I – LA RÊVEUSE
in Pièces de Viole d’un goût estranger – Livre 4
Mieneke van der Velden – Viole de Gambe
Glen Wilson – clavecin
https://www.youtube.com/watch?v=TpZYctXCBdY
II – SONNERIE DE SAINTE-GENEVIÈVE DU MONT-DE-PARIS
in La Gamme et autres morceaux de symphonie pour le violon, la viole et le clavecin (1723)
Jordi Savall et Le Concert des Nations
clavecin, violon baroque et viole de gambe
https://www.youtube.com/watch?v=bf1dMZduBaA
III – TOMBEAU POUR MONSIEUR DE LULLY
in Pièces de viole, Livre 2, Suite in si mineur, XI.
idem
clavecin, théorbe (?), violon baroque (?) et viole de gambe
À tout prendre, et après avoir un peu approfondi cette histoire de référendum grec, il apparaît bien que celui-ci a été une vaste mascarade du même niveau qu’un certain référendum de 2005 en France. J’ai été le premier à m’y laisser prendre pour ne pas avoir assez réfléchi à son contenu.
Retournant en arrière, j’ai écouté une causerie de l’une des rares personnes du monde de la politique qui actuellement a une vision éclairée de ce qui se passe en Europe, et qui suit toute cette salade de près. Il s’agit de François Asselineau, le gaullien social et humaniste*, qui quelques jours avant le référendum en dénonçait finalement et déjà l’ineptie.
En effet le NAI (oui) n’a jamais signifié rien d’autre que : nous acceptons les mesures esclavagistes de l’Union Européenne. Et le OCHI (non) que : nous demandons à ce que les négociations se poursuivent pour un peu moins d’esclavagisme.
La bonne question, les bonnes questions et les seules qui méritaient quelque attention, n’ont pas été posées pour la bonne, ou plutôt pour la mauvaise raison que la dite « gauche radicale » au pouvoir en Grèce (soutenue par une certaine « droite nationale ») est favorable à l’euro et à la Communauté européenne.
Et ces questions étaient : 1 / Devons-nous quitter l’euro ? 2/ Devons-nous quitter la Communauté européenne.
Et je comprends mieux pourquoi il y a eu si peu finalement d’électeurs grecs à se rendre aux urnes, car en fait, la consultation n’avait grand impact et (je le dis avec plus de recul) était proche de la fumisterie intégrale.
La Grèce est un petit pays par rapport à la France, il comptait 9 858 508 électeurs lors du référendum. 6 161 140 de personnes ont participé au vote. 357 346 ont voté blanc ou nul. 3 558 306 ont dit « non », soit environ 36 % des personnes inscrites sur les listes électorales. 2 245 487 ont dit « oui », soit 23 %. À chacun de juger.
Comme le dit très bien Asselineau, qui connaît les textes, rien n’a été prévu dans les traités européens dans le cas où des états voudraient exclure un pays de l’euro ou de la communauté européenne. Donc ce qu’a fait Tsipras n’a été que de la surenchère gauchiste. Ceci sur un fond d' »antifascisme » ressurgissant de la Dernière Guerre, remodelé en anti-germanisme. Sachant très bien que les autres États (l’Allemagne et la France en tête, les plus gros pourvoyeurs de prêts, je précise de prêts sur du vent puisque tous les États et nous avec, sommes intégralement endettés et sommes pieds et poings liés à la Finance internationale « pour toute éternité ») ne pouvait « virer » la Grèce de l’euro. La plus grosse épine du pied d’Europa fort décatie, avec les autres pays du Midi ou de sa périphérie.
Il n’existe pas de texte européen sur la manière de sortir de l’euro, par contre il existe l’article 50 de la Constitution européenne qui permet (fort heureusement encore) à tout État de quitter l’Union européenne, donc de quitter l’euro de facto.
Jacques Sapir écrivait le 17 juillet dernier :
« Le drame que vit la Grèce nous aura au moins appris deux choses : le lien qui existe aujourd’hui entre l’euro et l’austérité et l’attachement d’une partie de la gauche à l’euro, un attachement qui la conduit, maintenant de plus en plus rapidement, à sa perte. La première de ces choses permet de comprendre pourquoi les autorités de la zone euro se sont montrées à ce point inflexibles. Le second nous explique pourquoi Alexis Tsipras s’est laissé poser la tête sur le billot et n’a pas choisi de rompre quand il le pouvait, c’est-à-dire dans la nuit du 5 au 6 juillet, après la victoire du « Non » au référendum. »
Avec une grosse erreur d’appréciation. Les nombreux discours de Tsipras (sorte de Mélenchon local) montrent maintenant bien clairement et dans les faits qu’il n’a jamais voulu rompre avec l’euro et que le « non » n’était pas un « non » à l’euro mais un « non » à un simple état des négociations destinés à mieux manger la Grèce déjà exsangue et sans graisse.
Dans cette pantalonnade, les députés grecs ont encore fait plus vite que les élus français pour dénier toute valeur à un référendum. En tête le pitre Yánis Varoufákis (qui se définit lui-même comme « marxiste libertaire » et qui démissionna de son poste de ministre de l’économie dès le lendemain du référendum du 5 juillet) qui en compagnie de 230 députés – sur un total de 298 présents – vient de voter en faveur de la réforme de la justice civile et la transposition d’une directive européenne sur les banques.
Ce gauchiste a pourtant osé déclarer le 15 juillet dans Le Journal des Rédacteurs qu’il était entré en politique « pour être aux côtés d’Alexis Tsipras dans la lutte contre la servitude de la dette » ! Mais il a aussi dit lors d’un entretien accordé le 21 juillet à la chaîne américaine CNN, son premier entretien internationale depuis sa démission le 6 juillet, que si le peuple a voté “non” à plus de 60% des voix à de nouvelles aides européennes, il a rapidement reconnu que “la position du gouvernement allait être de dire oui”.
Potentiellement, Syriza dit « de la gauche radicale » dirigé par Tsipras, et son allié de la droite souverainiste ANEL, totalisent 162 sièges sur 300. Or, lors du vote de ce deuxième volet de mesures, 36 députés ont fait défaut en votant contre (31) ou en s’abstenant (5). Alexis Tsipras reste donc sans majorité parlementaire et a dû compter sur l’opposition pour faire passer ces (ou ses) mesures.
Normalement dans peu de temps, Syriza va finir aux poubelles de l’histoire et c’est tant mieux. À moins qu’Aube Dorée ne récupère toutes les billes, ce qui serait une autre sorte d’impasse.
Encore un bel exemple de à quoi sert l’extrême-gauche (de la bourgeoisie) dans la société capitaliste. Quel numéro de cirque !!!
* c’est quand même quelqu’un d’assez lucide qui parle de « dictature européenne », d' »impérialisme américain » et de Sarkozy et Hollande comme étant des paltoquets, des minables. Il a même évoqué Hollande comme étant ce triste collabo qui fuit et va se cacher dans un trou de rat à chaque alerte. Et qui fout la honte mondiale à notre pays.
"Cholat, marchand de vin, qui a quitté un moment son commerce pour prendre la Bastille. Après avoir triomphé des pierres énormes, qui seules défendoient la place, il est rentré modestement chez lui, & a trouvé la récompense dans la vogue de son cabaret."
Cette remarque bien enveloppée, se trouve dans le Petit dictionnaire des grands hommes de la Révolution par un citoyen actif, cidevant rien, autrement dit Rivarol.
Par Pierre Godon ; publié le 25/07/2013 ; mis à jour le 26/02/2014
Après les révélations des sénateurs sur le Tour 1998, que sait-on du Mondial de foot qui s’est achevé quelques jours après le départ de la Grande Boucle ?
« La Coupe du monde 1998 a été celle de l’EPO. » Cette phrase, c’est le médecin de la Fifa Michel d’Hooghe qui l’a prononcée, avant de se rétracter. On ne saura jamais dans quelle mesure les footballeurs présents lors de la Coupe du monde disputée en juin et juillet 1998 étaient chargés : les échantillons ont été détruits à la demande de la Fifa à l’issue de la compétition. Mais un grand nombre de présomptions, révélations tardives et scandales rétroactifs alimentent le doute…
Deschamps et Zidane, les Superman de la Juventus
« Certains cadres de l’équipe de France qui évoluaient en Italie présentaient un taux d’hématocrite anormal », se souvient dans son livre L’Implosion (éditions Michel Lafon, 2010) le médecin des Bleus de 2004 à 2008, Jean-Pierre Paclet. Sur le banc des accusés, Didier Deschamps et Zinedine Zidane, qui évoluaient, au moment du Mondial, à la Juventus Turin. Deschamps affichait un taux d’hématocrite (le taux de globules rouges dans le sang) de 51,9%… ce qui aurait entraîné son interdiction de participer au Tour de France. Un taux extrêmement fluctuant (+/- 20%), pouvant indiquer une prise d’EPO.
Lors du procès de la Juventus, Deschamps et Zidane reconnaîtront seulement avoir utilisé de la créatine, un produit qui fait gonfler la masse musculaire. Ainsi qu’un complément alimentaire en fer… « Le fer est un élément nécessaire, en dose massive, pour qui prend de l’EPO », expliquaient des spécialistes italiens du dopage cités par Libération en 2004, au moment du procès.
L’époque du dopage roi
A la Juventus, il n’était pas rare de traiter les joueurs avec des médicaments qui avaient une toute autre fonction, comme soigner l’alcoolisme, rapporte le docteur Jean-Marcel Ferret, médecin des Bleus entre 1993 et 2004, devant la commission d’enquête du Sénat sur le dopage :
« En Italie, les joueurs de la Juventus prenaient énormément de produits, même en perfusion. (…) Enormément étaient détournés de leur utilité première. Il s’agissait souvent des produits utilisés pour leurs effets secondaires ou parce qu’ils contenaient un certain nombre d’éléments intéressants pour l’organisme – mais jamais interdits. »
Zidane pas toujours contrôlé
Dans son livre Zidane, une vie secrète (éditions Flammarion, 2008), la journaliste Besma Lahouri met en évidence que Zizou a échappé à un contrôle lors du Mondial 1998. Pas forcément intentionnellement, cela dit. Après son expulsion lors du match face à l’Arabie saoudite, le meneur de jeu des Bleus sèche le contrôle antidopage (optionnel) post-expulsion. Comme il évitera soigneusement le contrôleur antidopage lors de sa sortie sur carton rouge, en finale du Mondial 2006.
L’affaire du contrôle de Tignes
Noël 1997. Les Bleus sont en stage de détente à Tignes. Au programme : promenade en famille sur les pistes de ski plutôt que pompes et tours de terrain. Un contrôleur antidopage du ministère des Sports se présente aux aurores. Fureur d’Aimé Jacquet, le sélectionneur national : « Il y a des jours où on a envie de prendre sa valise et d’aller ailleurs ! » Le sélectionneur choisit six joueurs pour se soumettre au contrôle… et fait poireauter le contrôleur dans une chambre de l’hôtel des Bleus. L’un d’eux, Fabien Barthez, qui remplit son flacon d’urine de longues heures après l’arrivée du contrôleur, se dit « dégoûté » d’un pareil traitement.
A l’époque, l’opinion publique [sic] prend fait et cause pour les joueurs. « Tous les médias me tombent dessus de manière très violente. (…) Je me suis presque excusée sur les ondes », se souvient Marie-George Buffet devant le Sénat. Jusqu’à la victoire du 12 juillet 1998, les Bleus ne subiront plus jamais de contrôle inopiné, de loin les plus efficaces. Dans le livre Zidane, une vie secrète, on apprend de la bouche d’un des médecins qui a analysé les prélèvements qu' »un des tests réalisés en première instance présentait un taux suspect de testostérone ».
1998, les médicaments interdits déferlent sur la France
Pour montrer patte blanche aux douanes françaises, chaque équipe nationale est invitée à fournir une liste des médicaments qu’elle importe pendant la durée de la Coupe du monde. Parmi eux, de l’Actovegin (produit à base de sang de veau qui permet de faire baisser le taux d’hématocrite, d’après le site cyclisme-dopage.com) et de la nandrolone, produit présent sur la liste des produits interdits, révèle L’Equipe en 2002 ! Les autorités françaises veulent procéder à des contrôles policiers dans les hôtels des équipes, comme cela se pratique sur le Tour de France. Veto de la Fifa.
Faut-il s’étonner qu’aucun joueur n’ait été contrôlé positif depuis 1994, date à laquelle l’organisme qui régit le football mondial a pris en main les contrôles antidopage ?
L’affaire du malaise de Ronaldo
Fabien Barthez boxe [sic] un ballon au-dessus de l’attaquant brésilien Ronaldo, le 12 juillet 1998 en finale de la Coupe du monde, au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (BOB MARTIN / SPORTS ILLUSTRATED / GETTY IMAGES)
Version officielle : l’attaquant brésilien a fait un malaise dans sa chambre en jouant trop aux jeux vidéo, le matin de la finale du Mondial, le 12 juillet 1998. Ronaldo, gonflé à la créatine et aux anabolisants depuis son arrivée en Europe en 1994, aurait fait une mauvaise réaction à un anti-inflammatoire, analyse le spécialiste du dopage Jean-Pierre de Mondenard dans son livre Dopage dans le football (éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2010) : « Il souffrait des genoux depuis le début du Mondial et le staff médical lui faisait des infiltrations pour qu’il puisse jouer malgré son handicap. De plus, ce genre de produit contient un anesthésique qui peut, s’il est injecté en partie dans un vaisseau sanguin, provoquer un choc avec perte de connaissance pouvant passer pour une crise d’épilepsie. » Le joueur dispute quand même la rencontre, dans un état second. Nike est accusé d’avoir imposé son nom sur la feuille de match.
Une liste exhaustive ? Non. On ne connaît pas grand-chose des coulisses de l’équipe d’Angleterre, où d’après l’ancien latéral Gary Neville, un mystérieux médecin français donnait « un coup de boost » aux joueurs. Et encore moins sur l’équipe nationale d’Italie, un pays où le championnat était ravagé par le dopage à la fin des années 90.
*
Ajouts de moi.
À propos, ce que l’on peut noter de cette finale France-Brésil de 1998 c’est une curieuse et inattendue apathie brésilienne, du même genre mais en moins accentuée que celle de ce même Brésil lors de la dernière Coupe du monde face à l’Allemagne. Dès ce jour je me suis dit : qu’est-ce qui leur arrive ? Une malveillance autochtone ? Mais après réflexion, je pense que les équipes embarquent avec elles leurs propres cuisiniers. Ou une erreur de dopage collectif ? Un peu comme le jour où au Tour de France, toute une équipe du Nord de l’Europe du plier bagage et rentrer chez elle victime d’une curieuse « turista ».
Un comportement collectif permet encore plus de repérer les fraudes. Toute une équipe « décimée » par on ne sait quoi (je ne parle pas d’une vraie intoxication alimentaire), ou toute une équipe surnageant au-dessus du lot commun, comme assez souvent dans le Tour de France, voilà des éléments de suspicions.
On parle toujours du dopage dans le vélo (sans doute le sport le plus ingrat et le plus dur, surtout quand il s’agit de courir des courses à étapes). Certes, le dopage courant, « la triche » et la « combine » sont consubstantiels au vélo. Ils ont donc plus d’un siècle. Et ceci est lié au fait que dès ses origines, on y a mis en place un professionnalisme, avec chez les amateurs un système de primes. Sport populaire, donc moyen de promotion sociale et de sortir du monde du travail ouvrier ou paysan.
De nos jours il devient évident que le dopage est le lot commun de tous les sports professionnels et en partie amateurs. Certains éléments récurrents sont là pour le signaler comme les anomalies dans la masse musculaire. Trop de muscles (impossibles à acquérir naturellement), comme chez nombre de rugbymen ; ou pas assez, comme chez certains « champions » cyclistes souffrant de maladies diverses et d’asthme. Ce fut le cas d’Indurain (asthmatique !), le cas d’Armstrong (miraculé d’un cancer), c’est le cas de Froome soigné à un moment ou à un autre pour une demi-douzaine de « problèmes » dont… l’asthme. Je ne sais plus ou j’ai lu que le tiers du peloton du Tour était « asthmatique » (et encore je crois que je retarde dans les chiffres), je veux dire : recevait tout à fait légalement, un traitement pour l’asthme en dérogation aux mesures anti-dopage. Quelle mascarade ! Des asthmatique montant des cols ! C’est vraiment « se fiche » du monde.
Je recopie ici une remarque de « cyclisme.dopage.com » :
« Le hold-up des asthmatiques.
On a longtemps cru que l’asthme était une maladie handicapante. Que l’on se détrompe ! C’est au contraire le meilleur atout pour réussir dans le sport de haut niveau. Qu’on en juge : lors des 16 derniers Tours de France [écrit en 2013] les vainqueurs étaient presque tous asthmatiques ou, tout du moins, étaient autorisés à consommer des médicaments destinés aux asthmatiques !
Pourtant, les asthmatiques ont mis du temps à réaliser l’avantage qu’ils possèdent sur les autres coureurs : selon dimanche.ch, ils n’étaient que 2 à s’aligner au départ du Tour au début des années 80, et encore « seulement » 60 en 1995.
Reste encore une question : qu’attendent les laboratoires pharmaceutiques pour produire la pilule miracle qui permettra à tout un chacun de devenir asthmatique ? »
Mais, il doit s’agir probablement d’une forme d’asthme tout à fait particulière propre à la pédale. Du cyclasthme de forme cyclo-endémique !
Et si la triche (la triche des dopés, qui n’est pas la seule triche) devient de plus en plus évidente dans le football comme dans le rugby, elle n’est pourtant pas nouvelle. Un simple exemple un certain match de football (demi-finale de la Coupe du monde de 1982) entre l’Allemagne et la France où il était visible que le gardien allemand Schumacher n’était pas dans son état normal. Il l’a d’ailleurs reconnu bien plus tard. Aussi visible que le fait que Pantini était dopé/drogué : son comportement dans les cols, son regard le trahissaient. Pantani devenu drogué purement et simplement et accroc aux drogues dites dures, rejeté par tous et en premier lieu par la cohorte des drogués discrets ou « pas vus, pas pris », misère !
*
Enfin, à propos de contrôle de Tignes, je recopie ce qui est écrit plus haut :
« Noël 1997. Les Bleus sont en stage de détente à Tignes. Au programme : promenade en famille sur les pistes de ski plutôt que pompes et tours de terrain. Un contrôleur antidopage du ministère des Sports se présente aux aurores. Fureur d’Aimé Jacquet, le sélectionneur national […] A l’époque, l’opinion publique prend fait et cause pour les joueurs. «
Et j’ajoute maintenant que j’ai lu hier dans les gazettes, reprenant une dépêche de l’AFP :
» Huit joueurs du XV de France, dont le capitaine Thierry Dusautoir, ont subi ce mardi matin un contrôle antidopage dans leur hôtel de Tignes (Savoie) où ils préparent la prochaine Coupe du monde.
Les joueurs (Yannick Nyanga, Rory Kockott, Mathieu Bastareaud, Yoann Huget, Benjamin Kayser, Sébastien Tillous-Borde, Vincent Debaty et Dusautoir) ont été réveillés dès 6 h. par deux contrôleurs de l’Agence Française de lutte contre le dopage (AFLD) pour des tests sanguins et urinaires. »
On n’entend pas dire que les joueurs s’en soient plaints ou que les media s’en émeuvent ou s’en indignent. Autres temps, pas si lointains, et déjà autres mœurs rendus nécessaires par l’ampleur des dégâts. Lutte sans fin et toujours avec un plus ou moins long moment de retard sur les « nouveautés chimiques ».
*
Et qui est le plus salaud dans l’histoire :
– le sportif (appât du gain et de la gloire toute éphémère ou simplement peur de ne pas suivre ou de perdre son boulot) ?
– les « petits chimistes » spécialistes de drogues diverses dangereuses pour la santé tels il y a quelques années « le pot belge », l’EPO et d’autres qui nous sont encore inconnus ?
– le médecin indélicat, pour ne pas dire criminel, qui cautionne le dopage ? Ou le pseudo-médecin, charlatan du dopage ?
– l’entourage sportif du sportif ?
– les sponsors qui réclament des résultats tangibles ?
Un peu tous. Mais il n’y en a qu’un seul qui paie cash et parfois de sa vie à plus ou moins brève échéance et déchéance : le sportif ! Le sportif sans qui le spectacle sportif (ou sportivo-publicitaire) et la manne financière née de son exploitation n’existeraient pas.
Pour bien comprendre d’où viennent et ce que sont réellement les États-Unis il suffit de dire quelques mots du pedigree de George Washington (1732-1799) qui fut le chef d’état-major de l’Armée continentale pendant la guerre d’indépendance (1775-1783, guerre contre les taxes anglaises et pour le « libre-échange » à laquelle participa l’aventurier franc-maçon marquis de La Fayette), puis le premier président des États-Unis de 1789 à 1797.
Il était l’un des plus riches planteurs de Virginie. En 1752, il achètera cent dix-huit esclaves. En 1759, il se mariera avec une femme qui possédait déjà 286 esclaves, puis cette dernière lui achètera 39 autres esclaves.
Il était bien évidemment d’origine protestante. Ajoutons que l’un de ses ancêtres, un dénommé Martiau, était un huguenot originaire de l’île de Ré qui s’installa en Virginie en 1620. Celui-ci, le monde est vraiment petit ! est également un ancêtre du côté maternel de l’actuelle reine du Royaume-Uni.
La même année où il achetait ses esclaves, c’est-à-dire à l’âge de vingt ans, Washington faisait ses premiers pas dans la franc-maçonnerie à la loge n° 22 d’Alexandria.
*
L’approche du personnage de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « La Fayette », ou « Lafayette » comme il l’écrivait lui-même (né en 1857 à Chavagnac en Auvergne, mort en 1834 à Paris) est également très instructive.
Dès les débuts de la Révolution française, alors qu’il était un officier et un dit libéral, il se spécialisa dans l’arrestation d’émeutiers ; lors de la discussion de la loi sur les attroupements il avait déjà déclaré : « Pour la révolution, il a fallu des désordres, car l’ordre ancien, n’était que servitude, et, dans ce cas, l’insurrection est le plus saint des devoirs ; mais pour la constitution, il faut que l’ordre nouveau s’affermisse, et que les lois soient respectées ». Il en acquit par Mirabeau, « le titre » de « Gilles César » qu’Antoine Rivaroli dit Rivarol ou De Rivarol, transforma en « César Gille ».
Dans les journées des 5 et 6 octobre 1789 (la marche des femmes et de la Garde Nationale commandée par La Fayette sur le château de Versailles) il se signala par son incompétence quand des insurgés vindicatifs entrèrent malgré la présente de la Garde Nationale dans le château pendant la nuit. C’est à la suite de ce fait que le même Rivarol lui octroya le surnom de « Général Morphée » dans son pamphlet Vie politique et privée du général La Fayette.
Dans son Petit Dictionnaire des grands hommes de la Révolution par un citoyen actif, cidevant rien, Rivarol se moque encore de La Fayette et de ceux qui l’approchèrent. Quelque exemples :
– « Il [Condorcet] a présenté sa femme au général la Fayette; enfin il a fait tant de sacrifices, qu’il a gagné la confiance de l’auguste sénat & qu’il a été employé dans les grandes intrigues nationales. Il a perdu, à la vérité, sa place d’inspecteur des monnoies, mais on va créer incessamment pour lui celle de souteneur des assignats. »
– « Julien, immortel espion du grand lieutenant de police, la Fayette. »
– « Le peuple françois, toujours bon & toujours juste (comme dit le grand la Fayette) ».
Déclaré « traître à la nation » en août 1792, La Fayette (selon les auteurs) est pris ou se livre aux autrichiens en cette même année 1792 et passe cinq ans en prison. « Ce La Fayette que nous venons de voir applaudi, béni par le peuple en 1789, aujourd’hui en 1792 […] Ô abîme du cœur humain ! Ô contraste révoltant. Le héros prétendu de la liberté, dès longtemps traître envers elle […] » écrivit Sébastien Nicolas dit Chamfort dans le tableau XXIII de l’ouvrage collectif : Tableaux de la révolution françoise.
Proscrit par le Directoire en 1797, il rentra en France en 1800 et obtint de Napoléon une retraite et un poste d’officier pour son fils. Par un Napoléon qui dit de lui dans le Mémorial de Saint-Hélène (propos transcrits par Las Cases) :
« La Fayette était un niais ; il n’était nullement taillé pour le haut rôle qu’il avait voulu jouer. Sa bonhommie politique devait le rendre constamment dupe des hommes et des choses. Son insurrection des Chambres, au retour de Waterloo, avait tout perdu. Qui avait donc pu lui persuader que je n’arrivais que pour les dissoudre, moi qui n’avais de salut à espérer que par elles ? Tout le monde en France est corrigé des idées extrêmes de liberté ; il n’y a qu’un homme qui ne le soit pas, et cet homme, c’est La Fayette. En effet, qui a proclamé le principe de l’insurrection comme un devoir ? Qui a adulé le peuple en le proclamant à une souveraineté qu’il est incapable d’exercer ? Qui a détruit la sainteté et le respect des lois en les faisant dépendre, non des principes sacrés de la justice, de la nature des choses et de la justice civile, mais seulement d’hommes étrangers à la connaissance des lois civiles, criminelles, administratives, politiques et militaires ? Cet homme qui a joué un si grand rôle dans nos premières dissensions politiques, avait servi sous Washington et s’y était distingué, c’était un homme sans talents ni civils ni militaires ; esprit borné, caractère dissimulé, dominé par des idées vagues de liberté, mal digérées chez lui et mal conçues ; du reste, dans la vie privée, La Fayette était un honnête homme. »
Puisque que je cite Napoléon, et que j’ai évoqué Washington l’esclavagiste, je dois rappeler ici que le décret français d’abolition de l’esclavage de février 1794 ne connut qu’une application limitée. Et qu’en 1802, sous le Consulat, l’esclavage fut rétabli. L’interdiction de la traite n’interviendra qu’en 1815 et surtout en 1817 sous Louis XVIII. L’abolition de l’esclavage, sur tout territoire sous souveraineté française, ne sera décrétée que lors de la Révolution de 1848, le 27 mai 1848 exactement…
Entre temps, La Fayette finira sa vie incohérente dans le giron de la Monarchie de Juillet !
Comme le résumait sobrement Chateaubriand :
« Royaliste, il renversa en 1789 une royauté de huit siècles ; républicain, il créa en 1830 la royauté des barricades : il s’en est allé donnant à Philippe la couronne qu’il avait enlevée à Louis XVI […] Dans le Nouveau Monde, M. de La Fayette a contribué à la formation d’une société nouvelle ; dans le monde ancien, à la destruction d’une vieille société : la liberté l’invoque à Washington, l’anarchie à Paris ». (cf. Mémoires d’Outre-tombe, XLIII, 3). Quelle mascarade ! Quel polichinelle !
De nos jours, c’est depuis l’été qui a suivi un certain Onze Septembre, que « le héros des deux mondes » (selon l’expression employée par la duchesse légitimiste de Maillé dans ses Souvenirs) est devenu l’un des six seuls « citoyens d’honneur des États-Unis d’Amérique ». C’est tout dire ! Aux États-Unis, plus de six cents lieux s’appellent La Fayette, dont un mont, ainsi que des rues, des parcs, des places… Preuve patente que La Fayette ne valait pas tripette.
La Complainte du progrès :
https://www.youtube.com/watch?v=FmnR15HAerY
Dans la série « l’enfer technologiste », qui ne connaît pas l’histoire de cette américaine qui avait fait sécher son petit chien dans son four à micro-ondes avec les conséquences que l’on devine.
Par contre qui connaît cette histoire-ci :
Voici ce que le micro-ondes fait à votre nourriture
Par Laurent Colinet 15 juillet 2015
source : http://www.santeplusmag.com/voici-ce-que-le-micro-ondes-fait-a-votre-nourriture/
Êtes-vous capable de faire une belle découverte et ne pas la partager ? Imaginez un instant : vous avez réussi à trouver le remède pour une maladie très courante, le rhume par exemple et vous êtes obligés de garder le silence. Comment vous sentirez-vous ? Frustrés certainement.
Eh bien, c’est ce qui est arrivé à Hans Hertel, un scientifique suisse. Il n’a pas découvert le remède du rhume, mais voici son histoire.
En 1992, Hertel a mené une étude très approfondie sur les fours à micro-ondes. Il a testé le sang de 8 personnes en bonne santé avant et après avoir mangé des légumes crus et des légumes cuits au micro-ondes. Les résultats ont reproduit les mêmes constatations faites déjà en 1957: la structure moléculaire de la nourriture change radicalement quand les aliments cuisent au micro-ondes.
Le mode de fonctionnement du micro-ondes n’est pas simple. Il cuit la nourriture avec un rayonnement électromagnétique. « Il n’y a pas d’atomes, de molécules ou de cellules de n’importe quel système organique capable de résister à un telle puissance destructrice et violente», explique Hertel.
D’abord, les micro-ondes surchauffent les molécules d’eau contenues dans la nourriture. Elles sont agitées afin de produire de la chaleur. Cette action détruit la valeur nutritive des cellules et crée un sous-produit dans les aliments appelé composé de radiolyse.
Les scientifiques font valoir qu’il existe des composés de radiolyse créés dans les aliments provenant de la cuisson normale, mais Hertel affirme que ces composés proviennent beaucoup plus de la cuisson au micro-ondes. Et la nourriture endommagée par le micro-ondes a des effets secondaires néfastes sur le corps comme :
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Une diminution des globules blancs
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Un taux d’hémoglobine inférieur (qui transporte l’oxygène des poumons vers les muscles)
-
Une modification du taux de cholestérol.
Les cellules de votre corps changent littéralement ; elles s’adaptent à un mode de production d’urgence. Comme elles n’obtiennent plus suffisamment d’oxygène, le corps doit faire de l’énergie de manière alternée. Pour cela, il va utiliser la fermentation anaérobie du glucose.
Il y a fermentation anaérobie du glucose lorsque le corps transforme le glucose (sucre) en acides, pour que les cellules puissent produire de l’énergie. Ce processus est hautement cancérigène. La fermentation anaérobie du glucose est la manière avec laquelle les cellules cancéreuses survivent et prospèrent.
Une découverte dérangeante
En 1992, quand Hans Hertel a découvert les dangers de l’utilisation du micro-ondes, un lobby européen de cet appareil a fait pression sur le tribunal pour garder les résultats secrets. Hertel est resté sur ses positions et 6 ans après, il a été en mesure de renverser la décision.
Aux États-Unis, il y avait déjà des avertissements relatifs à l’usage du micro-ondes mais uniquement pour les bébés. On redoutait la probabilité d’une brûlure. Mais, la découverte d’Hertel va plus loin. Elle confirme qu’une cuisson au micro-ondes détruit les éléments nutritifs des aliments. Pendant la cuisson, le four à micro-ondes émet des radiations même à distance. Celles-ci peuvent atteindre une personne qui se trouve à 4 mètres de cet appareil. [Et plus généralement, qui sait quelque chose de toutes les ondes créées artificiellement et qui nous traversent sans discontinuer ?]
Un appareil dont il faut se méfier
Avant de réchauffer votre prochain repas au micro-ondes, pensez à Norma Levitt. En 1991, cette femme a été admise à l’hôpital pour une chirurgie normale de la hanche. Avant la transfusion sanguine, le plasma doit être chauffé à la température normale du corps, et pour Norma, le sang a été chauffé au micro-ondes. Elle en est morte, presque immédiatement après la perfusion.
Dans la cuisine (extrait de Mon Oncle) :
On vient de me rappeler l’existence dudit « questionnaire de Proust ». Cela m’a donné l’envie d’y répondre moi aussi. Je l’ai fait avec ce qui m’est venu plus ou moins en premier à l’esprit et sans trop réfléchir.
*
Ma vertu préférée.
La vertu en soi et le désintéressement sans aucune arrière-pensée.
La qualité que je préfère chez un homme.
Son humanité.
La qualité que je préfère chez une femme.
Sa féminité.
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
Leur amitié.
Mon principal défaut.
Ne vivre que dans l’émotion, m’intéresser à tout et donc me disperser sans fin ni remède, la « naïveté » et enfin penser que je n’ai aucune qualité ce qui finit par jouer bien des tours.
Mon occupation préférée.
L’écriture et la musiquette.
Mon rêve de bonheur.
Le bonheur ne peut pas exister, nous sommes mortels.
Quel serait mon plus grand malheur ?
Pour ne parler que de moi et non de mon entourage, mourir avant d’avoir achevé ce que j’ai entrepris, ou devenir aveugle ou me mettre à penser et à réagir sur tout « comme tout le monde ».
Le pays où je désirerais vivre.
La contrée des rêves et le pays des jouets de Pinocchio, l’île d’Avalon ou le monde irréel de Don Quichotte. Et plus généralement le monde de la gratuité, de la rareté et de l’inutilité.
La couleur que je préfère.
Le noir sans doute, mais aussi le jaune du Soleil sans qui nous ne serions rien, mais encore toutes les demi-teintes ou couleurs mêlées, changeantes et moirées, indéfinissables, comme celles des nuages ou de la nature terrestre.
La fleur que j’aime.
Toutes, de la plus noble à la plus humble, même fanées.
L’oiseau que je préfère.
Tous, du plus visible au plus discret, ou le plus banal.
Mes auteurs favoris en prose.
Pour m’en tenir à la seule littérature, Rabelais, Cervantès, le Rousseau autobiographique, Nerval, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Céline, et tant d’autres connus ou inconnus, français ou non. Ou à la philosophie au sens large : La Boétie, Max Stirner, Nietzsche…
Mes poètes préférés.
Marie de France, Rutebeuf et Villon, La Pléiade, Théophile de Viau et autres baroques, Scarron, Chénier, Aloysius Bertrand et autres petits romantiques, Baudelaire, Verlaine, Lautréamont, Samain, Péret, et tant d’autres… etc.
* Mes dramaturges préférés (ajouté par moi).
Pierre Corneille, le pseudo-Molière, Marivaux, Musset, Labiche, Courteline, Feydeau… et pour m’en tenir à la seule France.
Mes héros dans la fiction.
Les déchus, les perdants, les rejetés de toutes sortes.
Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Idem.
Mes compositeurs préférés.
Debussy, Ravel, Duparc, Satie, Puccini, Le Flem, Chostakovitch et tant d’autres de divers pays, dont de plus anciens.
Mes peintres favoris.
Pratiquement toute la peinture et toute la sculpture depuis les origines jusqu’aux premières décennies du XXe siècle.
Mes héros dans la vie réelle.
Aucun, ou bon nombre de perdants, très généralement anonymes; ce qui est la même chose apparente à l’aune du spectacle dominant.
Mes héroïnes dans l’histoire.
Toutes les femmes connues et inconnues mortes de l’intolérance et de la guerre, les « sorcières » brûlées vives, Madame de Lamballe, les tondues de 1945. Et bien d’autres plus anciennes, ou jusqu’à nos jours y compris.
Mes noms favoris.
Ceux des personnages que j’admire ou que tout simplement j’estime. Et ceux de mes proches, amis, connaissances.
Ce que je déteste par-dessus tout.
L’humain trop humain, la grégarité, le conformisme et la bêtise. La bassesse, la médiocrité et l’inhumanité, en particulier celle des majorités et de toutes les épurations.
Personnages historiques que je méprise le plus.
Dans le domaine politique et guerrier, la liste est infinie (les seuls guerriers que je tolère sont ceux qui ne font que se défendre comme Vercingétorix). Dans le domaine scientifique : tous ces « savants » fous genre Oppenheimer et escrocs genre Einstein.
Le fait militaire que j’admire le plus.
Aucun, je hais la guerre en soi.
* La réforme que j’estime le plus (du modèle originel anglais de questionnaire qui date de 1860 environ, dénommé Confessions ).
Aucune étant favorable à un chamboulement total de la société, avec la fin de la dictature capitaliste et une nouvelle constitution réellement démocratique (cum statuere).
Le don de la nature que je voudrais avoir.
N’ayant que le travail, à défaut du génie j’aimerais avoir tout simplement du talent.
Comment j’aimerais mourir.
En un instant, ou inconsciemment, et à l’heure que j’aurais choisie.
État d’esprit actuel.
Le même que dans la cour de récréation dès la maternelle : triste humanité !
Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Les erreurs de jeunesse.
Ma devise.
Plusieurs mais présentement : bien faire et laisser dire !
« Faut pas » confondre la mère maqu’relle avec l’amère Merkel.
Au-delà des questions de pognon, son acharnement anti-hellène, est-ce un hasard pour cette fille de pasteur et « gradée » au sein des Jeunesses communistes de l’ex RDA* ? Elle doit avoir une dent contre les orthodoxes et avoir gardé quelques relents de stalinisme.
* elle a prétendu, la fourbe arriviste, que c’était uniquement pour avoir plus facilement des billets pour aller voir des spectacles. Mais des spectacles dans la ligne. C’est donc doublement bas !
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Maître-chanteuse !
Paraîtrait que Véronique Samson (et non pas Chanson, ni Chausson) serait une curieuse « artiste lyrique » qui aurait la particularité de chanter à la muette. La Muette qui n’est ni à Drancy, ni à Paris au château que possédait un Rothschild entre les deux guerres, ni encore à Portici, car le rôle-titre réclame d’être mime ou danseuse.
*
La Muette de Portici de Daniel François Esprit Auber – Opéra en 5 actes, livret d’Eugène Scribe et Casimir Delavigne – Création à l’Opéra de Paris, salle Le Peletier, le 29 février 1828. L’opéra évoque la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole au XVIIe siècle.
– Ouverture :
https://www.youtube.com/watch?v=NOWlP-ctCoc
– Acte II, scène 2 – par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, direction : Thomas Fulton. L’une des deux scènes de l’opéra fameuses pour avoir été les déclencheurs de la Révolution belge, le 28 août 1830 au Théâtre de la Monnaie. Masaniello : Alfredo Kraus – Pietro : Jean-Philippe Lafont.
https://www.youtube.com/watch?v=my8ypJd-URA).
Masaniello : Mieux vaut mourir que rester misérable!
Pour un esclave est-il quelque danger?
Tombe le joug qui nous accable,
Et sous nos coups périsse l’étranger! (bis)
Me suivras-tu?
Pietro : Je m’attache à tes pas,
Je veux te suivre à la mort …
Masaniello : A la gloire! (bis)
Pietro : Soyons unis par le même trépas.
Masaniello : Ou couronnés par la même victoire ...
Masaniello et Pietro : Mieux vaut mourir que rester misérable!
Pour un esclave est-il quelque danger?
Tombe le joug qui nous accable.
Et sous nos coups périsse l’étranger! (bis)
* Amour sacré de la patrie,
Rends-nous l’audace et la fierté;
A mon pays je dois la vie;
Il me devra sa liberté. (etc.)
Masaniello : Songe au pouvoir dont l’abus nous opprime,
Pietro : D’un séducteur peut-être elle est la victime?
Masaniello : Ah! quel qu’il soit, je jure son trépas!
Masaniello et Pietro : Mieux vaut mourir que rester misérable!
Pour un esclave est-il quelque danger?
Tombe le joug qui nous accable,
Et sous nos coups périsse l’étranger! (etc.)
* Amour sacré de la patrie,
Rends-nous l’audace et la fierté;
A mon pays je dois la vie;
Il me devra sa liberté. (etc.)
– L’opéra en intégralité :
Citation (source kontrekulture.com) :
« À la mort de Lincoln, la véritable puissance aux États-Unis passa des mains du gouvernement officiel dans celles des Rothschild et autres affidés de leur ténébreux consortium. Le système démocratique périt. Il est, depuis lors, dérisoire de parler des États-Unis comme d’une puissance autonome. Depuis quand n’est-il pas moins dérisoire de parler de l’Empire britannique comme d’un être autonome ?
On s’essouffle à parler de telle ou telle « nation » démocratique. Le véritable gouvernement s’est tenu et se tient encore dans les coulisses. La nature du régime démocratique est la suivante : deux ou plusieurs partis à la dévotion de l’usurocratie s’affichent aux yeux du public. Par souci pratique, et pour apaiser la conscience des niais, on laisse aux bonnes gens, à l’idéaliste solitaire, le soin de faire un peu de travail honnête, aussi longtemps qu’ils ne percent pas les machinations des divers rackets. Les plus épouvantables rackets sont ceux de la finance, du monopole et de la monopolisation de la monnaie même, à l’intérieur de la nation et de combinaison avec les différentes monnaies étrangères. »
Ezra Pound – Le Travail et l’Usure.
Sur le même sujet, mais pris d’une autre manière, lire d’Alexis de Tocqueville De la démocratie en Amérique puis, pour se remettre les idées en place, de Max Weber L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme.
Ou pris d’une autre manière encore, lire de Steven C. Bullock Fraternité révolutionnaire (titre anglais : Revolutionary brotherhood : freemasonry and the transformation of the american social order, 1730-1840) ; et par exemple, la revue universitaire Lumières (Bordeaux) numéro 7 du 1er semestre 2006, titré : Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières : Europe-Amériques.
*
Brève (source : i24news.fr) :
Ces jours derniers, pas vraiment alignée sur l’idéologie dominante, la présidente de l’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner, en visite dans le quartier de Villa Lugano à Buenos Aires a déclaré à des écoliers qui lui disaient étudier Roméo et Juliette de Shakespeare : « Vous devriez lire Le Marchand de Venise pour comprendre l’économie ».
Les enfants se sont esclaffés, et Kirchner a ajouté : « Ne riez pas. L’usure et les suceurs de sang ont été immortalisés dans la grande littérature. »
Allusion directe au personnage de Shylock, le riche juif, âpre au gain, prêteur sur gages et usurier de la pièce shakespearienne. Devenu en anglais synonyme de « cruel moneylender« , requin d’affaires.
« Les remarques de Kirchner ont été sévèrement critiquées (sic) par la délégation des associations juives d’Argentine ». À quand la censure de toute la littérature occidentale ? (mais pas du Talmud bien sûr !)
Déjà en mars dernier, la Justice argentine avait rejeté une plainte contre Kirchner : on l’accusait de protéger des iraniens suite à l’attentat meurtrier et jamais revendiqué de 1994 contre un centre juif et ses alentours, affaire qui n’en finit pas de rebondir y compris en procès et de ne toujours pas conclure. Rappelons que depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Argentine réunit la plus grosse communauté juive d’Amérique latine (entre 230.000 et 300.000 personnes selon les sources, dont 80% d’ashkénazes).
*
Pour finir sur le même thème, j‘aurais envie, d’une certaine manière, de paraphraser cet auteur italien qui a écrit (je vous le livre en traduction) : « La France a fait sa révolution en 1789 non pas parce qu’elle fut pauvre, mais parce qu’elle était le pays le plus riche, le plus peuplé et le plus puissant, parce que sa culture était la culture « , en disant :
Les États-Unis d’Amérique nés de la lie de la bourgeoisie européenne, ont fait leur empire, comme jamais à ce point, sur la colonisation et le brigandage, la loi du plus fort, l’extermination des amérindiens, l’esclavage et l’apartheid (dans le Sud, jusque dans les années soixante du siècle dernier), l’exploitation de la masse des affamés venus d’Europe et d’ailleurs, plus récemment le vol des cerveaux du monde au « tout s’achète ».
Rendant possible le « libre échange » sans limite et le « dumping », tout en pratiquant le protectionnisme si nécessaire. Créant de pseudo-états nés du vol de la terre, ou de « l’achat » de territoires et de leurs populations aux uns et aux autres.
Quelque chose de pire que la Conquête espagnole catholique en Amérique centrale et du Sud, ou le colonialisme en Afrique, ou même que la colonisation protestante en Australie et en Afrique du Sud.
Et alors même que sa culture « cultivée » n’est généralement qu’une pâle copie de celle de l’Europe, sa culture musicale courante qu’un emprunt à la « musique nègre » et très partiellement à la musique populaire européenne, et sa culture d’exportation une non-culture, faite pour l’abrutissement des peuples et l’exaltation propagandistes des non-valeurs individualistes et mortifères de la bourgeoisie la plus insane, immorale et inhumaine qui soit.
L’idéologie politique et économique centrale de cette entité du mal absolu est celle de la prédestination propre au protestantisme, sorte de calque du judéo-talmudisme du peuple élu. En cela même se tient l’unité « spirituelle » de l’entité impériale américano-sioniste. Tout leur est permis, le mensonge à grande échelle, le double jeu, la chutzpah, la guerre permanente, la politique du pire, l’entretien des divisions, l’armement de leurs propres ennemis ou des pires éléments des sociétés, la duplicité, les coups de poignard dans le dos ; une maladie de la domination dans une hypertrophie délirante du commerce, de la destruction de la nature et des hommes, et une folie de la finance, i.e du vent, du néant. L’absence de toute morale liée à une pudibonderie de façade, une hypocrisie et une cruauté malade quasi génétique des dirigeants.
J’ai écrit plus ou moins, il y a peu, que Vaneigem avait tendance à occulter les sujets qui fâchent, à ignorer l’analyse des idéologies politiques (ou politico-religieuses) qui dominent le monde, et à négliger, derrière la chienlit ambiante et de pseudo-conflits de civilisations, la manière dont se réalise l’ordonnancement impérial, impérialiste du désordre et de la mise en spectacle « spectaculaire » si je puis dire, du Monde.
L’essence même du spectacle n’étant pas réductible à une somme d’images et de sons planétaires de la domination et de la propagande, mais n’étant rien d’autre que la séparation et la dépossession achevées. Pour le dire autrement : le spectacle est moins la représentation périodique d’une pièce de cour à Versailles, que la misère quotidienne des manants soumis aux princes, aux prêtres et aux bourgeois ; ou autres esclaves subissant les guerres.
Moins l’assassinat spectaculaire à dessein de quelques crayonneurs modérément talentueux et iconoclastes de l’idéologie dominante (faisant partie de l’idéologie dominante), donc plus ou moins sionisés et maladivement « islamophobes » (pour ne pas dire plus quand on voit certains de leurs anciens dessins qui sont malheureusement à prendre au premier degré), que la mise en charpie de centaines d’indigènes « primitifs » et « fanatiques » au nom de « la plus grande démocratie » raciste et coloniale de l’Est de la Méditerranée.
Moins les mains qui dirigent la manœuvre, tiennent les clés du camion fou, ou manipulent les marionnettes humaines, que les pensées de la domination et autres non valeurs humaines qui trottent « efficacement », avec tous ses « dégâts collatéraux » sur la Pensée Commune, dans les têtes aliénées des maîtres du Monde et autres membres de l’Élection quasi divine. En divers cénacles, conclaves et loges, temples, clubs et confréries, synodes et grands sanhédrins.
Le texte suivant le confirme encore qui semble tout ignorer ou tout négliger de ce que fut financièrement et idéologiquement Charlie-Hebdo nouvelle mouture. Pour le dire autrement, Vaneigem s’en tient un peu trop à mon goût aux présupposés du spectacle dominant concernant « l’irrévérence » de cette feuille. Il ne me paraît pas être assez analyste de l’en-dehors. Trop dans le bain courant de certaines dichotomies simplistes.
L’En-Dehors autre titre fondé par ce même Zo d’Axa que Vaneigem cite à suivre. Alphonse Gallaud de la Pérouse dit Zo d’Axa qui, au moment de l’arrestation de Ravachol, et au milieu de l’hystérie ambiante que l’on imagine (et dans une époque de scandales politiques à répétition), eut le courage, avec tous les « problèmes de police » que l’on devine, d’organiser une souscription en faveur des familles de Ravachol et de ses complices.
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Cela dit, on ne saurait négliger ce qu’écrit Vaneigem.
Ce texte se trouve sur : inventin.lautre.net.
L’OBSCURANTISME A TOUJOURS ÉTÉ LE MODE D’ÉCLAIRAGE DU POUVOIR
Raoul Vaneigem, février 2015
« Il y a des choses avec lesquelles on ne rit pas.
Pas assez ! »
Scutenaire.
La bêtise est une bombe à fragmentation. Elle ne frappe pas seulement l’intelligence, sa cible de prédilection, elle se propage en trouant les consciences qui se mettent à pisser de partout. Celles — essentiellement gestionnaires — du monde étatique et politique ont célébré leur incontinence par des actions de grâce, qui leur étaient doublement profitables. Les notables ont pu, en toute immunité, remercier le ciel — fût-il celui d’Allah — de les avoir débarrassés d’une poignée d’irrévérencieux. Dans le même temps, ils se sont offert, avec une pompe nationale française, cléricalo-laïque et républicaine, le luxe de sanctifier en martyrs de la libre pensée des héritiers de Daumier et de Steinlen usant du droit, reconnu à chacun, de conchier en leur totalité les drapeaux, les religions, les margoulins politiques et bureaucratiques, les palotins au pouvoir (dont ceux qui jouèrent des coudes dans la manifestation ubuesque). Ils faisaient montre au demeurant de beaucoup de modération, si l’on compare Charlie à l’Assiette au beurre, au Père Peinard, à la Feuille de Zo d’Axa.
Sans doute n’a-t-on pas assez ri de cette messe œcuménique, célébrant les vertus d’une civilisation exemplaire, qui n’en finit pas de détruire les valeurs humaines au profit de la valeur marchande (il ne manquait au défilé de mannequins que Lehman Brothers, qui eût fait plaisir à Bernard Maris).*
Passé l’onde de choc, si bien récupérée par les gens de pouvoir, que reste-t-il dans les décombres ?
Le même chaos psychologique et social, si profitable aux entreprises multinationales et aux mafias bancaires.
Le renforcement de la seule fonction encore assumée par l’État : la répression (de qui, de quoi ? Circulez il n’y a rien à voir !).
Le clientélisme de gauche et de droite.
L’hypocrisie humanitaire et les victimes en quête de coupables.
La stratégie du bouc émissaire (ce n’est pas le système qui m’écrase, c’est mon voisin).
L’idéologie enfin, ce tout à l’égout et à l’ego des intellectuels. L’idéologie où prolifèrent des idées qui, séparées de la vie, la vident de sa substance et n’en sont que les simulacres.
Du XIXe siècle à il n’y a pas si longtemps, on s’est battu, torturé, massacré pour des idéologies, comme au XVIe siècle, où un poil de cul biblique envoyait au bûcher.
Hier la bonne parole communiste masquait les goulags, les prêches nationalistes envoyaient des millions d’hommes au casse-pipe, l’éloquence socialiste occultait la solidarité des corrompus, partout, sous la table des valeurs évangéliques s’appliquait le « tuez-vous les uns les autres » (à quoi les Rwandais et les Yougoslaves ont au reste obtempéré sans avoir besoin de la religion).
Les idées passent, la tripaille reste. C’est ce que Lautréamont appelait la tache de sang intellectuelle.
Dans l’émotion provoquée par l’assassinat de Charlie, je n’ai pas entendu le cri de la vie. Or ce n’est pas la République, la France, la liberté de pensée qui ont été agressées, c’est notre droit de vivre comme nous voulons (je parle de vivre, non de cette survie où chacun fait où on lui dit de faire). Je ne dis pas que ce cri n’a pas retenti. Des millions d’êtres ont pressenti que ce qui était offensé, c’était leur humanité même. Je pense seulement que la conscience n’a pas encore fait son travail d’accouchement. Alors que l’obscurantisme émotionnel trouve partout des emplois.
Il faut en revenir à la base, à ce que nous vivons et voulons vivre, sans nous prendre au piège des symboles et des abstractions. Ce n’est pas si facile. Les grandes baudruches politique ont crevé mais nous continuons à patauger dans leurs détritus.
Que reste-t-il de ces idéologies hier encore si puissantes ? Le clientélisme les a éviscérées. Les déclarations programmatiques n’ont que des résonances de pet médiatique. En revanche nous sommes environnés de ces paroles qu’évoque Rabelais : elles tournent affolées dans l’air parce que la gorge qui les a proférées, et où elles veulent retourner, a été tranchée.
On assassine la vie et les mots tournent en rond.
Qu’est-ce que la liberté de pensée sans la liberté de vivre ? Un « cause toujours » à l’usage du n’importe quoi. Le pouvoir se fout bien du peuple, il le piétine avec des mots en guise de bottines. Les bottes militaires ne sont même plus nécessaires.
Sous l’énormité du mensonge que l’économie diffuse à longueur de journée, il y a ceux qui courbent le dos, ceux que la peur du lendemain persuade d’avaler l’amertume du présent, ceux qui s’appauvrissent, s’enragent et se désespèrent sous le talon de fer du profit. Tout se joue sous le mensonge des mots.
La vie est aujourd’hui l’enjeu d’un véritable combat. Il se livre en chacun. La gueule de bois du désespoir, cet alcool frelaté, fait facilement vaciller et passer d’un comportement à son contraire, Entre résistance et passivité, on souhaiterait que la frontière fût nette. Elle ne l’est pas. Pourtant les enjeux sont clairs. La résignation et son impuissance hargneuse fabriquent avec une désolante facilité des apeurés ordinaires, des suicidaires, des tueurs, des terroristes (ainsi baptisés pour les distinguer des policiers en bavure, des milices des compagnies multinationales, des promoteurs immobiliers jetant les familles à la rue, des agioteurs multipliant le nombre de chômeurs, des ravageurs de l’environnement, des empoisonneurs de l’industrie agro-alimentaires, des juristes du Marché transatlantique dont les lois l’emporteront sur celles des nations.
Vouloir vivre envers et contre tout est l’autre choix, plus passionnant, plus difficile : on est seul et il y a tout à créer. C’est cela ou sombrer dans la violence en la tournant contre soi et contre ses semblables.
Il n’est pas vrai que les mots tuent. Les mots servent seulement d’alibi aux tueurs. Quand l’énergie ne nourrit pas la joie de vivre, elle s’investit dans la haine, le ressentiment, le règlement de compte, la vengeance.
Avec sa peur du désir, de la nature, de la femme, de la vie libre, la religion est un grand réservoir de frustrations Ce n’est pas un hasard si les désespérés y puisent les mots qui leur permettront d’assouvir leur goût de la mort, des mots dont la sacralité invente du même coup ce qui la heurte et dont elle a besoin, le blasphème.
Le blasphème n’existant que pour le croyant, il suffit de faire glisser les mots comme des coquilles vides et de les remplir : attaquer la politique du gouvernement israélien, c’est être antisémite, écrire « ni maître ni Allah », c’est être islamophobe, dénoncer les curés pédophiles c’est blesser le chrétien dans sa foi. Je ne sais plus qui disait : donnez-moi une phrase d’un auteur, et je le ferai pendre.
La violence endémique est partout, produite et stimulée par un système économique qui ruine les ressources de la planète, appauvrit la vie quotidienne, menace jusqu’à la simple survie des populations. Les multinationales ont intérêt à favoriser les conflits locaux et la guerre de tous contre tous. Quelles meilleures conditions que le chaos pour piller impunément la planète, empoisonner des régions entières avec le gaz de schiste ou l’exploitation des filons aurifères ? C’est une stratégie peu coûteuse que d’enrôler dans des affrontements absurdes des gens qui, avec un peu de réflexion, risqueraient de dénoncer les manœuvres des exploiteurs et de se liguer contre eux.
Allez donc jouer le jeu des commanditaires en accordant plus d’importance à certaines catégories d’assassins qu’à d’autres. Sous quel label rangerez-vous le taré qui en Norvège a massacré une centaine de personnes au nom de la pureté ethnique ? Et l’écolier qui un beau matin tue froidement ses compagnons de classe ?
Encouragée ou non par des factions religieuses ou idéologiques, la bêtise a la même origine : l’ennui, la frustration, l’abrutissement, le désespoir, la sensation d’être pris au piège dont seul peut libérer un grand bond vers le néant.
C’est ce piège qu’il s’agit de briser en brisant l’économie marchande. Sur son passage, elle ne laisse aucune chance à la vie.
Il faudra bien que sur l’autre versant de la désespérance un grand rire se lève, un rire universel ne laissant aucune chance au commerce qui d’un homme fait une chose.
Le rire de la joie de vivre retrouvée.
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* Lehman Brothers, la banque dite « d’investissement », d’actions et d’obligations, le fin du fin de la magouillerie financière, multinationale sise à New-York qui fit faillite en septembre 2008.
Feu Bernard Maris, dit « Oncle Bernard », qui fut diplômé de Sciences-Po Toulouse, docteur en sciences (sic) économiques, professeur des universités, keynésien, membre du Conseil Général de la Banque de France ; médiateux de la presse, des ondes et des images, actionnaire et chroniqueur de Charlie-Hebdo ; cédétiste, ancien candidat des Verts, franc-maçon, ami du sioniste et arabophobe hystérique Houellebecq (cf. son livre : Houellebecq économiste), etc.