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LE SBU, LA TERRIBLE POLICE POLITIQUE UKRAINIENNE

DONBASS INSIDER

SBU the terrible Ukrainian political police, assassinations and torture

10/03/2022

Article by Laurent Brayard for Donbass Insider

SBU la terrible police politique ukrainienne, assassinats et torture 10/03/2022

traduit à partir de Google, j’ai relu mais il peut traîner des erreurs

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Les services de sécurité d’Ukraine… presque aucun Français n’en a jamais entendu parler et nos journalistes en France ne sont pas prêts à vous dire ce qu’est le SBU. Et pourtant!

C’est sans doute l’une des pires, sinon la pire organisation criminelle d’Europe et l’une des polices politiques les plus terrifiantes que nous ayons connues depuis un demi-siècle. Ses exploits pourraient être à la hauteur de la tristement célèbre STASI (RDA) ou encore de la Securitate (Roumanie), qui ont fait tant de bruit. Pourtant, un jour, l’Europe et la France devront accepter de voir le visage de la mort et du sang qu’est le SBU. Tant de silence de la part de journaux aussi célèbres que Le Monde, Libération ou Le Figaro est en soi suspect et pire encore coupable, et j’ose dire : criminel.

Il n’y a pas de guerre dans le Donbass… seulement une opération anti-terroriste. Oui, vous avez bien lu, c’est une loi de la Rada d’Ukraine qui a été adoptée en 2014, il n’y a pas de guerre dans l’Est de l’Ukraine… mais des terroristes qui cherchaient à détruire le pays.

Selon cette rhétorique, le SBU, qui s’occupe de contre-espionnage, s’est déployé et a très vite commis de nombreux exactions, assassinats et crimes divers. Selon diverses sources, le SBU comptait près de 30 000 agents et employés, et s’attaquait très vite à tout ce qui était russe, anti-Maïdan et qui pouvait entraver la marche de la Révolution colorée financée et organisée par les USA, à l’hiver 2013-2014.

La jeune blogueuse Marina Russkaya (pseudonyme pour protéger sa famille en Ukraine), étudiante en sciences politiques dans la capitale (2012-2015) nous racontait à l’époque son parcours. Ayant commencé à écrire contre le Maïdan, elle fut bientôt en contact avec d’autres militants et bientôt suivie par des dizaines de milliers de personnes.

C’est un matin de 2015 qu’elle est interpellée par une amie militante à Kiev : « tu dois fuir Marina, ils défoncent ma porte, ils viennent te chercher ! N’emportant que son sac à main, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, a fui l’Ukraine. Heureusement, elle a pu prendre un train pour la Russie et de là pour le Donbass.

Ce jour-là, le raid du SBU a pris plusieurs dizaines de militants dans ses filets. Interrogée à ce sujet, Marina a répondu qu’elle n’avait aucune nouvelle : « ils ont été assassinés, emprisonnés, ils seront certainement tués s’ils ont survécu dans les prisons ukrainiennes où ils languissent, le SBU ne les laissera pas vivre avant de s’enfuir ».

C’est l’un des nombreux témoignages que nous avons recueillis auprès de « ces terroristes du Donbass ». Pire encore, il existe même une liste officielle publiée sur Internet contenant des milliers de noms de personnes à emprisonner ou à assassiner, la liste Mirotvorets (Christelle Néant et moi-même et d’autres Français sont sur cette liste).

Car loin de s’occuper enfin du contre-espionnage, les agents du SBU sont devenus une police politique, et cette police torture et assassine depuis 8 ans. Prisons secrètes et sites de torture du SBU… sous contrôle américain ? En 2016, j’ai eu la chance d’interviewer en deux séances, 11 prisonniers politiques échangés par l’Ukraine (via la Croix-Rouge), contre des soldats ukrainiens. Ce qu’ils m’ont dit hante encore ma mémoire et parfois mes nuits. C’est ainsi que j’ai découvert l’étendue de la répression politique en Ukraine.

Le SBU peut arrêter sans mandat d’arrêt n’importe qui sur le territoire de l’Ukraine. Ces personnes sont illégalement interrogées et emprisonnées. Pour les faire parler et « détruire le terrorisme en Ukraine », tous les moyens sont bons. Ces 11 personnes m’ont toutes raconté des tortures parfois horribles. L’un a été emprisonné et torturé pendant 14 mois à Zaporozhie. Le traumatisme qu’il a subi a rendu très difficile son entretien, car il revivait la torture et tremblait comme une feuille, littéralement brisé par les abus sans fin qu’il avait subis. Un autre a eu des problèmes cardiaques, suite à l’utilisation de « gégène » sur lui lors de longues séances.

Une femme était parmi le lot, elle avait eu les ongles arrachés, les dents cassées…. De par son apparence je n’osais pas croire qu’à l’époque elle avait mon âge (43 ans), et elle a dû sortir ses papiers d’identité pour me prouver qu’elle n’avait pas 65 ans. La pauvre femme s’était fait injecter de la drogue et substances pendant 20 jours et il m’était difficile d’entendre tout ce qu’elle avait vu et souffert.

Deux des hommes emprisonnés avaient été arrêtés et torturés par des agents masqués du SBU, dont beaucoup ne parlaient qu’anglais… Pourtant, tout le monde se souvient de l’expérience des Américains de la torture dans des prisons comme Guantanamo. J’ai été tellement surpris par ce fait à l’époque que nous nous sommes longuement attardés sur ce détail.

Au final, mon enquête s’est terminée avec suffisamment d’informations pour pointer vers au moins quatre prisons secrètes en Ukraine, à Zaporozhie, Kharkov, Kiev et enfin Kramatorsk. Il est certain que dans ces prisons des centaines de personnes ont été assassinées, un des résistants m’a donné une liste d’une quinzaine de noms de personnes qui ont été tuées pendant sa détention, par la femme dont elle m’a parlé des exécutions commises dans sa prison pendant la 20 jours qu’elle y a passé .

Une longue liste de personnes disparues et assassinées émergera un jour de l’après-guerre en Ukraine. C’est clairement mon sentiment et il est renforcé par les deux interviews de Français, dont je dois cacher les noms pour leur sécurité en France, qui ont également été arrêtés par le SBU en Ukraine. Ces deux hommes ont été dénoncés… l’un par son ex-femme à Dnepropetrovsk, l’autre par des inconnus à Kiev (2016). Arrêtés illégalement au petit matin dans leurs appartements, ils ont été molestés, enfermés, l’un d’eux a été battu et a eu la peur de sa vie jusqu’à son départ précipité d’Ukraine. Tous deux ont été « invités » à quitter le pays et à ne jamais revenir et s’ils le faisaient, à en payer le prix… L’ambassade de France à Kiev, alertée à l’époque, n’a rien fait pour les aider et a étouffé l’affaire. C’est parce que nous soutenions déjà l’Ukraine des meurtres et des massacres.

Parmi les autres faits qui ont retenu notre attention, il faut aussi mentionner le très grand nombre de personnes qui ont fui l’Ukraine justement pour échapper à la mort et à ces répressions. J’ai rencontré une femme de Kharkov à Moscou en 2019 qui avait vu la porte de son appartement défoncée par le SBU. La police politique ukrainienne a assassiné son mari ce jour-là, dans son appartement et sous ses yeux, sans autre procès. Pourquoi elle a été épargnée, elle ne le sait pas, mais après de nombreuses aventures, elle a réussi à fuir le pays, emmenant avec elle sa mère âgée. Ce sont les histoires qui me sont venues et il y en a bien d’autres… la liste des crimes commis par le SBU est, à mon avis, hallucinante.

Un jour [on l’espère], nos journalistes français qui se sont tus devront rendre des comptes. Un jour, nos hommes politiques français qui ont soutenu ce régime auront eux aussi à en répondre ! Un Nuremberg d’Ukraine ? La question se posera forcément et la France devra prendre ses responsabilités pour arrêter de couvrir ce carnage et cette police qui déshonore le peuple ukrainien.

Si certains d’entre vous ont des doutes, sachez que le 5 mars 2022, le SBU a assassiné Denis Kireev dans la rue. Il était diplomate et membre de la délégation ukrainienne qui a rencontré ses homologues russes à Gomel, en Biélorussie. Il était pour la paix, mais selon l’Ukraine, c’était un traître. Loin des actions normales des pays civilisés d’Europe, le SBU l’a assassiné dans la rue, l’a abattu comme un lapin, à la manière de la mafia…

Est-ce cela que la France soutient ? Est-ce cela qui représente la France ? Est-ce là ce qui représente les idéaux républicains de notre pays ? Quand les Français ouvriront-ils les yeux ? Combien de morts et de massacres faudra-t-il encore, car au moment où j’écris, dans la déroute de l’Ukraine, le SBU assassine. Cette Gestapo a en effet atteint le mur et avant de payer l’addition ou de se réfugier dans une gentille famille en France, elle tue sans fin et sans aucun remords.

Un extrait de conférence de presse de Poutine à des journalistes, dont apparemment des Français,
https://reseauinternational.net/ukraine-nouvelles-du-front-dominique-delawarde/

De Sputnik
https://videopress.com/v/AbRLkStH

« MAIS POURQUOI ALLER SI LOIN ET VOULOIR TAILLER DANS LA CHAIR VIVE »

Immédiatement après la chute du mur de Berlin en 1989, Soljenitsyne publia un livre intitulé: Comment réaménager notre Russie, réflexions dans la mesure de mes forces (Fayard, 1990). Extrait :
 
(…)
Je suis moi-même presque à moitié ukrainien et c’est entouré des sons de la langue ukrainienne que j’ai commencé à grandir. Quant à la douloureuse Russie Blanche, j’y ai passé une grande partie de mes années de front et j’ai conçu un amour poignant pour la pauvreté mélancolique de sa terre et la douceur de son peuple.
Ce n’est donc pas de l’extérieur que je m’adresse aux uns et aux autres, mais comme l’un des leurs.
Notre peuple n’a été, du reste, séparé en trois branches que par le terrible malheur de l’invasion mongole et de la colonisation polonaise. C’est une imposture de fabrication récente qui fait remonter presque jusqu’au IXe siècle l’existence d’un peuple ukrainien distinct, parlant une langue différente du russe. Nous sommes tous issus de la précieuse ville de Kiev « d’où la terre russe tire son origine », comme le dit la Chronique de Nestor, et d’où nous est venue la lumière du christianisme. Ce sont les mêmes princes qui nous ont gouvernés : Iaroslav le Sage répartit entre ses fils Kiev, Novgorod et toute l’étendue qui va de Tchernigov à Riazan, Mourom et Béloozéro ; Vladimir Monomaque fut en même temps prince de Kiev et de Rostov-Souzdal ; et la même unité se reflète dans les fonctions des métropolites. C’est le peuple de la « Rous » de Kiev qui a créé l’État de Moscovie. Englobés dans la Lituanie et la Pologne, Blancs-Russiens et Petits-Rusiens restèrent conscients de leur identité russe et luttèrent pour n’être ni polonisés ni catholicisés. Le retour de ces terres dans le sein de la Russie fut senti par tout le monde, à l’époque, comme une Réunification.
Oui, cela fait mal et honte de se rappeler les oukases du temps d’Alexandre II (1863, 1876) interdisant la langue ukrainienne d’abord dans le journalisme, puis également dans la littérature de ces aberrantes ossifications qui, frappant la politique du gouvernement comme celle de l’Église, préparèrent la chute de l’ancien régime russe.
De son côté, la Rada au socialisme brouillon qui apparut en 1917 fut constituée par un accord entre hommes politiques, et non élue par le peuple. Et lorsque, renonçant à l’idée d’une fédération, elle proclama que l’Ukraine sortait du sein de la Russie, elle le fit sans consulter l’ensemble de son peuple.
J’ai déjà eu l’occasion de répondre aux nationalistes ukrainiens émigrés qui s’emploient à faire accroire à l’Amérique que « le communisme est un mythe et que ce ne sont pas les communistes, mais les Russes qui veulent s’emparer du monde entier » (oui, oui, les « Russes » ont déjà mis la main sur la Chine et le Tibet, c’est écrit depuis trente ans dans une loi votée par le Sénat américain). Un mythe, le communisme ? Un mythe dont Russes et Ukrainiens ont, les uns comme les autres, éprouvé physiquement la réalité, à partir de 1918, dans les geôles de la Tchéka. Un mythe qui, dans la vallée de la Volga, a réquisitionné jusqu’au dernier grain gardé pour la semence et a livré vingt-neuf gouvernements russes à la famine mortelle de 1921-1922. Un mythe qui a perfidement précipité l’Ukraine dans la famine tout aussi impitoyable de 1932-1933. Et, alors que nous avons subi ensemble, sous le joug des communistes, la même collectivisation au knout et au fusil, se peut-il que ces sanglantes souffrances ne nous aient pas unis ?
En Autriche, en 1848, les Galiciens appelaient encore « russe » leur conseil national : « Holovna Rousska Rada ». Mais par la suite, dans la Galicie coupée du reste de l’Ukraine, on vit naître et se développer — non sans que l’Autriche y mît secrètement la main — un ukrainien déformé, farci de mots allemands et polonais, qui n’était plus la langue du peuple, ainsi que deux tentations : celle de faire oublier leur langue aux Russes des Carpates, et celle d’un séparatisme ukrainien radical, le même qui inspire actuellement aux chefs de l’émigration ukrainienne tantôt des boniments de camelot ignorant : saint Vladimir « était ukrainien ! », tantôt des cris de fou furieux : « Vive le communisme, pourvu que périssent les moskals ! »
Comment pourrions-nous ne pas partager la douleur des Ukrainiens devant les tourments endurés par leur pays sous le régime soviétique ! Mais pourquoi aller si loin et vouloir tailler dans la chair vive (en emportant dans le même morceau ce qui n’a jamais été la vieille Ukraine, comme la « Plaine sauvage » des nomades — devenue la Nouvelle-Russie —, ou la Crimée, le Donbass et un territoire qui va presque jusqu’à la mer Caspienne) ? Et si l’on invoque « l’autodétermination de la nation », alors c’est la nation elle-même qui doit fixer son destin. La question ne saurait être réglée sans une consultation du peuple tout entier.
Détacher aujourd’hui l’Ukraine, ce serait couper en deux des millions de familles et de personnes, tant la population est mélangée ; des provinces entières sont à dominante russe ; combien de gens auraient du mal à choisir entre les deux nationalités ! combien sont d’origine mêlée ! combien compte-t-on de mariages mixtes que personne ne considérait jusqu’ici comme tels ! Dans l’épaisseur de la population de base, il n’y a pas la plus petite ombre d’intolérance entre Ukrainiens et Russes.
Frères ! Ce cruel partage ne doit pas avoir lieu ! C’est une aberration née des années de communisme. Nous avons traversé ensemble les souffrances de la période soviétique : précipités ensemble dans cette fosse, c’est ensemble que nous en sortirons.
En deux siècles, quelle multitude de noms éminents à l’intersection de nos deux cultures ! Selon la formule de M.P. Dragomanov : « Inséparables, mais aussi immélangeables. » La voie doit être ouverte toute grande à la culture ukrainienne et biélorusse non seulement sur le territoire de l’Ukraine et de la Russie Blanche, mais aussi, cordialement et joyeusement, sur celui de la Grande-Russie. Pas de russification forcée (mais pas non plus d’ukrainisation forcée, comme on en a connu à la fin des années vingt), un développement sans entraves de nos cultures parallèles, et la classe faite dans l’une ou l’autre langue au choix des parents.
Bien entendu, si le peuple ukrainien désirait effectivement se détacher de nous, nul n’aurait le droit de le retenir de force. Mais divers sont ces vastes espaces et seule la population locale peut déterminer le destin de son petit pays, le sort de sa région, — et chaque minorité nationale qui se constituerait, à cette occasion, à l’intérieur d’une unité territoriale donnée, devrait à son tour être traitée sans aucune violence.
Ce qui vient d’être dit s’applique également dans sa totalité à la Biélorussie, à cela près qu’on n’y a pas excité un séparatisme inconditionnel.
(…)
Alexandre Soljenitsyne

*

Des propos qui entrent en résonance avec les premiers mots du discours de Vladimir Poutine le 21 février 2022 :
« … Je tiens à souligner une fois de plus que l’Ukraine n’est pas pour nous un simple pays voisin. Elle fait partie intégrante de notre propre histoire, de notre culture et de notre espace spirituel. Il s’agit de nos amis, de nos parents, non seulement de nos collègues, amis et anciens collègues de travail, mais aussi de nos parents et des membres de notre famille proche. Depuis les temps anciens, les habitants des terres historiques du sud-ouest de l’ancienne Russie se sont appelés Russes et orthodoxes. Il en était ainsi avant le XVIIe siècle, lorsqu’une partie de ces territoires a été réunifiée avec l’État russe, et après … »

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*MOSKAL : terme aujourd’hui péjoratif qui à l’origine (XIIe siècle) désignait le moscovien (différent du moscovite, habitant de Moscou), c’est-à-dire le sujet de ce qui devenait la Grande principauté de Moscou (XIIIe / XVIIIe siècles) qui allait être l’Empire russe à partir de la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle et s’étendit alors sur les autres contrées russes de Biélorussie et d’Ukraine. Ce mot finit par désigner l’envahisseur ou pour le moins le dominateur. Envahisseur tout relatif en Ukraine comme en Russie Blanche puisque russes, biélorusses et ukrainiens sont tous des Rus des « origines » dont la capitale était Kiev (Kyiv). Il est dit qu’il existe en ukrainien un verbe « moscaler » qui a le sens de : arnaquer, escroquer. Le « moskal » est un personnage traditionnel du théâtre de marionnettes ukrainien, « c’est un gros lourdaud, ivrogne, brutal et rapace, que la ruse du paysan ou de la jeune femme d’Ukraine parvient à neutraliser et, souvent, à ridiculiser. » (wikipédia). Son pendant chez les Russes est le « khokhol », le benêt, le gogol ou gogolito. « Moskal » est selon la personne qui l’utilise soit péjoratif, soit ironique par métonymie. On peut le rapprocher d’un mot passé de mode en français comme « moscoutaire » qui désigna, du temps du bolchévisme « celui qui va chercher ses directives à Moscou », ou qui est « adepte du bolchévisme ».

CORSE : ÇA SE CORSE

Ça part de partout en fait ! Et Macron est vraiment au sommet en tout. Cela devient explosif en Corse.

Suite à ce qui est arrivé à Colonna en prison il y a une semaine, les manifestations ne faiblissent pas, au contraire, hier soir des cocktails molotov ont été lancés contre la sous-préfecture de Calvi. Et la situation était hors de contrôle à Ajaccio où des manifestants se sont introduits dans le Palais de Justice où il y a eu un début d’incendie après le jet d’un cocktail molotov. Et ceci n’est qu’une partie de ce qui est arrivé. De nombreux blessés tant du côté des CRS que des manifestants (des milliers) qui n’hésitent pas à se servir de frondes avec des billes métalliques ou des bombes agricoles (sic). Aux cris de « Statu francese assassinu ! ».

Et comme un malheur n’arrive jamais seul …

Et il y a encore des abrutis à vouloir voter pour cet individu.

La procédure des « parrainages Bayrou »

(JPF) Je donne la vidéo ci-dessus où à mon avis Asselineau se donne un peu trop le beau rôle. Et devrait nous expliquer pourquoi depuis 2020 il a perdu une bonne partie de sa crédibilité, non pas d’analyse mais de capacité à être un homme politique. On ne peut pas se targuer d’être pour l’union quand elle consiste à vouloir s’accaparer la tête unique des souverainistes, quand on appelle à l’union finalement autour de son ego en début d’année 2020 et la refuser en des termes scandaleux quand Philippot ne cessait de la réclamer depuis 2020 également, mais en particulier depuis l’été 2021 quand les manifs ont été lancées, ou plus exactement relancées. Asselineau a été lâché par une bonne partie de ses adhérents et militants au printemps et à l’été 2020 (je n’en dis pas plus sur les raisons, des procès sont en cours d’instruction) et de ce que j’en sais est encore lâché actuellement (des membres de l’UPR quittent ce parti, en particulier pour rejoindre Les Patriotes). Cela fait des mois qu’Asselineau est absent de la rue et des manifestations (ce qui pour Philippot d’ailleurs semble plus important qu’une simple élection qui serait sans lendemain) . Et c’est Asselineau qui a déjà tenu, lui l’indigné, des propos absolument outrageants sur Philippot et sur certaines des personnes qui depuis un an et demi environ, manifestent semaine après semaine (cf YouTube où il s’exprime sur le sujet sur au moins deux courtes vidéo prises sur le vif), pendant que lui Asselineau se réjouit d’être vu et « écouté » par tant et plus d’internautes. Par contre je n’ai jamais entendu d’autres souverainistes connus le dénigrer ou entretenir des polémiques. Mais au contraire (en particulier Philippot) l’appeler à l’union. Par contre un certain nombre d’entre eux se sont écartés de lui, ou l’ignore. Mais c’est je pense avant tout de son fait. Il faut quand même savoir qu’Asselineau est quelqu’un qui depuis plus de dix ans que son parti existe fait le vide autour de lui et a su faire partir ou exclure les têtes trop bien faites ou qui dépassaient du lot. Et tous ceux qui lui faisaient de l’ombre. Oui, c’est triste tout ça, mais il est un peu trop facile pour ce dernier de jouer uniquement l’indigné et la victime. Cela dit ce que raconte Asselineau sur les manœuvres de certains (qu’il nomme en partie : les contestataires de son parti de 2020) ne sont pas jojo. Mais elles ne sont pas nées de rien.

François Asselineau

La procédure des « parrainages Bayrou »

▪️a soudain catapulté Mélenchon, Zemmour,Le Pen et Poutou largement au-dessus des 500 (même Taubira, très en retard,a été propulsée à 274!)

▪️ne m’a pas donné le moindre coup de pouce, l’objectif étant de m’écarter

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Petit commentaire de moi :

Et il est arrivé la même chose pour d’autres comme Alexandre Juving-Brunet, sans parler même du Parti Animaliste. Et il serait arrivé la même chose si Florian Philippot avait persisté jusqu’au bout. Tiens, au fait Cheminade n’est pas, n’est plus là.

Par contre multiplier les brèles et les inutiles …

Et ça s’appelle la démocratie… certes uniquement représentative … et la représentation est limitée à certains, et très représentative de l’état de délabrement du monde et du système politiques.

J’SUIS PAS CONTENT !

Ch’uis pas content : Concert des pitres, réfugiens*, Valls renfloué par Macreuse, Joe Biden au dernier stade du gâtisme… : très bonne image de l’Occident mondialiste.

*réfugiés ukrainiens

Russie versus guerre nucléaire, bactériologique et épuration ethnique.

La dernière « capsule » de Xavier Moreau : du très bon encore

Bulletin N°71. Russie vs guerre nucléaire, bactériologique et épuration ethnique. 09.03.2022.

Guerre d’Ukraine : ILS L’AVAIENT DIT… par Bruno Guigue

7 mars 2022

Visiblement, les dirigeants russes n’étaient pas les seuls à avoir prévenu que l’absorption de l’Ukraine par l’OTAN serait inacceptable pour la Russie. Quelques sommités du “monde libre”, plus lucides que la moyenne, avaient fait entendre le même son de cloche :

  • Jack F. Matlock Jr., ambassadeur des États-Unis en Union soviétique de 1987 à 1991, déclare en 1997 que l’expansion de l’OTAN est « une profonde bévue stratégique, encourageant une chaîne d’événements qui pourrait produire la menace la plus grave pour la sécurité depuis l’effondrement de l’Union soviétique ».
  • George Kennan, célèbre stratège de la guerre froide, déclare en 1998 que l’expansion de l’OTAN est une « erreur tragique » qui provoquera une « mauvaise réaction de la Russie ».
  • Bill Burns, ex-directeur de la CIA, déclare en 2008 que « l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN est la plus brillante de toutes les lignes rouges » et qu’il n’a encore « trouvé personne qui considère l’Ukraine dans l’OTAN comme autre chose qu’un défi direct pour les intérêts russes ».
  • Henry Kissinger, ex-secrétaire d’État de Richard Nixon, déclare en 2014 que « l’Ukraine ne devrait pas rejoindre l’OTAN ».
  • Stephen Cohen, chercheur américain en études russes, déclare en 2014 que « si nous déplaçons les forces de l’OTAN vers les frontières de la Russie, cela va évidemment militariser la situation [et] la Russie ne reculera pas, car c’est existentiel ».
  • Malcolm Fraser, ex-premier ministre australien, déclare en 2014 que « le mouvement de l’OTAN vers l’est est provocateur, imprudent et envoie un signal très clair à la Russie ».
  • John Mearsheimer, universitaire de renom, écrit en 2015 que « l’Occident mène l’Ukraine sur la voie de la guerre et le résultat final est que l’Ukraine va faire naufrage. Ce que nous faisons, c’est en fait encourager ce résultat ».
  • Robert Gates, ex-secrétaire américain à la Défense, écrit dans ses Mémoires en 2015 qu’« agir si vite pour étendre l’OTAN est une erreur. Essayer d’amener la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN est vraiment exagéré et constitue une provocation particulièrement monumentale ».
  • William Perry, secrétaire à la Défense de Bill Clinton, explique dans ses Mémoires que l’élargissement de l’OTAN est la cause de « la rupture des relations avec la Russie » et qu’en 1996, il s’y opposait tellement que sous la force de sa conviction, il a « envisagé de démissionner ».
  • Noam Chomsky, grand intellectuel américain, déclare en 2015 que « l’idée que l’Ukraine puisse rejoindre une alliance militaire occidentale serait tout à fait inacceptable pour tout dirigeant russe » et que le désir de l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN « ne protègerait pas l’Ukraine, mais menacerait l’Ukraine d’une guerre majeure ».
  • Vladimir Pozner, journaliste russo-américain, déclare en 2018 que l’expansion de l’OTAN en Ukraine est inacceptable pour les Russes, et qu’il doit y avoir un compromis où « l’Ukraine, ne deviendrait pas membre de l’OTAN ».
  • Jeffrey Sachs, économiste libéral, écrit en 2022 dans le Financial Times que « l’élargissement de l’OTAN est complètement malavisé et risqué. Les vrais amis de l’Ukraine et de la paix mondiale devraient appeler à un compromis entre les États-Unis, l’OTAN et la Russie ».
  • Sir Roderic Lyne, ex-ambassadeur britannique en Russie, déclare en 2021 que « pousser l’Ukraine dans l’OTAN est stupide à tous les niveaux ». Il ajoute : « Si vous voulez déclencher une guerre avec la Russie, c’est la meilleure façon de le faire ».

Aujourd’hui, c’est chose faite.

Bruno Guigue

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Que dire de plus ?

La situation sur le front ukrainien le 8 mars

9 mars 2022

par Valentin Vasilescu.

J’ai expliqué précédemment que les villes de Kharkov, Knotop, Sumy, Chernihiv, Kiev ont été préparées à l’avance par l’Ukraine pour la guérilla urbaine. Introduire des troupes russes supplémentaires et tenter de les reprendre consommerait inutilement des ressources. C’est pourquoi l’armée russe se limitera à maintenir les forces ukrainiennes clouées sur place, tout en continuant à bombarder d’importantes cibles militaires à l’intérieur.

La Russie possède les troupes aéroportées les plus puissantes. Une division entière d’infanterie légère peut être parachutée à partir de 110 avions Il-76. J’ai été surpris que la Russie n’ait pas encore utilisé le parachutage tactique ou opérationnel. Peut-être la situation n’était-elle pas encore « mûre » et l’objectif était-il de mener simultanément des opérations aéroportées et des débarquements maritimes. Un argument en ce sens est la découverte d’un ordinateur portable intact portant des marques distinctes de l’OTAN dans le Donbass, à la suite d’une attaque éclair des milices de la LDNR contre un poste de commandement du régiment Azov. Les spécialistes russes qui l’ont analysé affirment que des cartes des positions de l’armée russe sur ce front, constamment mises à jour avec des images aériennes et satellitaires, ont été retrouvées dans sa mémoire. Par ailleurs, les Ukrainiens auraient utilisé une ligne de données secrète pour diriger les tirs d’artillerie sur les cibles russes indiquées par l’OTAN.

Cela indique la pleine intégration de l’armée ukrainienne dans le mécanisme militaire offensif de l’OTAN. Par conséquent, même si les forces aériennes et les radars ukrainiens ont été neutralisés, il reste des missiles AA et des pièces d’artillerie qui n’ont pas été neutralisés parce qu’ils n’ont pas été détectés ou parce qu’ils ont été placés dans des centres urbains, à proximité d’immeubles résidentiels.

Ils n’utilisent plus leur propre radar, mais reçoivent en permanence les coordonnées des cibles aériennes russes directement des avions de reconnaissance et des AWACS de l’OTAN. L’artillerie AA de calibre 57 et 100 mm, les missiles AA de moyenne et courte portée et les missiles portables sont une vulnérabilité pour les avions qui larguent des parachutistes depuis des hauteurs de 1000 à 2000 mètres. Dans le même temps, grâce au réseau de l’OTAN, ces informations parviennent également aux combattants individuels équipés de missiles Stinger portables des troupes terrestres ukrainiennes. Nous avons déjà vu que ces combattants ukrainiens sont bien entraînés et qu’ils sont capables de tendre des embuscades aux hélicoptères d’attaque et aux avions d’assaut volant à basse altitude ou en piqué.

On parle d’une colonne blindée russe, longue de 64 km, arrêtée à 40 km au nord de Kiev et qui n’a pas bougé depuis plusieurs jours. La colonne blindée russe attend que le convoi aérien et maritime atteignent le sol ukrainien. Son rôle est de détruire les unités ukrainiennes sur l’axe nord-sud, afin de permettre la jonction entre les parachutistes et les marines russes.

Sur le front du Donbass, la balance risque de pencher très rapidement en faveur de la Russie. Les changements les plus importants sont apportés par les troupes russes au nord du Donbass, d’où elles peuvent manœuvrer sur le flanc du corps nord-ukrainien. Les troupes russes au nord du Donbass ont réussi à séparer la réserve du groupe ukrainien, composée des 25e, 55e, 93e brigades et de plusieurs bataillons de la Garde nationale (situés dans le district de Dnipropetrovsk – Zaporoje), du gros des forces ukrainiennes. Désormais, les pertes ukrainiennes ne peuvent plus être compensées par des renforts provenant d’autres régions. La mission des forces russes au nord du Donbass est de faire la jonction avec les troupes du sud en provenance de la Crimée et de compléter la manœuvre d’encerclement du dispositif ukrainien. Ce groupe représente 50% de l’armée ukrainienne, et se compose de 65 000 soldats armés des technologies de combat les plus avancées. À la suite de l’offensive combinée des milices de la LDNR et des troupes russes, les unités ukrainiennes du Donbass se sont déjà retirées de 20 à 30 km à l’ouest, en retrait de l’alignement initial, et ne sont plus protégées par des abris de bunkers préparés à l’avance. Ils disposent encore d’un petit couloir, de 10 à 15 km, le long duquel ils peuvent se retirer vers Dniepropetrovsk et ensuite traverser le fleuve Dniepr. Cette fenêtre se fermera dans 1 ou 2 jours et tout sera perdu pour l’armée ukrainienne. Sans munitions, sans carburant, sans marge de manœuvre et sans endroit où se retirer, les Ukrainiens vont se serrer les uns contre les autres, devenir des cibles faciles et être durement frappés par les avions et les lance-missiles réactifs russes. Les frappes neutraliseront tout le matériel de combat lourd et ouvriront des brèches profondes dans le dispositif compact de l’armée ukrainienne. Par ces brèches, les blindés russes avanceront, divisant les unités de combat de la brigade (2500 à 4000 hommes) en unités de plus en plus petites jusqu’au niveau de la compagnie (100 hommes). 100 compagnies isolées sont faciles à détruire simultanément.

Je dois également souligner qu’afin de former un groupe opérationnel de la taille d’une armée dans le Donbass, des brigades de toutes les armes et spécialités ont été déployées dans cette région, depuis l’Ukraine occidentale. À ceux-là s’ajoute ceux qui sont bloqués dans Kiev et Kharkov par l’armée russe. Pour défendre les deux principales villes du nord et du nord-est de l’Ukraine, l’armée ukrainienne y a envoyé 6 à 8 brigades supplémentaires, laissant le centre et le sud du pays avec une défense éparse.

Valentin Vasilescu

traduction Avic pour Réseau International

Valentin Vasilescu

Pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

Voilà où en est rendue la presse occidentale !

C’est encore l’histoire du bon et du mauvais chasseur.
https://www.lepoint.fr/monde/les-neonazis-qui-embarrassent-l-ukraine-08-03-2022-2467380_24.php
« Les néonazis qui embarrassent l’Ukraine » article d’un incertain Guillaume Perrier dont le cerveau part en bulles.
« L’existence de bataillons radicaux est le résultat d’une histoire complexe et trouble. Leur importance est amplifiée par Poutine pour justifier l’invasion. »
Effectivement elle est très trouble et bien entretenue du côté occidental mais elle n’est pas si complexe, il suffit de s’intéresser un peu à l’Histoire avec un grand « H » et … à la psycho-pathologie sociale pour la comprendre.