Quelques questions au sujet de l’Airbus 320.
Pourquoi un avion que l’on dit en bon état, conduit par des pilotes chevronnés, de surplus dans de bonnes conditions météorologiques, s’écrase-t-il sur une montagne après huit minutes de descente dans le plus parfait silence ? Il n’a pas explosé en vol, semble-t-il, puisqu’il y a eu des témoins oculaires de sa descente.
Si l’on veut être logique, il n’y a alors que quatre hypothèses, pas cinq : ou bien un pilote a conduit (1) volontairement l’avion à l’écrasement, ou bien (2) il y a été contraint. Et s’il y a été contraint, il l’a été (3) soit par une volonté humaine (un hypothétique terroriste), soit (4) par un problème technique (par exemple une dépressurisation) ou extérieur (impact avec quelque chose : une météorite, des oiseaux, etc).
LES BOÎTES NOIRES. Pourquoi a-t-on mis tant de temps à retrouver les « boîtes noires » ? Pourquoi en parle-t-on tant avant même de les avoir retrouvées ou exploitées ? Pourquoi la « société du spectacle » est-elle tellement avide d’informations ? Chacun sait que tout téléphone portable est « traçable » en permanence, et donc que la position géographique de tout individu possédant un téléphone est au moins potentiellement connue des services de police. On appelle ça la « géolocalisation ». Au lieu de « géolocaliser » toute la population mondiale, n’y a-t-il pas moyen de géolocaliser les « boîtes noires » ? Et si le système même de ces boîtes noires est désormais obsolète, n’en existe-t-il pas d’autres ? Question de gros sous, probablement…
LE SILENCE DES PILOTES. Que le silence des pilotes ait été volontaire ou involontaire, et qu’il soit dû soit à une volonté humaine soit à une panne technique, pourquoi n’existe-t-il pas des procédures de pilotage automatique à distance ? Pour quel motif est-il techniquement possible de diriger des drones (américains) dans certains pays (arabo-musulmans), pourquoi est-il possible de concevoir (et bientôt de commercialiser ?) des « voitures sans conducteur », pourquoi y a-t-il des trains sans conducteur, pourquoi est-il possible d’envoyer des vaisseaux spatiaux sur les stations orbitales, et de diriger des sondes sur la planète Mars, mais pourquoi ne serait-il pas possible, par exemple en cas de silence soudain des pilotes d’un avion ou en cas de détournement, de le guider à distance ? Ici encore, cela demanderait sans doute simplement de dépenser des sous…
LES LOUPS. Pourquoi raconter, encore et toujours, des crétineries sur les loups ou sur la dangerosité des loups pour l’homme ? Pourquoi, encore une fois, cette vision anthropocentriste ridicule ? Tout spécialiste des loups le sait : le loup n’est pas, ou est très rarement dangereux pour l’homme. Dans cette région (que je connais un peu, parce que dans mon enfance j’y allais en vacances : j’ai un souvenir émerveillé d’une promenade que je fis, en 1976, à Saint-Martin Vésubie), combien doit-il rester de loups ? Fort peu. Et il est évident que ce sont les rares, trop rares loups qui auront eu peur de l’homme : de l’explosion de l’avion et, maintenant, du ballet des hélicoptères et de la présence des journalistes, des gendarmes, des badauds et du défilé (incessant et un peu émétique) des hommes (et femmes) politiques.
LES SAUVETEURS. Selon Le Monde, « plus de 300 gendarmes ont été dépêchés sur place aux côtés de 380 sapeurs-pompiers et de plusieurs membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ». Ce qui m’étonne un petit peu, moi, c’est que l’on envoie 600 « sauveteurs » et que la presse continue à parler de « sauveteurs » y compris alors que la nouvelle a déjà été donnée, il n’y a pas de survivants. Dès lors qu’il n’y a pas de survivants, il n’y a plus personne à sauver. De même, à quoi sert concrètement le défilé des hommes (et des femmes) politiques, depuis les responsables des pays concernés jusqu’au dernier des petits députés locaux ? Probablement (en tout cas c’est à espérer) certains sont sincères. Mais comment ne pas craindre qu’il puisse y avoir aussi des gens pour faire commerce de sensationnel et étalage de fausse compassion ?
A quand « Je suis l’Airbus A 320 » ? On est encore tout près des manifestations de gens qui affirmaient « Je suis Charlie ». Il faut bien admettre que les images de l’accident d’avion Airbus A 320 tournent en boucle, aujourd’hui, exactement comme tournaient en boucle hier celles des manifestations « pro-Charlie ». François Hollande, les ministres, les députés, les maires de la région, et même les badauds interrogés par les journalistes nous resservent en quelque sorte le deuil national (même s’il n’y avait aucun passager français, semble-t-il, dans l’avion) comme dans les semaines de la frénésie « Je suis Charlie ». Une frénésie quasi hystérique, évidemment relayée par la propagande de la presse et de la télévision, qui entendent semble-t-il plonger la nation entière dans un « deuil » qui est certes respectable (en ce qui concerne les familles des victimes) mais n’est pas le mien, personnellement (je dis bien personnellement : je ne connaissais quiconque sur cet avion). Or il n’y a aucune raison rationnelle pour que je me sente en « deuil » car, si je devais me sentir en deuil, alors je devrais par exemple aussi me sentir en deuil pour tous les accidentés, pris un par un, de la route.
Il serait juste, dans l’intérêt même des familles des victimes, que les journalistes et les hommes politiques montrent un tant soit peu de pudeur. Les citoyens, ceux du moins qui auraient encore un zeste de sens critique, devraient refuser les stratagèmes politico-médiatiques de la fausse compassion. La manipulation sentimentale des foules, hélas, bat évidemment son plein.
Puisse venir ou revenir une époque où les masses diront qu’elles ont marre de la fausse compassion ! Et cela, au bénéfice d’une vraie et authentique compassion.
Olivier Mathieu
Oleg Bryjak :
https://www.youtube.com/watch?v=IiGjBNMtnQE
Maria Radner :
https://www.youtube.com/watch?v=gNXChnfkKMY
De Barcelone à Barcelonnette :
https://www.youtube.com/watch?v=-j8kQVINtSk
Vallée de la Blanche, l’esprit des morts de Serre-Ponçon :
Je connaissais les mots « krach » (boursier), le « crack » (stupéfiant), et le « crash » (d’avion). Moi, ayant été élevé dans l’amour de la langue française, et n’ayant aucun besoin de baragouiner frangliche, je ne dis donc pas qu’il y a eu un « crash » d’un Airbus. Je dis qu’il y a eu un accident d’Airbus. Mais alors là, il y a un monsieur Castaner qui a fait très fort. Voyez son « tweet » et sa bonne bouille barbue et souriante. Le monsieur (qui est député des Alpes de Haute Provence) ne cesse de «tweeter». Survolant le lieu de l’accident, il déclare qu’il n’y a « rien d’autre que des débris et des corps », ce qui est d’ailleurs malheureux mais logique : dans tous les accidents d’avion, il y a des débris d’avion et des corps. On n’a jamais vu, je crois, et à condition que l’appareil ait été retrouvé, un accident d’avion sans débris. Mais Monsieur Castaner vient aussi d’inventer un mot nouveau, le « crach » d’avion. Bravo pour le français, sous la plume d’un député de la République française. Et ce sont les habitants du village français de Crach qui vont être (mé)contents…
Dans le précédent article, en partant tout simplement des données officielles, j’ai essayé de montrer que les minutages des « événements » des vols n’avaient rien d’aléatoires ou de liés au hasard. Je reparlerai des vols réels ou supposés des avions et des radars.
Mais je reviens en arrière.
Pour comprendre ce qui s’est passé le onze septembre 2001 (un mardi) aux États-Unis il faut partir non pas des effets spectaculaires qui relèvent de l’émotionnel, masquent les évidences et distraient des questions essentielles.
Qu’est-ce qui s’est passé ce jour-là ? Le détournement de quatre avions de lignes intérieures par des terroristes islamistes ? La chute de trois tours du World Trade Center de New-York, l’écrasement d’un avion sur une aile du Pentagone, l’écrasement d’un autre avion en rase campagne suite à une rébellion des passagers ?
Non, il ne s’est rien passé de tout ça, ou plus exactement, il s’est apparemment passé tout ça, d’après ce qui a été dit et répété par les autorités et les média. Il s’est passé tout ça comme dans un film, si je puis dire. On est quand même au pays des péplums hollywoodiens et des supercheries. Je pense ici à une célèbre émission de radio d’entre les deux guerres, d’Orson Welles, qui n’était qu’une fiction, évoquant je crois une invasion d’extra-terrestres, mais qui fut prise au premier degré par de nombreux américains, tellement prise au sérieux qu’elle occasionna la mort de certains d’entre eux. Je pense aussi à cette pitoyable supercherie que l’on peut intituler : On n’a jamais marché sur la Lune. (j’ai sous le coude depuis plusieurs années un article sur le sujet que j’espère finir et livrer ici un jour).
Dans cette affaire du Onze Septembre, j’ai visionné tant et plus de vidéos, lus tant et plus d’articles sur le spectacle ou les spectacles du Onze Septembre. Des témoignages, des décorticages sérieux ou moins sérieux, etc. Des plus divers, courts, longs, parfois très longs. Mais, j’ai mis un temps certain à attacher de l’importance à l’essentiel. Et à partir non pas des « apothéoses » finales mais du début.
Et qu’est-ce qui s’est passé en premier ce jour-là ? Et qui a déclenché tout le reste ? Ce qu’on a souvent tendance à oublier ou à négliger.
Ce jour-là, il s’est passé tout simplement un exercice militaire de détournements d’avions, grandeur nature, programmé de longue date (nécessairement de longue date vu ce qui s’est passé au final). Bien évidemment en disant cela, je n’ai encore rien expliqué. Mais j’ai abandonné pour l’instant les tours qui brûlent et qui s’effondrent.
Et l’on verra progressivement que c’est proprement machiavélique, tout en restant parfaitement rationnel.
Dans le cadre du NORAD (North American Aerospace Defense Command , le commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord), organisation américano-canadienne chargée de surveiller l’espace aérien nord-américain, avait été planifié un exercice de simulation de détournements d’avions. Impliquant sans aucun doute et malgré eux, les quatre avions.
Les responsables militaires américains ont expliqué à la Commission d’Enquête de quoi en gros il retournait et ceci a été consigné dans le rapport officiel. Le général Mac Kinley et le colonel Scott dirent que l’exercice était une combinaison de deux exercices de simulation déjà effectués : les opérations Amalgam Virgo 01 et 02.
Mac Kinley dira que dès qu’un exercice implique un détournement d’avion, ce sont les concepteurs du NORAD qui se chargent d’imaginer le scénario ce qui était le cas avec Amalgam Virgo 02, exercice comportant des détournements simultanés d’avions à l’intérieur du territoire des États-Unis. Scott dira que Amalgam Virgo 01 était un exercice utilisant un UAV (Unmanned Aerial Vehicle) un engin sans pilote, piloté à distance. Ce qu’on appelle aujourd’hui plus communément un drone. Objet volant dont la masse peut aller de nos jours de quelques grammes à plusieurs tonnes.
Toute les bases officielles et militaires du scénario étaient en place… Manquaient encore certains réalisateurs (de dernière minute).
À propos de faits du prince : quand on voit l’administration posséder le droit (au-dessus de la Justice pourtant déjà bien docile) de faire fermer des sites sur Internet, quand on voit des gamins et des familles entières stigmatisés et quasiment mis au pilori pour trois malheureuses paroles ou le refus de se taire lors d’une minute de silence obligatoire (sic !), quand on voit des enseignants mis à pied pour itou, quand on voit en particulier un petit Ahmed, huit ans, provoqué alors qu’il jouait dans un bac à sable (« tu ne la trouveras pas là ton arme »), par un crétin de directeur d’école, par un crétin provocateur et délateur et probablement arabophobe de directeur d’école (jolie direction!), un gamin de huit ans auditionné par la police, puis devant faire le tour des classes pour s’excuser de propos qu’il aurait tenu et dont il ne comprend pas le sens (il n’est pas le seul d’ailleurs, c’est arrivé à d’autres jeunes), on ne peut s’étonner (malheureusement) de ce qui arrive à ce « mauvais couple » musulman, ou si l’on préfère à ce couple de mauvais musulmans, à moins que ce ne soit tout simplement à ce couple de mauvais car musulmans.
Et à propos de mariage en prison : je connais au moins le cas de ces deux assassins lourdement condamnés qui ont été mariés en prison il y a peu d’années et qui avaient comme témoins Dieudonné et Carlos ; Carlos lui-même s’est marié en prison avec son avocate qui, à l’occasion, est aussi l’avocate de Dieudonné.
Enfin à propos de sépulture ou d’absence de sépulture : je pourrais évoquer la tombe inconnue de Kadhafi, dans le désert dit-on, la tombe profanée d’Hussein, la tombe aquatique de Bin Laden (si le roman a un fond de vérité).
*
Moi, le temps présent me fait penser à un début de société du genre Russie dite soviétique des années Trente, ou du genre Chine maoïste de ladite Révolution culturelle (« contre-révolution inculte », conviendrait beaucoup mieux). Je m’en tiens à ce côté-là puisque les socialos sont au pouvoir et que plus généralement toute la société, la « culture », les media, sont infestés d’idéologie « socialiste ». De toute leur suffisance de crétins bornés se prenant pour le centre de l’Univers et le centre de la Pensée positive et créatrice.
De fait, c’est toute la classe politico-médiatique qui nage dans une folie que personnellement j’appelle néo-stalinienne et sioniste. Y compris chez les gens de droite qui s’imaginent être les plus éloignés qui soit du stalinisme.
Au niveau de l’économie et de la finance, c’est le laxisme total, la loi du plus fort : ladite « liberté », d’exploiter, détruire, dominer.
Au niveau des mœurs, c’est exactement la même chose, et cette ignominie revêt les habits de la liberté d’expression, c’est-à-dire la liberté d’exprimer son conformisme (propagande) en tous domaines et d’interdire tout ce qui n’est pas conforme (contestation, rébellion, dissidence). Autrement dit le totalitarisme pur (si l’on peut dire) et simple.
On a vu en janvier les pires ennemis de la liberté individuelle et de la liberté d’expression venir souiller les rues de Paris lors de certaines manifestations grotesques pour défendre la liberté des uns (ceux qui dirigent) contre la liberté des autres (les soumis et autres stigmatisés dont certains ont l’outrecuidance de se rebiffer). On a vu l’union sacrée dont a été exclu le FN pour mieux désigner le seul et unique ennemi (vrai ou fantasmé). Manipulation politicarde infecte. Selon l’éternel adage des abrutis « socialistes » (mais bien accepté finalement tant par la droite que par l’extrême-gauche) : ceux qui ne sont pas avec nous, sont contre nous, et ceux qui sont contre nous sont tous des fachos, des demeurés, des antisémites, les ennemis à abattre. La vieille dialectique en toc, binaire. Moi, cela fait longtemps que je préfère la triolectique, voire la multilectique.
On voit cette gauche-droite, cette gauche en particulier qui a tout dévoyé des mots eux-mêmes depuis plus de trente ans, revendiquer la liberté d’expression absolue pour eux et l’interdire à tous ceux qui les dérangent, soutenir de prétendus libertaires qui ne sont que des anticléricaux monomaniaques et sélectifs, des scatophiles pitoyables, des crétins libertins attardés. Des pseudo-artistes sans grand talent. Un salmigondis de dégénérescence libéralo-libertarienne qu’un connard comme Cohn-Bendit a eu l’outrecuidance de “baptiser”, il y a déjà des années de ça, « libéralo-libertaire » pour mieux semer la confusion.
Qu’est-ce qu’un libertarien, un individu à la Cohn-Bendit, ce déliquescent ? Un personnage qui sur tous les plans prône l’abaissement et le trivial, et la loi du plus fort et du plus friqué. Un aspect de l’esprit talmudique. Les mœurs libertines les plus dévoyées, les pratiques économiques ultra-libérales, le capitalisme sauvage. Et surtout le moins d’État possible. Mais absolument pas dans l’esprit libertaire d’élévation, de responsabilisation des citoyens, d’accès de tous aux prises de décision politiques. Non le Cohn, c’est l’Union Européenne des technocrates qui agissent en dictateurs et ont un mépris total du peuple. Pendant que le minable tient le droit (discret, de moins en moins discret) de se faire tripoter la braguette par des enfants (comme l’autorise le Talmud d’ailleurs).
D’autres crétins nomment ça « anarcho-capitalisme » en donnant à « anarchie » un sens politique positif. Alors qu’il s’agit tout simplement d' »anarchie capitaliste » dans le sens bas du terme : désordre, chienlit, dictature.
Mais si l’on observe bien l’évolution du monde, et de nos sociétés occidentales en particulier, il y aurait tout lieu de donner à ce champ d’épandage en expansion continue, le simple nom de néo-féodalisme. Ou de féodalisme capitaliste.
C’est vraiment de plus en plus curieux, la France… Selon la presse, la justice a suspendu lundi 23 mars la célébration du mariage (civil) d’un couple de confession musulmane. Précisons, vu les temps qui courent, qu’il s’agit d’un homme et d’une femme. Je veux dire par là qu’en France et dans de nombreux pays, les homosexuels ont obtenu le droit de se marier. Et pourquoi pas, en effet ? Je n’ai rien contre. Mais maintenant, la justice se mêle d’interdire un mariage hétérosexuel ?
Y a-t-il des doutes sur le consentement des époux ? Ou alors existe-t-il des soupçons de « radicalisation », comme on cause aujourd’hui dans le jargon journalistique ?
Ma foi, ce n’est pas à moi d’en décider. Je ne connais évidemment pas ces personnes. Simplement, je m’étonne du fait que l’on puisse en France, démocratie, état de droit (poil à quoi ?), « interdire » un mariage – suite à l’espionnage dont deux citoyens sont l’objet, et donc suppose-t-on suite à l’avis de fonctionnaires.
Le futur marié a (selon la presse) été condamné le 21 janvier par le tribunal correctionnel de Nice, à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé un boulanger qu’il accusait de pas être un « bon musulman ». Ma foi, je ne me prononce pas sur une affaire dont je ne sais rien. J’ignore ce que ce monsieur aurait, de son côté, à dire. Mais je me demande : qu’il ait agressé ou pas un boulanger, est-ce là un motif pour lequel il ne peut pas se marier ? Je m’explique encore mieux, si nécessaire : je n’ai rien contre les boulangers (en tant que profession ou en tant qu’individus). Je n’ai rien contre ce boulanger-là en particulier. Mais je m’inquiète : pourquoi est-ce qu’un homme qui a agressé un boulanger n’a pas le droit de se marier ? Il y a je suppose, en France, des assassins d’enfants qui se sont mariés, y compris en prison.
Mais la presse en dit davantage. L’homme faisait l’objet d’une « fiche d’individu à surveiller » à la direction générale de la sécurité intérieure, comme étant susceptible d’aller faire le djihad à l’étranger.
Comme l’explique l’adjoint au maire de la ville de Nice, Auguste Vérola, au micro de France Bleu Côte d’Azur : « Il y avait des soupçons de djihadisme. On pense que l’un ou l’autre des époux souhaite partir faire le djihad à l’étranger, en Syrie ou ailleurs. »
Ici encore, je n’en sais rien. A dire vrai, cela ne m’intéresse pas plus que ça. L’unique question que je me pose, et que je soulève, est de me demander et de demander si donc, en France, puisqu’il existe des fonctionnaires qui dressent des « fiches d’individus à surveiller », cela peut concerner aussi le domaine du mariage. Est-ce que l’on va surveiller aussi les chambres à coucher conjugales ?
Christian Estrosi, député-maire UMP de la ville, a expliqué que la jeune femme de 21 ans « était engagée dans un phénomène de radicalisation [qui s’était] amplifié ces derniers mois », signalé par la cellule de lutte, d’écoute et d’action contre les dérives fondamentalistes mise en place par la ville en octobre dernier.
Le Monde ajoute : « Cette cellule municipale, qui aide vingt familles, a déjà fait l’objet de deux cents appels et trente signalements ».
Qui les aide à quoi, au juste ? A ne pas se marier ? En tout cas, depuis octobre, il y aurait eu deux cents appels. Pas mal ! De quel genre d’appels s’agit-il ? Si c’était des délations, est-ce que cela ne rappellerait pas (souvenez-vous de la formule qu’employaient vos livres d’histoire, à l’école) « les heures les plus sombres de l’histoire de France » ?
« Quand on sait par ailleurs que le futur époux a été condamné, il y a moins de deux mois, pour violence en groupe contre un boulanger qui avait commis pour seul méfait de vendre des sandwichs au jambon et des babas au rhum, je considère que je suis légitime à saisir le procureur », a ajouté M. Estrosi.
Ma foi, honoré Monsieur Estrosi, vous parlez fort mal la langue française, si je puis me permettre. « Je suis légitime à », voilà à tout le moins une très curieuse formulation.
Vêtue d’une tenue « proche du niqab », selon les fonctionnaires qui la surveillent et selon la presse, la jeune femme s’est rendue lundi après-midi au service de l’état civil de la mairie en compagnie de son futur époux, âgé de 28 ans, et de proches pour exprimer son mécontentement.
Voilà donc une épouse qui semble consentante. Quant au fait qu’elle soit vêtue comme ceci ou comme cela, voilà un détail dont je ne comprends pas fort bien l’importance. Cette dame n’a-t-elle pas le droit de s’habiller comme elle le désire, ou comme sa religion le lui suggère ? A-t-on jamais vu, en France, des « cellules de lutte, d’écoute et d’action » ou des journaux s’offusquer du fait que des mariages juifs aient lieu avec un marié et des invités qui portent la kippa, ou des mariages protestants, bouddhistes, etc., avec des symboles protestants, bouddhistes, etc. ? Est-ce que l’on interdirait, en France en 2015, à des filles de se marier avec des décolletés, des minijupes jusqu’aux aines ou avec l’uniforme du blue–jean Levi Strauss ?
Le mieux serait certainement d’écouter ce qu’ont sans doute à dire ces mariés, auxquels on veut précisément… interdire de se marier. Moi, je ne vois pas très bien ce qu’une interdiction de mariage pourra changer à leurs opinions ou à leurs projets. Et je ne comprends pas (ou je ne comprends que trop, hélas) cette intrusion de plus en plus persistante de l’Etat dans la vie privée (ou ce qu’il en reste) des citoyens. Prenons ainsi (et avec des pincettes, vu que pour des histoires de ce genre il existe des dizaines de versions, et de versions journalistiques ou « à scandale », souvent contradictoires) la mort de Josef Mengele. Si le corps de Josef Mengele a réellement été retrouvé, alors si ces informations sont exactes ce corps se trouve, depuis des dizaines d’années, dans un institut médico-légal au Brésil. Lisez :
http://www.nytimes.com/1988/03/14/world/remains-of-mengele-rest-uneasily-in-brazil.html
La question est donc, selon moi, de comprendre pourquoi le docteur Mengele (16 mars 1911 – 7 février 1979 ? ) n’a pas droit à une tombe. En effet, je crois à l’égalité devant la mort, et je suppose que pour toutes les religions, TOUS les morts sont égaux et ont TOUS droit à une sépulture. Faut-il rappeler que la pièce de Sophocle, Antigone, a justement pour thème le refus de l’ensevelissement décent du frère d’Antigone ? La justice des hommes peut reprocher, aux vivants, tout ce qu’elle désire. Elle peut les condamner. La mémoire collective peut les honnir. En revanche comment est-il possible, me demandé-je, que certains morts soient discriminés, même dans la mort, et qu’on leur refuse une tombe ? N’y a-t-il pas une évidente discrimination si, entre deux cadavres, l’un est enterré au Panthéon et l’autre n’a pas droit au « repos éternel » ? N’appartient-il pas (notamment dans une vision du monde religieuse) aux Dieux de juger les vivants ? Récemment, le premier ministre en France a dit, au sujet d’un enfant rom et décédé : «Refuser la sépulture à un enfant en raison de son origine : une injure à sa mémoire, une injure à ce qu’est la France». Je crois quant à moi que le propos doit être amplifié. Evidemment, et en tout cas selon moi, tout être humain, de tout âge et de toute origine, a le droit d’être enterré. On ne devrait pas examiner la vie d’un homme, les actes qui lui sont reprochés, les opinions politiques qu’il a eues, ou son casier judiciaire, avant de décider si on l’enterre ou pas.
Par exemple, en France, la loi du 14 novembre 1881, dite « sur la liberté des funérailles », a posé le principe de non-discrimination dans les cimetières, et supprimé l’obligation de prévoir une partie du cimetière, ou un lieu d’inhumation spécifique, pour chaque culte. Ce principe de neutralité des cimetières a été confirmé par la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l’Etat.
A lire :
http://www.huffingtonpost.fr/catherine-kintzler/cimetiere-confessionnel_b_1269144.html
Et donc, de ce point de vue, le docteur Josef Mengele devrait avoir droit à une tombe, et il serait même de la responsabilité du Vatican, ou des autorités religieuses brésiliennes locales, de le dire. Car il n’existe à mon avis aucune base de droit légale à refuser pour l’éternité une sépulture à un défunt. Il ne peut exister aucune raison valable, en 2015, pour conserver sans tombe les restes mortels d’un vieillard mort il y a des dizaines d’années.
Tout pareillement, je trouve inconcevable que l’on interdise préalablement le mariage de deux personnes, en France et en 2015, sous le prétexte – réel ou pas, je l’ignore – que « l’une des deux » personnes serait en « phase de radicalisation ».
Qu’on laisse les gens se marier s’ils le veulent, et ne pas se marier s’ils ne le veulent pas. Il serait temps de cesser d’espionner les gens dans leur intimité (toute personne qui désire se marier doit pouvoir le faire, y compris en prison dans le cas d’une personne condamnée à perpétuité !), tout comme il serait temps d’une véritable égalité devant la mort : TOUS les morts ont droit au respect et une société qui ne respecte pas les droits de tout un chacun à avoir une tombe contrevient au principe d’égalité, et tout simplement au respect humain.
Olivier Mathieu.
À propos de machine (cf. l’article d’hier sur le Onze Septembre où j’évoque de possibles procédés « machiniques », pour ne pas dire tripatouilleries techniques dans les faux attentats, mais vrais détournements), je renvoie à ce qu’écrivait, dans un domaine similaire, Olivier Mathieu il y a quelques jours :
« Moi, chaque fois que je monte dans un avion, je me taxe d’illogisme. En tout cas, je sais que mon avion peut se casser la gueule, parce qu’il n’est pas naturel qu’un morceau de ferraille vole dans le ciel. Un avion n’est pas naturel, puisqu’il est mécanique. Il est créé par «l’intelligence humaine» et cela suffit à me faire songer que je suis incohérent. Tu ne peux pas prétendre que la vie soit sans danger. »
https://lequichotte.wordpress.com/2015/03/11/la-ralit-est-plus-forte-que-la-tl-ralit/
Personnellement, fortement archaïque et encore plus casanier, je n’ai été qu’une seule fois dans les airs (je veux dire réellement dans les airs, ou dans les nuages, car je le suis souvent par la pensée) c’était dans un petit coucou d’aéro-club. Il y a très longtemps. J’avais aimé voir ma contrée du ciel, à quelques centaines de mètres au-dessus du sol, comme jamais vue et en panoramique ; mais au bout de la petite heure de sortie, j’étais bien content aussi de retoucher « le plancher des vaches », comme on dit.
PS. Je n’ai appris que ce soir qu’un avion s’était écrasé sur les Alpes.
Ma mère est née un mercredi, le 24 mars 1915, soit : il y a un siècle jour pour jour.
Libérée (est-ce le bon mot ?) à la Sainte Catherine de Suède, la sainte patronne des femmes enceintes. Vers le temps d’équinoxe et de grandes marées. Le jour même qui marquait anciennement la clôture de l’année.
Conçue probablement au retour des feux de la Saint Jean, feux fort païens et solsticiaux de Jean le Baptiste, soit quatre jours avant l’assassinat de François-Ferdinand l’archiduc d’Autriche à Sarajevo, elle est donc née pendant la barbarie de la guerre des tranchées et elle a subi plus tard, mais jeune encore et comme tant d’autres, la barbarie des bombardements anglo-américains sur une ville qui finit en charpie.
Joli siècle de "progrès" et de "démocratie" ! Et l’on nous demande à nous, nés après guerre, d’admirer l’Empire !
Elle avait reporté toutes ses envies, tous ses espoirs et tous ses rêves sur ses enfants qui bien évidemment, en très grande partie et comme il se doit généralement, l’ont déçue.
Mariée très jeune par souci d’indépendance, mais aussi par erreur, par conception fausse de l’indépendance, elle garda toute sa vie une seule nostalgie, une nostalgie essentielle : celle de son enfance, de sa prime jeunesse, bonheur suprême, monde de liberté. Les champs, la plage, la petite ville toute proche et surtout la vie fourmillante d’une maisonnée de fermiers composée de deux frères mariés à deux demi-sœurs et de tous les enfants, plus un oncle célibataire, plus un commis de ferme et régulièrement de chemineaux de passage hébergés par charité, dans l’esprit rural et solidaire du passé.
Une sorte de bohème, mais de bohème très laborieuse où tous les travaux des champs étaient faits à la main ou à la charrue à l’aide d’animaux : bœufs, chevaux, vaches même parfois pour suppléer aux bœufs. Vie de noble pauvreté. Sans "Sécurité sociale" et très peu argentée. Mais table toujours ouverte. Et, de nuit comme de jour, porte jamais clavée.
Le commis se nommait Julien Lecadre (ou Le Cadre, je ne connais son nom qu’oralement) et lorsqu’il avait bu plus que de raison, ce qui je crois était souvent, en fin de journée il insultait mes grands-parents. Mon grand-père (par ailleurs analphabète et "au cul de la charrue" dès l’âge de sept ans, mais je cois que je me répète, j’ai déjà parlé de ça une ou des fois précédentes), la crème des hommes, lui disait quelque chose comme : "Fi’ d’ garce, qui qu’ tu prêches ? Vas-tu t’ coucher… laisse-nous dormir !" Finalement, sans plus broncher, il partait cuver dans la grange, sous le foin, après avoir accumulé un peu de chaleur à, pour ne pas dire dans, l’unique cheminée de la ferme. Et le lendemain, tout était oublié, jusqu’à la fois suivante.
Ce monde aujourd’hui est mort. Je veux dire les gens de ce temps-là, mais aussi leur forme de vie et de société. Bien mort, ou plutôt mal mort par bien des côtés.
Ma mère resta toute sa vie une sorte de petite fille qui avait perdu ses poupées, petites poupées de chiffon. La politique lui était totalement hermétique, et les seules relations qui existaient pour elle étaient celles de sa famille ou directes d’individu à individu. Rien d’abstrait ou de global. Elle avait aussi un certain refus des complications. Elle aimait à dire : "je suis une sauvage ; si je pouvais me cacher dans un trou de souris". Et pourtant, elle pouvait avoir l’aplomb de qui a une certaine ignorance des normes établies. Tout en maniant les contradictions. Elle ne croyait pas du tout aux bondieuseries, non par philosophie mais tout simplement parce qu’elle avait vu ce qui restait des morts lorsqu’on ouvrait une tombe. Pourtant elle voulut "passer à l’église", l’église de son mariage. Car : que diraient les gens ?! Où comme le chantait Gaston Couté au début du siècle dernier : Pasque… Eh ! ben, et l’ mond’, quoué qu’i dirait, Seigneur !
Enfin, elle fut marquée à vie par le temps de la guerre qui alimenta une bonne partie de mon imaginaire enfantin et plus encore, mes mauvais rêves pour ne pas dire cauchemars jusqu’à ce jour, si bien que je crois encore avoir vécu ce triste temps, alors même que je n’étais pas né. Ab ovo. Ma naissance, tardive (ma mère avait alors 36 ans, ce qui était plus rare à l’époque que de nos jours) fut également un choc pour elle. Mais ça sera un autre épisode.
Voici un tableau (repris des diverses données des rapports officiels) qui présente les horaires des principaux faits liés aux dits détournements d’avions de la sinistre affaire du Onze Septembre (2001).
Deux éléments essentiels :
1/ des quatre avions qui ont été détournés, pas un n’est parti à l’heure ; et leurs départs ne dépendaient évidemment pas du bon vouloir des méchants ; ni normalement du mal vouloir des bons, mais de l’action des neutres (les aéroports) selon les contingences ou les priorités ;
2/ de plus techniquement, il était quasiment impossible que les méchants dans les avions eussent pu correspondre entre eux par radio ou autre (nous reviendrons sur le sujet).
(N.B. nous reviendrons sur la question des listes de passagers)
Je résume donc le plus marquant :
8 h 14 : décollage du vol UA 175
vers 8 h 14 : détournement du vol AA 11
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8 h 42 : décollage du vol UA 93
8 h 42 : heure possible du détournement du vol UA 175
8 h 46 : le vol AA 11 s’écrase sur la tour Nord
8 h 47 : seconde heure possible du détournement du vol UA 175
8 h 52 : seconde heure possible du changement de cap du vol UA 175
8 h 53 : détournement du vol AA 77
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9 h 30 : détournement du UA 93
9 h 34 : changement de cap du AA 77
9 h 37 : ce dernier s’écrase sur le Pentagone
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Je le redis autrement (je souligne les concordances de minutage, de tempo (de « teaming » comme on dit en franglais) :
Entre 7 h 59 et 8 h 20 : un premier avion décolle ; puis, cet avion est détourné et à la même heure un deuxième avion décolle (ou plutôt : un second avion décolle et le premier est détourné) ; puis quelques minutes après, un troisième avion décolle ;
Entre 8 h 42 et 9 h 03 : un peu plus tard, un quatrième avion décolle, au même moment ou dans les quelques minutes qui suivent, le deuxième avion est détourné et le premier avion s’écrase (ou plus sûrement (sources aéronautiques) le premier avion s’écrase et le deuxième est détourné) ; puis, à la même heure ou pratiquement à la même heure, le deuxième avion change de cap tandis que le troisième avion est détourné ; puis le deuxième avion s’écrase ;
Entre 9 h 30 et 10 h 03 (ou 06) : puis, le quatrième avion est détourné et dans les quelques minutes qui suivent, le troisième avion change de cap et s’écrase ; un peu plus tard le quatrième avion s’écrase.
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Pour montrer encore d’une autre manière l’essentiel, et le plus précisément établi :
Si les avions étaient partis à l’heure, voici ce que cela aurait pu donner, du moins théoriquement, sous conditions identiques :
Derrière l’aspect méthodique, on sent qu’il y a eu quand même une certaine improvisation. Ou plus exactement deux traitements. Avec d’une part, l’objectif World Trade Center et de l’autre, le Pentagone. On ne connaîtra jamais l’objectif du quatrième avion, mais on peut supposer qu’il allait, comme le troisième, au Pentagone : il se dirigeait vers Washington lorsqu’il s’est écrasé. (Certains évoquent la troisième tour du World Trade Center ; on y reviendra).
Mais ce qui me trouble encore dans le tableau ci-dessus ce sont de nouvelles similitudes. Les durées de vol « décollage-détournement » et « détournement écrasement » semblent marcher par paire tout en s’inversant. Par exemple « 15+32 minutes » et « 33+16 minutes ». Qui sont sensiblement dans le rapport 1/3 – 2/3 et 2/3 – 1/3. Le rapport 28/21 semble moins sûr (du moins c’est celui du rapport officiel nécessairement sujet à discussion puisqu’il avalise totalement la thèse des attentats coordonnés, l’autre étant celui des organes de surveillance des aéroports que l’on peut considérer à priori comme (plus) neutres). Là le rapport est 4/7 – 3/7. Une bonne part des minutages ci-dessus tournent autour des multiples de 16 : 1 x 16, 2 x 16, 3x 16. Ils ont un aspect « machinique ».
Calculons la durée des vols des décollages aux écrasements :
47 et 49 soit sensiblement 3 x 16 (48). 77 et 81 (ou 84) soit sensiblement 5 x 16 (80).
Certains diront : oui, mais le dernier chiffre, celui du vol UA 93 ne veut rien dire, l’avion s’est écrasé en route avant d’arriver.
Eh bien, non, justement. Il ne veut rien dire si l’on ne raisonne qu’en terme de hasard. Mais il veut évidemment tout dire si l’on pense : plan parfaitement (ou presque parfaitement) réalisé. Je veux dire en terme de durée… et de programmation de certains automatismes mortifères, suspectables mais de nous à jamais inconnus.
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Je n’ai rien dit sur les chemins aériens des quatre avions. Les voici très schématiquement rendus :
Objectif World Trade Center.
Vol American Airlines 11, depuis l’aéroport Logan de Boston, destination Los Angeles.
Vol United Airlines 175, depuis ce même aéroport, également à destination de Los Angeles.
Objectif Pentagone.
Vol AA 77 de l’aéroport de Washington-Dulles, pour encore une fois Los Angeles.
Curieux parcours.
Vol UA 93, de l’aéroport de Newark Liberty près de New-York, non plus cette fois à destination de Los Angeles, mais quand même pour la Californie : San Francisco. Los Angeles, tout un symbole, non ?
Celui-là a non seulement une destination un peu différente, mais également seulement quatre preneurs d’otages, un curieux parcours vers le Canada jusqu’à proximité du lac Érié, et une curieuse fin.
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Mais, pour en revenir aux chiffres, je trouve toutes leurs concordances assez balèzes.
Et je conclus par un incontestable : Allahou akbar !
(un prochain numéro sur le sujet sera consacré aux listes des passagers et aux méchants, en particulier à leurs extraordinaires talents de pilote).
1/ L’éclipse solaire était antisémite !
(Slate, 20 mars)
Depuis que le pasteur évangéliste américain Harold Camping a annoncé deux fois la fin du monde en mai et octobre 2011, avant d’admettre son erreur, d’autres collègues ont pris la relève.
Pour l’éclipse solaire du vendredi 20 mars, qui coïncide aussi avec l’équinoxe, des sites chrétiens [protestants] ultraconservateurs américains ont déjà quelques idées d’interprétation, rapporte The Independent.
Plus prudent qu’Harold Camping, le pasteur américain Mark Biltz ne donne pas de date pour la fin du monde et préfère analyser l’éclipse de vendredi comme un jugement divin (et politique) : « Quand on regarde où il y aura de l’obscurité, ce sera en Europe du Nord, notamment en Angleterre et en Suède, où l’islam est en pleine ascension et où les opinions anti-israéliennes sont de plus en plus communes. Les Européens devraient en tenir compte », explique-t-il au site WND.
Biltz est un « spécialiste » de la prophétie des « lunes de sang » (il a écrit un livre sur le sujet) : entre 2014 et 2015, il y aura en tout quatre éclipses de lunes (lorsque la lune devient rouge). Après la quatrième « lune de sang » – qui aura lieu en septembre 2015 – Biltz considère que quelque chose de très significatif pourrait arriver. Pour certains, cet extrait de l’Ancien Testament, « Le soleil deviendra obscur et la lune rouge comme du sang, avant que vienne le jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux », indique que la fin du monde sera proche, mais Biltz préfère rester centré sur la géopolitique. Il rappelle que la dernière « tétrade » (quatre lunes) a eu lieu en 1967, quand Israël a conquis une partie de Jérusalem après la guerre des Six-Jours.
D’autres experts ne sont pas tout à fait d’accord quant au message de l’éclipse. Alors que Biltz considère que Dieu veut surtout parler aux Européens du Nord, Bob O’Dell, un autre « spécialiste biblique » cité par The Independent, voit les choses autrement. Comme l’éclipse sera totale au pôle Nord, le message divin s’adresse selon lui à l’humanité entière : « Le pôle Nord n’est pas vraiment un territoire qui appartient à une nation ou à un peuple en particulier. C’est donc probablement un message de Dieu au monde entier. »
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Amen !
2/ Entendu Élie Semoun, l’humoriste ethnique, en conclusion d’un récente entretien au Parisien : « Le public de Dieudonné, c’est une secte ».
Commentaire du 21 mars du site Quenel+ :
Hier, nous vous avions présenté un entretien avec Élie Semoun dans lequel l’ancien comparse de Dieudonné lui adressait une nouvelle fois une vibrante déclaration d’amour.
Enthousiasmés par cette démarche et cette franchise, nous pensions très naïvement qu’Élie tendait la main à Dieudonné et à son univers, puisqu’il reconnaissait faire la même chose que lui.
« Ce que je fais sur scène, c’est ce que lui fait sur scène. »
FAUX !
En réalité, Élie Semoun est bien amoureux de Dieudonné, mais il semblerait qu’il le veuille uniquement pour lui et qu’il refuse absolument de le partager avec son public, les dieudonnistes, qu’il qualifie de « secte ».
Telle l’amante jalouse lorsque son homme salue une autre femme, Élie fait une petite crise que nous espérons simplement passagère !
Bienvenue dans notre secte, Élie ! Tu y seras bien mieux loti que dans celle dans laquelle tu évolues et prospères aujourd’hui, à savoir, la secte du show-baise !
3/ Opération Bordure Protectrice — suite
Times of Israel Staff, 22 mars :
Israël conteste la chanson hongroise choisie pour l’Eurovision.
L’ambassadeur israélien a remis en question les paroles de la chanson hongroise évoquant le nombre de victimes de la dernière guerre avec le Hamas [!!!!!!!!!!!!!!!!!]
Budapest a choisi d’interpréter une chanson en lien avec les conflits armés, intitulée « Des guerres pour rien », dans laquelle l’opération Bordure protectrice a été évoquée.
Un extrait de la chanson interprétée par le trio hongrois Boggie, indique que « les deux tiers des victimes étaient des civils, dont plus de 500 enfants » ont été tués lors du conflit opposant l’armée israélienne au groupe terroriste du Hamas. [sic] Celui-ci est accusé d’avoir utilisé sa population comme bouclier humain, [resic] mais cela n’est à aucun moment stipulé dans la chanson. [reresic]
L’ambassadeur israélien à Budapest, Ilan Mor, a exprimé les réserves de son pays sur la chanson et a demandé ce que le passage soit retiré, selon Ynet.
Un haut fonctionnaire de l’autorité hongroise de régulation a souligné dans une discussion avec Mor que les règles de l’Eurovision empêchent la diffusion de messages politiques, bien qu’Israël n’ait pas été mentionné explicitement.
Ce responsable a assuré que la phrase relative à l’opération Bordure protectrice serait supprimée. [rereresic]
L’ambassadeur israélien a aussi demandé à rencontrer les membres du groupe hongrois Boggie afin de clarifier ses motivations, a rapporté Ynet. [rerereresic]
Israël est représenté par l’ancien candidat de l’émission musicale HaKochav nolad (équivalent de la Nouvelle star) le jeune natif de Paris, [!] Nadav Guedj, qui interprète une chanson intitulée « Golden Boy », qui traite en langue anglaise, [!!] essentiellement de la ville de Tel Aviv. [ce qui n’est pas de la politique comme chacun sait]
L’Eurovision aura lieu en mai à Vienne, en Autriche, suite à la victoire de Conchita Wurst à l’Eurovision 2014 avec la chanson Rise Like a Phoenix. Ce sera la deuxième fois que l’Autriche accueillera le concours après celui de 1967. [grande année du sionisme] La finale est prévue pour le 23 mai prochain.
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De par ma chandelle verte je viens d’obtenir un extrait de l’entretien entre le représentant des Lumières Éternelles et les censeurs des jeunes antisémites hongrois (que voulez-vous c’est de l’atavisme !) :
Père Ubu. — Eh bien, capitaine, avez-vous bien dîné ?
Capitaine Bordure. — Fort bien, monsieur, sauf la merdre.
Père Ubu. — Eh ! la merdre n’était pas mauvaise.
Mère Ubu. — Chacun son goût.
Père Ubu. — Capitaine Bordure, je suis décidé à vous faire duc de Lithuanie.
Capitaine Bordure. — Comment, je vous croyais fort gueux, Père Ubu.
Père Ubu. — Dans quelques jours, si vous voulez, je règne en Pologne.
Capitaine Bordure. — Vous allez tuer Venceslas ?
Père Ubu. — Il n’est pas bête, ce bougre, il a deviné.
Capitaine Bordure. — S’il s’agit de tuer Venceslas, j’en suis. Je suis son mortel ennemi et je réponds de mes hommes.




