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GAVARNI

Quelques Masques et Visages (édition de 1886) de Sulpice Chevalier dit Paul Gavarni (1804-1866) :

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André Baillon, par Olivier Mathieu.

C’est avec un certain amusement que j’ai appris, indirectement, que le journal Rivarol avait consacré un article, cette semaine, à André Baillon.

       Il se trouve qu’André Baillon, grand écrivain belge (et par ailleurs, de sensibilité communiste), fut l’amant de ma grand-mère, l’écrivain et romancière belge Marie de Vivier, juste avant de se suicider. Au sujet de ma grand-mère Marie de Vivier, le blog de Jean-Pierre Fleury a publié tout récemment, il y a quelques jours, un tout petit article, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, survenue le 17 janvier 1980.

       Etant le petit-fils de Marie de Vivier, qui fut la dernière amante d’André Baillon ; ayant pu entendre parler d’André Baillon par ma grand-mère, par ma mère qui l’avait elle aussi connu dans son enfance, par Paul Werrie et par Robert Poulet ; et ayant consacré à André Baillon un certain nombre d’articles, je me permets de dire quelque chose, moi aussi, sur un sujet que je crois connaître mieux que beaucoup. D’autant que j’ai lu tous ses livres.

       Je me suis procuré le journal « Rivarol » où j’ai pu constater que le rédacteur de l’article (dont j’ignore quelle connaissance réelle il a quant à lui de l’oeuvre d’André Baillon…) se contentait pour l’essentiel de recopier, quasiment mot à mot, ce que le professeur Frans Denissen (spécialiste incontesté de Baillon) a écrit il y a quelques années.

       Pour le reste, le rédacteur de « Rivarol » semble assez choqué par le fait qu’André Baillon se soit suicidé et le traite de « fou », de type « complètement à l’Ouest » (sic), et d’homme dont «l’exemple n’est pas à suivre».

       Ma foi, j’ignore pourquoi il faudrait forcément « suivre l’exemple » de quelque écrivain que ce soit. En outre, il est assez douteux que, même si beaucoup de gens voulaient « suivre l’exemple » de Nerval (autre suicidé), de Drieu ou de Crevel (encore des suicidés), il serait dit qu’ils parviennent à avoir autant de talent littéraire qu’eux. La question est là : André Baillon avait un talent infini, et l’on souhaite très bonne chance au rédacteur de « Rivarol » de jamais s’en approcher.

       Pour ma part, je m’étonne et je m’amuse du fait que ma grand-mère, Marie de Vivier, soit carrément traitée de «démente». Diantre ! Une « démente » !…

        Une « démente » qui a quand même publié énormément de romans et de livres (dont un roman sur moi : Cent pages d’amour, lettre à un petit garçon, Paris, 1971), qui fut la première à prendre la défense de Michel de Ghelderode, à qui Alexis Curvers dédia Tempo di Roma, et qui fut pendant des dizaines d’années une amie intime de Robert Poulet…

       En effet, il faudrait peut-être que quelqu’un rappelle au journaliste de « Rivarol » que les écrivains devraient se juger sur leurs livres, pas sur leurs suicides (ou leurs tentatives de suicide). Il serait trop simple de dresser une liste de grands écrivains suicidés, et aussi des couples et des couples d’artistes, de grands hommes et de grandes femmes, qui se suicidèrent ou tentèrent de le faire. Et alors ?

       Les qualifier de « complètement à l’Ouest » ou de « déments » est évidemment une vision d’un simplisme qui n’a guère besoin, me semble-t-il, d’être démontré…

       Ma foi, pour qui s’intéresserait réellement à André Baillon, je conseille de lire cet article, que j’ai publié il y a quelques années dans la revue belge « Nouveaux cahiers André Baillon » de Frans Denissen. On peut le lire ici :

http://fr.scribd.com/doc/43622236/Chiens-et-chats-dans-l-oeuvre-d-Andre-Baillon-et-dans-celle-de-Marie-de-Vivier-article-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche-dans-la-revue-NOUVEAUX-C#scribd

Et soyons heureux qu’il y ait des écrivains pour écrire de beaux livres, ou pour se suicider si tel est leur désir, car mieux vaut un monde de « déments » qu’un monde d’analphabètes ou d’idiots.

Olivier Mathieu

LA MORT AUX TROUSSES

Les commentaires que je fais sont là pour resituer le contexte.

Le porc Ochenko, la marionnette de l’Empire, de l’OTAN et de la CIA respire à la fois la suffisance de l’oligarque, l’antipathie d’un pantin, et la bêtise haineuse d’un esprit borné qui expose tranquillement toute sa sous-humanité satisfaite et béate. Il a un aspect profondément répugnant avec sa voix de châtré qui se force à jouer le fier à bras.

Le terme « fasciste » lui est accolé plusieurs fois dans les vidéos qui suivent, à mon point de vue c’est réducteur. C’est avant tout un « digne représentant » de ladite « démocratie » occidentale, ou alors à dire que démocratie = fascisme, fascisme étant entendu alors comme : barbarie techniquement équipée.

À ce propos, je me répète encore, j’ai fait dire (plusieurs fois et par erreur) à Debord que le fascisme était la barbarie (toute forme de barbarie) techniquement équipée, or il n’a dit que : « le fascisme est l’archaïsme techniquement équipé », ce qui ne semble être une erreur assez grossière, ou plus exactement une définition très réductrice, de la part de quelqu’un qui finalement n’était pas totalement détaché de l’idéologie dite démocratique, de l’idéologie dite progressiste et de l’esprit des Vainqueurs.

Je reprends sa définition en l’englobant dans la Totalité du Monde. « En l’englobant » est une manière de dire que l’on retrouve chez Isidore Isou, né Goldstein en lointaine Roumanie, qui a toujours été préoccupé de prendre ce qu’il considérait comme le meilleur de chacun pour aller au-delà, au-dessus… Ma définition du fascisme a donc finalement peu à voir avec le fascisme réel du passé ou avec sa définition courante de la rue. C’est une définition moins liée à l’idéologie qu’à la technique débridée, folle, dénuée de sens, ou plus précisément au technologisme. Si ce n’est qu’il inclut le côté totalitaire et dictatorial de l’entreprise.

Les éléments les plus fous qui soutiennent le guignol sanguinaire et le poussent ne sont pas fascistes en tant que mot passe-partout, vague et galvaudé, mais plus précisément néo-bandéristes (je ne développe pas ici, ça serait trop long, il faudrait raconter toute l’histoire ukrainienne faite de malheurs divers depuis la Révolution dite Soviétique).

Ces individus (dans les rangs desquels on rencontre des « Femens », et où l’on rencontre aussi les plus fanatiques qui soient des supporteurs de football) ont plusieurs haines : la première est la haine du Russe en qui sommeille, encore de nos jours à les écouter, un Rouge voire un tsariste.

Mais alors même qu’ils ont également la haine du juif, ils reçoivent tout le soutien convenu et financier de certains milieux sionistes tant ukrainiens et plus généralement européens que de Sion proprement dit.

Il ne faut pas s’étonner, ce n’est pas connaître l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale que d’ignorer les liens d’amour et de haine mêlés des fascismes d’alors avec le sionisme le plus ultra-nationaliste et raciste qui soit. Ces derniers se reconnaissant dans le fascisme et ayant même adopté le salut fasciste ou pour certains intégrés un temps l’armée italienne ou allemande. (Il y a longtemps que je pense que les idées raciales du nazisme ne sont en grande partie qu’une récupération et inversion « aryenne » des idées raciales sionistes). Le sionisme fut d’ailleurs pour les deux partis, la solution à la question juive. Sur le dos du « petit juif » intégré. Les dites démocraties vivant quant à elles dans l’atermoiement, l’hypocrisie inactive, et les dos ronds veules.

Il faut savoir enfin que l’Ukraine au-delà de l’ukrainien moyen ukrainophone, est une mosaïque de peuples et que chaque région de ce pays a connu une histoire propre au cours des siècles, une histoire généralement de dominations étrangères diverses et pour certains multiples. Et ne parlons pas des deux guerres mondiales!

La question de la langue ou plutôt des langues est récurrent en ce pays qui parle, selon le contexte social et/ou géographique, non pas l’ukrainien unique mais l’ukrainien urbain et médiatique normé ou l’ukrainien dialectal (dans ses différents dialectes ruraux), le russe (dans le sud-est, l’est, le sud, mais également dans les plus grandes villes du pays, à Kiev, Kharkov, Odessa… et plus généralement dans les dites élites y compris les plus russophobes), et fin du fin le sourjyk ou plutôt divers sourjyks.

« Sourjyk » est un mot qui en ukrainien désigne un mélange de céréales, comme on pourrait dire en français « méteil ». Les sourjyks se rencontrent avant tout dans les villes, et principalement dans la zone intermédiaire et centrale (entre le « pur ukrainien » de Galicie) et le « pur russe » de Novorossia (Donbass, Donetz). Le sourjyk est peut-être moins un dialecte intermédiaire entre l’ukrainien et le russe (langues russe et ukrainienne dérivent de la même langue-mère) qu’une sorte de lingua franca ou sabir multiforme qui mêlerait une phrase d’ukrainien à une phrase de russe, ou une phrase d’ukrainien avec des mots russes, ou de russe avec des mots ukrainiens, selon les endroits, les circonstances langagières, les milieux sociaux qui les parlent. Comme si en France on parlait en certains endroits des sortes de franco-espagnols ou de franco-italiens.

Remarques importantes :

– Tant l’ukrainophone que le russophone est généralement apte (sauf au fond des campagnes) à jongler avec tous ces dialectes ou sociolectes. De fait, on peut dire que l’ukrainien moyen, à des degrés divers et selon chacun, est une sorte de polyglotte de slave oriental. D’autant que plus d’un couple est mixte et possède totalement les deux langues. Ajoutons encore l’influence importante de la langue allemande et encore de l’anglais pour compléter le tableau. Sans oublier les minorités nationales proprement dites : ruthènes, polonaises, roumaines, grecques, tatars, etc…

– Il faut bien comprendre que la langue russe n’est pas nécessairement récente dans l’usage de certaines populations ukrainiennes. Il peut remonter à plusieurs siècles. Et le russe de Russie, si je puis dire, sait reconnaître le locuteur russe ukrainien ; et réciproquement. Un peu comme un français reconnaît tout de suite un québécois, ou même un belge ou un suisse. Locuteur russe dont les ancêtres étaient tout aussi bien à l’origine ukrainiens que russes, ou tout autres.

Par contre le barbare ukrainien à l’esprit étroit a vite fait d’établir une seule égalité entre « locuteur russe », « étranger russe », « communiste russe » et… « poutinien ». Ceci d’autant plus facilement que la région du sud-est, en bordure de Mer Noire, ouverte aux échanges depuis toujours, est très ouvrière (mines) et même plus précisément de contestation ouvrière, syndicalisée, mais aussi encore bien emprunte de fidélité à feue URSS. À l’opposée de la Galicie des montagnes, à l’écart de tout et paysanne, et en même temps complètement leurrée par l’Occident. Tandis que « fasciste » pour quelqu’un du sud-est veut dire avant tout : bandériste qui autrefois a été éliminé par l’action de l’Armée Rouge et qui renaît.

L’Ukraine a connu au cours du XXe siècle, et pour ses malheurs présents, tous les mouvements armés les plus extrêmes et antinomiques : les blancs, les rouges, les noirs, les bruns… Or, il se fait que les bruns était plutôt de Galicie ; et les rouges ou les noirs du Sud, du côté de la Mer Noire. Et ceci perdure, du moins en partie.

– Enfin, et cet élément n’est pas du tout négligeable : il se fait que, par des aspects de l’Histoire (occupations lituanienne, polonaise, hongroise marquées par le catholicisme) les tenant de la « pureté » ukrainienne, au nord-ouest en Galicie, sont des catholiques ou des uniates, c’est-à-dire des membres de l’Église grecque-catholique ukrainienne (ou pour le dire encore autrement: catholiques de rite byzantin ou orthodoxe), tous rattachés à la papauté, donc de fait à l’Europe de l’Ouest. Tandis que tout le reste de l’Ukraine est très majoritairement, et indépendamment des langues ou dialectes, des orthodoxes. Ce n’est donc pas un hasard si des édifices religieux de Novorossia sont volontairement endommagés par les « zozos » les plus fanatiques de Kiev.

Note.

* Tout l’ouvrage de Debord serait à commenter et à « actualiser ». Ainsi sa première thèse : « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme [il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette simple expression] une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation », me semble être également réductrice, trop attachée à l’aspect spectaculaire du spectacle si je puis dire. Il faudrait également définir ce qu’est exactement un spectacle. Je pense ici au mot anglais « spectacles » qui veut dire lunettes. Je pense également au mot « spectaculaire ».

Cet aspect spectacle-représentation, se retrouve en fait depuis la plus haute antiquité, avec l’art pariétal, les mégalithes, les pyramides, les processions sumériennes, pharaoniques, mayas, ou tout ce qu’on veut dans ce domaine, comme la représentation permanente à la cour du Roi Soleil, ou encore la « cathédrale univers » des siècles passés.

Ce qui change est sa massification, sa mondialisation, son uniformisation présente, servit par une débauche d’avancées technologiques dans le domaine des dites communications (et publicités au sens le plus large, intégrant les propagandes) audio-visuelles et informatiques. À la surface des choses « tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation » (Debord, idem) ; oui mais, au niveau social (culture contre nature) il conviendrait de définir la classe médiatique ou caste médiatique bourgeoise de tous ceux qui tiennent et entretiennent le Spectacle en soi, ou les spectacles en particulier ; enfin en l’essence même du monde, il faudrait définir qui, en des lieux généralement inconnus du Commun, interdits au Vulgaire, tire les ficelles et selon quelles Weltanschauung et Mananschauung.

Société du Spectacle, certes (mais terme au combien ambigu et polysémique). Et indéniablement Société de la Publicité ainsi que Société du Medium. Avec le double sens de ce mot. Il y aurait également beaucoup à dire sur certaines formes nouvelles de sacré, ou de sacré massacré, ou de pseudo-sacré (talmudique à l’usage exclusif des goyim, par exemple).  En cela la phrase « le spectacle, comme organisation sociale présente de la paralysie de l’histoire et de la mémoire » (Debord, ibidem) ne me paraît pas totalement exacte ; il conviendrait mieux de parler d’appropriation exclusive, de récupération et de falsification de l’Histoire et de la Mémoire. D’Histoire et de Mémoire très sélectives.

***

Choisies parmi tant et plus de vidéos qui circulent sur Internet. Je préfère ne pas montrer le pire, l’ignoble et l’horreur.

Laissons parler…

Tout est sous-titré en français.

1/ Une vidéo du mois dernier : Porochenko est Charlie…

https://www.youtube.com/watch?v=6u8DregtV8c

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2/ Porochenko : leurs enfants resteront dans les caves !

https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8

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3/ Donbass : les enfants des souterrains.

https://www.youtube.com/watch?v=_xYPbg-1PJ4

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4/ Donbass. Makéyévka. » Porochenko est un fasciste et assassin !… »

https://www.youtube.com/watch?v=COc83EX3iEQ

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5/ L’Ukraine se révolte à Zaporozhié…

https://www.youtube.com/watch?v=qpoPIFNlYIg

 

OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (sixième série)

Paul, Émile Ladmirault (Nantes, le 8 décembre 1877; Camoël, le 30 octobre 1944).

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« Breton mystique et inquiet, toujours prisonnier d’un rêve intérieur, bienveillant et distrait, ayant des nerfs de sensitive, l’innocente gaieté d’un enfant, la pudeur farouche d’un moine séculier et l’ardeur d’un disciple de Léon Bloy… »

« Pour ceux qui ont connu Paul Ladmirault, ajoute son fervent admirateur, diffuseur et petit-fils Paolig Ladmirault, ce portrait signé Émile Vuillermoz, le dépeint exactement ». (cf. L’Association des Amis de Paul Ladmirault).

A – Les Sablaises, suite pour harmonie (vers 1896).
En 3 mouvements:
– Gigue ;
– Pantomime et passepied ;
– Sous les pins.
Musique des Gardiens de la Paix, direction Désiré Dondeyn

https://www.youtube.com/watch?v=Q5bD8ca4x3g

Les Sablaises, il s’agit d’une évocation des habitantes des Sables d’Olonne, sur la côté vendéenne où l’on rencontre de nombreux bois ou forêts de pins. Et peut-être aussi évocation de tout ce qui concerne les traditions locales d’art du vêtement (broderie, coiffe…) ou culinaire (de la sardine au biscuit), toutes ou tous bons à croquer.

Le passepied (ou passe-pied) est une « danse française ancienne à trois temps, d’origine bretonne, vive, gaie et qui s’apparente au menuet » et partant, en musique classique, une « pièce instrumentale dans le rythme de cette danse, parfois insérée dans la suite classique, entre la sarabande et la gigue. » (in Trésor de la Langue Française).

*

« L’ardeur d’un disciple de Léon Bloy. » Il se fait que l’admirateur de Léon Bloy eut l’heur de ne pas plaire à ce dernier et eut à se plaindre de lui. Ce qui finalement était dans la norme des choses touchant à l’entrepreneur de démolitions qui n’aimait personne (y compris le personnel religieux commun) hormis Jésus-Christ, la Croix et l’Art, de préférence sacré ou édifiant.

Le gueux possédait un piano à l’usage de ses deux filles. Ce qui indignait certains « généreux donateurs » qui toléraient mal le superflu, ou jugé tel, voulant s’en tenir au dit essentiel.

On peut lire dans le Journal du patriarche, ce passage peu amène à l’encontre de notre compositeur :

« 6 janvier 1908. Un abbé ou père Gaffre a imaginé une croisade sociale aussi ridicule que son nom — à lui. On me propose de collaborer à cette croisade… »

Suit un extrait de lettre donnant ses raisons, parmi celles-ci :

« … On peut encore agir sur quelques âmes isolées, quand on est exceptionnellement béni, mais non sur des groupes et encore moins sur des multitudes. Le mal est désormais sans remède… »

Le dénommé Gaffre était un membre des Frères Prêcheurs très anti républicain, ou plus exactement très anti anticlérical et anti franc-maçon qui militait dans le domaine de l’Action Catholique. Le gaffre (ou gafre, gaffe…) est en argot tout ce qui ressemble de près ou de loin à celui qui surveille, que ce soit dans le domaine de la contrainte étatique (gardien de prison, de bagne, gendarme, sentinelle…), que du défendu (celui qui fait le guet en vue de quelque mauvais coup).

Quant à « On », il s’agissait de Paul Ladmirault qui était donc alors âgé d’une trentaine d’années.

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B – Symphonie (1909).

https://www.youtube.com/watch?v=jN-VtB834ls

Orchestre et direction inconnus.

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Ladmirault se plaignit à Bloy de ce qu’il avait écrit. Après avoir reçu une claque sur la joue droite et ayant tendu la gauche, il reçu donc logiquement une seconde claque sous la forme de cette note du même Journal bloyen :

« 7 janvier 1913. Lettre de P. L. me reprochant certains passages du Vieux de la Montagne, où il me trouve injuste et dur, ce qui est possible, mais j’avais un tel besoin de me débarrasser de cet effrayant raseur ! »

Or Paul, sans rancune, ou plutôt portant sa croix lui aussi, ne le lâcha pas. Le même Journal nous dit encore :

 » 30 décembre 1915. À 1 h, arrivent à mon adresse 200 francs de Marguerite Le Meignen, personne absolument inconnue de moi, mais qui se recommande d’Henri Morin et de Paul Ladmirault (!) qui lui ont appris que j’étais malade… » Un peu plus loin, ce même jour dans une lettre destinée à M. Le Meignen : « Et Paul Ladmirault que j’ai le regret d’avoir maltraité dans l’un de mes livres… »

Marguerite Le Meignen dirigeait la Schola Cantorum de Nantes qu’elle avait fondée en 1913. Henri Morin en était alors le directeur d’orchestre.

D’autres passages du Journal de Bloy, non de son Journal publié mais de son Journal intégral (qui a été réédité ces années dernières) notent des réceptions ou envois de lettres à Paul Ladmirault ou encore l’arrivée d’argent de la part de Paul Ladmirault qui lui-même ne vivait pas de sa musique mais, à cette époque encore, des subsides de sa riche famille de commerçants. La guerre pour laquelle il fut mobilisé, coupa net son début de reconnaissance, par ses pairs en particulier, dont les meilleurs, et il se retrouva contraint après-guerre d’avoir une obscure activité de professeur au Conservatoire de Nantes, ce qui réduisit d’autant sa production musicale.

C – Variations sur des airs de biniou trécorois* tirés du recueil de Quellien, pour piano à 4 mains de 1906, orchestrées en 1916).

New-York Philharmonic, dirigé par Dimitri Mitropoulos, le 03/04/1950

https://www.youtube.com/watch?v=_U9UKAGUh2Y

* On dirait aujourd’hui « trégorrois », c’est-à-dire du Trégor, de la région de Tréguier.

*

De l’Ouest-Éclair (éd. de Nantes) du 24 février 1921. Signé d’un J.C. inconnu de moi :

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Graslin : l’opéra de Nantes sis Place Graslin.

Jean de Gibon (14-10-1873, Redon / 09-01-1952, Redon) fut lui aussi un compositeur. Il fut même, aux sorties de la Guerre Quatorze-Dix-huit, pendant quelques mois, le professeur d’harmonie du tout jeune Olivier Messiaen qui vécut à Nantes le temps d’une année scolaire, et à qui il fit découvrir Debussy. Je n’ai pas trouvé d’enregistrement le concernant.

*

D – Valse triste, pour piano et orchestre (valse pour deux pianos, orchestrée en 1933).

Orchestre de Bretagne, Stefan Sanderling, Colette Diard, Orchestre de Bretagne, Stefan Sanderling, Colette Diard.

https://www.youtube.com/watch?v=CscUoYDG9HY

*

Pendant longtemps, Paul Ladmirault a tenu une chronique théâtrale (et musicale) dans ce même journal Ouest-Éclair (l’ancêtre de l’actuel Ouest-France). En voici une datée du 28 octobre 1935 :

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E – Deux Pièces pour piano (dates inconnues).

Regrets :

http://www.youtube.com/watch?v=eTrbhRLPg8U

Plaisanterie :

http://www.youtube.com/watch?v=sOAurilaS38

Par Jean-Pierre Ferey enregistré en concert, probablement au Japon.

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AIR DU TEMPS

 

 01 NUMÉRO 165 DU 1ER MARS 1896, PAGES 160 ET 161

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OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (cinquième série)

Louis Aubert (Paramé, le 19 février 1877 ; Paris, le 9 janvier 1968).

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A – Fantaisie pour piano et orchestre (1899)

http://www.youtube.com/watch?v=U-9ItCitHdg

*

B- Poèmes Arabes (1917-1919) : six mélodies composées sur des poèmes en prose de Franz Toussaint extraits de : Le Jardin des Caresses, traduit de l’arabe (1911) ; chantés par Írma Kolássi.

« La France d’aujourd’hui qui ne sait plus rien, qui n’a plus le moindre goût pour la culture ― nos chefs de bataillon montrant ici le plus vil exemple ― sait-elle qui est cet homme discret et délicat, qui écrivait en 1907 ces Six Poèmes Arabes à qui Irma Kolassi donna une juste renommée (les enregistrant même à plusieurs reprises) en arrivant à Paris en 1949, de sa Grèce natale où elle quittait sa condisciple Maria Callas ?  » (Jean Alain Joubert, Hommage à Louis Aubert, 2009).

http://www.youtube.com/watch?v=Kv3sNRfo3O0

*

C – Les Saisons — Poème symphonique pour mezzo-soprano, chœurs, orchestre & orgue (1937) — Christiane Gayraud, Chœurs de la RTF (direction Marcel Briclot) et Orchestre National, sous la direction de Tony Aubin, enregistré le 4 mai 1955.

« Qui peut écouter ses Saisons de 1937 sans ressentir le puissant lyrisme qui traverse cette splendide partition? Les voix en vocalises, utilisées comme des instruments sont associées dans l’impressionnisme musical, ainsi que l’analyse Michel Fleury, « à l’idée de vision et de lointain en rapport avec une certaine extase panthéiste ». (in L’impressionnisme et la musique). (idem)

« … Soleil, joie de nos yeux !
Au levant dévasté l’or et sa pourpre fusent.
Te voilà revenue, lumière bienfaisante.
Soleil, joie de nos yeux, âme de nos foyers,
Viens !… Réveille à la vie les rêves, les projets
Dont nous avons bercé l’ennui de ton absence.
Sur l’océan béant secoue l’or de tes ailes,
Les rubis de ton char sur nos pommiers neigeux… »

http://www.youtube.com/watch?v=OPEYSksCJUo

BRÈVES

Suède "grande démocratie occidentale" :

Mieux qu’en Grèce et la Troïka des ignobles, mieux qu’un chef de Cabinet de chiottes pas même élu, comme en Italie il n’y a pas très longtemps…

Ces derniers temps, la maffia unie de sept partis politiques (officines politicardes partisanes déliquescentes) a trouvé la solution : leur "union sacrée" face à la montée d’un parti dit "populiste" dans le pays.

Ils ont aboli la dernière part d’ultime illusion "démocratique" et pris l’engagement "officiel" d’agir comme un seul (sous-)homme en se soutenant les uns les autres, quoi qu’il arrive, ceci afin de demeurer majoritaires tous ensemble, en premier lieu au sein du Parlement.

Et ceci, pour commencer, sur une période de huit ans !!!

Comme dirait l’autre : "la démocratie est faible et à ses limites".

Les limites sont connues : 1/ rester dans les clous, dans le même jeu et ne pas déroger, sans même parler de ne pas révolutionner ou imposer d’autres constitutions ; 2 / rétablir à chaque fois que possible la meilleure forme "démocratique" : la dictature et le totalitarisme, forme suprême de la "démocratie" représentative bourgeoise. Comme en temps de guerre (guerre bien utile et "reconstituante" pour tous ces salopards de la crise permanente capitaliste).

Les partis sont-ils vraiment différents des maffias et des franc-maçonneries ?

Comme quoi on voit bien qu’il n’est pas question de démocratie, même représentative, mais de bien autre chose de la part de la bourgeoisie et de la finance internationale !

*

Grèce : bon départ. Et d’une, l’équivalent d’EDF, en voie de privatisation, va être renationalisé. La nation n’aurait plus possédé de l’électricité nationale que le non-rentable, le plus cher à entretenir, etc. Et de deux, les dirigeants grecs vont tout faire pour lâcher les minables de la dite Europe, tout en restant (fin du fin) dans l’euro, et se tournent ouvertement vers la Russie et la Chine en vue de développer des échanges commerciaux.

Ce qui est bien aussi pour nous tous, prisonniers de l’Empire et de ses larbins.

Bien joué Vieille Taupe !

Mais ils vont en avoir des bâtons dans les roues ! Je crains pour eux des provocations diverses… voire des assassinats…

*

Autre bonne nouvelle : c’est Poutine, plus fort que Merkel (ne parlons pas de l’ectoplasme élyséen) qui semble mener le jeu et les débats à propos de l’Ukraine. C’est également tout bon pour les ukrainiens et les donbassiens (ou novorossiens) en particulier, et pour nous tous de la vieille Europe.

OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (quatrième série)

Joseph, Guy Ropartz (Guingamp, le 15 juin 1964 ; Lanloup le 22 novembre 1955).

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A- Cinq Pièces brèves, pour orchestre restreint – 1889

https://www.youtube.com/watch?v=2lPl6lN2K74

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B- Prélude, marine et chanson (1929)

https://www.youtube.com/watch?v=UKffXbbG7Tc

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C- Introït et Kyrie, les deux premières pièces du Requiem, pour soprano et mezzo-soprano soli, choeur et orchestre (1937-1938)

https://www.youtube.com/watch?v=jhUrC0Jw7sE

***

Suivront encore :

5 – Louis Aubert (Paramé, le 19 février 1877 ; Paris, le 9 janvier 1968).

6 – Paul Ladmirault (Nantes, le 8 décembre 1877; Camoël, le 30 octobre 1944).

7 – Jean Cras (Brest, le 22 mai 1879, Brest, le 14 septembre 1932).

8 – Marie, Paul Le Flem (Radon, le 18 mars 1881 ; Tréguier, le 31 juillet 1984).

…

POST SCRIPTUM À UN ARTICLE PRÉCÉDENT

À propos (entre autres choses) de ce que je disais récemment sur les liens, non seulement possibles, mais établis entre la voyoucratie et le Résistance.

On peut lire en date du 7 courant, cette invite sur le site du Journal Du Dimanche :

« L’acteur et chanteur Gérard Darmon reçoit le JDD à l’occasion de la publication de son livre Sur la vie de mon père (éd. Michel Lafon), où il évoque la figure admirée de son paternel, déraciné d’Oran, joueur de cartes tour à tour résistant, voyou, marchand de vins et souteneur d’un jour. »

Notons qu’à ce genre d’écrivain, la porte des journaux est toujours ouverte, qui mieux est, on se déplace chez lui pour l’entretenir.

L’histoire du père de Modiano est de la même sauce « nauséabonde » comme dirait l’autre, sauf que, par un opportunisme « inversé », il avait choisi « l’autre camp » (et tous deux les bas-fonds des deux camps). Comme quoi on est bien loin de toutes ces généralisations holocaustiques qui font de tout juif de la dernière Guerre un martyr en puissance et un gazé des anges du Malin. Tout dépend du juif et de sa situation concrète au regard de qui comptait dans la société.

Collabo actif et lié à la Gestapo, le daron modianeux, lui aussi fascinant, permit au fiston monomaniaque et obsessionnel, de faire carrière grâce à cet atavisme et de devenir ainsi notre Marcel Proust des clandés collabos.

*

Je me demande même si ce n’est pas exclusivement le « petit juif » (ce n’est pas un terme péjoratif dans mon esprit), le plus intégré et le moins sioniste qui soit qui a subi des malheurs. Je pense ici encore, et j’aime cet exemple, à Max Jacob le converti au catholicisme, le mystique qui fréquentait les monastères, le poète qui est mort à Drancy de sinistre mémoire.

Max Jacob, le fils d’un tailleur… caricature, le poète et le peintre, le romancier et essayiste, l’épistolier… qui probablement d’un rêve, presque prémonitoire, écrivit ce court texte (cf. Le Cornet à Dés) sur…

« La Guerre.

Les boulevards extérieurs, la nuit, sont pleins de neige ; les bandits sont des soldats ; on m’attaque avec des rires et des sabres, on me dépouille : je me sauve pour retomber dans un autre carré. Est-ce une cour de caserne, ou celle d’une auberge ? que de sabres ! que de lanciers ! il neige ! on me pique avec une seringue : c’est un poison pour me tuer ; une tête de squelette voilée de crêpe me mord le doigt. De vagues réverbères jettent sur la neige la lumière de ma mort.

Max Jacob, le breton du bout des vents et du bout des embruns, le demi-éveillé, le mystique, entrevit en cet instant l’Ankou païen. Intersigne en des lieux où se joignent sans doute, rejoignent et se confondent ciel et mer, les Cieux et l’Océan d’éternité. Par contre ici au calme, protégé des éléments fous, voici Le quiet Port de Locmaria, simple gouache (détail) du même :

bonne image

Et je pense ici à nouveau « à la place de l’étoile » (pour reprendre le titre à double sens de l’un des livres du nobélisé) de certains autres, tel l’agité du bocal et épurateur Jean-Saül Partre qui entama une carrière théâtrale rien de moins que sous l’Occupation. Beau paradoxe existentialiste, non ?

Certains n’avaient pas le droit, leur dit-on dès 44-45, de chanter « Maréchal nous voilà », à d’autres fut contesté leur honneur pour avoir réalisé des films financés par ladite botte allemande. Pourtant personne ne me contredira (et tout le milieu du cinéma de l’époque était le premier à le reconnaître) si j’énonce que ce fut l’une des époques bénies du cinéma français. À l’inverse de la nôtre par exemple. Tout individu doué d’un minimum de raison comprend aisément pourquoi.

Du Bocal, le soutien actif de pratiquement toutes les causes et en particulier des causes tordues ou mauvaises causes des Trente Glorieuses, en bonne Situation et « l’existence précédent l’essence » (sic), donna au public parisien son drame copié à l’antique Les Mouches le 2 juin 1943 au Théâtre de la Cité dans une mise en scène de Charles Dullin et sa pièce « existentialiste » Huis clos le 27 mai 1944 au Théâtre du Vieux Colombier.

*

Entre la Rue Didot et la Rue de Vanves. Georges Brassens chanté par Jean Bertola :

Passait un’ bell’ Gretchen* au carr’four du château,
Entre la ru’ Didot et la ru’ de Vanves,
Callipyge à prétendre
Jouer les Vénus chez les Hottentots,
Entre la ru’ de Vanv’s et la ru’ Didot.

* Gretchen : diminutif du prénom Margarete

https://www.youtube.com/watch?v=q_WVfRPpCpE

*

De toute l’œuvre de Modiano il en résulte un adjectif « modianesque » dont on me dit qu’il aurait le sens de  » entre ombre et lumière ». Moi je préférerais dire synthèse impossible, juge et parti, dieu et diable, condamné et bourreau. Mystère de l’ambigu et de la girouette, de l’opportunisme latent, de l’intérêt terre-à-terre.

Faux mystère, tout à l’opposé d’un noble entre-deux de pensée qui, en son essence, s’élève au-dessus des contingences et des idées fourmilières. Simple ambiguïté négative et d’apparence, qui entend participer sans foi ni morale, non pas à la manière de Desproges (« Résistance ou Collaboration, j’ai longtemps hésité […] si bien qu’en 1946, je n’avais toujours pas choisi »), mais à la manière des salauds : Résistance et/ou Collaboration, au mieux non pas de mes idées, je n’en ai pas, mais de mes intérêts immédiats ou de ceux de mon parti politique, quitte aux pires retournement de veste, double-jeu et turpitudes. Ce que Coluche énonça sous la forme : « je suis ni pour ni contre, bien au contraire… »

J’y vois ici une nouvelle manifestation de l’esprit tordu talmudique et de la chutzpah. Car si la chutzpah est une manière d’inverser constamment le réel et de crier au feu tout en allumant le brasier, de représenter publiquement ses pires ennemis ou ce que l’on conteste, etc., elle est aussi une manière de se tenir au monde à l’intersection « décisionnelle » des contraires. Une manière d’occuper tout le terrain et de tenir entre ses mains, et à sa merci, à la fois le positif et le négatif, la droite et la gauche, le haut et le bas ; y compris la négation de sa propre négation comme dirait l’hégélien de service. Mais entre leurs mains, thèse, antithèse et synthèse… tout se tient et se vaut. Seul compte in fine l’intérêt supérieur des Élus de toutes obédiences (sectaires, religieuses, financières, franc-maçonnes, sionistes, etc.) Ceci est à la base de tout « l’art » médiatique, contemporain en particulier.

L’interlope, l’indéfinissable ou le masqué sous un autre nom, de préférence son inverse ou son demi-vrai, ou faux. Dans d’autres domaines, c’est l’action répréhensible sous faux-drapeau, prêche du faux pour savoir le vrai, endoctrinement décati, provocations à tour-de-bras et sans discernement tant de l’Ombre que la Lumière pour attiser les conflits dont on entend bien tirer les ficelles messianiques (certains disent sataniques). Affaiblir et dénigrer tout ce qui élève : le Beau, le Bien, le Bon, le Vrai… Forme feutrée de cette Terreur « non-violente » : celle des bras-cassés du charlo-sionisme de l’Empire, par exemple.

Beauté et Laideur, Bien et Mal, Bonté et Barbarie, Vérité et Mensonge, Grandeur et Servitude… mais il s’agit de façonner le Monde à leur image pour mieux le dominer. Aussi, à l’intersection de Grandeur et Servitude, de Beauté et Laideur, etc. il n’y a rien de grand, de beau, de bon, de bien, de vrai ou pour le moins de « vérace ». Ceux-là se doivent de confisquer. De tromper. D’annoncer le Malheur. De gérer la Fin des Temps, je veux dire de la Civilisation occidentale, et européenne encore plus. Même bain noir de la Décadence généralisée qui est laideur, male mort, barbaries, mensonge, servilité. Non-sens.

Plus que perte du Bonheur (illusoire), c’est la ruine de l’Honneur. Et de tout Humanisme, le vrai Sacré massacré. La confusion entretenue. Et plus encore que l’inversion du réel, la perte de sens du Verbe, le loup qui se fait brebis.

*

“L’Occupation, c’est comme un terreau sur lequel j’ai poussé.” Cette phrase référence n’est pas, comme on pourrait le penser, de l’agité, de Jean-Paul Du Bocal mais… de Modiano soi-même. Comme quoi tout se tient dans ce bas-monde.

Georges Brassens, La Tondue :

https://www.youtube.com/watch?v=mMh4Wi4VziI

Version espagnole illustrée d’images pas assez connue sur la veulerie humaine :

« les poules à boches »

https://www.youtube.com/watch?v=4M4wZU5y5Pc

QUI SONT CEUX QUI CLAMENT LE PLUS FORT : "JE SUIS CHARLIE" ?

Par exemple :

Les beaux beaufs gauchistes sionistes de Libère à Sion, charliesques hystériques et actuels hébergeurs des crétins :

a

Les beaux beaufs socialistes sionistes du Nouvel Intervenant, charliesques à peine moins hystériques dans leurs articles latrinesques et quasi pousse à la guerre. Et je pourrais continuer avec le parti pris répugnant de l’ensemble ou presque des sous-gazettes subventionnées et, pour certaines, plus ou moins en faillite.

Et qui y a-t-il donc à voir, à regarder, à observer en Ukraine par le petit bout de leurs jumelles ?

b

Tête à claques ukrainienne nous montrant son swastika lors d’une manifestation des années passées « pour la démocratie » (sic). Du néo-nazisme à la sauce ukrainienne de l’ouest ukrainien ou de Kiev. Je précise que personne n’est propriétaire de ce symbole, ni d’aucun symbole d’ailleurs et que le svastika est un symbole multiséculaire, qu’il remonte au moins au néolithique et qu’il est ou a été de pratiquement toutes les civilisations, ou qu’il a été et est encore de l’art chrétien sur les sols de certaines églises ou cathédrales, en compagnie du labyrinthe, etc. Depuis des millénaires il règle en particulier la vie des asiatiques. Dextrogyre, il symbolise par exemple, l’Éternité pour les chinois. Sinistrogyre, il symbolise par exemple, la Nuit et Kali, la déesse de la Destruction, chez les hindouistes. En fait le dextre et le senestre vont de concert en ces contrées, comme le yang avec le yin. La connasse ne sait donc pas ce qu’elle tient en main. Les « antiracistes » professionnels et patentés que l’on sait, si prompts à voir un salut fasciste inversé dans la quenelle anti-système dieudonnienne, n’ont pas encore émis, à ce que j’en sais, la moindre réserve sur cette « croix gammée nazie inversée ». Swastika/svastika veut dire : « ce qui est bien », en traduction littérale : bien (su) est (asti) ce/cette chose (-ka). Et là, avec les bandits bandéristes, je crois que l’on est bien loin du compte ! Idéologie à la fois sinistre et de pacotille.

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L’une des innombrables photographies de civils du Donbass assassinés par l’armée ukrainienne, des mercenaires américains ou autres, ou des miliciens néo-banderistes.

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Le pantin des américains, l’ordure Porochenko y va au chantage : Il vient de déclarer à la Conférence de Munich : « Il n’y a pas de résolution temporaire du conflit. Il n’est pas question de le geler. Si l’Ukraine ne renforce pas son intégrité territoriale, alors la catastrophe humanitaire et technique, le terrorisme [sic] vont se poursuivre […] La catastrophe aura des dimensions mondiales, car c’est une des plus importantes usines atomiques d’Energodar, située à 280 km de Marioupol ».

Marioupol où le 24 janvier dernier, 30 civils ont été tués par la valetaille américano-sioniste dans des bombardements massifs de quartiers résidentiels.

Et ça serait Poutine le barbare, qu’on m’explique ?!

Enfin, qu’il se rassure, ce jour même le « ministre de la Guerre » « français » le socialiste de merde et franc-maçon Le Drian, cet autre connard de breton dégénéré, a déclaré aux media que des avions rafales se trouvaient sur une base « chez nos amis polonais » (sic) et que dans les mois qui viennent des blindés français allaient participer à des manœuvres en Pologne. Le même pantin s’indignait ces jours derniers que des avions russes soient venus pointer leur nez du côté des côtés françaises et britanniques.

Je rappelle que les socialistes ont été de toutes les guerres. Et pas des moins modérés. Des guerres coloniales anciennes aux guerres néo-coloniales présentes, en passant par la Guerre de Quatorze, la guerre du Riff, l’Indochine, l’Algérie, l’affaire du canal de Suez. Et j’en passe. Le socialisme est tout aussi pourri que le reste de la bourgeoisie.

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Là, on est encore à plein dans le sujet :

Lettre ouverte à Dieudonné.

Un ami, Gerd Ittner, m’a confié le soin de traduire et envoyer cette lettre à Dieudonné. Je confie à votre administration le soin de lui en faire part. Voici la lettre :

Cher Monsieur Dieudonné,
J’ai demandé à un de mes amis Français de vous transmettre cette lettre et de la publier pour moi.
Je ne peux pas le faire moi-même car je suis prisonnier politique dans la République Fédérale d’Allemagne – juste à cause d’un discours totalement non-violent. Uniquement pour avoir usé de la liberté d’expression, je suis emprisonné depuis désormais trois ans. Quelle hypocrisie : d’une part ils scandent « Je suis Charlie » en louant la liberté d’expression la plus totale et en prétendant combattre le terrorisme ; et d’une autre part ils se font eux-mêmes terroristes contre la liberté d’expression ! En 2012, après m’être exilé sept ans dans différents pays, j’étais arrêté au Portugal et extradé en RFA pour avoir exprimé mes pensées [contre la guerre en Irak, dénonçant le gouvernement des États-Unis et le génocide amérindien]* en 2002 et 2003.
Évidemment, j’étais fautif car je n’ai pas usé de la bonne liberté d’expression, celle dans le seul but d’humilier les religions et de heurter plusieurs millions de personnes par des dessins du prophète Mohamed ; j’ai usé de la mauvaise liberté d’expression, celle qui concerne la critique des histoires d’Holocauste. Des histoires mises en œuvre par un très puissant et très influent lobby organisé, tenant un business et faisant pression sur les politiques et la Finance.
J’ai donc appris que la démocratie permettait de heurter les sensibilités religieuses de plusieurs millions de personnes à travers le monde mais ne permettait pas de déranger le business d’un certain groupe d’individus par des questions gênantes. Qui a besoin d’une « démocratie » comme celle-là, à part ces mêmes individus ? J’ai toujours cru que la démocratie défendait les intérêts du peuple, pas d’un petit mais très influent groupe d’hommes d’affaires et de maître chanteurs apatrides.
Ma peine s’est terminée en octobre 2014 mais je n’ai pas été libéré de prison. Je dois rester ici en attendant un autre procès pour « négation de crimes contre l’humanité » qu’ils ont ouvert contre moi. Je suis accusé d’avoir « nié l’Holocauste » dans des lettres privées, écrites lorsque j’étais en prison au Portugal alors que j’attendais mon extradition. Le sujet de mes lettres n’était pas d’aborder la question de « l’Holocauste » en détail, mais juste de demander pourquoi la liberté d’expression n’est pas effective pour cette période de l’Histoire.
Le procureur d’État a dit que poser cette question constituait en soi un délit car mes intentions étaient de nier « l’Holocauste ». La Cour a dit que je devais attendre mon procès en prison car j’allais encore y passer un long moment pour mon terrible crime.
Peut-être que vous et vos lecteurs pourriez demander à l’Ambassade d’Allemagne en France comment la RFA peut s’exclamer « Je suis Charlie » et louer la liberté d’expression, en intimant l’ordre de respecter cette liberté d’expression à la Chine et la Russie – pendant que des personnes comme moi sont enfermées en tant que prisonniers politiques, tels des grands criminels, juste à cause d’un discours non-violent.
Cher Monsieur Dieudonné, j’apprécie beaucoup vote travail et votre état d’esprit. Je vous assure de mon soutien et de ma sympathie.
Bien cordialement,

Gerhard Ittner
Prisonnier politique en RFA
JVA Nürnberg
Bärenschanzstr. 68
D-90429 Nürnberg