Lire quelque chose de vrai sur David Hamilton? C’est ici.
Publié le 6 avril 2017 par defensededavidhamilton
Le prochain livre sur David Hamilton devrait être de grand format (17 X 24), contenir photos et dessins (ou peintures), et des textes de sept ou huit personnes. Il pourrait paraître dès le mois de mai 2017. Autant dire qu’il est pratiquement achevé et ne va pas tarder à être imprimé.
***
No plastic bag suffocation for us, thanks.
Les médecins le savent :
« De même, lorsqu’une personne a eu la gorge tranchée, il n’est pas toujours évident de faire la distinction entre suicide et homicide. Lors d’un étouffement avec un sac en plastique (‘plastic bag suffocation’), on ne peut pas toujours être certain que la personne n’a pas été préalablement endormie (p.ex. avec des benzodiazépines ou des calmants) pour permettre au meurtrier d’enfiler le sac sur la tête ».
***
Bilitis
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/06/bilitis-2/
***
Bilitis (suite)
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/06/bilitis-suite/
***
Bilitis: « Nous nous comportons toujours comme des dames »
***
La beauté hamiltonienne: le contraire des flaflas du monde moderne
***
« Sans doute, des ennuis qui l’ont poussé au suicide »
Dessin d’Abel Faivre:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Abel_Faivre
Une illustration de notre prochain livre sur David Hamilton
Publié le 5 avril 2017 par defensededavidhamilton
Nos collaborateurs sont à l’oeuvre.
Une artiste peintre française vient de réaliser une acrylique qui sera reproduite, très probablement, dans le (ou les) livre(s) que J.P. Fleury va publier sur David Hamilton.
Il ne s’agit encore que d’un essai.
Signalons à nos collaborateurs qu’ils n’ont plus que quelques jours pour nous soumettre textes, dessins, photos.
Publié le 5 avril 2017 par defensededavidhamilton
RAMATUELLE – IMPRESSIONS.
– I –
En un bout de la terrasse. Photographie Jack Garofalo
(Paris Match n° 1427, 2 octobre 1976)
Un fauteuil en rotin, Madame à la terrasse,
Longiligne est assise, au regard si lointain
Que le vieux Lion baroque en pierre s’est éteint,
Livrant l’espace clos que le balustre harasse.
La nature au-dehors est plaquée invisible,
L’Homme se tient debout et, dans l’instant qui dort,
Tous deux ont oublié, près de la plante d’or,
Des restes ancestraux de heurts indivisibles.
– II –
La chambre d’hôte. Photographie originale de David Hamilton en noir et blanc.
(Décoration internationale n°92, juin-juillet-août 1986)
Sous les arcs en plein cintre et croisures de voûtes,
Va le jour étirant, par des aplats de peintre,
Sa limite livide où la dalle, en un vintre,*
Conserve à ses entours tout un passé en croûtes.
Sur la pierre au solage, en marques d’héritage,
Errent les baisers fous de tant de pieds volages ;
C’est la vie à l’affût pour contrer ce qui fut
Barbarie et accrocs par tous les pieds griffus.
Au-dedans du mystère, en silence il se tend,
L’ermitage aux amants, le précieux monastère.
Un air sacré suspend (ô pics les plus austères !)
La mémoire affûtée aux souvenirs d’antan.
- vintre, moyen-français, geôlier ; du latin vinctor, celui qui réunit, qui lie, qui enchaîne.
– III –
Buste romain au coin de la chambre d’hôte.
Photo D.H.
L’as-tu vu le romain, sans main?
Sans avant-bras, sans romarin ?
Il ausculte et se fiche en niche,
Faisant, à tout passant, la niche.
Chaque pas, de l’une ou de l’un,
S’infléchit dans ses yeux d’alun.
Il a les cheveux de l’Homme
Et leur double Solitude, en somme.
C’est le gardien vivant dans sa fibre,
De l’ombre libre du temps qui vibre.
– IV –
« Poisson laqué de Kyoto, buste de jeune fille, élément du décor de
« Premiers désirs ». Photo D.H.
Vanité qui frémis
Petite infante, où est ton corps, fût-il mort-né ?
Ta tête antique a le regard à questionner.
À eux, ta lippe dit : Pourquoi me modeler
Intangible frisette, et puis m’abandonner ?
– Instant joli d’éternité acidulé,
C’est pour mieux nous mener par le bout de ton nez.
– V –
« Au mur, dessin érotique de Danielle Monsarat
et moulage anonyme d’une jeune femme à sa toilette ».
Photo D.H.
La jeune femme a le bras qui appelle
La jambe, au mur, d’une autre belle.
Sa tête à chignon, qui naît pariétale,
Sur l’édredon bientôt s’étale.
La jeune femme a le cœur qui épelle
Les doigts au chœur des mirabelles.
Son corps d’abandon, un curieux pétale,
En un mignon bijou, s’installe.
Pince à cravate, et de chair de coupelle,
D’un rêve à nu d’âme rebelle.
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/04/05/lettre-a-david-hamilton/
***
« Lettre à David Hamilton »
Publié le 5 avril 2017 par defensededavidhamilton
Photo de David Hamilton (presse italienne, années 1980)
Le texte qui suit a déjà été publié sur le blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes:
https://lequichotte.wordpress.com/2017/03/25/lettre-a-david-hamilton/
Voici maintenant la forme sous laquelle il sera publié dans notre livre sur David Hamilton, un ouvrage collectif (huit signataires environ) qui paraîtra selon toute vraisemblance avant l’été de 2017.
*
Lettre à David Hamilton
Nous ne nous sommes jamais rencontrés et nous ne nous rencontrerons jamais.
Pourtant, nous aurions pu…
En novembre 2016, le salon Antica Namur accueillait certaines de vos œuvres pour une petite rétrospective ; quelques vues de Venise notamment, des natures mortes aussi…
C’était à côté de chez moi et je me réjouissais, c’était une fête.
Tant de souvenirs délicieux d’adolescente, cartes postales, affiches, ambiances légères et délicates me revenaient en mémoire.
Mais de tristes et sinistres histoires en ont décidé autrement et l’exposition a été « reportée » à une date ultérieure !
Puis tout a basculé, très vite. Emballement, déferlement…
Et le temps s’est arrêté …
Vous avez poussé les battants du portail entr’ouvert sur le jardin,
Pour chercher un endroit solitaire.
Là tout est vert et bleu,
Et il y a des figuiers, et un fauteuil vide depuis longtemps.
Mais c’est la nouvelle de votre mort qui fut blessante, bouleversante.
Même si vous l’avez décidé, l’avez voulu ainsi.
Loin de la foule déchaînée,
Sans un bruit, dans un dernier souffle vous êtes entré dans le jardin d’herbes hautes qui sentent le soleil et la mer.
Oui, la mer n’est pas loin, juste en contre-bas,
Il faut suivre le sentier du vent et devenir vent qui souffle sur la mer,
Et on la sent et on l’entend, jusque dans les murmures des jeunes filles sur l’embarcadère qui se chuchotent mille secrets dans la douce lumière du soir.
L’existence nous mène à la mort, comme une grande vague noire vers les royaumes de la nuit, comme une flamme qui tremble et se couche dans un souffle, comme une aile sauvage, comme une pomme qui tombe dans l’herbe ;
Puissiez-vous, dans le jardin aux reflets verts décolorés, retrouver ce parfum ineffable, celui que l’on ne peut goûter qu’à quinze ans lorsque l’on a envie de mourir sur la mousse en s’embrassant dans l’ombre.
A.D.
***
Qui peut s’intéresser encore à David Hamilton en ces temps de déliquescence de la caste politique et médiatique?
Publié le 5 avril 2017 par defensededavidhamilton
L’être humain est probablement fait de telle sorte qu’il se lasse plus ou moins rapidement de tout; David Hamilton étant un sujet intéressant, voire passionnant, il est « normal » (il est anormal, donc normal…) qu’en 2017 il intéresse peu de gens.
Peu de gens s’acharnent contre vents et marées, peu de gens luttent contre les moulins à vent (le blog de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, s’appelle Lequichotte, voir http://wp.me/p89w8Z-q4) et la plupart des gens s’intéressent aux choses, tout au plus, quand elles sont dans « l’actualité »…
Ils s’intéressent donc à des choses insignifiantes, comme de savoir s’il y aura ou pas un second tour Macron – Le Pen, ce qui ne changera rien à rien. On peut juste remarquer qu’après des dizaines d’années d’anti-lepénisme, les journalistes et les laquais virent – par prudence ou par conviction – au lepénisme, et qu’ils sont prêts à devenir lepénistes.
Cette année, l’état de déliquescence de la classe politique et médiatique du pays est la même que depuis cinquante ans et, comme d’habitude, je me prépare à ne pas aller voter. Je ne vois aucun candidat qui parle clair et vrai et intelligemment sur quelque sujet que ce soit.
Quant à la mort de David Hamilton, son mystère intéresse peu de monde, pour ne pas dire personne.
A de rarissimes exceptions près (voir: http://wp.me/p89w8Z-HE ou http://wp.me/p89w8Z-t7, ou encore http://wp.me/p89w8Z-oB), il y a des tas de gens (y compris des blogueurs que je connais) qui consacrent des dizaines d’articles à des livres nullissimes et puants de conformisme, mais n’ont visiblement pas trouvé (et donc pas pris) le temps de lire les quelques pages de mon livre sur Dawn Dunlap, Le portrait de Dawn Dunlap.
Des exceptions?
http://sebguillet.fr/2017/annonce-publication-livre-david-hamilton/
En attendant, notre prochain livre sur David Hamilton est en préparation: nous choisirons sans doute, pour ce livre, un grand format.
En sachant très bien « l’épouvantable inutilité d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit » (Baudelaire).
Hamilton, la Proie des Vautours, la fée Flamante et la fée Rossignole
Publié le 4 avril 2017 par defensededavidhamilton
Fable autant symbolique qu’imaginaire
En ce temps-là, dans un pays imaginaire que nous appellerons la Rance, naquit la Fée Flamant de l’espèce Phoenicopterus roseus1, une demoiselle qui avait le cul nu et qui pour cela fut nommée Flamant Le Cul Nu.
La fée Flamant était un flamant féministe, elle mettait des « e » à tous les mots et rêvait donc qu’on l’appelle Flamante.
La miss Flamant, très peu originale me direz-vous, était de couleur rose (comme son nom l’indique : Phoenicopterus roseus), rose comme la presse ou la sous-littérature de gare du même nom. C’est l’espèce de flamant la plus banale et répandue. Peut-être ses ancêtres avaient-ils appartenu à l’espèce Phoenicopterus ruber mais le personnage de notre fable appartenait sans aucun doute à la sous-espèce Phoenicopterus ruber roseus.
Quand elle eut grandi, elle devint en toute logique une grande vedette de la presse rose. Le cul nu donc de Miss Flamant, volontiers exhibé sur les couvertures de la presse rose, était d’un blanc rosâtre vaguement obscène et celluliteux. Les ornithologues savent que ce sont les couvertures alaires qui, chez le flamant rose, revêtent la couleur rose la plus intense. Mais chez notre personnage, c’était surtout les couvertures très terre à terre des revues à l’eau de rose qui étaient roses.
Un dimorphisme sexuel de taille était observé chez elle, comme dans toute son espèce. Ses cris ressemblaient à ceux d’une oie, dont elle avait dit-on surpassé l’intelligence. Le bec de Flamant était courbé, sans doute afin de permettre la filtration de divers liquides dont elle se délectait. Son bec était rose aussi, ça va de soi.
Les lieux qu’apprécia notre héroïne, dès son plus jeune âge, furent la Méditerranée, la Manche et en général tous les sites qui fournissaient des conditions adaptées à la nidification de cette échassière.
En vérité, j’allais écrire: « de cet échassier », mais la Fée Flamant m’a lancé un très mauvais regard. La fée Flamant était un rossignol féministe, elle mettait des « e » à tous les mots . Elle a éructé :
– Echassier, c’est nul échassier !
Son bec doit être coupant, je ne voudrais pas qu’elle m’émascule, je me suis donc dévotement corrigé :
– O fée Flamant qui n’es point nulle à chière, que tes désirs soient exaucés : j’écrirai échassière à la place d’échassier !
La fée Flamant affectionna vite les eaux saumâtres peu profondes et les îlots, où elle pouvait trouver ses nourritures de prédilection. La nourriture de Flamant se composa vite de mâles invertébrés (chose logique puisque la plus importante partie de la biodiversité connue est en effet constituée d’organismes invertébrés) et d’autres larves. Elle porta son dévolu, dans divers milieux à l’eau de rose, sur divers individus et mollusques spongiaires, cnidaires, plathelminthes et cysticerques asexués.
– Veux-tu que je te fasse une filtration ? demandait alors Flamant.
La fée Flamant pratiquait très bien, dit-on, la filtration – grâce à son bec rose (l’ai-je dit?) comme celui de tous les flamants.
Avec une technique unique, aussi, Flamant piétinait le sol en tournant progressivement autour de son bec immergé, à la recherche de ses proies. Comme l’attestaient bien des photographies, elle était carrément capable de plonger dans l’eau en laissant dépasser son seul arrière-train (dit vulgairement cul) nu, position qu’elle semblait affectionner dès sa maturité sexuelle, atteinte quand elle avait été nommée Miss Flamant Rose.
Elle se reproduisait souvent, d’autant qu’elle changeait de partenaire d’une année à l’autre. Alors c’était des parades nuptiales, avec tout un rituel gestuel qui faisait la fortune de la presse rose. Une fois les partenaires appariés, ils le restaient durant toute la durée de la fornication et de la reproduction. Après l’accouplement, ils se mettaient à la construction d’un nid fait de boue et de vase, à l’abri de ces prédateurs que craignait tant Flamant. A force, elle en voyait partout. Elle se faisait un film :
-Je me souviens, disait-elle, de Hamilton !
– Ah oui ! Hamilton ! Dans La proie des vautours ! Kipp Hamilton !
A l’entendre, la fée Flamant devait faire face à bien des prédateurs notamment sur les bords de la Méditerranée. Chaque année, ses partenaires précédents rejoignaient le troupeau des prédateurs qui, depuis sa naissance, semblaient lui vouloir un mal tout particulier : notamment le goéland leucophée, l’aigle ravisseur, le percnoptère et le marabout. Mais les pires vautours, peut-être le vautour oricou et le vautour à tête blanche, étaient ceux qui ne sont plus à décrire depuis l’expert Hamilton2.
La fée Flamant avait été traumatisée, racontait-elle, par un prédateur.
Mais par bonheur vint un jour où l’héroïne de notre fable, Flamant, qui n’était plus depuis longtemps une demoiselle au cul nu puisqu’elle allait vers la ménopause, rencontra la fée Rossignole, fée du pays de Rance. Ce fut une rencontre magnifique.
-Fée Rossignole, s’écria Flamant, n’es-tu point une Rossignole philomèle ?
-Je suis en effet une Rossignole philomèle ! se mit à chanter la Fée Rossignole.
– Quel salaud ce Térée3 ! Ce violeur ! Toi aussi, tu as donc eu ton bourreau ! Ton satyre !
La fée Rossignole était un rossignol féministe, elle mettait des « e » à tous les mots :
– Fée Flamante ! dit la fée Rossignole philomèle avec admiration. Je te nomme, Ô toi la plus belle des flamantes roses, spécialiste du viol !
***
NOTES
1 Les informations qui suivent sont presque toutes extraites de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Flamant_rose
2 Les hommes et les mœurs aux Etats-Unis par le colonel Hamilton, 1834.
3 L’espèce de ce rossignol fait en effet allusion à un personnage mythologique, Philomèle, qui, violée par Térée, se venge d’une manière terrible et sera transformée en rossignol, condamnée à chanter ses lamentations pour toujours. Voir les « Métamorphoses » d’Ovide
Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski a toujours davantage de défenseurs que David Hamilton…
Publié le 4 avril 2017 par defensededavidhamilton
C’est presque drôle. Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski, qui semble obsédé par l’idée de mettre les pieds aux Etats-Unis, aurait présenté une « demande » afin de recevoir « l’assurance » de pouvoir s’y rendre « sans être menacé d’emprisonnement ». A moi, il me semble vaguement curieux de s’adresser à la justice d’un pays étranger pour demander, d’avance, des « garanties » de ce genre.
Le faiseur de films en question, rappelons-le, a drogué et violé une mineure, alors âgée de treize ans. Ses copains journalistes ou du monde du cinoche protestent contre « cette affaire qui le poursuit depuis quarante ans ». Ma foi, si depuis quarante ans il ne voulait pas que l’affaire le « poursuive », il pouvait prendre l’avion et aller voir pourquoi donc on le poursuivait. Comme ça on aurait même sans doute arrêté de le poursuivre, après lui avoir rappelé le cas échéant et au moins par devoir de mémoire qu’il avait drogué puis violé une fille de treize ans en 1977. II y a des gens qui semblent scandalisés parce que leur poteau pourrait être arrêté s’il revenait sur le sol américain, mais à quoi s’attendent-ils? A ce qu’on lui décerne un César ou un Oscar de la bonne conduite? Une décoration?
Un certain Harland Braun, avocat de Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski, a affirmé au tribunal de Los Angeles que ce monsieur de 83 ans (tiens, comme David Hamilton) avait déjà « purgé sa peine ». Diantre, j’oubliais, il a fait 42 jours de placard, 42 jours remarquez pour un viol ça ne fait pas cher du viol.
Et bref, Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski aurait annoncé qu’il voulait « revenir aux États-Unis pour mettre fin à l’affaire ». C’est amusant, on croyait qu’en principe c’est la justice qui met un terme aux affaires, pas l’accusé qui pose ses conditions. Parce que, voilà, Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski veut bien revenir aux Etats-Unis mais… seulement « à condition d’avoir l’assurance de ne pas être arrêté à son arrivée ».
Un juge américain a rétorqué qu’il n’y avait « pas de base suffisante ou convaincante pour réexaminer ces questions ». Et le même juge a écarté l’hypothèse de discussions « sur des questions sensibles concernant l’affaire Polanski jusqu’à ce qu’il ne soit présent physiquement au tribunal ».
On ne comprend pas bien, en effet, pourquoi il serait autorisé à Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski ce qui est interdit à Julian Assange quand celui-ci demande à être entendu, mais pas en Suède (qui risquerait de l’extrader aux Etats-Unis), au sujet d’une autre affaire de « viol ».
A part que Julian Assange nie (tout comme l’a fait David Hamilton avant de mourir) avoir commis le moindre viol, tandis que le sieur Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski avait plaidé coupable de « rapports sexuels illégaux » en échange, déjà, de l’abandon des charges de viol, de sodomie et de fourniture d’alcool et de drogue à une fille de treize ans, en accord avec un juge qui lui avait de la sorte démontré déjà beaucoup de mansuétude. Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski avait passé 42 jours en détention avant d’être relâché sous caution, autre mansuétude. En 1978, le faiseur de films s’était alors planqué en France.
Curieusement, quand il s’agit de Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski, qui a plaidé coupable de viol par sodomie d’une enfant de treize ans préalablement droguée, il ne manque pas de défenseurs. Aucune de ces grandes âmes, en revanche, n’a dit un mot pour David Hamilton qui, jamais condamné à rien, a toujours rejeté les accusations portées contre lui. Trente ou quarante ans ont passé dans les deux cas, mais, en ce qui concerne David Hamilton, trente ans avaient passé entre aujourd’hui et des faits présumés, tandis que dans le cas de Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski, quarante ans ont passé entre aujourd’hui et des faits avérés, pour lesquels l’accusé a plaidé coupable avant de se soustraire à la justice américaine sous caution: c’est peut-être sa caution que Rajmund Thierry Liebling dit Roman Polanski veut récupérer?
Viol et Rossignol, dansons la Carmagnole, vive le son, vive le çon, le hardi çon !
Publié le 3 avril 2017 par defensededavidhamilton
Ovide (Métamorphoses, livre VI) a raconté le viol de Philomèle par Térée.
C’est aussi le thème ( « Non pas, c’était un Roi dont les feux violents Me firent ressentir leur ardeur criminelle ») de la fable de Jean La Fontaine, dont l’un des personnages est un Rossignol.
LA FONTAINE
LE MILAN ET LE ROSSIGNOL
Après que le Milan, manifeste voleur,
Eut répandu l’alarme en tout le voisinage
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Un Rossignol tomba dans ses mains, par malheur.
Le héraut du printemps lui demande la vie :
Aussi bien que manger en qui n’a que le son ?
Ecoutez plutôt ma chanson ;
Je vous raconterai Térée et son envie.
Qui, Térée ? est-ce un mets propre pour les Milans ?
Non pas, c’était un Roi dont les feux violents
Me firent ressentir leur ardeur criminelle :
Je m’en vais vous en dire une chanson si belle
Qu’elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.
Le Milan alors lui réplique :
Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique.
J’en parle bien aux Rois. Quand un roi te prendra,
Tu peux lui conter ces merveilles.
Pour un Milan, il s’en rira :
Ventre affamé n’a point d’oreilles
FABLE DE MOI
LE FLAMANT ET LE ROSSIGNOL
Après que le Flamant, manifeste menteur,
Eut répandu l’alarme en tout le voisinage
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Rossignol le nomma spécialiste en malheur.
Le héraut du printemps lui dit avec envie :
(Rossignol) – Vous les avez bien eus, avec votre hardi çon !
(Flamant) – Ah oui ! Ecoutez ma chanson ;
Je leur ai inventé Satyre et son envie.
(Rossignol) – Un satyre ? est-ce un mets propre pour les Flamants ?
(Flamant) – J’ai dit que c’est un Roi dont les feux violents
Me firent ressentir leur ardeur criminelle.
(Rossignol) – Ah ! Tu vas donc leur dire une chanson si belle
Qu’elle les ravira : ton chant plaît à chacun.
Le Flamant alors lui réplique :
– Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique.
J’en parlerai aux porcs. Quand un porc me prendra,
Je lui conterai ces merveilles.
Pour moi Flamant, il s’en rira :
Couille affamée a point d’oreilles !
***
David Hamilton: l’homme que tout le monde aime haïr.
Entre 1977 et 1979, de « grands intellectuels français », célèbres au moins en France et bien souvent hors de France, ont signé des pétitions et des lettres ouvertes demandant l’abrogation des lois sur la majorité sexuelle et la relaxe des individus arrêtés pour des relations sexuelles avec des enfants ayant quatorze ans ou moins.
La « Lettre ouverte à la Commission de révision du code pénal pour la révision de certains textes régissant les rapports entre adultes et mineurs fut signée par Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, André Glucksmann, Roland Barthes, Guy Hocquenghem, Philippe Sollers (liste non exhaustive).
Une pétition dans Le Monde du 26 janvier 1977 disait : « Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de « moeurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels. Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de « crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhardt ne retrouvent pas la liberté. »
Avaient signé ce communiqué une infinité de gens connus ou inconnus, des tonnes de « psychiatres » et de « psychologues », des écrivains, des futurs ministres, quelques homosexuels revendiqués ; et aussi des pédophiles notoires et fiers de l’être.
La liste : Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, Michel Bon (docteur) ; Bertrand Boulin, fils de ministre ; Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Alain Cuny, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, Maurice Erne, docteur ; Jean-Pierre Faye, psychiatre ; Pierrette Garrou, docteur ; Philippe Gavi, psychiatre ; Pierre-Edmond Gay, docteur ; docteur Claire Gellman, psychologue ; docteur Robert Gellman ; André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Gurin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Lak, Jack Lang, Georges Lapassade, professeur de faculté ; Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, Bernard Muldworf, docteur, Négrepont, psychiatre ; Marc Pierret, Anne Querrien, Grisldis Ral, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabregue, Gérard Valls, docteur ; Hélène Védrines, psychiatre ; Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave…
Le journal Libération, en 1979, publia une lettre de soutien à Gérard R., accusé de crime sexuel sur des enfants. La lettre rapporte alors que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ». 63 personnes dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort estimèrent qu’une petite fille de six ans pouvait être « consentante » à des rapports sexuels avec un adulte.
On ne trouvait pas – on ne trouvait dans aucune de ces pétitions et lettres délirantes, certaines apologétiques des « amours » avec des enfants de SIX ans – le nom de David Hamilton.
David Hamilton n’a jamais été condamné à rien. Il n’a jamais signé, non plus, de pétitions absurdes. David Hamilton n’est pas devenu ministre (comme Lang et Kouchner). Il n’est pas entré à l’Académie française (comme Sallenave). Il n’a pas enseigné à l’Université (comme beaucoup de ces Messieurs Dames). Il n’est pas devenu chanteur (comme Moustaki). Il n’a jamais fait l’apologie de la pédophilie ou de la pédérastie. Il n’est pas mort du Sida (comme Hocquenghem, Michel Foucault, Copi…) ; il n’a pas été incarcéré dans l’affaire du Coral (comme l’amant de Hocquenghem, René Schérer, le frère du cinéaste Maurice Schérer dit « Éric Rohmer »). Il n’est pas devenu homosexuel. Il n’est pas devenu psychiatre ou psychanalyste (comme tant et tant de Messieurs-Dames aujourd’hui parfaitement inconnus). Il ne se croyait pas philosophe.
Et m-eme, même, même ! Il n’est même pas devenu écrivain. Comme tout le monde en France aujourd’hui ! Qui donc n’est pas « écrivain », en France ?
Peut-être David Hamilton estimait-il que les jeunes filles étaient belles et, comme des milliers d’artistes depuis deux ou trois millénaires, qu’elles pouvaient et devaient être le sujet de son œuvre. Peut-être David Hamilton estimait-il qu’elles étaient émouvantes. Peut-être David Hamilton estimait-il (cela reste à démontrer) qu’au moins en certains cas, une histoire d’amour peut avoir lieu en se fichant de la différence d’âge. A quinze ans en France, en tout cas, selon la loi, une fille peut se marier. A quinze, pas à SIX.
Certainement David Hamilton croyait dans la liberté, la liberté vraie, la beauté, la liberté d’expression de l’artiste.
Pourtant, c’est lui qui est devenu l’homme que tout le monde aime haïr, et cela dans la société longtemps bâtie par les pétitionnaires des années 1970 – et dont certains sont encore, d’une façon ou d’une autre, en place…










