Affligeant !
Rappelons que son ancien combat a consisté à diffamer David Hamilton et à pousser quelque ou quelques tarés de prétendus « justiciers » à « suicider » le photographe peu de jours après qu’il a déclaré publiquement qu’il craignait pour sa vie.
Cet assassinat est resté impuni. Mais je renvoie à mes nombreux articles sur le sujet qui se trouvent sur ce blog.
Cette fille est la plus sinistre rouée qui a su faire cyniquement carrière par son corps. Dont ses fesses, donc. Bien plus que par ce qu’elle a dans la tête. Une triste bouillie, à lire ces trois quatre livres de cinglée qu’elle n’a eu aucun de mal à faire publier.
Elle aurait mis 22 ans à se rendre compte qu’elle avait été violée à un âge plus que de raison (enfin normalement). C’est pourquoi elle a pleuré pour que le délai de prescription pour les viols passe à trente ans.
Essayer d’imaginer ce qu’il peut en être des affirmations des uns et des autres au bout de tant d’années, qu’il y ait eu viol ou non d’ailleurs. C’est « paroles » contre « paroles ». Sans preuves d’aucunes sortes de quoi que ce soit.
Dans le cas de la Q Nu dont il est question ici, totalement intégrée au système médiatique dominant, ce ne pouvait être que la vérité. La Vérité toute pure. La Vérité toute nue et immanente. Tandis que David Hamilton, passé de mode, plus ou moins mis au rencart et alors dénigré, en pleine folie féministe hystérique, ne pouvait être que le mal, le mâle, absolu. Le mensonge absolu.
Ce qui finalement ressemble parfaitement à tout ce qui se passe depuis plusieurs années. Par exemple quand il s’agit d’évoquer le covid, l’Ukraine ou la Palestine. La bonne vieille inversion accusatoire. Sans retenue, ni doute, ni soupçon de modestie. Triomphante, définitive.
Je confirme donc que le nouveau combat de la mythomane, ou si je puis dire de la mytho-woman, est bien celui de l’exhibitionnisme des anciennes violées ou prétendues violées.
Et dans tout ça où passent les hommes ? À la trappe ?
Avant de clore, je voudrais dire encore que cette femme faussement sympathique, et aujourd’hui très sûre d’elle et de son fait, mais surtout sans opposition apparente, pour ne pas dire dans une totale complicité flagorneuse, est abjecte.
Ce n’est pas pour rien que l’essentiel de la famille au sens large de la Q Nu, mais aussi en particulier sa mère et ses deux frères, depuis « l’affaire Hamilton », lui ont définitivement tourné le dos, à défaut de lui montrer leurs fesses.
Une semaine à peine après sa nomination, le gouvernement Attal ressemble déjà à un nid de scandales et de casseroles ! Entre une ministre mise en examen pour corruption, une autre menteuse, un autre nommé par copinage qui révèle immédiatement son incompétence, ça sent la fin de règne !
La déliquescence est profonde quand les hommes de pouvoir ne sont plus guidés par l’honnêteté, des convictions et l’amour de la France.
La conférence de presse inutile de Macron diffusée sur toutes les ondes mardi l’a confirmé : il est temps d’en finir ! Le problème, ce sont les hommes, corrompus, menteurs, sans attachement à la France et son peuple. C’est un pays qui chute parce qu’il n’est plus libre.
La France réduite à l’état de colonie de l’Union européenne et de Washington s’enfonce dans la médiocrité. Il faut l’en libérer, en quittant l’UE, l’OTAN, la CEDH, l’OMS, toutes les structures mondialistes qui défigurent notre pays et placent à sa tête des pions ! Zéro fatalité, une âme, du courage, de la volonté !
La meilleure arme anti-oligarchie demeure la vérité. Cette semaine, j’ai dû publiquement monter au créneau pour défendre l’honneur des manifestants anti Pass gravement diffamés par quelques hurluberlus dans les médias.
Ces diffamations ne doivent rien au hasard : elles révèlent la panique des covidistes, qui voient la vérité exploser et la justice venir.
Ces derniers jours, le Pr Raoult a tout balancé : la dangerosité des injections, le lien avec les cancers, les pénuries fabriquées par Big Pharma… La courageuse épouse de Jean-Pierre Pernaut a aussi jeté un pavé dans la mare en exprimant sa conviction du rôle de l’injection dans le décès de son mari ! Le petit monde des corrompus tremble : ne lâchons rien ! Chaque jour la vérité avance !
Unie la Résistance triomphera !
Je suis heureux du réveil des peuples : Les Patriotes mènent le combat en 2024 pour notre libération, sur le terrain partout en France ! L’Allemagne vit son insurrection sociale la plus puissante depuis des décennies ! En France, mardi, des centaines de tracteurs ont envahi Toulouse et Dijon, un mouvement national débutera le 25/01 : des milliers d’entre nous sommes prêts à bloquer la France avec les paysans, les routiers et toutes les professions volontaires ! La souveraineté agricole, alimentaire est vitale. Aux États-Unis aussi, l’oligarchie tremble devant la dynamique Trump.
Rien n’est facile : seules notre action et notre volonté peuvent changer le cours de l’Histoire. On y travaille avec vous !
Le monde est entré en ébullition : Davos (qui se tient en ce moment) paraît lunaire tant les peuples ont soif de liberté et de vérité !
Français libres, menons partout la lutte : 2024, année de notre libération ! Bienvenue à tous dans le combat !
PETIT DESSIN ANIMÉ TCHÈQUE

Russe, que oui ?
*
Anton Gerashchenko.
Patriote ukrainien. Conseiller du ministre de l’Intérieur de l’Ukraine. Fondateur de l’Institut du Futur. Ennemi officiel de la propagande russe
Les autorités russes coupent le chauffage dans les prisons pour que les prisonniers partent se battre en Ukraine, — BILD. Les températures sont descendues jusqu’à -35°C dans de nombreuses régions de Russie. Il semblerait que Vladimir Poutine ait décidé de profiter du froid pour reconstituer ses troupes affaiblies en Ukraine. De nombreuses colonies éteignent le chauffage afin que les prisonniers soient plus disposés à faire la guerre. « Pour cette raison, ils ont simplement coupé le chauffage à des températures inférieures à zéro », a déclaré Olga Romanova, fondatrice du projet Sitting Rus. « Ce faisant, les conditions de détention doivent devenir insupportables pour que les hommes puissent aller en Ukraine. <…> Il existe trois groupes en Russie pour lesquels la plupart des gens n’ont aucune compassion lorsqu’ils meurent au front. Ce sont des prisonniers. , les minorités [nationales] vivant dans des régions pauvres loin de Moscou et les nouveaux citoyens. Tant que ces trois groupes se battent et meurent en Ukraine, Poutine peut créer l’illusion de la normalité pour le reste. <…> Dans l’ensemble, le succès de les unités de prisonniers sont assez limitées, comme le montrent également les événements actuels sur le front. <…> Les prisonniers sont simplement envoyés en masse sur la ligne de front en Ukraine et y sont sacrifiés. Selon Romanova, les femmes des prisons russes sont de plus en plus recrutées. Actuellement, environ 1 000 femmes russes combattent en Ukraine.
Le mensonge systématique, la censure active et la calomnie pure et simple sont devenus les menus quotidiens des diverses chaînes de télévision ; et de radio de même. Déjà visible depuis des années pour les plus futés, la propagande mondialiste à tous les étages (je veux dire sur tous les sujets économiques, politiques, culturels, et tout ce que l’on voudra) a pris un tour accéléré, manifeste et sans aucune retenue depuis en particulier l’épisode covidiste, puis est repartie à la folie sur le sujet ukrainien et maintenant sur le sujet palestinien.
Des lopettes [« lopette : homme sans courage, sans caractère », Trésor de la langue française] mâles et femelles, qui plus est généralement très bien payées et sans nul état d’âme, abreuvent les plus crédules, attardés du ciboulot et consommateurs terrorisés de prétendues informations (ceux qui ont été les plus farouches masqués, vaccinés et ennemis de la liberté par exemple).
Parmi les champions on peut citer LCI et BFM-TV. Mais les autres ne sont pas mal, non plus. Le 12 janvier dernier voici ce que l’on pouvait voir sur TF1 :

Tandis que LCI en faisait évidemment de même. C’est la même maison.
Le sujet était donc les « journalistes » entre guillemets occidentaux relais du Kremlin. Moi pour mon cas, cela fait déjà des années que j’ai cessé de nommer les petits agents de la propagande « journalistes », tout juste « journaleux ». Et je ne sais pourquoi ce mot « Kremlin » me fait immanquablement penser au temps de l’anti-communisme plus que primaire. Car il faut dire que rien n’a changé sur le fond.
Autrefois, et j’étais le premier à le penser, on avançait l’idée que la Russie, qui pourtant nous avait libérés du nazisme, bien plus que l’Amerloquie, n’avait pas la cote parce qu’elle était bolchevique. Alors qu’à la vérité, elle n’avait pas la cote parce qu’elle n’entendait pas, comme depuis toujours, être sous la coupe de l’impérialisme occidental.
L’insignifiante felicia sideris, récitant son prompteur, son « souffleur » visuel, un texte qui n’est même pas d’elle, interroge : Porte-voix de la propagande russe, Xavier Moreau est-il revenu en France pour éviter de se battre en Ukraine ?
Xavier Moreau est un Français, ancien saint-cyrien et officier parachutiste, marié (sauf erreur) à une Russe, qui vit en Russie depuis plusieurs années et qui tient le site Stratpol (stratégie politique) sur Telegram, Odysee, etc. Et qui tient une émission sur RT en français.
J’ai déjà dû en parler ici. Et il m’est arrivé d’utiliser une partie de ses réflexions. Depuis le début de la guerre de reconquête nationale russe en Ukraine, il donne son analyse sur Stratpol. Au début sur YouTube, maintenant sur Odysee ou Rumble, ayant été évincé de YouTube.
Il peut être parfois très drôle quand il se moque des militaires de plateau-télé, accordant à chaque fois qu’il le peut le titre peu enviable de « Gamelin de la Semaine ». Celui qui prend la meilleure gamelle en racontant des balivernes et des contre-vérités dans le domaine de la guerre en Ukraine.
Pour ceux qui l’ignorent, Gamelin était le généralissime, chef d’état-major des armées françaises lors de la « Drôle de guerre » puis de la débâcle calamiteuse de 1940.
Xavier Moreau étant largement en accord avec ce que fait la Russie actuellement, il est donc censé faire la propagande, « mensongère », « grotesque » et tout ce que l’on voudra de la Russie, dans une magnifique inversion accusatoire de la presse décadente et aux ordres du mondialisme.
Mais le plus fort encore est que Xavier Moreau n’est pas revenu en France. Si ce n’est qu’il fait plus ou moins régulièrement de courts voyages en France pour participer à des rencontres ou des interventions, des conférences.
Et summum du mensonge sans aucune retenue, il n’a pas cherché à éviter de se battre en Ukraine. En fait TF1 reprenait là une rumeur invérifiable, un ragot et écrivait même :
« Il serait revenu « la queue entre les jambes ». Après avoir été un fervent soutien de Vladimir Poutine et un porte-voix du narratif pro-russe, Xavier Moreau chercherait à revenir en France, affirment des internautes ce mercredi 10 janvier. D’après cette rumeur, l’ancien militaire français devenu citoyen russe en 2013 aurait reçu « son ordre de mobilisation pour le front ukrainien », ce qui l’aurait poussé à « rentrer précipitamment en France ». »
C’est une rumeur, mais on la propage, sans vergogne, ni vérification ! Car on n’est même pas capable de la faire, et cela va tellement bien dans notre discours farfelu.
Un certain nombre de personnes (par exemple Slobodan Despot sur antipresse.net) et finalement Xavier Moreau lui-même, ont été obligées d’intervenir. Sur @stratpol_site ce dernier écrivait : « Il y a quatre bonnes raisons pour lesquelles je ne peux être mobilisé : la mobilisation est terminée, je suis trop vieux (52 ans c’est bon pour l’armée ukrainienne mais pas russe), j’ai cinq enfants, je suis directeur d’une société d’informatique. »
Il a déclaré par ailleurs, à propos de cette rumeur : «Ça veut dire que j’appuie là où ça fait mal».
Il y a quelques jours, on m’a informé que la folle mythomane et exhibitionniste Flavie Flament, qui est responsable au moins indirectement de l’assassinat de David Hamilton le 25 novembre 2016*, faisait encore parler d’elle dans la catégorie « bien atteinte ».
David Hamilton est mort, j’ai vraiment du mal à croire au hasard, dans la soirée du 25 novembre qui était un vendredi cette année-là. Soit lors de la « Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ». Jour également de la Sainte Catherine et de la Fête devenue désuète des catherinettes, autrement dit des jeunes filles ayant atteint l’âge de vingt-cinq ans sans être mariées.
Et jour qui correspond également au 5 frimaire du calendrier dit républicain, officiellement dénommé Jour du cochon. Et ce n’est sans doute pas un hasard non plus que l’un des nombreux dictons qui évoquent Sainte Catherine (comme le plus connu : « À la sainte-Catherine, tout bois prend racine ») nous dise : « À la sainte-Catherine le porc couine. »
Pour être encore plus complet, le 25 novembre 2016 c’est également le jour où a été signé par Valls et Touraine un décret concernant l’éthique au sein de l’Ordre des infirmiers où l’on pouvait lire que « le respect dû à la personne continue de s’imposer après la mort. »
Nous, on aurait aimé que le respect dû à la personne de David Hamilton eût existé déjà de son vivant. On se souvient de la manière dont la Flament et l’Ardisson l’ont agoni publiquement, et sans aucune conséquence pour eux, de sottises et diffamé, à la télévision.
Mais pour en revenir à Flament, il faut savoir qu’elle a fait carrière par le sexe, et ceci depuis sont plus jeune âge. Et qu’elle a su plus d’une fois se montrer fort déshabillée dans la presse « pipole ». Il faut se dire également qu’arrivées à un certain âge celles qui ne sont qu’apparence, commencent à être remisées. Et c’est exactement le cas de Flament. Il y a déjà plusieurs années qu’elle est passée de la téloche à la radio.
Puis récemment, alors que l’on ne parle plus beaucoup de sa vie et de son corps, certains l’ayant vue se sont livrés à quelques réflexions, paraît-il, désobligeantes sur son physique de femme vieillissante.
Que cela ne tienne. Voilà qu’elle a décidé de se montrer en partie dénudée sur Instagram. « Je vous montre mes fesses ». Ce qui n’est d’ailleurs pas vraiment neuf car elle en avait déjà montré une bonne partie autrefois dans je ne sais plus quels magasines. La nouveauté, qui n’en est pas une finalement, est qu’elle nous avait épargné jusqu’à maintenant sa raie des fesses, mais qu’ici encore elle n’a pas vraiment réussi à briser le tabou.

Voici sa présentation :
« Ceci est une lune, un popotin, un pétard.
Les fesses d’une femme qui, cette année, fêtera ses 50 ans.
Alors que mon entretien dans @50inside est annoncé pour demain sur Instagram, je lis, dans un commentaire, que je suis “méconnaissable” depuis ma prise de poids. Ça tombe bien: je ne cherche pas à être reconnue, j’aspire juste à être connue. Pour ce que je suis, depuis toujours. Pour ce que je deviens aussi.
Ceci est ma lune. Mes fesses.
Celles d’une femme qui, quand elle était gamine, a vu son insouciance et son intégrité fauchées par un viol quand elle n’avait que 13 ans. Celle qui, quand elle était ado, était soumise à la pesée chaque matin et privée de sortie si elle prenait trop de poids.
Heureusement pour moi, je n’ai pas grandi à l’heure des réseaux sociaux.
Vous m’avez connue perchée sur des talons, un pied dans l’anorexie, torturant mon corps pour être “couture” à la une des magazines ou sur les plateaux de télévision. Pour plaire et recueillir ce qui me paraissait un semblant d’affection.
Alors aujourd’hui, je vous montre mes fesses. Rebondies de bonnes bouffes, de plaisirs enfin recouvrés, de vin et de caresses.
Des fesses de joie! Des fesses de vie!
Pour inviter les ignorants à se taire, mais surtout, surtout, pour vous dire de vous AIMER. »
Cette photo inesthétique au possible, laide, de l’éculé affligeant, plus ou moins photo de cabinets, nous montre quoi ? Que le doute est de moins en moins permis sur son absence de viol à l’âge de treize ans. Je ne sais pas s’il existe beaucoup d’anciennes violées (mis à part dans le domaine du cinéma, source encore de tous les excès et dérives perverses) qui aient envie de se montrer sous cet angle. Et pour nous dire quoi : qu’elle a grossi ! Oui, et alors, c’est le lot de la plupart des gens en vieillissant.
Redisons encore une fois qu’elle a affirmé n’avoir retrouvé le souvenir de ce « viol » qu’en 2009, soit 22 ans après les faits prétendus. Et ceci au cours d’une séance dite de psychothérapie ! Elle nous a parlé d’amnésie traumatique, sauf qu’à treize ans il est impossible d’oublier un viol. À trois ans, oui c’est normal, la mémoire n’est pas encore formée, mais à treize, c’est risible, anti-scientifique au possible. Grotesque.
La pseudo-violée a toujours été obsédée par son corps et le sexe (il suffit de lire ses œuvrettes imprimées pour le comprendre) et est une parfaite exhibitionniste.
À propos de fesses, est-ce que les siennes ont encore l’odeur du gigot aux haricots qu’elle avait coutume de manger le dimanche midi chez ses parents, comme elle l’explique dans l’un de ses bouquins ?
Du temps où elle avait pour nom de famille : Lecanu. Avant de devenir : le cas nul ; et presque : la canule ; et donc ces jours derniers : le cul nu.
*Je ne vais pas refaire un article sur les bonnes raisons qui font que cette triste personne soit ici qualifiée de mythomane et d’exhibitionniste, et que je parle d’assassinat pour le « suicide » de David Hamilton, il suffit de relire les nombreux et parfois longs articles que j’ai écrit sur ces sujets sur ce blog.

Pour être complet ajoutons, ce que semble ignorer ce journal africain, que le tout nouveau ministre de l’Europe [sic] et des Affaires étrangères dans le gouvernement Attal est un certain Stéphane Séjourné, un ex-socialo conseiller de macron au ministère de l’Économie, puis conseiller (je ne sais pas en quoi consiste ses conseils) du même macron élu président ; député européen président du groupe « Renew Europe » (sic) à partir de 2021, puis secrétaire général de Renaissance, nouveau nom de La République en marche, en septembre 2022.
Et qu’il a été en couple avec Gabriel Attal, avec qui il s’était pacsé en 2017. Ils se sont séparés en 2022.
Attal ancien du Parti socialiste de 2006 à 2016 et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine de 2012 à 2017.
Comme le rappelle Russosphère, « le clown Zelensky a rencontré le Français gay Stéphane Séjourné et a discuté des besoins en matière de défense : production conjointe de drones, d’artillerie, renforcement supplémentaire de la défense aérienne. »
C’est marrant, mais j’ai du mal à imaginer séjourné et attal, et macron en tenue militaire. Et au front.
Florian Philippot
Article de Pepe Escobar source : The Cradle
Traduction Réseau International 12 janvier 2024
Le procès pour génocide intenté par Pretoria contre Israël est crucial, non seulement pour mettre fin au carnage de Tel-Aviv à Gaza, mais aussi pour planter le premier drapeau du multipolarisme dans les salles d’audience du monde entier : c’est le premier procès d’une longue série qui cherchera à mettre fin à l’impunité occidentale et à restaurer le droit international tel qu’il est envisagé dans la Charte des Nations unies.
Ce n’est rien de moins que le concept intégral du droit international qui sera jugé cette semaine à La Haye. Le monde entier regarde.
Il a fallu qu’un pays africain, pas un pays arabe ou musulman, mais surtout un membre des BRICS, tente de briser les chaînes de fer déployées par le sionisme par le biais de la peur, de la puissance financière et de menaces incessantes, réduisant en esclavage non seulement la Palestine, mais aussi des pans entiers de la planète.
Par un tour de justice poétique historique, l’Afrique du Sud, un pays qui connaît une ou deux choses sur l’apartheid, a dû prendre la hauteur morale et être le premier à déposer une plainte contre l’Israël de l’apartheid à la Cour internationale de justice (CIJ).
L’action en justice de 84 pages, exhaustivement argumentée, entièrement documentée et déposée le 29 décembre 2023, détaille toutes les horreurs perpétrées dans la bande de Gaza occupée et suivies par tous ceux qui possèdent un smartphone sur la planète.
L’Afrique du Sud demande à la CIJ – un mécanisme des Nations unies – quelque chose de très simple : Déclarer que l’État d’Israël a manqué à toutes ses responsabilités en vertu du droit international depuis le 7 octobre.
Et cela inclut notamment une violation de la Convention sur le génocide de 1948, selon laquelle le génocide consiste en «des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux».
L’Afrique du Sud est soutenue par la Jordanie, la Bolivie, la Turquie, la Malaisie et, de manière significative, par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe les terres d’islam et constitue 57 États membres, dont 48 abritent une majorité musulmane. C’est comme si ces pays représentaient l’écrasante majorité du Sud mondial.
Ce qui se passera à La Haye pourrait aller bien au-delà d’une éventuelle condamnation d’Israël pour génocide. Pretoria et Tel-Aviv sont tous deux membres de la CIJ, dont les décisions sont donc contraignantes. En théorie, la CIJ a plus de poids que le Conseil de sécurité des Nations unies, où les États-Unis opposent leur veto à tout fait concret susceptible de ternir l’image qu’Israël s’est soigneusement forgée.
Le seul problème est que la CIJ n’a pas de pouvoir d’exécution.
Concrètement, l’Afrique du Sud souhaite que la CIJ impose à Israël l’ordre de mettre fin à l’invasion – et au génocide – sur-le-champ. Cela devrait être la première priorité.
Une intention spécifique de destruction
La lecture de l’intégralité de la requête sud-africaine est un exercice terrifiant. Il s’agit littéralement de l’histoire en train de s’écrire, sous nos yeux dans ce jeune XXIe siècle accroc à la technologie, et non d’un récit de science-fiction sur un génocide se déroulant dans un univers lointain.
La demande de Pretoria a le mérite de brosser un tableau d’ensemble, «dans le contexte plus large de la conduite d’Israël à l’égard des Palestiniens pendant les 75 ans d’apartheid, les 56 ans d’occupation belligérante du territoire palestinien et les 16 ans de blocus de Gaza».
La cause, l’effet et l’intention sont clairement définis, transcendant les horreurs perpétrées depuis l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» de la résistance palestinienne, le 7 octobre 2023.
Il y a ensuite les «actes et omissions d’Israël qui peuvent être assimilés à d’autres violations du droit international». L’Afrique du Sud les qualifie de «génocidaires, car ils sont commis avec l’intention spécifique requise (dolus specialis) d’éliminer les Palestiniens de Gaza en tant que partie du groupe national, racial et ethnique palestinien au sens large».
Les faits, présentés à la page 9 de la demande, sont brutaux, allant du massacre aveugle de civils à l’expulsion massive : «On estime que plus de 1,9 million de Palestiniens sur les 2,3 millions d’habitants de Gaza – soit environ 85% de la population – ont été contraints de quitter leur foyer. Ceux qui ne peuvent pas partir ou qui refusent d’être déplacés ont été tués ou risquent fort d’être tués chez eux».
Et il n’y aura pas de retour en arrière : «Comme l’a noté le rapporteur spécial sur les droits de l’homme des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les logements et les infrastructures civiles de Gaza ont été rasés, ce qui empêche toute perspective réaliste de retour chez eux pour les habitants de Gaza déplacés, répétant ainsi une longue histoire de déplacements forcés massifs de Palestiniens par Israël».
L’hégémon complice
Le point 142 de la demande pourrait résumer l’ensemble du drame : «Toute la population est menacée de famine : 93% de la population de Gaza est confrontée à des niveaux de famine critiques, et plus d’une personne sur quatre se trouve dans une situation catastrophique» – avec la mort imminente.
Dans ce contexte, le 25 décembre, jour de Noël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réitéré sa rhétorique génocidaire en promettant : «Nous ne nous arrêterons pas, nous continuons à nous battre et nous approfondissons le combat dans les jours à venir, ce sera une longue bataille et elle n’est pas près d’être terminée».
Ainsi, «de toute urgence» et «en attendant que la Cour se prononce sur cette affaire sur le fond», l’Afrique du Sud demande des mesures conservatoires, dont la première sera que «l’État d’Israël suspende immédiatement ses opérations militaires à l’intérieur de Gaza et contre Gaza».
Cela équivaut à un cessez-le-feu permanent. Chaque grain de sable, du Néguev à l’Arabie, sait que les psychopathes néoconservateurs en charge de la politique étrangère américaine, notamment leur animal de compagnie, téléguidé et sénile, qui occupe la Maison-Blanche, sont non seulement complices du génocide israélien, mais s’opposent à toute possibilité de cessez-le-feu.
Cette complicité est d’ailleurs punie par la loi, conformément à la Convention sur le génocide.
Il est donc évident que Washington et Tel-Aviv ne reculeront devant rien pour empêcher un procès équitable devant la CIJ, en utilisant tous les moyens de pression et de menace disponibles. Cela va de pair avec le pouvoir extrêmement limité exercé par toute cour internationale pour imposer la règle du droit international au combo exceptionnaliste Washington-Tel Aviv.
Alors qu’un Sud mondial alarmé se mobilise contre l’assaut militaire sans précédent d’Israël sur Gaza, où plus d’un pour cent de la population a été tué en moins de trois mois, le ministère des Affaires étrangères israélien a enrégimenté ses ambassades afin de tordre le bras aux diplomates et aux politiciens des pays hôtes pour qu’ils publient rapidement une «déclaration immédiate et sans équivoque selon les lignes suivantes : Affirmer publiquement et clairement que votre pays rejette les allégations scandaleuses, absurdes et sans fondement faites à l’encontre d’Israël».
Il sera assez éclairant de voir quels pays se conformeront à cet ordre.
Que les efforts actuels de Pretoria aboutissent ou non, cette affaire ne sera probablement que la première du genre déposée devant les tribunaux du monde entier dans les mois, voire les années à venir. Les BRICS – dont l’Afrique du Sud est un État membre essentiel – font partie de la nouvelle vague d’organisations internationales qui contestent l’hégémonie occidentale et son «ordre fondé sur des règles». Ces règles ne signifient rien ; personne ne les a jamais vues.
Le multipolarisme est apparu en partie pour compenser le fait que, depuis des décennies, on s’éloigne de la Charte des Nations unies et que l’on se précipite vers l’anarchie incarnée par ces «règles» illusoires. Le système des États-nations qui sous-tend l’ordre mondial ne peut fonctionner sans le droit international qui le garantit. Sans le droit, nous sommes confrontés à la guerre, à la guerre et encore à la guerre ; l’univers idéal de l’hégémon est en fait celui de la guerre sans fin.
Le procès pour génocide intenté par l’Afrique du Sud contre Israël est manifestement nécessaire pour renverser ces violations flagrantes du système international, et il sera très certainement le premier d’une longue série de procès de ce type contre Israël et ses alliés pour ramener le monde à la stabilité, à la sécurité et au bon sens.
Alexis LSK
Dans cet article sur la doctrine américaine, j’approfondis en long, en large et en travers toute la stratégie et la vision géopolitique des USA.
Cet article est l’un des 4 éléments fondamentaux que je mentionne dans mon article sur la Nouvelle Guerre froide que je vous invite fortement à lire en amont si ce n’est pas déjà fait.
Cet article, à mon humble avis, est l’un de mes articles les plus importants de cette année, car comprendre la doctrine américaine, c’est comprendre une énorme partie des conflits et enjeux dans le monde.
La majorité des conflits ont en général cette doctrine en sous-jacent et sont liés directement ou indirectement à la volonté des États-Unis de déstabiliser certaines parties du monde pour maintenir leur hégémonie.
Les 2 colonnes de la doctrine américaine
La doctrine américaine comporte de nombreux éléments, la maîtrise des mers, les zones clés, le renseignement et l’espionnage et beaucoup d’autres, mais on peut comprendre l’essentiel de la doctrine en 2 grands points :
Tous les moyens sont bons pour assurer l’hégémonie américaine sur le monde (soft power, propagande, intimidations, fake news, déstabilisations, corruption, sabotages etc).
L’Eurasie est un cauchemar géopolitique pour les États-Unis car elle est un contre-modèle et sa principale concurrente, c’est pourquoi elle se doit d’être soit vassalisée, soit neutralisée.
Les USA, cette hyperpuissance qui veut une hégémonie sans partage.
Les deux grands noms de la doctrine américaine : George Friedman et Zbigniew Brzezinski
Pour comprendre la doctrine américaine, il faut s’intéresser aux « maîtres stratèges » qui dictent cette doctrine à l’État américain depuis toujours.
Parmi les quelques « cerveaux » derrière la stratégie américaine, on retrouve deux grands noms qui ont dicté environ 80% de ce qui fait la doctrine américaine : George Friedman et Zbigniew Brzezinski.
Nous allons découvrir chacun de ces deux stratèges pour en apprendre plus sur la colonne vertébrale de la stratégie américaine dans le monde.
George Friedman, le maître à penser de la CIA
Pour comprendre George Friedman, je ne peux que citer l’excellent article rédigé par Jean-Claude Empereur sur RevuePolitique.fr qui résume le personnage et sa pensée de manière limpide.
L’extrait qui nous intéresse de son article :
« George Friedman, spécialiste reconnu de la prospective, président de Stratfor, société qui se consacre à l’analyse géostratégique et à l’intelligence économique, souvent qualifiée de “CIA bis”, est proche des milieux dirigeants américains. Il peut être ainsi considéré comme très représentatif de la pensée géopolitique dominante à Washington, qu’il s’agisse des cercles dirigeants “visibles” comme de ceux du “deep-state” et du complexe militaro-industriel, qu’ils soient Républicains ou Démocrates. »
« On sait depuis Tocqueville que l’affrontement entre l’Amérique et la Russie fait partie des grands mythes de l’histoire.
Pour certains, le caractère inévitable de cet affrontement a été théorisé dès 1904 par Hartford Mackinder dans sa conférence à la Royal Geographical Society de Londres. Cette conférence, reprise ultérieurement dans un simple article de douze pages, résume encore aujourd’hui les orientations de la politique américaine en mettant en évidence l’opposition absolue entre une Amérique appuyée sur la maîtrise intégrale des océans et une Russie retranchée dans “l’île du monde” cœur du système continental eurasiatique et “pivot géographique de l’histoire”.
Pour Friedman le rapprochement de la nouvelle Allemagne et de la Russie éternelle en rendant inévitable la constitution d’un ensemble continental gigantesque peuplé de plus de sept cents millions d’habitants, aux immenses ressources naturelles, à la profondeur stratégique inégalée, en continuité et en contiguïté avec la Chine, l’Inde et le monde musulman est inacceptable.
Ce rapprochement, s’il devait se confirmer dans les vingt ans à venir, constituerait pour les États-Unis, un véritable cauchemar géopolitique en même temps qu’une menace majeure, mettant en cause une hégémonie considérée comme non négociable.
Dans ces conditions, tout, absolument tout, doit être mis en œuvre pour en empêcher la réalisation.
C’est ainsi que l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne, en réalité à l’OTAN, constitue un enjeu majeur et prend tout son sens. Dans cette logique, le conflit doit être mené jusqu’à son terme afin de positionner les armées de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie et ceci “pour des décennies”…
Bien au-delà du simple endiguement de la guerre froide “containment”, c’est d’une stratégie de refoulement pur et simple “roll back” dont il s’agit. Cette stratégie fait ainsi entrer subrepticement les États-Unis dans l’ “étranger proche” de la Russie, en plaçant de facto cette zone périphérique, à laquelle elle est très attachée, pour sa sécurité, sous contrôle américain. L’étape suivante est d’utiliser, dans la ligne de ce que préconise Zbigniew Brzezinski dans le “Grand échiquier”, l’Ukraine comme bélier géostratégique pour disloquer ensuite la Fédération de Russie.
Au cours d’une conférence donnée au Chicago Council for Global Affairs, George Friedman, à l’occasion de la sortie de son livre, n’a pas hésité à envisager le retour de la guerre froide voire même la possibilité d’un conflit préventif avec la Russie.
“Si l’on veut éviter qu’une flotte constitue une menace il faut empêcher sa construction avant qu’il ne soit trop tard”, précise-t-il.
George Friedman / Source : bizjournals.com, Hajnal Andras
Il ne faut pas se bercer d’illusions, cette analyse, partagée par la plupart des milieux dirigeants de Washington, qui rappelons le sont souvent les commanditaires de Stratfor, dénie à l’Union européenne toute possibilité d’indépendance politique économique ou militaire.
Car du fait de l’impossibilité supposée des responsables politiques européens de maîtriser leurs conflictualités latentes, tout désir d’indépendance de leur part est perçu comme un risque et une menace permanente pour la paix et la sécurité des États-Unis.
Friedman insiste sur le fait que les États-Unis doivent continuer à contrôler sans partage les océans et l’espace, il pourrait ajouter le numérique et le big data, car c’est le socle de leur puissance.
Devant les risques que présentent, selon lui, l’irresponsabilité et l’incontrôlabilité européenne, et le double échec de l’intégration économique et militaire de l’Europe, deux solutions s’imposent : « le renforcement et l’extension de l’OTAN, la mise en œuvre du Grand Marché Transatlantique, deux instruments de vassalisation de l’Union. »
Zbigniew Brzezinski, le père de la doctrine américaine moderne
Pour le second maître à penser de la doctrine américaine en géopolitique, je ne peux que citer un passage du livre Un Printemps Russe de mon ami Alexandre Latsa, qui analyse de manière brillante et concise cette personnalité.
L’extrait qui nous intéresse de son livre :
« En 1997, un des ouvrages clés de la géopolitique américaine des deux dernières décennies est publié par Zbigniew Brzezinski, un politologue américain d’origine polonaise, ancien conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis entre 1977 à 1981.
Zbigniew Brzezinski / Source : Spiegel Online
Zbigniew Brzezinski est surtout l’un des aiguilleurs de la pensée stratégique américaine. Au cours de la guerre d’Afghanistan, il joua un rôle non négligeable dans l’aide fournie aux combattants afghans contre l’Armée Rouge qui débuta non pas après l’invasion de l’Afghanistan en décembre 1979, mais au cours du mois de juillet de la même année.
Zbigniew Brzezinski se rendra lui-même à la frontière pakistano-afghane durant la guerre, avec l’aide et l’appui des puissants services de renseignements pakistanais, pour assurer les moudjahidines du soutien logistique américain et leur rappeler que Dieu est avec eux.
Lors de ce déplacement filmé, il y rencontra le plus célèbre de ses combattants : Oussama Ben Laden.
Ce n’est cependant qu’en 1998 qu’il confiera dans une interview au Nouvel Observateur que « la CIA était entrée en Afghanistan avant les Russes » et qu’il était fier d’avoir « piéger les Russes en Afghanistan », ce Vietnam eurasien ayant été selon lui le facteur principal d’enrayement de la machine soviétique.
Dans son ouvrage, Le Grand Échiquier, Zbigniew Brzezinski expose les visées stratégiques américaines en Eurasie et les objectifs à atteindre pour permettre à l’Amérique de conforter sa position d’hyperpuissance.
Il y prône clairement une intégration de la Russie au système occidental ou du moins son arrimage à la périphérie de ce système.
Il préconise de fait une union étroite avec l’Europe qualifiée de « tête de pont démocratique de l’Amérique » car « sans l’Europe, l’Amérique est encore prépondérante, mais pas omnipotente », mais aussi car « les Européens sont plus exposés au risque éventuel qu’un impérialisme chauviniste anime de nouveau la politique étrangère russe».
On comprend mieux dès lors la constante obsession américaine à étendre l’Otan en Europe orientale, afin de renforcer la sphère de contrôle et d’influence américaine et de ne pas y perdre pied face à une Russie renaissante, scénario il est vrai plus que d’actualité au début 2015.
La notion d’«Europe, tête de pont démocratique » sera du reste étrangement reprise par Barack Obama lors des cérémonies du 9 mai 2014 en Normandie.
Zbigniew Brzezinski n’arrête cependant pas à la façade ouest de l’Eurasie ses ambitions pour l’Amérique. Dans Le Grand Échiquier il écrit ainsi :
Il est crucial qu’aucune puissance eurasienne concurrente (Russie ou Chine) capable de dominer l’Eurasie ne puisse émerger et ainsi contester les USA (…)
La suprématie mondiale de l’Amérique dépend directement de sa capacité à maintenir sa situation prépondérante sur le continent eurasien.
(…) 75% des habitants de la planète vivent en Eurasie et les principales richesses du monde se situent sur ce continent, à la fois en termes d’entreprises et de ressources naturelles.
L’Eurasie correspond à 60% du PNB mondial et contient les trois quarts des ressources naturelles mondiales connues en matière d’énergie.
Zbigniew Brzezinski, Le Grand Échiquer
On comprend mieux pourquoi, toujours dans cet ouvrage, le stratège Brzezinski envisage clairement, pour ne laisser aucune chance à un quelconque concurrent d’émerger, de simplement démembrer la Russie en tant qu’État.
Comme il l’explique lui-même :
Une Russie plus décentralisée, entendez démantelée en plusieurs entités, aurait moins de visées impérialistes. Une confédération russe plus ouverte, qui comprendrait une Russie européenne, une république de Sibérie et une république extrême-orientale, aurait plus de facilités à développer des liens économiques étroits avec l’Europe.
Zbigniew Brzezinski reviendra cependant au cours de la deuxième décennie des années 2000 sur ces positions radicales à l’égard de la Fédération de Russie en refocalisant la stratégie nécessaire à l’Amérique, selon lui, pour lutter contre l’essor du terrorisme islamique.
Malgré cette nouvelle grille de lecture plus coopérative avec les grands émergents, le mal sera fait.
Une école stratégique anglo-saxonne verra le jour, résumée par exemple par le témoignage on ne peut plus sincère de George Friedman, président de la société d’intelligence économique Stratfor, qui en février 2015 annonçait les visées américaines en Eurasie pour y déstabiliser l’émergence de nouveaux pôles d’influences pouvant porter atteinte au leadership américain, en premier lieu celle de la nouvelle Russie qui reconstituait une zone d’influence régionale en Eurasie et vers l’Europe. »
Une doctrine américaine d’hégémonie absolue
Vous l’avez compris, maintenant que vous connaissez les deux cerveaux principaux de la doctrine américaine, vous savez que les USA ont une vision hégémonique et sans partage sur le monde.
De cette doctrine, découle de nombreux conflits, que ce soit au Moyen-Orient, en Asie, en Europe et d’autres.
Les USA agissent parfois directement, en envoyant leurs propres troupes, et parfois indirectement en se servant de pays satellites ou marionnettes.
De nombreux conflits sont parfois même causés par des groupuscules financés et armés par les États-Unis qui se retournent ensuite contre eux.
Sans parler du fait que les USA pensent toujours « America First » au détriment de leurs propres alliés si nécessaire, qu’ils n’hésitent pas à saboter et couler s’il le faut.
Comme disait un autre stratège américain qui a également eu une forte influence sur la doctrine américaine
Être un ennemi des États-Unis est dangereux, mais être un ami est fatal.
Henry Kissinger
Un nouveau monde multipolaire qui souhaite se passer des États-Unis
En une trentaine d’années, avec l’explosion démographique de certains pays, la relocalisation, la mondialisation et la démocratisation des hautes technologies couplées à de nombreux autres facteurs, nous avons assisté à une profonde restructuration du monde.
Ce nouveau monde que nous constatons est un monde multipolaire. J’aborderai en profondeur ce point dans un autre article dédié.
Face à ce nouveau monde multipolaire, avec désormais de nombreuses puissances qui ne se laissent plus faire et ont la capacité d’entraver voire de menacer les USA, le pouvoir américain perd pied et la doctrine américaine ne fonctionne plus.
Les cartes de la géopolitique sont rebattues
C’est grâce à cette nouvelle configuration qu’à partir de 2022, après 8 ans de bombardements sur les populations russes du Donbass, la Russie, forte de sa nouvelle puissance et ses grandes alliances, a pris la décision de lancer sa guerre préventive en Ukraine, pour entraver et stopper l’avancée de son encerclement voulu par les États-Unis.
Trop confiante, la doctrine américaine s’est empressée de vouloir sanctionner et encercler économiquement la Russie, quitte à s’assurer de la séparation de l’Europe et la Russie en sabotant le pipeline Nord Stream.
Ce que n’avaient pas prévu les Américains, c’est qu’en 30 ans, le monde a basculé et le monde, désormais, n’a plus vraiment besoin des États-Unis.
Mieux encore, la plupart des grandes puissances souhaitent se passer de l’Amérique, et construire un monde multipolaire, sain et sans hégémonie.
Cet empressement et cette obsession de l’isolement eurasien et de la Russie, auront coûté aux USA d’avoir érigé un nouveau rideau de fer.
Un nouveau rideau de fer qui va laisser le côté occidental sur le pas de la porte…
Car l’avenir économique, démographique, politique et technologique du monde, se trouve, j’en ai bien peur, de l’autre côté du mur, là où la majorité de la population mondiale et des ressources se trouve et où le libre marché n’est pas submergé par l’idéologie.
Les États-Unis sont désormais trop bornés pour revenir sur leurs erreurs.
Cette doctrine, trop agressive et arrogante, qui s’est effondrée comme un soufflet face à la résilience économique de la Russie et le commerce international et coopératif des BRICS qu’ils ne peuvent plus freiner, force les USA à enclencher un processus de fuite en avant, dont ils ne sont pas prêts de sortir.
