Aller au contenu principal

OLIVIER, MON ZEMMOUR.

29 septembre 2018

À trente diables soit le coqu, cornu, marrane.

(Rabelais, Pantagruel, III, 25)

 

Éric, Justin, Léon, Moïse Zemmour (« C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse. » in lepoint.fr, 1er avril 2010), le propagandiste bien connu, officiel et patenté en tous les media, du racisme belliciste et colonialiste sioniste et de la haine conjuguée des arabes, et fort accessoirement du « vrai » (sic) patriotisme français, un pied-noir certes né à Montreuil (mais ainsi en voulut la proche décolonisation de « l’Algérie française ») et par ailleurs, double recalé à l’ENA (ce qui en cela, mais en cela seulement, le rendrait presque sympathique), n’est pas content !

Une de ses interlocutrices médiatiques, d’origine africaine directe ou indirecte, je veux dire d’importation ou née en France (je ne sais et finalement peu importe), dont d’origine africaine comme la sienne, mais un peu plus noire, si je puis m’exprimer ainsi, n’aurait pas un prénom français, mais incontestablement exotique et inadéquat.

Notre Éric (prénom apparu en France vers 1900 et pendant longtemps réservé aux milieux bourgeois, venant probablement du proto-germanique *ainaz (un, unique) et *rīkaz (chef, voir le latin rex, regis, le gaulois rix) par le vieux norois Eirikr) eût voulu, quel chameau ! qu’elle se prénommât Corinne et non pas Hapsatou (comme en quelque tribu lointaine des « négresses« , qui sait « à plateaux »), prénom « qui ne représente pas l’identité de la France » (sic), et à ses yeux nettement plus abracadabrantesque que Moïse. Tiens, donc !

*

Cela m’a fait penser directement au temps pas si lointain où il a fallu se battre pour imposer des prénoms dits « régionaux » à l’état civil. J’ai encore le souvenir bien en tête du jour où j’ai dû me rendre au tribunal pour faire enregistrer le prénom de ma fille qui n’avait pas l’heur de plaire au petit chef du service de l’état-civil nantais, qui avait toute l’apparence, tout le comportement, tout le discours d’un crétin, minable, obtus ; enfin je voulais dire d’un gauchiste de base, petit cadre.

— On est en France monsieur, me dit-il, fort indigné et fort détestable, quand je lui expliquais le comment et le pourquoi, pas même du prénom, mais simplement de l’orthographe bretonne du prénom lui-même breton.

— Mais il y a dix manières d’écrire Mohamed… et là vous les acceptez toutes ?!

— Oui, mais on a des documents d’ambassade, de consulat… (sous-entendu, toi tu n’es rien ou quelque locdu (plouc) primitif et attardé).

Fermons le ban et revenons à notre Herr-Hic! Zemmour docteur ès France, qu’un prénom exotique chagrine car pas fait pour sa francitude, francité, ou plus exactement franchouillardise personnelle toute encline de racisme anti arabe, anti africain, anti musulman, etc.

*

Par contre, je ne crois pas qu’il s’indigne vraiment de tous ces gens généralement de milieux très populaires (racistes à l’occasion) qui donnent à leurs enfants des prénoms nord-américains sortis tout droit de feuilletons ou de films également nord-américains, indigents ou raplaplas ; ou de ces « pauvres«  libyens qui ont prénommé leur enfant « Sarkozy » en remerciement d’avoir été bombardés, avec toute la suite que l’on connaît pour leur pays. Sarközy canaille 1.

Lui-même surtout, Zemmour, semble oublier qu’il doit toute sa francité (par un procédé fort contestable quand on y pense) au trop fameux « décret Crémieux«  qui a accordé automatiquement et collectivement la nationalité française, sur un critère uniquement religieux ou ethno-religieux, à toute la communauté des juifs d’Algérie, qu’ils l’eussent voulu ou non d’ailleurs.

Curieuse annexion. Curieuse francité. La déniant aux musulmans à moins que le musulman (arabe ou berbère) qui l‘eût désiré n’en eût fait individuellement la demande à sa majorité (21 ans). Et ceci quelques mois avant que la Commune, bien seule et contre la bourgeoisie capitulante (ou collabo, si l’on préfère), ne défende seule, comme elle a pu et avec ses limites idéologiques, tout autant l’idée sociale que l’idée nationale.

Et si Zemmour veut bien reconnaître (comment pourrait-il faire autrement ?) ses origines indubitablement nord-africaines, ou si l’on veut maghrébines (comme on dit plutôt de nos jours), il a su faire entendre qu’il n’était pas arabe, comme il le résume à sa manière (cf. L’Express du 11 mars 2010) : « Je suis né à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Je ne suis donc pas un immigré […] et mes parents étaient français. Mais mes origines sont en effet berbères et mon nom signifie en effet « olivier » en berbère. » 2

« Mes parents français«  : on vient d’en parler ; « je ne suis pas un immigré«  : c’est jouer sur les mots. Et pour finir : Olivier ! Le symbole de la Paix ? On peut en douter quand on voit son esprit à mettre à feu et à sang l’Hexagone, bien pire en cela que plus d’un vieux français de souche ; ou plus justement dit : bien pire en cela que plus d’un français de vieille souche.

*

Donc, qu’on ne s’y trompe pas, Zemmour – nous dit-il – n’est pas d’origine arabe, pas même juive arabe ; d’accord ? Tout juste berbère. Donc d’une communauté de plus vieux autochtones nord-africains, remontant au moins à l’antiquité.

Mais cela dit, n’est pas qui veut, ni à n’importe quel moment de l’Histoire des peuples et des civilisations, Septime Sévère ou Saint Augustin, tous deux berbères d’origine. Le premier, empereur romain, mais il faut le dire, finalement d’un temps quelque peu décadent. Le second, l’un des principaux Pères de l’Église latine. En cette même époque de décadence païenne et de ruine finale romaine pour trop de siècles européens christianisés.

Je pense que ce que Zemmour veut nous dire est qu’il est comme les colons petits blancs ou grands blancs d’origine française, espagnole, etc. de l’ancienne « Algérie française« , c’est-à-dire du noncamp des arabes dominants d’une Algérie aujourd’hui indépendante (que cela lui plaise ou non), mais quand même des berbères quelque peu rebelles à leurs heures ; et bien évidemment qu’il fait partie d’un monde (illusoirement lié) judéo-chrétien, plus précisément judéo-catholique propre à un certain occident européen, et français en particulier. Bien que la religion musulmane (troisième religion du Livre par son apparition) soit tout aussi imprégnée de néo-judaïsme talmudique (seconde religion du Livre après la ruine quasi totale, la mort du judaïsme antique) et de christianisme hellèno-judaïque primitif (première religion du Livre par rapport à la réalité historique des temps propres à notre ère).

*

Éric – « rebaptisé«  Moïse Zemmour, ce n’est pas même un Gaël Monfils. Monfils, en v’la d’un nom bien d’chez nous, presque trop français. Gaël, en v’la d’un prénom breton et plus généralement celte. Comme quoi un guadeloupéen plus une martiniquaise peuvent donner vie à un parisien breton (du moins d’apparence onomastique), encore que de nos jours il soit plutôt résident Suisse (et l’on sait pourquoi). Par contre, si ce fut le cas autrefois, je doute qu‘à notre époque un non-juif se prénomme Moïse comme notre Zemmour en catimini.

*

En résumé : notre Éric (prénom européen nordique) Zemmour (nom nord-africain berbère) nous dit, si je comprend bien, qu’il est français de souche en tant que juif Crémieux (du temps trouble du gouvernement provisoire auto-proclamé de 1870) aux ancêtres berbérophones, et né en France (droit du sol), mais secrètement Moïse en la synagogue.

Pour prendre mon exemple, à l’inverse de mon double prénom – dont un bout est d’origine hébraïque directe (Jean de Yehohanan par le grec Iôannes, puis le latin Ioannes ou Iohannes), et un autre bout d’origine gréco-latine (Pierre du grec Petros, de petra, roc ; puis du latin Petrus, de petra, pierre ; lui-même traduction de l’araméen Kêfâ, roc, surnom de Simon-Pierre connu sous le nom de Saint Pierre, le premier pseudopape), mon patronyme est du français, pour un plus ancien ou plus dialectal flori ou flouri. 3

J’y vois deux étymologies onomastiques possibles. Soit les Fleury étaient des personnes aux visages marqués de taches de rousseur, soit ils étaient des personnes distinguées, des personnages, des petits chefs de guerre ou noblaillons des temps anciens de haut moyen-âge. Sorte de petits Lévy ou Cohen (l’aristocratie juive) guerriers des contrées maritimes océanes. Guerriers, seigneurs, ou si l’on préfère : bellico-maffieux, bandits de ces temps-là. Je lis sur le Trésor de la langue française : « ca 1100 flur : élite, le meilleur de quelque chose« . Sens qui existe encore en français contemporain.

Mais, en fait, j’ai envie de dire que les Flouri ou Flori ou Flour, etc. primitifs étaient un peu des deux, tachés de rousseurs et quelque peu marginaux violents et pillards. En, effet, là où l’on rencontre le plus de Fleury de nos jours encore, c’est sur la zone côtière manchoise et atlantique, et plus précisément normande et bretonne. Celle qui a le plus, le plus fortement, le plus durablement connu les invasions vikings des époques gallo-romaine, mérovingienne, carolingienne, jusqu’aux prémices de la dynastie capétienne courant du XIe siècle qui coïncide avec la fin de ce que l’on appelle lÂge des Vikings.

Or, il est depuis longtemps reconnu que plus d’un viking fut grand ou petit seigneur de nos contrées, aux temps anciens des mottes féodales garnies de forteresses en bois ou des premiers châteaux de pierre, dominant des populations rurales pacifiques et soumises, de la Normandie bien sûr, mais aussi de la Bretagne, ou ailleurs encore dans ce qui n’était que les balbutiements de la France ; ils s’assimilèrent tout en commerçant, pillant ou colonisant en partie nos contrées comme le firent auparavant, ou en même temps, les Francs à l’encontre des gallo-romains.

Donc les Fleury pourraient être indirectement les attestations onomastiques de réalités physiques ou politiques, autrefois manifestes, d’une petite partie des populations locales de la France actuelle (tâches de rousseurs et/ou statut seigneurial) ou si l’on veut, plus crûment, quelques restes ethniques de gallo-romains plus ou moins mâtinés d’envahisseurs nordiques marins et mariniers, ou tout simplement malfrats.

*

Pour en arriver à dire que si notre Zemmour a un prénom européen apparemment païen, mais surtout un prénom secret hébreu et un nom nord-africain berbère, à l’inverse, un français comme moi a un double-prénom qui doit beaucoup au Nouveau Testament chrétien, et un nom montrant son européanité.

À chacun de conclure comme il l’entend.

Moi, la mienne de conclusion est que notre Zemmour de peu d’amour n’est qu’un vulgaire patriote franchouillard marrane et quelque peu traître. C’est dire qu’il est un ersatz de patriote français, tellement utile pour chanter les gloires et louanges du sionisme et du racisme anti-arabe et anti-musulman qui vont avec.4 Comme le dit Laurent Guyénot (in article « La matrice biblique de l’inversion accusatoire ») : « Zemmour aussi joue au prophète national car son logiciel secret est biblique ». 5

*

En complément voici, pour rire ou sourire un peu, un extrait dEl Manchar ; Actualités du 14 septembre 2016, qui sait remettre le roumi berbère à sa place.

ERIC ZEMMOUR FAIT UNE TENTATIVE DE SUICIDE EN DÉCOUVRANT QU’IL EST D’ORIGINE ALGÉRIENNE.

Par Nazim Baya

Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, apprend-t-on d’une source médicale. L’ancien chroniqueur de l’émission “On n’est pas couché” aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. Un modus operandi typiquement algérien comme en témoigne la chanson “Joséphine” de Reda Taliani où le chanteur tente de se tuer d’une façon similaire pour son amoureuse. Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. Un secret que ses parents se sont gardés de lui révéler jusque-là de peur que leur fils “ne fasse une connerie”, lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa “francitude” en se regardant dans une glace. Pour mettre les choses au clair, il aurait consulté sa notice wikipedia. Et là, c’est le drame. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne. Un suicide pas très français, en somme.

Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant “maintenant que je suis devenu arabe 6 , je rate jusqu’à mon suicide!!”. Si le Zemmour était mort, tout le monde aurait trouvé son compte : ça aurait fait un arabe 6 de moins en France pour lui, et un Zemmour de moins (qui est toujours de trop) pour nous. A l’heure qu’il est, l’auteur du “suicide français” est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire.

Notes de lexicographie et autres :

1 Oui, Charkeuzy la canaille. C’est quand même cet individu qui a fait ôter de la Loi le délit de haute trahison (afin de protéger les politicards et autres collabos du mondialisme de son espèce), puis qui a fait passer outre le référendum du Non de 2005, qui a fait remettre la France dans l’Otan, et qui a reçu de Kadhafi un pactole pour sa campagne électorale avant de le trahir ignominieusement.

2Peut-on risquer la similitude (analogies hasardeuses, ou au moins simple rapprochement d’occasion ?) entre la racine hébraïque (à lire de droite à gauche) עברי, soit de gauche à droite : ‘ B R Y (en français : Hébreu) ; la métathèse de cette racine (à lire de droite à gauche) عربي , soit de gauche à droite : ‘ R B Y (en français : Arabe) ; la racine B R redoublée de Barbaros (en grec), Barbarus (en latin), barbare ; et la même racine B R B R de Berbère (terme qui serait apparu chez les généalogistes arabes entre 700 et 900 environ ; sous les formes barbar, berber, buruburi) ; et probablement par un emprunt au latin ou au grec), passé par l’espagnol Berberos (au pluriel) soit Bereberes en 1667 en français; ou encore d’ H B R Y (‘Ibêria ou Ibêria en grec, Hiberia ou Iberia en latin) qui désigne l’Ibérie (contrée hispanique ou contrée comprise entre la Mer Noire et la Mer Caspienne) ou l’Ebre (Ebro en espagnol).

Certes, on est souvent nommé (péjorativement ou ironiquement) par ses voisins, envahisseurs ou colons. Certes, la Méditerranée a toujours été une très grande brasseuse de populations. Certes enfin, les mariages inter-ethniques et/ou inter-confessionnels ont toujours été bien réels, y compris même dans la famille de Pharaon (chamite égyptienne ou nubienne, indo-européenne hittite ou hellène … et sans doute encore sémitique).

3 – Fleuri : « flouri » en gallo de nos jours, ou mieux « fyouri », localement chyouri ou syouri, etc. Jean : Jouan, Jaon, Jinhou… Pierre : Pièr, Piéro, Pèr, Pélo, Pelo…

4 – Voir Laurent Guyénot (in article « La question crypto-juive et ses origines bibliques ») : « Une conception raciste de la judéité est devenue une caractéristique de la culture marrane. » Et ceci d’ailleurs, parmi les plus déconfessionnalisés dont il ne reste plus que le côté clan (maffia, dirons certains), ou franc-maçonnerie, ou les deux comme dans le B’nai B’rith (les fils de l’Alliance), à défendre et affirmer.

5 Il s’agit bien évidemment de la Bible hébraïque, le Tanakh ou Miqra. L’Ancien Testament en sa version hébraïque ; ou plus précisément talmudique et réinterprétée, vocalisée par l’intermédiaire du judéo-araméen des premiers siècles de notre ère.

6Petite (ou grande) erreur du rédacteur : lalgérien de souche Zemmour est berbère et surtout pas arabe ! Il tient tant à le préciser « en creux ». Mais il suffit de remplacer « arabe » dans le texte de Nazim Baya par « algérien » et tout est bon.

En 1842, dans le n°2 du 28 février (p.6) de ses Historiettes contemporaines, l’auteur totalement oublié de nos jours Eugène Briffault écrivait : « Les Arabes, ceux que nous appelons des brigands, parce qu’ils défendent contre nous leur patrie, leur famille et leurs biens… ».

En 2018, bien peu sont ceux qui écrivent : « Les Arabes en (ou de) France (sans même parler des Harkis), ceux que nos employeurs ont appelés de tous leurs vœux pour faire les sales boulots sous-payés du temps des Trente Glorieuses, puis que nos « élites » politicardes ont encouragés à s’installer avec femmes et enfants en France pour mieux casser le prolétariat français encore « trop payé », « trop sécurisé », « trop vivant » à leur goût, et plus généralement la population réfractaire au mondialisme délocalisateur et métisseur dans la décadence« .

From → divers

Commentaires fermés