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POST SCRIPTUM À L’ARTICLE QUI PRÉCÈDE

J’oubliais de préciser que Hollande, lors de sa soumission annuelle que l’on sait au Crif, a parfaitement résumé la situation : « les juifs sont chez eux en France, pas les antisémites ».

Je traduis la première partie de la phrase : « les sionistes sont chez eux en France », ce que chacun peut constater tous les jours, mais qui devient magiquement un propos « détestable et raciste » quand il est dit par un quidam comme moi. Lors même que le timbré et dangereux Valls définit cette gent, et sous les applaudissements nourris de Botul, sous le terme d' »avant-garde de la République ». L’arrière-garde devant bien se tenir. Ce que, une fois encore, un quidam bien évidemment « détestable et raciste » comme moi, traduit par : « Élus d’essence supérieure ». Et ce que le jésuite François, qui a fait il n’y a pas très longtemps son pèlerinage à Sion, désigne sous le terme de « frères aînés ». Mais est-ce vraiment un compliment quand on sait ce qui arriva à Abel, le cadet ?! Ou alors si s’en est vraiment un, c’est du gratiné !

Je traduis maintenant la seconde partie de la phrase « élyséenne » comme ceci : « les ennemis d’Israël ne sont pas les bienvenus en France ». C’est une véritable déclaration de guerre à l’encontre de, je présume, la majorité des français tant de souches que de greffes ou de surgeons aussi bien anciens que plus récents (maghrébins par exemple). C’est même affirmer à nouveau indirectement que les sionistes sont les vrais maîtres du pays, les intouchables, incontestables et tabous. Je ne délire pas puisque journellement le même Valls ne cesse de répéter que « antisionistes et antisémites, c’est du kif-kif bourricot », et qu’à l’entendre l’antisionisme est une forme plus présentable et plus sournoise de l’antisémitisme. Dernier mot qui veut dire « haine de tout ce qui touche de près ou de loin au Peuple Élu et avant tous à celui de Sion qui à 90% n’a pas une goutte de sang sémite dans les veines mais sort tout droit de la vieille Europe aux immenses contradictions internes, et plus précisément de son limes oriental ».

Ce qui montre bien que ces sionistes du gouvernement nagent dans les contradictions dialectiques et tocs les plus totales.

Ce que je finis de dévider en affirmant que derrière tout ceci il y a un parfait mépris, un racisme à l’encontre de tout ce qui n’est pas sioniste et « socialiste ». Socialiste voulant dire républicain « de progrès », ennemi des attardés comme aux plus belles heures de la dite Révolution française ou du colonialisme qui a gauche fut tout aussi féroce qu’à droite. Par exemple de la lignée de Saint-Just, de Robespierre, enfin de tous ces grands démocrates. Et sur ce sujet Mélenchon (celui qui est là pour nous faire avaler des couleuvres) ne me contredira certainement pas. Enfin c’est toute cette idéologie répugnante de suprémacistes franc-maçons qui justifient aujourd’hui encore les massacres de Carrier, les exterminations de villages entiers de Vendéens et autres Chouans ou supposés tels. Vous savez, cette graine de sous-hommes attardés, agents de la réaction et tout le bazar qui ont bien mérités leurs pogroms, non ?!

Finalement derrière les propos parfaitement agressifs et indignes d’un chef d’État qui normalement est là pour entretenir la cohésion nationale et non diviser le pays et sortir son bile, son venin, sa haine, je crois voir percer des mots qui fleurent bon le colonialisme — comme éduquer « pour leur bien », et dans le sang s’il le faut, les peuplades arriérées — et pire encore : épuration ethnique. Celle autrefois de la Vendée militaire, celle pas si lointaine de tout ce qui n’était pas serbe (mais sans droit à la réciproque serbe), celle aujourd’hui du Donbass, celle de plus d’un demi-siècle de sionisme sur la Palestine.

Il n’y a donc évidemment aucun hasard entre le fait que les mêmes, qui de nos jours encore applaudiraient à l’extermination des mauvais vendéens ou des mauvais prêtres, etc., approuvent l’action des ukrainiens anti-russes et anti-rouges en Novorossia (ouvertement épuratrice chez plus d’un) et bien évidemment lèchent avec délices et soumission abjecte les kippas (pour ne pas dire autre chose) des barbares sionistes. Tout en s’accrochant aux basques de l’Empire qui crée et entretient le terrorisme et ne survit que grâce à ça. Ce pays, à dominante anglo-saxonne et protestante, dirigé par des voyous (héritiers en grande partie de la lie de la société européenne d’antan) qui dans les années soixante pratiquaient encore tout à fait officiellement la ségrégation raciale et bien pire vis-à-vis de tout ce qui n’était pas bien blanc.

QUELQUES MOTS SUR LA PUTRÉFACTION SOCIALISTE

Les ignobles individus qui osent se nommer « socialistes », non contents de l’entretien des divisions au sein de la nation, de leur propagande éhontée pour les putrides du globe, et de leur répression de la Pensée Libre, voudraient renforcer encore l’interdiction de parler dans la rue, dans les écoles, sur Internet…

Et comme en tout pouvoir inversant le réel, ces néo-staliniens très largement maçonnisés (qui ne représentent plus grand monde) dénoncent les amoureux de la Vérité et du réel Progrès des âmes comme des « fascistes », des « nauséabonds », voire des terroristes ou des malades mentaux.

On connaît le discours, il n’est pas neuf.

Sale engeance qui a eu le culot d’organiser des manifestations d’État pour défendre paraît-il la liberté d’expression de feu torche-Q Charlie-Hebdo.

Que veulent-ils : la guerre civile ? Mais qu’ils se méfient, beaucoup de gens y sont prêts, malheureusement ! En Bretagne en particulier, terre fortement démocrate-chrétienne depuis une éternité qui après avoir longtemps voté MRP est passée au gaullisme, puis au « socialisme » idéologie mortifère et réactionnaire qu’elle est en train de lâcher, pour longtemps j’espère. Mais que ce ne soit pas pour les connards sionistes du F.N. ! un malheur se substituerait alors à un autre malheur…

Rappelons que les deux indignes personnages (entre autres) qui larbinent à la tête de notre pays, pauvre France ! n’aiment pas le peuple, « l’islamo-fascisme », « l’antisionisme » décrété « antisémitisme », mais adorent ceci :

01SYRIE

*02LIBYE

*

03MALI

*04DONBASS

*

05PALESTINE

Etc. etc.

Les socialistes ont toujours été des bellicistes, des colonialistes, des suprémacistes, des ennemis des peuples et des vraies révoltes, et des « facho-sionistes ». Des veules collabos de la Finance interlope internationale.

Et les vrais antisémites, ce sont eux !!!

Salopards !

PENSÉES DU JOUR

La gauche n’est pas plus droite que la droite qui n’est pas moins gauche que la gauche.

Quand j’entends "gauche", pourquoi "sinistre" me vient toujours à l’esprit ?

La droite est l’adroite, cyniquement parlant.

Gauche ? Droite ? Tout est question d’à-main.*

Il est plus courant de voir la gauche faire des à-droite que la droite faire des à-gauche.

Une gauche maladroite n’a jamais été une gauche bien à gauche.

La gauche et la droite, c’est comme qui dirait deux Auguste sans Pierrot.

*

La Vie est un mauvais rêve, la punition du Malin.

C’est la Mort elle-même… mais moi, pas.

* Ne sachant comment écrire cette expression que je ne connais qu’à l’oral, et fort surpris de ne jamais la trouver en aucun dictionnaire de français même "pointu", j’ai fini par la trouver dans Les Locutions Nantaises (1884) de Paul Eudel (1837-1911). "« Cela n’est pas à mon-à-main » : du côté où je puis agir." Mais personnellement je préfère écrire "mon à-main". J’ai entendu de la part de poitevins expressions similaires : je ne suis pas à mon d’à-main ; ce n’est pas mon d’à-main. Cela se dit, en particulier, lorsque l’on doit faire quelque chose avec notre "mauvaise main", ou du côté où on est le moins à l’aise.

MÉTROPOLITAIN POUR ÊTRE HONNÊTE

Donc un pauvre homme, un pauvre jeune homme basané n’a pas pu entrer dans une rame du métro parisien à cause de connards de supporteurs rosbifs. Comme assez régulièrement certains peuvent être rejetés de divers lieux pour telles ou telles raisons et qui ne font jamais la une.

Voilà toute la maffia journaleuse, toujours prompte à s’indigner sur l’anodin pour toujours mieux ne pas parler de l’essentiel, en émoi.

Et voici que le Haut-Commissariat de l’ONU pour les Droits de l’homme qui fermement condamne.

Cela frise la non-information et la connerie. Pour ne pas dire l’indécence quand on voit tout ce qui se passe « sans problème » et sans indignation journaleuse ni onutienne sur toute la croûte terrestre.

Personnellement, basané ou non, j’aurais pris la rame suivante de peur de me faire casser la figure par les pochetrons britiches. Et basta !

Je me demande même comment ce fait divers a pu devenir une information nationale et mondiale !

*

Je crois me souvenir d’un imbécile, actuel premier ministre, qui voulait renvoyer les Rroms en Roumanie, j’en vois qui végètent quasiment sur des tas de cailloux ou des décharges publiques. Je crois bien qu’ils sont citoyens européens pourtant, et tout ce qu’il y a de plus indo-européens. Y aurait-il des sous-hommes en-dessous encore des basanés du métropolitain ?

Que disent les journaleux ? Que dit l’ONU ?

*

De mon côté je connais (cela dit, je ne l’ai jamais rencontré) un franchouillard qui vient d’écoper de deux ans de prison ferme parce qu’il prétend, le fou, l’impie, le mécréant, que certaines chambres à gaz ne sont que mythe et magie noire. Quel illuminé ! Quel arriéré ! Quel réactionnaire ! Un de plus en taule pour cette raison ; c’est semble-t-il en Allemagne qu’ils seraient les plus nombreux dans ce cas, d’ailleurs.

Qui s’en émeut ? La valetaille journalistique ?

Je connais (comme on peut connaître un homme public) un vieux politicien accusé de tous les maux pour avoir dit une vérité partagée par un très grand nombre de personnes sensées, à propos de Valls et du Crif.

Qui en rajoute ? La valetaille journalistique.

Garaudy, l’abbé Pierre, etc. il n’y a pas si longtemps. C’est curieux cet acharnement sénilophobe (tiens ! avec mon « phobe », voilà que je me mets à parler novlangue)?

Je connais quelqu’un, un écrivain abondant (qui publie beaucoup, pas qui abonde dans le sens de la répression), qui pour une phrase « malencontreuse » et pas même délictueuse, a dû quitter la France et tout confort sans doute à vie, et qui est édité comme il peut. (Exil que sera probablement amené à subir, lui aussi, dans les années à venir, le fou (sic) précédemment évoqué.)

Au moment des faits, qui en a rajouté dans l’ordurerie ? Et qui en rajoute encore, sinon cette même caste de médiateux fienteux ? Et l’ONU s’est-elle émue ?

Ceci au pays droitsdelhommesque !!! Quelles risibles et tristes pantalonnades d’une nation (sic) totalement décatie et amorphisée !

*

Pour m’en tenir juste à notre continent, là-bas vers l’Est de l’Europe des gens courageux osent affronter l’Empire. Refusent ses diktats, sa déliquescence barbare. De tristes individus soutenus par l’Europe du pognon ont ouvert la chasse aux « popofs », y compris les civils comme de juste ! Et l’on entend même dans leurs rangs parler d’épuration ethnique ! Ce qui est arrivé en Yougoslavie n’a pas suffi. 

Qui n’en fait pas une information quotidienne, qui ne dénonce pas et ne redénonce pas ce scandale ? Cette même chienlit journaleuse qui nous parle d’une mésaventure sans intérêt, et surtout sans conséquence, d’un quidam basané qui demain retournera à son néant spectaculaire.

Que dit l’ONU…  » le machin », comme disait De Gaulle ?

OPUS DE COMPOSITEURS CLASSIQUES BRETONS (septième série)

Jean Cras (Brest, le 22 mai 1879 / Brest, le 14 septembre 1932). Remarque en passant, « Cras » se prononce « cra » (du moins en français) et non pas « crasse », ce qui n’autorise pas le malencontreux jeu de mot : j’encrasse. Mais, ce qui n’empêche pas que son nom semble indubitablement breton et pourrait bien remonter au mot « kras » qui en breton veut dire « desséché, grillé, à sec », ou encore « démuni ». Cramoisi, si l’on peut dire.

Son père était médecin en chef dans la marine et musicien militaire, sa mère était musicienne amateur. Il eut une vie assez similaire et fidèle à celle de son père. Officier de « la Royale », il sera nommé contre-amiral en 1931 et après avoir bourlingué sur toutes les mers, il finira comme major général de l’arsenal militaire du port de Brest. Dès l’année suivante, il sera emporté en trois jours par une maladie foudroyante dont j’ignore l’origine, peut-être une fièvre exotique.

Il ne se séparait jamais de son piano droit à bord, ce que sa situation d’officier ou de capitaine de navire lui permettait. J’ai ici une citation de lui, je ne sais d’où elle est rapportée : « Composer, c’est pour moi obéir à une volonté supérieure, qui me dicte ses volontés et que je sers avec l’ivresse de l’humble disciple dont le seul but est d’exécuter le mieux possible les ordres de son maître.»

Seule sa musique sait ce que cette âme plutôt contemplative, et ne recherchant pas la virtuosité en soi mais l’émotion simple avant tout, un lyrique qui faisait chanter les instruments, pensait tant des guerres coloniales que de la Guerre de Quatorze qui ne lui furent pas étrangères. De celui qui écrivait à sa femme : « je suis autrement fasciné par d’autres étoiles que celles d’amiral ».

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A – Suite en duo pour flûte et harpe, en quatre mouvements (avant 1899)

https://www.youtube.com/watch?v=jpVkYGmMkA8&index=3&list=PL6000CA312ED5E635

Valeria Kurbatova (harpe) et Luce Zurita (flûte) au Royal College of Music in London.

À noter la danse à onze temps, rythme aimé de Jean Cras, qui sent non pas le terroir breton mais l’Afrique et, dit-on, le balafon.

*

B – Âmes d’enfants 1913 — pures, naïves, mystérieuses.

https://www.youtube.com/watch?v=74DVofq_zS8

Interprètes asiatiques inconnus.

*

C – Paysages (1917)

https://www.youtube.com/watch?v=xJ4bTGdEfhE&list=PLcg866ovBNkOT5DFFdxw5M3ZB3cVlP-xN&index=8

Deux pièces enchaînées. Interprète inconnu. Les deux thèmes récurrents (beaucoup plus nettement dans la première pièce) sentent indéniablement airs et modes populaires bretons.

cras02.jcras03.Ouest-Éclair du 18 avril 1921.

En décembre 1922, l’Opéra-Comique de Paris a créé son unique opéra Polyphème, un drame lyrique en quatre actes et cinq tableaux composé entre 1912 et 1918, sur le texte éponyme du drame lyrique d’Albert Samain. Œuvre dont la dédicace est  » A mon maître bien-aimé, Henri Duparc » et qui obtint le prix du Concours musical de la ville de Paris en 1921. Cras fut l’un des rares élèves, pour ne pas dire le seul de l’énigmatique, malade et à oeuvre rare, Duparc ; son fils spirituel, « le fils de mon âme » comme disait Duparc.

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Il fut le second à s’attaquer au drame en vers de Samain, après Raymond Bonheur, le grand ami de ce dernier, qui avait composé une musique de scène (et dit-on la musique des chœurs) pour cette pièce en vers qui fut représentée pour la première fois en 1904 au Théâtre de l’Œuvre. Et qui fut également au répertoire de la Comédie Française.

La composition de Jean Cras n’eut pas l’heur de plaire vraiment à tous, comme le montre l’article suivant :

cras06cras07Ouest-Éclair du 17 janvier 1923.

Je ne sais qui se cache derrière ce « S. Lep. » qui régulièrement signait (« signait », si l’on peut dire), la rubrique « Choses et Gens », en une du journal.

– Trio à cordes . Jean Cras a réalisé trois trios à cordes, je ne saurais dire, ne le connaissant pas suffisamment, duquel il s’agit ici (celui de 1899, 1907 ou 1926-27 ?)

https://www.youtube.com/watch?v=9_kj_M4exvk

Interprètes inconnus.

cras08Ouest-Éclair du 21 mai 1926.

– Journal de Bord (1927) – Partie III : quart de quatre à huit : la terre en vue, droit devant.

https://www.youtube.com/watch?v=fecPkw-l1hM&list=PL5B6FD6D5BF809ADF

Interprètes inconnus.

cras09cras10cras11Ouest-Éclair du 4 octobre 1932.

– Quintette pour harpe, flûte, violon, alto et violoncelle (1928)

https://www.youtube.com/watch?v=Q-ATDBgDbLE

Interprètes : Catherine Michel [harpe], Thomas Prévost [flûte], Marie-Christine Millière [violon], Jean-François Benatar [alto] et Philippe Bary [violoncelle]. Quatre mouvements : Assez animé ; Animé ; Assez lent, sans traîner; Très animé.

cras12Ouest-Éclair du 16 mai 1935.

Colette Cras, l’une des trois filles de Jean Cras (les deux autres se prénommaient Isaure et Monique)* fut la créatrice de son Concerto pour piano et orchestre aux Concerts Pasdeloup, sous la direction de Désiré Inghelbrecht, le 6 février 1932. Elle épousera en 1937 le pianiste et compositeur « de la grande bourgeoisie juive polonaise » (cf. l’Institut Européen des Musiques Juives) Alexandre Tansman et décédera, semble-t-il assez jeune encore, en 1953. (les Archives Départementales du Finistère mettant actuellement de l’ordre dans ses registres numérisés, il m’est impossible dans savoir plus à ce jour).

* si j’en crois une photographie, il devait avoir également un fils plus jeune.

PENSÉE DU JOUR :

C’est un sale atout d’être un propre à rien.

OPÉRA ET TANNHÄUSER PAR CHAM

Quelques caricatures d’Amédée de Noé, dit Cham* (Paris, 1818-1879)…

Extraites de Nouveaux Habits — Nouveaux Galons de la collection Albums comiques à un franc par Cham (Arnauld de Vresse, éditeur, Paris, s.d.).

*

Le Tannhäuser a été créé dans sa troisième version, et en français, à l’Opéra de Paris (salle Le Peletier), le 13 mars 1861.

* Bizarrerie des pseudonymes… Si Sulpice, Guillaume Chevalier a choisi Paul Gavarni comme nom d’artiste c’est dit-on parce qu’il avait été conquis par les paysages des Pyrénées et en particulier par le cirque de Gavarnie. Si Amédée de Noé a choisi celui de Cham c’est bien évidemment parce que Cham est le fils de Noé dans la Genèse.

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SOURIONS

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… en sortant de la loge des Disciples de Memphis ou de la Clémente Amitié cosmopolite, où ils ont voté, devant les bouteilles vides, l’abolition du Christianisme. (Léon Bloy – Je M’accuse)*

* on remarquera que cette phrase est joliment assonancée.

REMARQUES, ENCORE.

Il y aurait un ouvrage entier à écrire à propos de la folie ou de la prétendue folie des écrivains et des artistes, je veux parler des vrais artistes et vrais écrivains. La psychiatrie est, en règle générale, l’alliée du conformisme ambiant et a rarement remis en cause et encore moins révolutionné la société.

— Si ce n’est en créant elle-même de la démence là où existe, par exemple, de l’hyper-sensibilité, humanité, lucidité ou acuité existentielle ; ou de la déviance là où il n’est question que de simple bon sens partagé. Voir de nos jours la profusion des mots en "-phobe" du type "homophobe" ; j’attends l’arrivée de "genrophobe" ou "sionistophobe" pour bientôt.

— Si ce n’est en servant d’auxiliaire de police de la Pensée normée, ou d’agent d’entretien des mal-être, et pire encore de répresseur actif. Tous les dissidents et autres mal-pensants de toutes les contrées du monde en savent quelque chose. Ce n’est pas loin d’être le cas pour les révisionnistes des "démocraties" embastillés. L’autre jour, j’ai été effaré de lire qu’un médecin (certes patenté, certes gauchiste, certes Élu) d’une émission médicale télévisuelle bien connue, préconisait l’hôpital psychiatrique pour Dieudonné.

Il n’y a pas si longtemps, ou en d’autres lieux, il lui aurait sans doute imposé quelques séances d’électrochocs de pure barbarie. Comme quoi, dans tout esprit gauchiste sommeille le stalinien de l’épuration des âmes par la psychiatrie. Mais ce qui n’est sans doute pas si éloigné que ça de l’esprit étroit, en plus d’un domaine, de Rivarol (je parle de la gazette) qui prétend être, ma douéoù ! la doyenne de la presse française non-conformiste (sic). En l’occasion précédemment évoquée, la doyenne semble atteinte d’un certain gâtisme.

— On connaît même plusieurs "spécialistes en âme" qui de leur propre "névrose" (sic) ou "psychose" (idem) ou "mentalité tribale" (ibidem) ont fait des théories "scientifiques" psychologiques et psychiatriques de portée universelle, pour un temps seulement, heureusement, car rien jamais n’est éternel.

Si vous voulez des noms de pseudo-théories, en voici quelques-uns : morphopsychologie, lombrosianisme, freudisme.

Finalement, je me demande si le sort réservé aux fous ou prétendus tels n’était pas meilleur au Moyen-Âge (qui certes, ne fut pas une partie de plaisir) ou n’est pas meilleur dans ce qui reste encore des sociétés dites primitives ou rurales à l’écart dudit Progrès.

D’ailleurs, le plus fou n’est pas toujours celui qu’on croit. Pour s’en convaincre il suffit de voir le triste état du Monde et la déliquescence réellement dingue de notre personnel politique… ou journalistique.

Olivier Mathieu, Marie de Vivier et André Baillon (suite).

Amusant. Il y a quelques jours, Olivier Mathieu publiait, sur ce blog, un petit article pour dire ce qu’il pensait d’un article paru, dans le journal « Rivarol », sur André Baillon. Article où la grand-mère d’Olivier Mathieu, Marie de Vivier, était traitée de « démente » (sic).

Bon. Prenons maintenant l’ouvrage de Marc Quaghebeur, « Balises pour l’histoire des Lettres belges » (postface de Paul Aron), aux éditions Labor. Le livre date de 1998.

On lit page 92, en note, une déclaration d’André Baillon qui écrivait que, sans Marie de Vivier, un de ses livres (« Histoire d’une Marie ») « n’aurait pas existé ».

« Histoire d’une Marie », c’est l’auteur André Baillon, qui le dit, « n’aurait pas existé » sans Marie de Vivier.

Les choses sont donc claires: André Baillon déclarait lui-même que Marie de Vivier avait été capitale pour qu’existe un de ses livres. (Ce que confirme Marc Quaghebeur, page 93, en évoquant Marie de Vivier – laquelle, pourtant, n’apparaît pas dans l’index de son ouvrage).

Mais le journaliste de « Rivarol », lui, préfère qualifier (est-il médecin, ce fin lettré de « Rivarol »? ou psychiatre? on l’ignore) de « démente » Marie de Vivier.

Une « démente » qui a quand même permis à l’oeuvre d’André Baillon d’exister – et qui lui a en outre consacré deux livres (aux éditions Labor, justement). Pas mal, pour une « démente »…