Aller au contenu principal

Affaire David Hamilton : un DOCUMENT EXCLUSIF qui nous change des promesses jamais tenues au milieu d’un océan de lâcheté

Publié le 13 mars 2018 par defensededavidhamilton

***

Le blog « En défense de David Hamilton » s’est procuré indépendamment, et a le plaisir de publier aujourd’hui, de sa propre initiative, le texte intégral de la lettre touchante adressée, sur papier à en tête de la mairie de Valognes (Manche) par M. Jacques COQUELIN, maire de cette commune française de Valognes, et conseiller départemental, en date du 3 novembre 2016.

Et donc bien avant la mort de David Hamilton, cette lettre a été adressée au journal « Elle » (publication qui s’est illustrée exclusivement en faveur de Flavie Flament lors de la campagne de presse qui a pris pour cible l’immense et inoubliable photographe britannique).

Le journal « Elle » n’a pas daigné publier dans ses colonnes la lettre d’un élu de la République française, alors que cet élu faisait admirablement part de sa défense de Madame Catherine Lecanu, une femme dont la réputation a été ternie dans la France entière (tout comme celle de David Hamilton) par des allégations aussi graves qu’improuvables !

Et David Hamilton, pensant peut-être qu’il n’était défendu par personne, s’est (peut-être…) suicidé le 25 novembre 2016. A moins qu’il n’ait été assassiné.

Or, le blog « En défense de David Hamilton » pense, et sera un jour ou l’autre en mesure de prouver, bientôt, et témoignages à l’appui, que les accusations portées contre  David Hamilton sont loin de faire l’unanimité y compris dans des milieux de la presse et de la télévision françaises, au plus haut niveau.

Le blog « En défense de David Hamilton » s’étonne toujours du fait que les intellectuels français, ou présumés tels, n’aient pas le courage de défendre EN PUBLIC David Hamilton, y compris quand ils le défendent en privé.

Le blog « En défense de David Hamilton » s’honore d’avoir été et d’être à la première ligne du combat. Le blog « En défense de David Hamilton » s’honore de ne pas faire partie des lâches et des faiseurs de promesses qui, ensuite, ne les tiennent pas.

Le blog « En défense de David Hamilton » appelle les langues à se délier, le blog « En défense de David Hamilton » attend des témoignages en sa faveur, le blog « En défense de David Hamilton » attend que la vérité se fasse et de voir qui, à part Roland Jaccard,  a les couilles de le défendre publiquement.

le blog « En défense de David Hamilton », considérant qu’un homme est mort, s’attendrait à ce que les intellectuels qui reçoivent et lisent le livre sur David Hamilton qui leur a  été offert, aient au moins l’amabilité d’en parler sur leurs blogs et / ou d’en accuser bonne réception, ce qui représenterait une correction minimale.

Le texte de cette lettre sera publié, dès aujourd’hui, également sur le blog de mon ami et éditeur Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie.

*

Lettre adressée par M. le maire de Valognes au journal « Elle », qui n’en a pas seulement accusé bonne réception.

*

Valognes, le 3 novembre 2016.

Madame la Directrice,
Si je suis aujourd’hui Maire de la petite ville de Valognes dans la Manche (7165 habitants), fonction que j’occupe depuis 2008 et qui confère une certaine crédibilité à mon propos, c’est en simple citoyen que je veux réagir à l’article paru dans l’édition du 14 octobre 2016 de votre hebdomadaire, en page 105, sous le titre « Flavie FLAMENT, La Mémoire vive ».

Je ne vous surprendrai pas en affirmant qu’il m’est évidemment impossible de m’exprimer sur les faits délictuels rapportés dans cet article puisqu’ils sont censés avoir été commis à huis clos et bien loin de mon territoire, mais je dois avouer que certains propos tenus à l’égard de Monsieur et Madame LECANU, Parents de Flavie FLAMENT, m’ont particulièrement choqué et ému.

L’interview que vous a accordée l’animatrice de radio dépeint en effet un environnement familial particulièrement sombre, digne des Misérables de Victor HUGO, bien loin de celui que j’ai vécu à leurs côtés durant les années 80.

Il me faut vous dire qu’avant d’embrasser la modeste carrière politique locale qui est la mienne, j’ai exercé les fonctions de Président du club amateur de football Valognais dont l’entraineur n’était autre que Jean-Paul LECANU, le Papa de Flavie aujourd’hui hélas décédé.

Nos relations étroites nous ont donné la chance de nous côtoyer au quotidien durant de nombreuses années, ma situation personnelle de célibataire me donnant à l’époque le loisir de partager leur vie familiale en de très nombreuses occasions.

Jean-Paul qui n’exerçait pas la profession d’éleveur de chevaux comme je l’ai lu ici où là, mais la supposée moins valorisante mais tout aussi respectable activité de cheminot, avait comme son épouse Cathy une admiration sans borne pour leurs trois enfants qu’ils ont élevés et éduqués avec amour dans le respect des valeurs de partage, de travail et de tolérance.

Je comprends que l’article ne fait que reprendre les propos tenus par Flavie FLAMENT, mais il me semble parfaitement injuste de mettre en cause la probité de ses Parents et il me fallait vous le dire ne serait-ce que par respect pour la mémoire de mon Ami et pour soulager la détresse d’une mère humiliée.

En écrivant ces quelques lignes, mes yeux se mouillent en pensant à tout ce que j’ai vécu avec Jean-Paul, Cathy et leurs enfants, à la complicité qui régnait alors dans leur foyer et qui respirait le vrai bonheur d’une famille simple et unie.

Les temps ont changé, la notoriété a fait son œuvre avec ce qu’elle peut avoir de bon et de merveilleux mais aussi peut-être ce qu’elle a de plus abjecte à mes yeux : la cupidité.

Il me fallait vous le dire afin que vous pensiez aux conséquences que les mots peuvent avoir lorsqu’ils sont utilisés sans retenue et sans contrôle, que vous preniez conscience de la souffrance d’une maman qui élève encore aujourd’hui des enfants en difficulté, avec un courage exemplaire, une fougue et une abnégation sans faille. Je sais pouvoir compter sur votre professionnalisme et l’excellente réputation de votre parution pour lui permettre de laver son honneur bafoué.

Vous remerciant vivement par avance de l’accueil que  vous réserverez à cette missive exclusivement motivée par la volonté de de rétablir la vérité, je vous prie de croire, Madame la Directrice, en mes très respectueuses salutations.

M. Jacques COQUELIN

Monsieur le Maire de Valognes,

Hôtel de Ville – Place Général de Gaulle

B.P 301 – 50700 VALOGNES

Tél. : 02.33.95.82.00 – Fax : 02.33.40.49.69

e-mail : contact@mairie-valognes.fr

David Hamilton et le grand chœur des molestées

Publié le 10 mars 2018 par defensededavidhamilton

***

Hier, le pouvoir – l’Eglise, l’Etat, les tribunaux… – pouvait interdire que quelque chose soit dit: petit homme, si tu brises le dogme, si tu dis que Dieu n’existe pas, tu finiras sur l’échafaud, au bûcher. Vive l’alternance, tu auras le choix entre les geôles royales et l’Hôtel de la République.

On te reprochait de parler, petit homme.

Tais-toi. Ferme ta gueule! Silence!…

Aujourd’hui, le pouvoir – les histrions médiatiques, Facebook, Twitter et compagnie – t’interdisent si tu ne parles pas.

D’abord, c’est très bien pour eux que tu papotes, parce que si des milliards d’ineptes ne papotaient pas, Zuckerberg et compagnie fermeraient leur boutique des vains propos. La Bible disait : « Il te sera compté les paroles inutiles ».  Facebook, c’est : « Tes paroles inutiles nous rapportent du bon pognon ».

Hier les dictatures, présumées ou non, ou les démocraties, présumées ou non, t’obligeaient à taire ceci ou cela.

Mais aujourd’hui?

Aujourd’hui (ou demain et il est minuit moins cinq), ce n’est pas  seulement la liberté d’expression qui est (ou sera) niée ou menacée. Pas seulement. Ce qui est (ou sera) nié ou menacé, c’est la liberté de te taire.

Tel pseudo-artiste ou telle pseudo-artiste « ne se sont pas exprimés » lors de la mort de tels pseudo-artistes? Haro !

Un tel ou une telle « ne se sont pas exprimés » pour clamer leur soutien à la voix de la meute? Haro!

Une telle actrice ne porte pas de robe noire? Va te rhabiller! Elle ne porte pas de ruban blanc? Va mettre ton ruban blanc! Une telle actrice « ne s’est pas encore exprimée » pour raconter ce qui lui est arrivé (dit-elle) il y a cinquante ans (devinez quoi, il va vous falloir de l’imagination)? Méfiance! Haro!

Vite vite, il faut que toute actrice, jusqu’à la dernière, dise: moi aussi! (Comme on est en France, colonie américaine, disons-le en anglais: me too !)

Tu n’as pas le droit de ne pas bêler, petit homme.

Bêle!

Bêle avec nous! Bêle comme nous! Bêle! Dis que tu es un mouton!

Le torturé par la nouvelle inquisition avoue : « Oui, M’sieur! Oui, je suis un mouton! Bêêêêêêê! Bêêêêê! Que dis-je, un mouton? Je suis un porc! »

Il faut bêler. Tu dois bêler, petit homme.

Les hommes naissent libres et égaux et il faudra bientôt ajouter un paragraphe sur l’obligation de bêler, sinon, hop, outrage de rue, l’outrage d’avoir été surpris alors qu’on ne bêlait pas. Verbalisation immédiate.

Si tu ne bêles pas, tu es suspect. Si tu ne bêles pas, la meute des moutons qui veulent que tu bêles avec eux te donne la chasse, et te lynche.

Ou alors, tu finis avec un sac de plastique sur la tête, avec ta porte ouverte, quelque temps après que tu as eu l’impudence de dire que tu craignais pour ta vie, et qu’en plus tu avais le culot de vouloir porter plainte en diffamation devant les tribunaux !

Ce David Hamilton, car c’est de lui qu’il s’agit, que comprenait-il donc au monde moderne? Par son communiqué, il avait déclaré sa volonté de ne pas causer avec les journalistes! De ne pas alimenter la machine à haine!

Quoi? Comment? Ne pas parler avec les journalistes?

Oui Madame Michu! Il avait choisi, David Hamilton, de ne pas contribuer à la chaîne alimentaro-médiatique du vomi, revomi, bouffé, rebouffé (je te déshérite, il a déshérité, ouin il m’a déshérité, ouin ouin mon père m’a déshérité aussi, non ce n’est pas vrai il n’a pas déshérité mon fils, si c’est vrai, si, non, si, non, si, non ce n’est pas vrai il ne l’a pas  déshérité, en tout cas moi monsieur je suis un gentil, je ne déshériterai pas, moi je ne déshériterais pas, moi je ne déshériterais jamais)…

Oh! Le vomitoire, je vous en prie, que l’on m’apporte un vomitoire!

Pauvre David Hamilton, il voulait s’adresser aux tribunaux, aux vrais, enfin, à ceux qui encore hier étaient les vrais, les tribunaux qui disent (ou qui sont censés dire) le droit.

Le naïf!

Pauvre David Hamilton, il ne voulait pas s’adresser aux tribunaux des petites nullités autoproclamées « animateurs », qui ont lu (peut-être) trois livres dans leur vie, et qui ont plagié ceux qu’ils ont « écrits », et dont l’inculture est peinte sur la tronche et qui pontifient leurs lieux communs et leurs blagues déplorables (seulement si elles sont, ces blagues, « acceptables » par la masse qui est malléable et qui a eu le cerveau martelé depuis des décennies par ces mêmes lieux communs)…

Pauvre David Hamilton, convaincu qu’il était de vivre dans un état de droit!

Ouin il m’a molestée, ouin ouin moi aussi, ouin ouin nous aussi, fait le chœur que l’on appelait hier le choeur des vierges, puis avec Marcel Prévost celui des demi-vierges, et que l’on devrait appeler aujourd’hui le chœur des molestées.

 

MÉMOIRE TRAUMATIQUE, ÂME INCARNÉE ET PENSÉE MAGIQUE

Il semble difficile avec la littérature flamo-flavienne de s’élever jusqu’aux limbes rédempteurs de la bassesse humaine ou, si l’on préfère, d’échapper à ce qu’on appelle communément le dessous de la ceinture, ce « juste milieu » tel que défini autrefois par des Inconnus facétieux.

Dans un article d’il y a quelques mois, j’établissais une statistique (affligeante) portant sur le vocabulaire courant de La Consolation. Que de fesses à l’air, zizis en berne et culs en l’air ! Il est vrai qu’il s’agit d’une « oeuvre » d’un auteur qui revendique, à presse pipole que veux-tu, sa vulgarité littéraire (et intrinsèque, sans doute… va savoir!)

Comme disait Pierre Desproges aux prémices de son sketch « La Femme de Monsieur Seguin » :

Bon, assez parlé de cul, hein. Le cul, y a quand même pas que ça dans la vie ? Il y a aussi l’âme. Tenez, parlons-en de l’âme. Qu’est-ce que l’âme ? L’âme, c’est un complexe nébuleux, qui se situe ici, approximativement, au niveau du crâne, c’est-à-dire, exactement à un mètre du cul… Bon maintenant, y en a marre, cachez-moi ce cul. Mais qu’on lui mette une culotte et qu’on n’en parle plus… Une petite culotte ?!…

Pourtant, bien obligé de rappeler que certains aiment causer de l’âme avec ou sans culotte. Ou avec culot comme le prodiguent certains psys hurluberlus promoteurs du juteux commerce attardé, passé de mode, destructeur ou mortifère au choix — de la « mémoire traumatique ».

***

En effet, les gourous communiquent et ont grand-messe commune, m’a-t-on dit, au « Congrès annuel de psychiatrie de l’encéphale ». Curieux intitulé que « psychiatrie de l’encéphale » ; j’y vois une redondance comme si l’on disait « podologie des pieds ». Mais, je ne sais pas … on pourrait faire des recherches (subventionnées) plus hasardeuses du genre : psychiatrie de la moelle épinière, ou psychiatrie des organes génitaux. Bah! je dois être un ignorant, ou un attardé. Un rigolo.

Je suppose que la psychiatrie de l’encéphale est du domaine actuellement très prisé, et controversé des « neurosciences cognitives » qui entendraient matérialiser, plus encore que les processus cérébraux, les lieux de stockage de la pensée réflexive et de la mémoire, afin in fine de les manipuler (pour « le bien thérapeutique » des petits hommes, comme de bien entendu). Mais heureusement, comme le dit très justement Brigitte Axelrad en titre d’un article du mois de mars (n° 55) de Causeur : « Notre cerveau n’est pas un disque dur ».

Enfin, toujours est-il que grâce à l’IRM on saurait maintenant reconnaître le siège de la « mémoire traumatique » ou plus exactement de la part « traumatisée » de la mémoire, ou d’une certaine forme de la mémoire ; le trauma réducteur ou expansif de je ne sais quels lobes cérébraux. Tout ça est de source sûre ; Salmona, grande prêtresse qui n’en dénie ! Poupette elle-même en serait affligée, a-t-elle dit à plusieurs reprises.

Le côté arbitraire de la chose est que les traumas infligés à certains lobes cérébraux ou les formes jugées aberrantes, anormales, malades de certaines parties du cerveau, ne sont (jusqu’à preuve du contraire) que les conséquences de malformations congénitales, d’infections diverses, d’accidents cérébraux ou de lésions du crâne… Le cerveau subit des destructions parce que c’est le cerveau, ou le cervelet, ou la moelle épinière qui sont attaqués. À cause de problèmes génétiques, ou de maladies physiques, ou de blessures corporelles.

Pour ce qu’on en sait, l’abus sexuel, l’agression sexuelle, le viol ne relèvent pas (pas encore) de problèmes génétiques (pas plus pour le coupable que pour la victime d’ailleurs), ou d’une maladie (si ce n’est indirectement à cause de celle, mentale, qui ronge le coupable, mais c’est autre chose), ou de blessures cérébrales. Ces agressions sexuelles peuvent avoir des conséquences physiques aux « endroits » des délits, mais non pas au cerveau ; ou plus souvent encore des conséquences mentales, mais lorsque j’écris « mentales », je veux dire idéelles, non matérielles, du domaine de la pensée malade, de la pathologie mentale.

Tout ce qui relève des diverses formes d’agression sexuelle a sans doute ses lieux de manifestation privilégiés au sein du complexe cérébral, mais elle ne saurait entraîner une atteinte physique modifiant des lobes cérébraux, à moins de retomber dans une conception magique de la pensée selon laquelle celle-ci pourrait agir sur la matière humaine au point même de la déformer ou de la transformer.

« Mon cerveau m’indique que j’ai subi un viol (des viols?) et il en a la marque physique indélébile » nous dit en substance Flavie Flament. Mais ne serait-il pas plus rationnel de tourner dans le bons sens l’assertion et de dire : « mon anomalie cérébrale apparente, ne me conduirait-elle pas à des difficultés existentielles, anorexie, déprime, angoisse… Et même à reprendre à mon compte des théories douteuses (celles à la mode en France, après bien du retard, et dont j’ai pu parler et reparler avec desdits et dites « spécialistes » dans mes émissions radiophoniques consacrées au sexe ; qui sont aussi celles développées par mon « psy » ; et qui ont fini par me monter à la tête) amenant ma pensée obsessionnelle à des fantasmes de viols afin de résoudre la cause de mon mal-être et de mon anomalie cérébrale ?

On est là du côté des tripatouillages « savants » de cerveaux « normaux » ou ayant subi des lésions, qui, pour tant de louables raisons « thérapeutiques » ou « scientifiques » (« science » ne veut pas dire « bien » en soi, elle peut même vouloir dire « mal absolu » depuis les gaz asphyxiants de la guerre de 14 jusqu’à l’apothéose atomique au Japon en 1945), recourent à des manipulations de l’activité cérébrale : électro-chocs d’une autre époque, stimulation électrique, stimulation magnétique transcrânienne, psychotropes, optogénétique (basée sur l’intrusion de virus dans des gênes de neurones !), etc. Il serait tellement tentant, pour certains, de pouvoir pénétrer dans les réserves et les archives mêmes de la mémoire et de la réflexion, de la parole et de la pensée !

***

Les recherches sur le siège de l’âme, ou mieux sur la composante ou les composantes de l’âme ou des divers avatars de l’anima, est un vieux poncif de la philosophie et de la religion depuis l’antiquité. De nos jours on en est venu, ou revenu, à vouloir matérialiser au sein du cerveau, sinon le siège en soi du Mal, du moins la manifestation intrusive du Diable Violant en personne. Quelle dégénérescence scientiste !

Est-ce très différent, ou plutôt est-ce même aussi poétique et sophistiqué que la métempsychose positive de l’Égypte antique avec son bā, l' »Âme » qui rend possible l’incarnation du divin sur Terre ; sa shōūt, l’ombre-esprit, reflet de la Vérité ; et l’ākhou, la Lumière, maîtrise et puissance de l’esprit, la composante invisible et immortelle des êtres qui, après une pesée du cœur réussie, atteint au divin, juste en-dessous des dieux ?

Est-ce même aussi poétique et sophistiqué que la métaphysique de Homère qui huit siècles avant notre ère, attribuait deux « âmes » à l’être humain : le thumos, l’élément vital de l’homme, sang et souffle, qui le pousse à agir et interagir avec le monde extérieur, qui lui insuffle sensations, émotions, sentiments ; et la psychè, le souffle inconsistant et fragile de la vie, qui s’exprime dans l’inconscience, le sommeil ou la mort ; auxquels on peut ajouter la skia, l’ombre, image, silhouette, fantôme, souvenir de ce qu’il fut et qui lui survit dans l’Hadès ? Ce sont les rites orphiques qui font de la skia, partie divine et supérieure de l’homme qui souffre dans son corps et cherche à conquérir sa rédemption.

Est-ce encore très différent ou plus sophistiqué que la physiognomonie ou la phrénologie (ou céphalognomonie), pseudo-sciences plus ou moins propres au dix-neuvième siècle?

— qui, elle classant les personnes selon des traits de physionomie décrétés positifs ou négatifs (le chantre de la physiognomonie « spirituelle », religieuse, fut Gaspard Lavater ; et celui de la physiognomonie « matérialiste » fut le médecin légiste et criminologue Cesare Lombroso, qui développa toute une théorie sur les traits dits héréditaires des délinquants et criminels ; de même établit-il, sur aucune base sérieuse, que les partisans de telle ou telle idéologie relevaient de la psychopathologie, de la folie — ce qui n’est pas sans rapport avec la psychiatrie stalinienne beaucoup plus récente pour laquelle les dissidents étaient des malades mentaux, des fous à interner et à « soigner » par des psychotropes artificiels ;

— qui, l’autre classant les personnes selon leurs bosses crâniennes, censées refléter le développement interne du cerveau, ou établissant des statistiques des formes de voûtes crâniennes — la crânioscopie (le chantre de cette théorie qui affirmait que le cerveau était divisé en aires fonctionnelles localisées, ce qui est juste, mais qui dérapait rapidement en affirmant que les aspérités du crâne en étaient le reflet, pour finir par y voir les sièges de penchants tels que l’imitation, l’amour du logis, l’instinct de destruction…).

Est-ce même très différent ou plus sophistiqué que la physiognomonie et la phrénologie remises au goût du jour et redorées dans le courant du XXe siècle sous le nom de morphopsychologie ? Ou que le recours à la photographie dans les documents curriculaires, ou à la graphologie, élevée au rang d’une science, par exemple dans les tests d’embauche de l’époque présente ?

Est-ce enfin moins délirant que certains questionnements quasi métaphysiques concernant les rapports entre la réalité ondulatoire et corpusculaire de la théorie quantique qui amènent certains théoriciens de la physique, très sérieux par ailleurs, ou jugés tels (dont au moins un prix Nobel et un autre bardé de prix internationaux et de médailles « prestigieuses ») à suggérer l’existence de « particules spirituelles » ou de « forces spirituelles«  et autres entités télépathiques permettant d’expliquer les incohérences logiques et apparemment physiques de la théorie quantique? Même sans n’y rien connaître, je risque la question : ne serait-ce pas la théorie ou certaines hypothèses qui véhiculeraient quelques incohérences logiques et faiblesses mathématiques ?

***

En résumé. De nos jours, il ne faut plus s’étonner de rien: physique théorique mêlée de métaphysique ; traumatisme physique cérébral par agression sexuelle ; localisation intrusive du Mal moral, culturel, social (mauvaises mœurs) au sein du cerveau… On retombe ici en des conceptions primaires de temps très anciens, ou de tribus reculées, lorsque certains hommes étaient trépanés pour en extirper l’esprit du Mal (le Diable en personne), ou la maladie… Ou pire encore, conceptions très primaires d‘un temps très « moderne » et contemporain qui entendaient ou entendent à nouveau (là aussi, c’est la régression) soigner par sismothérapie (électrochocs) ou lobotomie.

C‘est bien pourquoi, le 24 janvier dernier, lors du Congrès annuel de psychiatrie de l’encéphale, aucun organe de presse n’a paru surpris de la présence, encore une fois grotesque (avec communication à la tribune à l’appui !) de Flavie Flament, notre docteur d’État ès viols (pour rire), et diplômée (d’opérette) en Droit, Sciences politiques et Psychiatrie.

C’est proprement sidérant, alors qu’elle n’a aucune qualité scientifique particulière pour défendre, en un congrès apparemment scientifique, une théorie (qui de plus est vaseuse). Ou alors le charlatanisme et les dérives des ultimes sectaires freudiens apparaissent comme étant sans limite, ni retenue. Sans une once de scientificité. Et ceci même au plus haut niveau de l’État.

***

Un commentaire à cet article :

« Pour Flavie Flament, c’est plutôt le congrès de l’encéphallus. Elle semble figée à ce stade. Si jamais elle lit cet article, il va falloir qu’elle s’accroche ! Mais, une fois encore, on parle d’elle. C’est sans le doute le plus important à ses yeux. » (C.D.)

 

LE « PROGRESSISME » OU L’ORDRE MORAL DE LA DÉCADENCE

  Pour les Femmes dans les médias est « l’association qui bouscule l’audiovisuel, la presse et le cinéma », nous affirme une certaine Valérie Abrial (dans latribune.fr du 5 mars), une association qui entend promouvoir la place des femmes aux unes, pages intérieures, signatures des petits comme des « grands organes de presse »
— de moins en moins grands et de moins en moins lus, vu leur indigence informative, leur conformisme, leur unanimisme se résumant à ne jamais déroger, dans une  allégeance bien sentie et chaleureusement consentie à l’idéologie mondialiste et hystéro-féministe du moment (c’est le prix à payer des subventions étatiques ou des directives de la finance internationale par patrons de presse interposés).
Conformisme et allégeance (et auto-censure) encore jamais atteints, pires qu’au temps de la censure officielle d’État et de l’interdiction de titres selon le bon vouloir des dirigeants.  Je parle moins ici de l’époque de la Collaboration (pourtant il s’agit bien de collaboration active en 2018) que des temps impériaux, monarchiques ou républicains du XIXe siècle.
Époque où des journalistes ou des dessinateurs pouvaient se retrouver en prison pour un simple article, un simple dessin ne flattant pas trop le monarque en place.
En fait, ce sont tous les media qui sont concernés. Le monde du spectacle. Tout l’audio-visuel, le cinéma et la télévision, pour lesquels je ne peux que répéter qu’ils ont atteint eux aussi, très généralement le niveau zéro de la « grandeur culturelle » et expriment (sic) bien souvent un minable et un vulgaire exponentiels, une absence de poésie et d’art confinant au populacier (exact opposé du populaire). Un vulgaire qu’aime tellement une Flavie Flament qu’elle en a fait son « style » et son fonds de commerce littéraire.
En notre époque, celle de la ruine des valeurs collectives et individuelles et de la prise de pouvoir par les grouillots  femelles et mâles de la médiocrité tant éthique qu’esthétique, en notre époque où toutes les signatures journaleuses se valent dans l’indigent et l’insignifiant (où sont passés les grands journalistes d’autrefois, les vraies plumes, les polémistes talentueux, les humoristes critiques et acerbes, les fins analystes de la presse d’opinion?), toutes les femmes du monde — les bourgeoises, petites-bourgeoises et bobotes de préférence — pourront bien prendre le pouvoir médiatique, ou politico-médiatique, cela ne changera absolument rien à la chute programmée de la civilisation. Bien au contraire, ça pourrait la précipiter.
Et les femmes, des femmes pourront bien s’auto-proclamer tout leur saoul les meilleures, les « modernes », les « progressistes », ou s’auto-accorder leurs plus divers « prix » sexistes et misandre (n’entendons-nous pas parler maintenant de spectacles réservés aux femmes, comme il y a des associations racistes réservées aux blancs chez les suprémacistes blancs aux Etats-Unis, ou des associations réservées aux noirs chez les autres ? À quand l’apartheid et la burqa ?), cela ne saurait donner quelque valeur ou quelque vertu à leur hystérie primaire et étriquée.
Et c’est ainsi que cette association (Pour les Femmes dans les médias) vient de décerner elle aussi, après je ne sais plus quel festival (quel bourrage de cerveaux!), un prix Fiction (allez-vous un jour vous accorder : c’est fiction ou réalité ?) à (je cite) : « Magaly Richard-Serrano et Flavie Flament pour « La Consolation », un film adapté du récit autobiographique de Flavie Flament sur le traumatisme, la sidération et l’amnésie qui l’ont frappée après le viol dont elle a été victime à l’âge de 13 ans ». 
Là, on n’a pas osé donner le nom du (présumé!) violeur, pourtant l’affaire est apparemment pliée et semble entendue.
Comme elles pourront toujours épiloguer, tout en diffamant les mauvais vivants et en insultant les mauvais morts, sur le « délit » à 90 euros (majorable) de « comportement ou harcèlement à caractère sexiste ou sexuel dans les lieux publics ».
Je vois ça inapplicable et impraticable, à moins de mettre en place des cohortes d’aubergines musclées dans les lieux de grand passage et les rues des « mauvais » quartiers.  Enfin pas trop mauvais, pas trop mal famés ; je suppose que rien ne se fera dans les quartiers et cités entières de non-droit, où des multirécidivistes de toutes les contrebandes et de tous les délits se pavanent au grand jour de la connerie occidentale, ou pire de la volonté bien affichée des « élites », elles-mêmes délinquantes, de détruire la société.
Il est quand même curieux de constater que l’on nous tanne avec la parité homme-femme (finalement au sein de la bourgeoisie), mais qu’il n’est jamais au grand jamais question, par exemple, de la parité entre les métiers et conditions sociales au sein des assemblées élues de la dite démocratie représentative.
Combien de paysannes et d’ouvrières à l’Assemblée nationale ? Zéro ! Mais pas moins que de paysans et d’ouvriers, mon coco. 


J.P.F.

Flamants, Rossignols et autres oiseaux féministes, vous faites pas de mouron, c’est le 8 mars, et bonne fête aux jeunes filles de David Hamilton!

 Publié le par

***

Le 8 mars est le 67e jour de l’année (dans le calendrier grégorien), et le 68e en cas d’année bissextile (on l’a échappé belle, le 69e jour c’est le lendemain, pas « d’outrage sexiste » donc dans le calendrier).

Dans le calendrier républicain français, c’était le jour du mouron.

« Mouron pour les p’tits oiseaux! » écrivait Zola dans le Ventre de Paris, en 1873.

Petits ou gros oiseaux, oiseaux de malheur ou pas, peu importe. L’expression « ne pas se faire de mouron » est née parce que le mouron est une plante herbacée annuelle (de la famille des Primulacées) qui contient de nombreuses graines toxiques.

Alors, en ce 8 mars, décrétée journée internationale des femmes par l’Internationale socialiste en 1910, puis en 1917 tant par les milieux féministe new-yorkais que moscovites (au fond, l’Internationale des femmes fut d’emblée américano-soviétique! le féminisme, précurseur de la globalisation!), puis re-décrétée en 1921 par Vladimir Ilitch Lénine journée des femmes, chose officialisée par les Nations Unies avec un rien de retard en 1977 (et par la France dès 1982)…

en ce 8 mars 2018   le blog « En défense de David Hamilton » souhaite pour sa part bonne fête à toutes les Jeunes filles de David Hamilton.

Merci encore pour tout, maître.

« CE DRAME BOULEVERSANT »

Hier soir a été rediffusé sur TV5Monde La Consolation, « ce drame bouleversant » comme ose l’écrire (un humoriste qui s’ignore?) Jean-Christophe Nurbel, plumitif sur le site Bulles de Culture.
Honte de rien, les journaleux !
Donc, il a fallu que ça repasse, pour que ça leur rentre bien dans les quinquets et dans les esgourdes, aux gentils téléspectateurs amorphes. Comme tout élément de propagande et de manipulation d’un féminisme totalitaire. Avec toute sa cohorte de dérives incohérentes, haineuses et liberticides.
Et n’oubliez surtout pas : on vous en fait encore de la rediffusion gratos sur Internet. Ne manquez pas de le re-re-re-re-regarder !
Je suis proprement sidéré (je ne cesse de le répéter) de l’état de déconfiture de notre société qui tolère, ou plus exactement qui encourage une telle œuvre de dénigrement général, médiatique et populacier, d’un mort (David Hamilton) qui n’a jamais été condamné à quoi que ce soit et qui a été diffamé et poussé au suicide, mais a peut-être été assassiné par des milicien.ne.s  de la cause des féministes hystériques. Passant outre les lois communes, en autant de harcèlements des uns et des autres, et d’élucubrations invérifiables que l’on nous impose comme tant et plus de paroles d’évangile. 
Aussi, on ne saura jamais arrêter de répéter que la « mémoire traumatique » qui ferait revenir à la surface, moult temps après (et comme par hasard généralement au-delà des délais de prescription) des abus sexuels prétendument subis pendant l’enfance ou l’adolescence, ne relève avant tout (sauf exception peut-être pour la petite enfance, et encore, à cet âge la mémoire et la morale commune ne fonctionnent encore pas, ou très peu) que de l’esprit étroit et sectaire de gourous attardés de la psychanalyse, primaire et sans recul, la moins scientifique qui soit (si tant est que l’on puisse parler de science psychiatrique ou plus précisément de psychanalyse comme science.) « Théorie » pseudo-scientifique relevant du charlatanisme de « conjurateurs » diplômés, « exorcistes » et autres « rebouteux » des âmes.
Dix à vingt ans après divers pays (dont bien évidemment les États-Unis), nous tombent dessus des comportements destructeurs et mortifères qui ont été remisés, ailleurs et bien avant nous, dans la sphère du néant, non sans avoir occasionné de nombreux drames, familiaux en particulier, avec morts d’hommes. Et pour finir, fort heureusement, de procès contre certains praticiens indélicats s’enrichissant allégrement sur le dos de paumés, sans même se préoccuper ou s’inquiéter des conséquences de leurs pseudo-thérapies.
Quand on écoute ou lit certaines, Flavie Flament notamment, on se rend bien compte que sa prétendue thérapie est un échec total. Ce n’est que report sur les autres de ses propres malheurs mentaux, ce n’est que haine constamment réchauffée contre sa famille, contre David Hamilton, contre tous ceux qui osent ne serait-ce que douter de la véracité de la parole libérée (uniquement la parole pipole et médiatique bien évidemment, mais pas celle de nous les gens « normaux ») et autres balance-ton-porc hypocrites de la collaboration à l’idéologie dominante du sexisme féministe, exacerbé, liberticide et délirant.

« LA POULE NE DOIT PAS CHANTER DEVANT LE COQ » (vieux proverbe)

Une amie vient de m’écrire : « Un petit mot à propos de votre dernier article sur lequichotte : Titiou Lecoq est une fille. » «Titiou», un surnom donné par ses copines de l’époque qui sonne comme le pépiement d’un moineau et dont elle-même ne peut expliquer l’origine » nous dit un article-entretien du journal Le Temps du 13 janvier 2017 (cf. letemps.ch).

Mince ! me suis-je dit. Et j’apprends donc que Lecoq est une journaliste, blogueuse et même écrivain. La terminaison en « iou » me paraissait plus masculine que féminine. Préjugé de mec, sans doute ! diront certaines. « Ce qui est intéressant, du reste — m’ajoute-t-on — c’est que, outre le prénom pouvant induire en erreur, vous n’ayez pas repéré qu’il s’agissait d’une femme. Cela peut révéler bien des choses sur cette personne et ses convictions. » Non ! j’ai cru que c’était un homme suivant la ligne réglementaire, et bien dans les clous, de la folle propagande « féministe » ambiante. Je dirais même que cela avait l’air assez mâle et guerrier.

Apprenant la féminité de notre coq (puis-je l’appeler Lacoque ?), je me voyais déjà corriger tout mon article en conséquence, mais finalement je le laisse comme il est ; ça ne manquera pas d’ironie vis-à-vis d’une personne qui doit probablement s’embourber dans la théorie du genre et prêcher sans aucun doute pour un matriarcat totalitaire et castrateur ayant par exemple la cruelle Cybèle pour déesse-mère et les galles comme prêtres eunuques (dont on peut noter pourtant qu’ils cessèrent d’être castrés à Rome pendant la période flavienne). En effet, je lis encore dans cet entretien du Temps :

De son père, elle parle peu : il a quitté le domicile familial assez tôt. Son enfance, tranquille, coule aux côtés de sa sœur et de sa mère […] Sans oublier, bien sûr, la Comtesse de Ségur […] — Ma mère n’a eu que des filles, ma grand-mère n’a eu que des filles… J’ai grandi entourée de femmes fortes, féministes. Je n’ai jamais pensé que les hommes jouaient un rôle très important dans la marche du monde. Jusqu’à ce que je sorte de chez moi et que je découvre que non, en fait, les femmes ne régnaient pas sur l’univers.

Ce qui me fait penser à Flavie Flament ressortant le vieil adage anti-masculin, androphobe, misandre : « les hommes sont des salauds » (cf. Les Chardons, pages 83-85), tout en ajoutant : « Papy n’est pas un salaud comme les autres » (id. page 85) et « Papa n’est pas un salaud comme les autres » (ibid. page 86).

Et ceci expliquant encore cela… d’autant que je lis sur divers sites que « née en 1980, Titiou Lecoq débute sa carrière littéraire en 1988 en réécrivant la fin des romans de la Comtesse de Ségur. » Du peu que j’ai lu de la comtesse de Ségur, j’ai retenu un esprit de caste, fortement moralisateur et sadique ne négligeant jamais l’imposition du « droit chemin », dès le plus jeune âge, par l’évocation fleurie de châtiments corporels, illustrations à l’appui.

Je note également que Titiou Lecoq est cosignataire de cette pétition destinée à Macron dont le constat en lui-même est d’une rare idiotie : « Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle ». Je me demande où Lecoq, par ailleurs titulaire d’un DEA de sémiotique (pour faire court : théorie des systèmes de signes de communication entre les individus) situe cette allégation invérifiable et d’apparence outrancière au sein du système des signes politiques. Sans doute dans le domaine ancien de la sémiotique qui est de « faire manœuvrer les troupes en leur indiquant les mouvements par signes et non avec la voix ». Les troupeaux militants d’un féminisme exacerbé causant le plus grand tort aux femmes elles-mêmes.

J.P.F.

***


J’ai reçu un commentaire à propos de cet article :
Et dire que le mot « cock » est un terme argotique en anglais pour désigner le sexe masculin !
Mademoiselle Lecoq, qui semble bien jolie par ailleurs, doit avoir du « mâle » à se situer.
Il paraît que nos noms ont une influence sur nous. Il paraît…
Vive la sémiotique, la sémantique, la sémasiologie !
Vive la Comtesse de Ségur ! Une petite fille qui découpe des poissons rouges ne peut que susciter des comportements castrateurs. Et elle porte le nom de la sagesse : Sophie !
C.D.


FLAMANTS, ROSSIGNOLS ET COQS DU NÉO-FÉMINISME

On peut lire sur msn.com du 3 mars 2018 un article particulièrement débilitant, repris de la « lettre hebdomadaire » d’un certain Titiou Lecoq. Un sommet du conformisme ambiant. Paragraphes et paragraphes de procès d’intention contre ceux qui osent dénoncer le non-respect de la présomption d’innocence, la chasse au »mauvais mâle » en général, le lynchage médiatico-artistico-politique de certains mâles en particulier, et leurs métastases développées par les minus habens anonymes des réseaux sociaux, ou encore la loi en préparation sur le « harcèlement sexuel et sexiste ».
L’auteur dit finalement que tout ça (respect de la loi, refus du harcèlement médiatique et de la diffamation, ou simple doute cartésien…) sont autant de manières de refuser la vérité, embrouiller le problème, retarder les échéances, soutenir les coupables (puisqu’ils sont tous coupables : parole de femme, parole d’évangile ; « théories » psychiatriques à l’appui) et que le féminisme n’a aucun pouvoir.
La preuve : Woody Allen n’est pas inculpé, Polanski court toujours, Cantat fait des spectacles, Darmanin est libre ainsi que Hulot, Haziza de même (dont on ne sait s’il sera inculpé), tandis que Ramadan (le seul en taule préventive) a trouvé des gens qui le soutiennent et qui auraient amassé une cagnotte qui dépasserait les 100 000 euros.
On voit le niveau des féministes extrémistes, de toutes celles (je repense ici à Flavie Flament et à ses copines) et de tous ceux (par exemple ce Titiou Lecoq) qui semblent ignorer ce qu’est un pays, un État de droit ; et ce que le droit défend de dire ou de faire vis-à-vis de quelqu’un qui est inculpé mais non encore jugé, donc encore moins condamné ; et encore plus vis-à-vis de quelqu’un qui ne sera pas jugé car non inculpé, ou  vis-à-vis de quelqu’un qui a déjà été jugé et a purgé sa peine, ou a été acquitté.
Ils semblent même ne pas se rendre compte que tout leur prêchi-prêcha ressort de la délation d’ampleur, spectaculaire et au plus haut niveau (qui est une forme particulière de propagande), pour ne pas dire de la délation d’État. D’une forme de totalitarisme.
Le dénommé Lecoq me semble être un drôle d’oiseau. « Le seul animal à pouvoir chanter les pieds dans la merde » disait Coluche. Effectivement, il est apte à chanter au milieu de la basse-cour, entre flamants et rossignols, perché sur un tas de fumier, l’antienne des courtes-têtes tout en faisant le beau, il persifle :
« MAIS il faut faire attention. MAIS ça va trop loin. MAIS les réseaux sociaux ne doivent pas être un tribunal populaire. MAIS il faut laisser la justice faire son travail. MAIS il y a des femmes qui mentent. MAIS il y a des femmes qui se victimisent. MAIS il y a des hommes qui sont persécutés. MAIS la séduction ». (Paragraphe de Titiou Lecoq).
Et oui, même la séduction ; il me semble que notre gallinacée semble ignorer une des bases naturelles de l’ontogonie humaine (et animale ou végétale).
Mais, il n’y a pas de mais… la vie en société est ainsi, on n’est pas (encore) au Far-West. Le pauvre petit homme va encore plus loin en ajoutant, et en s’y croyant, l’impertinent :
« Sur ma planète à moi, ça ne va pas trop loin: ça ne va nulle part. Il ne se passe rien. Je cherche des exemples d’hommes dont la vie professionnelle et personnelle aurait été ébranlée par des accusations, mensongères ou pas. Je n’en vois aucun. Quel homme a été cloué au pilori du féminisme vengeur? » (Paragraphe de Titiou Lecoq).
Ce qui est formidable, preuve que l’idéologie dominante est vraiment très efficace, c’est qu’il ne voit rien, le pauvre homme, ou ne veut rien voir. Moi, je connais au moins une victime: qui a nom David Hamilton. Mais sans doute que celui-ci compte pour du beurre et que sa cause était entendue d’avance. Puisqu’il est bien convenu (vérité première de Flavie Flament) que tout accusé publiquement, que tout diffamé, que tout harcelé est un coupable, et de la pire espèce. Il me semble pourtant que l’on ne compte plus le nombre d’injustement accusés, ayant justement un vrai cœur, un vrai esprit, une vraie morale, qui se sont suicidés.
Et puis David Hamilton n’était qu’un homme du passé, un « réac » ou un kitch; un homme intemporel et de tradition à la fois ; un sensible et délicat (autant d’horreurs pour le pseudo « art contemporain » dominant et dictatorial) ; un « facho », iront jusqu’à dire les plus tarés.
En attendant, Titiou Lecoq n’est qu’un pitre. Mais peut-il le comprendre ?

LA MEUTE PARODIQUE

C’est en préface à son livre La Meute (édition du Sablier, 1927) qu’Alphonse de Châteaubriant disait fort justement :

« Les hommes naissent comme la société les fait naître […] ; entre les mœurs et les hommes, il n’y a pas d’intervalle qui permette d’attribuer aux seconds une existence originelle indépendante des premiers ; et les mœurs d’aujourd’hui ont perdu tout leur antique savoir dans l’œuvre de création des cœurs et des tempéraments propres à ces êtres [les aristocrates ruraux] si particulièrement bâtis. […] la société, en évoluant, a créé de nouvelles fatalités qui ne permettent plus à ces âmes originales de se former et d’agir librement ».

De nos jours si « ces âmes originales », ces aristocrates ruraux, ont disparu dans la tourmente pseudo-démocratique bourgeoise, alors j’appliquerai cette citation aux êtres humains hors du commun, du temps et des lieux que sont les derniers poètes, derniers artistes, derniers romantiques, les rêveurs ou « rêvasseurs bardiques » comme disait Céline, les inconnus en marge de la vie courante et commune et autres inactuels dinosaures des lettres. Et pour demeurer dans notre sujet, à David Hamilton lui-même et tous les gens de sa valeur et de sa trempe. Les êtres rares, de qualité et de talent.

La meute a la particularité de posséder un esprit. Autrement dit, l’esprit de meute c’est un peu comme l’esprit d’équipe tel que le définissait Coluche. « C’est des mecs qui sont une équipe et ils ont un esprit ! Un seul pour tous, alors ils partagent ! » Ce que Coluche laissait entendre est que cet esprit était doublement commun : esprit de troupeau et esprit vulgaire.

C’est ce lourd monceau de vulgarité courte de pensée, tant médiatique que populacière, que dut subir pendant deux mois David Hamilton avant de lâcher prise, ou avant qu’on ne lui fasse lâcher prise. C’est bien pourquoi je pense le retrouver en grande partie ici, dans ce texte (qui ne tire pas à la ligne sans arrêt et sans raison comme dans l’original) que j’ai recopié quasi à l’identique:

En fuyant, Il a signé son arrêt de mort. Elle a lâché les chiens. Des chiens de sang. Les roquets. Des clébards sans collier.

Un sifflement, une plaie, du sang qui coule et les babines qui se retroussent.

Des « sans race », des « bâtards », des « sans famille ». Qui ont trouvé leur maître. À coups de biftons et d’os à ronger.

Et maintenant, de la chair défraîchie et meurtrie : Lui.

Il a voulu tourner le dos à la souffrance. Ne jamais tourner le dos. Il aurait pourtant dû le savoir…

Cruelle, avide, insatiable, la meute est à ses trousses.

La meute est simpliste. Elle se forme dans le dessein de tuer et d’anéantir, peu importe les coups bas et les trahisons fratricides. Les clébards ne font plus qu’un. Les « sans collier » se font monstre.

Il faut le détruire. Le réduire au silence. Lui casser les genoux. Partir, oui. Mais brisé. Mordre avant qu’il ne parle. Le faire saigner avant que l’envie de parler ne le pique. Le museler à coups d’angoisses. Et d’emmerdes.

L’occuper. Le terroriser. L’empêcher de l’ouvrir. L’empêcher de tout faire exploser.

Il ne sait rien d’eux. Ignore encore tout des relations sectaires. Il ne les a pas vu agir, opérer, se comporter. Il ne peut les diviser, les pulvériser. Il n’a aucun dossier. Et pourtant très bonne mémoire…

Alors la meute bave, dégueule, calomnie et invente. Les chiens orientent et donnent le ton. Les clébards racontent l’histoire. L’histoire qui n’est pas la leur. Le meurtrissent au fer chaud d’actes et de mœurs imaginaires.

Il se refuse à une telle bassesse, une telle vulgarité. Il reste paralysé et muet face à l’efficacité du lynchage.

Ils sont plus nombreux. Alors Il n’accepte pas son nouveau statut de coupable et reçoit les pierres en bronchant.

Il le sait. Il ne pourra jamais se laver d’eux. Jusqu’au bout, ils vont l’encrasser. L’enduire de leurs mensonges et étaler leur vice sur ses élans de liberté. Jusqu’au bout. De leur énergie…

Il voulait juste la paix. La paix. Ne pas se retourner et avancer. Alors Il s’est fait une promesse et il la tiendra.

Les morts de fatigue te saluent bien bas.

Ce texte qui n’est pas mien, où « Elle » de l’original est devenu »Il », et réciproquement, où des accords grammaticaux ont été nécessairement revus, où quelques rares mots ont été remplacés par leur antonyme, où de rares expressions négatives ont été positivées, où à l’origine, la chair n’est pas encore totalement défraîchie, où la meute est dite « complexe », où « l’héroïne » se complaît à accepter son statut de coupable (je ne sais de quoi d’ailleurs, elle n’avait pas encore diffamé et poussé au « suicide » David Hamilton), est d’une certaine Flavie Flament ; soit 95% au moins du chapitre 15, titré « La Meute », du livre Les Chardons (Éditions du Cherche-Midi, Paris, juin 2011 ; pages 157 à 160).

À bon entendeur, salut !

***

Le chapitre 15 d’origine, in extenso :

La meute.
En fuyant, Elle a signé son arrêt de mort. Il a lâché les chiens. Des chiens de sang. Les roquets. Des clébards sans collier.
Un sifflement, une plaie, du sang qui coule et les babines qui se retroussent.
Des « sans race », des « bâtards », des « sans famille ». Qui ont trouvé leur maître. À coups de biftons et d’os à ronger.
Et maintenant, de la chair fraîche et meurtrie : Elle.
Elle a voulu tourner le dos à la souffrance. Ne jamais tourner le dos. Elle aurait pourtant dû le savoir…
Cruelle, avide, insatiable, la meute est à ses trousses.
La meute est complexe. Elle se forme dans le dessein de tuer et d’anéantir, peu importe les coups bas et les trahisons fratricides. Les clébards ne font plus qu’un. Les « sans collier » se font monstre.
Il faut la détruire. La réduire au silence. Lui casser les genoux. Partir, oui. Mais brisée. Mordre avant qu’elle ne parle. La faire saigner avant que l’envie de parler ne la pique. La museler à coups d’angoisses. Et d’emmerdes.
L’occuper. La terroriser. L’empêcher de l’ouvrir. L’empêcher de tout faire exploser.
Elle sait tout d’eux. N’ignore désormais plus rien des relations sectaires. Elle les a vu agir, opérer, se comporter. Elle peut les diviser, les pulvériser. Elle a tous les dossiers. Et une très bonne mémoire…
Alors la meute bave, dégueule, calomnie et invente. Les chiens orientent et donnent le ton. Les clébards racontent l’histoire. L’histoire qui n’est pas la leur. La meurtrissent au fer chaud d’actes et de mœurs imaginaires.
Elle se refuse à une telle bassesse, une telle vulgarité. Elle reste paralysée et muette face à l’efficacité du lynchage.
Ils sont plus nombreux. Alors Elle accepte son nouveau statut de coupable et reçoit les pierres sans broncher.
Elle le sait. Elle ne pourra jamais se laver d’eux. Jusqu’au bout, ils vont l’encrasser. L’enduire de leurs mensonges et étaler leur vice sur ses élans de liberté. Jusqu’au bout. De leur énergie…
Elle voulait juste la paix. La paix. Ne pas se retourner et avancer. Alors Elle s’est fait une promesse et Elle la tiendra.
Les morts de fatigue te saluent bien bas.

Regrettez-vous le temps des lascives nymphes vigniennes?

Des députés proposent de créer « l’outrage sexiste et sexuel ».

C‘est ici, par exemple : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/des-d%C3%A9put%C3%A9s-proposent-de-cr%C3%A9er-loutrage-sexiste-et-sexuel/ar-BBJGJOn?li=BBoJvSH&ocid=mailsignout

Questions :

1 – Est-ce que cette loi sera applicable aux femmes également ?

Autrement dit n’est-ce pas une loi sexiste ?

2 – Est-ce que des tenues féminines dites indécentes (sur les plages en particulier), des attitudes provocantes voire provocatrices jusque dans les églises (exemple, les Femens) relèvent de l’outrage sexiste et sexuel ?

3 – Est-ce que les allumeuses, aguicheuses, séductrices (quel homme n’en n’a jamais connu ou subi ?), celles de préférence qui s’empressent de jouer à l’indignée, et qui seraient très certainement les premières à crier au viol (j’en ai connu plus d’une, tout au long de ma vie, dans tous les milieux, dont la perversion était assez prononcée) relèvent de l’outrage sexiste et sexuel ?

4 – Est-ce que l’on ne pourrait pas imposer le tchador à toutes les femmes ? Ou la burqa ? Interdire la coquetterie, le maquillage, etc? Comme disait autrefois Coluche…

Alors que maintenant y a des gonzesses en plus, c’est des libérées tout ça… zzz…

Alors t’as des gonzesses qu’arrivent en mini–jupes, le genre : – « J’avais plein air, je me suis habillée comme ça. » Ben, heu ! Tu la regardes, t’as des yeux ébouriffés, tout ça. T’es prêt à lui grimper aux rideaux ! Ben heu ! La gonzesse, rien qu’avec les yeux elle t’arrache ta chemise…

Hé hé hé, et puis tu peux pas y toucher ! T’es là, planté avec ton slip « couilles croisées de Playtex « . Tu vois ? Et tu peux pas bouger là, sans compter que ça tasse hein ? ça tasse…

Sketch : « Si j’ai bien tout lu Freud (de la main gauche, donc) »

Jolie confluence réactionnaire entre les féministes malades et délirantes — « progressistes », « modernistes », « antifascistes » ou hystériques (généralement lesbiennes, en ce qui concerne ces dernières) et autres « mal-baisés » (pour citer David Hamilton) — et les machos de l’intégrisme religieux tant islamiste que talmudiste, chrétien ou même laïcard…

Notre époque a semble-t-il dépassé le stade de l’inversion du réel, pour atteindre à la confusion même des antagonismes et des extrêmes, dans un confusionnisme réactionnaire allant jusqu’à nier que l’homme est à la fois nature (ni bien, ni mal en soi) et culture (ni bien ni mal non plus, en soi), et qu’à la base même de « l’attraction passionnée » entre les sexes, comme disait Fourier, il y a tout simplement l’instinct naturel animal.

Cet instinct naturel que les plus extrémistes voudraient voir disparaître, du moins en idée, d’une société constituée d’hybrides conventionnellement androgynes (le « genre ») tout en instaurant, contradictoirement, une société des femmes dégagée par la biotechnologie de la reproduction sexuelle, tolérant peut-être de rares hommes-étalons et une masse masculine de castrés, émasculés ou asexués.

Alfred de Musset (in Rolla, 1833) interrogeait déjà :

Regrettez-vous le temps où les nymphes lascives

Ondoyaient au soleil parmi les fleurs des eaux,

Et d’un éclat de rire agaçaient sur les rives

Les faunes indolents couchés dans les roseaux ?

Si vous répondez « oui », vous êtes bon pour l’outrage sexiste et sexuel.

Jusqu’où s’arrêteront-ils ?