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GROS TITRES DU JOUR

Nantes — Avis aux amateurs !

La maison fatale en vente.

La maison où Dupont de Ligonnès (au fait, qu’est-ce qu’il devient de ces temps-ci ?) a assassiné sa femme, ses quatre enfants et ses deux chiens est en vente (ou à nouveau en vente, car je crois qu’elle avait déjà été vendue).

Enfin, de l’émotion !

Fantômes et frissons garantis.

***

Tel-Aviv (ou « tel à vif », comme on veut) — On apprend que le livre bien connu de Marguerite Donnadieu : Auschwitz Mon Loulou*, devrait faire l’objet d’un film péplum à très gros budget, financé à part égale entre le FMI et des fonds, tant publics que privés, sionistes propres (c’est l’expression, je n’y peux rien). Celui-ci serait mis en chantier très prochainement entre deux exterminations de palestiniens.

Projet de longue date, sa réalisation fut tout d’abord confiée à Max, Gérard, Houry Tannenbaum dit Gérard Oury, l’inoubliable réalisateur de Rabbi Jacob, puis malchance, dans un second temps à Claude Berel Langmann dit Claude Berri, le également inoubliable réalisateur et scénariste de Uranus, adaptation de l’ouvrage sulfureux éponyme de Marcel Aymé.

Enfin, comble de malchance, le choix s’est finalement reporté sur Jean-Paul, Adam Mokiejewski dit Jean-Pierre Mocky qui, lui, n’est pas encore mort. Mocky l’autre inoubliable réalisateur… euh… de… ah, oui, c’est vrai, de Un Drôle de Paroissien, La Grande Lessive, Le Roi des Bricoleurs, Le Piège à Cons ou encore de Divine Enfant et Tu es si Jolie ce Soir.

Souhaitons-lui bien sincèrement de survivre à ce choix si risqué.

Enfin… Cocorico ! Mais pourquoi un réalisateur français me direz-vous ? Parce que la communauté sioniste de France serait la plus importante des pays d’Europe. Une sorte de reconnaissance, ou de remerciement de devoir vivre avec.

Ce grand film, qui devrait comporter sept longs épisodes, serait tourné dans la proche banlieue de Jérusalem et en divers lieux de la Palestine occupée. Ainsi, pour les décors de tueries « pour de vrai et pas pour du beurre », il est prévu d’attendre de prochains bombardements de Gaza ou de prochains abattages hyper casher en Cisjordanie en peau de chagrin.

On nous dit enfin que Emmanuel Valls aurait participé au scénario, œuvre collective de tant et plus de grands talents tant internationaux qu’hexagonaux tels : Zemmour, Houellebecq, Botul…

Emmanuelle Riva souffrance, ne devrait pouvoir assurer, et assumer le rôle titre, celui-de la chambre à gaz. Eiji Okada en plein tournage de Hiroshima II, ou le Retour, serait également absent et céderait sa place à l’irremplaçable Gérard Depardieu dans le double-rôle (réclamant un très grand talent de composition) du pommeau de douche et du tortionnaire nazi.

Je précise bien : Gérard Depardieu, le père, mais pas le fils et encore moins l’esprit saint. Et bien évidemment pas le nègre à chaperons** bien connu, et antisémite notoire Dieudonné, car celui-ci et en ce domaine, a déjà donné à Dieu.

***

* Merci à Pierre Desproges.

** Qui ne connaît pas la célèbre chanson armoricaine : Ils ont des chaperons, / Vive la Bretagne, gneu ! / Ils ont des chaperons, / Vivent les bretons !… ?

UN MODÈLE DE CHUTZPAH TERRORISTE

Je donne cette info qui circule depuis quatre, cinq jours sur Internet, je n’ai pas encore eu le temps d’aller à la source originelle (si je la trouve) ; si elle s’avère exacte, je me dis que les sionistes, comme je ne cesse de le répéter, non vraiment rien d’humain.

Cette information, diffusée par le Centre d’information palestinien, a été reprise par le quotidien catholique (traditionnaliste) italien Effedieffe du 22/1/2015, sous le titre Soldato israéliano dà dell’acqua ad una 74 palestinese, poi le spara in testa.

À l’été 2014, lors des bombardements israéliens de la bande de Gaza, un soldat de Tsahal s’est approché d’une dame, une Palestinienne de 74 ans, Ghalya Abu-Rida, pour lui donner une gorgée d’eau. Ce cliché allait servir de propagande. Il y a quelques jours, début 2015, le porte-parole de Tsahal, Avichay Adraee, a montré la photographie comme un exemple de l’humanité de l’armée israélienne envers les civils de la bande de Gaza !

Malheureusement pour lui, et sa propagande ignoble, Qdeh, un journaliste d’Al-Aqsa TV, a assisté à la scène : « Ghalya Ahmad Abu-Rida vivait dans la zone de Khuza’a, dans la partie orientale de la ville de Khan Younis. J’étais dans cette zone pendant l’agression israélienne et j’ai pu faire un reportage filmé, très précis, sur l’histoire de Ghalya. Un soldat israélien s’est approché de la vieille dame palestinienne tout en se faisant photographier par un autre soldat en train de lui donner de l’eau. Il l’a ensuite abattue d’une balle dans la tête, à un mètre de distance, la regardant se vider de son sang. »

Je ne mets pas de photos, c’est inutile. Ni d’autres commentaires…

Tout ça, je veux dire le talmudo-sionisme, relève de la psychiatrie lourde.

*

D’ailleurs quand je vois Valls, entre autres, je me dis qu’il est atteint du même mal. C’est un cinglé et un dangereux. Une sorte de fou furieux.

*

Rien à voir, enfin si, quand même : la Grèce commencerait-elle à revivre ? Serait-elle en train de gagner son Intifada? Personnellement je suis de tout cœur avec ce tout nouveau gouvernement grec rassemblant une vraie gauche et une droite souverainiste. Mais, ils n’ont pas fini d’avoir des bâtons dans les roues. Il faudra être intelligents pour eux. Et y a du boulot, un énorme travail de reconstruction d’un pays ! J’espère que la première mesure sera de dire au FMI et à la CE que la dette, ils peuvent se torcher avec.

VIDÉOS

SINÉ sur ses potes et sur ses ex-confrères :

https://www.youtube.com/watch?v=_JV6TQkbRpU

ABBY MARTIN de agenceinfolibreTV qui commet deux erreurs : Dieudonné n’est pas antisémite, mais antisioniste ; et la quenelle n’est un salut nazi inversé que dans la tête des tarés et grands malades des obédiences sionistes officielles ; cette expression pue la kabbale dans une atmosphère de messe noire maçonno-talmudique. Ces gens adorent nous leurrer, nous faire prendre des vessies pour des lanternes, nous lancer sur des fausses pistes et inverser la réalité. Mais qu’ils gardent leur inversion pour eux. Si la quenelle est un salut nazi inversé, qu’est-ce alors que l’étoile de David (ou de Rothschild, comme on voudra) du sionisme ?

https://www.youtube.com/watch?v=987BbN8HOV8

DIEUDONNÉ :

https://www.youtube.com/watch?v=CNh_8czSQew

KEMI SEBA :

https://www.youtube.com/watch?v=s6yw8iT2jXw

HUMOUR BELGE, LIBERTÉ D’EXPRESSION OU DEGRÉ ZÉRO DE LA PENSÉE ?

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Ce calicot, pas tout à fait coquelicot, a été déployé il y a peu par des supporteurs (sic) imbéciles (redondance) du Standard de Liège dans un match qui opposait leur équipe à Anderlecht, club de la banlieue bruxelloise.

Et d’une : ces supporteurs wallons, comme beaucoup d’autres supporteurs de par le monde de la francophonie, ne sembleraient plus posséder la langue française, sans doute trop compliquée pour eux.

Et de deux : cette jolie image, qui respire la bonté et le bon sens, nous dit en angliche dans le texte, si on peut appeler ça un texte ou même un slogan : Red or Dead, Rouge ou Mort. Les rouges étant probablement les liégeois…

Il est illustré d’un coupeur de tête, apparemment pas islamiste, mais peut-être sorti tout droit d’un jeu électronique ou d’un sous-film pour demeurés, et la tête qu’il tient en main est celle d’un gros méchant, un inconnu pour moi, un certain Steven Defour, « un traître » qui aurait eu l’incongruité de quitter le club… probablement pour celui d’Anderlecht.

Pauvre Monde !

JE SUIS CHARLIE POGNON !

Le cours de Charlie flamme à la Bourse tout pendant que des salauds font chuter les prix. Dreyfus, ce bon petit capitaine d’industrie, s’en indigne.

*

Une nouvelle preuve que Charlot était devenu un vrai torchon et que ceux qui le dirigent encore sont des minables : tout ce qui se passe autour, et ce commerce indécent et sordide que le dernier numéro a généré tant du côté de la feuille que du côté des simples quidams.

Pour le commerce charlien voir un précédent article. Pour le reste, voici :

Alors que dès l’attentat, les enchères s’étaient envolées sur E.Bay pour de précédentes éditions, mais que Le Bon Coin refusait les annonces concernant le dernier numéro à paraître…

Et tandis que des plaisantins proposent sur E.Bay le dernier numéro de Charlie Hebdo à des prix astronomiques ( 999.999 euros, 75.000 euros, 25.000 euros avec une partie (laquelle ?) à revenir au torchon, etc.)…

Que des gagne-petit, finalement bien peu au niveau de la France (le 14, ils étaient un bon demi-millier sur ce même E.Bay) proposent l’œuvrette n°1178 à des prix allant de quelques euros à une quarantaine, pour un prix de vente en kiosque de 3 euros…

Que de plus rusés proposent des versions « papier » pirates depuis la France pour des prix allant jusqu’à 600 euros, en achat immédiat et « livraison gratuite »…

D’autres (les salops !) cassent réellement les prix en proposant une copie numérique (de qualité technique moyenne dit-on), une édition pirate en PDF, version intégrale en seize pages couleurs, pour un prix oscillant entre 1 et 6 euros.

Et d’autres enfin (totalement irresponsables !) proposent gratis, la copie numérique pirate du torchon signé « par les rescapés de l’attentat » (ou prétendus tels) sur plusieurs sites de téléchargement illégal. Attention, à ne pas confondre avec la possibilité de télécharger Charlie Hebdo sur son site et à la condition de s’abonner !

De tout ceci, je retiens quelques phrases pour le moins « historiques » d’un incertain Christophe De Scène ou de Loir, secrétaire général de Reporters sans Frontières (sauf celle du profit), interrogé ces jours derniers par l’agence officielle A.F.P. :

— Il est navrant qu’à peine Charlie Hebdo en kiosque quelqu’un fasse circuler un PDF illégal […] Ce qui se passe sur eBay […], c’est absolument indécent…

Le téléchargement illégal, c’est de l’humour ! Mieux encore, comme disaient les vrais anars d’il y a un siècle : c’est de la reprise individuelle !… Qu’est-ce que la propriété… capitaliste, déjà ?

Et cette autre perle, morceau d’anthologie :

— C’est toujours dommageable pour un journal, dans l’absolu, et pour Charlie en particulier qui a besoin d’argent après la tragédie subie.

Qu’on m’explique le rapport qu’il y a entre la mort de douze personnes (si talentueuses ou prétendument talentueuses qu’elles eussent été, mais nul n’est irremplaçable) et un tel besoin d’argent ?

Et où se situe réellement l’indécence… ?

Enfin, comme chantait l’autre :

Pour que le voleur rende gorge, / Pour tirer l’esprit du cachot, / Soufflons nous-mêmes notre forge, / Battons le fer quand il est chaud !

Ou encore : Du passé faisons table rase !

Non ?

Mais, je viens de comprendre les charlots, rapaces et même pingres en plus, sont pour la liberté d’expression payante, pas celle de la rue ; et pour les rapports marchands capitalistes.

Si vous aviez eu un peu d’honneur et d’intelligence c’est gratos que devrait circuler ce numéro, en tract (personnellement je m’en serais tenu à sa une qui me suffit amplement ! le reste devant être « à lavement »). Quitte à définitivement casser votre « outil de travail » (chronique d’une mort attendue et quasi annoncée). En apothéose. Mais vous êtes réellement des minables et des médiocres. Et vous auriez dû refuser tout aide de l’État depuis le début. Pignoufs de l' »extrême-gauche », pas libertaires pour deux sous, mais gros beaufs du pognon. Gros intolérants, bêtes, haineux, sionistes, mondialistes, anti-arabes et anti-musulmans. Minables. Décadents. Honte à vous !!!

En toute logique, Louis Dreyfus [ne riez pas!], l’actuel patron de L’Immonde, sous-titré Le Beau Monde, feuille également bien mal en point, a déclaré : C’est la consternation. On le comprend bien !

Finalement, seule information qui vaille : Méfiez-vous des escrocs.  » Il n’y a pas de collecte de rue pour Charlie Hebdo ! Attention aux crotales qui profitent. [sic!] Le mieux est de vous abonner…  » a diffusé, il y a quelques jours sur Internet, le médecin de service et chroniqueur de ce grand journal mondial (pour une heure)… que dis-je : mondialiste !

DE TOUT ET DE RIEN

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Des chiffres records ? Mais records de quoi donc ? D’intelligence ou de bêtise ?

Il y aurait eu, selon la Police, environ quatre millions de gens dans les rues de France l’autre dimanche. Pour dire quoi, au juste ? Je n’ai pas bien compris. Une grand-messe « émotionnelle » et « solidaire » consacrée à la liberté, mais à laquelle ? à la bêtise éditoriale ? à la défense du sionisme… d’Israël… de l’Ukraine néo-fasciste… de despotes africains… ? à la haine des autres, et tout d’abord à la haine anti-musulmane ? à la non-expression récurrente des masses habituellement amorphisées, méprisées, ou (la honte absolue) mises au rencart les rares fois où on leur demande leur avis comme à la suite d’un certain référendum ?…

Ce qui est établi est que les banlieues, éternelles stigmatisées, vilipendées et avant tout mises à l’écart et marginalisées DANS TOUS LES DOMAINES depuis des décennies, et sommées par les plus abrutis de (se) manifester, sont fort justement restées chez elles. Moi aussi. Je n’en ai pas honte et même j’en suis fier.

Comme sont restés chez eux ou ont vaqué à leur habituelles occupations dominicales tant et plus de français des villes et des campagnes ; et pour beaucoup, partageant encore en famille ou entre amis des galettes des rois fort pagano-chrétiennes. Ces manifestations ont été avant tout le fait de « bonnes âmes », de naïfs, sans doute aussi de bons islamophobes et maghrébinophobes (tant « de gauche » que « de droite ») et plus encore de militants habituels de toutes les « bonnes causes » dominantes. Et bien sûr le fait de toute cette petite ou grande bourgeoisie prétendument « libérée » mais soudainement apeurée : l’ennemi se rapproche ! On n’est plus à regarder à la télévision ce qui se passe en Syrie, en Libye, en Ukraine… ou dans un mauvais film. Ça pourrait bien mal nous tomber dessus !

Sachant que la population des « 15 ans et plus » représente environ 50 millions d’habitants, je constate donc, avec bonheur, que ce sont environ neuf adultes sur dix (tant vieux indigènes qu’immigrés de longue ou fraîche date) qui ne se sont pas déplacés lors de ces mascarades, ces parades néo-staliniennes de la décadence d’État.

De même, nous dit-on, que le tirage du dernier numéro en date de Charlie Hebdo, « finalement » passé à sept millions d’exemplaires (arrêtez ! il ne vaudra plus un rond pour les collectionneurs) après être passé à deux, trois, cinq, serait exceptionnel, mais à quel point ? Il battrait le record de France-Soir (« journal à grand tirage, donc très bon pour allumer le feu », dixit Coluche), avec 2,2 millions d’exemplaires à la mort du général De Gaulle en 1970 (avec une France moins peuplée et une télévision moins omniprésente pour ne pas dire omnisciente), du Petit Parisien du 12 novembre 1918 (journal uniquement diffusé à Paris, et avec une France nettement moins peuplée, d’autant qu’elle avait été vidée comme l’on sait et que la concurrence des titres était importante), et de L’Equipe du 13 juillet 1998, lendemain de finale de Coupe du Monde déjà évoquée ici. Mais personne n’évoque les bouillons de ces jours-là, car il devait bien en avoir, comme tous les autres jours ! Bouillons payés en partie par nos impôts.

Et si France-Soir a tiré un jour à 2,2 millions d’exemplaires, il tirait alors tous les jours à 1,5 million d’exemplaires. Augmentation exceptionnelle de 30%. Il n’en va pas de même avec Charlie Hebdo qui, sur une période non pas d’un jour mais de deux ou trois semaines, va connaître une augmentation de 13.900 % de son tirage habituel, non pas quotidien mais hebdomadaire ; tirage en chute libre et devenu depuis un bon bout de temps confidentiel (pourquoi ?).

Autre grosse nuance. Chaque semaine en France, un hebdomadaire tire à près de 6 millions d’exemplaires : il s’agit de TV Magazine. Sa diffusion payée atteignait 5,2 millions d’exemplaires en juin 2014. Certes, il est distribué chaque fin de semaine comme supplément à une cinquantaine de titres de la presse quotidienne régionale. Ce qui prouve encore une fois que le pluralisme est un vain mot.

Mois j’ai bien ma petite idée, les mêmes qui lisent TV Magazine, feuille qui dans ses rares articles frise l’insipide, pour ne pas dire l’indigence suprême, sont peut-être les mêmes qui ont fait la queue pour acheter la petite feuille charlienne, celle qui donne des frissons, celle des grands rebelles, celle des grands hommes libres et très tolérants et surtout ennemis de tous les obscurantismes (sauf les leurs).

De toute façon le nombre n’a jamais rien prouvé, sauf pour les marchands et les banquiers.

Enfin tout le monde est content ou semble satisfait. Depuis le sept janvier, date fatidique et fatale, qui tombe le lendemain même de l’Épiphanie (mais elle se fête généralement le premier dimanche après le premier janvier).

Arrêtons-nous deux secondes sur cette fête pagano-chrétienne où il est convenu d’offrir galettes ou brioches de toutes sortes (toutes munies de la fameuse fève désignant le roi à couronner, en recourant à un enfant « innocent » qui sous la table répond amusé à « pour qui c’est, celle là ?) accompagnées d’alcools divers, mais uniquement parce que la galette ou la brioche… c’est souvent sec au gosier.

C’est d’ailleurs de cette tradition du Jour des Rois qu’est sortie la phrase rituelle bien connue : « Épiphanie paye son pot ».

Épiphanie, epiphaneia en grec, a le sens de « manifestation » ou «apparition» ou « évidence ». Les Épiphanes, dans la culture antique grecque, étaient les divinités qui pouvaient apparaître aux hommes, comme la plupart des grands dieux, de Zeus à Apollon en passant par Athéna, Poséidon, Aphrodite ou Dionysos. Et bien d’autres encore.

Christianisée, l’Epiphanie majuscule a pris le sens de « apparition de Jésus aux trois rois mages » et finalement de « apparition de Jésus au monde entier ». On l’appelle également Théophanie, ce qui veut dire : « manifestation de Dieu ». Manifestation, pas dans la rue, non ! apparition aux croyants chrétiens.

Par d’autres côtés ce sept janvier est remarquable. C’est en effet un sept janvier, le sept janvier 1566 que le Grand Inquisiteur Michele Ghislieri fut élu pape sous le nom de Pie V (moi, celui que je préfère c’est Pie VII), le sept janvier 1610 que Galilée observa pour la première fois des satellites tournant autour de Jupiter, le sept janvier 1844 qu’est née Bernadette Soubirous, le sept janvier 1858 qu’est né Eliézer Ben Yehoudah, fondateur de l’hébreu dit moderne, le sept janvier 1953 que Truman annonça au monde médusé que les États-Unies possédaient la bombe à hydrogène.

Enfin, autre miracle : l’ensemble de la presse écrite d’information a vu ses ventes en kiosque augmenter depuis ce jour, ce sept janvier. Mais on peut douter que la tendance soit durable. Ce qui est établi est que le 8 janvier, la presse quotidienne nationale a tiré à 1 million d’exemplaires, contre 600 000 un jour normal. Un indice sur ce lectorat. Tandis que Les Échos et Le Figaro ont multiplié leur tirage par deux, que Le Parisien/Aujourd’hui-en-France a augmenté le sien de 50%, Libération, qui bien évidemment fit sa une d’un unique titre racoleur comme il se doit, a quintuplé ses ventes. Ouest-France a augmenté les siennes de 36% et L’Equipe, qui avait eu l’habileté d’orner sa une d’une caricature, de 34%,.

Par contre, personne ne nous dit si l’Hyper Casher a vu son taux de fréquentation augmenter. Ou si l’entreprise qui servit de refuge à deux terroristes a vu son carnet de commande s’enfler. Ce qui est sûr est que les employés de cette entreprise ont dû se battre pour qu’ils n’aient pas à récupérer le jour de travail « manqué » comme on sait. Et l’on ignore si les huit heures pendant lesquelles une personne a dû se cacher sous un évier ont été décomptées comme temps de travail, heures normales, ou heures supplémentaires. De même, ignore-t-on encore si cet « événement » a eu une influence sur les soldes ou sur la vente des galettes des rois. Tout juste peut-on espérer que les fabricants de farine se rattrapent lors de la Chandeleur.

On se réconforte comme on peut.

Je n’ai pas, non plus, sous la main le taux de chômage, le taux d’endettement du français moyen, le montant bien évidemment de la dette éternelle, le taux d’illettrés après dix ans d’études obligatoires, le taux de suicide, le taux d’alcoolisme, le taux de délinquance, les sondages divers sur ceci ou sur cela, ni ou en est le charcutage des régions, et tant et plus de dégueulasseries mises en œuvre par l’État.

Au fait : qu’en est-il de la seule vraie démocratie, i.e. la démocratie directe, d’une refonte de la Constitution, du contrôle étroit des élus, de l’élection sur mandats précis, de l’interdiction de tout cumul, de la déprofessionalisation de la politique, de la refonte totale du jeu parlementaire actuellement grotesque et pitoyable… ? D’une participation active des citoyens à la vie de la Cité ?

honneur_16_q18Tout est perdu, même l’honneur… (dessin de Jossot)

J’ai eu sous les yeux les chiffres de Charlot Hebdi : 38.000 exemplaires vendus ces derniers mois, et depuis quelques mois des appels aux dons !!! (cf. certaines dernières unes, dont celle de Noël). Remarque en passant : eux ont le droit de le faire mais pas Dieudonné qui a été condamné récemment à 3.500 euros d’amende pour appels publics aux dons.

Certes, il appert, et je l’ignorais il y a peu encore, que la Loi bourgeoise interdit d’appeler à la charité publique pour payer ses amendes. Ce qui maintenant sera donc fait plus discrètement et en privé du côté de Dieudonné. Et en ce domaine certains sont fous ; on évoque des personnes ayant vendu ou hypothéqué leur maison pour aider le bon marchand (que je ne soutiens pas dans le domaine de son petit commerce, ou plutôt de son gros commerce). J’espère qu’il aura eu la charité chrétienne de les rembourser avec intérêts depuis, comme il se doit. Ce dont je ne doute pas, et je le dis sincèrement.

Mon tout petit soutien (à mon petit niveau) à Dieudonné est bien réfléchi et avant tout éthique (grands principes) et politique. Qu’on s’entende bien, quand je dis « politique », je n’entends pas du tout me solidariser de son parti (voir ce que j’en dis dans un article précédent), mais je suis en accord avec nombre de ses idées politiques qui sont avant tout anti-colonialistes et anti-capitalistes bien qu’en ce second domaine il ne soit pas dénué de contradictions ; et c’est bien ce qui me chagrine. Ce qui me plaît en lui présentement c’est son côté à la fois amuseur (bon ou mauvais, ce n’est pas l’objet de cet article), pacifique, rassembleur des petits, des humbles, des sans-grade, des exclus et muets de tous bords, et surtout son côté bien affirmé de destructeur de tabous.

Et du tabou suprême qui chape notre société. Comme on dit bien souvent, et sous diverses formes : « Demandez-vous de qui, dans la Société, on n’a pas le droit de parler, de parler en mal ou contre qui la moindre critique est interdite ou décriée ou interprétée, et vous saurez qui la dirige réellement, cette société ». Mais je sais aussi que ce fut pendant longtemps un saltimbanque quasi officiel, très bien reçu et considéré dans les media tant publics que privés, ces charognards et ces propagandistes du Malheur. Depuis, face à l’adversité comme souvent, ses yeux surpris se sont dessillés, c’est bien. Autrement dit : soutien critique.

Bon ! je reviens aux charlots. Selon une dépêche de l’A.F.P., ce seraient 10 millions d’euros qui seraient entrés ou en train d’entrer dans les caisses du torchon en ruine. Et une multiplication par je ne sais combien du modeste nombre de ses abonnés. Beau petit Noël ! Finalement, le terrorisme peut rapporter gros. Le côté spectaculaire de la société du spectacle (de « la satiété du spectacle » comme titra un album dessiné, il y a déjà des années de cela) montre que cette société perdue est aussi une énorme machine publicitaire dans le sens le plus trivial du terme : celui de la marchandise. En cela Debord et Voyer ont raison tous les deux.

edelav_p4_q10— Un ouvrier ne peut pas entrer dans le BATIMENT : devenez patron si vous voulez être reçu apprenti. (dessin de Jossot)

Mais, il ne faut jamais oublier que derrière le côté spectaculaire des choses mises en avant à en vomir par les media (car notre société est plus encore médiatisation que spectacle) il y a la réalité des pouvoirs connus, ou diffus, apparents ou réels. En ce domaine, nous entrons dans tout ce qui relève de ce que les imbéciles nomment avec dédain le complotisme mais qui est bien pourtant la réalité cachée et essentielle de ce triste monde humain. Celle des groupes de pressions et de « discussions », des loges et autres mafias sous toutes leurs formes, bien évidemment interdits au commun et même inconnus du plus grand nombre ; ceux et celles qui font le mondialisme et le culte du Veau d’Or. « Donnez-moi le pouvoir de faire la monnaie, disait je ne sais plus quel Rothschild, et je me moquerai bien de qui gouverne le monde ». Ou phrase approchante. À ce propos, ce qui est effrayant de constater est que ce qui était mis noir sur blanc dans ce qui était évidemment un faux (repris d’un pamphlet antérieur contre Napoléon III), Le Protocole des Sages de Sion, semble s’appliquer à merveille à notre époque.

Tout ça pour dire que tant les terroristes que les « caricaturistes », de seconde zone les uns et les autres, sont des manipulés ou ont été des manipulés. Conscients, demi-conscients ou inconscients. Je ne développe pas sur ce sujet qui demande de longues recherches complémentaires. Toujours penser à ce qui s’est réellement passé, ou qui finalement semble s’être réellement passé un certain Onze Septembre.

En l’occasion, je ne peux m’empêcher d’ajouter que ce qui a dû réellement se passer récemment relève tout autant du simple fait divers à l’échelle des atrocités perpétrées chaque jour à travers ce triste Monde (règlement de compte imbécile, comme les dessins étaient imbéciles), que d’un grand spectacle médiatique et propagandiste.

13524690_p - CopieDessin de Jossot

J’y vois ici aussi une sorte de Grand Guignol « pour de vrai », de mise en spectacle d’un double-suicide collectif quasi programmé des deux côtés et au final orchestré par des mains étrangères (du cadre national, hors du cadre national et en dehors des raisons invoquées et très lourdement affichées et marquées). Un spectacle de marionnettes où Gnafron et le Gendarme s’entre-tuent pour la plus grande gloire du néant et du nihilisme ambiant dénoncé il y a bien longtemps déjà, et avec tant de justesse, par Nietzsche. Défendant, les uns, des idéaux dévoyés et parfaitement intolérants et mortifères ; et les autres toute absence d’idéal, toute idée finale de révolution qui élève, tout aussi intolérante dans son genre.

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Dessin de Grandjouan

D’un côté esprit étroit et sacré bafoué, de l’autre esprit étroit bassement matérialiste. Et au milieu baratin et réclame.

Pour le dire autrement, et dans des termes debordiens, voyeriens et les miens propres, le spectacle est moins une accumulation d’images qu’un rapport social mondialisé organisé, jusque dans son « apparent » chaos, par l’Empire (rapport de domination et de communication unilatérale) médiatisé par des images publicitaires et propagandistes.

La critique doit donc être triple, tout en étant unifiée, et évoquer en liens : 1/ le monde en soi des images, de l’écrit et de l’audio-visuel sous toutes ses formes, en tant que corpus de la reproduction « idéelle » du monde bourgeois (expressif, artistique, culturel, propagandiste…) ; 2/ le monde médiatique sous toutes ses formes en tant que rapports de production et de reproduction (monde financier, média suprême de l’argent, monde politique et démocratie dite représentative, journalisme au sens le plus large, monde de la fiction et de la distraction ou du spectacle au sens étroit du terme) ; 3/ le monde non plus dans son apparence mais dans son essence : celui des valeurs ou non-valeurs anti-humanistes émises, diffusées, vulgarisées, mises en œuvre par les maîtres du Monde. Dans ce dernier chapitre je range les « philosophies » républicarde et laïcarde, franc-maçonne et talmudo-sioniste messianique, toutes kabbale et cabales, l’esprit marrane, l’entrisme, le double jeu, les opérations sous faux drapeau et la chutzpah ; liste non close.

La vraie vie en dehors du spectacle est la forme habituelle de ceux qui s’assemblent pour décider de la manière dont ils nous dirigent droit dans le mur de la destruction civilisationnelle.

Mais la vraie vie est aussi la nôtre, amoindrie, mais réelle et par bien des côtés encore celle des solidarités rurales ou ouvrières d’autrefois, ou pour certains religieuses. C’est notre seule force face au néant programmé. Et face à notre absence dans le monde du spectacle. Vie parallèle et souterraine.

Mais leur ombre invisible n’est pas notre lumière mouchée. Elle en est l’antinomie en tout.

Elle n’est pas non plus l’oubli. Celle par exemple des enfants perdus de la République enterrés en catimini. Enterrés dit-on dans les quartiers musulmans de trois cimetières. Les maires réticents ou se renvoyant les cercueils encombrants, ont bien été obligés de respecter la Loi. Un fut enterré vers minuit. Personne n’était à son enterrement, silence de mort, pas même sa femme qui n’a pas voulu s’y rendre, sans doute par peur. Il a fait aussi bien que Mozart. Et aussi bien que Molière le mécréant enterré de nuit dans le quartier des enfants non baptisés et des suicidés d’un cimetière parisien. Un autre fut enterré à six heures du matin, l’heure du laitier, des perquisitions ; de l’arrivée de la Guépéou ou de la Gestapo en un autre temps. Le troisième fut enterré en plein jour semble-t-il, mais entouré de policiers et des quelques personnes. Un maire a refusé d’accorder une concession, un autre est demeuré flou sur le nom du cimetière, le Mali n’a pas voulu de son double-nationalité.

f3highres - CopieConvulsionnaires au cimetière de Saint-Médard sur la tombe du diacre François de Pâris (gravure du XVIIIe siècle, auteur inconnu).

L’oubli et… la brisure des cartouches des mauvais. Autrefois on brisait les cartouches des mauvais pharaons, aujourd’hui on enterre sans signe distinctif, sans un seul nom, une seule marque. La peur, la peur du désordre, de profanations… ou de glorification en « lieux de culte »… de que sais-je encore. Ah ! ce fameux ordre public qu’il ne faut pas troubler, ce principe récurrent si propice à restreindre toutes nos libertés. Et à provoquer « à bon escient » !

L’oubli et la peur des morts, des anges du Diable, des démons. L’oubli comme l’oubli de Kadhafi, enterré dans un coin du désert ignoré de tous. Ou la misérable, la miséreuse destruction à la dynamite, le 29 décembre dernier, du tombeau de famille de Saddam Hussein situé à Al-Awja, son village natal près de Tikrit, à 150 km au nord de Bagdad, par des miliciens chiites en lutte contre les djihadistes (chiites ? sunnites ?) de l’État islamique. Djihadisme « par l’épée » qui serait un dévoiement du djihadisme philosophique, par la parole. Manque de chance pour eux, cela fait environ un an, après que son tombeau eût été déjà profané, que la dépouille d’Hussein a été enlevée du tombeau et réenterrée par des sunnites dans un lieu qui demeure secret.

Merci l’Empire !

Pauvre monde « Pauvre humanité toute entière ! » comme disait un mien grand-oncle, misanthrope et misogyne, philosophe à ses heures et grand ami de la terre et de la nature et des abeilles dont il récoltait le miel. « Ah, les petites bêtes, certaines m’ont encore piquées » disait-il attristé, car pour elles s’étaient la mort désespérée assurée. Tiens, un peu comme la mort des méchants terroristes.

Munde, miserere nobis !

DANS LA SÉRIE "JE SUIS CHARLIE PEUT-ÊTRE, PEUT-ÊTRE PAS" OU "JE T’AIME, MOI NON PLUS " — UNE VIEILLE RECRUE QUI NOUS LA FAIT À L’ESBROUFE

Autrefois on disait : « les paroles s’envolent, mais les écrits restent » ; ce n’est plus tout à fait vrai de nos jours…

Et puis, il peut y avoir aussi des imbéciles qui changent d’opinion. D’opinion sur rue pour Bedos qui a toujours eu « porte grande ouverte » dans tous les media pour y ânonner et cracher sur ces concitoyens.

Mais finalement Shalom à celui, le pauvre, qui n’a jamais eu que le talent d’écriture et d’humour des autres, puis qui dans un deuxième temps, et il n’y a pas si longtemps encore, a su étaler sa haine manifeste de bobo friqué à l’encontre des salauds de « franchouillards », c’est-à-dire pour tout ce qui n’était pas son petit monde interlope de privilégiés « de gauche ».

BEDOS EN 2012 : QU’ILS CRÈVENT !

https://www.youtube.com/watch?v=eRMMVxlC77E

Petite remarque : Reiser, l’auteur du personnage de Gros Dégueulasse est mort à l’âge de quarante-deux ans en 1983, donc selon Bedos, ça fait une bonne paye que Charlie n’est plus Charlie. Il parle de la première formule, de la série 69-81. Pour une fois je suis d’accord avec celui qui depuis belle lurette également ne me fait plus rire, autant dire depuis qu’il ne dit plus les sketches des autres (et encore !), mais les siens tout emplis de haine, de suffisance, de con-descendance très « colonie française ».

PUIS BEDOS EN 2015 : NON, J’AVAIS TOUT FAUX !

https://www.youtube.com/watch?v=eSdhytAhPVs

ET ENFIN ICI : MES BONS POTEAUX !

https://www.youtube.com/watch?v=b5ZZTDi0gcE

Personnellement je m’en suis tenu au tout début de cette dernière vidéo, ça m’a suffit ; ce type m’énervant profondément.

Pas d’autres commentaires.

Petite remarque : je constate que ces vidéos ne sont pratiquement pas regardées sur Internet, c’est dire…

RÉFLEXIONS DU JOUR, BON JOUR !

ANGES, FAUCONS ET VRAIS CONS*.

Charlie Hebdo fait rire tout le monde (faisait, + Charlie Hebdo, feu Charlie Hebdo), la preuve : trente mille ventes par semaine, à pub. rabattue et agents publicitaires « de qualité » tels Botul et Follereste, dans un pays de plus de 60 millions d’habitants, dont un certain nombre de « soutiens institutionnels ». Avec en plus, une aide de tous depuis des années, je veux dire « un soutien national et obligatoire de tous » par les impôts ; dépôt de bilan attendu et annoncé depuis des mois, voire des années.

La tuerie, quelle aubaine pour ceux qui restent, pour les également médiocres qui restent. « Tout est pardonné » (dixit les charlots)… on passe à la caisse ! Les cons nous achètent et l’État nous finance comme jamais. Nos cons-frères nous hébergent…

Malheureusement pour nous, tout ne rentre pas chez nous, voyez « l’ignoble commerce » de tricots, de badges, de vieux numéros sur Internet !!! Mais comme cela nous ressemble bien finalement.

Comme cela ressemble bien à notre si belle époque dont nous vivons si bien, malgré tout, malgré nos morts maintenant, et malgré nos déboires commerciaux constants !

Et puis on ne comprend pas, où est le problème ?

On a quand même bien le droit de tout dire, liberté irresponsable chérie ! même et avant tout le plus dégueulasse et relevant des délits de racisme, et d’incitation à la haine, de pousse-au-crime. Surtout contre les arabes et les musulmans, ou contre les cathos qui s’écrasent en portant leur croix, mais déjà moins contre les juifs. Ou d’une autre manière ; plus circoncise, pardon, circonscrite. Mais ce n’est pas parce qu’ils ont, du moins ce n’est pas parce que leurs officines officielles, et en plus hauts lieux, « ont les moyens de nous faire taire », mais bien parce qu’on est des amis intimes du sionisme international et mondialiste.

Comprenez-nous bien… Il faut bien vendre, vendre aux zozos et aux racistes. Autrement, de quoi vivrions-nous ? Quand même pas du chôm’du !

— Et l’absence de tout respect dû aux morts quels qu’ils soient ?

Mais ! On a quand même bien le droit d’exprimer notre haine viscérale, infantile et imbécile de nantis, de petits bourgeois intolérants, de beaufs « de gauche ». Et d’apparatchiks aux ordres de l’État (en très mauvais état) socialo-libéral, valet de l’Empire de haine et de sang américano-sioniste. C’est la guerre !

— Oui, c’est la guerre, mais pas celle que vous croyez ; c’est en partie celle des paumés et des bafoués et des ridiculisés contre les nantis. Et pour votre malheur, les planqués et l’arrière ou les arrières, n’existent plus à notre époque ! D’autant que vous faites partie de l’avant-garde! Comme a su le dire avec son immense délicatesse et sa très grande intelligence, El Caudillito, le bouffon dit « premier ministre du gouvernement de la France ». Si ! propos assuré et public, estampillé d’applaudissements officiels et très approbateurs par l’autre bouffon Botul. Non pas vous en particulier, mais tous les sionistes !

Dans la tête bien malade de Manolo, il y a deux termes antinomiques, ou tu es l’un ou tu es l’autre, tu n’as pas le choix : soit le Sioniste des Lumières, soit l’antisémite des ombres et de l’obscurité diabolique et infernale. Ce qui est encore en-dessous de cette vieille idée, fort justement exprimée à la blague autrefois par Pierre Desproges, sous la forme : « Eh bien, moi, je ne suis ni juif, ni antisémite ».

Et moi, pour parler de moi, je ne suis ni sioniste, ni antisémite. Et je pense que les plus grands antisémites qui soient, sont de cette maffia sioniste dirigée par des ashkénazes européens, sans une goutte de sang sémite dans les veines, qui assassinent journellement des arabes, des vrais sémites. Et ceci depuis bientôt un siècle.

Les fortes réparties récurrentes du sionard Manolo lui ont valu d’ailleurs les honneurs et les distinctions suprêmes de je ne sais plus quelle feuille sioniste qui décerne annuellement des bons-points aux gentils goyim, aux gentils gentils. D’ailleurs avec son nom Valls me semble être moins gentil que juif pur jus, son patronyme est fort justement sur la liste des virés par Isabelle la Catholique à qui l’État espagnol a généreusement accordé ces temps derniers la double nationalité, du moins pour ceux qui n’étaient pas, ou plus, espagnols.

Deux secondes d’approche patronymique. Valls en catalan est le pluriel de Vall. Il est l’équivalent du français Vaux**, le pluriel de Val (et non pas le pluriel de Veau, comme des facétieux ou des mal attentionnés le prétendent). Ce nom se retrouve d’ailleurs dans le toponyme d’au moins un village catalan. Vall ne se prononce pas « val » avec un « l » comme en français mais avec un « ll » qu’on rencontre également en espagnol, qu’on avait autrefois en français commun ou qu’on a dans ce qui reste encore de nos dialectes si mis à mal. C’est un « l » où l’on fait passer l’air non pas au-dessus de la langue, mais sur un côté de celle-ci. À droite si l’on est « de droite », même sans pensée bien droite, à gauche si l’on est « de gauche », même sans être vraiment gauche. C’est un « ll » que le français prononce « y » comme dans quille, bille, drille.

Ça, c’est l’aspect extérieur, le vernis catalan du nom de famille Valls. Ou pour le dire autrement sa catalanisation, procédé tout à fait logique et commun à toutes les langues et les peuples qui accueillent, de gré ou de force, un étranger.

Maintenant deux mots concernant les racines sémites du « langage articulé », comme dirait l’autre. Je prend VALLS, j’enlève le A qui n’apporte rien et je garde l’essentiel, les consonnes. Je resémitise le LL pour en faire un L courant comme en français. Et, « qu’est-ce que je m’aperçois-je ? », comme disait Colucci ?

Nous obtenons un bon vieux VL métathèse de LV, suivi d’un S qui a été probablement ajouté au cours des siècles, ou qui a un sens que j’ignore en hébreu, à moins qu’il ne soit tout simplement une marque latine ou anglo-saxonne de pluriel, ou une marque germanique (allemande ou anglaise) d’appartenance.

Valls ne semble donc être de la même eau que la dénomination ancestrale (ou prétendue ancestrale) de cette fameuse tribu, ou plus exactement caste sacerdotale judaïque antique des Lévy. L’excellence dans l’excellence élective, que dis-je : dans l’excellence élue, auto-élue.

Valls, le nom, n’est donc rien d’autre qu’une forme concurrente de Welles (cf. Orson), Weil (cf. Simone, la philosophe) et Veil (cf. Simone, la politicarde), forme métathésée (ultra courante dans toutes les langues, et plus encore dans les formes dialectales des langues de types sémitique ou indo-européenne, pour ne citer qu’elles) de Levi, Lévy, Livi (le patronyme originel d’Yves Montand), Levaï, etc.

Par contre, je ne sais si ce Valls a quelque accointance, non seulement « idéologique » mais « raciale », avec le fameux pompier pyromane Val, également dénommé « le garçon-boucher de Neuilly ».

sinistre 804129-964621Dessin de Plantu, ami de Siné, paru suite à la mise à la porte de Siné de Charlie Hebdo pour « antisémitisme ». La gueule du petit arriviste notoire et de trottoir, du triplement sinistre individu est très bien rendue : ce triste personnage secrète : 1/ l’ennui pleurnichard, 2/ la haine imbécile et 3/ l' »extrême-gaucherie ». “Sinistre” du latin « sinister », gauche. Probablement de « sine aster », sans (bonne) étoile. En attendant, c’est peut-être Siné qui l’a eu… la bonne aster.

Enfin, qu’il soit juif, finalement je m’en fous, je n’ai rien contre « le petit juif » qui lui aussi subit la loi sioniste et parfois dans la terreur ou la violence. Tout ce que je vois est que ce Valls est un sioniste hystérique (juif ou non). Et finalement, peut-être même un marrane honteux…

Beurk !

Et l’on a eu des millions de « gens », dont un très grand nombre de veaux habituellement amorphes et de gogos tétanisés, dans les rues à l’appel de l’État.

Et ils nous ont refait le coup, pour la troisième fois ces dernières années, de l’Union Nationale et Sacrée, comme en Quatorze, mais pour de rire (enfin pas vraiment pour tout le monde l’union… presque nationale). Une sordide récupération qui ne fera pas long feu.

Comme on a eu « l’union nationale multicolore » lors de la Coupe du Monde de balle au pied.

Comme a eu « l’union nationale contre la Bête Immonde » lors de la réélection de Chirac dont ladite gauche a fait toute la campagne en battant le pavé avec le slogan contre-révolutionnaire et bourgeois : le fascisme ne passera pas. Slogan d’autant plus faux et abruti que par bien des côtés, là on y est en plein dedans, dans le fascisme, le fascisme rose, rose et vert, ou plus exactement dans un néo-stalinisme de derrière les fagots.

Union nationale contre le chômage, la misère, les banques, la décadence, l’Empire, la fausse et néfaste et décatie Europe, l’euro, que sais-je encore ? Que nenni, mes jobards !

Pendant ce temps, l’antisémite (sic) notoire « qui ne fait plus rire personne » (c’est l’inversion du réel!) se démène en remplissant des salles entières malgré tous les bâtons dans les roues et autres croche-pieds et crocs-en-jambe ; des salles multicolores, multiconfessionnelles, et multi-tout-ce-qu’-on-voudra.

L’union et l’unité des petits et des anonymes en prônant la vraie dérision, la non-violence, l’amour et la paix. Et plus encore : la main tendue !!! En vain, mais en bon et gentil catho…

Quel connard, quand même !

***

* Mes excuses, encore une fois, aux dames.

** Je ne sais s’il a un rapport avec l’expression bien connue : « aller par Drumont et par Vaux ».

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DOCUMENTS, SUITE.

I — Non, vous n’êtes pas Charlie… vous êtes Charlot.

Par Altana Otovic, étudiante.

Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le recueillement s’estompant, il est déjà temps – avant qu’il ne soit trop tard – de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu’il est chaud.

Alors, comme ça, vous êtes Charlie ? Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre camp ?

« Je suis Charlie », dites-vous d’une seule et même voix. « Je suis Charlie », annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions. « Je suis Charlie », scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux. Et vous avez bien raison.

Seulement…

Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’i>Télé pour raisons politiques. Pire encore : vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas mon ami Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de haine : graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique, lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’« ONPC ».

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Clément Weill-Raynal, pour certains votre confrère, mis à pied de France 3 pour avoir révélé l’affaire du « mur des cons » dont il fut le plus triste fusillé.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houellebecq, Renaud Camus ou Christine Tasin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.

Vous êtes Charlie, mais vous trouvez normal que le FN soit exclu de la manifestation hommage de ce dimanche à laquelle tous les partis seront conviés, et alors même que vous défendez l’union nationale, dont notre pays a, en effet, plus que jamais besoin.

Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l’Histoire et de la vérité.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes pas Richard Millet face à la meute d’Annie Ernaux et d’une centaine d’écrivains délateurs et complices, vous n’êtes pas Alain Finkielkraut ni Dieudonné, ou encore Ivan Rioufol, brillant d’intransigeance mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions sur le plateau d’« On refait le monde » ce jeudi 8 janvier.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes les dénonciateurs de tous ceux qu’on abat sur l’autel du politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté. Votre liberté à vous et à vous seuls.

Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu’on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle de notre pays.

Vous n’étiez pas ces gens, et aujourd’hui vous êtes Charlie ? Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange, quand cela vous arrange. Vous n’êtes pas Charlie, vous êtes Charlot. Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au cœur jusqu’au bout, vous le resterez.

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2 — Le 11 janvier 2015 a eu un précédent : le 13 juillet 1793.

Par Christophe Servan, gestionnaire de fonds d’investissement [sic!].

La tuerie des frères Kouachi et de leur complice Coulibaly n’a rien de comparable ni avec les attentats de Londres, ni avec ceux de Madrid. Quant à parler d’un « 11 septembre » comme Michel Onfray ou Éric Zemmour, c’est proprement indécent. Pour autant, l’incroyable mobilisation autour du slogan « Je suis Charlie » n’a jamais eu d’équivalent dans aucune de nos démocraties. À lui seul, ce paradoxe incompréhensible suffit pour affirmer que les Français et le monde entier ont sans doute été les témoins, le 11 janvier 2015, de la plus grande opération de propagande et d’intoxication depuis les funérailles de Staline, le 9 mars 1953.

Le panurgisme observé chez tous les médias sans exception, la surenchère dans les propositions les plus délirantes – enterrer les victimes au Panthéon et faire du 7 janvier un jour férié -, la mobilisation forcée, sous peine de stigmatisation voire de sanction, de toutes les composantes de la société – corps de l’État, médias, syndicats, écoles, associations, monde des arts et des lettres, services publics, entreprises privées, équipes sportives, etc. –, tout ceci dans l’histoire de France n’a qu’un seul précédent, un seul. Là aussi, il était question d’un journal, c’était le 13 juillet 1793 : je veux parler des funérailles grandioses de Jean-Paul Marat, le rédacteur de L’Ami du Peuple, celui qui réclamait 100.000 têtes à couper et qui fut assassiné par Charlotte Corday.

Cette comparaison n’est pas fortuite. Marat était une bête assoiffée de sang mais David en fit post mortem un symbole de la liberté, un renversement des valeurs que l’on peut observer avec Charlie Hebdo, journal sectaire et haineux, aujourd’hui icône de la liberté d’expression. Mais il y a plus : la réaction du gouvernement a aussi été en tout point conforme à celle des Comités, un scénario en trois temps qui servira plus tard de modèle à tous les régimes totalitaires du XXe siècle :

1) glorification de la mémoire des victimes (sorte de canonisation en mode laïc) sur un thème fédérateur mais en trompe-l’œil : la lutte contre les traîtres en 1793, la liberté d’expression aujourd’hui ;

2) mobilisation de l’ensemble de la population derrière le flambeau de l’unité nationale confrontée à un ennemi étranger : royalistes émigrés en 1793, islamistes immigrés aujourd’hui ;

3) sidération de l’opposition républicaine molle : la Plaine en 1793, l’UMP aujourd’hui, et répression contre les récalcitrants (les Girondins en 1793, le Front national aujourd’hui).

Cette comparaison, je vous la livre en guise de mise en garde. Elle renvoie aux heures les plus sombres de notre passé : la dictature jacobine. Il faut en effet se souvenir que la mort de Marat eut pour conséquence de donner un violent coup d’accélérateur à cette machine infernale que fut le Tribunal révolutionnaire, dont le pendant aujourd’hui pourrait être la XVIe ou la XVIIe chambre du tribunal de grande instance de Paris.

L’accusateur public, Antoine Fouquier-Tinville, avait dans son arsenal la loi des suspects (17 septembre 1793), une loi infâme qui vous envoyait à l’échafaud sur une simple dénonciation. En 2015, les magistrats disposent de la toute nouvelle loi Cazeneuve (13 novembre 2014) qui instaure le délit d’apologie du terrorisme. Il suffira d’un mot mal interprété, voire d’un geste équivoque (quenelle ?), pour vous déferrer devant le parquet afin d’être jugé en comparution immédiate avec, à la clé, une peine de 5 ans de prison. Lois d’exception, justice expéditive, sinistre époque.

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