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L’écrivain suisse Daniel Fattore, président de la Société des écrivains fribourgeois, a lu « Le portrait de Dawn Dunlap » d’Olivier Mathieu

   https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/30/lecrivain-suisse-daniel-fattore-president-de-la-societe-des-ecrivains-fribourgeois-a-lu-le-portrait-de-dawn-dunlap-dolivier-mathieu/

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Publié le 30 juin 2017 par defensededavidhamilton

David Hamilton avec Leni Riefenstahl, photo publiée dans un album de David Hamilton

Après Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes), après le vidéaste Sébastien Guillet, après l’écrivain situationniste Phrère Jac, après tous les collaborateurs et les collaboratrices de mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », voici un nouvel article d’importance.

Non seulement le fameux écrivain suisse Roland Jaccard a préfacé mon dernier livre en date (« C’est David Hamilton qu’on assassine »), mais un autre écrivain suisse, lui aussi fort connu dans son pays (il est  président de la Société des écrivains fribourgeois depuis mars 2013, voir http://www.sfe-fsv.ch/membres-voir-88.html     ) , mon ami Daniel Fattore, vient de publier sur son blog un article consacré à mon pénultième livre en date, « Le portrait de Dawn Dunlap ».

De la sorte, dans plus d’un pays voisin de la France, avec la très grande patience dont je suis coutumier, des intellectuels, des journalistes lisent mes deux livres récemment consacrés à la défense de David Hamilton. Il y en aura d’autres.

Il ne sera pas dit que je permette au mensonge, et à l’épaisse connerie, d’avoir le dernier mot.

Lisez le bel article de Daniel Fattore, c’est ici :

http://fattorius.blogspot.ch/2017/06/notes-sur-le-portrait-de-dawn-dunlap.html

Adresse générique de son blog http://fattorius.blogspot.com.

D.H. et Dawn Dunlap, 1979

Je vous conseille vivement les articles qui suivent (articles ou poèmes sur le blog de Daniel Fattore, ou articles de ce dernier) :

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-15-leconte-de-lisle-59922326.html

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-xx-olivier-mathieu-114541721.html

http://fattorius.over-blog.com/article-dimanche-poetique-27-olivier-mathieu-66013709.html

http://fattorius.over-blog.com/article-22166799.html

http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html

 

David Hamilton

« Le portrait de Dawn Dunlap » (Olivier Mathieu) dans une nouvelle vidéo de Roland Jaccard

Publié le 29 juin 2017 sur le Blog en Défense de David Hamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/29/le-portrait-de-dawn-dunlap-olivier-mathieu-dans-une-nouvelle-video-de-roland-jaccard/

Olivier Mathieu place le soixantième anniversaire de l’Internationale situationniste (IS) sous l’égide du grand photographe David Hamilton

Publié le 28 juin 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/28/olivier-mathieu-place-le-cinquantieme-anniversaire-de-linternationale-situationniste-is-sous-legide-du-grand-photographe-david-

« En quoi David Hamilton et vous-même êtes-vous situationnistes? » me demande un lecteur du blog.

Je réponds brièvement. Ma vie entière a été la mise en pratique, au moins en ce qui me concernait à titre personnel, d’une tentative d’abolition du capitalisme. J’ai aboli le capitalisme de mon existence. Ce n’est déjà pas mal.

Je me suis débarrassé – je le répète, à titre personnel – des rapports marchands; j’ai fait de ma vie quotidienne une révolution; ma pratique de vie, par maints aspects et qu’on le veuille ou non, est une pratique libertaire et hédoniste. Situationniste.

Si l’on veut dire que « vivre sans temps mort » est un slogan situationniste, alors nul que moi n’a mieux fait, depuis au moins vingt ans, en France.

Mais encore, le « spectacle » – précisément en tant que rapport social de la pitoyable société occidentale moderne et contemporaine – je lui ai donné un sacré coup de pied dans les fesses; et je suppose que, s’il existe dans les prochains cent ans des esprits libres et des cerveaux encore en état de fonctionnement, ils devront finir par l’admettre.

N’ayant jamais été à l’école, ayant été réformé du service militaire, n’ayant jamais voté, n’ayant jamais travaillé, je crois que nul que moi n’est plus apte, dans le panorama intellectuel français actuel, à parler sérieusement de liberté et d’épanouissement ou encore, pour le dire en termes situationnistes, de « subjectivité radicale » développée hors des contraintes de la rentabilité, et cela dans tous les domaines de mon existence.

Quand j’ai proposé à mon ex-ami Jean-Edern Hallier, dans les colonnes de l’Idiot international, d’organiser une conférence de presse et d’y montrer nos bites, n’était-ce pas situationniste?… Quand j’ai obtenu une voix à l’Académie française contre Giscard, Académie où je suis le seul écrivain à avoir proposé ma candidature sous trois identités diverses, n’était-ce pas situationniste? Quand j’ai fait gober et / ou raconter, par des connards d’extrême droite, par des abrutis de pseudo-intellectuels franchouillards, que j’étais mort et que mes cendres avaient été dispersées au Vert Galant (là où furent dispersées celles de… Guy Debord), n’était-ce pas situationniste?…

Excusez-moi, M’sieurs Dames, mais qui serait aujourd’hui plus situationniste que moi, en France?

Jean-Edern fut l’un des derniers esprits libres, le pénultime; et, très modestement, je suis le dernier. A ces mots, sans doute quelques petits crétins actuellement en place dans les journaux du Système feront-ils de l’ironie. Une facile ironie.

Mais moi, ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’avis des conformistes déguisés en rebelles. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas les faux provocateurs de l’espèce d’Ardisson, de Nabe ou de Ruquier. Nabe, tiens, par exemple, a au moins eu l’élémentaire humilité de reconnaître dans son journal intime que Patrick Besson avait eu raison en disant que je l’avais « détrôné ».

Et donc, à la fin, c’est moi qui souris, c’est moi qui rigole: parce que dans cinquante ou dans cent ans, c’est ainsi: les critiques littéraires et les historiens parleront non pas d’eux, mais de moi. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?…
L’abolition du travail, si l’on veut dire ou croire que le slogan soit réellement de Guy Debord, « Ne travaillez jamais », c’est moi qui l’ai mis en pratique.

Vivre poétiquement, donner à ma vie une forme poétique, chose qui est au fond un projet heideggerien avant encore que d’être un projet situationniste, c’est moi qui l’ai mis en pratique.

Ma vie, depuis le début, a été la plus libre des libres créations de situations par un individu. Parfois en privé, parfois en public et devant des millions de témoins, c’est moi qui ai bouleversé les règles du jeu: à commencer par celles du spectacle-simulacre où l’on comptait sur moi pour tenir le rôle de la potiche ou du bouc émissaire.

Etre le seul, pour ainsi dire, en France, à défendre David Hamilton, ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?… En remontant un peu dans le temps, je crois vaguement me souvenir aussi d’un spectacle, ou d’un lynchage, où de tout petits imbéciles manipulés par leurs maîtres occultes espéraient me réduire – moi! – au rang de marchandise interchangeable – les invités des plateaux de télé, aujourd’hui, sont des marchandises interchangeables – ou, autrement dit, comptaient sur moi pour participer docilement à leur comédie ignoble destinée à sucer la bite du Système pour qu’en jaillisse le sperme rance de la propagande capitaliste, des lieux communs mensongers, et du conformisme. Ils ont été déçus…

Guy Debord avait observé et fait observer que dès les années 1980 les formes de spectacle avaient fusionné: « spectaculaire intégré », disait Debord, si je me souviens bien. En bref, les humains réduits au statut réifié de marchandises, dans la société du simulacre.

Et dans la société du simulacre, les « philosophes », les « écrivains », les journalistes, les présentateurs télé, les invités de ces petits messieurs deviennent et sont eux-mêmes des simulacres. Ils ne sont que des simulacres!…

Et puis, tout à coup, voilà que votre serviteur refuse d’être un simulacre. Voilà que votre serviteur sourit; voilà qu’il se marre; voilà qu’il se paye votre tronche, mes connards! Voilà qu’il démontre, à qui sait voir, qu’il est le seul à ne pas être un simulacre… Voilà, moi je ne fus pas et je ne suis pas un simulacre.

Ce qui veut dire que si, dans trente ou cent ans, je répète, quelqu’un a encore un cerveau, il comprendra facilement qui, à la fin du XXe siècle et au début de celui-ci, ne fut pas un simulacre. Je parle de moi.

Evidemment, je ne suis pas d’accord avec tous les slogans, avec tous les aspects de l’Internationale situationniste. Le situationniste véritable n’est d’accord avec rien, et surtout pas avec le situationnisme. Mais certainement et sans aucun doute, j’ai fait mienne et je me suis approprié, comme les meilleurs et donc rarissimes situationnistes, la critique de tous les aspects de la vie. J’ai démontré une cohérence parfaite entre la vie que j’ai réellement vécue et les idées que j’ai proclamées, à condition naturellement que l’on comprenne et que l’on sache ce que j’ai réellement proclamé.

Pour en revenir maintenant à David Hamilton, je dis que lui aussi fut un « situationniste », par exemple (il y en a d’autres) quand il se présentait comme un photographe amateur, un photographe pas spécialiste (les situationnistes en général détestaient les « spécialistes »). Et encore, David Hamilton n’est pas loin, si l’on y pense, des situationnistes quand ceux-ci évoquaient le « désir de briser toutes les entraves de la vie », bref quand ils désiraient eux aussi inaugurer un nouveau style de vie, seule condition au fond de la création d’une avant-garde.

Et voilà pour quelle raison moi, Olivier Mathieu, avec la précieuse collaboration de mon ami l’écrivain situationniste Phrère Jac, je placerai le 60e anniversaire de l’Internationale situationniste, en Italie le 28 juillet, dans juste un mois, sous l’autorité artistique et intellectuelle de David Hamilton. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?

L’Internationale situationniste est née le 28 juillet 1957 à Cosio di Arroscia, en province d’Imperia et aux alentours de cette date ou précisément le 28 juillet 2017, Olivier Mathieu et Phrère Jac seront là-bas, parlant de David Hamilton, distribuant des tracts ou des livres sur David Hamilton, ou prenant toute autre initiative situationniste de notre choix. Ce n’est pas situationniste ça, mes cocos?

David Hamilton, lui non plus, ne fut pas un simulacre…

Un entretien au sujet de David Hamilton et de « C’est David Hamilton qu’on assassine »

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/28/un-entretien-au-sujet-de-david-hamilton-au-sujet-de-cest-david-hamilton-quon-assassine/

Publié le 28 juin 2017 par defensededavidhamilton

  • Bonjour Olivier Mathieu, certains de vos lecteurs attendent certainement votre prochaine publication, une « plaquette » sur David Hamilton.

  • Ce n’est pas une publication de moi! C’est une publication due exclusivement à Jean-Pierre Fleury. Je n’y ai pas participé, ou alors de si loin que cela revient au même. Ma collaboration s’est limitée à consentir l’insertion, dans cette plaquette, d’un poème qui a notamment déjà été publié dans un livre de moi, datant de 2010.
  • Vous pouvez nous parler de cette plaquette?
  • Je sais qu’elle contient aussi quelques textes d’ores et déjà présents dans mon livre « C’est David Hamilton qu’on assasine« . J’ai bien insisté afin que ces textes soient repris sous la même forme dans cette plaquette, puisque je leur avais apporté quelques indispensables corrections typographiques et autres. J’espère que mes conseils auront été suivis… Enfin, je peux dire que pour la plaquette en question, j’ai fourni de très jolies illustrations, à savoir des oeuvres originales d’une jeune femme, artiste peintre, du Sud de la France. Mais je ne connais pas vraiment l’imprimeur qui publie la plaquette, ou plus exactement j’ai malheureusement eu dans le passé à en constater l’amateurisme. Je ne sais donc pas de quelle façon ledit imprimeur reproduira les illustrations que j’ai fournies. Je ne suis intellectuellement responsable que des livres dont je réalise moi-même la maquette, dans les locaux professionnels que met à ma disposition depuis 2006 un imprimeur aussi sérieux que compétent. Et cet imprimeur n’a rien à voir avec celui où, en revanche, sera imprimée cette plaquette.

  • C’est fort clair. Revenons à David Hamilton. J’ai lu votre livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », êtes-vous satisfait des articles qui y ont été consacrés par la presse ou sur Internet?
  • Considérant la pauvre époque dans laquelle nous vivons, considérant aussi la nullité germanopratine ambiante, je ne m’attendais certes pas – pour une multitude de raisons – que ce livre, sulfureux par maints aspects, puisse plaire à la critique littéraire contemporaine, qui en général est une critique dénuée de sens critique, qui n’a plus rien de littéraire, et qui fait de la pseudo-critique littéraire sous capote, sous condom, sous vide.
  • Il y a quand même eu des réactions?
  • Oui, il y a eu quelques réactions, par exemple celles de Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, sur le blog qu’il gère.
  • Il le gère de façon strictement autonome par rapport à vous, n’est-ce pas?
  • Absolument. C’est un blog avec lequel je suis très souvent – notez bien, je n’ai pas dit : toujours – d’accord. Depuis des mois, les deux blogs publient conjointement les articles sur David Hamilton.
  • Exclusivement ceux-là?
  • Oui, exclusivement ceux-là, à de rares exceptions près.
  • D’autres réactions, à part celles de Jean-Pierre Fleury?
  • Je suis généralement assez écoeuré mais aussi amusé par l’attitude frileuse de certains de mes amis (ou, bis ripetita placent, supposés tels) qui, pour des raisons assez fumeuses qui remontent parfois,  je crois, à des événements survenus il y a plus de trente ans,  chient littéralement dans leur froc à l’idée de révéler qu’ils lisent ou apprécient mes livres… J’ai donc eu, enfin, la bonne et excellente surprise de voir qu’un jeune vidéaste, qui s’appelle Sébastien Guillet, a publié récemment sur son site un très grand nombre d’article au sujet de mes livres consacrés à David Hamilton. Il a aussi publié une vidéo, qui s’appelle « L’été n’arrive qu’une fois » (une vidéo publiée à la fois sur You Tube et sur le site personnel de Sébastien Guillet, auquel je renvoie: http://sebguillet.fr/2017/ete-arrive-une-fois-deuxieme-film/).
  • Et puis, il y a Roland Jaccard…!
  • Roland Jaccard a publié une vidéo consacrée au livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« , livre qu’il a d’ailleurs préfacé, comme vous savez. Il a aussi réalisé une très jolie vidéo sur « David Hamilton rencontre Dawn Dunlap« .
  • Vous attendez d’autres articles?
  • Ma foi, je me serais attendu à ce que d’autres de mes amis (ou supposés tels, et dont certains font si j’ai bien compris profession de s’adonner à la critique littéraire…) aient l’excellente idée – dois-je dire: le courage ? – de consacrer, sur leurs sites ou sur leurs blogs, des articles à mes deux livres sur David Hamilton, dont je vous rappelle les titres Le portrait de Dawn Dunlap ( http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb45239061h   ) puis C’est David Hamilton qu’on assassine. Cela dit, je n’exclus pas que diverses publications, dans l’avenir, parlent de ces deux livres. Je pense en particulier à une revue trimestrielle française, et j’espère que ce sera dans un avenir relativement proche.
  • Le blog « En défense de David Hamilton » va-t-il continuer à exister?
  • Mais oui, je pense que oui!… Et tôt ou tard, il apportera aussi de nouvelles révélations…
  • Un article à conseiller en particulier?
  • Non, mais si je devais en indiquer un, il y a celui-ci, récemment publié également  sur les sites de J.P. Fleury et  de Sébastien Guillet: http://sebguillet.fr/2017/mort-david-hamilton-qui-profite-crime/
  • Avez-vous d’autres livres en vue?
  • Cela dépend surtout de mon éditeur, Jean-Pierre Fleury. Mais pourquoi pas, en effet?
  • Espérons!… D’autres projets?
  • Comme vous savez sans doute, un de mes amis, « Phrère Jac« , que je connais depuis 1989 environ, a collaboré à mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« . Phrère Jac est un écrivain, un personnage situationniste. Créée en juillet 1957 à la « Conférence de Cosio di Arroscia », en Italie, l’Internationale situationniste est née il y a cinquante ans.  Si l’on veut bien se souvenir que l’un des chevaux de bataille du Situationnisme fut  l’utilisation du calembour comme arme politique, tournant en dérision la culture et la société bourgeoises, on voit tout de suite une première filiation entre le situationnisme et moi-même. Il y en a d’autres! Par exemple dans tout ce qu’il y eut dans le situationnisme de volonté critique à l’égard de la société du spectacle.
  • Et donc?
  • Et donc, il est possible, voire infiniment probable, que Phrère Jac et moi-même  soyons présents à Cosio di Arroscia, en Italie, pour le cinquantième anniversaire de l’IS, la fameuse Internationale situationniste dissoute en 1972. Personnellement, je suis très curieux de voir combien d’intellectuels – français ou autres –  on rencontrera à Cosio di Arroscia, à la fin du mois de juillet 2017…
  • N’importe qui peut se dire situationniste, n’est-ce pas?
  • En effet. Mais si quelqu’un connaît mon oeuvre, ma personne et ma pensée (au sujet desquelles l’article qui m’est consacré dans Wikipédia est en revanche un ramassis d’approximations, d’andouilleries conformistes et de crétineries) il y a peu de gens qui, par leur pratique réelle,  soient réellement plus situationnistes que moi. Puisque ma vie, comme le situationnisme, repose sur la critique permanente et le dépassement. Chose fort amusante, fort ludique – ludique comme par exemple le furent ou le sont mes candidatures situationnistes à l’Académie française – je placerai le 50e anniversaire de l’Internationale situationniste, quant à moi, sous l’égide de David Hamilton!…
  • Très drôle, en effet!… Merci pour cet entretien et je ne vais certes pas dire « bonnes vacances » à un situationniste…
  • C’est logique. N’ayant jamais travaillé, ce qui était un enseignement du situationnisme (à part que moi, je l’ai mis en pratique, contrairement aux situationnistes eux-mêmes)  la notion de « vacances » est un concept qui m’est inconnu. Le seigneur donne vacance à ses serfs. Je ne fais pas partie de cette confrérie.

« Il n’est point si gai d’être mort. / Tout cela manque de confort. » (René Delize)

Qui ne sait ce que la Grande Guerre, ce que la Grande Gueuse a enseveli d’écrivains, artistes, poètes, hommes de science ou simples gens de peu mais talentueux et honnêtes hommes.

Un ouvrage ancien qu’il m’arrive de feuilleter (« Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918, publiée par l’Association des écrivains combattants », oeuvre « pieuse » dont on dit qu’il ruina son éditeur Edgar Malfère) répertorie, en cinq forts volumes, 560 écrivains confirmés ou en herbe morts pour rien, au front ou des suites de la guerre ; ou plus exactement morts pour les seuls intérêts capitalistes et impérialistes, allemands, français, anglais, nord-américains… liste non close.

https://www.youtube.com/watch?v=SpychENwlGg

Me ‘zo gannet e kreiz eur mor ; version écourtée

Pour ne citer que quelques-uns : le romantique Henri Fournier dit Alain-Fournier, le mystique Charles Péguy, l’auteur de « La Guerre des boutons », Louis Pergaud ou encore le poète breton Jean-Pierre Calloc’h, auteur du célèbre (en Bretagne) « Me ‘zo gannet e kreiz eur mor… Ér Bro Arvor ! » (Je suis né au milieu de la mer… en pays breton !) dont voici une adaptation française (la mienne) qui suit le texte breton d’assez près en gardant la contrainte des pieds et celle de rimes :

Moi, je suis né au cœur des flots,

Trois lieues en mer.

Blanc petit toit, là-bas, m’est cher ;

Le genêt croît dedans mon clos ;

La lande y court devant derrière.

Moi je naquis au creux des flots,

Pays de l’Eau.

*
Mon père était, comme ses pères,

Un matelot.

Pelé, caché, tel fut son lot ;

Nul n’a chanté haut sa misère ;

Et de nuit blette en jour ballot,

Mon père était, comme ses pères,

Traîne-filières.

*

Ma mère aussi subit sa somme,

En blancs cheveux ;

Et avec elle, la sueur aux yeux,

J’ai vite appris, tout petit homme,

La faux, la bêche aux fruits terreux.

Ma mère aussi, que vie assomme,

Survit en somme.

*

Bout d’homme vif, j’allais, enfant,

Au long des jours

Avec maman courir labours,

Avec mon père en mer, pêchant ;

Où êtes-vous bonheurs si courts ?

Ô le jour vif allait enfant

Doux comme un faon !

*

Nous étions six, Sainte-Marie,

En votre sein,

Portant estime à dieu, aux saints

Et puis joyeux et pas marris.

Mais il a bien changé l’essaim ;

Six on était Sainte-Marie

Trois sont en vie.

*

La Mort, à la porte, a toqué ;

A notre accueil,

Bonheur parti dans un cercueil ;

Au cimetière, il est couché.

Moi, barde est né de ces écueils.

La mort, à la porte, a frappé ;

Ne pas pleurer !

Calloc’h naquit sur l’île de Groix en face de Lorient. Il est « mort pour la France » dit-on en français, « maro evit ar vro » voit-on écrit sur les monuments aux morts bas-bretons. « Mort pour le pays », on ne sait pas lequel ; la France ? la Bretagne ? Sans doute les deux.

https://www.youtube.com/watch?v=NRcQyfbLD2I

La sonate oubliée

Parmi les musiciens ayant subi le même sort, on peut citer le compositeur Albéric Magnard, mort en septembre 1914, en défendant l’accès de sa maison aux allemands. Maison brûlée, ce qui détruisit une partie de ses œuvres non encore publiées.

Je ne peux ici m’empêcher de rapprocher ce fait de la mort lors de la Seconde guerre mondiale de Paul Roux, dit Saint-Pol-Roux, le barde breton originaire du Midi de la France, de Marseille exactement, mort en 1940 de chagrin devant le désastre de l’assassinat de sa gouvernante, de la grave blessure subie par sa fille, puis du pillage de son manoir (qui finit d’ailleurs en très grande partie détruit par des bombardements incendiaires alliés sur Camaret, en août 1944).

Maintenant, pour en revenir à notre époque ou presque, les Trente glorieuses plus précisément, on peut dire que la technique n’arrêta pas la « mort bête« , bien au contraire, si l’on peut dire puisque toute mort est prévisiblement ou imprévisiblement bête.

Tel l’accident de voiture qui tua le 22 septembre 1962 Jean-René Huguenin, l’auteur de « La Côte sauvage », son unique roman, et le 28 septembre de la même année Roger Nimier, le hussard des lettres bien connu, en compagnie de Sunsiaré de Larcône auteur de « La Messagère », son unique roman également. Écrivains morts jeunes dans des accidents de puissantes voitures, à l’âge où il arrive encore que l’on bouffe la vie à pleines dents.

Ce genre de mort fut aussi le lot de l’actrice Françoise Dorléac un certain 26 juin 1967, soit il y a cinquante ans tout juste… Mazette !

https://www.youtube.com/watch?v=Edqk-jQAm1Y

Les deux sœurs : Françoise Dorléac et Catherine Dorléac, dite Deneuve.

« Nous sommes toutes deux prêt’s à perdre raison ». Je dédie cette phrase, cette maxime aux ayatollahs du féminisme, tant femelles que mâles.

Adieu nos quinze ans…

 

ARTICLE DU BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/25/adieu-nos-quinze-ans/

Publié le 22 juin 2017 par defensededavidhamilton


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Patricia Calas : adieu mes quinze ans

Hier, le blog « En défense de David Hamilton » a reçu un commentaire, provenant de l’une des personnes qui y sont abonnées.  Le commentaire faisait allusion à « Adieu mes quinze ans« , un feuilleton télévisé qui mettait en scène dans les années 1970 (c’était avant 2017, l’époque des Hardiçons) les aventures de Fanny (Patricia Calas), une adolescente de 15 ans.

Quinze ans!… Quasiment impensable, aujourd’hui que nous avons dit adieu à David Hamilton

Ce commentaire m’a d’autant plus fait sourire – d’émotion – que les auteurs d’Adieu mes quinze ans étaient Jean-Louis (1914-1995) et Brigitte Dubreuil (1928-2009). Et que ceux-ci, écrivains de qualité, étaient les parents de Grégoire Dubreuil, un écrivain né en 1956 à Neuilly-sur-Seine et mort le 27 octobre 2007 à Boulogne-sur-Mer.

Grégoire Dubreuil fut mon collègue à la Nouvelle Revue de Paris (éditions du Rocher, Monaco) mais aussi directeur de Matulu, journal auquel j’ai collaboré et dans lequel j’ai publié des articles (et dans lequel ont également signé Raymond Abellio, Jean Cau, Emil Cioran, Dominique de Roux, Philippe de Saint-Robert, Willy de Spens d’Estignols, Jean Dutourd, Jean-Edern Hallier, Michel Serres et Kenneth White).

Références bibliographiques:

La Nouvelle Revue de Paris, n° 5, mars 1986 [214 p.], « Hermann de Keyserling ».
Christian de Bartillat, Charles Du Bos, Anne-Marie Bouisson, Michel Bulteau, Jean Dutourd, Olivier Mathieu, Hugo Dyserinck, Pierre Gaxotte, Vintila Horia, Manfred et Arnold de Keyserling, Alexis Klimov, etc.

La Nouvelle Revue de Paris, n° 6, juin 1986 [192 p.], « Jacques Perret ».
Jacques Perret, Jean Cocteau, Jean de Malestroit, Olivier Mathieu, Antonel Perli, Banine, Guy Dupré, René Quinton, Baron Bulto, Jacqueline Kelen, Marcel Schneider, Irène Lagut, Dante-Gabriel Rossetti, Pierre Boutang, Platov, Joseph de Saint-Elie, Philippe Barthelet, Christian Jacq, Jean-Paul Bertrand, Grace Dolancourt, Hubert Juin, Frédéric Musso, etc.

La Nouvelle Revue de Paris, n° 8, décembre 1986 [192 p.], « Jean Dutourd ».
Jean Dutourd, Michel Bulteau, Marcel Brion, R.P. Bruckberger, Michel Déon, Paul Drouot, Bernard Leconte, Olivier Mathieu, Paul Morand, Lucien Rebatet, Jacques Rivière, François Taillandier, etc.

Evidemment, la « Nouvelle Revue de Paris n’était pas « OK », à en juger par les signatures qu’on y trouvait…

Flavie Flament, par exemple, explorait les profondeurs de (sa) p’tite littérature en signant dans « OK ».

*******

Voir

https://lequichotte.wordpress.com/2017/03/25/sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton-36/

 

 

“L’Été n’arrive qu’une fois”, mon deuxième film

Article de Sébastien Guillet paru sur le site de ce dernier :

http://sebguillet.fr/2017/ete-arrive-une-fois-deuxieme-film/ 21 juin 2017

et sur le Blog en Défense de David Hamilton : « L’été n’arrive qu’une fois »: où il est question de Dawn Dunlap, de Roland Jaccard, de David Hamilton et de censure « démocratique » Publié le 22 juin 2017

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/22/lete-narrive-quune-fois-ou-il-est-question-de-dawn-dunlap-de-roland-jaccard-de-david-hamilton-et-de-censure-democratique/

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Il y a un mois tout juste, je publiais mon deuxième film sur Youtube, “L’Été n’arrive qu’une fois”, un hommage au photographe et cinéaste, on pourrait dire au peintre David Hamilton. Un projet aux multiples ramifications qui mérite un arrêt sur images.

Alors que le film vient de franchir les 15,000 vues sur Youtube, il est temps de faire le point :

Censure

D’abord, il faut préciser que le film a subi une pseudo-censure puisqu’il a été basculé en catégorie”sensible” dont le visionnage est limité aux gens connectés à leur compte Google. C’est dommageable pour sa progression, forcément ralentie, mais il poursuit son bonhomme de chemin. Il devient plus difficile d’accéder à ce court métrage “littéraire” qu’à un portail de films porno. Une époque grandiose.

Littérature

Ce film est né d’un livre, “Le Portrait de Dawn Dunlap” de mon ami Olivier Mathieu. C’est donc un objet rare puisqu’il se base à la fois sur un sujet — David Hamilton — très peu relayé par les médias (ou alors pour le salir sans preuves, ni honnêteté intellectuelle) et parce qu’il puise son inspiration dans un ouvrage lui aussi peu diffusé.

Photographie & Cinéma

David Hamilton me parle, me touche et traduit, bien malgré lui, la dégradation de la liberté d’expression, notamment artistique, dans ce pays. Étant un ancien élève d’école de cinéma, pratiquant la photographie en amateur depuis plus de vingt ans, je considère Hamilton comme un électron libre, autodidacte, brillant esprit, qui s’est mis à dos à peu près tout le petit monde de la photo et du cinéma. C’est donc un homme à révérer et célébrer. Par ailleurs, quand on essaiera vainement, dans un siècle, de se souvenir de ce qu’était l’état d’esprit de l’Europe des années 60-70-80, seuls les clichés et les films d’Hamilton porteront un vrai sens (sans oublier les œuvres de deux ou trois écrivains et à peu près autant de réalisateurs).

Amitiés

Un travail artistique de ce genre, mêlant plusieurs esprits, plusieurs créateurs, ne saurait voir le jour sans cette magnifique amitié qui naît sans même se rencontrer ou se connaître. Je n’ai jamais rencontré David Hamilton mais je sais qu’on aurait eu beaucoup de choses à se dire. De la même manière, Olivier Mathieu — écrivain en éternel exil — et Jean-Pierre Fleury, éditeur, sont des êtres libres, passionnants et passionnés, dont l’esprit critique est une bouffée d’oxygène qui a permis d’accoucher de ce film-hommage.

Bonus

Enfin, peu de temps après la sortie de ma vidéo, un deuxième livre d’Olivier a paru, “C’est David Hamilton qu’on assassine”, une enquête remarquable sur “l’affaire David Hamilton”. C’est un objet littéraire non identifié, un procès sans appel de la médiacratie post-moderne. Le tout, préfacé par l’excellent Roland Jaccard, un autre écrivain libre et authentique.

Conseils

Vous pouvez visionner ce film, si ce n’est déjà fait, en cliquant sur la vignette ci-dessous. N’oubliez pas de visiter le blog “En défense de David Hamilton”, tenu par Olivier Mathieu, le blog lequichotte géré par Jean-Pierre Fleury (docteur en sociologie de l’Université de Nantes) et d’aller vous abonner aux vidéos “haïkus visuels” de Roland Jaccard. Contribuez, commentez, échangez, bref, soyez vivants et curieux dans ce monde de zombies.

Sébastien Guillet

ACTUALITÉ ET MÉMOIRE MÊLÉES (page déchirée de mes souvenirs)

J’ai déjà évoqué ici, sur ce blog, la veulerie idolâtre d’une certaine « gauche » municipale qui, là où j’ai passé toute ma jeunesse, leur fit ériger il y a quelques années, un monument à la gloire des « courageux » « bombardeurs » anglo-américains (nos « alliés » de la Seconde guerre mondiale !) dont les avions furent abattus par la DCA allemande.

Je précise qu’il n’y a par contre, autant que je le sache, aucun monument en l’honneur de tous les morts civils de cette ville martyre, et en particulier des dizaines d’apprentis morts lors d’un bombardement « allié » des chantiers navals ; ville martyre comme combien d’autres d’ailleurs de la façade atlantique, détruite certains disent à 85% d’autres à 95%.

Donc autour de neuf bâtiments sur dix furent brisés puis rasés. Ainsi, tel fut le sort réservé à la première maison de mes parents, abattue quinze jours avant le Débarquement. Et, bien évidemment, j’ai le souvenir tout enfant après-guerre d’une antenne, d’une délégation locale importante de ce qui s’appelait le MRU, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. C’était le plein emploi ! Et les heures supplémentaires… Merci la Guerre!

Pour enfoncer encore un peu plus le clou du colonisé, il y a quelques années également, la « gauche » municipale a fait refondre à l’identique une statue représentant un militaire yankee conquérant, épée à la main ! dont l’original trôna entre les deux guerres, sur la plage principale, en haut de sa grande et lapidaire bitte d’amarrage grotesque, avant de finir fondue pour le compte de l’occupant.

*

Aujourd’hui même, je veux dire ce 21 juin, je ne sais où exactement dans la cité maritime, vers le port sans doute, « on » fête le centenaire de l’arrivée des yankees lors de la … Première guerre mondiale. Ce n’est pas dans mon quartier, ses rues sont quasi désertes, la circulation rare, mais la chaleur ne plombe pas tout à fait, un vieil air marin adoucit. C’est dire si je vois ça de très loin.

Cette « commémo » (comme disait Colucci) semble entrer dans le cadre de quelques jours de festivités autour du retour (amical ou pour révision, je ne sais, et je m’en moque) du Queen Mary II, paquebot anglais de prestige que les chantiers navals locaux ont construit à défaut de construire de nouveaux France. Misère !

… Pauvre France, pauvre paquebot France, celui que l’on voit dans plusieurs films des années 60-70, vendu par Giscard en son temps, devenu Norway à l’été 1979, et qui acheva son existence à la casse, dans un chantier de découpe de vieux navires, en Inde…

***

Ma mère me rappelait autrefois ce que mes aïeux (arrières-grands-parents, grand-père, grand-mère, grands-oncles et grands-tantes) avaient dû subir de l’arrivée de ses frustres et envahissants militaires nord-américains.

Il se trouva que ces derniers établirent leurs campements en bois sur les champs mêmes que ma famille maternelle cultivait à la fois en bordure de ville et en bordure de mer, en tant que simples fermiers. C’était à ladite ferme de la Noë, ancienne ferme seigneuriale. Noë prononcé « nô ». « La ferme de l’anneau » comme je l’entendais enfant. Sur les terres de laquelle – ceci expliquant cela* – coulait encore, dans les années soixante, un petit ruisseau encastré et sombre, bordé d’arbres et de jardins en contre-bas ; le tout étant aujourd’hui comblé, « immeublisé », « hachélémisé ». C’était le petit « ruisseau de la Noë » comme on le dénommait ; et que j’ai connu sortant d’une mare. La mare à têtards et grenouilles du coin du « champ à Pingo ».

… Pingo ? C’était « l’espingo », « l’espagnol » celui qui (je suppose) avait repris la ferme après 1945. Quelque réfugié espagnol. Mes grands-parents avaient quitté la Noë à l’aube de la Seconde guerre, ne voulant pas, si j’ai bien retenu ce que l’on m’a dit, subir une deuxième fois la réquisition prévisible des champs qu’ils cultivaient. S’installant, enfin en tant que petits propriétaires, un peu plus dans les terres…

***

Née en 1915, ma mère ne se souvenait évidemment pas directement de ces yankees qui étonnaient, lui avait-on dit, la population locale ; les Noirs en particulier, car on est ici en Haute-Bretagne et comme chacun sait « il n’y a pas de Celtes noirs » (je précise que je blague, car cette réflexion a valu, il y a peu de temps, six mois de prison ferme à l’auteur de cette vérité banale, de simple bon sens ; puis deux ans fermes, pour avoir contesté le jugement en des termes qui ont déplu ; véridique).

Ma mère ajoutait que, pendant des années, la terre de la ferme ne donna rien ou pas grand chose tant elle avait été tassée, laminée, tuée par les pas des hommes, des chevaux, les allées et venues de matériels militaires, d’automobiles sans doute… D’où des difficultés domestiques à vivre et à payer les fermages. Mais dans la famille, il en est un qui ignora tout de ça : ce fut le tonton Michel, un grand-oncle à moi, deuxième classe « mort pour la France », disparu corps et âme, à 34 ans du côté du Pas-de-Calais en septembre 1915. Disparition officialisée en 1921…

Dernier détail, si l’on peut dire. Les parents de ma mère lui avaient raconté (à elle) la manière dont était traité les « mauvais éléments » de l’armée des gringos. Mes grands-parents lui dire avoir vu, de loin, de leur seuil, du coin d’un champ, des exécutions capitales expéditives.

***

Enfin, pour revenir à la cérémonie de ce jour, il est quand même sympathique de constater que c’est celui qu’ont choisi les animateurs de l’OMJ pour se mettre en grève. L’O.M.J, on voit là tout le tralala « socialo » : l’Office Municipal de la Jeunesse, ce qu’en mon jeune temps on appelait « centre aéré », dont je fus moi-même non pas « animateur » mais « moniteur », autre mot passé de mode, ringardisé. J’en parlerai sans doute un autre jour.

La gestion de l’OMJ ayant été laissée à une association qui bât de l’aile, il y a du chômage dans l’air et personne ne sait comment tout ça va évoluer. Le centre, les centres aérés de la ville sont donc fermés en ce moment, et les « socialos » et assimilés se sont passés d’un pitoyable et propagandiste défilé d’enfants évoquant l’arrivée « bienheureuse », il y a un siècle, de l’Oncle Sam sur nos côtes atlantiques.

C’est toujours ça de gagné au pays des Collabos. Et comme disait Lautréamont, puis Debord le plagiant mot pour mot : « Les idées s’améliorent. Le sens des mots y participe. » (in « Poésies II »).

* Noë, toponyme très courant sous différentes formes graphiques ou phoniques (Noé, Noë, Nohé, Nou, Noue, Nouhé, Noëlles…) dériverait d’un mot gaulois « snauda » ou « nauda », « nauda » en bas-latin, qui aurait désigné à l’origine un terrain fréquemment recouvert par les eaux, une prairie marécageuse, un pré humide avoisinant un cours d’eau. Au cours des siècles, ce mot a reçu des acceptions dérivées diverses, d’un usage régional ou de métier, telles celles de : pré gras et humide, pré bas où s’amoncelle les eaux, pâturage arrosé d’un cours d’eau ; étendue d’eau, mare, canal, bras d’une rivière communiquant avec elle par l’aval ; gouttière, égout ; rigole, creux de sillon inondé ; tuile faîtière, pièce creuse de plomberie, pièce particulière de charpenterie ; cuve, baquet, auge… Dans tout cet assemblage, il semble qu’il y ait eu des confusions et chevauchements de son et de sens, variables selon les dialectes dans le passé. Ainsi « la no », cuve, baquet ou auge est à rapprocher de « le no », auge de moulin, bassin, baquet ou même… cercueil, qui vient probablement d’un autre étymon. Ou encore de « le no », la nage. « Passer la rivière au no des chevaux » ou « … à nou de cheval » voulait dire autrefois : passer la rivière au niveau du passage à la nage des chevaux, ou passer une rivière à dos de cheval ; « mener à no » signifiait « nager » mais dans le sens de « ramer » (sur un banc de nage). Donc rien à voir avec la no, zone humide ou marécageuse, bien qu’il soit ici aussi question d’eau.

Qui est responsable de la mort de David Hamilton, ce – tellement curieux – « suicidé » ?

Publié le 21 juin 2017 par defensededavidhamilton

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/21/qui-est-responsable-de-la-mort-de-david-hamilton-ce-tellement-curieux-suicide/

***

On répète. On se répétera encore longtemps.

      1. Un homme de 83 ans, jamais condamné à quoi que ce soit, David Hamilton, est soudain accusé de « viol » – hors délais légaux – par Flament. Il n’est pas nommément cité dans la première édition du bouquin (et pour cause, il est encore en vie: ces gens sont des lâches). Qui raconte une histoire de « viol » (sic!!!!!) que remettent en cause la mère et le frère de Flament en personne.

      2. Cet homme de 83 ans est ensuite – toujours « indirectement » – accusé de « viol » (sic) par Flament à la radio, à la télé, dans la presse écrite. Flament dit, et la presse fait LARGEMENT écho: « J’étais déjà dans mon esprit comme un petit déchet, je ne méritais pas qu’on s’insurge, qu’on aille voir le photographe pour me venger, ou lui mettre un coup de poing dans la gueule. »

      3. Cet homme de 83 ans est ensuite insulté et traité « d’enculé » et de « connard » par Thierry Ardisson. Avec la comédie du « bip » censé couvrir le nom de David Hamilton (car ces gens sont des lâches).

      4. La haine contre David Hamilton déferle sur les « réseaux sociaux ». Insultes, menaces de mort de la part de certains internautes. Etc. Aucun modérateur n’intervient. Que fait la police? On l’ignore… Certaines de ces menaces de mort sont toujours (juin 2017) sur le Web. Quelle est la part de responsabilité de ces internautes haineux?

      5. David Hamilton déclare (octobre 2016) craindre pour sa vie. Pour ainsi dire aucun journal ne fait part de ces craintes. QUE FAIT LA POLICE POUR ASSURER SA PROTECTION?… On l’ignore… Quelle est la part de responsabilité des autorités, si elles ne l’ont pas protégé?

      6. Cet homme de 83 ans se retrouve accusé par un bouquin paru en librairie, insulté à la radio, insulté à la télé, insulté dans la presse. Son accusatrice dit – en employant l’imparfait : « J’étais déjà dans mon esprit comme un petit déchet, je ne méritais pas qu’on s’insurge, qu’on aille voir le photographe pour me venger, ou lui mettre un coup de poing dans la gueule. »

      7. David Hamilton, ose alors écrire la presse, « sort très peu de chez lui ». On voudrait savoir qui, se trouvant insulté sur les réseaux sociaux et à la télé, sortirait de chez lui avec un grand plaisir ou un vif empressement…

      8. On retrouve David Hamilton « suicidé », avec la porte de son appartement ouverte. Le récit médiatique de sa mort est un tissu d’approximations et d’invraisemblances.

      9. Flament, l’accusatrice, non contente d’avoir porté des accusations unilatérales et tardives contre David Hamilton dans un livre où elle ne citait pas son nom, joue à la fine psychologue et déclare que ce « suicide » (un suicide pourtant entouré de tant de zones d’ombre…) serait un « aveu » de David Hamilton. En ignorant ainsi notamment  tous les cas où des gens accusés de pédophilie se sont suicidés et se sont révélés, ensuite, innocents!

      10. Flament, l’accusatrice, non contente d’avoir porté des accusations unilatérales et tardives contre David Hamilton dans un livre où elle ne citait pas son nom, accuse PUBLIQUEMENT les membres de la famille de David Hamilton de « vider ses appartements » des « preuves », que selon elle ils contiendraient, de ses accusations contre lui. De la sorte, elle accuse publiquement les membres de la famille de David Hamilton de se rendre coupable d’un délit puni par la loi (occultation de preuves)!!!

      11. L’acte de décès de David Hamilton, document officiel, stipule que « la date du décès a été impossible à déterminer« . Notre blog est le premier et le seul à avoir publié cet acte de décès. Toute la presse française a ignoré l’information

      12. Flament, l’accusatrice, non contente d’avoir porté des accusations unilatérales et tardives contre David Hamilton dans un livre où elle ne citait pas son nom, publie une nouvelle édition qui, cette fois, cite nommément David Hamilton (qui, désormais, en effet est mort: ces gens sont des lâches).

      13. Flament, l’accusatrice, non contente d’avoir porté des accusations unilatérales et tardives contre David Hamilton dans un livre où elle ne citait pas son nom, fait tourner un « film de fiction » qui raconte le « viol » (sic) présumé dont elle aurait été victime.

      14. John Hinckley, auteur d’un attentat fameux contre Ronald Reagan, a déclaré lors de son procès avoir voulu impressionner l’actrice Jodie Foster dont il était tombé amoureux. Les cas de gens faibles d’esprit qui ont commis des actes délictueux pour complaire à des « vedettes » que, souvent, ils ne connaissaient pas personnellement, sont très nombreux.

      15. Il n’est donc pas interdit (jusqu’à plus ample informé) de se poser une question élémentaire. Voilà cette question: peut-on exclure complètement que, en octobre et novembre 2016, des spectateurs de la téloche ou des internautes – plus ou moins faibles d’esprit – aient pris la décision de jouer aux « justiciers » en allant donner une bonne leçon à ce mauvais, à ce méchant, à ce « pédophile » (sic!!!!!!!!!!) et « violeur » (re-sic!!!!!!!!) de  David Hamilton, lui que des gens aussi fameux, célèbres et « populaires » que Flavie Flament et Thierry Ardisson accusaient, diffamaient ou insultaient en toute impunité?

Flament (octobre 2016) « ne méritait pas qu’on la venge » de David Hamilton, 83 ans (avril 1933 – novembre 2016), ou que l’on mette un « coup de poing dans la gueule » au photographe…

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/06/21/flament-octobre-2016-ne-meritait-pas-quon-la-venge-de-david-hamilton-83-ans-avril-1933-novembre-2016-ou-que-lon-mette-un-coup-de-poing-dans-la-gueule-au-photographe/

Publié le 21 juin 2017 par defensededavidhamilton

Dans « Sept à huit », le 16 octobre 2016,  Flament a déclaré :

« Je pense qu’il y a des parents qui n’ont pas l’instinct de protection de leurs enfants, poursuit-elle dans Sept à huit. J’étais déjà dans mon esprit comme un petit déchet, je ne méritais pas qu’on s’insurge, qu’on aille voir le photographe pour me venger, ou lui mettre un coup de poing dans la gueule. »

C’est ici :

http://www.lepoint.fr/people/flavie-flament-revele-un-viol-subi-dans-son-enfance-17-10-2016-2076533_2116.php

La presse s’est fait l’écho à de très nombreuses reprises de ces propos… sans y trouver rien à redire!

http://d17c3xisf00oox.cloudfront.net/browse/1699760/23/sept-a-huit.html

En d’autres termes, et qu’on le veuille ou non, en octobre et novembre 2016 Flament a proféré contre David Hamilton, qui était encore en vie, de telles phrases (je cite : « je ne méritais pas qu’on s’insurge, qu’on aille voir le photographe pour me venger, ou lui mettre un coup de poing dans la gueule »).

Ces propos ont été proférés (et répercutés par la presse) à l’égard d’un homme de 83 ans qui ne bénéficiait pas de soutiens médiatiques.

Il faudrait un bon avocat pour déterminer ce que dit le Code pénal au sujet des menaces, ou des menaces voilées, à l’égard d’une personne en vie. Il faudrait un bon avocat pour déterminer de quoi il s’agit ici.

Cet homme, David Hamilton, Thierry Ardisson a  ensuite révélé son nom (en présence de sa copine et ex-collègue Flavie Flament).

Cet homme – David Hamilton – a dit craindre pour sa vie. Mais aucun journal, pour ainsi dire, ne s’est fait l’écho de ses craintes!…

On l’aurait ensuite retrouvé mort, un mois plus tard environ, le 25 novembre 2016, « suicidé » avec « la porte ouverte ».

Son acte de décès, document officiel, indique que « la date de son décès n’a pas été possible à déterminer »…

Il ne reste donc qu’à espérer que personne n’ait eu l’idée de jouer au « justicier »…

La version du « suicide » semble acceptée à l’unanimité par la presse et par les Français…