+Dunlap+elects+to+retire…-a018239413

http://www.prnewswire.com/news-releases/james-dunlap-joins-el-paso-corporation-board-of-directors-70804087.html

https://relationshipscience.com/james-l-dunlap-p3305811

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Dawn Dunlap (entre 1979 et 1982)

Voilà donc la famille, la ville, le milieu dont provient Dawn Dunlap, l’actrice qui, en 1977, sans doute grâce à un acteur américain de l’époque, en tout cas quelqu’un qui travaillait dans l’industrie du cinéma (malheureusement, trois acteurs du même nom existent, dont l’un est aujourd’hui décédé: je n’ai pas encore pu déterminer avec précision duquel il s’agissait) va entrer en contact avec l’entourage de David Hamilton, puis David Hamilton en personne. Deux ans plus tard (et, je l’affirme, sans avoir jamais fait de photos « vers 1976 » avec David Hamilton, comme le prétendait – mais à tort – un article de Paris Match paru en 1979), ce sera « Laura, les ombres de l’été« .

Dawn Dunlap avait alors un père extrêmement haut placé dans l’industrie du pétrole aux Etats-Unis; et une mère qui, sauf erreur de ma part, avait également des compétences et des responsabilités économiques ou financières de très haut niveau. Son père était, et reste, un « républicain » convaincu ( voir son soutien financier aux deux présidents Bush http://www.nndb.com/org/083/000167579/)

Elle, Dawn Dunlap, la dernière de toute une lignée séculaire de protestants, elle qui a passé son enfance et sa jeunesse à voyager (de l’Iran au Venezuela!) et qui est (ou se sent peut-être) délaissée par sa famille, elle qui aime sûrement la danse et les perroquets davantage que l’industrie du pétrole et la haute finance, c’est elle qui tournera dévêtue pour David Hamilton.

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Dawn Dunlap (DAVID HAMILTON)

« Et voilà pourquoi Dawn Dunlap était si blonde » (alexandrin)

La généalogie du côté paternel.

Revenons encore un instant en arrière. L’étude des arbres généalogiques de Dawn Dunlap est intéressante. Il est émouvant de songer qu’en 1979, lorsque Dawn Dunlap vient en France pour tourner avec David Hamilton « Laura les ombres de l’été« , en vérité elle revient sur son continent d’origine. L’Europe! Quant à sa généalogie, elle est très solide. « Seul un pour cent du monde est blond« , disait David Hamilton.

Je suggère au lecteur de remarquer que cet arbre généalogique permet de connaître – notamment – l’un des principaux lieux d’origine de la famille (North Molton, Angleterre) ainsi que la date de l’arrivée aux Etats-Unis des ancêtres protestants de Dawn Dunlap.

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Simon Lapham (né à North Molton, Angleterre, mort en 1610) a épousé Elizabeth Harrison (née semble-t-il  à North Molton en 1560 et morte elle aussi en 1610). Leur fils fut John Lapham.

Ce John Lapham, né en 1585, épousa Alice Clément (1593-1629, dont le nom pourrait indiquer une ascendance française) et mourut en 1635, toujours à North Molton. Leur fls, de nouveau, s’appela John Lapham. Il naquit en 1609, épousa Joanne Botwell (1610-1650) et mourut en 1670, à North Molton encore. Leur fils, John Lapham, né en 1625 et mort en 1710 à Darmouth, épousa Mary Mann (1640-1710) et ils eurent cinq enfants. Parmi ces cinq enfants, John Lapham (né en 1677 à Newport-mort en 1734 à Darmouth) épousa Mary Russell et ils eurent treize enfants. Parmi ces treize enfants, Joshua Lapham naquit à Rhode Island (Etats-Unis), semble-t-l en 1725, et mourut dans le Massachusetts le 3 février 1799. Il épousa Hannah Sherman (17 janvie 1727 – 11 novembre 1799) et ils eurent dix enfants. Parmi ces dix enfants, Nathan Lapham naquit à East Hoosic, Massachusetts, le 13 novembre 1761 et mourut le 28 septembre 1843 à Danby (Vermont). Il avait épousé Elizabeth Arnold (née le 20 décembre 1759 à Rhode Island et morte le 19 novembre 1804 à Danby, Vermont) et ils eurent dix enfants. Parmi ces derniers, Jesse Lapham naquit à Danby en 1778 et mourut en 1863. Il avait épousé Elizabeth Griffth et ils eurent deux enfants, Sophronia Laphan (1814-1877) et Henry G. Laphan (né le 24 février 1822, mort à une date qui m’est inconnue). Henry G. Laphan épousa Samantha Vail (née le 26 avril 1826 à Danby – morte le 4 janvier 1905 à New York). Leur fils Lewis Laphan, né à Brooklyn le 1″ mars 1858, épousa Antoinette Dearborn (née en 1861) et ils eurent trois enfants. Parmi ces trois enfants, John Henry Lapham naquit à Spuyten Duyvil, New York, le 4 juillet 1885 et mourut le 2 août 1956 à Bandera, Texas. Il épousa Julia Edna Capen, qui dit-on aimait beaucoup le golf (née le 5 avril 1884 dans le Connecticut, morte le 25 juin 1967 à Carmel Valley, Monterey) et ils eurent quatre enfants. On remonte très loin (aux environs de 1500) les arbres généalogiques de la famille Capen, d’origine anglaise (Kentmere, Cumberland, et surtout Dorchester, Suffolk) et qui compta des militaires dans ses rangs.

La fille de John Henry Lapham et de Julia Edna Capen, Julie Edna Laphan (9 février 1914-6 août 1986), épousa Samuel Cleveland Dunlap: ce furent les grands-parents de Dawn Dunlap.

L’école où a étudié la grand-mère de Dawn Dunlap vers 1930 (ici, l’école en 1968)
L’école où a étudié la grand-mère de Dawn Dunlap vers 1930 (ici, l’école en 1950)
L’école où a étudié la grand-mère de Dawn Dunlap vers 1930(ici, l’école en 1956)

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La généalogie du côté maternel.

Et la généalogie maternelle de Dawn Dunlap? La plupart des ancêtres maternels viennent de diverses régions des Etats-Unis, en particulier la Géorgie; ils se montrent tous très croyants. En témoigne le soin avec lequel, aujourd’hui encore, leurs tombes de famille existent et sont bien soignées.

Tombe de Elisabeth Ansley (1825 – 1895)

On remonte au révérend Samuel Martin (Marlin?) Ansley et à Mary Tillman (1782 – 13 avril 1852). Mariés le 7 février 1809 à Warren, ils eurent entre cinq et douze enfants, parmi lesquels Francis (ou Frances) Asberry Ansley (né le 18 juillet 1816 à Warren, Géorgie, mort au début de juillet 1885 et enterré à l’Eastaboga Baptist Church Cemetery de Talladega, Alabama); il avait épousé Elizabeth Allison Prator, née le 9 mars 1825 (1822?) en Géorgie, morte le 23 décembre 1895. Elle était fille de John Allison Prater, né le 3 janvier 1780 à Montgomery, mort le 7 juillet 1863 à Upson, Géorgie,  et de Mary Ann Griffith, née le 3 mai 1793 en Caroline du Sud et morte le 12 août 186 à Upson, Géorgie. A signaler que la famille Prater (orthographiée Prator depus 1822 environ) vient d’Angleterre et que ses arbres généalogiques remontent à l’an de grâce… 1490!

Tombe de Samuel M. Ansley et Mary Tillman (1782 – 13 avril 1852), aïeux de Dawn Dunlap

Leur fils, Josiah Chapel Ansley, était né le 14 janvier 1845 à Barnesville, Géorgie, et mort le 18 décembre 1895 dans l’Arkansas. Il avait épousé Elizabeth Lucy « Snow » Ansley, née le 26 février 1848 à Tuscaloosa (siège du comté de Tuscaloosa, dans l’État de l’Alabama), et morte le 19 octobre 1905 à Nashville, Arkansas.

Monument de Josiah Chapel Ansley et de Eliza Lucy Snow

Monument de Josiah Chapel Ansley et de Eliza Lucy Snow (détail de l’obélisque)

Tombe de Frances Asberry Ansley

Leur fille, Dellia (ou « Della ») Elizabeth Ansley, née le 5 avril 1873 à Columbia, Arkansas, morte le 2 septembre 1944 à Little Rock, Arkansas, épousa le 19 novembre 1903 Bennett James Reaves, né le 17 août 1879 à Saulsbury, Tennessee, mort le 18 novembre 1949 à Little Rock, Arkansas.

Les grands-parents maternels de Dawn Dunlap.

Ceux-ci donnèrent naissance (j’ai déjà parlé d’eux) à Bennett James Reaves, né le 4 février 1908 dans l’Arkansas, mort en mai 1981 à Little Rock, Arkansas, fils de qui épousa Eula Noble (née le 12 novembre 1909 et morte le 21 février 2006 à Lake Charles), parents de la mère de Dawn Dunlap.

Ici encore, des familles d’origine anglaise, souvent riches (le faste de certains de leurs monuments funéraires en témoigne), et des arbres généalogiques qui remontent loin (1490). Parfois des prénoms bibliques mais, apparemment, ni juifs ni catholiques.

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Laura les ombres de l’été… et les autres films.

Âgée de seize ans, Dawn Dunlap tourne « Laura les ombres de l’été » avec l’immense artiste que fut David Hamilton. Je renvoie, à ce sujet, à des dizaines d’articles sur ce blog. Tout comme je renvoie à mon livre, qui vient de paraître, « Le portrait de Dawn Dunlap« , dont un intellectuel français valeureux comme Roland Jaccard – l’auteur de L’exil intérieur – vient de dire du bien, et je l’en remercie.

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Le décès de proches

En 1984, l’oncle de Dawn Dunlap, Walter Capen Dunlap Sr, décède encore jeune (à moins de cinquante ans). Il est à signaler que Walter Capen Dunlap Sr, né le 26 mai 1939, est mort le 20 mai 1984. Il est enterré au Cemetery Mission Burial Park North (Bexar County, Texas) et semble avoir laissé un souvenir ému à ses proches. Voici une image de sa tombe (voir photo) : https://billiongraves.com/grave/Walter-Capen-Dunlap/9683855#/

Le cousin de Dawn Dunlap

A noter en outre que Walter Capen Dunlap Sr, disparu si jeune, avait eu un fils, Walter Capen Dunlap Jr. Ce dernier (qui est le cousin germain de Dawn Dunlap) a épousé Tina « Babette » Strickland (fille de M. et Mme Grady Strickland, originaires de Seguin) le 30 avril 1988 dans la principale église presbytérienne de la ville de San Antonio.  Walter Capen Dunlap Jr s’est diplômé en 1983 à l’Alamo Heights High School de San Antonio; il a fréquenté le Collège Schreiner à Kerrville (siège du comté de Kerr, dans l’État du Texas); il est diplômé de l’Institut technique de l’État du Texas en 1985 où il a obtenu un titre en gestion de la construction de bâtiments. Quant à la mariée, Tina Strickland, elle s’était diplômée en 1986 à la Marion High School et en 1987 au Durham College. Elle a travaillé au Builder’s Exchange of Texas, toujours à San Antonio.

On ignore s’il existe une relation de cause à effet, mais il est à noter que la carrière cinématographique de Dawn Dunlap a tendance à s’interrompre à peu près de façon contemporaine à la mort (1984) de son oncle Walter Capen Dunlap Sr. D’autant qu’elle perd aussi coup sur coup ses grands-parents paternels Samuel Cleveland Dunlap (disparu en avril 1983) et Julie Lapham (disparue en 1986).

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Dawn Dunlap (1979)

Depuis 1985, il n’existe pour ansi dire plus aucune photo de Dawn Dunlap: elle « disparaît » et semble souhaiter de rester dans l’anonymat.

 DAWN DUNLAP

Je ne suis pas mécontent, en 2017, d’avoir été sans doute le tout premier à consacrer un livre à Dawn Dunlap. Je dis même que si la France aux alentours de 1979  avait encore eu des artistes, des mécènes, et si elle avait soutenu David Hamilton, ce dernier aurait encore pu donner beaucoup – avec Dawn Dunlap, qui sait ? – au cinéma. Oui, je crois que Dawn Dunlap était une grande actrice en herbe. Plus tard, sans doute mal conseillée quand elle revint aux Etats-Unis, elle n’a pas exprimé tout son talent, peut-être tout simplement parce qu’on ne lui a pas offert les rôles qu’elle méritait ou qu’elle a croisé des metteurs en scène indignes d’elle. Je le regrette.

Elle a joué dans :

1982 : Forbidden World
1982 : Night Shift
1982 : Liar’s Moon
1983 : Heartbreaker 
1985 : Barbarian Queen 

Les affiches, et la façon dont elle y est représentée, évitent le besoin de toute explication, je crains.

 

En bas, une affiche de David Hamilton. L’Europe faisait du bien à Dawn Dunlap…

 

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Il est temps de conclure.

Nous avons prouvé qu’il était possible de dire de belles choses sur David Hamilton – et non pas de se joindre à la meute des médiocres pour hurler avec les petits hommes contre lui.

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Nous avons prouvé qu’il est possible de dire beaucoup de choses, des choses intéressantes,  de belles choses, sur Dawn Dunlap.

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(NOTRE) CONSOLATION.

Les lecteurs de ce blog apprendront avec plaisir – espérons-nous – que mon livre Le portrait de Dawn Dunlap est d’ores et déjà fort bien diffusé auprès de la presse, de pas mal de bibliothèques en France et dans le monde entier, d’anciennes actrices de David Hamilton, d’intellectuels français et étrangers, de lecteurs et de lectrices qui ont aimé et continuent d’aimer le grand photographe. C’est notre consolation.

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Notre blog a publié des réactions de lecteurs et de lectrices au livre Le portrait de Dawn Dunlap, c’est ici:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/03/premieres-reactions-au-portrait-de-dawn-dunlap-2/

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Roland Jaccard (un intellectuel qu’il n’est plus besoin de présenter) a parlé du Portrait de Dawn Dunlap sur You Tube.

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D’autres intellectuels suivront et parleront du Portrait de Dawn Dunlap. Un livre publié, je le rappelle, par Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

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Disque Patrick Juvet / David Hamilton / Laura les ombres de l’été

Le mot de la fin… ou bien le mystère s’épaissit-il?

Je l’ai dit: un journal local (4 novembre 1964, San Antonio Express, organe de presse de San Antonio, Texas, page 15) au moment de la naissance au foyer des Dunlap  de Julie Lapham Dunlap, avait écrit: « Little Miss Dunlap« .

J’ai longtemps pensé que cette Julie Lapham Dunlap était la soeur cadette de Dawn Dunlap… Or, je me demande un peu, aujourd’hui, si je ne me trompais pas…

Et si Julie Lapham Dunlap (qui s’est mariée, semble-t-il vers 1988, en Floride) n’était autre que… Dawn Dunlap elle-même? Si « Dawn » (prénom jamais apparu, auparavant, chez les Dunlap ou les familles apparentées), prénom très à la mode dans les années 1970, était un surnom, ou un pseudonyme?… Qui sait, un pseudonyme (dawn, « aurore ») choisi par David Hamilton? J’ai consulté bien des documents, j’ai parlé avec beaucoup de gens mais nulle part il ne me semble avoir entendu parler des filles (au pluriel) de James Lapham Dunlap. On ne parle que de sa fille (au singulier), par exemple quand la voici « débutante » dans ses premiers bals fitzgeraldiens. Alors, Dawn Dunlap en vérité serait-elle née Julie Lapham Dunlap?

Quoi qu’il en soit, le livre Le portrait de Dawn Dunlap a été adressé à celle qui l’a inspiré, et, même dans l’hypothèse où Dawn Dunlap serait née Julie Lapham Dunlap, nous espérons que l’ouvrage lui est bien parvenu. Nous pensons même que demain, si ce n’est aujourd’hui, elle le lira.

Le San Antonio Express aura eu raison, alors, dès 1964: la « Little Miss Dunlap », c’est Dawn Dunlap!

L’unique « Little Miss Dunlap » à mes yeux reste Dawn Dunlap, la « Little Miss » de David Hamilton. The Great David Hamilton.

O.M.

 

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 6 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/06/david-hamilton-et-les-temps-heureux-des-nymphes-et-des-statues/

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David Hamilton et les temps heureux des nymphes et des statues

Scène de « Laura les ombres de l’été » (1979, David Hamilton), où l’on aperçoit une statue

Le chef d’oeuvre cinématographique de David Hamilton, Laura les ombres de l’été (pas toujours aisé à repérer sur Internet, où règne l’ordre moral des puritains et des censeurs) est un film plein de statues.

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A gauche, la statue du film « Laura les ombres de l’été », au centre l’actrice américaine Dawn Dunlap, à droite le sculpteur.

Les plus belles scènes sont probablement ici, à regarder, je les conseille :

https://wn.com/laura_(1979_film)

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Disque Patrick Juvet / David Hamilton / Laura les ombres de l’été

Naturellement, la scène de la statue est l’une des plus importantes, à regarder:

http://www.famousfix.com/topic/patrick-juvet-statue

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Une scène de « Laura les ombres de l’été » avec Dawn Dunlap

De la sorte, la statue de « Laura les ombres de l’été » est à rapprocher, en définitive, de tant et tant de statues de la grande sculpture européenne, depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui.

0603-005Scène du film « Laura », voir : http://www.famousfix.com/topic/patrick-juvet/music-videos

Heureux les temps où il y avait des nymphes et des statues…

06-03-006Despiau, Apollon

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0603-007LA DANSE DE
JEAN-BAPTISTE CARPEAUX
(1827-1875)
copie de Paul Belmondo

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06-03-008Despiau

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Maillol

06-03-009

06-03-010                                                                            Maillol

06-03-011Charles Despiau, « L’adolescente »

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06-03-012Arno Breker, jeune fille agenouillée

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06-03-013 06-03-014

Trois des six nymphes
de la fontaine des Innocents
(primitivement dénommée
fontaine des Nymphes)
de Jean Goujon

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06-03-015 Praxitèle (copie romaine)

PUB. POUR LE DÉCONNEX

Tout fout le camp… Ma’ame Michu…

Je crois l’avoir déjà évoqué, mais il peut être bon de se répéter, L’Immonde journal de référence dans les domaines de la propagande, du parti pris éhonté, de la déformation, de la manipulation et du silence quand ça le gratte, ou pour le dire autrement : de l’impérialisme, de la grande finance internationale et du mondialisme beau-beauf ultra-libéralo-libertin (ainsi que de la grammaire approximative), qui au train où il va devrait fermer boutique dans peu d’années — et je ne m’en plaindrai pas, j’ai arrêté de l’acheter définitivement et irrévocablement au moment de la Guerre du Golfe et ne le consulte encore que de temps à autre, gratos et à dose homéopathique, comme tout le reste de ladite grande presse (moribonde) — a lancé il y a quelque temps un outil électronique et internétal magique d’un ridicule indépassable :

LE DÉCONNEX, tenu par toute une équipe de DÉCONNEURS qui expliquent à la populace non payante et à ce qui reste de ses propres lecteurs masochistes et payants, où se trouve le bon grain de l’ivraie, et passent à la moulinette, malheureusement pas celle de l’impertinence de feu Jean-Christophe dont je salue l’esprit ici, mais celle de plus en plus grippée dudit politiquement correct, »anti-complotiste », « anti-populiste », « antifasciste », « antiraciste », « anti-nauséabond », « anti-abject », « anti-russe » et autres « gnagna » … autrement dit, celle de l’idéologie (de moins en moins) dominante, les media concurrents, et tout particulièrement les media « non estampillés », ni subventionnés (suspects privilégiés par la police de la Pensée). Et classent les déviants et autres mauvais dissidents (« fachosphère », etc.), non sans parfois reprendre leurs informations (exclusives et hors AFP) sans jamais les citer.

C’est ici, c’est risible et grotesque, enfantin et naïf ; et je crois bien, je le souhaite, désespéré…

http://www.lemonde.fr/verification/

Petite remarque : eux-mêmes ne se vérifient jamais et sont parfaits.

Comme « i’s » disent : VENONS-EN AUX FAITS. Mais je crois que pour eux, ils en sont déjà aux faits bien faits, je veux dire : plus que coulants, dégoulinants, immangeables et quasi pourris, d’un gros fromage qui leur échappe de plus en plus chaque jour.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 5 mars

La liberté d’esprit du plus français des écrivains suisses: Roland Jaccard.

Publié le 5 mars 2017 par defensededavidhamilton

J’ai depuis quelques années un correspondant et ami suisse, Daniel Fattore, qui est un nom désormais fort connu dans les milieux littéraires de son pays. Cet écrivain, qui est aussi éditeur d’un blog (http://fattorius.blogspot.fr), est un être de vraie culture.

Il a parlé de moi ( http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html   ) en quelques occasions, et j’ose penser qu’il consacrera peut-être un article à mon Portrait de Dawn Dunlap, qui vient de paraître.

1926: American actress Louise Brooks (1906 - 1985), the star of 'Pandora's Box'. (Photo by Edward Thayer Monroe/John Kobal Foundation/Getty Images)

Louise Brooks

C’est ce que vient de faire aussi un autre écrivain suisse, appartenant à une génération plus ancienne, mais qu’il est à peine besoin de présenter: Roland Jaccard. Né le 22 septembre 1941 à Lausanne, Roland Jaccard est un écrivain, journaliste, critique littéraire, essayiste. Il est difficile de ne pas citer, au moins, son livre L’exil intérieur, un essai datant de 1975. Romancier, il a publié un grand nombre de titres tels que Sugar Babies, Flirt en hiver, Une fille pour l’été. En 1979, David Hamilton présentait au public ce grand film qu’est Laura les ombres de l’été. Mais c’est aussi vers 1979, si mes souvenirs sont exacts, que je lisais Le Monde, et les articles de Roland Jaccard. Ce dernier est l’auteur d’une monographie consacrée à l’actrice Louise Brooks, et il n’était donc que logique, d’une certaine façon, que son attention puisse être attirée par mon petit Portrait de Dawn Dunlap.  Et voilà, toutes les boucles se bouclent. Il a, lit-on sur Wikipédia, des « prises de position tranchées sur des questions telles que l’euthanasie, le sionisme, l’immigration ou le capitalisme ». En tout cas, ses prises de position ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance? L’ennui ne naquit-il pas de l’uniformité? Un monde où tout le monde est obligé de penser la même chose n’est-il pas un monde orwellien et liberticide? Le blog de Roland Jaccard vaut le détour: https://leblogderolandjaccard.com

060302

A mes yeux, voilà, Roland Jaccard est un être libre d’esprit. Denrée rare. Très rare. Je suis d’accord avec lui sur bien des points, comme l’euthanasie (voir: Manifeste pour une mort douce en compagnie du directeur de la Collection de l’art brut à Lausanne, Michel Thévoz). Et encore, Roland Jaccard (vidéaste, il tient depuis l’été 2013 son journal intime sur You Tube) a eu le courage, l’immense courage, d’en quelque sorte défendre David Hamilton au moyen de ses vidéos. Comment, aussi, ne pas rappeler son tout récent livre (co-signé par Marie Céhère), Une liaison dangereuse?

Voilà pourquoi j’ai désiré, ce soir, saluer deux écrivains suisses – Daniel Fattore et Roland Jaccard – et leur dire merci à tous les deux.

060303bisDavid Hamilton et Dawn Dunlap

Ce serait une grande chose si les journalistes français – j’attends ou j’espère d’autres articles, d’autres réactions, d’autres témoignages – avaient le courage d’ôter leurs oeillères et de défendre la mémoire des parias, des anticonformistes véritables et, en particulier, d’un artiste injustement diffamé: David Hamilton.

Olivier Mathieu.

060304

DAWN DUNLAP

CONNAIS-TU LE PAYS … ?

Magdalena Kozena

https://www.youtube.com/watch?v=aSR1kZNtglQ

Connais-tu le pays où fleurit l’oranger

Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles

Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger

Où dans toute saison butinent les abeilles

Où rayonne et sourit comme un bienfait de Dieu

Un éternel printemps sous un ciel toujours bleu ?

*

Hélas que ne puis-je te suivre

Vers ce rivage heureux d’où le sort m’exila

C’est là, c’est là que je voudrais vivre

Aimer, aimer et mourir

C’est là que je voudrais vivre

C’est là, oui c’est là !

*

Connais-tu la maison où l’on m’attend là-bas

La salle aux lambris d’or où des hommes de marbre

M’appellent dans la nuit en me tendant les bras

Et la cour où l’on danse à l’ombre d’un grand arbre

Et le lac transparent où glissent sur les eaux

Mille bateaux légers pareils à des oiseaux ?

*

Hélas que ne puis-je te suivre

Vers ce pays lointain d’où le sort m’exila

C’est là, c’est là que je voudrais vivre

Aimer, aimer et mourir

C’est là que je voudrais vivre

C’est là, oui c’est là !