Résumé de l’article de Julien G. sur Le Courrier des Stratèges du 9 mars 2022 : Des laboratoires biologiques, financés par les États-Unis, existent bel et bien en Ukraine.
1 – La sous-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland a déclaré au sénat américain que les bio-laboratoires existent bel et bien sur le sol ukrainien.
[Voici comment la chose est rapportée, en inversion accusatoire propre aux tarés du monde à l’envers :]
La sous-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland a déclaré au sénateur Marco Rubio, lors d’une audition, que les laboratoires biologiques existent bel et bien en Ukraine et qu’ils doivent être protégés de la Russie.
« L’Ukraine possède des installations de recherche biologique dont nous craignons que les troupes et les forces russes ne cherchent à prendre le contrôle. Nous travaillons donc avec les Ukrainiens sur la façon dont ils peuvent empêcher que ces matériaux de recherche ne tombent entre les mains des forces russes si elles s’approchent. »
Rubio a répondu : « Je suis sûr que vous savez que les groupes de propagande russes diffusent déjà toutes sortes d’informations sur la façon dont ils ont découvert un complot des Ukrainiens pour libérer des armes biologiques dans le pays et avec la coordination de l’OTAN. S’il y a un incident ou une attaque à l’arme biologique ou chimique à l’intérieur de l’Ukraine, y a-t-il le moindre doute dans votre esprit que ce sont à 100 % les Russes qui en seraient à l’origine ? »
Ce à quoi Nuland a répondu : « Il n’y a aucun doute dans mon esprit, sénateur, et c’est une technique russe classique de rejeter sur l’autre ce qu’ils prévoient de faire eux-mêmes. »
2 – Le ministère de la Défense russe a présenté des documents, comme la preuve que l’Ukraine entreprenait des recherches dans des biolabs, financés par les États-Unis, qui ont la capacité d’être utilisées pour des armes biologiques.
L’agence de presse russe RIA Novosti a publié des documents que le ministère de la Défense présente comme la preuve que l’Ukraine entreprenait des recherches dans des « biolabs » financés par les États-Unis, qui ont la capacité d’être utilisées pour des armes biologiques.
Le major général Igor Konashenkov, un représentant officiel du ministère russe de la Défense, a fourni ces informations aux journalistes.
«Le ministre ukrainien de la sécurité sanitaire, dans le cadre de l’introduction de la loi martiale en Ukraine le 24 février 2022, conformément à l’ordonnance présidentielle ukrainienne du 24.02.2022, n ° 64/2022, demande d’assurer la destruction d’urgence des agents pathogènes biologiques utilisés pour assurer le système de management de la qualité des laboratoires dans l’arrêté ci-joint ».
“L’ordre portant sur la destruction d’urgence des agents pathogènes biologiques, qui sont utilisés pour le maintien du système et la gestion de la qualité du laboratoire en cas d’apparition d’un caractère militaire extraordinaire”.
“Au cours de l’opération militaire spéciale, des preuves des mesures hâtives prises par le régime de Kiev pour dissimuler toute trace du programme biologique militaire financé par le département américain de la Défense en Ukraine ont été révélées”, a-t-il déclaré.
« Nous avons reçu des documents des employés des laboratoires biologiques ukrainiens sur la destruction d’urgence d’agents pathogènes particulièrement dangereux le 24 février 2022, les agents responsables de la peste, de l’anthrax, de la tularémie, du choléra et d’autres maladies mortelles » a affirmé M. Konashenkov.
Pour Konashenkov, après le début de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine, le ministère ukrainien de la santé a donné l’instruction à tous les bio-laboratoires de détruire d’urgence les agents pathogènes dangereux dont ils disposaient.
[J’ajoute pour l’avoir lu ailleurs il y a deux ou trois jours que l’Armée russe aurait déjà détruit des lots de virus.]
3 – De son côté, la Chine demande au Pentagone de s’expliquer sur la présence de ces laboratoires biologiques en Ukraine.
[Réponse du berger à la bergère après les accusations internationales contre la Chine concernant la covid.]
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Zhao Lijian, a demandé au Pentagone, le 8 mars 2022, de fournir des explications sur 33 laboratoires biologiques qu’il entretient sous divers noms dans 30 pays.
La Chine a demandé à Washington de publier « dès que possible les détails pertinents » concernant les laboratoires biologiques américains (présumés) en Ukraine.
“Selon les données publiées par les États-Unis eux-mêmes, les États-Unis disposent de 26 laboratoires biologiques et d’autres installations connexes en Ukraine, ce qui a en effet attiré une grande attention”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian lors d’une conférence de presse à Pékin.
« Tous les virus dangereux en Ukraine doivent être stockés dans ces laboratoires. Toutes les activités de recherche sont dirigées par les États-Unis. Aucune information n’est autorisée à être divulguée sans l’autorisation de la partie américaine », a affirmé Zhao.
“Dans la situation actuelle, nous appelons toutes les parties concernées à assurer la sécurité de ces laboratoires, à commencer par la santé et la sécurité des personnes en Ukraine et dans les régions environnantes et dans le monde“.
“La révélation de l’activité bio-militaire américaine en Ukraine n’est que la pointe de l’iceberg.”
“Le département américain de la Défense contrôle 336 laboratoires biologiques dans 30 pays à travers le monde sous le nom [sic, le prétexte] de” coopérer pour réduire les risques de biosécurité et renforcer la santé publique mondiale “, a ajouté Zhao.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-faut-que-la-russie-veuille-y-239867
par alinea vendredi 4 mars 2022
*
Voilà. Depuis huit ans pourtant il y a la guerre en Ukraine.
Je n’arrive pas bien à comprendre la haine héréditaire : elle nous pousse à la détresse, voire à la mort, alors que son objet est mort depuis longtemps. Cette idiotie humaine plutôt qu’être soignée, est encouragée, nourrie par les dirigeants véreux qui y voient fragilité à exploiter.
La grande masse des classes moyennes de l’Europe a été chauffée à blanc avec la fausse pandémie (je dis fausse parce que découverte sans danger depuis longtemps), elle est donc malléable à souhait, elle est donc mûre pour fonctionner comme jadis, avec des boucs émissaires ; en attendant le prochain danger naturel !
Les gens de gauche [de « gauche »], tellement imbus de leur supériorité, seront les derniers à le voir ; pour l’instant ils mettent de l’huile sur le feu pour que leur empire déglingué, qu’ils voulaient arranger, sauver, ait le dernier mot.
Il se peut que ce soit le dernier, effectivement.
Je sais, mais c’est trop long à développer, pourquoi l’humain a perdu le bon sens, l’attention, la curiosité, enfin, tout ce qui fait la vie. L’occidental est un mort debout, avec ses certitudes, donc ses névroses, ses addictions, ses aveuglements.
Il y a eu, évidemment, volonté en hauts lieux d’abrutir une population qui avait été éclairée, fin dix-neuvième siècle, parce que le monde avait besoin de compétences. On a fait le tour : on peut revenir au pourcentage de compétence de jadis : les robots feront le reste.
Il y a, évidemment une volonté en haut lieu d’abrutir la population : on sait comme il est difficile pour beaucoup de s’isoler du groupe, se démettre du pouvoir, incrusté dans nos gènes comme protecteur.
On sait bien, et on a des moyens faramineux, de déclarer untel ennemi, fou, c’est le mieux, on n’a pas besoin de combattre pour prouver qu’on est le plus fort : il est fou, on l’abat.
J’ai peur de ça, de cette acclamation populaire, cette hystérie… programmée, diligentée par le pouvoir mondialiste.
Je sais, j’ai remarqué depuis longtemps que la grande confiance en soi du névrosé oblitère totalement les voies de sortie qui le remettraient en question. C’est littéralement impossible pour lui. Aussi quoi que ce soit d’offert avec l’approbation des dirigeants, sera pris pour une réalité par les foules.
La propagande n’est pas forcément un mensonge, elle est le plus souvent l’expression d’une idéologie, d’une conduite de politique ; sans elle nous ne saurions rien de ce qui se passe. Elle n’induit pas non plus qu’on soit d’accord avec elle, mais si elle est honnête, elle ne dénature pas l’autre, elle ne ment pas sur ce qu’elle prône.
On en est loin chez nous.
En Russie, en Chine, la propagande est honnête dans la mesure où elle ne veut pas tromper son peuple pour le baiser par derrière ; ce qui ne veut pas dire qu’elle ne se trompe pas, qu’elle n’est pas, à terme, néfaste.
Chez nous, la propagande est mensongère, elle nous trompe, pour nous baiser, par derrière. Prouvez moi le contraire .
La mauvaise foi est la malhonnêteté qui rend fou ; elle est l’apanage du manipulateur.
C’est apparemment difficile pour beaucoup d’entre vous d’avoir une vision globale et précise de la situation ; mais tout de même, quand on voit, quand on sait la capacité de nos gouvernants (qui ne cachent même plus leurs laideurs, leurs perversions, leur bêtise) de nous mentir, de détruire nos acquis, de vendre nos biens, de se soumettre à l’empire, on peut prendre cinq minutes quand même pour remettre en question cette vérité qui tout soudain réunirait tout le monde !
Je vous supplie de vous informer ; soyez curieux ; soyez neufs face aux évidences que l’on vous sert.

[…] c’est ce que l’on reçoit, de la part de la préfecture, dans nos boîtes mails : aide aux Ukrainiens […]
Ceci est pour moi révulsant quand on pense que la guerre dure depuis huit ans.
Cette propagande-là atteint les sommets d’ignominie mensongère.
Date: 8 mars 2022Author: lecridespeuples
Les milices néo-nazies utilisent les civils comme des boucliers humains et leur interdisent d’évacuer sous peine de mort.
Réunion du Quartier général conjoint de coordination pour la réponse humanitaire en Ukraine, 8 mars 2022.
Source : Ministère de la Défense russe, via The Saker
Traduction : lecridespeuples.fr
Compte tenu de la détérioration rapide de la situation humanitaire dans les villes d’Ukraine, où les nationalistes continuent de détenir de force des milliers de civils, y compris des étrangers, hier, la partie russe, malgré les refus répétés des autorités de Kiev de respecter tous les accords, a proposé une autre initiative pour mener une opération humanitaire. Dans le même temps, nous avons achevé tous les préparatifs pour l’évacuation des civils et des citoyens étrangers par des couloirs sûrs.
Malheureusement, sur les dix itinéraires que nous avons proposés côté ukrainien –deux depuis Kiev, Tchernigov, Soumy, Kharkov et Marioupol– dont un de chaque ville vers la Fédération de Russie, ainsi qu’un à travers les territoires contrôlés par les autorités de Kiev vers la Pologne, la Moldavie et la Roumanie, le responsable de Kiev n’a confirmé qu’un seul itinéraire, celui de Soumy à Poltava jusqu’à la frontière avec la Pologne.
À l’heure actuelle, grâce aux mesures de sécurité sans précédent prises par les Forces armées de la Fédération de Russie, 723 personnes ont été évacuées le long de cette route (parmi elles : 576 citoyens indiens, 115 chinois, 20 jordaniens, 12 tunisiens)
De plus, la Russie, sans la participation de la partie ukrainienne, a évacué 5 334 personnes des zones dangereuses de diverses régions d’Ukraine, ainsi que des Républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, dont 781 enfants. Depuis le début de l’opération militaire spéciale, plus de 174 000 personnes ont été évacuées dont 44 250 enfants. La frontière étatique de la Fédération de Russie a été franchie par 20 033 véhicules personnels.
À l’heure actuelle, également sans la participation de la partie ukrainienne, une opération humanitaire est en cours d’achèvement pour évacuer 223 citoyens étrangers des zones dangereuses de la région de Kherson, à travers la Crimée vers Novorossiysk, dont 188 ressortissants de Turquie, 15 d’Égypte, 8 d’Italie, 6 du Pakistan et 5 de l’Inde, ainsi que 1 du Brésil. Mais ces chiffres vont augmenter car l’opération est toujours en cours.
Dans le même temps, les autorités officielles de Kiev continuent de rejeter toutes les principales voies d’évacuation de Kiev, Tchernigov, Soumy, Kharkov et Marioupol vers le territoire de la Fédération de Russie. Je voudrais rappeler à la partie ukrainienne que dans notre base de données, 2 541 367 appels ont déjà été enregistrés par divers canaux de communication de citoyens ukrainiens, ainsi que d’étrangers, avec des demandes de sauvetage et d’évacuation de 1 917 localités d’Ukraine.
Cette base de données contient les noms, prénoms et adresses de ces personnes, des histoires déchirantes sur leur situation humanitaire difficile, sur les horreurs et les atrocités perpétrées par les nationalistes, les meurtres, la violence physique et les arrestations illégales.
Si nous avions une confiance minimale dans les autorités ukrainiennes, nous pourrions leur donner cette base de données afin de dissiper la spéculation selon laquelle personne ne voudrait se rendre en Fédération de Russie. Mais pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas le faire. Dès que la base de données sera entre les mains des nationalistes, tous les citoyens ukrainiens qui ont demandé de l’aide seront confrontés à la persécution, à l’humiliation, à la torture voire à l’exécution.
Pour la même raison, nous avons peur de donner ces informations aux représentants des Nations Unies, car des informations détaillées sur les citoyens ukrainiens peuvent également tomber entre les mains des nationalistes.
Les représentants officiels des autorités de Kiev et les maires des villes ont reçu les consignes les plus strictes pour empêcher toute tentative d’évacuation vers la Fédération de Russie. Les citoyens ne reçoivent tout simplement pas d’informations des autorités sur une éventuelle évacuation vers la Russie et la création de couloirs humanitaires.
Toute tentative de sortie par les couloirs humanitaires vers la Fédération de Russie est réprimée par les nationalistes [qui n’hésitent pas à ouvrir le feu sur les habitants qui essaient de fuir]. Nous vous en avons déjà parlé. Tout commentaire supplémentaire ici est inutile.
Mais quelle que soit l’évolution de la situation, quelles que soient les mesures prises par le régime de Kiev —y compris avec l’aide d’employés de l’ONU à courte vue et sans scrupules ainsi que d’autres organisations internationales— pour dissimuler leurs crimes monstrueux, tôt ou tard, le monde civilisé apprendra toutes les atrocités commises contre le peuple ukrainien par ses propres autorités.
Cette base de données deviendra une preuve directe de l’anarchie et des crimes des autorités de Kiev contre les citoyens ukrainiens.
Le régime de Kiev, à la suite de la perte de l’administration de droit civil dans les villes et villages, avec ses actions impuissantes, dans la pratique, soutient le chaos régnant dans les territoires contrôlés par les gangs pro-Bandera, et ne font rien contre les nombreux faits de pillage, qui ont déjà pris des proportions catastrophiques.
Cela indique que le Kiev officiel ne contrôle pas l’état des affaires dans son propre pays et ne peut pas assurer ses obligations. Toutes les décisions fondamentales sont essentiellement prises par les nationalistes et leurs complices.
Des gangs radicaux continuent d’intimider les civils, les menaçant de meurtre lorsqu’ils tentent d’évacuer vers la Russie.
Dans le même temps, les postes de contrôle de Pologne, de Slovaquie, de Hongrie, de Moldavie et de Roumanie n’étaient pas préparés à accueillir des réfugiés ukrainiens cherchant à se protéger de la terreur organisée par les bataillons de défense territoriale. Il y a d’énormes embouteillages aux passages frontaliers. Les gens sont obligés d’abandonner les véhicules et de marcher avec des sacs lourds. Les files d’attente s’étendaient jusqu’à 40 kilomètres et le temps de passage dépassait deux jours.
En même temps, il n’y a pas de toilettes, pas d’eau, pas de nourriture aux postes de contrôle, il n’y a pas de points de chauffage et de soins médicaux. Les gens sont obligés de rester dehors pendant des jours à des températures inférieures à zéro. De nombreux cas de violence physique, de vols, de pillages contre des réfugiés ukrainiens et des citoyens étrangers par des criminels locaux ont été enregistrés ; en outre, un pot-de-vin pouvant atteindre un millier et demi de dollars américains est exigé pour un passage sans entrave.
Diverses restrictions d’admission ont été introduites. En particulier, les hommes âgés de 18 à 60 ans ne sont pas autorisés à entrer sur le territoire polonais sans l’autorisation des bureaux d’enrôlement militaire ukrainiens. Mais les gardes-frontières corrompus perçoivent un pot-de-vin pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars pour permettre de traverser la frontière sans entrave.
Après avoir traversé la frontière, les réfugiés sont confrontés à de nombreux problèmes liés au manque de conditions de base pour l’hébergement et les loisirs. Dans les États voisins, des camps de tentes sans aucune commodité sont prévus pour leur hébergement.
Malgré l’incohérence des actions des autorités de Kiev, nous sommes prêts à attendre patiemment un travail constructif de leur part sur les questions humanitaires et espérons une coopération étroite avec les structures compétentes de l’ONU, de l’OSCE et d’autres organisations internationales. Aujourd’hui plus que jamais, il est important de s’éloigner de la politisation des questions humanitaires, comme l’a fait immoralement un haut responsable de la tribune des Nations Unies. C’est extrêmement important pour toute personne qui se trouve dans les conditions humanitaires les plus difficiles dans les localités d’Ukraine.
Depuis hier, le siège de coordination conjoint de la Fédération de Russie pour la réponse humanitaire en Ukraine a organisé une interaction efficace avec les représentants de l’ONU qui, après l’appel du Secrétaire général de l’ONU António Guterres au ministre de la Défense de la Fédération de Russie, sont officiellement arrivés à Moscou et sont en contact avec nous 24 heures sur 24.
Les militants des bataillons de défense territoriale continuent de retenir en otage comme bouclier humain plus de quatre millions et demi de civils, ainsi qu’environ deux mille étrangers qui ont déjà exprimé le souhait d’être évacués vers des lieux sûrs. Des informations sur des cas de discrimination contre les droits de l’homme pour des motifs raciaux par des néonazis continuent d’affluer.
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Voir l’analyse de Douglas MacGregor, colonel de l’armée américaine à la retraite, vétéran de la guerre d’Irak, conseiller à la Défense sous Trump : « Les Russes ont maintenant chassé ce qui reste des forces ukrainiennes, qui se réfugient dans des centres de population, des villes, parce qu’elles n’ont aucune mobilité, aucune défense aérienne, aucune couverture aérienne, aucune infrastructure logistique. Les forces ukrainiennes se mêlent maintenant à la population, comme nous l’avons vu au Moyen-Orient chaque fois que nous avons chassé les islamistes, ils ont couru dans les villes, utilisé les gens comme boucliers, la population civile, et essayé d’éviter d’être anéantis. Et je pense que c’est essentiellement ce qui se passe aujourd’hui avec la population utilisée par les forces ukrainiennes pour éviter la destruction. »
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Dans le même temps, la partie russe crée les conditions nécessaires à une vie paisible et sûre dans tous les territoires libérés, garantissant un accès sans entrave de la population à toute aide humanitaire.
Plus de 9 000 centres d’hébergement temporaire continuent de fonctionner normalement dans presque toutes les régions de la Fédération de Russie. Un travail strictement individuel est organisé avec chaque personne arrivant en Russie.
L’accumulation de l’aide humanitaire aux points se poursuit, plus de 15 500 tonnes ont déjà été amassées.
946 tonnes de fret humanitaire ont déjà été livrées en Ukraine, 132 actions humanitaires ont été menées dans les populations des régions de Zaporozhye, Kiev, Kharkov, Kherson et Tchernigov, ainsi que dans les républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Au cours de la dernière journée, 22 actions humanitaires ont été menées dans les régions de Kiev et de Tchernigov, ainsi que dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, au cours desquelles 325 tonnes de produits de première nécessité ont été remises à la population civile des régions libérées, en particulier des médicaments et de la nourriture.
À ce jour, 33 actions humanitaires ont été planifiées et sont actuellement menées dans les régions de Kharkov et de Kherson, dans les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, au cours desquelles 341 tonnes de produits de première nécessité, de médicaments et de nourriture seront distribuées.
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(JPF) Note liée à la traduction. Il ne faut pas toujours grand-chose pour savoir à partir de quoi a été traduit un texte. En effet, j’ai rencontré dans le texte ci-dessus l’expression suivante : « les colonies des régions » (que j’ai rendu par « les populations des régions »). J’ai donc su tout de suite que ce texte était à l’origine un texte en anglais et qu’il avait été traduit grâce à Google, car j’ai déjà constaté depuis un certain temps que des textes — traduits depuis le logiciel de traduction de Google — avait la fâcheuse habitude de rendre le mot anglais « community » ou l’un de ses synonymes, par le mot « colonie » dans des contextes qui réclament en français soit le mot « population(s) » ou « habitants, soit le mot « territoire », « alentours » ou « contrée », « terroir »…
Cela me fait penser à ces émissions de télévision reprises de l’anglais où systématiquement l’on parle de « communauté » pour dire « habitants » ou « population » ou encore « ville », « village » ou « cité » ; comme on dirait « communauté de fidèles », ou « communauté de communes ».
Réseau Voltaire 7 mars 2022
Le commandant des troupes de protection radiologique, chimique et biologique (RCB) des Forces armées du ministère russe de la Défense, Igor Kirillov, a donné une conférence de presse à Moscou à propos des laboratoires militaires US en Ukraine.
La journaliste Dilyana Gaytandzhieva avait publié en janvier des documents du Pentagone attestant de la dangerosité de ces expériences : les cobayes humains géorgiens et ukrainiens à qui on inoculait ces produits étaient susceptibles d’en mourir rapidement [1].
Une quinzaine de laboratoires de ce type existent en Ukraine. Ils ne sont pas tous opérationnels. Ceux de Lviv, de Kharkov et de Poltava travaillaient sur des agents pathogènes de la peste, de l’anthrax et de la brucellose, mais aussi de la diphtérie, de la salmonellose et de la dysenterie. L’armée russe a détruit avec précaution 320 conteneurs.
Les États-Unis sont signataires de la Convention des Nations unies sur l’interdiction des armes biologiques. En principe, ils ne mettent pas au point d’armes biologiques. Cependant, le Pentagone subventionne des recherches dans des pays tiers qui, eux, ne sont pas signataires de la Convention ou la violent allégrement. C’est notamment le cas de l’Ukraine et de la Géorgie.
En 2018, un agent pathogène cultivé dans un laboratoire géorgien pour le Pentagone avait été transporté par des soldats belges et avait provoqué une épidémie de peste porcine en Belgique [2].
[1] « Les expériences létales du Pentagone en Géorgie et en Ukraine », Réseau Voltaire, 1er février 2022.
[2] « Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie de peste porcine en Belgique », Réseau Voltaire, 7 octobre 2018.

.13h00: Les Russes organisent des couloirs d’évacuation des civils à partir de Kiev, Kharkov, Soumy et Marioupol. Les routes sont prévues, comme le montre la carte ci-dessus. A Kiev, les civils ont le choix d’aller ver l’Ukraine. A Soumy, Kharkov et Marioupol, les routes mènent en Russie. , Normalement, les autorités des villes devraient jouer le jeu mais elles sont mises sous pression par le vice-premier -ministre, Irina Verechuk, les militaires et surtout les miliciens ukrainiens. Par exemple les habitants de Sumy et de Kharkov ont reçu des SMS les dissuadant de quitter la ville. On a aussi le cas à Kharkov où les “banderistes” ont tiré sur des civils que l’armée accompagnait hors de la ville par le sud-ouest, faisant 30 morts dont 7 enfants.
Les Russes tiennent à ces couloirs de sortie car ils veulent pouvoir affronter sans toucher de civils les troupes kiéviennes et surtout leurs milices radicales, idéologisées, (qui ont été financées par l’Occident depuis la Révolution orange de 2004 et ont totalement détruit de l’intérieur la possibilité d’une nation ukrainienne). Les troupes kiéviennes, au contraire, ont intérêt à prendre la population en otage pour pouvoir imputer aux Russes des massacres de civils.
A Kharkov, à Nikolaïev, à Kiev, en particulier,, les troupes ukrainiennes installent blindés, artillerie, moyens de communication dans les immeubles. Le renseignement russe essaie aussi d’identifier les caches des snipers.
Notre analyse prend la contrepied de ce que rapportent la plupart des médias occidentaux qui voudraient que les Russes – pour alourdir leur dossier – tirent sur les civils après les avoir encouragés à s’engager dans les couloirs humanitaires. Il est pourtant assez simple de déchiffrer une stratégie russe dont le but est de pouvoir lancer des offensives frontales contre soldats et miliciens ukrainiens pour briser durablement un danger militaire aux portes de la Russie doublé d’un bouillonnement idéologique qu’on appellera, selon sa culture politique, “banderiste” ou “fasciste”.
On ne saurait trop insister sur la réalité qui se cache derrière les termes utilisés.
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La chute d’Izyum, à 120 km au sud-est de Kharkov, un des hauts lieux du “banderisme” (héritage de Stepan Bandera, indépendantiste ukrainien allié aux nazis pendant la guerre) est significative dans la mesure où l’on voit que l’idéologie joue des tours aussi aux Ukrainiens.. Les milices et une partie de l’armée ukrainienne sont restées fixées dans l’Est du pays pour continuer la conquête, la guerre contre le Donbass et contre la Russie.
C’est en particulier l’encerclement des troupes ukrainiennes plus au sud qui témoigne de l’erreur stratégique des troupes ukrainiennes. Le mouvement des troupes russes a duré plusieurs jours, les troupes kiéviennes auraient pu sortir de la nasse. Aujourd’hui elles sont prisonnières du “chaudron”. Les affrontements vont certainement être durs mais l’armée ukrainienne a manqué l’occasion de se disperser et de rendre la lutte bien plus difficile aux Russes.
14h00: Les Ukrainiens ont cherché à toucher un patrouilleur russe à partir de la côte près d’Odessa. Mais les images fournies ne sont pas probantes. La rumeur d’un débarquement à Odessa pour aider les troupes arrivant par le nord court depuis vendredi.
On comprend mieux la nature du cessez-le feu de ce jour. Il concerne les troupes au sol. En revanche des tirs de missils Kalibr ont eu lieu dans la région d’Odessa et dans celle de Kiev pour continuer à détruire des infrastructures militaires ukrainiennes.
Les Russes ont profité aussi de la journée pour renforcer leurs positions. Un peu partout.
Des unités logistiques sont venues de Biélorussie pour renforcer les positions autour de Kiev. Et notre observateur de ZZ.0Z.Z0ZZ s’extasie sur l’arriéve d’un train blindé à Mélitopol: “Les observateurs Russes avaient prédit, depuis longtemps, que la Russie utiliserait le réseau ferroviaire au nord de la Crimée pour accélérer l’arrivée de la logistique dans la région centrale (rive Est du Dniepr), mais j’avais pris cela de manière peu sérieuse, je ne l’avais pas relayé. Je n’avais même pas pensé aux trains blindés, concept d’un autre temps, mais encore efficace”.
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L’ISW donne un certain nombre d’indications utiles dans son rapport quotidien sur la manière dont les batailles de la suite de la semaine se préparent:
— Les forces russes se consolident et se préparent à de nouvelles opérations le long de la périphérie occidentale et orientale de Kiev, notamment dans la zone d’Irpin à l’ouest et dans la zone de Brovary à l’est ;
— Les forces ukrainiennes défient les lignes russes étendues qui s’étendent de Sumy, que les forces russes n’ont pas encore prise, à la périphérie orientale de Kiev ;
— Les troupes russes tenteront probablement de contourner Nikolaïev et de traverser le Bug du Sud en amont de cette ville pour permettre une avancée sur Odessa qui se combinera avec une opération amphibie imminente contre cette ville ; et
— Les forces russes se dirigent vers le nord de la Crimée pour renforcer l’emprise sur Zaporojie.

15h00: On voit sur la carte ci-dessus des lieux de manifestations d’Ukrainiens contre la présence russe. En revanche, il manque certainement la mention de manifestations pro-russes.
[JPF L’auteur évoque] une manifestation hostile au gouvernement de Kiev à Odessa samedi 5 mars – alors qu’il n’y a pas de troupes russes dans la ville. Les amis russophones qui nous l’ont fait parvenir [il s’agit d’une vidéo] ont identifié les slogans: “Kiev la honte!”; “Odessa courage!” ; “Bandera dehors!”; et “Gloire à Rus!” (sic!)
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Des nouvelles de la famille Gribouille (Washington, Bruxelles etc…)
16h00: Les dirigeants de l’Union Euopéenne vivent dans une réalité parallèle. Selon Bloomberg, “la Commission européenne révise sa stratégie énergétique dans le but de réduire l’influence du Kremlin après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le plan, qui devrait être présenté mardi, proposera dès cette année des mesures telles que l’exploitation de nouvelles sources d’approvisionnement en gaz et l’amélioration de l’efficacité énergétique, a déclaré l’un des responsables, et vise à assurer l’indépendance vis-à-vis du principal fournisseur de combustible fossile de la région bien avant 2030, soit plus tôt que prévu.
Incompétents et fiers de l’être !
17h00: Viktor Orban [le président hongrois] accepte d’accueillir plus de troupes de l’OTAN sur son territoire mais il refuse de livrer des armes à l’Ukraine. Il a voté le régime de sanctions mais refuse que les sanctions sur l’énergie soient renforcées. Il faut se rappeler que 150 000 Hongrois environ vivent en Ukraine subcarpathique. [à la frontière avec la Hongrie]
22h00: Wall Street s’effondre devant la montée des prix du pétrole. Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a souligné l’absurdité d’une situation où les sanctions ayant détruit dans la confiance, le pétrole russe ne trouve pas d’acheteur, ce qui pourrait faire monter encore les prix au niveau mondial.
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[Pendant ce temps…]
18h00: Conversation entre Sergueï Lavrov et son homologue iranien. L’Iran ne s’associe pas aux sanctions anti-russes. Hier, Erdogan a envisagé dans une conversation avec Poutine de mener le commerce entre les deux pays en roubles.
19h00: Un camion a foncé en marche arrière pour enfoncer le portail de l’ambassade de Russie à Berlin.
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23h00: La Russie dit être en possession de documents confirmant la présence de laboratoires américains dédiés au développement d’armes biologiques sur le sol ukrainiens. 30 laboratoires auraient été concernés. Selon ces informations, prises au sérieux par M. K. Bhadrakumar: “Les laboratoires de Lvov expérimentaient des agents pathogènes de la peste, de l’anthrax et de la brucellose, tandis que ceux de Kharkov et de Poltava expérimentaient la diphtérie, la salmonellose et la dysenterie ; la quantité excessive d’agents biopathogènes trouvés prouve clairement que les expériences menées dans le cadre des programmes biologiques militaires étaient mises en scène. .Les échantillons ont été éliminés en toute hâte pour empêcher les spécialistes russes d’avoir accès aux collections qui pourraient prouver que l’Ukraine et les États-Unis sont en infraction avec la Convention sur les armes biologiques et à toxines.”
Les références que nous indiquons plus haut montrent que le sujet n’est pas connu seulement à partir de sources russes. Les Américains livrent ainsi aux Russes un puissant argument dans les négociations à venir. Et, décidément, entre Zelensky désireux de renucléariser l’Ukraine et les Américains y développant des armes biologiques, les éléments s’accumulent, qui prouvent qu’on était très loin du discours “mais qui a parlé de faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN?” [et quand ont été trouvés sur le terrain des bâtiments de l’OTAN de type militaire déjà en place].
Extrait du discours de réception à l’Académie française de François Sureau, vibrant hommage à son prédécesseur Max Gallo… et à la liberté. L’article :
https://www.francesoir.fr/culture-liv…
(JPF) Cette personne qui vient d’entrer à l’Académie française, et qui, il y a peu d’années encore rédigeait les statuts d’En Marche, semble avoir compris quelque chose. Il est temps, à son âge. Un extrait de son récent discours de réception.
Ça a fait la gueule sur les fauteuils, les bancs et dans les travées, m’a-t-on dit. Trognon-Macreux z-en tête et Fillon (que faisait-il là l’inculte?) et je ne sais plus quel autre ministre potiche ou sous-ministre boniche.
« Les temps sont toujours difficiles,
pour ceux qui n’aiment pas la liberté »…
Et plus encore pour ceux qui l’aiment quand
ce sont les ennemis de la liberté
qui font leur loi…
(JPF) Le titre me paraît inexact : c’est le Service secret ukrainien qui après l’échec des pourparlers de paix, l’a abattu, donc l’État ukrainien, où alors c’est dire que l’État ukrainien est totalement noyauté par les éléments ultra-nationalistes et maladivement russophobes.
Réseau Voltaire | 7 mars 2022

Un membre de la délégation officielle de Kiev aux pourparlers de paix russo-ukrainiens de Minsk, le banquier Denis Kireev, a été exécuté pour trahison à son retour.
Il a été abattu en plein centre de Kiev par le SBU (service secret ukrainien). Il était soupçonné d’être un « saboteur russe ». Le ministère ukrainien de la Défense a confirmé sa mort.
Les néo-nazis considèrent comme des «saboteurs russes» toute personne [sic] qui évoque les liens familiaux et culturels communs des Ukrainiens et des Russes. Pour eux, les Ukrainiens sont «racialement» différents des Russes.
(JPF) … ce qui est d’une totale absurdité ! (voir un prochain article où je l’évoquerai). Ces abrutis se réclament des Vikings alors qu’il y a belle lurette que les Vikings se sont mêlés aux anciens Slaves. Comme ils l’ont fait chez nous, en Normandie en particulier, avec les gallos-romans auxquels on peut ajouter une minorité franque. C’est le grand délire qui dure depuis au moins un siècle, voir plus sans doute, mais exacerbé pendant la Seconde guerre mondiale. Et que font-ils des familles mixtes ukro-russes ? D’ailleurs doit-on parler de « race » quand il s’agit tout bonnement de différences ethniques très anciennes qui n’existent même plus par le brassage des populations. C’est du domaine du délire et de l’irrationnel. Ou des fausses raisons.
Cet homme avait sans doute trop parlé lors des pourparlers en cherchant l’apaisement et la modération…
D’ailleurs il semble bien que les pourparlers se passent en russe sans aucun interprète (il n’y a pas de micro ni d’écouteurs individuels), ce qui montre un peu plus l’absurdité de tout ça.
Fondation pour l’innovation politique | 02 mars 2022
La Fondation pour l’innovation politique a traduit du russe au français la version complète d’un édito de l’agence russe RIA Novosti, signé du chroniqueur Pyotr Akopov et titré «L’avènement de la Russie et du nouveau monde». Cet article a été accidentellement mis en ligne le 26 février 2022. Initialement, la publication de ce texte devait avoir lieu après l’occupation de l’Ukraine par la Russie. L’article a été rapidement effacé, mais le service Web d’Internet Archive a réussi à le sauver.
Cet article décrit le projet impérialiste [sic] conçu par Poutine. La russification totale de l’Ukraine et de la Biélorussie est présentée comme le point de départ d’une recomposition de l’ordre mondial. Le texte a été traduit du russe par Inna Uryvskaya.
Notes
1. L’auteur fait ici référence à trois dimensions : la volonté que l’Ukraine redevienne un territoire russe, la redéfinition des relations entre la Russie et l’Occident, l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial.
2. Référence à la Grande Russie, le nom historique des territoires de la Russie centrale européenne, et plus tard, de toute la Russie.
3. Référence à la Petite Russie, nom historique en usage sous l’Empire russe de la majorité de l’actuelle Ukraine.
[JPF. Les origines russes se trouvent sur une partie du territoire ukrainien, comme les origines serbes sur le territoire du Kossovo, si l’on peut risquer le parallèle ; j’en parlerai dans un prochain article ; « nous sommes des peuples frères » ne cesse de répéter Poutine, et c’est ce que pense et ressent l’énorme majorité des Russes, quand on sait que plus d’une famille d’Ukraine est de russophones et d’ukrainophones mêlée]
***
Un nouveau monde naît sous nos yeux. L’opération militaire russe en Ukraine a inauguré une nouvelle ère, et ce en trois dimensions1 à la fois. Sans oublier la quatrième, la dimension interne à la Russie. Une nouvelle période commence aujourd’hui, à la fois d’un point de vue idéologique et socioéconomique ; mais ce sujet mérite d’être abordé plus tard.
La Russie restaure son unité. En effet, la tragédie de 1991, cette terrible catastrophe de notre histoire, cette dislocation contre nature, est enfin surmontée. Cette restauration exige de grands sacrifices, par les événements tragiques d’une quasi-guerre civile, où des frères, séparés par leur appartenance aux armées russe et ukrainienne, se tirent encore dessus, mais il n’y aura plus d’Ukraine antirusse. La Russie est rétablie dans son intégralité historique, rassemblant le monde russe, le peuple russe : les Grands-Russes2, les Biélorusses et les Petits-Russes3.
Abandonner l’idée de cette réunification, laisser cette division temporaire s’installer pendant des siècles, c’est trahir la mémoire de nos ancêtres et se faire maudire par nos descendants pour avoir laissé la terre russe se désintégrer.
Vladimir Poutine a assumé, sans exagération aucune, une responsabilité historique en prenant la décision de ne pas laisser la question ukrainienne aux générations futures. En effet, la nécessité de régler le problème de l’Ukraine ne pouvait que demeurer la priorité de la Russie et ce pour deux raisons essentielles. Et la question de la sécurité nationale de la Russie, c’est-à-dire laisser l’Ukraine devenir une anti-Russie, n’est pas la raison la plus importante.
La raison principale est un éternel complexe des peuples divisés, un complexe d’humiliation nationale dû au fait que le foyer russe a d’abord perdu une partie de ses fondations (Kiev), et doit supporter l’idée de l’existence de deux États, de deux peuples. Continuer à vivre ainsi serait renoncer à notre histoire, soit en acceptant l’idée insensée que « seule l’Ukraine est la vraie Russie » ou en se rappelant, impuissants et en grinçant des dents, l’époque où « nous avons perdu l’Ukraine ». Au fil des décennies, la réunification de la Russie avec l’Ukraine, deviendrait de plus en plus difficile : le changement des codes, la dérussification des Russes vivant en Ukraine et la propagande antirusse parmi les Petits-Russes ukrainiens auraient pris de l’ampleur. Aussi, si l’Occident avait consolidé le contrôle géopolitique et militaire en Ukraine, le retour à la Russie serait devenu totalement impossible, puisque les Russes auraient dû affronter tout le bloc atlantique.
À présent, ce problème n’existe plus : l’Ukraine est revenue à la Russie. Ce retour ne signifie pas que l’Ukraine perdra son statut d’État. Simplement, elle sera transformée, réorganisée et rendue à son état originel en tant que partie intégrante du monde russe. Sous quelles frontières ? Sous quelle forme ? Une alliance avec la Russie sera-t-elle établie, par l’intermédiaire de l’OTSC et de l’Union économique eurasienne ou en tant qu’un État faisant partie de l’Union de Russie et de Biélorussie ? Cela sera décidé une fois que l’Ukraine antirusse n’existera plus. Quoi qu’il en soit, la période de division du peuple russe touche à sa fin.
C’est ici que commence la deuxième dimension de la nouvelle ère qui s’annonce : elle concerne les relations de la Russie avec l’Occident, et non seulement de la Russie, mais du monde russe, c’est-à-dire, des trois États : la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, agissant comme une seule entité géopolitique. Ces relations sont entrées dans une nouvelle phase, et l’Occident voit la Russie revenir à ses frontières historiques en Europe. Il s’en indigne bruyamment, bien qu’au plus profond de son âme, il doit admettre qu’il ne pouvait en être autrement.
Qui, dans les vieilles capitales européennes, à Paris ou à Berlin, pouvait réellement croire que Moscou renoncerait à Kiev ? Que les Russes seraient à jamais un peuple divisé ? Et ce, au moment même où l’Europe s’unit, où les élites allemandes et françaises tentent de reprendre le contrôle de l’intégration européenne aux Anglo-Saxons et de bâtir une Europe unie ! En oubliant que l’unification de l’Europe n’a été rendue possible que par l’unification de l’Allemagne, qui s’est faite grâce à la bonne – bien que pas très intelligente – volonté russe. Toute prétention aux terres russes est plus que le comble de l’ingratitude, c’est de la bêtise géopolitique. L’Occident dans son ensemble, et l’Europe en particulier, n’avait pas le pouvoir de maintenir l’Ukraine dans sa sphère d’influence, et encore moins celui de s’emparer de l’Ukraine. Pour ne pas le comprendre, il fallait être un imbécile en géopolitique.
Pour être plus précis, il n’y avait qu’une seule option : parier sur la poursuite de l’effondrement de la Russie, c’est-à-dire de la Fédération de Russie. Mais le fait que cette option n’a pas fonctionné aurait dû être clair il y a déjà vingt ans. Il y a quinze ans, après le discours de Poutine à Munich, même les sourds auraient pu entendre que la Russie était de retour.
Aujourd’hui, l’Occident essaie de punir la Russie d’être revenue, d’avoir empêché les Occidentaux de s’enrichir à ses dépens, d’avoir arrêté l’expansion occidentale vers l’est. Cherchant à nous punir, l’Occident croit que nos relations avec lui sont d’une importance vitale. Mais ce n’est plus le cas depuis déjà bien longtemps. Le monde a changé, et les Européens, aussi bien que les Anglo-Saxons qui gouvernent l’Occident le comprennent. Toute pression occidentale sur la Russie sera vaine. Les dégâts dus à l’escalade de la confrontation seront bilatéraux, mais la Russie y est moralement et géopolitiquement préparée, quand une aggravation de l’opposition entraînera pour l’Occident des coûts importants, dont les principaux ne seront pas forcément économiques.
L’Europe, en tant qu’Occident, voulait l’autonomie. En effet, le projet allemand d’une grande Europe intégrée est un non-sens stratégique si les Anglo-Saxons maintiennent un contrôle idéologique, militaire et géopolitique sur l’Ancien Monde. De plus, ce projet ne peut pas aboutir puisque les Anglo-Saxons ont besoin d’une Europe qu’ils contrôlent. Cependant l’Europe doit chercher l’autonomie pour une autre raison : au cas où les États-Unis s’isoleraient (en raison de leurs conflits internes grandissants et de leurs controverses), ou se concentreraient sur la région Pacifique, où le centre de gravité géopolitique se déplace aujourd’hui.
Les Anglo-Saxons entraînent l’Europe dans une confrontation avec la Russie et privent ainsi les Européens de toute chance d’indépendance. De la même manière, l’Europe tente d’imposer une rupture avec la Chine. Si les atlantistes se réjouissent aujourd’hui que la « menace russe » unifie le bloc occidental, Berlin et Paris doivent comprendre qu’ayant perdu tout espoir d’autonomie, le projet européen s’effondrera à moyen terme. C’est pourquoi les Européens indépendants d’esprit ne sont pas du tout intéressés par la construction d’un nouveau rideau de fer à leurs frontières orientales, réalisant qu’il se transformera en enclos pour l’Europe. L’époque du leadership mondial de l’Ancien Monde (plus précisément, un demi-millénaire) est de toute façon révolue. Cependant, diverses options sont encore possibles pour son avenir.
La troisième dimension des événements actuels est l’accélération de la construction d’un nouvel ordre mondial, dont les contours sont de plus en plus clairement dus au fait que la mondialisation anglo-saxonne est aussi répandue. Un monde multipolaire est enfin devenu une réalité. Dans cette opération en Ukraine, seul l’Occident s’oppose à la Russie, parce que le reste du monde le comprend parfaitement : c’est un conflit entre la Russie et l’Occident, c’est une réponse à l’expansion géopolitique des atlantistes, c’est le retour de la Russie à son espace historique et à sa place dans le monde.
La Chine, l’Inde, l’Amérique latine, l’Afrique, le monde islamique et l’Asie du Sud-Est, plus personne ne croit que l’Occident dirige l’ordre mondial, et encore moins qu’il en fixe les règles du jeu. La Russie n’a pas seulement défié l’Occident, elle a montré que l’ère de la domination occidentale mondiale peut être considérée comme complètement et définitivement révolue. Le nouveau monde sera construit par toutes les civilisations et tous les centres de pouvoir, et ce, évidemment, en collaboration avec l’Occident (uni ou non), mais celui-ci ne pourra plus imposer ni ses termes ni ses règles.
*
« Piotr Akopov, 53 ans. Journaliste et essayiste politique, il s’est spécialisé dans les conflits interethniques, la politique internationale et la droite russe. Historien de formation, sa vocation journalistique est née après une mission en Ossétie du sud (république sécessionniste en Géorgie) en 1991, au moment des hostilités avec les Géorgiens. Il a collaboré à de nombreux médias russes, dont la Nezavissimaïa Gazeta, Izvestia ou Vzgliad, proche du Kremlin. Il est aujourd’hui chroniqueur de l’agence officielle d‘information russe RIA Novosti, contrôlée par l’État. »
D’après Courrier International officine douteuse qui a été rachetée en 2001 par le groupe Le Monde, contrôlé par les mondialistes. In article suivant :
https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-moscou-il-est-possible-que-lukraine-se-dissolve
DU BLA-BLA « OCCIDENTAL ».
Écoutez bien, j’ai remarqué ça et je note qu’un commentaire dit la même chose : « Bizarre, j’ai écouté deux fois pour être sûr et… le mec dit que les gens ont déserté la ville et finit son reportage en disant que tous les gens sont résolus de rester. » D’un autre : « J’ai pensé être le seul, ce flash est d’une telle incohérence ». Et d’un autre encore : « Que peuvent faire des barrages de fortune contre des missiles ? » et d’un qui lui répond : « Oui en effet, mais c’est pour décourager les soldats russes, et émouvoir le monde… ».
DE LA BÊTISE, FINALEMENT COCASSE ET NAÏVE.
Destinée aux blaireaux, certes ils sont très nombreux, mais j’imagine le discours grandiloquent (je ne suis pas doué en anglais) du crétin dans son micro qui ignore qu’un mort (sic) rectifie sa bâche servant de linceul pendant le tournage. Les dangers du direct !
DU SÉRIEUX
Rapport de situation hebdomadaire du Donbass et de l’Ukraine spécial militaire – 5 mars 2022
Donbass Insider
Par Christelle Néant qui depuis plusieurs années nous informe sur place de la situation au Donbass.