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ISRAËL, AVANT-POSTE DE LA BARBARIE OCCIDENTALE

10 janvier 2024 Réseau International

Article de Mohamed Taleb

En 1896, le père fondateur du sionisme politique, Théodore Herzl1, dans son livre «L’État juif» (premier chapitre), s’exprimait en ces termes à propos de la Palestine :

« La Palestine est notre inoubliable patrie historique. Ce nom seul serait un cri de ralliement puissamment empoignant pour notre peuple. Si Sa Majesté le Sultan nous donnait la Palestine, nous pourrions nous faire forts de régler complètement les finances de la Turquie. Pour l’Europe, nous constituerions là-bas un morceau du rempart contre l’Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie.

Nous demeurerions, comme État neutre, en rapports constants avec toute l’Europe, qui devrait garantir notre existence. En ce qui concerne les Saints Lieux de la chrétienté, on pourrait trouver une forme d’exterritorialité en harmonie avec le droit international.

Nous formerions la garde d’honneur autour des Saints Lieux et garantirions de notre existence l’accomplissement de ce devoir. Cette garde d’honneur serait pour nous le grand symbole de la solution de la question juive, après dix-huit siècles de cruelles souffrances…».

En 1897, sous son impulsion, se tient à Bâle (Suisse) le Premier Congrès sioniste mondial (avec plus de deux cents participants) à l’issue duquel est fondée l’Organisation sioniste mondiale et le projet de fondation d’un État juif en Palestine, bien que controversé par le sioniste Ahad Ha’am.2

L’objectif herzlien se veut ainsi conforme aux lignes directrices fixées lors de la Conférence de Berlin de 1884/85 : le partage de l’Afrique entre les puissances coloniales et l’apport civilisationnel de l’entreprise coloniale aux populations considérées comme barbares et qui, au besoin, pouvaient ou devaient être exterminées.

L’illustre écrivain Victor Hugo, «proche» des classes démunies en France, déclarait en 1879 : «… Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires. L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touchée… Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie…

Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde…».

Nous sommes au XXI siècle et nous avons le résultat du colonialisme européen en Afrique sous nos yeux : un néocolonialisme abject et la civilisation promise n’est que barbarie.

L’idéologie sioniste politique, sa phase de gestation accomplie, fait sienne la vision coloniale européenne de cette fin de XIX siècle. Son projet se base sur la négation et la destruction d’une histoire palestinienne ainsi que d’un socle civilisationnel, culturel, social et religieux millénaires.

Théodore Herzl s’adresse aussi bien au Sultan ottoman, Abdelhamid II, qu’à l’Empereur allemand, Guillaume II, pour trouver un appui au projet d’installation de l’État juif en Palestine. Devant une fin de non-recevoir de la part des deux souverains, il s’adresse aux Impérialistes britanniques lesquels ont des objectifs bien définis pour tout le Moyen-Orient, dans le cadre d’une politique collusive3 avec le «rival» français, après l’effondrement de l’Empire ottoman.

Les pogroms en Russie tsariste, après l’assassinat du Tsar Alexandre II, vont bouleverser la situation des Palestiniens. Les premières Aliyas, à partir de 1881, financées par le clan des Rothschild, vont déverser en Palestine des milliers de juifs, victimes de discrimination, d’antijudaïsme et d’antisémitisme européens pendant plusieurs siècles (nous remarquons qu’après la Reconquista de 1492, les juifs expulsés de la péninsule ibérique ont trouvé refuge en terre d’islam). Cette émigration connaît un arrêt avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914. Elle reprendra dès la fin du conflit mondial (Traité de l’Armistice de Compiègne en novembre 1918), avant même que le Traité de Versailles ne soit ratifié en juin 1919, un traité qui portait en soi les germes de la Seconde Guerre mondiale.

L’Empire britannique, au mépris du droit international existant de l’époque, prendra en charge le projet de colonisation de la Palestine par les sionistes. Ce projet infâme nous est présenté le 2 novembre 1917, sous une version édulcorée, dans la fameuse Déclaration Lord Arthur Balfour4 (sympathisant du sionisme chrétien), celle de la promesse de création d’un Foyer national juif en Palestine faite au Baron Lionel Rothschild, membre de la fédération sioniste en Grande-Bretagne.

Cette dernière s’arroge le droit d’octroyer un territoire, qui ne lui appartient pas et sous tutelle ottomane, à une organisation sioniste dotée d’un projet de colonisation.

La Conférence de San Remo5, en avril 1920 et à laquelle participent la Grande Bretagne, la France, l’Italie, les USA, la Belgique, la Grèce et le Japon, sera l’instance officielle pour l’introduction du concept de mandat : un concept nouveau, élaboré ad hoc par les officines impérialistes et suprémacistes et qui consiste en la prise en charge des populations du Moyen-Orient, considérées à l’état infantile et jugées inaptes à la gestion de leurs propres affaires. Les puissances occidentales présentes à la conférence, avalisent, concomitamment à l’institution de mandats, le projet sioniste.

L’omission volontaire des promesses de création d’un Royaume6 arabe et le non-respect de la Charte de la Société des Nations (Article 22), nouvellement créée pour assurer entre autres et selon les principes wilsoniens, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’Empire britannique, en tant que commanditaire et sponsor principal du projet sioniste d’implantation d’un État juif en Palestine, participe directement à la volonté de liquidation de l’histoire des Palestiniens (toutes ethnies et religions confondues) de la part des sionistes.

Le slogan «une terre sans peuple pour un peuple sans terre» représente symboliquement un génocide. Et si jamais ils auraient existé, les Palestiniens seraient d’une race inférieure sans valeur humaine, des êtres irrationnels et fanatiques aux yeux des sionistes.

Une série d’institutions et d’organisations sionistes (partis, milices, syndicats, banques, Agence juive pour les Aliyas (émigrations juives), Fonds national juif pour l’acquisition des terres (KKL) apparaissent dans la première décennie du mandat et vont contribuer, moyennant le soutien et la bienveillance britanniques ainsi que l’apport considérable de l’Organisation sioniste mondiale, à la formation d’une structure étatique sioniste qui sera dotée d’une armée, la Haganah, au finir des années Trente.

La puissance mandataire britannique assure certainement le respect des droits civils et religieux aux Palestiniens, mais leur nie tous les droits politiques bien qu’ils soient représentés au sein des administrations locales.

Parallèlement, ils installent en 1924 au pouvoir le clan des Ibn Saoud en Arabie au détriment des descendants hachémites du Prophète, permettant ainsi d’une part, à l’idéologie wahhabite de s’épanouir et d’autre part à la naissance de la mouvance islamiste avec l’organisation des Frères musulmans en Égypte, fondée en 1929 par Hassan El Banna, ainsi que d’endiguer toute velléité nationaliste.

En Palestine, ils nomment l’imam Hadj Amin el Husseini Grand Mufti de Jérusalem tout en créant une rivalité entre les familles notables, les Husseini et les Nashashibi, selon la devise «diviser pour régner».

Les Palestiniens refusent les deux colonialismes, le britannique et le sioniste. Les nouveaux juifs, essentiellement des européens ashkénazes, un corpus ayant, soi-disant vécu auparavant sous des conditions discriminatoires, ont révélé leur véritable nature, soit vider le plus possible la Palestine de sa population autochtone dans un climat de violence créé par les organisations terroristes sionistes (Haganah dont faisait partie le prix Nobel de la paix Yitzhak Rabin, Irgoun et Stern).

La révolte palestinienne de 1936-1939 est réprimée aussi bien par les Britanniques que par les sionistes qui disposaient déjà d’une certaine puissance militaire. Ces derniers se sentent gênés par les Britanniques eux-mêmes qui, nonobstant leur appui aux sionistes, vont devoir déposer le mandat en 1947 auprès des Nations unies, instance créée en 1945 à l’issue de la 2ème Guerre mondiale.

D’innommables atrocités ont été commises lors de ce conflit qui a causé des millions de victimes, dont 27 millions pour l’Union soviétique (le plus lourd tribut à la guerre).

Près de 6 millions de juifs, auparavant victimes d’antijudaïsme et d’antisémitisme, ont été intentionnellement éliminés par la violence et la barbarie nazies. [Et pas nécessairement ou uniquement nazie. Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire en ce domaine. L’auteur ne fait que reprendre ici l’opinion générale, commune, estampillée. Et c’est un autre sujet.]

C’est l’holocauste, solution finale nazie pour les juifs. Mais les pays occidentaux, en premier chef les États-Unis, interviennent tardivement pour mettre fin au massacre : affaiblir l’URSS en lui faisant supporter seule la férocité et la violence destructive nazies était aussi un objectif des occidentaux, la guerre froide ayant démarré avant la fin du conflit. L’ouverture du front Ouest ne s’est faite qu’avec le débarquement des Alliés, le 6 juin 1944, alors que le sort du conflit a été décidé déjà en 1943 après la bataille de Stalingrad.

Le tribut des Soviétiques et des populations slaves en général, bien que de loin plus important que celui de la Shoah, n’a jamais été pris en considération par les puissances européennes et fut totalement ignoré. Alors que l’hostilité pathologique du Führer Hitler ne faisait aucune différence entre les juifs et les Slaves.

Pendant que se déroulait l’enfer pour les juifs en Europe, les mêmes juifs ashkénazes, présents depuis relativement peu de temps en Palestine, faisaient subir aux Palestiniens les violences et humiliations subies autrefois par leurs ancêtres. Par ailleurs ni réprobation ni condamnation ont été soulevées par les pays européens après les massacres coloniaux en Algérie le 8 mai 1945, pendant que l’Europe fêtait la défaite du régime nazi.

Les pays occidentaux, courbant l’échine sous le poids accablant de leur culpabilité, s’attellent à tout entreprendre pour la création d’un État sioniste après la décision, en novembre 1947, des Nations unies de la partition de la Palestine. Une partition qui survient après le dépôt de mandat de la part des Britanniques, ces derniers en prise avec d’énormes difficultés avec le mouvement indépendantiste en Inde. Il faut souligner que, comme pour la Société des Nations en 1919, l’Assemblée Générale des Nations unies n’avait aucune compétence légale pour décider de la partition de la Palestine. Tout au plus, cela représentait une proposition dont la validité nécessitait l’approbation des deux parties. L’entité sioniste a été créée avec le soutien des puissances occidentales et de l’URSS (soucieuse d’avoir un pied-à-terre socialiste au Moyen-Orient). Après avoir immédiatement accepté la décision de l’ONU au regard de la partition, les sionistes ont entamé un nettoyage ethnique, suivi de massacres de la population et de destruction de villages palestiniens (plus de 500 ont été recensés), préparés depuis longtemps (voir Plan Daleth).

Le massacre de Deir Yassine est connu de tous. 800 000 Palestiniens sont expulsés

Le savant Albert Einstein7 avait mis en évidence, dans une missive adressée le 10 avril 1948 au sioniste Shepard Rifkin, directeur de l’organisation «Amis américains des combattants pour la liberté d’Israël», les responsables de la catastrophe après le massacre de Deir Yassine du 9 avril 1948 :

«Cher Monsieur, Lorsqu’une catastrophe réelle et finale nous surprendra en Palestine, les premiers responsables seront les Britanniques et les seconds seront les organisations terroristes nées de nos rangs.

Je ne veux voir personne qui soit associé à ces gens qui font fausse route et sont des criminels».

Dans une autre lettre, cosignée avec d’autres coreligionnaires (27 personnalités dont Hannah Arendt), adressée au journal New York Times, Albert Einstein8 dénonce les méthodes nazies du parti sioniste «Tnuat Haherut» sous Menahem Begin (futur Premier ministre) avec le texte ci-après :

«À l’éditeur du New-York Times. – New York, 2 Déc. 1948

Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’État nouvellement créé d’Israël l’apparition du «Parti de la Liberté» (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis nazi et fascistes. Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’Extrême-Droite et nationaliste en Palestine…».

Le soutien américain est accordé à Begin qui se trouvait en visite aux USA en cette période. Les puissances européennes, étourdies par leur complexe de culpabilité, font la sourde oreille devant les horreurs perpétrées par l’entité sioniste nouvellement créée.

À la fin du mois d’octobre 1956, Israël est la tête de pont de l’agression impérialiste franco-britannique contre l’Égypte de Nasser. Le président égyptien décide de mettre fin à l’exploitation coloniale franco-britannique du Canal de Suez qu’il nationalise en 1956. Les sionistes, sous prétexte que leurs navires se trouveraient menacés mais aussi hostiles à toute tentative d’un pays arabe d’émerger ou de se développer, attaquent en premier l’Égypte qui est loin d’avoir les capacités militaires de ses adversaires. Français et Britanniques, évoquant de nouveau la Shoah, interviennent militairement, soi-disant pour défendre Israël. Seule l’injonction soviétique contraindra les troupes étrangères au retrait en fin décembre 1956. Le président Nasser en sortira, vainqueur sur le plan politique.

Toutes les guerres successives, 1967, Sabra et Chatila au Liban en 1982, la répression de l’Intifada de 1987 ont été conduites par Israël avec le consentement sinon le soutien militaire des puissances occidentales, sous le prétexte du droit israélien à se défendre. La guerre de 1973 (offensive égypto-syrienne) a eu lieu en raison du refus de l’entité sioniste de restituer les territoires occupés depuis 1967 et du rejet du Plan Rogers, plan de paix américain (saboté également par Henry Kissinger).

Les agressions de 2005, 2009, 2014, 2021 faisant des centaines sinon des milliers de victimes palestiniennes sont tolérées voire soutenues par les puissances occidentales.

Le génocide de Gaza

La Résolution 26211 (XXV) du 12 octobre 1970 portant sur le Programme d’action pour l’application intégrale de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (A/8086) stipule :

1. Déclare que la persistance du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations représente un crime qui constitue une violation de la Charte des Nations unies, de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et des principes du droit international9 ;

2. Réaffirme le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter, par tous les moyens nécessaires dont ils peuvent disposer (en gras par l’auteur), contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance ; La Résolution 31032 des Nations unies du 12.12.1973 : «La lutte des peuples soumis à la domination coloniale et étrangère et à des régimes racistes pour la réalisation de leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance est légitime et entièrement conforme aux principes du droit international».10

Ces deux résolutions des Nations unies placent toutes les actions des Palestiniens en conformité avec le droit international et légitiment le combat des Palestiniens contre l’entité sioniste occupante et son régime d’apartheid.

Le sociologue Dr. Liess Boukra11 (décédé en 2022), dans une étude approfondie du phénomène du terrorisme, nous en donne une définition : «Par terrorisme, nous entendons toute forme de violence, légale ou illégale, qui vise à restreindre ou à abolir les libertés collectives et individuelles. Cette violence peut être le fait d’un État ou d’une organisation clandestine. A contrario, nous qualifierons de violence politique armée, toute forme de violence, qui vise à défendre, à conquérir ou à reconquérir les libertés individuelles et collectives…».

Norman Finkelstein12, politologue juif de parents survécus à l’Holocauste et auteur en autres de l’ouvrage «Industrie de l’Holocauste», déclarait dans une interview à TRT World : «…Ce qui s’est passé en Israël le 7 octobre était une révolte d’esclaves qui vivaient dans un camp de concentration… un camp de concentration qui est en train de devenir un camp de la mort…».

Citant l’exemple de Nat Turner, un esclave noir américain meneur d’une révolte contre les Blancs aux États-Unis en 1831, il souligne que Nat Turner est célébré dans l’histoire américaine.

La révolte du Ghetto de Varsovie, en mai 1943 contre l’occupant nazi, également célébrée dans les pays occidentaux, est considérée comme un acte d’héroïsme. Le Hamas est déclaré organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne mais pas par les Nations unies.

La bande de Gaza, un territoire de 365 km², avec la plus haute densité de population au monde (plus de 5000 au km²) et où vivent 2,3 millions de personnes, a été mise sous blocus par l’entité sioniste depuis 2006 devenant une authentique prison à ciel ouvert.

En proie à un besoin de réhabilitation permanente et une quête d’absolution qui se déclinent dans la protection de l’entité sioniste, quels que soient les actes innommables qu’elle commet, les puissances occidentales, ex-coloniales ou impérialistes, offrent un soutien inconditionnel au génocide actuel à Gaza. Un soutien qui a lieu sous plusieurs formes :

Politique

Tous les gouvernements européens tiennent le même discours : l’attaque terroriste du Hamas et le droit à sa défense d’Israël. Ce dernier a été attaqué par l’organisation «terroriste» du Hamas, une attaque provoquant la mort de 1400 israéliens et une prise d’otages de 240 personnes. La réponse d’Israël est légitime. Tout éloignement de cette thèse est considéré comme un acte antisémite.

Les manifestations de soutien au Palestiniens sont au début interdites. Elles sont juste tolérées par la suite et tout acte «déplacé» est jugé hostile à l’État d’Israël, un État par ailleurs sans frontières.

En Allemagne, il serait même question de faire reconnaitre aux étrangers désireux d’acquérir la nationalité allemande, en plus de répondre à d’autres critères13, celui du droit à l’existence d’Israël (l’Allemagne en fait une raison d’État).

Dans son discours de fin d’année, le président allemand, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, se montrant très affecté en raison des événements d’actualité déclarait en autres :

«… Et depuis l’automne, nous assistons avec horreur aux atrocités du Hamas et aux victimes de la guerre au Moyen-Orient…». Après trois mois de bombardements israéliens sur Gaza, causant la mort de plus de 22 000 personnes et de plus de 50 000 blessés, le nom d’Israël, auteur de ces crimes destructifs, n’a jamais été évoqué dans son discours.

De rares personnages politiques ont condamné le génocide, à l’instar de J.L. Mélenchon, de Dominique de Villepin, de la députée irlandaise Claire Daly, de Michèle Sibony, et d’autres encore qui réfutent la thèse selon laquelle le 7 octobre serait le début du conflit israélo-palestinien mais plutôt un problème de colonialisme et d’apartheid qui dure depuis au moins 1948.

Militaire

Les USA sont le principal fournisseur en armements et parrain de l’entité sioniste. Porte-avions et autres navires de guerre sont sur place. Il n’est nullement question d’un conflit asymétrique, mais d’un conflit entre deux États, Israël, État juif et démocratique (notons l’oxymore !) et l’autre, fanatique-religieux (le Hamas), deux États qui «s’équivalent» militairement en raison de l’appui supposé ou réel du second par les «forces du mal» (Iran, Hezbollah…). Le rapport de force nous est illustré dans le tableau ci-dessous. Passons outre sur le très haut niveau technologique de l’armée de terre, de l’air et de la marine sionistes qui existe depuis plus de 50 ans.

Le traitement inhumain et humiliant des prisonniers palestiniens dont des enfants, est, avec une intensité décuplée, nous rappelle celui de la prison d’Abou Ghraib en Irak en 2008, signe d’une idéologie suprémaciste, une représentation basée sur une classification raciale apte à justifier un système de domination coloniale présenté sous sa forme édulcorée d’apport civilisationnel et de progrès aux populations dites «inférieures et barbares».

Le statut victimaire de l’entité sioniste, toujours invoqué pour justifier sa réaction brutale, ne tolère pas de concurrence victimaire, surtout celle relative à l’Holocauste qu’il est en train de discréditer par ses méfaits de son propre chef sous nos yeux.

L’exécution par l’armée israélienne de trois otages israéliens torses-nus, arborant drapeau blanc et invoquant de l’aide en hébreu, n’a pas été faite au hasard ou par inadvertance. Les otages, pris pour des Palestiniens, ont tout simplement été exécutés sans vérification aucune de leur identité, une pure manifestation du racisme sioniste envers les Palestiniens. Les «cafards» (dixit Golda Meier) ou les «animaux humains» (Yoav Gallant) n’ont pas le droit d’exister. L’armée sioniste classe l’évènement comme un incident de parcours regrettable.

Médiatique

La hasbara occidentale déclare à l’unisson le droit à sa défense d’Israël face au terrorisme du Hamas.

La presse, écrite et audio-visuelle occidentale, est la courroie de transmission des informations données par les autorités israéliennes sur les «horreurs» du Hamas (viols, bébés décapités, corps déchiquetés…) sans le minimum de vérification ou l’apport de preuves ou d’images. Ces informations mensongères ont été dénoncées par la suite dans le New York Times et le Washington Post.

Le quotidien Haaretz a porté plusieurs éclairages quant aux informations israéliennes sur l’attaque du Hamas : le nombre de victimes a été revu à la baisse, de 1400 à 1200. Plusieurs victimes ont été tuées par les soldats israéliens. La rave-party Nova14 n’était probablement pas connu du Hamas.

Le journaliste Serge July, cofondateur de Libération (journal gauchiste puis libéral-libertaire [sic]), dans son article «La fuite en avant de Benjamin Netanyahou (B.N.)» dans Libération du mardi 2 janvier 2024, écrit entre autres : «L’attentat monstrueux commis par le Hamas le 7 octobre aura tué près de 1200 personnes, fait des milliers de blessés tandis près de 140 otages resteraient détenus… Le choix de la guerre à outrance à Gaza de la part de B.N., une guerre faisant des milliers de morts dans la population palestinienne, est lui aussi stratégique… à Brooklyn, le 21 octobre, une grande manifestation pro-palestinienne a lieu pour «stopper le génocide parrainé par les États-Unis à Gaza»… La guerre de Gaza avec son caractère radical et destructeur nourrit une nouvelle vague antisémite, jusqu’à l’Afrique du Sud qui a souffert de l’Apartheid et qui dénonce le «génocide» en cours à gaza. «Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde» comme le disait Albert Camus».

Tout en condamnant la politique de Netanyahou, opposée à la solution à deux États, soutenue par Biden et l’Europe, et faisant part de ses ennuis avec la justice pour corruption, fraude et abus de confiance, Serge July non seulement passe sous silence le caractère génocidaire de l’intervention sioniste à Gaza, mais accuse les manifestants pro-palestiniens d’antisémitisme, en particulier ceux de Brooklyn durant la manifestation du 21 octobre 2023, à laquelle participaient des juifs newyorkais. Assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme, il condamne en même temps la position assumée par l’Afrique du Sud de dénoncer auprès de la Cour pénale internationale, l’entité sioniste pour Génocide et pour clôturer, cite l’écrivain colonialiste et raciste Albert Camus.

Serge July, lance une critique acerbe envers Netanyahou et sa coalition au plan de la politique intérieure mais s’abstient de toute condamnation du génocide en cours.

Nous rappelons ce que dit la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948) :

«Art. II – Dans la présente Convention, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

  • a) meurtre de membres du groupe ;
  • b) atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
  • c) soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
  • d) mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
  • e) transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe. Des prises de position comme celles de July sont communes au sein de la gauche européenne».

Les violences que subissent les Gazaouis sont, pour la gauche, le résultat de la terreur islamiste du Hamas et de son antisémitisme déclaré, soutenu d’autant plus par l’«axe du mal»15 (Iran, Hezbollah, Houthis…) «notoirement antisémites». Soit la dissolution d’un problème d’occupation coloniale et d’apartheid, datant depuis un siècle, dans une dimension religieuse, voire civilisationnelle.

Nous rappelons le rôle essentiel de l’impérialisme britannique dans la mise en place au pouvoir en Arabie du clan des Ibn Saoud, imprégnés de Wahhabisme rigoriste, et le soutien à la création du parti des Frères musulmans de Hassan Al Banna en 1929. L’impérialisme américain, détrônant en quelque sorte l’impérialisme britannique, a poursuivi cette politique après la signature de l’accord de Quincy en 1945, qui stipulait «pétrole pour les USA contre sécurité et stabilité pour les Saoudiens», mais avec également pour objectif de contrecarrer, via l’islamisation, le nationalisme arabe syrien puis égyptien (sous le président Nasser), et pouvoir ériger un rempart anticommuniste et antisoviétique au sein du monde arabe.

Les Wahhabites saoudiens vont accroitre leur influence, surtout à l’issue de l’embargo pétrolier de 1973, et la diriger plus tard vers l’Afghanistan, le Pakistan, la Malaisie etc.. Les USA confortent militairement les moudjahidines afghans contre les soviétiques une décennie durant et engagent au sein d’une coalition préfabriquée, en 1990, dans la première Guerre du Golfe. Les islamistes n’acceptent pas le fait que des troupes étrangères foulent le sol de la terre sacrée et se retournent contre leur ancien patron avec des actions terroristes. C’est le 11 septembre 2001 entre autres. Mais l’ouverture de ce nouveau chapitre ne constituera pas un obstacle pour les USA et l’Europe à persévérer dans le soutien aux islamistes «modérés». Rappelons-nous de la fameuse phrase du socialiste Laurent Fabius «ils font du bon boulot» au sujet des islamistes de Djebhat Al Nosra en Syrie dont les blessés se faisaient soigner à Tel Aviv. Par ailleurs Bernard Henri-Levy faisait, en Libye, lui aussi du bon boulot (destruction de la Libye) pour Israël.

À trois mois du début du conflit à Gaza, le bilan est, sur le plan humain, de 22 438 morts dont 70% sont des enfants et des femmes et près de 60 000 blessés, sans compter ceux qui se trouvent encore sous les décombres. 326 morts parmi le personnel de santé, 121 ambulances détruites, ciblage de 150 établissements de santé, 30 hôpitaux et 53 centres de santé mis hors de service, plus de 100 journalistes tués (Tiens ! on se demanderait pourquoi des journalistes ? serait-ce pour entraver toutes informations en dehors de celles des Hasbaras sioniste et occidentale)… Une population de 2,3 millions de personnes en mouvement ou sous les tentes. Vie sociale détruite, vies familiales détruites, maisons et écoles détruites.

Les gouvernements occidentaux, l’Union européenne, si actifs pour venir en aide aux Ukrainiens, appellent tout juste à des pauses humanitaires pour Gaza (dixit Borrell, chef de la diplomatie européenne), histoire de prendre un café et sandwich et faire reprendre le massacre génocidaire.

Les populations de la majorité des pays de la planète se sont prononcées et ont condamné le génocide sioniste, assumant une position contraire à celle de leur propre gouvernement.

Les gouvernements des pays arabes ne vont pas au-delà des déclarations officielles et entretiennent sans ambages des relations avec les parrains (USA, GB…) de la barbarie sioniste.

Les sorties du président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne vont pas au-delà de la gesticulation : il aurait été plus efficace s’il bloquait la livraison de gaz vers Israël qui importe près de 40% de son gaz d’Azerbaïdjan, l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan passant par la Turquie.

A contrario, l’action des Houthis yéménites sont d’une extrême efficacité en bloquant, à Bab el Mandeb (mer Rouge), le transit des navires uniquement à destination du port israélien d’Eilat.

Là aussi la Hasbara occidentale crie au scandale en dénonçant une atteinte à la sécurité maritime internationale à laquelle les États-Unis et une coalition de pays tentent une réponse mais peinent à la mettre en place au vu de la complexité des faits et l’enchevêtrement des divers intérêts.

Le résultat de l’action des Houthi est probant dans la mesure où les navires des grandes compagnies maritimes en provenance du Golfe persique ne transitent plus par le canal de Suez mais font le tour par Cap de Bonne Espérance (voir carte ci-dessous) pour atteindre l’Europe ou vice-versa. Les retombées négatives pour les économies occidentales et autres sont énormes. 10 jours de trajet et 9000 km de différence entre les deux alternatives pour chaque trajet vont causer des dommages substantiels.

Le projet du Canal Ben Gourion, à partir d’Eilat vers la Méditerranée, en traversant la bande de Gaza, comme alternative sioniste au canal de Suez, deviendrait, dans de telles conditions, obsolète, à moins d’embraser tout le Moyen-Orient.

L’existence d’un réseau de câbles de fibres optiques sous-marins (Internet, espionnage…) reliant les pays asiatiques, africains et européens et passant justement par Bab el Mandeb (en Mer rouge où la profondeur des eaux ne dépasse pas les 200 mètres), amplifie la complexité de la situation et les risques de dérapages voire de déstabilisation de toute la région si le génocide des Palestiniens continue. Ce qui porterait un coup sérieux aux BRICS, un objectif convoité et à atteindre pour les États-Unis.

Les récents attentats au Liban et en Iran, soi-disant revendiqués par l’ISIS (organisation islamiste), portent à croire que ce sont bien les USA et Israël à en être les mandants, du moment que l’entité sioniste ne parvient pas à vaincre le Hamas après trois mois d’atrocités pour lesquelles Israël et ses parrains occidentaux seront jugés par le Tribunal de l’Histoire.

source : Algérie 54

envoyé par Amar Djerrad

  1. Juif d’origine hongroise, (1860-1904), installé à Vienne, avocat de formation et de profession journaliste. Assimilationniste convaincu au départ, change diamétralement de position après sa couverture du procès à Paris, en 1895 contre le capitaine Alfred Dreyfus, accusé d’intelligence avec l’ennemi (Allemagne). Herzl est le fondateur du sionisme politique.
  2. Partisan du sionisme spirituel et leader au sein de l’organisation «Amants de Sion» (Hibbat Sion).
  3. Voir Accords Sykes-Picot de 1916
  4. La Déclaration Balfour a été faite en contrepartie à l’apsort essentiel des sionistes à l’empire britannique en particulier. En effet, à la fin de l’année 1916, la Grande-Bretagne et la France se trouvaient en très mauvaise posture sur le terrain face à l’Allemagne. La Russie tsariste connaissait les premiers troubles internes et sa contribution aux coté des alliés devenait moindre jusqu’à disparaitre totalement avec la Révolution d’Octobre de 1917. Le chancelier allemand, Dr. von Bethmann-Hollweg, et son homologue autrichien, proposent un plan de paix à leurs adversaires et un retour à un statu quo «ante bellum» (d’avant-guerre). Les sionistes, voyant leur projet colonial menacé si l’empire ottoman devait rester sur place, font intervenir le chef de la cour suprême aux États-Unis, le sioniste Louis Brandeis, ami et conseiller du président Woodrow Wilson, pour faire intervenir les USA dans le conflit, jusque-là entres puissances européennes seulement. En 1917, les États-Unis entrent en guerre et le conflit devient mondial. Voir livre : «Palestine, le plus grand hold-up du XXe siècle», Mohamed Taleb, 2019 Éditions APIC.
  5. Sont présents avec la Grande Bretagne, la France, l’Italie, les USA, la Belgique, la Grèce et le Japon.
  6. Voir Link : Correspondance McMahon-Hussein — Wikipédia (wikipedia.org)
  7. https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/09/04/13/devoir-de-memoire-9-avril-1948-le-massacrede-deir-yassin
    https://the-bing-bang-blog.blogspot.com/2018/05/une-lettre-dalbert-einstein
    Cordialement – Albert Einstein
  8. https://www.madaniya.info/2023/09/25/lettre-adressee-par-albert-einstein-et-hannaharendt-au-new-york-times/02/12/1948
  9. https://documents-ddsny.un.org/resolution.pdf
  10. https://www.refworld.org/docid/3b00f1.html
  11. Boukra Liess, «Le terrorisme : Définition, histoire, idéologie et passage à l’acte». Chihab Éditions, 2006, p.204
  12. https://www.trtworld.com/qanda-what-happened-in-israel-on-october-7-was-a-slaverevolt
  13. Entre autres : Reconnaissance de l’ordre fondamental libéral et démocratique de la Loi fondamentale (Constitution allemande)… Connaissance de l’ordre juridique et social et des conditions de vie en Allemagne (test de naturalisation)…
  14. https://www.haaretz.com/2023/11/18/israeli-security-establishmenthamas-likely-didnt-have-prior-knowledge-of-nova-festival
  15. Expression inventée par le messianiste et criminel de guerre G.W. Bush, ex-président des USA.

FLORIAN PHILIPPOT :  » IL FAUT DÉTRUIRE L’UNION EUROPÉENNE « 

sur OMERTA

PALESTINE : POURQUOI UNE COMPARAISON AVEC LE GHETTO JUIF [DE VARSOVIE & AUTRES] S’IMPOSE ?

8 janvier 2024 Réseau International source : Mondoweiss via Spirit of Free Speech

Article de Michelle Weinroth

L’horreur du passé revient sous une nouvelle forme, et la comparaison entre le ghetto juif sous le nazisme & le ghetto de Gaza sous l’autorité fasciste actuelle d’Israël doit cesser d’être sacrilège.

Les comparaisons ne portent pas sur des identités exactes. On peut toujours critiquer une comparaison et prétendre qu’elle est imparfaite. Mais un tel jugement est intrinsèquement erroné, car les comparaisons ne sont pas destinées à marquer l’identité, mais à souligner certains traits communs – des traits essentiels, bien sûr, et non des traits accessoires ou secondaires.

Comparer le ghetto juif sous le nazisme avec le ghetto de Gaza peut être profondément troublant, mais devons-nous nous détourner de cette similitude pour ne pas voir l’horreur qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui, selon plusieurs commentateurs experts, est sans précédent dans l’histoire moderne ? Considérons l’énormité et la rapidité avec lesquelles le massacre de civils innocents est en train de se produire. Au-delà des horribles massacres perpétrés par des frappes aériennes incessantes, il y a l’acte prémédité de priver une population assiégée de ses besoins fondamentaux : nourriture, carburant, médicaments et eau. Il y a aussi l’humiliation d’hommes jeunes et vieux, quasiment dénudés et exécutés de manière extrajudiciaire. Ces actes intentionnels de génocide ne rappellent-ils pas le nazisme ? Gaza, comme certains l’ont appelé, n’est plus un camp de concentration, mais un camp d’extermination.

Une comparaison entre le ghetto de Gaza et le ghetto juif sous le nazisme pourrait bien donner lieu à un débat sur des agendas génocidaires distincts. Mais cette discussion s’éloigne du propos initial. Les différences et les variations mises à part, ce qui unit tous les types de génocides, c’est leur insondable cruauté, leur vertigineuse inhumanité. Ces actes d’anéantissement sont si aberrants qu’ils défient le langage. La parole et la raison sont bloquées, paralysées par le caractère apocalyptique de cet effacement massif de l’humanité.

Il est naturel de vouloir détourner les yeux de tout cela (et par «cela», j’entends tout ce qui est trop obscène et répugnant pour être pris en considération plus d’un instant). Mais le désarroi provoqué par cette comparaison «sacrilège» n’est rien à côté de l’agonie des victimes actuelles – les Palestiniens assiégés. Leur agonie ne disparaîtra pas simplement parce que nous détournons le regard et refusons d’affronter la comparaison. Le malaise suscité par la comparaison ne pourrait-il pas être atténué si l’exprimer publiquement et avec force pouvait donner de l’espoir, contribuer à arrêter le carnage et à prévenir un génocide à part entière ?

En effet, la douleur viscérale qu’une telle analogie provoque peut devenir une forme salutaire d’auto-questionnement chez un public par ailleurs en conflit, complaisant ou indifférent. L’effet de choc résultant de cette comparaison a le pouvoir de secouer le public pour le sortir de sa complaisance, de son déni et de son simple sentiment de désespoir. En effet, rappeler le seuil de «l’indicible», qui a marqué l’Holocauste des juifs, et tracer une ligne de démarcation entre cet épisode du XXe siècle et le présent, c’est rappeler au monde que la guerre contre les Gazaouis d’aujourd’hui (et, en fait, contre les Palestiniens de Cisjordanie) a atteint ce terrible seuil de victimisation déclenchée par la violence nazie. Pendant des années, ce seuil a évoqué l’idée d’une victimisation absolue exclusivement réservée aux juifs. Ce n’est plus le cas. L’horreur du passé est revenue sous une nouvelle forme : la victime de l’Ur n’est pas le juif, mais le Palestinien.

Si nous tenons à souligner la gravité de la crise actuelle, il faut lui conférer un caractère d’urgence. La comparaison troublante évoquée ci-dessus peut galvaniser le grand public et l’inciter à agir, à s’exprimer politiquement et à protester efficacement. Ne pas faire cette comparaison, c’est permettre au paysage apocalyptique de Gaza et au massacre de s’aggraver. Certains (notamment les défenseurs d’Israël) pourraient dire : ce n’est pas aussi grave qu’Auschwitz, et nous pouvons donc nous permettre (au moins moralement) de continuer à bombarder l’enfer de la bande de Gaza.

La dimension politique n’est pas le seul mérite de cette comparaison troublante. L’analogie dérangeante est également un moyen crucial d’exploser des mythes de longue date : en d’autres termes, que la victimisation juive est incomparable, exaltée et singulière dans sa gravité. En effet, c’est précisément l’exceptionnalisme dans lequel Israël se drape qui a permis à l’élite politique sioniste (où qu’elle se trouve – aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe ou en Israël) de bafouer le droit international à maintes reprises depuis plus de 75 ans. C’est ce sentiment cultivé de sublimité suprême (découlant de la militarisation de l’Holocauste et de l’utilisation manipulatrice de la Bible) qui élève le statut d’Israël au rang d’acteur arrogant sur la scène mondiale, indifférent à toutes les lignes rouges (c’est-à-dire à la quasi-totalité des conventions de Genève et des résolutions de l’ONU).

Avec cette identité supra-humaine qu’il s’attribue, l’expansionnisme d’Israël et sa politique de massacre de Palestiniens innocents sont étayés par le sentiment d’un pouvoir illimité conféré par Dieu. La mort de plus de 21 000 Palestiniens n’a pas calmé la soif vicieuse de vengeance d’Israël en réponse au 7 octobre. Pour Israël, les résolutions de l’ONU relèvent des «banales» affaires mondiales : il les rejette donc comme étant insignifiantes, en formulant ses revendications dans le langage de l’autorité divine. Avec cette posture rhétorique hautaine, il se moque du jugement moral et des critiques formulées à son égard par d’autres. Il bafoue le droit international avec un mépris honteux, parce qu’il sait qu’avec le soutien des États-Unis, il peut transgresser la raison et le droit avec une impunité sans bornes. Autrefois plaint en tant que victime collective d’un génocide, Israël en est aujourd’hui l’auteur, l’État qui, paradoxalement, fait de la victimisation sa quintessence.

Si nous voulons qu’Israël rende compte de ses crimes, nous devons exercer le droit démocratique de dire ouvertement et sans honte que les juifs n’ont pas le monopole de la victimisation par le génocide. Les juifs ne sont pas les éternelles victimes de l’histoire. Inversement, les juifs progressistes ont le devoir moral d’aider à desserrer l’emprise sioniste de ce sentiment de victimisation singulière. Ce dernier est une prérogative auto-attribuée qui permet à Israël (ainsi qu’à ses partisans) d’exploiter ce privilège avec des conséquences dévastatrices – génocidaires. Il est impératif que nous contribuions à mettre un terme à ce carnage.

La comparaison entre le ghetto juif sous le nazisme et le ghetto de Gaza sous l’autorité fasciste (actuelle) d’Israël doit cesser d’être sacrilège. En fait, il est essentiel que la comparaison, aussi inconfortable soit-elle, soit exprimée ouvertement, ne serait-ce que pour forcer Israël et ses apologistes à voir le reflet de l’État «juif» dans le miroir du passé nazi et, espérons-le, à réfléchir avec dégoût à sa propre réalité fasciste. Si tel était le cas, l’histoire connaîtrait un tournant positif décisif.

LEÇON D’HISTOIRE ET D’ART À L’ADRESSE DES DÉGÉNÉRÉS D’OCCIDENT

Vœux de Nouvel An 2024 du président Vladimir Poutine

с новым годом :
s-nouvoum goudeum
Mot-à-mot :
Avec nouvel an / avec nouvelle année
Soit : bonne année

HUMOUR ?

Quand l’impérialisme occidental nous ressort Daech.

Le récent attentat de Kerman, l’une des principales villes d’Iran, située au Sud-Est dans une région semi-désertique a plus de 1700 mètres d’altitude, qui a fait 84 morts et près de 200 blessés, vient d’être revendiqué par “Daech”.

Rappelons que Daech est une organisation terroriste sunnite qui depuis des années est totalement sous la coupe des États-Unis. Organisation salafiste (ouvertement terroriste et fanatique) financée en grande partie par l’Arabie Saoudite. Et qu’elle entretient le bazar, avec quelques autres organisations comme Al-Qaïda, de même malfaisance archaïque, en Syrie et en Irak en particulier.

Illustration même de la thèse qui affirme que la barbarie est de nos jours techniquement équipée. Ce qui fait toute sa dangerosité. En Syrie Daech contrôle, au Nord-Est, une partie des puits de pétrole, s’y approvisionne et commerce en toute illégalité, bien aidé par l’Oncle Sam. Mais semble-t-il embêtée par l’aviation russe.

La Lettre des Stratèges écrit : « Revendication peu crédible: l’État islamique [l’autre nom de Daech] est-il autre chose aujourd’hui qu’un faux nez des services occidentaux? Plus on examine cette revendication, cependant, plus on prend la mesure du dommage que le camp occidental s’inflige désormais à lui-même. Le peu de crédibilité du narratif du “7 octobre” tenait à l’idée que l’Occident et Israël menaient un seul combat contre le terrorisme, soutenu, lui, par l’Iran. A partir du moment où l’État islamique entre dans la danse, le récit occidental se fracture. »

Car, autre rappel essentiel : la quasi totalité des Iraniens sont des Chiites. Les Chiites représentent 10 % seulement de tous les musulmans. Et les sunnites 85 %. Le reste est constitué de quelques mouvements très minoritaires.

40 % des Chiites sont des Iraniens, et une bonne partie des autres Chiites se trouvent en Turquie, Syrie, Liban, Irak, Yémen… Actuellement, l’Iran mais aussi en partie le Qatar soutiennent le Hezbollah chiite au Sud du Liban et les diverses entités palestiniennes, dont le Hamas, mais pas que.

Cet attentat particulièrement lâche a été perpétré dans un cimetière alors qu’une foule s’était rassemblée pour commémorer sur sa tombe, le quatrième anniversaire de la mort du général Soleimani assassiné loin de toute action militaire par un drone semble-t-il étatsunien, lors de la présidence de Trump.

La Lettre des Stratèges écrit encore : «  Ce faisant, Washington, Londres et Tel-Aviv livrent de bons arguments à l’Iran pour ne pas réagir inconsidérément – contrairement au but recherché par les Occidentaux. »

Larges extraits de la dernière lettre en date de Florian Philippot, président des Patriotes.

Je vous souhaite une très belle année 2024 ! Plaçons cette nouvelle année sous le signe de la Volonté, pour ne laisser aucune place à l’esprit de fatalité.

Oui, la volonté des paysans français de se révolter contre le libre-échange imposé par l’UE, contre des taxes de plus en plus énormes, est vive en 2024 : soutien total ! Les Patriotes sont sur le terrain à leurs côtés.

Notre volonté de peuple, c’est d’être libre ! Ni identité ni euro numériques, ni ce fol élargissement de l’Union européenne à l’Ukraine, aux Balkans, au grand bonheur des profiteurs du dumping social et des mafias ! Ni la guerre que veulent les faucons !

Notre volonté, c’est de reprendre le contrôle : le Frexit est un combat immense, lors des élections européennes le 9 juin et toute l’année ! Le samedi 13/01 à Paris (rdv 14h Port-Royal), manif’ nationale pour le Frexit et les libertés : soyez là ! Dans quelques semaines, une première décision judiciaire tombera sur les SMS de Von Der Leyen avec Pfizer : on ne lâche pas l’affaire !

C’est justement parce que des lanceurs d’alerte n’ont jamais lâché l’affaire Epstein, ce réseau mondial infâme de pédocriminalité, que des noms commencent à sortir, à être enfin relayés dans les médias !

Bien sûr, il y a des censures, des pressions, mais l’essentiel est que ça bouge de plus en plus fort et nous devrons continuer d’agir en 2024 de toute notre âme pour la vérité et la justice !

C’est aussi le cas sur les injections, sur les mensonges covidistes, les coupables de ce carnage.

Les Patriotes sont là depuis le premier jour, ont fait exploser nombre de vérités, réveillé beaucoup de monde : en 2024 on secouera ensemble la table de l’oligarchie le plus fort possible, jusqu’à ce qu’elle se renverse !

Soyons unis et forts.

De mon point de vue, une des décisions les plus révélatrices du pouvoir macroniste fin 2023 a été de retirer son agrément à l’association Anticor.

En 2024, il faudra tout faire pour mettre la probité, l’honnêteté au centre ! Pour chasser les conflits d’intérêts qui rongent tout, pour rendre inéligibles à vie et mettre en prison les élus condamnés pour corruption, pour créer de vrais contre-pouvoirs populaires, notamment par le référendum et le RIC sur tout sujet.

La Caste se croit tout permis quand il n’y a plus de souveraineté nationale ni de souveraineté populaire : nous devons les récupérer !

2024 rimera avec Espérance ! Ça ne se décrète pas : ça se construit. Par l’action, la ténacité, notre énergie, notre force de rassemblement. Les Patriotes ne lâcheront rien ! Bienvenue à tous dans le combat !

BONNE ÂNÉE ET BON SYNTHÉ

Fabien Moine : Bascule dystopique : la photo folle du nouvel an Champs-Élysées 2024

MODIFICATIONS DU CODAGE DE L’ARN, CRI D’ALARME D’UN PONTE DU CNRS

Cela fait déjà un certain temps que le milieu scientifique, du moins le non-corrompu et le non-délirant ou malfaisant (voire le non-satanique), a compris les dangers des pseudo-vaccinations par ARN-messager.

Ce type de manipulation a déjà derrière lui quelques décennies d’échecs patents. Mais cela concernait jusqu’à maintenant des domaines plutôt pointus comme on dit, ainsi ceux de diverses maladies mortelles à brèves échéances, incurables ou très difficilement soignables, avec des taux d’échecs énormes. Pour ne pas dire intégraux.

Mais là, malgré leurs échecs patents, des gros laboratoires ont décidé de rentabiliser leurs déconvenues en les mondialisant. Ils y ont gagné indubitablement un argent fou en passant outre les exigences de sécurité, et même le simple bon-sens. Ce qui n’est pas étranger non plus à une certaine forme de scientisme finalement si proche de l’obscurantisme ou d’un certain esprit démiurgique et totalitaire.

Pour s’en convaincre il suffit de lire ou d’écouter, par exemple, les messages de la généticienne Alexandra Henrion-Caude ou de lire son ouvrage écrit en collaboration avec Ambre Bartok : Les Apprentis sorciers : tout ce que l’on vous cache sur l’ARN messager (Albin Michel, 2023).

Ou de lire les ouvrages de Christian Perronne : — Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise ? : Covid-19 : l’union sacrée de l’incompétence et de l’arrogance (Albin Michel, 2020) ; — Décidément, ILS n’ont toujours rien compris ! : Covid-19, celui qui dit la vérité doit être exécuté… (Albin Michel, 2021) ; — Les 33 questions auxquelles ILS n’ont toujours pas répondu (Albin Michel, 2022).

Ou encore les livres de Didier Raoult comme : Au-delà de l’affaire de la chloroquine (Michel Lafon, 2021) ; Carnets de guerre Covid-19, (Michel Lafon, tome I 2021 et tome II 2022).

Petit rappel. Dans ce qui suit il sera fait allusion à « la protéine spike ». Spike, substantif anglais que l’on peut traduire en français par : pique, piquant, aiguille, baïonnette, pointe. Le mot français qui lui correspond exactement est spicule, du latin spiculus, pointu (de la famille de spicum, spicus, épi, aiguille, spina, épine, spiculum dard, flèche, javelot, rayons solaires…).

Elle est appelée également : protéine S, péplomère (m.), protéine de pointe. C’est une protéine qui émerge de l’enveloppe de certains virus. Des protubérances qui ne se lient qu’à certains récepteurs de la cellule hôte.

Dans le cas du coronavirus responsable de la Covid-19 — soit le SRAS-CoV-2, avec SRAS pour : syndrome respiratoire aigu sévère, qui est déjà lui-même un bidouillage du SRAS-CoV-1, virus naturel, avec adjonction d’autres séquences comme celles de la malaria ou du sida, donc une arme bactériologique sino-étatsunienne — par le fait qu’il possède une triple articulation, ses « pointes » sont mobiles, ce qui leur permet de mieux balayer la surface des cellules attaquées et de mieux s’y attacher. Et de faire plus de dégâts.

C’est pour cette bonne raison (sic) que le produit expérimental, qui en fait est un véritable poison, a été développé, en un temps record et sans aucun respect des normes habituelles de développement et de contrôle. Poison plus ou moins marqué selon les séries, car il n’y a pas eu un produit unique, mais plusieurs, plus ou moins virulents. Et plus ou moins spécifiques à chaque labo.

On avait donc compris, du moins ceux qui voulaient réellement s’informer, et s’informer aux bonnes sources non-dominantes, que le coronavirus responsable de la Covid-19 était un virus naturel manipulé, autrement dit une chimère artificielle, destinée à faire plus de mal que le virus naturel. Les responsables de cette saloperie étaient des Chinois et des Étatsuniens.

Mais ce n’était pas encore assez, puisque la revue Nature a révélé le 6 décembre dernier, que non contents de jouer avec l’ARN-messager en toute ignorance des conséquences tant maléfiques que bénéfiques (si ce n’est pour le capitalisme de l’industrie pharmaceutique), non contents d’utiliser un virus artificiel dont le caractère pathogène avait été sciemment amplifié, les « savants » fous avaient produit, volontairement, des manipulations dans le codage génétique même de l’ARN-messager vaccinal ! Enfin, « vaccinal »…

*

Par CovidHub
Via Réseau International
3 janvier 2024

Selon le Dr Jean-Marc Sabatier, les manipulations de la Spike vaccinale représentent un danger pour la survie de l’humanité.

Le constat entraînera-t-il un sursaut de conscience au sein de la classe politique ? Il a en tout cas de quoi provoquer un séisme dans la communauté scientifique où une étude publiée le 6 décembre dans la prestigieuse revue Nature a déjà fait l’effet d’une bombe.

Cette étude révèle comment les modifications apportées au codage de l’ARN pour produire la Spike entraînent des erreurs de fabrication de la protéine.

Pour le Dr Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS, ces perturbations peuvent être gravissimes, car susceptibles d’engendrer la production de protéines indésirables. Dans une vidéo destinée au grand public, le scientifique explique en quoi ces manipulations représentent un véritable danger pour la survie de l’humanité.

Risques inimaginables

L’étude de Nature fait apparaître que l’adjonction d’un certain élément au code génétique de la protéine Spike en fausse la lecture. Ceci donne lieu à des erreurs dans la transcription de l’ARN messager par la cellule, qui ne reçoit plus les instructions correctes pour fabriquer les protéines.

Sachant que des ARN messagers «perturbateurs» sont injectés par milliards dans le corps humain, les risques liés à la production de protéines indésirables ou inconnues en grande quantité sont inimaginables.

Pour le Dr Sabatier, il est trop tôt pour prédire les conséquences que ceci aura sur les 6 milliards d’êtres humains qui ont été vaccinés, mais cela confirme à nouveau que la technologie de l’ARN précipite l’humanité dans une expérience hors de contrôle, liée à la possible programmation génétique des ARN messagers avant la vaccination.

Avec cette interrogation lancinante : y a-t-il une volonté de modifier le génome humain par l’utilisation d’une telle technologie ?!

:::https://odysee.com/MANIPULATIONS-CODAGE-G%C3%89N%C3%89TIQUE-ARNm-VACCINAL:3?src=embed

« Fais attention, Gérard, fais attention, tu es sur une pente savonneuse ! Aujourd’hui, c’est un petit verre qu’il te faut, mais demain tu en fumeras tout un paquet ! » (d’après Coluche)

E & R a publié, le samedi 30 décembre 2023, un article dont le titre est « Depardieu fout le bordel dans un cinéma français qui n’est qu’un grand bordel. »

Voici ce que j’en ai tiré :

Depuis toujours, du moins depuis que le Théâtre tragique et plus encore comique existe, que les comédiens, comme on dit, existent, ce « milieu » clos a toujours eu très mauvaise réputation et c’est pourquoi, autrefois la profession n’était pas bien vue, et les parents de bonne famille ne souhaitaient surtout pas voir leur fils et encore moins leur fille tenter cette aventure, « honteuse », car on savait bien que ce milieu était sulfureux, et qu’il donnait lieu à toutes les débauches et turpitudes nées de la promiscuité au sein des troupes théâtrales !

Dans cette confusion entre le réel et la fable, où l’argent et le succès éphémère deviennent le seul but de la vie, en dehors de toute éthique. L’amour, la gloire, la beauté, ou pour le dire plus crûment : la prostitution femelle et mâle, la gloire éphémère et la laideur de l’oubli. On sait ce qu’il en fut au temps de Molière, et même bien avant.

Le cinéma, depuis toujours, est sexualisé : il met en scène des acteurs et des actrices qui ont pour fonction de stimuler l’esprit et le corps des spectateurs, et cela explique son succès, depuis un siècle. Ainsi, j’ai le souvenir de jeunes gens qui se mettaient au fond de cinémas passant quelque film érotique ou vaguement porno, pour s’y masturber.

Sur les écrans de cinéma, la norme la plus commune est que les hommes doivent être virils, les femmes féminines, tout en incarnant des modèles supérieurs, quasi de demi-dieux. Les jeunes pubères en particulier, première cible de ce cinéma, joli fonds de commerce, veulent voir des héros musclés, puissants, audacieux, et des femmes sexy, amoureuses, belles. Ulysse et Pénélope !

Les corps sont à consommer, que ce soit imaginairement à travers un écran, ou concrètement hors tournage. C’est pourquoi la prostitution ou le concept de viol consenti (sic) y est reine ou roi ; et une débutante qui veut un (grand) rôle peut difficilement échapper à l’emprise de ces mâles dominants. Il y a bien sûr des exceptions. Et cette religion – l’adoration des icônes en 2D qu’on ne peut même pas toucher – a pris un coup dans l’aile depuis la wokisation d’Hollywood, attaqué par le féminisme et l’homo-sexualisme.

L’homme des Valseuses et de Danton n’est que la matérialisation de la sexualisation extrême du milieu du cinéma, qui fonctionne en vase clos, et qui parfois déborde.

Le problème du cinéma français n’est donc pas Depardieu, mais la consanguinité et le putariat, qui vont d’ailleurs exploser une fois que Depardieu sera à terre : ce chêne qu’on abat cache une bien sale forêt…

Preuve de la politisation du sujet, cet article du Monde d’Ariane Chemin, la balance numéro 1, qui dénonce la droitisation du soutien à l’acteur :

« Ami de Michel Fau et de Jean-Marie Besset, deux personnalités du théâtre français, Yannis Ezziadi vient en réalité de réaliser l’une des plus formidables opérations de séduction de la sphère réactionnaire au sein du monde de la culture, un bastion traditionnellement à gauche. Car cet homme, qui a réuni sur son nom des pointures du cinéma français, du théâtre et du spectacle, comme le réalisateur Bertrand Blier, les actrices Nathalie Baye, Carole Bouquet et Charlotte Rampling, les acteurs Benoît Poelvoorde, Jacques Weber et Pierre Richard, les chanteurs Roberto Alagna, Carla Bruni et Jacques Dutronc, est un proche de Sarah Knafo, la principale conseillère de l’ex-candidat à l’élection présidentielle Éric Zemmour. « Un excellent garçon », commente celle qui est aussi la compagne du polémiste maurrassien. [sic] »

Sous-entendu, la gauche, juste et pure, dénonce les exactions sexistes, tandis que la droite, plus traditionnelle sur les questions hommes/femmes, les défend. On l’aura compris, le viol est de droite, la défense des femmes est de gauche.

Sauf que, dans le milieu du cinéma, hiérarchisé à mort, avec une sélection naturelle féroce, il n’y a de gauche qu’idéologique, et prétexte. Derrière ce vernis pour ignorants, tout y est tyrannique, avec un argent-roi qui achète tout et tous, qui ouvre les portes et les sexes. Le gauchisme, la bien-pensance, c’est le rattrapage moral. Le cinéma français est un grand bordel incestueux, violeur, hypersexuel et pédophile. Et la contre-tribune des gauchistes anti-Ezziadi n’y changera rien…

La prostitution dans le monde du cinéma ne date pas d’hier. C’est Ferdinand Bardamu qui en 1937, dans Bagatelles pour un massacre rappelait qu’« une magnifique réputation de suceuses, de très mignoteuses putains précède les Françaises partout. » Et nous a livré ces morceaux choisis :

« C’était pas possible d’imaginer la consommation de cet homme… Le nombre de mignonnes qui se présentent pour se faire calcer [mettre dans le calcif] rien qu’à la furtive perspective d’un engagement pour Hollywood …ou même un petit rôle d’essai aux environs de Paris… Complètement affriolées ! C’est par douzaines que ça radine ! plus mignonnes les unes que les autres pour sucer la bite du monsieur… et sa chaude-pisse et sa vérole… Et pas des blèches, je vous assure ! rien que des tendrons. !… toutes présentées par leurs familles, et même des pucelles. Rien que des Aryennes et des petites bourgeoises pas faméliques. Rien au-dessus de la « majorité » … […]

Ah ! Don Juan ! quel causeur ! Les mères auraient fait l’impossible peur qu’ils les en[…] davantage, leurs jolies fillettes ! si douées pour les Arts… Il en pouvait plus… Elles le léchaient sur toutes les faces… ses vieilles burnes flasques… Hollywood ! Plus elles étaient « fiancées » plus ça plaisait… Il tenait un petit carnet pour numéroter les pucelages… parfois 25 dans un mois… Il était sadique comme 36 chats de Perse… De temps en temps ça tournait mal, y avait du tabac, des pères, des frères de familles qui se montraient… des petits chantages en perspective… Mais les pachas sont protégés… il avait même, celui-là, tout spécialement, pour son service, un vrai commissaire de police attaché à sa personne pour le dépêtrer.. quand ça fumait un peu fort… La police intervenait. On réveillait même la nuit le Préfet dans sa Préfecture pour qu’il donne des ordres… pour qu’on lui ramène ses mignonnes, quand elles se faisaient la valise… absolument comme sous Louis XV… »

Dans les années d’après-guerre, Montand, commencera lui dans le mannequinat pour hommes, pour être poli. Delon ne sera pas en reste, avec Visconti. Pour la Moreau, ce sera les femmes, dont une riche Américaine, et ainsi de suite. Bardot elle-même commencera avec Vadim, tandis que Deneuve réalisait ses fantasmes bunuéliens…

On vous le donne en mille : les dénonciations des unes et des autres sur Depardieu, sonnent le glas du cinéma français. Ce qui va en sortir rejaillira sur toute la dite gauche culturelle, qui est déjà mal en point, économiquement et idéologiquement. On assiste en direct à l’effondrement d’un système qui, croyant se purifier de ses mauvais éléments – qui lui sont constitutifs –, est en train de se suicider.

La boîte de Pandore est ouverte. Gégé, à son corps défendant, va faire tomber tout l’édifice.