Les carottes sont cuites pour Barnier et Macron. Le RN votera la motion de censure déposée par LFI
Barnier chassé, chute de Macron : crise historique !
Pétition :
Les buans de la Toussaint 1
Sont apparus bien à l’heure ;
Le ciel trop gris et qui pleure
N’attend plus qu’un froid d’oursin.
Mercredi, début du mois,
C’est la sirène à l’école
Qui retentit et décolle
De cinq cris pour nos émois. 2
D’un bateau comme réponse
Vient le bruit sourd d’une corne
Qui sur la mer au temps morne 3
S’est perdu en pierre ponce. 4
*
Notes :
1 – Buans : mot régional de Haute-Bretagne qui désigne les brumes ou brouillards d’automne et d’hiver. Très probablement dérivé de « buer ». Voir : faire la buée, la lessive ; et buée : vapeur d’eau, (littéraire ou poétique) brume, brouillard. Je n’ai rencontré ce mot « buans » qu’écrit de cette manière. Pour être logique, il faudrait peut-être l’écrire « buant », ou mieux encore « buand » puisqu’il possède le dérivé : « buanderie ».
2 – Chaque premier mercredi du mois on fait un essai de sirène d’alerte de catastrophe. Cris puissants répétés cinq fois à suivre. Du toit d’une école. Aujourd’hui lorsque cela retentit on sait qu’il est 11 heures 45 minutes ; autrefois il était douze heures. Et l’on se dit : tiens, ça fait déjà un mois que je l’ai entendue !
Lorsque ma mère l’entendait, il aimait répéter : « Je n’aime pas l’entendre, la sirène ; je ne sais pas ce que ça me fait sur moi ; j’en ai des frissons ; ça me fait toujours penser à la guerre ». Il faut dire que durant la Seconde guerre mondiale elle annonçait un bombardement. Et chaque famille de se cacher, se protéger comme elle pouvait au bas des maisons, car les bombes « alliées » visaient tout aussi bien, et peut-être encore plus, des objectifs civils ! Ceux qui étaient visés étaient tout autant les Français que l’Occupant. Bonne occasion de détruire, au-delà des êtres humains, les villes et notre économie.
Guerre et bombardements « alliés », que je n’ai pas connus, mais qui m’ont tant été racontés tout gamin (vus et subis du côté de simples civils), que pendant des années j’en ai fait des cauchemars, épisodes « retranscrits » à ma manière, faite à la fois d’innocence et d’anxiété primitives. Comme quoi – du moins pour mon cas – on peut subir des effets néfastes, pour ne pas dire cruels, d’un passé antérieur à soi, par simple ouï-dire et vérité expressive (ou supposée telle). Et en subir toutes les conséquences sur la façon dont se forge un tempérament. Tout un caractère ; pour la vie. Comme angoisse native.
Comme quoi la barbarie anglo-saxonne, qui a mon avis dépasse largement la nôtre – essence même, cœur même de la mentalité barbare mondialiste contemporaine – ne date pas d’hier. Qui sont ceux qui ont bombardé, en 1945, de la manière que l’on sait, et comme il ne faut jamais l’oublier, Hiroshima, Nagasaki et Dresde, pour ne parler que de la fin de la Seconde guerre mondiale ?
Mais si la sirène retentissait maintenant pour une catastrophe, personne ne sait combien de coups seraient sonnés… ni pire encore, selon quel code et pour quelle raison.
3 – Ou : Qui sur la mer d’autant morne.
4 – Ou : s’est figé… Ou : A sombré… Ou : S’est travesti pierre ponce.
Les 7, 8 et 27 du « mois-noir » (miz Du, mois Noir est l’un des noms qui désignent le mois de novembre en breton, comme j’ai déjà dû l’écrire).
La tempête a passé,
Il fait beau, frais assez.
Le Soleil, tant pensif
Et pas trop expansif,
Abolit les nuées
Et des bouts de buées.
Je m’en rends compte à peine…
La vie retient son pêne ; **
La nuit revient bientôt
Pour vibrer aux linteaux.
En silence est muée
La fin de la huée.
*Raoul Ponchon (1848 – 1937) fut avant tout chroniqueur de presse en vers. Il affectionnait la poésie parodique. Se déclarant lui-même : petit rimailleur du quotidien, réticent à être publié en recueil. « Je suis un poète de troisième rang, je ne puis admettre que l’on me mette au premier » a-t-il écrit. Propos cité par Marcel Coulon, son premier biographe, dans Toute la Muse de Ponchon (illustrations de Valentin Le Campion ; Éditions de La Tournelle, Paris, 1938).
*Son pêne : « partie d’une serrure qui est poussée par la clef et qui ferme ou qui ouvre une porte en allant ou venant » (Le Littré). Ou : sa penne : sa longue plume qui peut servir à écrire.
La pornographie a tellement perverti nos âmes qu’une banane n’est plus une banane, mais autre chose… Désormais, surveillez votre vocabulaire !
Xavier-Louis de Izarra
1-https://www.vinted.fr/items/5162951149-litt-poesie-jp-fleury-ciels-deaux-decarts-dos
2-https://www.vinted.fr/items/5075802008-animaux-litterature-jean-pierre-fleury-comme-chien-et-chat
3-https://www.vinted.fr/items/5075803557-etudes-litt-jean-pierre-fleury-causerie-sur-lalexandrin-epique
6-https://www.vinted.fr/items/5065825177-regionalisme-bretagne-noms-de-familles-de-briere
8, 9, 10. Lot thématique :https://www.vinted.fr/items/5079477938-regionalisme-basse-bretagne-briere-lot-de-3-livres
11. Collectif :https://www.vinted.fr/items/5162988026-regionalisme-regards-sur-la-bretagne
Le 11 novembre évoque pour moi le 11 novembre 1978 lorsque j’étais, en tant qu’appelé, incarcéré (pour reprendre l’expression employée par Pierre Desproges) dans un régiment de génie, pardon du Génie (pas spécialement génial) à proximité du Prytanée militaire de La Flèche, dans la Sarthe.
Ce jour-là fut particulièrement gris, en une caricature de temps de Toussaint, avec un brouillard épais. Je me suis retrouvé avec trois autres conscrits comme moi sous les ordres d’un sous-off en fin de carrière qui s’occupait par ailleurs des achats, dont ceux du mess et du foyer qui servait de lieu où pouvaient se réunir les appelés en buvant un coup, en regardant la télé ou en écoutant de la musique et de la chanson « dans le vent » (j’ai été quelquefois celui que tenait le bar).
Emmenés dans une jeep ou quelque chose de ce genre, nous nous sommes retrouvés dans un petit village pas très éloigné, mais je ne saurais dire lequel. Dans son cimetière et devant le Monument aux Morts. Il y a eu un peu de musique militaire je crois, peut-être même quelques mots de dit, un bref discours, avec les drapeaux d’associations d’anciens combattants tenus par des hommes âgés. Et divers : « Présentez … Armes ! » et « R’posez … Armes ! ». Non sans un fusil tombé à terre par l’un de mes « acolytes », du meilleur effet. J’ai oublié la suite de la journée. Sans doute que j’ai dû tenir le bar, je le tenais les jours de perm du préposé « officiel ».
Il faut dire que l’on était quelques-uns à être plus âgés que la plupart des appelés. On était des sursitaires qui avions repoussé notre date d’incorporation, pour poursuite d’études. Moi, j’étais au maximum : 27 ans. Pas moyen d’aller au-delà.
J’ai entendu parler de plusieurs qui dans ces temps antimilitaristes échappaient à l’« incarcération militaire » par divers procédés liés à la prise de drogue, au jeu de la folie, etc. Moi, bien qu’antimilitariste, je n’avais aucunement envie de me lancer dans ça.
Ce qui me fait penser également à ceux qui après des marches, de préférence sans chaussette au pied, s’arrangeaient pour entretenir des cloques sous les pieds afin d’être reconnus inaptes à la marche. Je me souviens ainsi d’un sursitaire plus ou moins de mon âge, un gauchiste de la Ligue communiste révolutionnaire qui était un grand adepte de cette technique ; technique qui, je suppose, devait être éculée dans le monde militaire.
J’en ai connu également dans mon entourage, à la Faculté en particulier, qui ont échappé au service grâce disons à la chance. Un par exemple a reçu un formulaire, ce devait être en 1969 (Mai 68 était encore tout proche), sur lequel on lui demandait de répondre par « oui » ou par « non » s’il désirait être appelé. Il s’était donc empressé de répondre NON et de retourner rapidement le papier aux autorité militaires.
Un autre a échappé à la conscription parce que fils unique, il fut reconnu soutien de sa mère malade que son père avait quitté. Quant à moi, tout nouveau chargé de famille (mon fils aîné est né cinq jours avant que je parte à l’armée) je n’ai pu échapper à ce lieu sordide et d’ennui (on peut comprendre qu’il y ait des engagés qui virent alcooliques) au bout de huit mois à peine. Ayant chopé une sciatique je fus bientôt exempté de toute activité physique (je n’ai jamais fait qu’une fois des essais, des bouts dudit Parcours du combattant), et je fus même « exempté de station debout prolongée », autrement dit de garde. Et j’eus même droit, revenu dans ma ville d’origine, à mon mercredi pour études.
Dans ma jeunesse l’antimilitarisme était très présent dans la société. La Guerre du Vietnam, puis sa fin, ont marqué pendant des années la société y compris en France. Sur ce thème la gauche n’était déjà pas unie. L’antimilitarisme était marqué dans les milieux libertaires (qui n’avaient pas grand-chose à voir avec les prétendus « anars » contemporains). Dans le gauchisme, c’était plus ambigu, avec la volonté de certains d’y faire une sorte d’entrisme, d’y amener leur contestation. Du moins la contestation de « l’armée bourgeoise », mais pas de « l’armée révolutionnaire » à naître.
Les plus malins ou les plus conformistes dans les milieux intellectuels, ou du moins parmi ceux qui avaient obtenu entre 16 et 20 aux épreuves des Trois Jours, à gauche (dans ce que j’ai toujours appelé « la petite gauche », socialo, communistes) s’empressaient de suivre les formations pour être aspirants et plus tard officiers de réserve. Moi j’avais refusé de le faire. Et je suis demeuré simple bidasse, et le jour où au final je devais être nommé caporal, mon exemption de toute activité physique m’en empêcha. Et je dis : tant mieux, ce jour-là.
Et ce que je constate de nos jours, c’est que ladite « gauche » est ouvertement belliciste. Ce qui n’est pas très nouveau quand on pense à ce que fut l’esprit colonial et l’action coloniale de la gauche « ordinaire » entre les deux guerres et dans les années cinquante (Indochine, Algérie…). Mais plus étonnant du côté du gauchisme qui prétendait contester autrefois l’existence d’une armée bourgeoise, ou armée capitaliste. Alors même que dans l’ensemble elle soutient tous les bellicismes de l’empire mondialiste sans problème. La seule exception est le soutien de LFI aux Palestiniens. Mais j’ai quelques doutes sur la sincérité de ce soutien. Il s’agit aussi de caresser une partie de son électorat dans le sens du poil.
Quant aux anars, je ne parle pas des plus jeunes qui sont englués dans un anti-fascisme et un antiracisme délirants, attardés, hystériques et fous, mais des vieux dans mon âge ; quelle catastrophe également. L’emblème le plus caricatural de cette engeance est sans aucun doute un individu, un triste individu comme Val, ex. chansonnier bêlant et « humoriste » finalement très convenu (air du temps) avec son pote le pédophile Font (paix à son âme), qui est devenu ouvertement belliciste. Ami de l’Otan ! Dans tout son confort, il ne risque pas de faire la guerre au front. Non seulement dans son soutien « progressiste » de la racaille bandérisme ukrainienne contre le « tyran » (sic) Poutine mais aussi dans son soutien « anti-antisémite » (sic) de la racaille sioniste en Palestine occupée. Et ceci même contre les Juifs anti-sionistes.
Je pourrais évoquer également le triste milieu des escrologistes, de ces dits écolos dits « de gauche » qui dans l’hystérie belliciste sont sans doute les pires ; comme ils sont parmi les pires dans le domaine dudit « wokisme » ou dans celui des prétendus anti-racisme et anti-fascisme.
Quand on pense à l’esprit pacifique pour ne pas le pacifisme des plus anciens écolos. Ce qui ne fut pas toujours le cas d’une partie des écolos. Mais c’est encore un autre sujet.
J’ai le souvenir du temps de la maffia « de gauche » qui a fini par virer Waechter, le partisan d’une écologie à laquelle je souscrivais : « Ni de droite, ni de gauche, mais devant ». À une époque où la loi mémorielle Fabius-Gayssot, loi contestable bâtie sur des attendus d’un tribunal militaire (celui de Nuremberg en 1945) fit en sorte d’interdire une libre recherche et une libre expression dans le domaine des dites chambres à gaz homicides. Et fit du remous au sein de nombreux milieux politiques, dont celui des Verts de l’époque.
« Chambres à gaz » devenues ouvertement la misérable, détestable, ignoble « caution morale » (sic) du sionisme extrême, alors même que ce même sionisme barbare, ouvertement génocidaire, écrabouille les Palestiniens dans ce que l’on peut assimiler à des camps de concentration : Gaza et Cisjordanie. Sans parler du Liban, etc.
Il me prend depuis un certain nombre de jours l’envie (ou plus exactement, la nécessité) de souffler – en général et sur mon blog en particulier – et de m’écarter de l’actualité qui, trop prégnante, finit par me fatiguer, pour ne pas dire m’« atomiser » la tête. Et de remettre de l’ordre dans mon esprit, et dans ce que je peux écrire par ailleurs.
Aussi, je ne mettrai pas sur ce blog d’article (voire d’articles) tous les jours, ou si c’est le cas, se seront des billets fort brefs.
Ce qui commençait à être plus ou moins le cas.
C’est en ouvrant mon portail, tout à l’heure, que j’ai vu passer une autre jeune, celle-ci ouvertement en très ample surpoids, qui avançait allégrement sur le même genre de vélo électrique dont j’ai dit quelques mots hier.
Pédalochant à peine, et certes pas à la peine.
Le plus drôle, façon de parler, c’est qu’elle était en train de rejeter ce que quelqu’un de loin aurait pu prendre pour de la vapeur d’effort, mais qui n’était qu’un bon petit nuage de fumée de tabac.
Comme quoi le vélo électrique s’il facile l’effort, les déplacements, il facilite également la possibilité de fumer tranquillement. Le bon petit confort de bon petit consommateur douillet.
C’est ce con, pardon, ce qu’on appelle le progrès. ON étant de nos jours aussi bien les producteurs de tabac, par exemple, que les prétendus « progressistes » en développant l’usage des vélos électriques. Dont les escrologistes en tête. Sans trop se poser la question de ce que la production de batteries nécessite, pour ne pas dire impose, de recours à des éléments naturels plus ou moins rares qu’il faut sortir de mines par exemple. Mais pour eux, ce n’est pas grave, c’est avant tout le Tiers-Monde encore surexploité par le Capital qui en subit les conséquences.


