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4 juillet : bon anniversaire à la mémoire de Lewis Carroll, d’Alice, de David Hamilton et de ses petites filles heureuses

Publié le 4 juillet 2017 sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/07/04/4-juillet-bon-anniversaire-a-la-memoire-de-lewis-caroll-dalice-de-david-hamilton-et-de-ses-petites-filles-heureuses/

LA SAVONNETTE MACRON, UN PUR PRODUIT DE LA PUBLICITÉ PROPAGANDISTE MONDIALISTE

La société du spectacle, au sens présent du terme, est un rapport social de domination et d’aliénation médiatisé ; une communication orientée et à sens unique qui est le fruit des techniques empiriques séculaires de manipulation du peuple et du viol des foules, mais « proprement » décuplées par une technologisation exponentielle des media de masse.

Elle ne serait plus grand chose sans la presse, le cinéma, la radiophonie, la télévision, etc. et une partie même d’Internet, seul lieu ou un réel combat peut encore perdurer.

Elle ne serait rien sans la marchandisation de tout ce qui existe et se produit (se crée, se renouvelle) dans la société. Le politique n’y échappe pas dans une confusion toujours accrue entre la dite « communication » (la publicité) et la dite « politique » (la propagande répandue par qui dirigent le monde marchand et médiatique, et leurs séides).

Voici une émission étonnante, mais pas assez connue. Émission étonnante car émanant de la chaîne LCI, succursale de TF1, étonnante car donnée durant la pseudo campagne électorale présidentielle ; et qui aurait disparu des documents consultables de cette chaîne ; mais il suffit d’en écouter rien qu’une minute pour comprendre pourquoi.

https://www.youtube.com/watch?v=YYdbXC6OU8U

LA SUITE DU PRINTEMPS FRANÇAIS

Le « jupitérien » (sic) Macron, puisqu’on en est rendu là dans la « grande presse » digne des meilleures dictatures (celle qui l’a mis sur son trône versaillais), qui a une conception très raie-publicaine de notre pays, qui n’en a rien à foutre, comme il l’a déjà montré plusieurs fois, des journalistes pourtant (ou justement) larbins et lèche-bottes (ce qui n’est pas le plus grave finalement) et des Français en général, ne tiendra pas de conférence de presse le Quatorze juillet prochain.

Première raison invoquée (de source sûre) :  » son entourage fait valoir qu’il se sera déjà exprimé devant la Nation lors de la réunion du Congrès à Versailles » (les gazettes dixerunt) court-circuitant son premier ministre, pourtant chef du gouvernement, la vieille du vote de la motion de confiance du Parlement aux grandes orientations gouvernementales à venir.

Et coût de la plaisanterie : 500.000 euros environ ! Les chômeurs, les paysans sur-endettés et les plus pauvres apprécieront en tout premier lieu.

La Nation étant donc le petit marigot des députés et des sénateurs franchouillards, dont tant et plus de godillots, tourne-veste et incompétents. Le quidam moyen goûtera l’agape. Le quarteron de députés plus ou moins honnêtes boycottera.

Seconde raison (également de source sûre) : la pensée mirifique et quasi divine de Monseigneur Monarc dit encore Pharaon, président pyramidien et occultiste des Tuileries, serait « trop complexe » (sic) pour entrer dans le cadre d’un échange avec des journalistes.

Je laisse à chacun l’appréciation du niveau d’intelligence moyen d’un journaleux de la propagande ou du talent réflexif du branleur élyséen. Et de la prestance présidentielle et républicaine de cet insecte narcissique, quasi psychopathe n’ayant pas encore à son âge réglé son dit complexe d’œdipe (puisqu’on en est dans la mythologie).

C’est ici (parmi bien d’autres) :

https://www.youtube.com/watch?v=LP2k_QAj8Gs

https://www.youtube.com/watch?v=446Am7O5yCc

https://www.youtube.com/watch?v=v5A0dM0xyto

On n’a pas fini de « s’amuser » avec ce pantin prêt à tout, et sa smala de marionnettes mondialistes.

Misère que de la France virée catin !

David Hamilton rencontre Dawn Dunlap

UN RAPPEL DAWNDUNLAPIEN

CLIQUER :

http://sebguillet.fr/films/ete-arrive-une-fois-david-hamilton/#fvp_david-hamilton-rencontre-dawn-dunlap?t=4s

 

 

O France macronienne, mère des arts, du meilleur et de la merveille!

DU BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/07/02/o-france-macronienne-mere-des-arts-du-meilleur-et-de-la-merveille/

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Simone Veil, l’Elue.

Les points communs entre Simone Veil et David Hamilton, si toutefois il y en a, quels sont-ils? Voilà la question que je veux me poser, ce matin. Chose bien logique, au fond, puisque je viens de consacrer deux livres à David Hamilton et que, par ailleurs, la merveilleuse presse française s’étend longuement, depuis hier, sur le décès de l’immortelle Simone Veil (immortelle, dis-je, en me référant à l’expression académique puisque je fus candidat le 20 novembre 2008 au fauteuil du politicien Pierre Messmer où elle fut, naturellement si je puis dire, élue: http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidature-au-fauteuil-de-m-pierre-messmer-f-13-0).

Ma foi, tous deux étaient âgés (David Hamilton est mort à 83 ans, Simone Veil à 89); fort connus à leur époque, ils sont morts tous deux dans la ville de Paris. Y a-t-il beaucoup d’autres points communs entre eux? Je confesse que, au moins pour l’heure, je n’en vois pas. En revanche, je vois hélas ce qui les distingue.

Aucunes funérailles pour David Hamilton.

David Hamilton est mort (« suicidé », c’est la version officielle, « avec la porte ouverte », un mois après avoir dit craindre pour sa vie et quelques jours après avoir été ignominieusement insulté à la télé et sur les « réseaux sociaux »).

On ignore tout, au moins officiellement, de ses funérailles. Voilà un mort sans tombe… Pour ainsi dire, à sa mort, pas de déclarations en sa faveur.

Simone Veil panthéonisée?

Voilà donc un grand artiste et une politicienne, deux personnes que je serais pour ma part incapable de comparer l’une à l’autre mais qui sont indéniablement mortes au même âge, et dans la même ville de Paris.

Pourtant leur mort a suscité dans un cas – celui de David Hamilton – une absence totale de réactions. Et dans l’autre, celui de Veil, un véritable déluge lacrymal de réactions (le premier ministre italien, Gentiloni, vient même – c’est profondément  grotesque ! imbécile! hilarant!  – de la confondre avec la philosophe Simone Weil).

Le « meilleur de la France ».

Le président Macron vient quant à lui de déclarer que l’exemple de Simone Veil incarnait « le meilleur de la France ». Voilà une déclaration qui mérite peut-être, selon moi, que l’on s’y arrête.

Non pas que je pense être, pour ma part, un spécialiste de la France, pays dont j’ai obtenu la citoyenneté malgré moi, simplement par « rattachement » et parce que ma mère avait été elle-même obligée, contre son gré aussi, de devenir « Française ». Je ne me sens pas Français, je n’ai jamais voté, j’ai eu le bonheur de ne fréquenter ni l’école française, ni les casernes françaises, ni les isoloirs français. Merci pour moi. Cela dit, je possède un cerveau et je m’étonne un peu de cette merveilleuse formule: quelqu’un (ici, selon Macron, Veil) peut donc « incarner le meilleur de la France »? Une incroyable merveille, cette nouvelle!

O Merveille! Formule merveilleuse mais quelque peu étrange, me semble-t-il, ce superlatif relatif de « bon », dans un pays qui a pour devise, si mes souvenirs sont exacts, « liberté égalité fraternité ». Il y aurait donc des « Français(es) » qui « incarnent » le « meilleur » de « la France »!

Qui en est juge, au fait? Big Macron en personne? Qui le lui a dit? S’agit-il ici – comme je crois – d’un avis personnel de Big Macron, et pas encore de quelque chose que le vulgaire est législativement obligé de penser, de dire et de répéter en choeur?

Et si Veil incarnait le meilleur de la France, Big Macron peut-il aussi me dire qui incarne le bien de la France, qui incarne le moins bien de la France, qui incarne (horresco referens) le pire de la France?… Des noms! Des noms!

Je pensais que la mort, c’était l’égalité parfaite. Je pensais  que tous les morts étaient de braves types. Ou mieux encore, j’espérais qu’il en allât ainsi. Hélas, il n’en va pas ainsi…

Et voilà Big Macron, le spécialiste du « meilleur ». Il y a quelques mois, il déclarait : «Comme De Gaulle, je choisis le meilleur de la gauche, le meilleur de la droite, et même le meilleur du centre» (  http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/17/macron-a-bercy-comme-de-gaulle-je-choisis-le-meilleur-de-la-gauche-le-meilleur-de-la-droite-et-meme-_1563330  )…

Voilà donc un monsieur qui sait où est le meilleur! Il sait où est le meilleur à droite, il sait où est le meilleur à gauche, il sait où est le meilleur au centre, il sait quels vivants et quels morts(e)s incarnent « le meilleur de la France ». Où Big Macron ne peut-il donc dénicher « le meilleur »?… Voilà décidément un homme à la pensée prodigieuse! Une merveille, un homme pareil !

Et si l’on comprend bien, et comme je l’ai écrit fort souvent dans une infinité d’articles (parfois repris sur d’autres blogs, voir par exemple, sur le blog de Sébastien Guillet : http://sebguillet.fr/2017/mort-david-hamilton-qui-profite-crime/), si à en croire Big Macron quelque chose ou quelqu’un « incarne » le « meilleur » de la « France », et si l’on considère que pour ainsi dire aucun journaleux n’a consacré un seul article favorable ou ému à David Hamilton, qu’aucun politicien ou politicard ne l’a jugé digne d’une réaction, et que personne n’a proposé d’inhumer ce grand artiste au Panthéon, il me reste à comprendre qui, dans l’inconscient pipole-collectif des Français, Franchouillards et autres Céfrans, est censé « incarner » le « pire », au doux pays de France, patrie des Droits du Meilleur et du Bien absolu.

Simone l’Elue, l’Immortelle, la bientôt déifiée?

Pour Simone Veil, le pántheion (πάνθειον, « de tous les dieux »). L’église construite pour abriter la châsse de sainte Geneviève va-t-elle maintenant accueillir le cadavre de Simone? Prélude à quelque béatification?

Mais aucunes funérailles pour David Hamilton. Deux poids, deux mesures.

L’écrivain suisse Daniel Fattore, président de la Société des écrivains fribourgeois, a lu « Le portrait de Dawn Dunlap » d’Olivier Mathieu

   https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/30/lecrivain-suisse-daniel-fattore-president-de-la-societe-des-ecrivains-fribourgeois-a-lu-le-portrait-de-dawn-dunlap-dolivier-mathieu/

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Publié le 30 juin 2017 par defensededavidhamilton

David Hamilton avec Leni Riefenstahl, photo publiée dans un album de David Hamilton

Après Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes), après le vidéaste Sébastien Guillet, après l’écrivain situationniste Phrère Jac, après tous les collaborateurs et les collaboratrices de mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », voici un nouvel article d’importance.

Non seulement le fameux écrivain suisse Roland Jaccard a préfacé mon dernier livre en date (« C’est David Hamilton qu’on assassine »), mais un autre écrivain suisse, lui aussi fort connu dans son pays (il est  président de la Société des écrivains fribourgeois depuis mars 2013, voir http://www.sfe-fsv.ch/membres-voir-88.html     ) , mon ami Daniel Fattore, vient de publier sur son blog un article consacré à mon pénultième livre en date, « Le portrait de Dawn Dunlap ».

De la sorte, dans plus d’un pays voisin de la France, avec la très grande patience dont je suis coutumier, des intellectuels, des journalistes lisent mes deux livres récemment consacrés à la défense de David Hamilton. Il y en aura d’autres.

Il ne sera pas dit que je permette au mensonge, et à l’épaisse connerie, d’avoir le dernier mot.

Lisez le bel article de Daniel Fattore, c’est ici :

http://fattorius.blogspot.ch/2017/06/notes-sur-le-portrait-de-dawn-dunlap.html

Adresse générique de son blog http://fattorius.blogspot.com.

D.H. et Dawn Dunlap, 1979

Je vous conseille vivement les articles qui suivent (articles ou poèmes sur le blog de Daniel Fattore, ou articles de ce dernier) :

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-15-leconte-de-lisle-59922326.html

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-xx-olivier-mathieu-114541721.html

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-27-olivier-mathieu-66013709.html

http://fattorius.over-blog.com/article-22166799.html

http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html

 

David Hamilton

« Le portrait de Dawn Dunlap » (Olivier Mathieu) dans une nouvelle vidéo de Roland Jaccard

Publié le 29 juin 2017 sur le Blog en Défense de David Hamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/29/le-portrait-de-dawn-dunlap-olivier-mathieu-dans-une-nouvelle-video-de-roland-jaccard/

Olivier Mathieu place le soixantième anniversaire de l’Internationale situationniste (IS) sous l’égide du grand photographe David Hamilton

Publié le 28 juin 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/28/olivier-mathieu-place-le-cinquantieme-anniversaire-de-linternationale-situationniste-is-sous-legide-du-grand-photographe-david-

« En quoi David Hamilton et vous-même êtes-vous situationnistes? » me demande un lecteur du blog.

Je réponds brièvement. Ma vie entière a été la mise en pratique, au moins en ce qui me concernait à titre personnel, d’une tentative d’abolition du capitalisme. J’ai aboli le capitalisme de mon existence. Ce n’est déjà pas mal.

Je me suis débarrassé – je le répète, à titre personnel – des rapports marchands; j’ai fait de ma vie quotidienne une révolution; ma pratique de vie, par maints aspects et qu’on le veuille ou non, est une pratique libertaire et hédoniste. Situationniste.

Si l’on veut dire que « vivre sans temps mort » est un slogan situationniste, alors nul que moi n’a mieux fait, depuis au moins vingt ans, en France.

Mais encore, le « spectacle » – précisément en tant que rapport social de la pitoyable société occidentale moderne et contemporaine – je lui ai donné un sacré coup de pied dans les fesses; et je suppose que, s’il existe dans les prochains cent ans des esprits libres et des cerveaux encore en état de fonctionnement, ils devront finir par l’admettre.

N’ayant jamais été à l’école, ayant été réformé du service militaire, n’ayant jamais voté, n’ayant jamais travaillé, je crois que nul que moi n’est plus apte, dans le panorama intellectuel français actuel, à parler sérieusement de liberté et d’épanouissement ou encore, pour le dire en termes situationnistes, de « subjectivité radicale » développée hors des contraintes de la rentabilité, et cela dans tous les domaines de mon existence.

Quand j’ai proposé à mon ex-ami Jean-Edern Hallier, dans les colonnes de l’Idiot international, d’organiser une conférence de presse et d’y montrer nos bites, n’était-ce pas situationniste?… Quand j’ai obtenu une voix à l’Académie française contre Giscard, Académie où je suis le seul écrivain à avoir proposé ma candidature sous trois identités diverses, n’était-ce pas situationniste? Quand j’ai fait gober et / ou raconter, par des connards d’extrême droite, par des abrutis de pseudo-intellectuels franchouillards, que j’étais mort et que mes cendres avaient été dispersées au Vert Galant (là où furent dispersées celles de… Guy Debord), n’était-ce pas situationniste?…

Excusez-moi, M’sieurs Dames, mais qui serait aujourd’hui plus situationniste que moi, en France?

Jean-Edern fut l’un des derniers esprits libres, le pénultime; et, très modestement, je suis le dernier. A ces mots, sans doute quelques petits crétins actuellement en place dans les journaux du Système feront-ils de l’ironie. Une facile ironie.

Mais moi, ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’avis des conformistes déguisés en rebelles. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas les faux provocateurs de l’espèce d’Ardisson, de Nabe ou de Ruquier. Nabe, tiens, par exemple, a au moins eu l’élémentaire humilité de reconnaître dans son journal intime que Patrick Besson avait eu raison en disant que je l’avais « détrôné ».

Et donc, à la fin, c’est moi qui souris, c’est moi qui rigole: parce que dans cinquante ou dans cent ans, c’est ainsi: les critiques littéraires et les historiens parleront non pas d’eux, mais de moi. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?…
L’abolition du travail, si l’on veut dire ou croire que le slogan soit réellement de Guy Debord, « Ne travaillez jamais », c’est moi qui l’ai mis en pratique.

Vivre poétiquement, donner à ma vie une forme poétique, chose qui est au fond un projet heideggerien avant encore que d’être un projet situationniste, c’est moi qui l’ai mis en pratique.

Ma vie, depuis le début, a été la plus libre des libres créations de situations par un individu. Parfois en privé, parfois en public et devant des millions de témoins, c’est moi qui ai bouleversé les règles du jeu: à commencer par celles du spectacle-simulacre où l’on comptait sur moi pour tenir le rôle de la potiche ou du bouc émissaire.

Etre le seul, pour ainsi dire, en France, à défendre David Hamilton, ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?… En remontant un peu dans le temps, je crois vaguement me souvenir aussi d’un spectacle, ou d’un lynchage, où de tout petits imbéciles manipulés par leurs maîtres occultes espéraient me réduire – moi! – au rang de marchandise interchangeable – les invités des plateaux de télé, aujourd’hui, sont des marchandises interchangeables – ou, autrement dit, comptaient sur moi pour participer docilement à leur comédie ignoble destinée à sucer la bite du Système pour qu’en jaillisse le sperme rance de la propagande capitaliste, des lieux communs mensongers, et du conformisme. Ils ont été déçus…

Guy Debord avait observé et fait observer que dès les années 1980 les formes de spectacle avaient fusionné: « spectaculaire intégré », disait Debord, si je me souviens bien. En bref, les humains réduits au statut réifié de marchandises, dans la société du simulacre.

Et dans la société du simulacre, les « philosophes », les « écrivains », les journalistes, les présentateurs télé, les invités de ces petits messieurs deviennent et sont eux-mêmes des simulacres. Ils ne sont que des simulacres!…

Et puis, tout à coup, voilà que votre serviteur refuse d’être un simulacre. Voilà que votre serviteur sourit; voilà qu’il se marre; voilà qu’il se paye votre tronche, mes connards! Voilà qu’il démontre, à qui sait voir, qu’il est le seul à ne pas être un simulacre… Voilà, moi je ne fus pas et je ne suis pas un simulacre.

Ce qui veut dire que si, dans trente ou cent ans, je répète, quelqu’un a encore un cerveau, il comprendra facilement qui, à la fin du XXe siècle et au début de celui-ci, ne fut pas un simulacre. Je parle de moi.

Evidemment, je ne suis pas d’accord avec tous les slogans, avec tous les aspects de l’Internationale situationniste. Le situationniste véritable n’est d’accord avec rien, et surtout pas avec le situationnisme. Mais certainement et sans aucun doute, j’ai fait mienne et je me suis approprié, comme les meilleurs et donc rarissimes situationnistes, la critique de tous les aspects de la vie. J’ai démontré une cohérence parfaite entre la vie que j’ai réellement vécue et les idées que j’ai proclamées, à condition naturellement que l’on comprenne et que l’on sache ce que j’ai réellement proclamé.

Pour en revenir maintenant à David Hamilton, je dis que lui aussi fut un « situationniste », par exemple (il y en a d’autres) quand il se présentait comme un photographe amateur, un photographe pas spécialiste (les situationnistes en général détestaient les « spécialistes »). Et encore, David Hamilton n’est pas loin, si l’on y pense, des situationnistes quand ceux-ci évoquaient le « désir de briser toutes les entraves de la vie », bref quand ils désiraient eux aussi inaugurer un nouveau style de vie, seule condition au fond de la création d’une avant-garde.

Et voilà pour quelle raison moi, Olivier Mathieu, avec la précieuse collaboration de mon ami l’écrivain situationniste Phrère Jac, je placerai le 60e anniversaire de l’Internationale situationniste, en Italie le 28 juillet, dans juste un mois, sous l’autorité artistique et intellectuelle de David Hamilton. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?

L’Internationale situationniste est née le 28 juillet 1957 à Cosio di Arroscia, en province d’Imperia et aux alentours de cette date ou précisément le 28 juillet 2017, Olivier Mathieu et Phrère Jac seront là-bas, parlant de David Hamilton, distribuant des tracts ou des livres sur David Hamilton, ou prenant toute autre initiative situationniste de notre choix. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?

David Hamilton, lui non plus, ne fut pas un simulacre…

Un entretien au sujet de David Hamilton et de « C’est David Hamilton qu’on assassine »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/28/un-entretien-au-sujet-de-david-hamilton-au-sujet-de-cest-david-hamilton-quon-assassine/

Publié le 28 juin 2017 par defensededavidhamilton

  • Bonjour Olivier Mathieu, certains de vos lecteurs attendent certainement votre prochaine publication, une « plaquette » sur David Hamilton.

  • Ce n’est pas une publication de moi! C’est une publication due exclusivement à Jean-Pierre Fleury. Je n’y ai pas participé, ou alors de si loin que cela revient au même. Ma collaboration s’est limitée à consentir l’insertion, dans cette plaquette, d’un poème qui a notamment déjà été publié dans un livre de moi, datant de 2010.
  • Vous pouvez nous parler de cette plaquette?
  • Je sais qu’elle contient aussi quelques textes d’ores et déjà présents dans mon livre « C’est David Hamilton qu’on assasine« . J’ai bien insisté afin que ces textes soient repris sous la même forme dans cette plaquette, puisque je leur avais apporté quelques indispensables corrections typographiques et autres. J’espère que mes conseils auront été suivis… Enfin, je peux dire que pour la plaquette en question, j’ai fourni de très jolies illustrations, à savoir des oeuvres originales d’une jeune femme, artiste peintre, du Sud de la France. Mais je ne connais pas vraiment l’imprimeur qui publie la plaquette, ou plus exactement j’ai malheureusement eu dans le passé à en constater l’amateurisme. Je ne sais donc pas de quelle façon ledit imprimeur reproduira les illustrations que j’ai fournies. Je ne suis intellectuellement responsable que des livres dont je réalise moi-même la maquette, dans les locaux professionnels que met à ma disposition depuis 2006 un imprimeur aussi sérieux que compétent. Et cet imprimeur n’a rien à voir avec celui où, en revanche, sera imprimée cette plaquette.

  • C’est fort clair. Revenons à David Hamilton. J’ai lu votre livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », êtes-vous satisfait des articles qui y ont été consacrés par la presse ou sur Internet?
  • Considérant la pauvre époque dans laquelle nous vivons, considérant aussi la nullité germanopratine ambiante, je ne m’attendais certes pas – pour une multitude de raisons – que ce livre, sulfureux par maints aspects, puisse plaire à la critique littéraire contemporaine, qui en général est une critique dénuée de sens critique, qui n’a plus rien de littéraire, et qui fait de la pseudo-critique littéraire sous capote, sous condom, sous vide.
  • Il y a quand même eu des réactions?
  • Oui, il y a eu quelques réactions, par exemple celles de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, sur le blog qu’il gère.
  • Il le gère de façon strictement autonome par rapport à vous, n’est-ce pas?
  • Absolument. C’est un blog avec lequel je suis très souvent – notez bien, je n’ai pas dit : toujours – d’accord. Depuis des mois, les deux blogs publient conjointement les articles sur David Hamilton.
  • Exclusivement ceux-là?
  • Oui, exclusivement ceux-là, à de rares exceptions près.
  • D’autres réactions, à part celles de Jean-Pierre Fleury?
  • Je suis généralement assez écoeuré mais aussi amusé par l’attitude frileuse de certains de mes amis (ou, bis ripetita placent, supposés tels) qui, pour des raisons assez fumeuses qui remontent parfois,  je crois, à des événements survenus il y a plus de trente ans,  chient littéralement dans leur froc à l’idée de révéler qu’ils lisent ou apprécient mes livres… J’ai donc eu, enfin, la bonne et excellente surprise de voir qu’un jeune vidéaste, qui s’appelle Sébastien Guillet, a publié récemment sur son site un très grand nombre d’article au sujet de mes livres consacrés à David Hamilton. Il a aussi publié une vidéo, qui s’appelle « L’été n’arrive qu’une fois » (une vidéo publiée à la fois sur You Tube et sur le site personnel de Sébastien Guillet, auquel je renvoie: http://sebguillet.fr/2017/ete-arrive-une-fois-deuxieme-film/).
  • Et puis, il y a Roland Jaccard…!
  • Roland Jaccard a publié une vidéo consacrée au livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« , livre qu’il a d’ailleurs préfacé, comme vous savez. Il a aussi réalisé une très jolie vidéo sur « David Hamilton rencontre Dawn Dunlap« .
  • Vous attendez d’autres articles?
  • Ma foi, je me serais attendu à ce que d’autres de mes amis (ou supposés tels, et dont certains font si j’ai bien compris profession de s’adonner à la critique littéraire…) aient l’excellente idée – dois-je dire: le courage ? – de consacrer, sur leurs sites ou sur leurs blogs, des articles à mes deux livres sur David Hamilton, dont je vous rappelle les titres Le portrait de Dawn Dunlap ( http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45239061h   ) puis C’est David Hamilton qu’on assassine. Cela dit, je n’exclus pas que diverses publications, dans l’avenir, parlent de ces deux livres. Je pense en particulier à une revue trimestrielle française, et j’espère que ce sera dans un avenir relativement proche.
  • Le blog « En défense de David Hamilton » va-t-il continuer à exister?
  • Mais oui, je pense que oui!… Et tôt ou tard, il apportera aussi de nouvelles révélations…
  • Un article à conseiller en particulier?
  • Non, mais si je devais en indiquer un, il y a celui-ci, récemment publié également  sur les sites de J.P. Fleury et  de Sébastien Guillet: http://sebguillet.fr/2017/mort-david-hamilton-qui-profite-crime/
  • Avez-vous d’autres livres en vue?
  • Cela dépend surtout de mon éditeur, Jean-Pierre Fleury. Mais pourquoi pas, en effet?
  • Espérons!… D’autres projets?
  • Comme vous savez sans doute, un de mes amis, « Phrère Jac« , que je connais depuis 1989 environ, a collaboré à mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« . Phrère Jac est un écrivain, un personnage situationniste. Créée en juillet 1957 à la « Conférence de Cosio di Arroscia », en Italie, l’Internationale situationniste est née il y a cinquante ans.  Si l’on veut bien se souvenir que l’un des chevaux de bataille du Situationnisme fut  l’utilisation du calembour comme arme politique, tournant en dérision la culture et la société bourgeoises, on voit tout de suite une première filiation entre le situationnisme et moi-même. Il y en a d’autres! Par exemple dans tout ce qu’il y eut dans le situationnisme de volonté critique à l’égard de la société du spectacle.
  • Et donc?
  • Et donc, il est possible, voire infiniment probable, que Phrère Jac et moi-même  soyons présents à Cosio di Arroscia, en Italie, pour le cinquantième anniversaire de l’IS, la fameuse Internationale situationniste dissoute en 1972. Personnellement, je suis très curieux de voir combien d’intellectuels – français ou autres –  on rencontrera à Cosio di Arroscia, à la fin du mois de juillet 2017…
  • N’importe qui peut se dire situationniste, n’est-ce pas?
  • En effet. Mais si quelqu’un connaît mon oeuvre, ma personne et ma pensée (au sujet desquelles l’article qui m’est consacré dans Wikipédia est en revanche un ramassis d’approximations, d’andouilleries conformistes et de crétineries) il y a peu de gens qui, par leur pratique réelle,  soient réellement plus situationnistes que moi. Puisque ma vie, comme le situationnisme, repose sur la critique permanente et le dépassement. Chose fort amusante, fort ludique – ludique comme par exemple le furent ou le sont mes candidatures situationnistes à l’Académie française – je placerai le 50e anniversaire de l’Internationale situationniste, quant à moi, sous l’égide de David Hamilton!…
  • Très drôle, en effet!… Merci pour cet entretien et je ne vais certes pas dire « bonnes vacances » à un situationniste…
  • C’est logique. N’ayant jamais travaillé, ce qui était un enseignement du situationnisme (à part que moi, je l’ai mis en pratique, contrairement aux situationnistes eux-mêmes)  la notion de « vacances » est un concept qui m’est inconnu. Le seigneur donne vacance à ses serfs. Je ne fais pas partie de cette confrérie.

« Il n’est point si gai d’être mort. / Tout cela manque de confort. » (René Delize)

Qui ne sait ce que la Grande Guerre, ce que la Grande Gueuse a enseveli d’écrivains, artistes, poètes, hommes de science ou simples gens de peu mais talentueux et honnêtes hommes.

Un ouvrage ancien qu’il m’arrive de feuilleter (« Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918, publiée par l’Association des écrivains combattants », oeuvre « pieuse » dont on dit qu’il ruina son éditeur Edgar Malfère) répertorie, en cinq forts volumes, 560 écrivains confirmés ou en herbe morts pour rien, au front ou des suites de la guerre ; ou plus exactement morts pour les seuls intérêts capitalistes et impérialistes, allemands, français, anglais, nord-américains… liste non close.

https://www.youtube.com/watch?v=SpychENwlGg

Me ‘zo gannet e kreiz eur mor ; version écourtée

Pour ne citer que quelques-uns : le romantique Henri Fournier dit Alain-Fournier, le mystique Charles Péguy, l’auteur de « La Guerre des boutons », Louis Pergaud ou encore le poète breton Jean-Pierre Calloc’h, auteur du célèbre (en Bretagne) « Me ‘zo gannet e kreiz eur mor… Ér Bro Arvor ! » (Je suis né au milieu de la mer… en pays breton !) dont voici une adaptation française (la mienne) qui suit le texte breton d’assez près en gardant la contrainte des pieds et celle de rimes :

Moi, je suis né au cœur des flots,

Trois lieues en mer.

Blanc petit toit, là-bas, m’est cher ;

Le genêt croît dedans mon clos ;

La lande y court devant derrière.

Moi je naquis au creux des flots,

Pays de l’Eau.

*
Mon père était, comme ses pères,

Un matelot.

Pelé, caché, tel fut son lot ;

Nul n’a chanté haut sa misère ;

Et de nuit blette en jour ballot,

Mon père était, comme ses pères,

Traîne-filières.

*

Ma mère aussi subit sa somme,

En blancs cheveux ;

Et avec elle, la sueur aux yeux,

J’ai vite appris, tout petit homme,

La faux, la bêche aux fruits terreux.

Ma mère aussi, que vie assomme,

Survit en somme.

*

Bout d’homme vif, j’allais, enfant,

Au long des jours

Avec maman courir labours,

Avec mon père en mer, pêchant ;

Où êtes-vous bonheurs si courts ?

Ô le jour vif allait enfant

Doux comme un faon !

*

Nous étions six, Sainte-Marie,

En votre sein,

Portant estime à dieu, aux saints

Et puis joyeux et pas marris.

Mais il a bien changé l’essaim ;

Six on était Sainte-Marie

Trois sont en vie.

*

La Mort, à la porte, a toqué ;

A notre accueil,

Bonheur parti dans un cercueil ;

Au cimetière, il est couché.

Moi, barde est né de ces écueils.

La mort, à la porte, a frappé ;

Ne pas pleurer !

Calloc’h naquit sur l’île de Groix en face de Lorient. Il est « mort pour la France » dit-on en français, « maro evit ar vro » voit-on écrit sur les monuments aux morts bas-bretons. « Mort pour le pays », on ne sait pas lequel ; la France ? la Bretagne ? Sans doute les deux.

https://www.youtube.com/watch?v=NRcQyfbLD2I

La sonate oubliée

Parmi les musiciens ayant subi le même sort, on peut citer le compositeur Albéric Magnard, mort en septembre 1914, en défendant l’accès de sa maison aux allemands. Maison brûlée, ce qui détruisit une partie de ses œuvres non encore publiées.

Je ne peux ici m’empêcher de rapprocher ce fait de la mort lors de la Seconde guerre mondiale de Paul Roux, dit Saint-Pol-Roux, le barde breton originaire du Midi de la France, de Marseille exactement, mort en 1940 de chagrin devant le désastre de l’assassinat de sa gouvernante, de la grave blessure subie par sa fille, puis du pillage de son manoir (qui finit d’ailleurs en très grande partie détruit par des bombardements incendiaires alliés sur Camaret, en août 1944).

Maintenant, pour en revenir à notre époque ou presque, les Trente glorieuses plus précisément, on peut dire que la technique n’arrêta pas la « mort bête« , bien au contraire, si l’on peut dire puisque toute mort est prévisiblement ou imprévisiblement bête.

Tel l’accident de voiture qui tua le 22 septembre 1962 Jean-René Huguenin, l’auteur de « La Côte sauvage », son unique roman, et le 28 septembre de la même année Roger Nimier, le hussard des lettres bien connu, en compagnie de Sunsiaré de Larcône auteur de « La Messagère », son unique roman également. Écrivains morts jeunes dans des accidents de puissantes voitures, à l’âge où il arrive encore que l’on bouffe la vie à pleines dents.

Ce genre de mort fut aussi le lot de l’actrice Françoise Dorléac un certain 26 juin 1967, soit il y a cinquante ans tout juste… Mazette !

https://www.youtube.com/watch?v=Edqk-jQAm1Y

Les deux sœurs : Françoise Dorléac et Catherine Dorléac, dite Deneuve.

« Nous sommes toutes deux prêt’s à perdre raison ». Je dédie cette phrase, cette maxime aux ayatollahs du féminisme, tant femelles que mâles.