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SUR LES SOUTIENS DE DEPARDIEU

Dans son article du 29 décembre (DEPARDIEU ET LA QUERELLE DES BOUFFONS ET DES BOUFFONNES.) Olivier Mathieu posait la question suivante ; « Il s’est ainsi trouvé un peu moins de 60 personnes en France pour signer cette pétition en faveur de Depardieu […] si vous enlevez des défenseurs de Depardieu – les proches de la famille Depardieu; – les membres de la famille Depardieu; – les collègues de Depardieu; – l’ex-épouse de Depardieu, Carole Bouquet (qui, il y a quelques années, affirmait pourtant que lors d’une dispute avec son époux, elle s’était coupé les cheveux au couteau, “pour ne pas se mutiler les pieds, les mains »), – les amis des proches de Depardieu; – les amis des membres de la famille Depardieu… Qui reste-t-il? »

En effet, que reste-t-il ? Pas grand-chose. Pas grand-chose de bon. Et c’est même pire que ça, encore. Car certains regrettent déjà de s’être manifestés. Comme le résume aujourd’hui Florian Philippot sur X :

« Entre ses tribunes sur #Depardieu, ses contre-tribunes, ses retraits de signatures de tribunes, ses accusations, puis ses rétractations, ses engueulades, … : le petit monde de la « culture » étale depuis 2 semaines son nombrilisme et son ridicule à la vue de tous !

Une petite caste grotesque ! On comprend parfaitement pourquoi tous ces gens ont été en dessous de tout pendant le #covid, et pourquoi le cinéma français s’effondre ! Là aussi, un grand coup de balai fera le plus grand bien ! »

Olivier Mathieu évoque la famille, les collègues et les amis de Depardieu. Personnellement voilà ce que j’ai noté, sans même trop approfondir ;

Effectivement on retrouve parmi les signataire de la pétition de soutien, un certain nombre de collègues de Depardieu. Dont d’anciens, voire très anciens partenaires au cinéma, ou réalisateurs qui l’ont dirigé comme :

1 – Nathalie Baye (actrice), 75 ans, qui a tenu la vedette au moins trois fois avec Depardieu : en 1982, dans Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne, en 1994, dans La Machine de François Dupeyron, en 2007, dans Michou d’Auber de Thomas Gilou, et un second rôle avec lui en 2011 dans Je n’ai rien oublié.

2 – Bertrand Blier (réalisateur), 84 ans ; le fils de Bernard Blier, qui a dirigé Gérard Depardieu à huit reprises. Dont dans Les Valseuses en 1974, film provocateur très en phase avec les années soixante-dix, qui personnellement ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable. Mais a finalement imposé cet acteur.

3 – Carole Bouquet (actrice), 66 ans, qui indépendamment d’avoir vécu avec lui entre 1996 et 2005, a été la partenaire de Depardieu dans Buffet froid de Bertrand Blier (1979), dans Rive droite, rive gauche de Philippe Labro (1984), dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier (1989)

4 – Francis Veber (réalisateur), 86 ans, qui a associé Depardieu et Pierre Richard dans trois films : La Chèvre, Les Compères et Les Fugitifs.

5 – Pierre Richard (acteur) lui-même, 89 ans.

Ou encore :

6 – Marie-France Brière, 81 ans ancienne productrice et réalisatrice de radio puis de télévision bien connue sur TF1 et Antenne 2 en particulier, chevalier de la Légion d’honneur, cuvée 2023.

7 – Simone Dupuis, dite Simone Chambord, puis Judith Magre (actrice de théâtre et de cinéma, chanteuse), 97 ans, qui en 2020 a proposé le programme suivant : Judith Magre lit Gérard Depardieu, au Théâtre du Rempart à Avignon. Elle fut mariée à Claude Lanzmann de 1963 à 1971, le réalisateur surtout connu pour son film documentaire tourné entre 1976 et 1980, d’une durée de près de 10 heures, comportant de nombreux témoignages (vrais, faux ou romancés, comme chacun le sent): Shoah.

Puis disons dans le « sulfureux » :

Indépendamment de Bertrand Blier …

1 – Nadine Trintignant (réalisatrice et écrivain), 89 ans, ancienne de l’OCI (l’organisation trotskiste), qui en 2012 a soutenu … la candidature de Sarközy à la présidentielle. Signataire du « Manifeste des 343 » pour la libéralisation de l’avortement en 1971 dans Le Nouvel Obs. Signataire en 2009, de la pétition de soutien au réalisateur Polanski, qui venait d’être arrêté en Suisse dans le cadre du viol de Samantha Geimer. Elle soutiendra à nouveau Polanski en 2019, à la suite d’accusations de viol de Valentine Monnier.

2 – Emmanuelle Seigner (actrice), 57 ans, petite-fille de Louis Seigner de la Comédie française, épouse depuis 1989 de Roman Polanski, qui rappelons-le a été condamné pour viol d’une mineure en 1977 aux États-Unis et s’est réfugié en France depuis. Elle aussi soutint la candidature de Nicolas Sarközy en 2012.

En 2018, elle refusera l’invitation de l’Académie américaine des Oscars de rejoindre ses rangs. Il faut dire que cette même Académie en avait déjà radié son mari.

3 – Catherine Millet (écrivain), 75 ans, surtout connue pour avoir été plus d’une fois, dès les années 70, commissaire dans le domaine dudit « art contemporain » et comme auteur d’une autobiographie titrée La Vie sexuelle de Catherine M., qui en 2001 a obtenu le prix Sade (sic).

4 – Jacques Henric (écrivain), 85 ans, l’époux de la précédente.

5 – Patrice Leconte (réalisateur, des Bronzés entre autres), 76 ans, qui en 2005, peu avant la condamnation du réalisateur Jean-Claude Brisseau pour harcèlement sexuel, fit partie des signataires d’une pétition lancée par Noémie Kocher, victime de ce dernier, en réaction à une pétition de soutien à Brisseau lancée par Les Inrockuptibles, que la feuille de chou qualifiait « d’artiste blessé » (sic) !

Mais qui en cette année 2023 apporte le simple témoignage suivant, pour avoir dirigé Depardieu en 2022 dans son film Maigret : « Je n’ai constaté aucun manquement ni dérapage pendant le tournage de la part de Gérard Depardieu, avec qui je rêve de travailler à nouveau, bientôt j’espère, parce qu’il est un immense acteur. »

Et dans un certain communautarisme :

1 – Yvan Attal (acteur et réalisateur), 58 ans, fils de « Français Crémieux » d’Algérie. Son nom signifie « portefaix » en arabe. Il a déclaré un jour : « Je suis né à Tel-Aviv, je suis Juif, c’est irréfutable. Mais je vis en France, je suis français, je suis un citoyen comme les autres. Je pourrais oublier totalement que je suis Juif — je ne suis pas religieux, je ne mange pas casher, je ne fais pas shabbat, etc. Alors qu’est-ce qui fait que je suis Juif? »

Bien que sa judaïté est pour lui, franco-israélien, un motif de perplexité, il a quand même trouvé bon de vivre depuis 1991, avec Charlotte Gainsbourg, la fille de Gainsbarre, avec laquelle il a eu trois enfants. Charlotte Gainsbourg qui a fait partie des 500 artistes (sic) qui ont appelé à voter Emmanuel Macron au deuxième tour de l’élection présidentielle française.

3 – Carla Bruni Tedeschi (ex mannequin, chanteuse), 56 ans, l’ancienne épouse de Raphaël Enthoven puis de Sarközy.

4 – Arielle Dombasle, actrice, chanteuse, 70 ans, épouse depuis 1993 de B-H Lévy.

5 – Jean-Claude Dreyfus acteur, 77 ans, qui a plus ou moins commencé à être connu comme travesti de cabaret dans les années soixante-dix, et qui en 2005, a mis en scène à la Maison de la Poésie, à Paris, un spectacle adapté des poèmes de Jehan-Rictus, l’auteur des Soliloques du pauvre et du Cœur populaire. Puis en 2006, a été élu membre de l’Académie Alphonse Allais.

Ce qui ne l’a nullement empêché en 2022, avec son compagnon (il est marié avec une femme, mais vit avec un homme), de faire partie des 500 artistes (sic) précédemment évoqués. Il aurait signé, dit-il, l’appel à voter pour Macron «sans illusions, sans hésitations et sans trembler» (sic).

On peut se demander si la passion, par ailleurs, de Jean-Claude Dreyfus pour les cochons (il collectionne les objets en rapport avec cet animal et est l’auteur d’un livre intitulé Du cochon considéré comme l’un des beaux-arts.) n’est pas en rapport avec son soutien à Depardieu.

6 – Vincent Perez, acteur, 59 ans, qui a vécu un temps avec Carla Bruni, et s’est mariée avec l’actrice Karine Silla.

7 – Karine Silla-Perez (actrice et réalisatrice), 58 ans, qui est donc l’épouse du précédent. Et qui elle-même a été mariée un moment avec Depardieu. Elle est ainsi la mère de Roxane Depardieu.

8 – Yannis Ezziadi, jeune comédien dans la trentaine, que l’on dit être à l’origine de la pétition, serait un proche de Sarah Knafo, jeune magistrate à la Cour des comptes, principale conseillère et compagne d’Éric Zemmour. Ce qui forme à eux deux un couple de Juifs séfarades.

Et pour parfaire le tout, j’évoquerai la rébellion (sic).

Certes pas contre l’ordre établi, ô que non ! que nenni ! Mais uniquement dans ce qui relève de la provocation vaine et stérile, juste bonne à épater le bourgeois, et surtout pas le mettre à bas.

1 – Avec une certaine Marion Lahmer (actrice), l’une des plus jeunes signataires, qui admet qu’elle « s’inscrit à rebours de la pensée, de ce qu’on veut nous faire penser. Parmi les jeunes comédiens, il y en a beaucoup qui sont contre lui, mais il y en a aussi qui le soutiennent ». Des rebelles en quelque sorte. Des sortes de rebelles de la décadence. De la décrépitude. Ou rebelles institutionnels, si l‘on peut risquer ce terme.

2 – Et donc pour clore ce testament offert à Depardieu, ce cimetière de l’esthétique et de l’éthique d’une grande époque de mort de l’Art, j’ajouterai encore parmi ces rebelles, la présence d’une certaine Myriam Boisaubert. Voici comment Les Presse du Réel (sic) en font la réclame ;

« Plasticienne et poète, Myriam Boisaubert vit son enfance dans une petite maison en bordure de l’une des plus grandes forêts de France à Haguenau. À l’âge de 5 ans, elle s’invite seule dans la forêt sombre pour y cueillir des fleurs. Elle entame un dialogue avec les anémones, les violettes, les feuilles et les épines qui lui enseignent que l’ornement n’est pas un crime, se construit aux odeurs d’humus et d’ail des ours, parle couramment le dialecte des champignons et déracine à 6 ans un jeune chêne qu’elle replante ailleurs, celui-ci atteignant aujourd’hui 15 m de haut. À son adolescence, elle retourne dans cette forêt noire où elle rencontre les ombres des chevaliers Teutons et s’initie au combat par la séduction. Devenue sorcière et rebelle, elle fréquente en vain les comiques arts décoratifs de Strasbourg, dont elle est exclue cinq ans plus tard au motif d’apostat. Enfin debout devant le miroir, elle étudie les mouvements de son corps pour mieux envisager la cuisson. Puis teste avec sa langue, sa bouche et son sexe des herbes non comestibles et goutte aux boues, aux limaces, aux serpents, farcit le corbeau et rôtit la chauve-souris sur fond musical rock extrême. »

Et comment journalventilo.fr en fait le panégyrique :

« Myriam Boisaubert – Peintures, dans le cadre du cycle « Rébellion, mode d’emploi, acte 2 : Parfum de femmes » organisé par le commissaire d’exposition Salvatore Lombardo. *

Poétesse de l’ennui et plasticienne du désir, Myriam Boisaubert ouvre son cœur et ses rêves dans une multitude lascive de performances sous-tendues par la volonté de prendre en défaut l’époque moite et faussée qui lui refuse l’absolution esthétique. En rupture avec tous les diktats équivoques de l’art officiel, elle déroule ses aventures post-romantiques dans un contexte onirique que Cocteau et Barbey d’Aurevilly ont défini en leur temps comme une nécessité glorieuse. Plusieurs ouvrages relatent avec un détachement Beat ses faits et gestes artistiques et littéraires. Pour son exposition au [Théâtre du] Chêne Noir, elle promet le pire et annonce le meilleur. Nue et crue, voici une vérité qui définit une existence en marge exactement. »

Une existence réellement en marge quand elle baigne à fond dans le pseudo-art contemporain ? Et que viennent faire en ce cloaque Cocteau et plus encore Barbey d’Aurevilly ? « Le connétable des lettres », lui, l’anachronique et anti-moderne au possible. Le conservateur atemporel. L’auteur incomparable des Diaboliques.

Lui qui affirmait que « la séduction suprême n’est pas d’exprimer ses sentiments. C’est de les faire soupçonner. » Donc à l’opposé de tout le fatras exhibitionniste d’une dite vérité « nue et crue ». Ou qui écrivait encore : « Les hommes sont tous les mêmes. L’étrangeté leur déplaît, d’homme à homme, et les blesse ; mais si l’étrangeté porte des jupes, ils en raffolent. »

Quant au « détachement Beat », j’avoue ne pas trop comprendre de quoi il retourne. Puisque le « beat » en anglo-américain désigne le vagabond, le paumé, l’en-dehors à bout de souffle, le membre de la génération perdue. Et non pas l’inscrit aux officines patentées de la mode « culturelle » du moment.

En attendant, personnellement, je ne verrai jamais dans Depardieu l’incarnation d’Obelix. S’en est l’antithèse, ou le contre-sens, du moins dans le domaine de ses relations avec les femmes, où le Gaulois invincible est très timide et totalement fleur bleue.

*Salvatore Lombardo, écrivain, journaliste et commissaire d’exposition d’art (sic) contemporain est défini par Wikipédia comme « intellectuel rebelle et journaliste engagé ». Ancien prof et membre du PS, ce fut un grand « fréquenteur » des autorités bien en place en France et en divers pays dits « du Sud ». C’est dire donc que l’on peut douter de l’intérêt de son « engagement » et de sa « rébellion » ; et de sa qualité d’« intellectuel ».

Le Colonel Cassad fait le bilan de 2023 concernant la guerre en «Ukraine»

Telegram, via Donbass Insider
https://t.me/colonel_cassad/119080

Points positifs

🔸 La Russie sort victorieuse de l’offensive ennemie sur le front sud. L’ennemi a subi d’énormes pertes et nous avons détruit le mythe sur le matériel militaire terrestre occidental.
🔸 La Russie a gagné la bataille d’Artemovsk.
🔸 La Russie a libéré Marinka et plusieurs dizaines de villages un peu partout. L’ennemi n’a capturé aucune ville, ni aucun village, en 2023 !
🔸 La production du complexe militaro-industriel russe a augmenté, y compris les drones.
🔸 La Russie a mis en échec les tentatives de l’isoler politiquement. Les BRICS ont été en croissance, ainsi que les processus de dédollarisation. La campagne africaine est très réussie.
🔸 La Russie a résisté à la stratégie de destruction économique de l’ennemi et elle est même en croissance économique.
🔸 Les pays alliés à la Russie ont augmenté leur aide[, outre la Biélorussie et l’Iran, la Birmanie et surtout la Corée du Nord ont livré d’importants stocks de munitions.] Des volontaires étrangers s’engagent dans l’armée russe. La Russie n’est pas seule.
🔸 L’armée russe a augmenté le nombre de personnels engagés en « Ukraine » et l’armée russe dans son ensemble a augmenté sa taille.
🔸 La Russie se restructure activement. C’est mal fait et insuffisant, mais cela va dans le bon sens.
🔸 La lutte contre la cinquième colonne [[l’espionnage de l’intérieur, l’entrisme, la trahison]] se poursuit. C’est également mal fait et insuffisant, mais ça se développe.

Points négatifs

🔹 Les affaires Prigojine ternissent le bilan, le célèbre général Surovikin, impliqué dans ces histoires, est tombé en disgrâce.
🔹 La mort de Prigojine et celle de son subordonné Outkine à la tête de Wagner sont terribles pour la Russie. Le démantèlement de Wagner est également terrible.
🔹 La mort de Vladlen Tatarsky et celle de nombreuses autres personnes précieuses, tant à l’avant qu’à l’arrière. Nous nous souvenons d’eux.
🔹 La bataille d’Ougledar est notre plus grand échec tactique, nous avions pourtant des options pour l’emporter.
🔹 Nos pertes de navires de la Flotte de la Mer Noire.
🔹 Nos pertes d’aéronefs et/ou de pilotes dans les embuscades de DCA à Bryansk et Kherson (Krynki).
🔹 Les erreurs de certains de nos généraux et les pertes inutiles. Tous nos généraux ne se valent pas…
🔹 L’armée russe est victime de la corruption et du vol de sa logistique. Les problèmes remontent même à l’avant-guerre.
🔹 Les problèmes liés à la lutte de contre-batterie et à la faible portée de notre artillerie. L’armée russe a besoin d’artillerie de plus longue portée.
🔹 Notre armée a toujours des problèmes avec les équipements de protection individuelle, les équipements spéciaux, le matériel de télécommunication, les véhicules plus individuels, etc. Il est nécessaire d’augmenter l’équipement des troupes.
*
Dans l’ensemble, la campagne 2023 se termine en faveur de la Russie.
Deux batailles majeures ont été gagnées, clôturant chaque semestre [[Artemiovsk et Maryinka]]. Les positions stratégiques de la Russie en Ukraine et dans le monde ont été renforcées. Il y a de l’amertume pour les pertes subies et pour diverses erreurs et lacunes, mais il y a clairement eu plus de bons points que de mauvais points. Le pays se reconstruit progressivement selon de nouvelles réalités : la guerre a un impact énorme sur la transformation de la société et de l’État.
Les objectifs de la campagne militaire doivent encore être atteints.
*
(jpf) Artiemovsk (Bakhmout) et Maryinka, puis à venir Avdeevka qui est presque libérée, puis tout au Nord, Koupiansk qui prend le même chemin; ont eu ou ont encore une importance non seulement tactique mais stratégique.
Dans tous ces endroits (et d’autres encore comme au Sud du côté de Rabotino ou de Krynki) l’armée ukrainienne a mobilisé un nombre très important d’effectifs et de matériel militaire. Avec des pertes tant humaines que matérielles énormes pour aucun gain notable, et même un recul.

L’armée ukrainienne a essayé de percer en divers endroits sur la rive Sud du Dniepr, comme à Krynki, ou à Rabotino plus à l’Est dans l’espoir absurde d’attendre (qui sait ?!) les rives et les ports de la Mer Noire. Les villes de Melitopol, Berdiansk et Marioupol. Et au final La Crimée !

Plus au Nord dans le Donbass, depuis le début de la guerre, même si ce n’est pas toujours très spectaculaire, les lignes de défense ukrainienne n’ont cessé de reculer.

Quand on écrit « lignes de défense », il faut penser villes fortifiées, contenant tranchées, blockhaus et souterrains (ceux de mines de sel et de charbon en particulier), reliées entre elles par des routes plus ou moins directes et importantes, et/ou le chemin de fer. Certaines possédant des aérodromes.

La première ligne de défense, la plus à l’Est, s’achevant au Sud à Bakhmout a cédé dès le début de la guerre dans sa partie Nord. Puis celle de Sievierodonetsk et Lyssytchansk vers Bakhmout, par la chute de ces deux premières villes.

Depuis la prise de Bakhmout/Artiemovsk, et de Soledar, juste au Nord de cette ville, la ligne de défense a encore reculé de Siversk/Seversk à l’Ouest de Bakhmout et vers Kostiantynovka.

Quand Seversk (une ville très fortifiée, mais entourée au moins en partie de hauteurs) et Kostiantynovka, on ne sait dans quel ordre, seront tombées, la dernière ligne de défense ne sera plus que celle allant (du Nord au Sud) de Krasni-Liman à Slaviansk et Kramatorsk. Le dernier bastion à prendre sera celui de Slaviansk et Kramatorsk.

Quand à proximité de Donetsk, Maryinka et Avdeievka seront rendues définitivement muettes l’une et l’autre militairement, les habitants de Donetsk et de ses banlieues et alentours devraient au moins en partie respirer et ne plus subir les bombardements quotidiens sur des sites plus civils les uns que les autres. Mais la folie furieuse ukrainienne pourrait recourir à des attaques plus lointaines, par missiles, mais aussi par drones, par exemple.

De Sputnik Afrique

Prétoria a accusé Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) de se livrer à des « actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza », a annoncé vendredi la juridiction, organe judiciaire principal des Nations unies.

Dans sa requête, l’Afrique du Sud affirme que les actes et omissions israélienne « revêtent un caractère génocidaire, car ils s’accompagnent de l’intention spécifique requise (…) de détruire les Palestiniens de Gaza en tant que partie du groupe national », a indiqué dans un communiqué la CIJ, basée à La Haye.

Selon le pays, « par son comportement – par l’intermédiaire de ses organes et agents et d’autres personnes et entités agissant sur ses instructions ou sous sa direction, son contrôle ou son influence – à l’égard des Palestiniens de Gaza », Tel Aviv manque aux obligations qui lui incombent au titre de la convention contre le génocide, a précisé la CIJ.

L’instance a été saisie le 29 décembre, au 84e jour des combats, qui ont fait au moins 21.507 victimes en Palestine, dont une majorité de femmes et d’enfants.

Les quelque 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza, dont 85% ont dû fuir leur foyer selon l’ONU, continuent d’être confrontés à une situation humanitaire désastreuse.

L’Afrique du Sud avance que l’État hébreu, « en particulier depuis le 7 octobre 2023, manque à son obligation de prévenir le génocide, ainsi qu’à son obligation de punir l’incitation directe et publique à commettre le génocide », et « s’est livrée, se livre et risque de continuer à se livrer à des actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza », selon la juridiction.

DEPARDIEU ET LA QUERELLE DES BOUFFONS ET DES BOUFFONNES.

La Querelle des Bouffons, entre 1752 et 1754, mit en présence en France les partisans des musiques française et italienne à la suite d’une représentation de La Serva padrona, « La Servante maîtresse », de Pergolèse, par la troupe des Bouffons.

Aujourd’hui, qui a signé la tribune en défense de Gérard Depardieu?

Benoît Poelvoorde (acteur), Nathalie Baye (actrice), Carole Bouquet (actrice), Jacques Dutronc (chanteur et acteur), Charlotte Rampling (actrice), Nadine Trintignant (réalisatrice et écrivain), Yvan Attal (acteur et réalisateur), Jacques Weber (acteur), Bertrand Blier (réalisateur), Emmanuelle Seigner (actrice), Roberto Alagna (chanteur), Michel Fau (acteur et metteur en scène), Victoria Abril (actrice), Dominique Besnehard (acteur et producteur) Carla Bruni (chanteuse), Pierre Richard (acteur), Clémentine Célarié (actrice), Gérard Darmon (acteur), Rudy Ricciotti (architecte), Christophe Barratier (réalisateur), Arielle Dombasle (chanteuse), Francis Veber (réalisateur), Patrice Leconte (réalisateur), Brigitte Fossey (actrice), Boualem Sansal (écrivain), Charles Berling (acteur), Yannis Ezziadi (acteur et auteur) Philippe Caubère (acteur), Vincent Perez (acteur), Myriam Boyer (actrice), Antoine Duléry (acteur), Afida Turner (chanteuse), Paulo Branco (producteur), Jean-Marie Rouart, de l’Académie française (écrivain), Josée Dayan (réalisatrice), Joël Séria (réalisateur), Bernard Murat (metteur en scène), Serge Toubiana (critique de cinéma et ancien directeur de la Cinémathèque française), Catherine Millet (écrivain), Jacques Henric (écrivain), Stéphanie Murat (réalisatrice), Marie-France Brière (productrice et réalisatrice), Daniel Humair (musicien et peintre), Judith Magre (actrice), David Belugou (décorateur de théâtre), Marie Beltrami (styliste), Tanya Lopert (actrice), Jean-Claude Dreyfus (acteur), Chiara Muti (actrice), Jean-Marie Besset (auteur dramatique), Stéphan Druet (metteur en scène), Christine Boisson (actrice), Karine Silla-Perez (actrice et réalisatrice), Myriam Boisaubert (poète), Lilian Euzéby (artiste peintre), Marion Lahmer (actrice).

Il s’est ainsi trouvé un peu moins de 60 personnes en France pour signer cette pétition en faveur de Depardieu, pétition dont l’initiative a semble-t-il été prise par Yannis Ezziadi, présenté par toute la presse comme un “proche de Julie Depardieu”, fille de l’acteur.

Bref, si vous enlevez des défenseurs de Depardieu

– les proches de la famille Depardieu;

– les membres de la famille Depardieu;

– les collègues de Depardieu;

– l’ex-épouse de Depardieu, Carole Bouquet (qui, il y a quelques années, affirmait pourtant que lors d’une dispute avec son époux, elle s’était coupé les cheveux au couteau, “pour ne pas se mutiler les pieds, les mains »),

– les amis des proches de Depardieu;

– les amis des membres de la famille Depardieu…

Qui reste-t-il? Euh… Chacun est évidemment libre de ses opinions (moi aussi, j’espère!) et de signer toutes les pétitions qu’il veut, c’est entendu. Pourtant il y a ici des noms présentés comme “écrivains”, “poètes”, ou “peintres”, ou “comédiens” dont je n’ai jamais entendu parler et dont je suis persuadé que 99% des Français ignorent l’existence.

En attendant, Audrey Pulvar qualifie les signataires de “grands malades” tandis que l’actrice Lucie Lucas accuse à son tour Victoria Abril – elle aussi signataire de la tribune – d’agressions sexuelles.

Par ailleurs, professeur émérite en études cinématographiques à l’Université Bordeaux Montaigne et animatrice du site Le Genre et l’écran, Geneviève Sellier estime quant à elle que la tribune pro-Depardieu n’aurait pu exister sans le “feu vert” de Macron.

Défendu par des personnalités telles que l’écrivain Boualem Sansal, la poétesse Myriam Boisaubert, l’artiste peintre Lilian Euzéby et pas mal d’autres de cet acabit, Depardieu a trouvé cette tribune – rédigée par ses poteaux – belle et courageuse.

Et puis il y a l’académicien Jean-Marie Rouart, l’un des signataires, qui a affirmé que « l’opinion (…) est en train de voir supprimer une liberté fondamentale et supprimer surtout ce qui fait le bonheur de la France, (…) cette indulgence que l’on avait avec la vie des grands artistes ».

D’où je dois en conclure que Depardieu, pour Rouart, est un “grand artiste” et que le “bonheur” de la France coïnciderait avec “l’indulgence” pour la vie des “grands artistes”.

Par “grands artistes”, comprenons les nullités qui, dans le cercle fermé des ghettos parisianistes, se donnent l’un à l’autre du “grand artiste” dans la série “passe-moi le séné, je te passerai la rhubarbe”, expression qui depuis Marmontel (Contes moraux, parus dans Le Mercure de France entre 1755 et 1759, puis première édition en 1761) signifie kif kif bourricot puisque le séné et la rhubarbe sont utilisés, ou l’étaient, pour leurs propriétés laxatives ou purgatives.

En France il n’y a plus d’artistes depuis longtemps, mais heureusement qu’il y a encore des laxatifs.

En d’autres termes, si on a eu dans la deuxième moitié du XVIIe siècle la Querelle des Anciens et des Modernes, c’est-à-dire entre les partisans des auteurs anciens et des auteurs modernes, voici la nouvelle querelle entre machos et féministes, dont le dénominateur commun des uns et des autres est la complète absence du moindre talent. Ou, si l’on préfère, la Querelle entre admirateurs et détracteurs du néant.

Dans ce panier de nullités, qu’y a-t-il là-dedans qui puisse “rendre fière la France”? Fière de qui? Fière de quoi?

Olivier Mathieu

HUMOUR ?

CHARLOTTE RAMPLING ET GÉRARD DARMON CONTRE LE LYNCHAGE MÉDIATIQUE (DE DEPARDIEU) — ARTICLE D’OLIVIER MATHIEU

Quelques dizaines de ce que l’on appelle des “personnalités du monde de la culture” dénoncent un « lynchage » dont serait victime Depardieu, dans une tribune publiée, le 25 décembre, sur le site Internet du Figaro.

Rappelons que l’acteur a été mis en examen pour viols présumés depuis 2020, et il est certes évident qu’il a droit à la présomption d’innocence. On ne peut guère me suspecter, je crois, d’être partisan des lynchages médiatiques. Et en ce qui concerne la présomption d’innocence, j’ai été avec Roland Jaccard le seul en France à réclamer, en 2016, qu’en jouisse David Hamilton.

Parmi les signataires de la tribune figurent par exemple le réalisateur Bertrand Blier, les actrices Nathalie Baye, Carole Bouquet et Charlotte Rampling, les acteurs Jacques Weber, Pierre Richard, et l’on peut encore citer Arielle Dombasle et Jacques Dutronc.

Michel Tournier, dans Le Roi des aulnes (Gallimard) employait l’expression “la loi du lynch”, par exemple dans ce passage: “Si l’on soupçonnait la force ténébreuse dont je suis le porteur, je tomberais aussitôt sous le coup de la loi du lynch”.

On est fort heureux d’apprendre que des personnalités internationales comme l’Italo-française Carla Bruni et le Franco-marocain Gérard Darmon prennent position contre la loi du lynch.

Il est depuis toujours évident à mes yeux que tout lynchage est une abomination et qu’y participer, y compris s’il s’agit d’un de ces lynchages médiatiques qui n’ont pas épargné, dès le début des années 1990, les plateaux de télévision, est une horreur à laquelle il est indigne de prendre part.

Le lynchage tire son nom, pour qui l’ignorerait, d’une pratique de châtiment et d’exécution sommaire sans procès, ceci par référence à un Capitaine William Lynch (1742-1820), habitant l’État de Virginie puis la Caroline du Sud et qui avait établi cette laide pratique. Un auteur comme André Gide l’a dénoncée autrefois: “J’avais raconté le lynchage affreux d’un très jeune parachutiste allemand au début de la guerre. Cela se passait dans un village où nous avions passé le lendemain. Les paysans indignés l’avaient rossé, roué de coups de pelles et de râteaux jusqu’à ce que mort s’ensuive” (André Gide, Ainsi soit-il, 1951).

Revenons à Depardieu. Les auteurs de la tribune sont unanimes: « Gérard Depardieu est probablement le plus grand des acteurs. Le dernier monstre sacré du cinéma. Nous ne pouvons plus rester muets face au lynchage qui s’abat sur lui, face au torrent de haine qui se déverse sur sa personne, sans nuance, dans l’amalgame le plus complet et au mépris d’une présomption d’innocence dont il aurait bénéficié, comme tout un chacun, s’il n’était pas le géant du cinéma qu’il est », lit-on.

Il est juste un peu dommage de constater que le dernier grand photographe en France, David Hamilton, face au torrent de haine que l’on déversait sur sa personne à lui, “sans nuance et dans l’amalgame le plus complet”, n’a nullement bénéficié dans les faits du droit à la présomption d’innocence.

A l’époque, Charlotte Rampling, qui montait les marches du festival de Cannes en 1977 avec David Hamilton, était restée muette et n’avait signé aucune tribune quand il aurait pu s’agir de défendre le photographe des “jeunes filles en fleur”.

Savez-vous, à propos, qui était le producteur et le parolier de plusieurs chansons du disque de Patrick Juvet, “Laura les ombres de l’été” (film de 1979 de David Hamilton)? C’était Bryan Southcombe, l’un des ex-époux de Charlotte Rampling. Parce que c’était Charlotte Rampling qui avait présenté les uns aux autres. Et puis Charlotte, née britannique comme David Hamilton, était amie avec lui et il l’a photographiée. Voyez ceci, par exemple: https://art-architech.blogspot.com/2009/07/art-by-david-hamilton-and-charlotte.html

Pourquoi David Hamilton, géant de la photographie et aussi cinéaste, n’a-t-il donc pas bénéficié, “comme tout un chacun”, de la présomption d’innocence?

Macron, et puis des membres de la famille Depardieu, avaient déjà pris la parole pour défendre l’acteur, mis en examen à la suite d’une des deux plaintes dont il fait l’objet (en France), et qui dément ces accusations. Tout comme David Hamilton avait démenti les accusations dont il était la cible.

Depuis le scandale, Gérard Depardieu a été radié de l’Ordre national du Québec, sans parler du titre de “citoyen d’honneur de la commune d’Estaimpuis”, en Belgique, tandis que sa statue de cire a été retirée du Musée Grévin.

En 2016, le 25 novembre (qui est sur le calendrier la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes), David Hamilton, lui, un mois après avoir déclaré craindre pour sa vie, et deux jours après avoir annoncé son intention de porter plainte en diffamation, a été retrouvé mort chez lui dans des circonstances au sujet desquelles il reste énormément d’ombres, tandis que son accusatrice Flavie Flament, ex Miss-OK 1988, a été nommée par Laurence Rossignol, ministre, à la tête d’une « mission de consensus » sur le viol.

Depardieu a donc eu en 2023 le soutien de Macron, tandis que David Hamilton en 2016 n’a eu le soutien de personne mais que le gouvernement d’alors a confié cette “mission” à celle qui l’accusait.

Selon que tu seras puissant ou misérable…

Olivier Mathieu.

BANKSY OU LE TRIOMPHE DE L’ART DANS LA POUBELLE. UN ARTICLE D’OLIVIER MATHIEU.

Banksy ou le triomphe de l’Art dans la Poubelle.

Je ne sais quel gribouillis insignifiant d’un certain “Banksy” avait été effectué par ce monsieur sur un panneau de signalisation, à Londres. La police londonienne a annoncé, le 24 décembre, avoir arrêté deux individus qui, quant à eux, avaient volé le panneau de signalisation en question, dès que le monsieur Banksy avait “revendiqué” cette nouvelle œuvre “d’art”. Ma foi, je ne cherche nullement à me rendre coupable d’apologie de vol de panneaux de signalisation. D’autant qu’un tel vol pourrait causer des accidents de la circulation. Je comprends donc fort bien l’arrestation des deux voleurs de sens interdit, encore que je leur souhaite qu’on ne leur coupe pas la tête pour ce qui n’est somme toute qu’un larcin. Mais je suppose qu’existent à Londres, comme ailleurs, des règlements qui interdisent de souiller des panneaux de signalisation. Ces règlements ne s’appliquent-ils pas au dénommé Banksy? Ce monsieur se trouve-t-il au-dessus des lois? En d’autres termes, quelque chose l’autorise-t-il à aller faire ses petits dessins où il veut tandis que, s’il me venait une semblable idée, je risquerais une amende?

Composée de trois éléments qui – selon certains journaux de la “grande” presse, qui ont sans doute fait appel à de très éminents critiques pour le comprendre – semblent être “des drones de combat”, cette chose (cette “œuvre”, dit le très sérieux journal Le Monde sans rire) était apparue vendredi matin à un carrefour de Peckham (à l’intersection de Southampton Way et Commercial Way, au sud-est de Londres). Banksy avait alors publié une photo de la chose sur son compte Instagram, puisque c’est ainsi qu’il a l’habitude “d’authentifier” ses “réalisations”.

Peu de temps après, deux hommes ont démonté le panneau de signalisation, à l’aide d’une pince coupante, avant de s’enfuir en courant. Et voilà pourquoi la Metropolitan Police de Londres a placé en garde à vue l’un des deux pieds nickelés, un quadragénaire, accusé de « vol et dégradation ». Son complice a été libéré, le Roi d’Angleterre est bien bon, sous contrôle judiciaire.

Le conseil municipal de Southwark, chargé de la signalisation dans ce quartier, avait déclaré souhaiter récupérer le panneau. Jusque-là, c’est très compréhensible. Mais là où la société moderne, là où l’humanité moderne marchent littéralement sur la tête, c’est quand des journaux, qui influencent à leur tour des milliards de gogos, parlent “d’œuvre d’art” là où je vois un panneau de signalisation souillé par des graffiti insignifiants. Là où la société moderne, là où l’humanité moderne marchent littéralement sur la tête, c’est que des choses (pardon, des “œuvres”) du M’sieur Banksy atteignent des millions d’euros aux enchères.

Le Monde écrit, sans rire: “D’autres ont été compromises, à l’instar d’une peinture murale dénonçant les violences conjugales, représentant une femme au foyer ayant un look des années 1950 ou 1960, défigurée par un œil au beurre noir et une dent cassée, tandis que les jambes d’un homme dépassent d’un vieux congélateur horizontal, bien réel, posé contre le mur. Le congélateur avait été rapidement enlevé pour des raisons de sécurité, brouillant la compréhension de l’œuvre, avant d’être réinstallé”.

Le Monde poursuit: “En 2018, La Fille au ballon, s’était partiellement autodétruite en pleine vente aux enchères, provoquant la stupéfaction. Par cette performance, l’artiste entendait dénoncer la « marchandisation » de l’art. Mais le prix de l’œuvre autodétruite, rebaptisée L’Amour est dans la poubelle, a été presque multiplié par 20 lors d’une vente, trois ans plus tard, dépassant 20 millions d’euros”.

Vous avez bien lu: le congélateur “bien réel”, posé contre un mur, avait été rapidement enlevé pour des raisons de sécurité. Une fois le congélateur parti, la “compréhension” de “l’œuvre” avait été “brouillée”, et il avait donc été réinstallé…

Quant à l’Amour dans la poubelle, qui entend “dénoncer la marchandisation de l’art”, il a dépassé vingt millions d’euros…

Mais quoi autorise le m’sieur Banksy à causer d’art?

Moi Olivier Mathieu, puisqu’on parle de panneaux de signalisation, je vous signale juste que ce monde est depuis longtemps tombé dans le panneau. C’est le monde de l’Art dans la poubelle.

Olivier Mathieu

SOIRÉE DE NATIVITÉ AGITÉE À BELGRADE

Quand l’OTAN met encore une fois le bazar en Serbie.

Mécontent des résultats des élections législatives et plus encore des élections municipales à Belgrade qui ont vu la majorité anti-européiste et anti-Otan au pouvoir l’emporter, des partis manipulés par l’Oncle Sam (celui qui lors de l’éclatement de la Yougoslavie a dirigé le bombardement otanesque sur la ville sans relâche pendant au moins deux mois) ont organisé depuis plusieurs jours des manifestations dans le centre de Belgrade. Contestant les résultats électoraux.

Dans le but d’ouvrir ou de rouvrir un nouveau front en Europe, après celui de l’Ukraine. Le contentieux du Kosovo dirigé par une maffia albanaise musulmane spécialisée dans le trafic d’armes, le trafic de la drogue et les trafics humains (prostitution féminine, ventes d’enfants et d’organes humains, à l’instar de ce qui se passe en Ukraine) ne donnant pas entière satisfaction face à la résistance serbe kosovarde, en particulier dans le Nord de la région.

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D’après RUSSOSPHÈRE

Les activistes du bloc d’opposition européiste «La Serbie contre la violence», ont entamé dans la soirée du 18 décembre une série de rassemblements près du bâtiment de la « Commission électorale républicaine » dans le centre de Belgrade, selon l’agence TASS.

Les manifestants ont bloqué la rue principale – Kralja Milana. Entre le bâtiment de la Commission et la résidence du président serbe, une scène musicale est apparue. Puis ils se sont déplacés du bâtiment de la commission électorale vers l’entrée principale de la mairie de Belgrade.

Dans la soirée précédent Noël, les manifestants brandissant des drapeaux serbes mais aussi des drapeaux européens, scandaient avec des hauts-parleurs des slogans contre le gouvernement et le président de la république.

Le président serbe Vucic a lancé un appel à la nation face aux tentatives des manifestants de pénétrer de force dans la mairie qui était à cette heure-là fermée. De la prendre d’assaut.

Selon RIA Novosti, la gendarmerie l’a bloquée de l’intérieur. Puis comme on l’a vu sur différentes vidéos, elle en est sortie et a repoussé les manifestants.

Comme il faisait froid dehors et sans doute pour se réchauffer, l’affrontement est devenu violent. « Amusant pour un mouvement qui s’appelle « La Serbie sans violence » ! » a noté Russosphère. Puis la police dispersa les manifestants près du bâtiment du Parlement serbe. Et ceci s’est soldé par deux policiers grièvement blessés et par l’arrestation d’un certain nombre de manifestants, 35 au total, qui risquent de prendre cher.

On laisse la conclusion à Russosphère : « Ouf ! On est sauvé. On n’aura pas le droit à BHL à Belgrade 😂😎 »

Il faut savoir que les services de renseignement dont les services russes avaient mis en garde la Serbie contre des troubles imminents.

« Nous avons reçu des informations de services qui nous ont mis en garde à ce sujet. Tout d’abord, les services de sécurité russes nous ont fourni de telles informations, mais nous avons été accusés de diffuser de la désinformation… » a déclaré la Première ministre serbe Ana Brnabic qui a ajouté que sa déclaration « ne sera pas populaire en Occident ».

« La Russie contribue à éteindre ce que l’Occident tente d’enflammer » conclut Russosphère.

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L’Otan devrait savoir (ou plutôt il le sait trop bien) que ce pays (orthodoxe), la Serbie, qui fut à la pointe de la lutte anti-allemande pendant la seconde guerre mondiale, à l’inverse de la Croatie (catholique), a tout le soutien de la Russie, et que ces deux pays sont unis par la lutte commune, qui fut celle d’une partie des Slaves, contre le nazisme.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que le thalasso-impérialisme anglo-saxon (royaumunien puis aussi étatsunien) qui remonte au moins aux débuts du XIXe siècle, au-delà des apparences qui peuvent être parfois trompeuses, a toujours cherché à affaiblir l’Europe continentale, l’Allemagne en particulier et la Russie.

Autrement dit, derrière un prétendu « anti-fascisme » et un prétendu « anti-communisme », c’est la puissance commerciale et financière qu’il importait pour le monde anglo-saxon de préserver. Et pour le dire plus concrètement, adapté à notre époque, l’impérialisme américano-sioniste.

Ceci, en cette période de déconstruction de cet impérialisme, est devenu manifeste. Le danger allemand n’est plus « nazi ». Le danger russe n’est plus « communiste ». Pourtant le but (qui a échoué) a été de mettre à mal l’économie russe.

Par contre l’économie allemande, locomotive de l’économie européenne a été mise à bas. Les gazoducs du Nord Stream en partie détruits par les anglo-américains, tout en semant le doute en direction des petites têtes humaines. Et le pire, les « élites » allemandes médiocres et corrompues ont intériorisé leur statut de vassaux. Et il en va de même des autres commensaux, franchouillards, etc.

Pour arriver à ses fins l’État profond, avec à sa tête l’industrie d’armement, aidé par ses larbins politiques, médiatistes et cultureux, a montré au grand jour qu’il n’a que faire des idéologies politiques et sociétales quand il s’agit d’imposer sa volonté.

Que faire que le régime bandériste ukrainien soit de type plus ou moins néo-nazi. Puisque il est avant tout hystériquement, pathologiquement anti-russe. L’impérialisme le soutient. Du moins le temps que ça l’intéresse, que c’est rentable pour lui de mettre en difficulté la Russie en Ukraine.

Comme la CIA et l’Otan n’ont que faire que les islamistes qui sévissent ici où là, en particulier en Syrie qu’ils ont décidé d’affaiblir, ne soient que de vulgaires terroristes pathologiques eux aussi, destructeurs d’êtres humains et du patrimoine syrien.

Cette manière d’agir n’a pas changé depuis des décennies. Elle était à l’œuvre lors des deux guerres mondiales. On a même vu les étatsuniens soutenir le régime nazi et « en même temps » (comme dirait macron) aider financièrement l’URSS à s’armer pour que les deux entités puissent se faire une « belle guerre ».

Ce qui avait pour finalité de mettre toute l’Europe au plus mal, et en particulier d’affaiblir deux puissants pays, plus quelques autres comme la France, les mettre à feu et à sang, occasionner des millions de pertes humaines et un cataclysme de destructions (y participant même allègrement), dont l’impérialisme en tirera profit pendant pratiquement quatre-vingts ans. Toute une vie d’homme.

Certains s’étonnent (quand beaucoup de crétins acquiescent sans broncher) que les chantres fervents (les chancres plus exactement) de la « démocratie » et des « droits de l’Homme » puissent soutenir et financer le bandérisme barbare et obscurantiste ukrainien.

C’est méconnaître l’Histoire. C’est ignorer que le bandérisme a été soutenu, entretenu, et manipulé, avant la Seconde guerre mondiale et après, par les services secrets et plus généralement les gouvernements royaumuniens et étatsuniens. Tout à fait comme aujourd’hui.

Car rien n’a changé sur le fond. Sauf que l’impunité et l’impudicité anglo-saxonnes s’expriment au sein d’un empire chancelant ; ce qui est une chance énorme pour le Monde entier ; mais aussi un danger : un animal blessé est toujours prêt à tout. Quitte à mourir, mourir en entraînant les autres dans sa mort.

Qui a fait capoter les négociations et accords de fin de l’intervention russe en Ukraine dès mars ou avril 2022 ? C’est Alexander Boris de Pfeffel Johnson (né à New York) dit Boris Johnson, l’ancien premier ministre royaumunien. Parfaitement orchestré, au même moment, par la tuerie ukrainienne de Boutcha dont la propagande impérialiste accusa rien de moins que la Russie.

« L’antifascisme » est une vaste fumisterie occidentale quand le colonialisme et la guerre sont le lot commun de l’impérialisme depuis tant d’années.

Et quand l’Occident dégénéré achève sa raison d’être, malfaisante, dans la glorification du sionisme — idéologie suprémaciste, colonialiste, barbare, tribale, sociopathique — en accusant la Résistance palestinienne de terrorisme !

QUELQUES BRÈVES

D’après Katya Kopylova

Les États membres de l’Union européenne envisagent de priver la Hongrie de ses droits de vote afin de conclure un accord sur l’allocation de fonds à l’Ukraine, a rapporté le Financial Times, citant des diplomates européens. Le triomphe de la démocratie.

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La Russie ne peut pas, comme certains pays, renoncer à sa souveraineté en échange de saucisses et devenir le satellite de quelqu’un (Poutine)

De Russosphère

JE SUIS LÀ, HOP, JE NE SUIS PLUS LÀ !

Dix volontaires ukrainiens ont profité de l’autorisation de quitter l’Ukraine pour rapporter une aide humanitaire à la partie de la région de Kherson contrôlée par Kiev et ne sont pas rentrés dans le pays, a déploré le chef de l’administration militaire régionale d’occupation nommé par la Junte de Kiev.

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« Pourquoi les Ukrainiens ont-ils besoin de leur propre État ? »

L’extrémiste Arestovitch a décidé de poser une question qui provoque la stupeur parmi les Ukrainiens.

😁 Et plus encore, pourquoi les Ukrainiens ont-ils besoin d’un non-Etat dirigé par des gens comme Zelensky ?

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Il était interdit aux enfants en excursion en Estonie de chanter une chanson du Nouvel An en russe.

Les employés de la pharmacie de la mairie de Tallinn [capitale de l’Estonie qui compte 40 % de Russes] ont interdit aux élèves de la maternelle de chanter une chanson du Nouvel An en russe lors d’une excursion.

La pharmacie de l’hôtel de ville est le plus ancien établissement pharmaceutique de la capitale de l’Estonie, visité par les touristes.

Selon les médias estoniens, un groupe d’enfants de maternelle s’y est également rendu. Les gars emballaient des tisanes dans des sachets personnalisés et commençaient à chanter une chanson du Nouvel An, mais les employés de la pharmacie «les ont interrompus avec indignation».

(jpf) Je suppose qu’il eût été plus approprié que la prime jeunesse estonienne chantât le Nouvel An en english dans le texte, la langue du colon otanesque.

Enfin la Renaissance du Soleil, le Sol Invictus, le 25 décembre ou natalis dies solis invicti. Le jour de naissance du Soleil Invaincu.

Natalis dies réduit à Natali a donné (le ou la) Noël, parfois écrit la Noëlle. La fête païenne de la (re)naissance solaire, très prisée aux derniers siècles de l’Empire romain, a été récupérée par le christianisme pour en faire la fête de la naissance de Jésus le Galiléen.

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[Courte trêve de fin d’année, et prochaine reprise de la traque en Ukraine.]

« A partir du 28 décembre, dans le cadre des activités de mobilisation, des postes de contrôle seront installés dans chaque ville et région d’Ukraine, nous reprenons la mobilisation. »

C’est ce qu’a déclaré l’un des commandants des forces armées ukrainiennes, Nazariy Kishak sur les réseaux sociaux. Depuis, il a effacé son message préliminaire. Oups, ça lui avait échappé !

L’information est publiée par les médias ukrainiens, mais il n’y a pas eu de confirmation officielle.

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Les drapeaux de l’UE continuent d’être brûlés à Tbilissi – cette fois près de l’hôtel de ville.

https://t.me/russosphere/42202

Ainsi, les dirigeants du mouvement conservateur « Alt-Info » Zurab Makharadze et Irakli Martynenko ont exprimé leur solidarité avec le militant Lasha Sharukhia, qui risque 6 ans de prison pour « destruction de biens de l’État d’une manière socialement dangereuse » après avoir brûlé le drapeau de l’UE qui se trouvait à proximité. (l’administration de la ville de Mtskheta.)

Pour avoir insulté les drapeaux de l’UE et de l’OTAN dans le pays, une amende est de 1 000 lari (370 $), pour une récidive – 2 000 lari (740 $) ou 15 jours d’arrestation.

Anthony Chapka

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De X

Clémentine Vergnaud, journaliste à Franceinfo atteinte d’un cancer, est morte à 31 ans en moins de 18 mois. C’est la définition même du turbo-cancer. Une spécificité chez les jeunes « vaccinés » covid.

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Le génome humain a été empoisonné : 1,25 milliard de femmes en âge de procréer ont reçu des injections. Ce qui veut dire que 1,25 milliard de femmes sont porteuses dans leurs ovules d’une mutation génétique issue des injections d’ARN-messager. Mais on ne sait pas ce qu’il en est de la lignée masculine ; qui nous dit que les spermatozoïdes ne seraient pas affectés eux aussi, d’une manière ou d’une autre.

Le Docteur Daniel Nagase a déclaré : « C’est l’ampleur du mal auquel nous avons affaire ». Des « mutations génétiques silencieuses » affecteront la fertilité et le génome de la prochaine génération. C’est-à-dire la nouvelle génération actuelle.

MESSAGE DE NOËL DE MEDVEDEV, le vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie

Via Donbass Insider

Une inflation toujours élevée et l’absence de croissance économique, le boycott de l’approvisionnement énergétique de la Russie et de son marché, des foules d’Ukrainiens parcourant sans rien faire les rues d’Europe, avec des allocations plus élevées que les pensions des Européens, des politiciens dégénérés criant à la guerre entre l’Ukraine et la Russie jusqu’à la victoire…

Europe, bonjour ! Qu’est-ce qui ne va pas chez vous, êtes-vous totalement malades ?

Joyeux Noël !