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OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (troisième série)

-I- Trois pièces de clavecin de Charles Demars (1702-1774).

Ces pièces sont extraites du Ier livre de pièces de clavecin composées par Mr De Mars, le Cadet, organiste de l’église cathédrale de Vannes (1735). On ne connaît pas d’autres livres du même De Mars. Par contre, les registres paroissiaux connaissent pour cette époque deux Demars (en un seul mot) : Jean-Odéo Demars (1695-1756) et Charles Demars (1702-1774). Puisqu’il est question du cadet, on peut supposer que le Demars dont il est question est Charles et non pas Jean-Odéo comme on le lit, ou disait plus généralement.

Ce recueil comprend quatre suites : Suite I en La Majeur, Suite II en sol mineur , Suite III en ré mineur et Suite IV en ut mineur .

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Deux pièces de Demars jouées par Claude (sexe féminin) Nadeau (http://www.claudenadeau.net/index1.html) :

Prélude :

http://claudenadeau.free.fr/mp3/imbolc/prelude.mp3

Gigue :

http://claudenadeau.free.fr/mp3/imbolc/gigue.mp3

Une pièce par un inconnu :

Allemande de la suite en La Majeur.

https://www.youtube.com/watch?v=ECKsZDwT4NA

-II- Dryade : Tableau symphonique (1924) de Louis Aubert (1877-1968)

https://www.youtube.com/watch?v=zV1a-nDrWdQ

-III- Air Varié, pièce pour violon et piano (1927) de Jean Cras (1879-1932)

https://www.youtube.com/watch?v=x8OuMm52rhA

CIEL, MON… VENDREDI… 6 FÉVRIER… 2015

Le 6 février… je n’évoquerai pas ici longuement un certain 6 février 34 conséquence de la chienlit parlementaire de la IIIe république agonisante. Je ne juge pas, je ne prends pas parti, mais je constate à la suite de tant et plus d’historiens « de la chose », et de tous bords, que lors des émeutes insurrectionnelles parisiennes qui eurent lieu en particulier sur la Place même de la Concorde (sic !), émeutes qui opposaient des membres des ligues d’anciens combattants et aussi d’extrême-droite à la police et à l’armée, ce furent seize personnes qui trouvèrent la mort (dont un policier) et ce furent environ 2300 personnes qui, à des degrés divers, furent blessées (dont 664 policiers ou soldats). Deux ans plus tard vint le Front Popu. et deux encore après… la déroute française finale que l’on sait.

Non ! Je resterai plus près de nous (plus près de nous, Seigneur !… comme dirait le catho. de base).

Il y a vingt-cinq ans, un quart de siècle…

Le 6 février 1990.

Pour les jeunots qui n’étaient pas encore nés ou seulement à peine nés, je voudrais dire quelques mots de cette date qui restera dans l’Histoire avec un grand H, non pas comme Hiroshima, mais comme Holocausticon.

C’était un mardi ; plus exactement, c’était :

CIEL, MON MARDI !

Un certain mardi dans la soirée, celui d’un Ciel, Mon Mardi ! le seul qui fait encore réellement scandale, celui qui occasionne encore à l’anti-héros de la soirée (« anti » pour les cons du conformisme et de la domination impériale) des insultes et des menaces, y compris des menaces de mort, par des gens formatés, le plus souvent de « jeunes cons à sang chaud » qui n’étaient pas même dans le coup à l’époque, celui qui fait que, depuis ce jour fatidique et fatal pour lui, un certain Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, est contraint de vivre en exil.

Exil non doré, pas plus doré que celui, par exemple, d’Abel Bonnard en Espagne suite à l’Épuration instrumentée par des hommes fort peu magnanimes et encore moins aristocrates. La lie des crétins bornés et haineux, tant écrivassière que populaire. Et en premier lieu les staliniens, hommes de très grande vertu, de très grand humanisme et partisan de la tolérance, de la liberté d’expression e tutti quanti, comme chacun sait. Et comme le prouve tous les jours encore la fameuse loi non-constitutionnelle (pour diverses raisons de droit), mais néanmoins maintenue, dénommée loi Gayssot ou loi Fabius-Gayssot qui date du 13 juillet 1990, soit de quelques mois après ce fameux Ciel, Mon Mardi. Loi de circonstances, loi totalitaire. Loi mémorielle communautariste à caractère éminemment religieux. Je ne dirai pas « sacré »,  je réserve ce mot au vrai sacré, au noble sacré.

Il suffit de s’intéresser un tant soit peu aux rouages de la Résistance «  » »communiste » » » pour se convaincre de l’élévation de pensée des staliniens (et néo-staliniens). Les plus grands supplétifs de la remise en bonne marche du capitalisme dès 1945 ! Était-ce bien la peine, un plus tard, d’écrire sur les murs « US GO HOME! » en signant PCF ?

Courte digression : quoi qu’on en pense politiquement, la Résistance, du moins la Résistance armée était une organisation terroriste qui avant de régler ses comptes à l’Histoire réglait d’abord ses propres comptes politiques, parfois les plus étroits ou individuels qui soient, y compris au sein même de la Résistance, quand cette dernière ne faisait pas appel tout simplement au grand banditisme.

Résistance qui ne respectait en aucune façon les dites lois de la guerre (qui valent ce qu’elles valent, mais qui sont reconnues internationalement) : pas d’attaques de civils (voir à ce propos ce qu’il en fut pendant la Seconde Guerre Mondiale et ce qu’il en est de nos jours de la part des grands « démocrates » d’État), attaques ouvertes avec signe de reconnaissance, armes apparentes, respect des hommes qui se rendent et sont faits prisonniers, et des morts, interdiction de tout acte de barbarie, etc. Sur ce chapitre, la Résistance armée a très largement dérogé. Et elle est peut-être mal placée pour donner des leçons de bonnes mœurs à ceux d’en face.

Fermons la parenthèse et revenons à nos moutons ou plus exactement à celui qui fut tout l’inverse d’un mouton et sur qui tomba la lie également de la politique française de 1990. Je veux parler de l’union sacrée entre les pires individus du sionisme national, international et mondialiste, et les pires individus des diverses officines de l’extrême-droite franchouillarde, « nationaliste » et coloniale.

Je peux même affirmer ici que toute cette engeance interlope de suprémacistes, racistes, colonialistes a scellé, ce jour-là même, leur union « indéfectible » comme dirait le crétin. Certes, il a fallu des années de fréquentation de plus en plus assidue pour que le ciment prenne bien, pour que l’on en arrive de nos jours à voir un Front dit National chanter les louanges et les vertus achevées du sionisme. Mais entre des « êtres d’Élection », on se comprend, et on le comprend aisément ! L’entrisme, également congénital, des Élus de leur dieu y a joué parfaitement son rôle ; preuve s’il en est que cette agence (devenue fort respectable et respectée dans tous les media) du racisme belliciste anti-arabe et anti-musulman a le vent en poupe.

En l’affaire, Olivier Mathieu se prit sur le dos l’ensemble de cette racaille dans une soirée bien évidemment sulfureuse, et c’était le but, consacrée à l’extrême-droite.

Que fit-il, que dit-il ? Il avait été invité à participer à cette soirée pour s’exprimer sur le sujet, au nom de la liberté d’expression, on lui refusait le micro, on l’insultait discrètement en lui donnant par exemple du « Monsieur Goebbels » provocateur et totalement hors sujet, alors qu’il n’avait pas encore dit un seul mot et ne montrait, lui, aucune haine. Un de ces tristes individus le tança en particulier, il s’agit de Jean Benguigui (je ne crois pas qu’il s’agisse d’un parent direct de Patrick Bruel) qui comme son nom l’indique sent bon le colon pied-noir et casher sûr de son fait et de son impunité.

Mais je suppose qu’il ne s’agissait là que d’un léger chatouillis de l’âme gênée, une gratouille sans conséquence, un parfum d’orange amère, venant de cet être distingué et « artiste » d’exception (et surtout d’entregent) qui (comme l’explique avec rigueur la quatrième de couverture de ses mémoires qu’il vient d’écrire tout seul comme un grand et qui viennent de sortir… tiens ! justement titrés Un Parfum d’Orange Amère) est l’auteur d’ « une ode à l’amitié, à l’amour et à l’humour ». Amen.

Parmi ces êtres congénitalement haineux et suffisants, présents en cette soirée mémorable, je pourrais nommer également Gérard Darmon (qui ne semble pas être de parenté avec le tennisman Pierre Darmon) autre grand artiste lancé… par Roger Lévy, dit Roger Hanin, et personnage attitré des œuvrettes de Claude Lelouch, tous de la même maffia judéo-maghrébine médiatique. Gérard Darmon fils de « bonne famille » pied-noir casher établie à Paris dès avant-guerre, où le père connu sous le nom de « Trompe-la-Mort » ou « Riquet de Bastille », sut faire son beurre en divers trafics répréhensibles (y compris pendant l’Occupation). En voilà un second après le père du récent nobélisé !

Tiens, c’est également amusant, ce Gérard Darmon vient lui aussi de sortir un livre, consacré à son père et intitulé Sur la Vie de Mon Père « auquel, je cite la quatrième de couverture, il a voué un amour infini ». Autre passage éclairant : « Qui est-il, cet étranger si proche qui m’accompagne, nuit après nuit, jour après jour, dans mon voyage intime ? » Sans commentaire.

Donc ce jour-là, ce mardi-là, ce 6 février-là, Olivier Mathieu n’eut pas le temps de beaucoup s’exprimer, pour l’essentiel il déclara : « Faurisson a raison, les chambres à gaz, c’est du bidon ! » juste avant de se faire agresser par diverses personnes et en particulier un individu qui a un nom, une adresse, contre qui fut porté plainte et qui ne fut jamais inquiété par le parquet, pas plus que ne furent inquiétés divers agressifs membres israéliens d’organisations para-militaires et ultras présents à cette soirée « française » et bien de chez nous.

Mais rassurons-nous au moins sur l’essentiel, le vital pour Olivier Mathieu, c’est l’écriture. De son îlot européen, de sa tour qui n’est pas vraiment d’ivoire, il observe et il envoie des messages aux petits hommes. Quelques dizaines de livres (oui, je dis bien quelques dizaines, dont certains fort épais) : des romans, des nouvelles autobiographiques, d’histoire et de critique sociale contemporaines ; de la poésie également ; de la photographie et du dessin, enfin. Sans compter tant et plus d’articles sur des sujets divers. Bref de l’art.

Je ne vais pas réécrire ici le livre que j’ai consacré, moins à l’histoire événementielle, moins à une biographie stricto sensu, qu’au personnage tel qu’il m’apparut lorsque je le découvris réellement il y a quelques années. Livre de sensations, d’émotions, de sentiments. Pour ceux que cela intéresse, il doit encore en exister quelques exemplaires chez des bouquinistes sur Internet ; son titre est : Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le Dernier Romantique.

OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (deuxième série)

Extrême rareté de ces compositeurs-ci en enregistrements, disques rares, présence sur Internet encore plus rare. Source : YouTube à nouveau, sauf le premier titre, source : Disques et cylindres de la Belle Époque en ligne.

*

Émile Durand (1830-1903)

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Le Biniou (1856)

Les paroles se trouvent in « Poésies de Hippolyte Guérin de Litteau. [1797-1861] Mélodies. » (1856).

*

De ma bourse un peu pauvrette
Où l’ennui m’a fait fouiller
Je me suis permis l’emplette
D’un biniou de cornouiller.
Sur notre lande bretonne
Oh ! Les jolis airs qu’il sonne !
Oh ! Comme il endort aux cœurs
La fatigue et les* douleurs !

*
Les douleurs ?… sont des folles !
Et qui les écoute est encor plus fou !
A nous deux, toi qui consoles,

Biniou,

Mon biniou,

Mon cher biniou !

*
Près de moi tout lui fait fête :
C’est l’oiseau… qu’il réjouit ;
C’est l’écho… qui le répète ;
C’est la brise… qui le suit !
Quelle est donc cette magie
Qui nous jette**, en pleine vie,
Le sourire au sein des pleurs,
La gaîté sur les douleurs ?…

(au refrain)

*
Mais la somme qu’il me coûte
Sera lente à revenir,
Et bien des rigueurs, sans doute,
M’en laisseront souvenir !
Ma sacoche enfin ! *** moins lourde…
Moins de cidre dans ma gourde…
Puis.. Qui sait ?… Jours de malheurs !****
La faim même… et ses douleurs !

(au refrain)

*

Dans l’édition originale :

* « ses »

** « Nous jetant »

*** « en pain »

**** « Peut-être… hélas!… ô terreurs ! »

*

quatre extraits :

01 — refrain, couplet un, refrain ; par Maréchal

http://www.phonobase.org/audio/AD-2014/2014_7551.mp3

02 — couplet un, refrain, couplet deux, refrain ; par Melgaty du Théâtre lyrique

http://www.phonobase.org/audio/AC-2010/2012_5453.mp3

03 — couplet un, refrain, couplet trois, refrain ; par Maréchal

http://www.phonobase.org/audio/AC-2010/2010-02_1754.mp3

04 — version dramatique (bien abîmée) par Henri Stamler de l’Opéra : couplet un, refrain

http://www.phonobase.org/audio/AB-2007-2009/2009-11_655.mp3

*

Valsette en ré :

https://www.youtube.com/watch?v=llfOSjCQCb4

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Louis Bourgault-Ducoudray (1840-1950)

*

Rhapsodie cambodgienne (1882)

https://www.youtube.com/watch?v=RNLXLCbD75A

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Louis Vuillemin (1879-1929).

Suite “Én Kernéo” (En Cornouailles) (1922)

https://www.youtube.com/watch?v=Yc0CWDPcqzg

LES CHALEURS DE LA PAUVRE PETITE CHATTE DÉCÉRÉBRÉE.

Retombons dans le trivial… autrement dit dans la critique salutaire et nécessaire, car liés au dominant de ces temps décadents, du non-art et de la fausse contestation (officielle)…

Ubu, je vous dis … ! Ou plus exactement, de par ma chandelle verte ! la Mère Ubu chez Venceslas, le roi des Cons. Je viens de croiser sur Internet le dessin d’une collaboratrice… de Charlie Hebdo si l’on veut, mais plus encore… de l’Empire, très probablement « de gauche » et qui sait ! « coco » : espèce fort heureusement en voie de disparition, oui, c’est tant mieux, car aucun ne l’est au fond de lui-même, tout juste stalinien intolérant et borné, mais c’est tout autre chose, voir ce que le « communisme Front de Gauche » a donné en autant de Charb imbéciles, que dis-je : abrutis et haineux. Incultes et à œillères. Êtres au combien primaires… mais présentement du côté du manche pour notre gêne.

 coco01

J’ai trouvé un gribouillis de la cocote, en compagnie d’un article dont je ne dis rien de plus, ce dernier étant du genre torchon courant, un pur (sic) produit de toute cette vérole de sous-nullité éditoriale pour bobos  » de gauche » et même « de droite », et autres beaux beaufs Inrockuptibles (sic) et compagnie, de la bourgeoisie « chébran » ou « bléca » tant grande que petite, pour qui tout va bien finalement et dans le Meilleur des Mondes possibles.

L’aventure de Coco, elle est simple, je ne vais pas m’étendre en des pages et des pages. Elle est celle d’une Coco sans testiculi, sans cocos, mais néanmoins témoin aux premières lignes dans l’affaire charlienne puisqu’elle fut rien de moins que celle qui a donné, sous la menace, le code d’ouverture de la porte des charlots.

Qu’aurais-je fais à sa place ? Je ne saurais le dire, mais sans doute pas le fanfaron, j’aurais peut-être même été capable d’oublier le code, et de mal finir à cause de ça ; mais d’ailleurs, ce qui est sûr et certain c’est que je ne me serais jamais trouvé en ce lieu. Je ne fréquente pas les locaux de la Collaboration, ni ceux de la Kommandantur…

Le petit différent le voici, le voilà, le père (un belge voyez-vous ça !) du Chat (je parle du petit-mickey, pas du savon) lors de la sortie du dernier numéro de feu Charlie a émis une réserve d’intelligence et de réflexion vis-à-vis de l’irresponsabilité maladive des charlots. Point.

Son opinion… librement… il s’est exprimé.

Voici donc ce que Coco, celle qui n’a pas de testiculi, a répondu au moins-que-rien, au lâcheur ou je ne sais quoi ; ce n’est pas de la dentelle (féminine), mais c’est comme d’hab. : affligeant de médiocrité, de bêtise et de haine :

indezzzzzzzzzzzx

Et dire que nos impôts payent une partie de … ça !!!

Et c’est encore Coco, « conne… se le dise », qui a réalisé il n’y a pas si longtemps, cette autre œuvre « géniale et immortelle » dans le genre imbécile, dénuée de tout sens, montrant une absence manifeste de vraie critique et d’esprit de caricature, de tout talent de crayon. Toute emplie d’une indigence de pensée, de mentalité crasse, pas même capable de trouver la moindre drôlerie originale. Et je dirais même de « respect de soi-même ». Mais, je ne sais pas si elle serait capable, la crétine, de comprendre ce que je veux dire ici.

Je crois que tous ces minables de Charlie ont un sérieux problème « anal « comme aurait pu dire Sigmund.

index (2)

Quelques mots de symbolisme primaire : nous noterons l’étoile à cinq branches qui n’est donc pas l’étoile à six branches de David (ou de Rothschild, comme on voudra). Niveau esthétique en-dessous du plus bas…

Je n’ose parler d’éthique, je crois que c’est un gros mot chez les charlesques. Ou plus encore un mot inconnu de ces… je ne trouve même pas de mot adéquat. 

Cette étoile à cinq branches, étoile byzantine reprise par l’empire ottoman est devenue l’un des symboles de l’islam, mais c’est aussi le symbole reconnu de l’espéranto ou encore, lorsque l’étoile est de rouge vêtue, l’un des symboles du communisme.

La Coco a peinturluré son pentagramme en jaune et non en vert (couleur de l’écologie mais aussi de la religion musulmane) ; elle a donc barbouillé une sorte de synthèse enfantine (mauvais enfant, enfant non prodige) d’étoile jaune juive et d’étoile verte (pas encore apparue) destinée aux parias que sont, comme tout petit-homme qui lit encore Charlie le sait d’instinct, ces sous-hommes musulmans. Affligeant, encore une fois…

Pour conclure, Coco dessine comme un pied (ou plus exactement avec ses pieds, qui ne sont pas bien propres) et elle a des idées (si on peut appeler ça des idées !) de chiottes. Je ne trouve pas d’autre mot. Moi qui ne suis pas doué en dessin, je crois que je ferais nettement mieux et sans doute avec plus d’esprit et moins d’infantilisme confiné toutes les semaines dans le pipi-caca-bite-et-con. Mais l’on me dit que Coco a un jeune enfant, ceci expliquant sans doute cela!

Coco ou « l’humour » couche-culotte, vomi et déjections diverses.

Non seulement Coco, qui n’est pas un brin cocasse, ne connaît aucun chatouillis chatoyant, n’a pas de testituli (tandis que Charlie se retrouve maintenant avec des c… en or), mais le Chat a très nettement plus de subtilité, de jeu avec les mots et d’intelligence que cette rustre, cette inculte, cette sous-développée du crayon… et du reste. Dois-je dire : « et de la Pensée »?! J’en doute.

Quel talent, ma douéoù !

Coco Néant, Coconnéant, retourne à ton néant de conne !

No pasaran ! Le Chat vaincra ! Miaaaouh !

OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (première série)

Joseph, Guy Ropartz (1864-1955)

Prélude funèbre, pour orgue (circa 1900)

https://www.youtube.com/watch?v=VBzjtmIMbeY

Interprète : André Isoir

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Paul Ladmirault (1877-1944)

Brocéliande au matin, poème symphonique (1909), extrait de l’opéra Myrdhin (1902-1909) qui ne fut jamais représenté

https://www.youtube.com/watch?v=UYGxa2KBvto

Direction : Stefan Sanderling

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Marie, Paul Le Flem (1881-1984)

Sept pièces enfantines (pour piano 1912, orchestrées en 1942)

https://www.youtube.com/watch?v=5z2k5WXVboE

I- Prière (1.18)
II- Bastions de sable (1.32)
III- Après gronderie (1.48)
IV- Chatterie (2.34)
V- La vieille mendiante (0.57)
VI- La chapelle (1.30)
VII- Bigoudens (0.55)

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Direction : James Lockhart

MUSIQUE ROMANTIQUE

Concerto pour piano et orchestre en ré majeur op. 12 (1871) de Marie-Alexis de Castillon de Saint-Victor (1838-1873) :

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https://www.youtube.com/watch?v=XrR_NjzyRBg

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Allegro moderato

Molto lento (à 14′ 25′ ‘)

Allegro con fuoco (à 20′ 48′ ‘)

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Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

direction Georges Prêtre

au piano Aldo Ciccolini

MUSIQUE IMPRESSIONNISTE

S’il n’avait été musicien Émile Naoumoff confie qu’il aurait aimé devenir archéologue : "Je le suis devenu un peu à ma manière avec mon désir de sortir de l’oubli l’œuvre pour piano de Gabriel Dupont…".

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Voici Les heures dolentes (1903-1905), de Gabriel Dupont (1878-1914*), par Émile Naoumoff, le bulgaro-français "archéologue du piano".

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https://www.youtube.com/watch?v=qeQG1krY8UI

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00:00 1. Epigraphe
01:26 2. Le soir tombe dans la chambre
05:47 3. Du soleil au jardin
09:44 4. Chanson de la pluie
12:13 5. Après-midi de Dimanche
15:39 6. Le médecin
16:58 7. Une amie est venue avec des fleurs
19:33 8. Chanson du vent
24:37 9. Au coin du feu
27:18 10. Coquetteries
32:45 11. La mort rode
38:50 12. Des enfants jouent dans le jardin
45:08 13. Nuit blanche – Hallucinations
52:34 14. Calme

* sa mort ne doit rien à la guerre mais à la tuberculose.

ALDO

Aldo… ?… Maccione ? Non… Ciccolini !

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Jules Massenet

Devant la Madone, Souvenir de la campagne de Rome, Nuit de Noël (1864)

https://www.youtube.com/watch?v=Vje3gPGls2w

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Emmanuel Chabrier

España (1883)

Version piano seul (Camille Chevillard).

https://www.youtube.com/watch?v=wNpCOxVB-SI

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Erik Satie

Gymnopédies (1888)

https://www.youtube.com/watch?v=aSnw28dz2DM

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Claude Debussy

Arabesques (1888-1891)

n° 1

https://www.youtube.com/watch?v=Yh36PaE-Pf0&list=PL09DE9635326A6FE2

n° 2

https://www.youtube.com/watch?v=KKHeEw7whUQ

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Marie-Joseph Déodat de Séverac

Baigneuses au soleil (1908)

https://www.youtube.com/watch?v=-3EfG2j9WII

LUEURS D’ESPOIR ?

Trouvé sur Égalité et Réconciliation, source plumenclume.net

LA RUSSIE NE SE LAISSE PLUS FAIRE.

Analyse d’Israël Adam Shamir (traduction de Maria Poumier)

L’ordre mondial qui régnait depuis 1991 est en train de s’écrouler en ce moment sous nos yeux. La décision du président Poutine de se dispenser du pèlerinage à Auschwitz, juste après son absence remarquée au festival Charlie à Paris, c’est le point de non-retour. C’était très drôle de troller la Russie, tant qu’elle se laissait faire. Mais c’est fini, la Russie a déchiré la règle du jeu.

I

Jusqu’à maintenant, la Russie, comme un rustre à Eton, s’efforçait de faire comme les autres pays. Elle accourait aux raouts des grands, comme à un dîner de cons, payait ses dettes aux entités européennes qui lui crachaient dessus, endurait patiemment les incessantes rodomontades des grands pouvoirs et le harcèlement irritant des petits bras de l’Europe de l’Est. Et puis quelque chose a lâché. Le bougre ne cherche plus à se faire accepter ; il a repris ses billes et il est rentré chez lui, juste au moment où ils avaient besoin qu’il aille plier le genou à Auschwitz.

Chaque année, les dirigeants occidentaux vont à Auschwitz comme à Canossa 1 pleurer en chœur sur leur échec historique à protéger les juifs,2 et jurent obéissance éternelle aux juifs. C’est l’un des rites religieux les plus importants de notre époque, l’Anneau unique auquel ils doivent se soumettre, un rite instauré en 2001, lorsque l’empire judéo-américain avait atteint le point culminant de son pouvoir. Le dirigeant russe y avait dûment assisté jusqu’ici. Cette année, ils vont devoir se passer de lui. Les ministres israéliens ont déjà fait connaître leur profonde déception car c’est l’Armée Rouge qui avait sauvé les juifs à Auschwitz, après tout. L’absence de la Russie va faire du H’Day mémoriel une kermesse paroissiale, réservée aux Occidentaux. Pire encore, la place de la Russie sera prise par l’Ukraine, gouvernée par les héritiers nullement repentis de Bandera, la créature d’Hitler.

Cela survient après la manif pour Charlie, également boudée par la Russie. L’Occident avait laissé entendre que les péchés de la Russie lui seraient pardonnés, jusqu’à un certain point, si elle rejoignait, d’abord la manif, puis la coalition anti-terroriste programmée, mais la Russie n’a pas mordu à l’appât. C’était un changement d’humeur voyant, car jusque-là, les dirigeants russes se précipitaient pour participer aux célébrations unitaires et votaient les résolutions sponsorisées par l’Occident.

Poutine avait pleinement soutenu la guerre de Bush contre le terrorisme à l’ONU, en paroles et sur le terrain.

Pas plus tard qu’en 2011, la Russie avait encore embrayé, pour les sanctions contre la Corée du Nord et contre l’Iran. Et, pour les convocations aux manifs, on pouvait toujours compter sur la Russie. Cette fois-ci, les Russes ne sont pas venus, le ministre des Affaires étrangères Lavrov a tout juste fait acte de présence. Cet indomptable successeur de M. Niet3 a quitté les lieux presque aussitôt et s’en est allé prier à l’église russe, dans une sorte de contre-manifestation, contre Charlie. En allant à l’église, il proclamait qu’il n’est pas Charlie.

En effet, Charlie Hebdo était explicitement antichrétien (et le reste probablement), tout autant qu’antimusulman. On trouve dans ses pages certains dessins parfaitement odieux contre la Sainte Vierge et le Christ, contre le pape et l’Église (bizarre, ils n’offensent jamais les juifs…).4

Un blogueur russe qui découvrait l’existence de ce périodique a écrit sur son site : « J’ai honte que ces bâtards se soient fait descendre par des musulmans et pas par des chrétiens. » C’était le sentiment général à Moscou, ces jours-ci. Les Russes ne pouvaient pas croire que ce torchon ordurier ait pu paraître et être défendu comme exemple de liberté d’expression. Et une manifestation contre Charlie a été envisagée, mais le maire de Moscou l’a interdite.

Rappelez-vous, il y a quelques années, les Pussy Riot avaient profané l’église Saint-Sauveur à Moscou comme les Femen l’ont fait dans plusieurs grandes cathédrales européennes, de Notre-Dame de Paris à Strasbourg. Le gouvernement russe n’a pas attendu que la justice populaire [sic] s’abatte sur les viragos, mais les a expédiées en prison pour deux ans. Au même moment, la législation pénale a été modifiée pour inclure le sacrilège5 parmi les délits ordinaires, avec l’assentiment général. Les Russes tiennent à leur foi bien plus fermement que ne le voudraient les dirigeants de l’UE.

Dans la France de Charlie, le régime de Hollande a contraint le peuple rétif à accepter la loi sur le mariage gay, malgré des manifestations monstres de catholiques.6 Les Femen souillant les églises n’ont jamais été punies, mais un bedeau qui avait essayé de les en empêcher a été lourdement pénalisé. La France a une longue tradition anti-chrétienne, généralement décrite en termes de laïcité, et sa grande coalition contre l’Église, d’athées,7 de huguenots et de juifs s’est constituée à l’époque de l’affaire Dreyfus. C’est pourquoi l’escapade de Lavrov à l’église a bel et bien constitué une contre-manifestation, qui proclamait : la Russie est avec le Christ, et la Russie n’est pas contre les musulmans.

Tandis que le régime occidental actuel est anti-chrétien et antimusulman, il est pro-juif8 à un degré qui défie toute explication rationnelle. La France a envoyé des milliers de soldats et de policiers pour défendre les institutions juives, alors que cette dévotion dresse ses voisins contre elle. Tandis que Charlie est encensé parce qu’il insulte chrétiens et musulmans, Dieudonné a été mis en garde à vue (juste une journée, mais en fanfare) parce qu’il dérange les juifs. Ce deux poids deux mesures aggrave les choses ; dans les tribunaux, on se gausse des musulmans quand ils portaient plainte contre les dessins les plus vils de Charlie, mais les juifs gagnent presque toujours quand ils portent plainte contre ceux qui les dénigrent. J’ajoute que moi aussi,9 j’ai été poursuivi par la LICRA, l’organe de répression juif, tandis que mon éditeur se voyait dépouillé par leurs attaques en justice.

Les Russes ne comprennent pas l’infatuation occidentale autour des juifs, parce que les juifs russes ont été assimilés et bien intégrés à la collectivité. 10 La rengaine de l’Holocauste n’est nullement populaire en Russie pour une bonne raison : tellement de Russes de toute origine ethnique ont perdu la vie dans la guerre, qu’il n’y a aucune raison de traiter les juifs comme des êtres à part, des victimes suprêmes. Ils sont des millions, ceux qui sont tombés au siège de Leningrad, le Belarus a perdu un quart de sa population. Et surtout, les Russes n’éprouvent aucune culpabilité envers les juifs : ils les ont traités honnêtement, et les ont sauvés des nazis. Pour eux, l’Holocaust Story est un produit occidental, aussi étranger que le refrain « Je suis Charlie ». Et ils ne voient aucune raison de cultiver la chose, alors que la Russie prend ses distances du consensus occidental.

Ce qui ne signifie pas que les juifs soient discriminés en Russie. Les juifs de Russie s’en sortent très bien, merci pour eux, et sans avoir besoin de la religion de l’Holocauste : ils occupent les plus hautes positions sur l’échelle de Forbes, dans les listes des riches de Russie, avec un capital collectif de 122 milliards de dollars, tandis que les Russes ethniques riches arrivent à 165 milliards, selon cette même source [Forbes] de propriété juive. Les juifs gèrent les shows médiatiques les plus acclamés aux heures de grande audience sur la télévision d’État ; ils publient des journaux, et ils ont un accès total et sans limite à Poutine et à ses ministres ; en général les portes s’ouvrent devant eux dès qu’ils réclament un lopin de terre pour leurs projets communautaires.11 Et la propagande antisémite 12 est punie par la loi, comme la discrimination antichrétienne ou antimusulmane, encore plus sévèrement, d’ailleurs. Mais il demeure impossible d’imaginer un journaliste russe mis à la porte comme Jim Clancy, le pilier de CNN, ou encore Tim Willcox, de la BBC, pour avoir choqué un juif ou dit du mal d’Israël.

La Russie préserve son pluralisme, sa diversité et sa liberté d’opinion. Les médias russes pro-occidentaux, tel Novaïa Gazeta de l’oligarque Lebedev, propriétaire du quotidien britannique The Independent, fait sien le slogan « Je suis Charlie » et disserte sur l’Holocauste, tout en exigeant que la Crimée soit rendue à l’Ukraine. Mais la vaste majorité des Russes soutient son président, et son choix de civilisation. Celui-ci l’a fait connaître en allant à la messe de minuit dans une petite église de village dans une province reculée, pour être au milieu des orphelins et réfugiés d’Ukraine. Et il l’a fait connaître, son choix de civilisation, en refusant d’aller à Auschwitz.

II

La Russie n’est pas sortie des rails facilement, ni volontairement. Poutine a essayé d’attirer l’Occident dans sa logique sur plusieurs terrains : les JO, la confrontation en Syrie, la politique du gender, la frontière géorgienne, et même les sanctions liées à la Crimée. La guerre économique ouverte a été la nouvelle donne. La Russie s’est sentie attaquée par la chute des prix du pétrole, les convulsions du rouble, la dégradation du crédit. Tous ces détraquements sont considérés comme une ouverture des hostilités, bien plus que comme le résultat de la « main cachée du marché ».

Les Russes adorent les théories complotistes, comme le faisait remarquer James Bond. Ils ne croient pas au hasard, aux coïncidences ou aux accidents naturels, et sont portés à considérer que toute chute d’une météorite ou tremblement de terre sont le résultat de manigances américaines, à plus forte raison s’agissant de la chute du taux de change entre le rouble et le dollar. Ils pourraient bien avoir raison d’ailleurs, même s’il n’est pas facile de le prouver.

Au sujet de la chute du prix du pétrole, tout est possible. Les uns disent que cette action des Saoudiens vise les firmes américaines du gaz de schiste, ou bien, version alternative, que c’est un complot américano-saoudien contre la Russie. Cependant, le prix du pétrole ne dépend pas du rapport entre l’offre et la demande, mais d’instruments financiers, des contrats à terme et des produits dérivés. Ce terrain virtuel de rencontre de l’offre et de la demande est bien plus vaste que l’autre. Quand les fonds d’investissement spéculatifs ont cessé d’acheter du pétrole futur, la retombée des prix est devenue inévitable, mais les fonds étaient-ils pilotés par les politiciens, ou bien ont-ils agi de la sorte parce que l’offre quantitative disparaissait ?

La chute brutale du rouble pourrait être liée à la baisse des prix du pétrole, mais pas nécessairement. Le rouble n’intervient pas dans la formation du prix du pétrole. Il pourrait s’agir de l’action d’une très grosse institution financière. Soros a cassé la livre anglaise en 1991 ; les Coréens ont gagné, le bath thai et le ringgit malaisien ont subi la même dégringolade en 1998. Dans chaque cas, le pays attaqué a perdu environ 40 % de son PIB. Il est possible que la Russie ait été attaquée par des armes financières maniées depuis New York.

Les sanctions européennes punitives ont interdit l’accès au crédit à long terme bon marché aux firmes russes. L’État russe n’a pas besoin d’emprunter, mais les firmes russes si. La combinaison de ces facteurs a fait les poches aux Russes. C’est pour des raisons politiques que les agences de notation ont continué à dégrader le rang de la Russie au plus bas niveau à ce qu’on m’a dit. En se retrouvant privées de crédit, les firmes d’État ont commencé à stocker des dollars afin de payer leurs dettes plus tard, puisqu’elles se trouvaient entravées pour convertir leurs énormes profits en roubles, comme elles le faisaient jusqu’à présent. Le rouble a chuté de façon drastique, probablement bien plus qu’il n’aurait dû le faire.

Ce ne sont pas là des sanctions en piqûre d’épingle contre les amis de Poutine. C’est une guerre ouvertement déclarée. Si ceux qui l’ont lancée espéraient que les Russes en deviendraient enragés contre Poutine, ils ont mal calculé leur coup. Le public russe est furieux contre les organisateurs américains de la guerre économique, mais non contre leur propre gouvernement. L’opposition pro-occidentale a tenté d’organiser des manifestations contre Poutine, mais très peu de gens ont accouru.

Les Russes ordinaires continuent à prendre la chose froidement. Ils n’avaient pas souffert des sanctions jusqu’à ce que le rouble dégringole, et même à ce moment c’est plutôt la folie des achats qui les a saisis, plutôt que la hargne contestataire. Face à leur monnaie s’amenuisant comme peau de chagrin, ils n’ont pas acheté du sel et du sucre, comme leurs grands-parents en pareille circonstances. Leur cri de guerre contre l’accaparement c’était : « Ne prenez pas plus de deux voitures Lexus par foyer, laissez-en pour les autres ! »

Peut-être que les financiers invisibles sont allés trop loin. Au lieu de se sentir intimidés, les Russes se préparent pour une vraie guerre longue, comme leurs aïeux en ont livré, et gagné. C’est qu’ils n’ont pas le choix : les US insistent pour dire que la Russie devrait se joindre à leur « guerre contre le terrorisme », mais n’envisagent même pas de renoncer aux sanctions.

Les Russes ne savent pas comment réagir à une attaque financière. Sans prendre des mesures restrictives sur les mouvements de capitaux, la Russie ne s’en sortira pas. La Banque centrale et les agents du Trésor sont des monétaristes stricts ; pour eux, mettre des entraves au capital est un anathème. Comme Poutine est lui-même un libéral, apparemment, il leur fait confiance ; mais la fuite des capitaux a pris des proportions énormes. Tant que la Russie ne mettra pas en pratique les mesures essayées par Mahathir bin Mohamad de Malaisie avec succès, cela continuera.13 Pour l’instant, nous ne voyons pas de signe annonciateur de changement.

Cela pourrait pousser Poutine à avancer ses pions en Ukraine. Si les Russes ne savent pas comment gérer les contrats à terme et les produits dérivés, ils sont experts en matière de mouvements de blindés et en batailles de tanks. Kiev aussi veut la bagarre, apparemment encouragée par les néo-cons américains. Il se peut que les US y gagnent tout autre chose que ce qu’ils négociaient en Ukraine. On peut être certain que les Russes ne soutiendront pas la croisade de l’OTAN au Moyen-Orient, parce que cette action militaire a été préparée lors de la manif pour Charlie à Paris.

On est loin d’y voir clair dans la tuerie des caricaturistes de Charlie, mais tant Paris que Washington tentent de s’en servir pour rallumer la guerre au Moyen-Orient. Cette fois-ci, la Russie sera dans l’opposition, et utilisera probablement l’occasion pour sortir de l’impasse ukrainienne inconfortable. Tout cela pour dire que le camp de la paix au Moyen-Orient tient une bonne raison de soutenir la Russie.

*

Toutes les notes sont de moi :

1 Du nom du village et du château d’Italie ou en 1077, l’empereur du Saint-Empire romain germanique Henri IV vint s’agenouiller devant le pape Grégoire VII pour que ce dernier lève son excommunication.

2 Il y aurait un livre entier à écrire sur le sujet. Aucun pays au fond, ne voulait de l’encombrant ou dissipé bébé d’Europe centrale.

3 Khrouchtchev.

4 Si, mais pas de la même manière, d’une manière plus anodine et plus feutrée.

5 Beau résultat, était-il nécessaire d’ajouter ceci à d’autres lois telles celles contre le vandalisme, l’incitation à la haine, etc. ? Comme quoi l’action de très peu de gens peut influer quelquefois en bien, et plus généralement en mal, sur l’ensemble d’une communauté.

6 Et de musulmans, d’agnostiques, d’athées…

7 Moins d’athées que de francs-maçons (qui est une forme de religion laïcarde d’Élus bourgeois semi-secrète) ; une secte, une quasi maffia à plusieurs branches,  la première à dénoncer les sectes réelles ou imaginaires des “autres” ; autrement réflexion très juste, cf. le christiano(protestantismes)-judaïsme de l’Empire auquel s’est joint l’"œcuménique" oligarchie du catholicisme post Vatican II.

8 Plus précisément pro-sioniste.

9 Adam Ermash dit Israël Shamir, ou Israël Adam Shamir (Ermash : Shamir en verlan), est un intellectuel, ancien enseignant, écrivain, traducteur, journaliste, israélien d’origine arabe selon certains, juif russe selon d’autres, lui-même se déclarant né à Novossibirsk et petit-fils d’un professeur de mathématiques descendant d’un rabbin de Tibériade. Il a longtemps vécu en Palestine occupée tant du côté israélien que du côté palestinien ; il en est ressorti antisioniste, pro-palestinien et… révisionniste. Converti au christianisme orthodoxe, il réside en Suède sous le nouveau nom légal de Jöran Jermas, pays dont il a obtenu la nationalité.

10 Tellement bien qu’ils étaient surreprésentés dans les instances dirigeantes de la Russie dite soviétique, et cela jusqu’aux plus hauts postes.

11 Donc, finalement comme chez nous ; marque d’un certain atavisme médiateur ?

12 Comprendre : raciste anti juive.

13 Mahathir bin Mohamad, médecin, premier chef de gouvernement non aristocrate de Malaisie, musulman modéré farouchement hostile aux ultras, antiaméricain, antisioniste, il a complètement modernisé son pays, développant tout ce qui était de pointe, selon le principe d’un dit nationalisme corporatif (dans le sens anglais du terme "corporation").

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D’Agora Vox, source Enjeux Electriques (extrait)

LE BRAS DE FER COMMENCE

Sur la première mesure du nouveau gouvernement grec.*

A peine élu, le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déjà frappé un grand coup en annonçant le blocage de la privatisation de DEI, l’équivalent local d’EDF. Plus largement, il replace l’économie réelle, et en premier lieu l’énergie, au cœur de sa stratégie pour sortir le pays de l’ornière.

Pour les 300 000 foyers les plus pauvres, déjà dans l’incapacité de régler leurs factures, il a promis l’électricité gratuite. Il faut dire que l’opinion publique a été indignée en juillet 2014 par la mort d’une tétraplégique sous assistance respiratoire, privée d’électricité pour quelques centaines d’euros d’impayés.

Pour mener à bien son projet, le chef de Syriza a décidé d’abandonner la vente de DEI, l’entreprise publique qui alimente en électricité les deux tiers des Grecs. Le précédent gouvernement n’était déjà pas très favorable à cette décision, « très sévère », imposée par la Troïka (Union européenne, BCE et FMI), mais avait finalement cédé en juillet 2014. L’objectif était de faire passer la part de l’Etat grec dans DEI de 51 à 20% du capital. En comparaison l’Etat français détient 85% d’EDF et 33% de GDF Suez, sans que la Commission européenne trouve à y redire.

Le montage prévu pour la cession de l’entreprise grecque n’était pas non plus très avantageux pour le pays. Seuls les actifs rentables (mines de lignite, barrages hydroélectriques, réserves de gaz naturel, réseaux électriques) devaient être mis en vente, pour environ 2 milliards de dollars. A côté, une structure de défaisance était prévue pour concentrer les 5 milliards de dollars de dettes. Bref, il était prévu que les pertes soient assumées par les contribuables grecs (mais aussi du reste de l’Europe via le programme d’aide financière), tandis que les bénéfices seraient privatisés.

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Affaire à suivre…

* Le titre est de moi.

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D’Agora Vox, source IlfattoQuotidiano.fr (extrait)

QUELQUES RÉFLEXIONS DE POUTINE SUR L’UKRAINE*

L’armée ukrainienne n’est rien d’autre qu’une «  légion de l’OTAN » ; elle n’est pas là pour défendre les intérêts de l’Ukraine, mais pour continuer à sanctionner la Russie, » a déclaré Vladimir Poutine. Avant d’ajouter : « Nous parlons souvent de ‘’l’armée ukrainienne’’, ‘’l’armée ukrainienne’’. Mais qui combat exactement là-bas ? En réalité, il s’agit pour partie d’unités officielles des forces armées, mais essentiellement de ce qu’on appelle des "bataillons de volontaires nationalistes." »

S’adressant à un parterre d’étudiants à Saint-Pétersbourg, Poutine a également affirmé que l’objectif des troupes ukrainiennes était lié «  à des buts géopolitiques de sanctions contre la Russie. »

D’après Poutine, l’armée ukrainienne « n’est pas une armée, mais une légion étrangère, en l’occurrence, une légion de l’OTAN, qui bien entendu, ne défend pas les intérêts nationaux de l’Ukraine. »

«  Kiev a mis toute la mauvaise volonté à trouver des solutions politiques à la crise dans l’Est de l’Ukraine, et n’a accepté les cessez-le-feu que pour rassembler ses forces, » a poursuivi le Président.

« Malheureusement, les autorités de Kiev refusent de s’engager sur la voie d’une solution pacifique. Ils ne veulent pas résoudre cette crise par des moyens politiques, » a dit Poutine, ajoutant que Kiev avait commencé par utiliser le pouvoir de la Loi, puis les services de sécurité, et enfin l’armée dans la région.

«  Fondamentalement, c’est une guerre civile qui sévit en Ukraine. Et selon moi, nombreux sont ceux en Ukraine qui l’ont déjà compris, » a commenté Poutine.

*

* le titre est de moi.

DOCUMENT

Je passe ici une information oubliée en route que j’aurais dû publier le 8 courant.

Extrait d’un article paru sur le site de IRIB, Iran radio francophone.

Depuis 2011, la France sarkozyste, puis hollandaise [sic], s’est engagées dans une entreprise nauséabonde de soutien explicite au terrorisme wahhabite, le même qui entache le nom même de l’islam…

Par simple appât du gain, pour quelques milliards de pétrodollars, les ministres français ont fait de Riyad et de Doha, leur temple, tournant le dos aux idéaux que la France non-américanisée des années 50-60 défendaient encore !…

Paris a voué aux gémonies la Syrie, ce pays dont la population lui vouait elle, amour et intérêt et respect. La France a voulu la tête d’Assad et avec elle, la fin de l’État-nation syrien : elle l’a voulu et elle a fait tout pour. La pseudo-coalition nationale, ce cocktail d’assassins, de vendus, de terroristes a trouvé en France son meilleur refuge ; les traîtres à l’État syrien ont été hébergés sur le sol français, la France a favorisé le trafic d’armes  à destination des terroristes takfiris et s’est liguée [sic] systématiquement sur la ligne belliciste d’une Turquie néo-ottomane, d’un Qatar fou des Frères et enfin d’une Arabie assoiffée du sang des non wahhabites…

La France s’est rendue complice des atrocités commises tour à tour en Libye, en Syrie, en Irak … alors qui a tué les caricaturistes de Charlie Hebdo ?

La réponse est dans la question….