C’est un petit cirque, il s’est installé là où il a pu, sur un terrain qui accueillait l’été dernier encore et sans gros problème plusieurs centaines de manouches évangélistes.
Déjà, il est arrivé d’une ville touristique océane où les affaires n’avaient pas été florissantes. Ici, on lui a envoyé les gendarmes, heureusement par ailleurs que tous ses papiers étaient en règle, on l’a finalement toléré pour la semaine.
Le petit cirque a pris ses affiches et s’est rendu à la ville maritime vraiment toute proche. En ce lieu on lui a dit : tu ne colleras pas tes affiches sur les panneaux de chez nous.
J’ai pourtant connu un temps où de petits cirques (généralement locaux ou régionaux) faisaient halte en quelques endroits de la ville encore munis d’herbe et d’espace libre. Où d’ailleurs une grande place accueillait les grands cirques. Mais la place est devenue immeubles! On ne compte plus ici les espaces libres (places, partie de jardin des plantes même, ou encore vieux stade municipal…) livrés au béton de la spéculation immobilière. Celle qui tisse des liens étroits entre le politique et le financier. C’est ce qu’on appelle "animation de la cité".
Et comme c’est bien fini le temps, comme j’en vis en ma jeunesse, des parades circassiennes dans les rues pas encore envoiturées, faute d’avoir pu informer de son passage, faute de suffisamment de spectateurs, le petit cirque a dû annuler toutes ses représentations de la semaine. Il faut pourtant payer ses employés et ses artistes (il en a même fait venir un, le naïf, tout droit de Las Vegas), il faut pourtant nourrir toute sa ménagerie.
Certes, il ne s’appelle pas Cirque Zavatta et ne peut pas comme lui parcourir en porte-voix, et tous les jours, les rues de la ville en informant de son passage. Son directeur n’est pas pied-noir, ni membre de la Grande Loge de France comme le fut autrefois Alfonso dit Achille, ce qui ouvre des portes, même une fois mort, à ses descendants. Eux qui ont ressorti l’enseigne Zavatta après sa ruine et son rachat par feu monsieur Edelstein, fils de marchand de tissus et organisateur de concerts de rock dans les années soixante, et alors PDG de Pinder.
Le petit cirque sans nom connu ne peut pas rivaliser avec Zavatta ; et ce dernier lui-même, qui était présent toute une partie de l’été depuis des années sur un terrain municipal, a dû aller se faire voir ailleurs : le terrain est devenu route.
Le petit cirque va se rabattre sur de petites cités de l’arrière-côte environnante. On y trouve encore des "attardés" non blasés, des gens encore un peu curieux et heureux de voir leur contrée s’animer quelques jours, malgré la léthargie estivale parfois lourde au milieu des champs. Le père du directeur du cirque lui avait prédit : tu verras dans dix ans ! Et là, il voit, il y est.
J’oubliais de préciser que la cité maritime est une petite ville dirigée depuis un siècle environ (hormis la période de la seconde guerre mondiale) par de dits socialistes et assimilés.
Et le petit cirque, d’un autre temps, d’un autre lieu, d’une autre culture que la sous-culture décomposée adulée par les prétendus socialistes et les prétendus "de gauche", n’y a pas droit de cité car il ne fait pas partie de la maffia des "copains-coquins" cultureux habituels.
Et puis, le cirque ancien, traditionnel, artisanal, est probablement jugé "non progressiste" ! Ringard, polluant! “De rien” !
Salauds "de gauche" !
Hier soir, croisant un écran de télévision, je suis tombé sur une annonce : "Berlusconi et la mafia, reportage exclusif de FR 3".
Je me suis dit : C’est finalement curieux cet acharnement de toutes parts, et en divers pays, à l’encontre de cet homme, de cet homme en particulier, de cet ancien ami de Mitterrand. Qu’a-t-il fait, ou plutôt que n’a-t-il pas fait, pour en être arrivé là ?
J’ai également pensé : Y aura-t-il un jour un reportage exclusif sur, par exemple, un précédent président du Conseil italien, chef d’un "gouvernement technique", comme Mario Monti et la maffia américano-européenne ?
Monti nommé par le président de la république Giorgio Napolitano. Rappelons que la république italienne est de la forme IIIe et IVe Républiques françaises, le président est élu par l’engeance des députés et sénateurs. Et c’est le président du Conseil des ministres qui "dirige" l’État.
Napolitano, intéressant personnage que cet ancien député de Naples qui pendant sa jeunesse fit partie des Groupes Universitaires Fascistes puis, le vent tournant, qui devint résistant (sic) puis membre du Parti (dit) Communiste Italien et finalement participa à l’ersatz "communiste" du Parti Démocratique de la Gauche. Ce dernier plus ou moins fossilisé de nos jours au sein du Parti Démocrate, parti centriste réunissant les ennemis d’autrefois Peppone et Don Camillo : les staliniens et les démocrates chrétiens, ainsi que les sociaux-démocrates et autres centristes, supposés écologistes et je ne sais quoi encore.
Monti, est cet "universitaire" et "économiste indépendant" (sic), sénateur à vie, partisan d’une union européenne fédérale (donc d’une anti-Europe des nations), ancien commissaire européen et ancien consultant pour Goldman Sachs, entreprise financière impliquée dans tous les coups de Bourse tordus depuis des années. Et en particulier dans l’escroquerie mondiale sur l’épargne de 2007, et le trucage des comptes publics grecs. Ce qui n’est pas tout à fait rien. Régulièrement accusée de fraude et de conflits d’intérêts, cette officine maffieuse à pignon sur rue a pourtant ("pourtant", ou "ainsi" ?) été renflouée, ces dernières années, par le gouvernement fédéral nord-américain.
Enfin, y aura-t-il un jour un reportage exclusif sur, par exemple, les rapports étroits entre le dit socialisme dit français et la maffia interlope et mondialiste, raciste et colonialiste sioniste ? Pas que depuis l’actuel gouvernement de fantoches, mais depuis des décennies… Un seul exemple : cf. l’Affaire du canal de Suez.
Hier c’était « la journée internationale de l’amitié » et « la journée mondiale de la dignité des victimes de la traite d’êtres humains”, grandes fêtes humanistes organisées par l’ONU.
C’est dans ce cadre que certains êtres d’élite ont consacré au culte retrouvé de Ba’al.
Le bambin palestinien de Cisjordanie se nommait Ali Saad Daubasha. Il n’avait pas deux ans. Ses parents et son frère sont à l’hôpital, lui il est mort, brûlé vif. Leur maison a été incendiée par des barbares et colonisateurs sionistes.
Sur le mur extérieur est écrit en hébreu « vendetta ».
« Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, / Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : / Ce que je n’avais ni ordonné ni prescrit, / Ce qui ne m’était point venu à la pensée ».
Même Jérémie (Bible, Jérémie, 19-5) n’y avait pas pensé, c’est dire …
Certes il s’agit pas ici non plus d’enfants d’élus, mais seulement de progénitude de sous-hommes…
Je suis tombé sur ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=gyVJXpOtC8I
Je me suis arrêté à la 23e minute.
Voilà ce que cela m’inspire.
Qu’est-ce que le QI, sinon une méthode supposée scientifique, d’évaluation de l’intelligence d’êtres humains ? Méthode d’origine occidentale basée sur des présupposés occidentaux mettant en avant les connaissances de la culture occidentale. Méthode ayant une fâcheuse tendance à confondre instruction, connaissances « cultivées » (dans le domaine du langage, de la logique binaire, etc.) et à proprement parler intelligence.
Que veut dire QI moyen d’une société, d’une ethnie, d’une région, d’une couleur de peau… données ? Rien du tout. C’est de la pire foutaise. À cause de ce qui je viens de dire, mais aussi à cause du caractère totalement aléatoire, biaisé ou farfelu de tels découpages ou rassemblements.
Quand on énonce que le QI des afro-américains est plus faible que celui des euro-américains on ne dit rien d’autre que : les noirs américains descendants d’esclaves sont en toute logique de la domination moins bien intégrés au monde de la bourgeoisie et de la culture cultivée occidentale. Celle qui monopolise les savoirs scientifiques, artistiques et techniques ; et ceci par le biais premier de l’argent et de la naissance.
Il n’y a aucune hérédité en cela mais du social, du culturel, du résultat de la domination. De même, je serais curieux de savoir ce qu’on pourrait nous dire du QI moyen d’un employé, d’un ouvrier ou d’un paysan. Hommes de plus en plus dépossédés de tous. Même de leurs propres savoir-faire, par l’automatisation de tant et plus de tâches.
Quand on énonce que les juifs ont le plus haut QI moyen du Monde on énonce pas mal de bêtises. La première, qu’il existerait une entité uniforme dénommée « les juifs ». La deuxième, que cette entité « les juifs » serait en soi plus intelligente que toute autre entité humaine. La troisième, que cette entité « les juifs » serait ainsi reconnu « scientifiquement » comme le peuple élu.
Bêtises que tout ça, bêtises pour la simple raison que le judaïsme, et en particulier le judéo-talmudisme ashkénaze dominant au sein du judaïsme, relève de la religion et non de l’ethnie. Et pour être bien plus précis, surtout à notre époque de déconfessionnalisation, relève du simple clanisme de classe pour ne pas dire de caste, ou de l’organisation maffieuse. Pour schématiser, on peut dire qu’il s’agit du monde du judéo-sionisme dominateur qui a le plus profond mépris tout autant pour le « petit juif intégré » que pour le goy qu’il entend bien intégralement désintégrer économiquement, socialement et culturellement parlant. Et ceci en lien avec les messianismes protestant et franc-maçon.
C’est cette fameuse histoire du « sémitisme » juif. Rien ne différencie le juif ashkénaze d’un européen pur jus, si ce n’est quelques traits génétiques hérités d’une endogamie entretenue depuis plusieurs siècles (endogamie toute relative, heureusement pour eux!). Pas plus pas moins que les traits génétiques ethniques de tant et plus de groupes sociaux divers de toute la Terre. Par exemple celle des castes indiennes, celle de nombre de villages ruraux français longtemps repliés sur eux-mêmes.
Quid des sang-mêlé ashkénaze-séfarades ? Des liens génétiques entre arabes ou pour être plus précis « locuteurs arabes » palestiniens et séfarades ? Entre berbères et séfarades ? Et pour aller jusqu’au bout du développement, des liens établis entre maghrébins (berbères et arabes) et européens occidentaux du sud (péninsule ibérique, Occitanie, Italie…) ?
Quel rapport existe-t-il entre un juif européen, latino-américain et un juif (ou assimilé tel) africain ? Demandez à ces derniers où ils sont remisés en Palestine occupée. Je pourrais dire la même chose à propos « du blanc », « du jaune », « du noir » ou « du rouge »…
« L’art » du découpage peut être facteur de beaucoup de fausseté, comme « l’art » des statistiques. Ou de beaucoup d’approximations et de manières de masquer quand ça arrange.
Il n’existe pas de statistiques officielles, d’État, ethniques ou religieuses en France pour la raison grotesque que la France serait « une et indivisible », et laïque. Mais il n’est pas besoin de statistiques officielles pour se rendre compte qu’il n’existe aucune banque d’origine manouche ou rrom. Il n’est pas besoin de statistiques pour voir que les maghrébins remisés dans des banlieues sordides, ou les jeunes « de vieille souche » d’origine populaire réussissent moins bien dans la vie et à l’université par exemple, que les juifs surreprésentés dans le monde intellectuel, médiatique, politique et du spectacle.
Serait-ce à dire que le QI « des juifs de France », « des maghrébins de France » et des « fils et filles du peuple franchouillards » expliqueraient une telle réalité ? C’est totalement occulter ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps encore la bonne vieille « lutte des classes ». Et la réalité de la dictature bourgeoise. Ou encore la réalité de plus en plus manifeste qu’une portion de cette bourgeoisie (en diverses maffias plus ou moins occultes) exerce sa domination mortifère et délirante sur l’ensemble de l’humanité, occidentale et autres, bien ou mal pensante ou cogitante.
S’il n’existe pas de statistiques raciales ou religieuses, il existe depuis bien longtemps un domaine qui s’appelle la démographie et en particulier la démographie historico-spatiale si l’on peut dire. Je renvoie par exemple aux ouvrages d’Emmanuel Todd. Celle-ci cherche à expliquer, à définir des réalités régionales ayant des implications dans des domaines aussi différents que le goût et les pratiques culinaires, l’usage d’une langue dite régionale, le folklore et les coutumes, les orientations politiques, attitudes collective, ou le tempérament, etc.
Petite remarque à propos de goût. Celui-ci peut-être ramené aux réalités productives ou conservatrices du milieu. Pourquoi le beurre breton est-il salé depuis des siècles ? (contrée du beurre, mais pas du fromage) Pourquoi le lard que l’on mettait dans les charniers était-il salé ? Pourquoi le recours à la saumure ? Pour des raisons toutes bêtes. La Bretagne est pays de salines (exempt de gabelle du sel sous l’Ancien-régime) et pays de marins. La vie rurale et plus encore la marine exige la conservation alimentaire. Pourquoi autant de conserveries ou de biscuiteries autrefois en Bretagne ? Parce qu’on y pêchait plus encore que maintenant et parce qu’on avait besoin de conserver des aliments pour les voyages au long-cours. Fin de parenthèse.
C’est en Bretagne (pays de fond matriarcal, sans doute moins marqué par les brassages de populations et ancré à son Penn ar Bed, à son Finis Terræ) qu’il y aurait, en pourcentage de sa population, le plus de diplômés universitaires de France. Est-ce que cette réalité apparaît quelque part dans le domaine économique, politique ou culturel de la France ? Avons-nous jamais entendu quelque breton, même le plus nationaliste, en tirer quelque conclusion disons « raciale » ? Du genre : « les bretons sont les plus intelligents des français, d’ailleurs, ils ne sont pas français ».
La Bretagne est aussi un pays champion dans les domaines de l’alcoolisme et des suicides. C’est encore un pays fortement catholique et possédant des relents de paganisme. Un lieu où les gens ont un goût marqué pour l’irréel tout en étant très ancrés au réel, à leur sol et aux éléments naturels. Que pouvons-nous en tirer, de tout ça? Des sommes d’ouvrages qui tentent d’expliquer cet imbroglio de faits sociaux et de psychologie sociale. Ce fameux état d’esprit breton fait de ténacité et d’embruns. Mais que doit-il au QI ? Rien sans doute, ou pas grand chose.
Des blancs, des juifs, des jaunes (liste hétéroclite) auraient donc les plus forts QI. Maintenant je pose la question : pour en faire quoi ? Chacun répondra. Moi j’aurais envie de dire : pour créer le mal plus encore que le bien. Des armes de destruction massive, des engins de destruction de la nature. Parfois des avancées techniques bénéfiques (dans le domaine de la santé par exemple) et bien souvent des moyens de faire du fric en donnant à chacun une somme de gadgets en autant d’ersatz d’objets de qualité et en partie inutiles ou superflus.
Il est remarquable de constater que ce sont des physiciens juifs (à gros QI donc), les fils orgueilleux des dieux, pardon, les fils de Yhwh, ceux qui en mégalomanie puérile au niveau de l’Univers prétendent diriger rien de moins que la matière, qui sont à l’origine de la bombe atomique. Personnellement, en cela je les prends pour les derniers des hommes. Leur gros QI est cuit pour moi.
Et bienheureux les « simples d’esprit », bienheureux les bushmen, les aborigènes australiens, les amérindiens, les papous… les « bas QI ». Les seuls qui de nos jours ont l’Intelligence du Réel, les seuls qui sont encore aptes à survivre dans la Nature à cru.
Et bienheureux tous ceux qui ont peint des parois de grotte, ou qui pratiquement sans machines ont dressé des mégalithes, des pyramides et autres ziggurats, taillés des falaises, construit des murailles, élevés des cathédrales !
Enfin, le génie propre et surtout unique d’un seul peuple, ça n’existe pas. Un exemple : qui a inventé et développé la science des nombres ? Il y a des savants d’origine les plus diverses dans le coup. De Sumer à l’Arabie avec l’algèbre (al-ǧabr = la réduction), en passant par l’Inde, la Chine, etc. Chacun y apporta sa ou ses pierres... D’ailleurs qui dit savant, vrai savant, dit rareté, esprit, intellect hors normes courantes ; génie individuel.
Harmonie du soir
"Valse mélancolique et langoureux vertige !"
Un auteur a écrit il y a peu quelque chose comme : « Charles dit Baudelaire, poéticule de quatre sous ».
Mon sang n’en a fait qu’un tour et mon esprit devenu subitement très intolérant lance en fatwa à l’impie et redoutable mécréant, ces poèmes de Baudelaire mis en musique par Le Prophète*, je veux dire Léo Ferré, et orchestrés par son disciple Jean-Michel Defaye, double album sorti en 1967 pour le centenaire de la mort de Baudelaire :
https://www.youtube.com/watch?v=-jgCaNDxwYw
https://www.youtube.com/watch?v=xwHe_oFVXCo
À laquelle j’ajoute quelques poèmes de l’album Les Fleurs du Mal (de 1957) muni d’un tout autre accompagnement au piano, accordéon, guitare, saxophone, ondes Martenot, contrebasse.
https://www.youtube.com/watch?v=rrv2mCryJJA
https://www.youtube.com/watch?v=l8M-e5ujR_g
https://www.youtube.com/watch?v=VHap8L5zisg
* Certes, depuis le XIXe siècle, pas loin d’une centaine de compositeurs de toutes sortes, ont mis un ou plusieurs poèmes de Baudelaire en musique.
Le p’tit bonheur (1950) :
https://www.youtube.com/watch?v=IOmZ_pF_XFI
*
Moi, mes souliers (1950) :
https://www.youtube.com/watch?v=7gYAl0_YzXo
*
Le Train du nord (1950) :
https://www.youtube.com/watch?v=khyQbA6dA8g
*
Hymne au printemps (1951) :
https://www.youtube.com/watch?v=mLzJ1tH3Ev8
*
Attends-moé p’tit gâs (1957) :
https://www.youtube.com/watch?v=xbiNP8efkbU
*
L’Alouette en colère (1972) :
https://www.youtube.com/watch?v=U9INwL_dV0o
*
Le Tour de l’île (1975) :
https://www.youtube.com/watch?v=Bu8M1fgiFYo
orchestration de François Dompierre
*
Sauf erreur, il s’agit ici des premiers enregistrements de ces chansons.
COMPLAINTS DU COUREUR DES BOIS
https://www.youtube.com/watch?v=6lmVg14WaeQ
LA COMPLAINTE DU COUREUR DE BOIS
version rapide :
https://www.youtube.com/watch?v=mXQgFjwHo70
version plus lente :
https://www.youtube.com/watch?v=oYJpf_9zItQ
LA COMPLAINTE DE MANDRIN – version 1
https://www.youtube.com/watch?v=sQSo9kuntAQ
LA COMPLAINTE DE MANDRIN – version 2
https://www.youtube.com/watch?v=H1KBQUfAxNs
*
LA COMPLAINTE DE LOUIS XVI AUX FRANÇAIS
– Version courte
https://www.youtube.com/watch?v=BZfrLaZTrxE
– version longue
https://www.youtube.com/watch?v=LFKPUfCRBCI
*
LA COMPLAINTE DES RAMASSEUX DE MORTS
https://www.youtube.com/watch?v=TsCTL_P1ee4
Cheu nous, le lend’main d’la bataille,
On est v’nu quéri’les farmiers :
J’avons semé queuq’s bott’lé’s d’ paille
Dans l’ cul d’la tomb’rée à fumier ;
Et, nout’ jument un coup ett’lée,
Je soumm’s partis, rasant les bords
Des guérets blancs, des vign’s gelées,
Pour aller relever les morts…
Dans moun arpent des » Guerouettes « ,
J’ n’ n’avons ramassé troués
Avec Penette…
J’ n’ n’avons ramassé troués :
Deux moblots, un bavaroués !
La vieill’ jument r’grichait l’oreille
Et v’la-t-y pas qu’ tout en marchant,
J’ faisons l’ver eun’ volte d’ corneilles
Coumm’ ça, juste au mitan d’ mon champ.
Dans c’ champ qu’était eun’luzarniére,
Afin d’ mieux jiter un coup d’ yeux,
J’ me guch’ dessus l’ fait’ d’eun’ têtiére,
Et quoué que j’ voués ?… Ah ! nom de Dieu ! ,,.
Troués pauv’s bougr’s su’ l’ devars des mottes
Etint allongés tout à plat,
Coumme endormis dans leu’ capote,
Par ce sapré’ matin d’verglas ;
lls’ tin déjà raid’s coumme eun’ planche :
L’ peurmier, j’avons r’trouvé son bras,
– Un galon d’ lain’roug’ su’ la manche –
Dans l’ champ à Tienne, au creux d’eun’ râ’…
Quant au s’cond, il ‘tait tout d’eun’ pièce,
Mais eun’ ball’ gn’ avait vrillé l’ front
Et l’ sang vif de sa bell’ jeunesse .
Goulait par un michant trou rond :
C’était quand même un fameux drille
Avec un d’ ces jolis musieaux
Qui font coumm’ ça r’luquer les filles…
J’ l’ont chargé dans mon tombezieau ! …
L’trouésième, avec son casque à ch’nille,
Avait logé dans nout’ maison :
Il avait toute eun’ chié’ d’ famille
Qu’il eusspliquait en son jargon.
I’ f’sait des aguignoch’s au drôle,
Li fabriquait des subeziots
Ou ben l’ guchait su’ ses épaules…
I’ n’aura pas r’vu ses petiots ! …
Là-bas, dans un coin sans emblaves,
Des gâs avint creusé l’ sol frouéd
Coumm’ pour ensiler des beutt’raves :
J’ soumm’s venu avec nout’ charroué !
Au fond d’eun’tranché’, côte à côte,
Y avait troués cent morts d’étendus :
J’ont casé su’ l’ tas les troués nôt’es,
Pis, j’ont tiré la tarr’ dessus…
Les jeun’s qu’avez pas vu la guarre,
Buvons un coup ! parlons pus d’ ça !
Et qu’ l’anné’ qui vient soit prospare
Pour les sillons et pour les sâs !
Rentrez des charr’té’s d’ grapp’s varmeilles,
D’ luzarne grasse et d’ francs épis,
Mais n’ fait’s jamais d’ récolt’ pareille
A nout’ récolte ed’ d’souéxant’-dix ! …
*
Aguignoches = Des agaceries amicales.
Drôles = Les gamins.
Guché = Terme Solognot et du Val de Loire signifiant perché immobile. Les Beaucerons disent : « juité ».
Guérouette = Terrain de peu de valeur, lieu-dit cadastral de mauvaises terres.
Michant ou méchant = Petit, de peu de valeur.
Mitan = Le milieu.
Moblots = Surnom familier des soldats français de la garde mobile en 1870 (le mot est resté dans la région beauceronne où eurent lieu de nombreux combats : Loigny, Coulmiers…).
Râ = Pour raie, sillon creux.
R’gricher = Relever les narines, les oreilles avec dégoût, méfiance ou peur.
Sâs = Les ceps de vigne.
Subéziot = Celui qui siffle souvent ; désigne aussi le sifflet confectionné quand les tiges sont en sève, de façon à pouvoir décoller l’écorce de l’aubier (sureau, lilas…).
Têtière = La partie élevée d’un champ, d’un tertre, appelée aussi la sommière ou le sommier.
LA COMPLAINTE DES TERRE-NEUVAS
https://www.youtube.com/watch?v=wTmiprWeIwA
Il faut qu’tout l’monde mange ici-bas !
C’est-y pas vrai, les Terre-Neuvas ?
*
Nous autres si l’on part sur l’bateau.
C’est-y pas vrai ? (bis)
C’est pour faire manger nos petiots
C’est-y pas vrai
Les Terre-Neuvas ?
*
Des fois l’un d’nous tombe dans la mer
C’est comme une grande gueule affamée.
*
Tant pis pour lui, le pauvr’ garçon
Faut qu’ils mangent aussi, les poissons !
*
Les ceusses qui restent après ça
S’mettent à pêcher ces poissons-là!
*
S’mettent à pêcher avec ardeur,
C’est pour engraisser l’armateur !
*
Il faut qu’tout l’monde mange ici bas !
Y’a qu’nos petiots qui ne mangent pas !
*
Puisqu’on ne gagne pas sur l’bateau
De quoi faire manger nos petiots !
*
Alors qu’est-ce qu’on va fout’ la-bas ?
Alors qu’est-ce qu’on va fout’ la-bas?
*
On va pêcher avec not’coeur
C’est pour engraisser l’armateur !
*
LA COMPLAINTE DE LOUIS-MARIE JOSSIC
https://www.youtube.com/watch?v=qE7kMrJV-oo
Comme un goéland seul dans la tempête
Mon cœur va contre le vent
N’oun pe drouk enni soskoet
Pa’m eus taolet troad aman
Je ne sais quel mal m’a frappé
Lorsque j’ai mis les pieds ici.
Le savais-tu, pauvre Louis-Marie
En t’engageant pour cinq ans ?
C’est pour noyer malheurs et soucis
Qu’un marin chante son chant.
Hé-hé-oh…
*
Jeune apprenti à hisser la misaine,
Je n’ai que peine à peine encore.
Ma daeroù takeen
A gouezh goustadik er mor.
Mes larmes goutte à goutte
Tombent lentement dans la mer
A Brest à bord de la Bretagne,
Qu’on dit être un bagne flottant,
Il n’est que coups, maladie et drame,
Et mépris du commandant.
Hé-hé-oh…
*
Dites à mes sœurs, dites à mes deux frères,
Toujours mon cœur reste à Lavau* ;
Ne dites rien à mon père, ma mère
Sur le sort des matelots.
Hé-hé-oh…
* village du bord de la Loire.
LA COMPLAINTE DE YUNA MADALEN
https://www.youtube.com/watch?v=1K3wGXGEJwI
Marie Madalen, du fond du passé
Le printemps ramène les longues journées
Les journées de peine dans les champs de blé
De Monsieur Étienne de Kérandoaré
Mari Madalen, Mari plac’h gwechall
Le printemps ramène les longues journées,
Diwezhiou labour, er parkou segal,
Parkou braz an Aotrou Stephan Kérandoaré
Le dimanche elle le voyait prier dans l’église de Hédé
Dieu tu l’aimais, soumise, effacée, il ne t’a jamais regardée.
Yuna Madalen, un siècle a passé
Le printemps ramène les longues journées
Plus lourde est la chaîne quand revient l’été
Pour une ouvrière de chez Kérandoaré
Yuna Madalen, goude kant goan,
Le printemps ramène les longues journées
Re bounner ar bec’h pa ze gouezh an hanv,
‘Vit ur vicherouez eus ti Kérandoaré.
Mais le dimanche pendant qu’il va chasser aux garennes de Hédé
Tu vas à Rennes, tu vas dessiner sur l’usine un poing noir serré.
LA COMPLAINTE NOIRE
https://www.youtube.com/watch?v=bSgu-tWd8_0
***
Chansons de la période des Trente Glorieuses.
*
Dans le style burlesque de La Complainte du Progrès :
LA COMPLAINTE DU BOUCHER
https://www.youtube.com/watch?v=yOYjV4SpziM
LA COMPLAINTE DU P 3
https://www.youtube.com/watch?v=Rh-2mBBGO0U
*
Dans un style néo-romantique :
LA COMPLAINTE DE LA BUTTE
https://www.youtube.com/watch?v=mz-4ab9i16Q
Paroles Jean Renoir, Musique Georges Van Parys
LA COMPLAINTE DES INFIDÈLES
https://www.youtube.com/watch?v=cUc6j1ApBYU
*
Dans le style « de gauche » :
LA COMPLAINTE DES FILLES DE JOIE
https://www.youtube.com/watch?v=HwPgs21a8_I
LA COMPLAINTE DE LA TÉLÉ
https://www.youtube.com/watch?v=ja31rCWUPFc
Chanson avec plusieurs allusions aux émissions de l’époque d’avant 68, ou au « carré blanc », ou encore à l’Affaire Ben Barka (sujet tabou alors) ; mais sur le fond elle est plus que jamais d’actualité comme le film Ginger et Fred des années 80, de Fellini.
COMPLAINTE DE PABLO NERUDA
https://www.youtube.com/watch?v=yXQAkJNxQEM
Texte d’Aragon (de 1948). Soutien de Salvador Allende, prix Nobel de littérature en 1971, rentré au Chili en 1972 où il est accueillit triomphalement, il y rédige Incitación al Nixoncidio y elogio de la revolución, le coup d’État sanglant du 11 septembre (sic) 1973 renverse et assassine le président élu Allende, dans la foulée la maison de Neruda à Santiago est saccagée et ses livres jetés au bûcher, puis le poète et homme politique meurt le 23 septembre de la même année (officiellement d’un cancer, mais sa mort fait encore objet de polémiques).
*
Dans le style « Belle Province » :
LA COMPLAINTE DU PHOQUE EN ALASKA




