On vit une époque vraiment formidable !
Hier matin, un homme armé (d’une vraie ou fausse arme) a soutiré dans une bijouterie chic de Paris des bijoux d’un montant évalué pour l’instant à un million d’euros.
Le côté amusant de la chose est que cela s’est produit rue du Faubourg Saint-Honoré, le quartier des bijouteries de luxe sensé être très surveillé.
Il est vrai que plus de 10.000 policiers et gendarmes sont occupés actuellement au grand guignol climatique qui devrait déboucher sur pas grand chose de concret comme d’habitude.
Le plus drôle : l’acte a été perpétré à proximité immédiate de l’Élysée (une quarantaine de mètres), et pas loin non plus du ministère de l’intérieur et du ministère de la justice.
C’est dire l’état de délabrement de tous les tas d’urgences.
Quelques notes hâtives et en vrac.
Je l’ai déjà énoncé, mais il est bon parfois de se répéter : lorsque je disais, il y a déjà un bon nombre d’années, autour de moi, que la gauche est aussi « fachote » que la droite, on me prenait pour un exagéreur ; ce n’est pas connaître l’Histoire depuis la fin du XVIIIe siècle.
Quand on lit « dans la presse généralement bien informée » que « le gouvernement envisage des centres de rétention (que c’est joliment nommé) pour (sic) les personnes fichées « S »… » on croit vivre un mauvais rêve d’un temps largement échu. À quand un Guantanamo « à la française » ? D’autres disent ; ce ne sont que rumeurs ! Pourtant ce qui semble bien établi est que les autorités de la police et de la gendarmerie seraient favorables à cette « option » . Du moins, c’est peut-être ce que l’on veut nous faire croire pour mieux dédouaner la mélasse immonde gouvernementale.
Ces simples fiches de police «concernent 20 000 personnes, dont 10 500 islamistes, et comportent quinze niveaux de dangerosité » (Le Monde).
Et je rappelle quand même que la privation de liberté est normalement de l’ordre de la Justice, non du gouvernement, ni des chambres, ni encore moins de la police. Du moins dans une dite démocratie avec séparation des pouvoirs déjà inégaux, puisque l’exécutif présidentiel en lui-même a déjà des pouvoirs exorbitants. La confusion des pouvoirs a un nom : dictature ou totalitarisme.
On a déjà vu ce que ça avait donné avec des écologistes n’ayant rien à voir avec le terrorisme qui jusqu’au 13 sont assignés à résidence, sans parler des perquisitions « administratives ». J’ai lu il y a quelques jours le témoignage d’une personne, un simple ouvrier à djellaba trop coutumière, qui s’est fait envahir par une horde de flics qui ne l’ont pas ménagé, qui ont foutu sens dessus dessous son appartement, et cassé sa porte. Après, c’est démerde-toi ! Aux dernières nouvelles, il était resté trois jours sans porte, il a pu être aidé par un ami, le voisinage dit : Il n’y a pas de fumée sans feu, et la police lui a ri au nez quand il a demandé un document par lequel elle lui avait cassé sa porte, espérant se faire rembourser par son assurance : Vous êtes sûr que c’était la police ?
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Mais ce n’est pas tout. D’autres documents de travail et « notes de réflexions » internes à l’État font état d’une volonté de limiter les libertés sur Internet : blocage ou interdiction en France des réseaux TOR (le net sous le net), obligation par les éditeurs de communiquer les clefs de chiffrement, etc. En clair : limiter la communication et aller fouiller dans le courrier de tout un chacun. Ce qui se fait d’ailleurs déjà tout à fait illégalement. Ajoutons encore cette idée, dont je ne sais même plus si elle est déjà mise en œuvre, d’interdiction administrative (sic) de sites.
Autres projets : « interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées », mais également supprimer les réseaux Wi-Fi publics. L’idée est bien entendu de pouvoir identifier une personne facilement en récupérant une adresse IP privée. L’obligation pour les cybercafés et les taxiphones ou téléboutiques d’établir des «listes de visite». Donc qui viseraient avant tout la population des immigrés et expatriés. Depuis 2011, Jésus, Marie ! c’est l’obsession du républico Jean-Louis Christ… Ou encore : remplacer les flashes des radars sur les routes par des caméras. Ce qui n’est après tout qu’une généralisation de pratiques déjà bien répandues en ville. D’une manière effrontée « le fils du républicain catalan » (sic) a affirmé « Non l’interdiction du Wi-Fi n’est pas une piste envisagée aujourd’hui pour lutter contre le terrorisme ». Mais demain qui sait ?!
Tout ceci pourrait être présenté en début d’année prochaine par la Direction générale de la police nationale au gouvernement pour finir comme on se doute chez les godillots du Parlement.
Il semblerait donc que l’état d’urgence soit le bon prétexte pour multiplier les pouvoirs discrétionnaires non seulement du gouvernement mais de ses polices. En attendant l’état d’urgence permanent et perpétuel.
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Bien entendu on ne saurait entendre aucun mea culpa, ni aucune once d’autocritique de la part de la maffia politique quant aux récents attentats. Pourtant ce sont même des media gouvernementaux comme France Inter qui se risquent en ce moment à énoncer quelques vérités – connues ou supputées depuis le début mais jamais affirmées ou confirmées aussi clairement (avant ceux qui l’affirmaient était des « complotistes », et tout était énoncé comme si les services secrets n’existaient pas!). Le financement et l’aide active donnés par la gauche (après la droite) aux tarés « islamistes » pour abattre El-Assad. Je ne saurais pas oublier (de répéter) l’appel public au meurtre d’El Assad par le sioniste Fabius-du-sang-contaminé.
Sioniste comme tout le gouvernement. Précision importante quand on voit à qui profite les crimes irakien, libyen et syrien (pour ne parler que de ceux-là) et le chaos. Les liens étroits entre le régime colonial terroriste sioniste et le régime dictatorial féodal saoudien n’est plus à démontrer. Comme n’est plus à rappeler le bon accueil fait par les gouvernements gauche-droite aux grandes démocraties du Qatar, Bahrein et autres bédouineries tribales du pétrole en France, soutiens actifs des islamistes. Tout se tient (par le pognon) et la lâcheté de nos hommes politiques.
Et ça serait les russes qui seraient des salauds !
Je dis que les premiers responsables des morts du vendredi 13, ce sont Hollande et toute sa clique, bien préparés par Sarközy et la sienne de clique. Ajoutons à ça le laxisme judiciaire jusqu’à la « garderie » des sceaux, ou la volonté de vider les prisons par unique souci d’économie, doublé d’une incurie économico-financière, ou plutôt d’une organisation de la misère sous le joug voulu de la finance internationale dont le pouvoir ne tient pourtant qu’à du vent. Politichiens de l’impérialisme !
Et puis, il est si facile de manipuler des paumés, des exaltés incultes et des simples d’esprit ; et ceci d’autant mieux que l’on connaît bien leurs chefs. C’est la même histoire par ce côté que tout ce qui a tourné autour de Bin Laden, et de quelques autres affaires plus récentes en France.
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Et pendant ce temps, l’on oublie de s’appesantir sur la désaffection des masses pour les élections ou sur le refus de choisir entre la peste et le choléra. Additionnez le nombre d’abstentionnistes, de gens qui votent blancs ou nuls, et de non inscrits (dernier chiffre évalué à 5,6 millions de personnes !) et vous verrez tout de suite plus riquiqui les partis politiques, qui d’ailleurs sont généralement de grandes coquilles vides hormis la présence des apparatchiks et hommes de mains colleurs d’affiches. Et la petite presse qui nous dit sans rire : on a fait un sondage, si les abstentionnistes votaient, ils voteraient sensiblement comme le reste des électeurs. Ben voyons ! Mais pourquoi ne le font-ils pas ? Par simple flemme ou indifférence, égoïsme, manque de sens civique ?
Oui riquiqui l’adhésion populaire, généralement par défaut d’ailleurs, ou par inversion et aversion. La non adhésion donc. Autrement dit, on vote plus contre que pour, contre untel pour s’en débarrasser que parce que l’autre candidat est plus beau (je n’ose même plus dire : moins nul). C’est ce qui fait le mouvement de balancier perpétuel, mais de moins en moins marqué, comme endormi, en inertie profonde, comme si l’horloge n’était plus remontée ; entretenant à vide la race bourgeoise devant un peuple toujours moins actif que réactif, moins héros que spectateur amorphe, et juge saisonnier des méfaits politiciens prévisibles et attendus.
Comme est riquiqui également l’absence de réaction (j’ai cru entendre faiblement la Ligue des Droits de l’Homme), le silence sidérant et complice des grandes gueules habituelles, officielles, monomaniaques des antiracistes/antifascistes patentés… Que disent les Femen ? Les rares qui l’ouvrent ne sont les obligés de personne (voir quelques pétitions).
A ce niveau je pense aux cris d’orfraies de « la petite gauche » pour dénoncer la répression ou la censure ailleurs, en Chine par exemple ! C’est qu’il y a la bonne et la mauvaise censure, ce n’est pas nouveau ; en France pas de censure de la presse a dit le gouvernement, ce qui veut dire finalement qu’elle s’autocensure suffisamment déjà, et qu’elle est au parfum de ce qu’il faut dire ou pas, qu’elle est aux ordres.
Les informations tronquées, orientées, partielles et partiales, de l’idéologie dominante et officielle, l’enflement de certains faits ou le silence, l’interdiction de s’exprimer pour certains, ou les commentaires biaisés ou faux sur les agissements des « mauvais éléments », ils connaissent bien déjà. D’ailleurs je ne vois pas le rapport entre la lutte contre le terrorisme (Est-ce bien du terrorisme d’ailleurs? Ça ne ressemble à rien) et la censure (de la presse ou non).
Enfin je voudrais dire que « la petite gauche » ne manque pas de toc. Le petit caudillo catalan a le culot de dire que eux (un électeur sur combien déjà?), c’est l’union de la France. Comme on peut le voir tous les jours et ceci dans la plus large concertation, non ? On a vu aussi récemment un apparatchik socialo hystérique s’en prenant encore aux gens de la Manif pour Tous. La seule manif qu’a pu organiser « la petite gauche », c’est la pitoyable mascarade d’après Charlie.
L’aplomb, ça marche toujours. Enfin, après la loi Gayssot toujours en cours, l’interdiction d’un spectacle de comique, la chasse aux sorcières de « Je ne suis pas Charlie », les manifestations d’État grotesques de janvier, et j’en passe, tout ça reste le bilan du « socialisme ».
Donc un crétin d’américain moyen, probablement mondialiste et communautariste « bronzé », vient de porter plainte contre le Metropolitan Museum of Art de New-York qui à son goût, qu’il considère être le seul légitime, exposerait quatre tableaux renaissants et baroque italiens dont les personnages et le Jésus seraient trop blancs ou trop blonds.
Les œuvres incriminées sont La Crucifixion de Francesco Granacci, Le Miracle des pains et des poissons du Tintoret, La Résurrection du Pérugin et La Sainte famille et les anges de Sebastiano Ricci. À une époque, faut-il le rappeler, où le christianisme était une « denrée » largement absente du continent africain, extrémité Est exceptée. Et tout l’Art qui va avec.
Art éthiopien chrétien
Icône « Pendente » XVIIIe siècle (second style de Gondar)
Œuvres au caractère «aryen » selon ses propres termes, or le Christ possédait, je le cite des «cheveux noirs et laineux et une peau couleur de bronze». J’ajouterai : et qui nous dit que contrairement à l’imagerie courante, il n’était pas grand, mince, à longs cheveux, mais petit, gros et à crâne rasé ?
La « conception » anhistorique, agéographique, asociologique de l’Art du petit homme est aussi bête que celle de l’abruti qui est incapable de faire la différence entre l’art et la religion. Entre le message religieux et la qualité esthétique d’une œuvre. Ou qui n’aime pas l’orgue parce que c’est un instrument d’église. Et quand bien même, il est de très jolis Requiem ou Ave Maria chrétiens qui procurent de bonnes émotions. Et s’il fallait enlever tout ce qui depuis la nuit des temps est religieux de l’Art, ou du domaine du sacré, celui-ci serait plutôt riquiqui.
Est-il besoin de faire de longues phrases sur l’état de délabrement mental et de l’inculture géo-historique crasse de ce petit homme de rien de la sous-culture américaine, digne produit normé et de masse de son époque, personnage probablement sans aucun talent (il n’est malheureusement pas le seul) et qui je suppose, serait prêt à détruire ces tableaux du diable blanc s’il en avait le pouvoir, comme le premier des intolérants, ou comme le premier crétin brûleur d’archives, de bibliothèques ou de châteaux innocents, des prétendues révolutions des deux derniers siècles.
Cette représentation du Christ «a notamment entraîné chez le plaignant un sentiment de rejet et l’impression de ne pas être accepté dans la société», est-il écrit sur la plainte.
Le mignon est troublé et choqué, mais il n’est pas obligé de s’imposer les musées « de blancs », et il devrait savoir que les canons de l’Art (et de la beauté) appartiennent à ceux qui le pratique et le font vivre, pas à ceux qui le consomme (en l’occurrence comme objet de propagande pour le petit homme sus-dit). Je parle d’Art évidemment et non pas de gribouillis infâmes et autres graffitis de la décadence élevés au rang d’art moderne, modernisme, ou modernité… autant de mots méprisables qui sont une insulte à l’Art et à la Poésie.
Statue Lobi, bien loin de tout lobby.
Art nègre, ou africain, comme on veut.
Moi, à sa place je me ferais tout petit. Et je me mettrais à peindre avec modestie des Jésus, Marie, Joseph tout noirs, à son goût. Ou je la fermerais. Je ne sais pas ce qu’en penseraient Senghor, Césaire, et plusieurs autres, de sa conception étriquée et imbécile de la bronzitude.
Il faut dire aussi que le droit américain est particulièrement taré : comment une telle plainte peut être recevable ?
Pour le consoler voici quelques vierges noires, des Marie qui doivent beaucoup aux cultes d’Isis et des eaux païens (on en a retrouvé aussi plusieurs autres, très « primitives », de bois noir ébène, parfois de pierre, couchées dans les marais ou près de fontaines). Comme quoi les blancs ne sont pas si racistes que ça. D’ailleurs, il ne faut pas être très raciste pour s’accommoder d’une religion néo-judaïque quand on est un goy.
… du Puy
(copie d’après un dessin original)
… de Czestochowska avec ses balafres occasionnées, dit-on par quelques huttérites ennemis de l’Art
https://www.youtube.com/watch?v=gZU7C-U2kOg
L’ gouvernement d’Hollande
S’en va à la débande.
Celui de Sarkozy
Fut tout aussi pourri.
Et la Le Pen itou
N’y pourrait rien du tout !
Pour être heureux vraiment…
Faut p’us d’ gouvernement
« Ils viennent comme balayeurs…
Mais ils restent comme noirs »
(Coluche)
*
J’ai été réveillé par du bruit dans l’escalier commun…
Des voix fortes de femmes, des chocs contre les murs…
*
À demi dans un rêve, je me dis :
Serait-ce une manif de Femens ?
Mais que viendraient-elles faire ici ?
Et puis leurs mots n’étaient pas en mon patois
Et encore moins en angliche langue bénie du Veau d’Or.
*
Puis les yeux ouverts,
Le cerveau en partie désembrumé,
Mon esprit m’a rappelé :
Mais non ! c’est mardi…
Ce sont les « balayeuses » dans l’escalier !
*
D’ailleurs, que viendraient faire les phénomènes
De la foire néo-totalitaire « antiraciste »,
Les femelles du triste cirque « féministe » contemporain,
Tout en parlant, dans « ma » cage d’escalier un balai à la main,
Ces sorcières ?
*
Non, « les miennes », ce n’était « que » deux négresses*,
Certes pas à plateau, mais dont une certaine allégresse
Soulageait leur labeur monotone, quotidien, et sans fin.
***
* Le Littré (extraits d’articles).
Négresse. s. f. Femme nègre. Il a été allaité par une négresse. ♦ Nous exigeons des négresses des travaux si durs, avant et après leur grossesse, que leur fruit n’arrive pas à terme, ou survit peu après l’accouchement, RAYNAL, Hist. phil. XI, 23.
Nègre. s. m. 1° Nom qu’on donne en général aux habitants noirs de l’Afrique. 2° Esclave noir. ♦ Les nègres sont bornés, parce que l’esclavage brise tous les ressorts de l’âme ; ils sont méchants, pas assez avec vous, RAYNAL, His. phil. XI, 24.
Familièrement. Traiter quelqu’un comme un nègre, le traiter avec beaucoup de dureté et de mépris. Faire travailler quelqu’un comme un nègre, exiger de lui un travail pénible, le faire travailler sans relâche. On dit de la même façon : travailler comme un nègre.
* Trésor de la langue française (extraits de l’article « nègre ») :
Par analogie (de fonction) a) Auxiliaire qui prépare le travail de quelqu’un et en particulier personne anonyme qui rédige pour une personnalité, qui compose les ouvrages d’un auteur connu. b) Homme à tout faire; personne exploitée sans limites.
***
Étymologie de « nègre » substantif. Du latin niger/nigru, « noir, ténébreux, qui se rapporte probablement au même radical que nox, nuit, proprement « la mort du jour, » de la racine sanscrite naç, détruire, périr, latin neco. L’affaiblissement de a en i se présente déjà dans le sanscrit niça pour naça, nuit, et dans le latin nisus, épervier, qui se rattache à la même racine » (le Larousse du XIXe siècle). Cf. le catalan negre, l’espagnol negro, l’italien negro (nero comme adjectif ou comme couleur), le portugais negro, l’occitan negre, le romanche neghér/negr (négër), le roumain negru (féminin : negresă)…
***
Et la conclusion (parmi d’autres charmantes réflexions*) de l’article « nègre-négresse » du Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle de Pierre Larousse, grand humaniste « progressiste » et libre penseur :
C’est en vain que quelques philanthropes ont essayé de prouver que l’espèce nègre est aussi intelligente que l’espèce blanche. Quelques rares exemples ne suffisent point pour prouver l’existence chez eux de grandes facultés intellectuelles. Un fait incontestable et qui domine tous les autres, c’est qu’ils ont le cerveau plus rétréci, plus léger et moins volumineux que celui de l’espèce blanche, et comme, dans toute la série animale, l’intelligence est en raison directe des dimensions du cerveau, du nombre et de la profondeur dés circonvolutions, ce fait suffit pour prouver la supériorité de l’espèce blanche sur l’espèce noire.
Mais cette supériorité intellectuelle, qui selon nous ne peut être révoquée en doute, donne-t-elle aux blancs le droit de réduire en esclavage la race inférieure? Non, mille fois non. Si les nègres se rapprochent de certaines espèces animales par leurs formes anatomiques, par leurs instincts grossiers, ils en diffèrent et se rapprochent des hommes blancs sous d’autres rapports dont nous devons tenir grand compte. Ils sont doués de la parole, et par la parole nous pouvons nouer avec eux des relations intellectuelles et morales, nous pouvons essayer de les élever jusqu’à nous, certains d’y réussir dans une certaine limite.
Du reste, un fait physiologique que nous ne devons jamais oublier, c’est que leur race est susceptible de se mêler à la nôtre, signe sensible et frappant de notre commune nature. Leur infériorité intellectuelle, loin de nous conférer le droit d’abuser de leur faiblesse, nous impose le devoir de les aider et de les protéger.
Toute la suffisance « modérée » et la condescendance « de gauche » du petit-blanc « républicain » sûr de son fait apportant, moins ladite civilisation, que l’exploitation sans vergogne ni même remords, de terres et d’hommes par saint Veau d’Or.
C’est avec de tels préjugés et partis pris de se mêler du sort des autres « pour leur bien » (sic) que s’est construit, en façade, tout le colonialisme (clérical ou non) depuis Christophe Colomb. Et plusieurs vaines, sectaires et inhumaines prétendues « révolutions ».
* Dont cette citation : L’amour excite chez les NÉGRESSES des transports inconnus partout ailleurs, et elles poussent l’audace du plaisir jusqu’à la rage la plus effrénée. (Virey.)
Le petit lexicographe.
Deux textes du chansonnier (de) Gaston Couté :
La Marseillaise des Requins
par Bernard Meulien
http://www.dailymotion.com/video/x6m5u3_la-marseillaise-des-requins-gaston_music
Allez ! petits soldats de France
Le jour des poir’s est arrivé.
Pour servir la Haute Finance
Allez vous en là-bas crever ! (bis)
Tandis qu’au cœur de la fournaise
Vous tomb’rez, une balle au front,
De nos combin’s nous causerons
En fredonnant la » Marseillaise » !
Refrain
Aux Armes, les enfants ! formez vos bataillons,
Marchez ! marchez ! nous récolt’rons
Dans le sang, des sillons !
Allez ! guerriers pleins de courage,
Petits fils de la liberté,
Allez réduire en esclavage
De pauvr’s Arbis épouvantés ! (bis)
Dans leurs douars, que le canon tonne
Plus fort que le tonnerr’ d’Allah :
Nous align’rons pendant c’temps-là,
Des chiffres en longues colonnes !
Allez-y ! qu’ les cadavr’s s’entassent
Par centaines et par milliers,
Que la plaine où les balles passent
N’soit plus qu’un immense charnier ! (bis)
D’vant l’récit de tout’s ces misères,
En ouvrant le journal de d’main,
Nous song’rons, nous frottant les mains :
» Ça n’biche pas trop mal, les affaires ! »
Allez ! si les autres voraces,
Si tous les requins d’Outre-Rhin,
Font en c’moment un’ sal’ grimace
Ça n’nous défris’ pas l’moindre brin (bis)
Un’ nouvelle guerre ? on s’en fout, puisque
C’est vous qui marcheriez encor
Pour défendre nos coffres-forts
Alors ! franch’ment, NOUS qu’est-c’qu’on risque ?
Nous entrerons dedans la place
Après que vous n’y serez plus :
Nous y trouverons vos carcasses
Près des carcasses des vaincus ! (bis)
Et sur les tombes toutes proches,
Se r’joignant à deux pieds dans l’sol
Avec l’or du meurtre et du vol
Nous emplirons froid’ment nos poches !
À lire le commentaire de la personne qui a mis cette vidéo en ligne :
Gaston Couté est le seul chanteur français à ma connaissance qui aie fait des chansons anticolonialistes avant 1914. Par ailleurs cette contre-version de la Marseillaise tranche sur les autres : en effet la plupart des parodies et autres adaptations de l’hymne national de la bourgeoisie française rendent peu ou prou hommage à leur modèle, ne serait-ce que sur le terrain minimum du patriotisme (La Marseillaise anticléricale par exemple pue à plein nez son radicalisme pourrissant, façon Clemenceau dans le plus pur style répression des manifestations de vignerons). Celle-là, non. Et il en faut du courage !
Justement cela m’amène à dire un mot du contexte : le 23 avril 1911, la France intervient militairement au Maroc pour dégager Fès menacée par les tribus hostiles au sultan. C’est évidemment un prétexte pour la France, qui avance ainsi des pions en Afrique du Nord. En réaction, le 1er juillet, un cuirassé allemand, le Panther, se présente dans le port d’Agadir, pour protester contre l’avancée des troupes françaises au Maroc. C’est le « coup d’Agadir ».
La chanson date de cette même année, et fait une juste analyse de la concurrence entre les impérialismes français et allemand qui conduira à la Première guerre mondiale. Chapeau l’artiste !
Pour Gaston Couté, à la date où il s’exprime, la Marseillaise ne peut plus être considérée comme un chant libérateur. J’ajoute qu’elle ne pouvait déjà plus l’être depuis que les Versaillais avaient réprimé les Communards, en mai 1871, aux accords de cette chanson. 30 000 morts. Je précise cela en réponse à tous les commentaires patriotards mouillants de bave républicaine que je lis au-dessous des vidéos qui répercutent la Marseillaise officielle.
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La Paysanne
par Gérard Pierron
https://www.youtube.com/watch?v=8jTk6ESlrhs&index=1&list=PLeaPDvw4hfvkjj-QywAGKBZGgZDoYxRRv
Paysans dont la simple histoire
Chante en nos cœurs et nos cerveaux
L’exquise douceur de la Loire
Et la bonté des vins nouveaux,
Allons-nous, esclaves placides,
Dans un sillon où le sang luit
Rester à piétiner au bruit
Des Marseillaises fratricides ?…
*
En route ! Allons les gâs! Jetons nos vieux sabots
Marchons,
Marchons,
À des sillons plus larges et plus beaux !
*
A la clarté des soirs sans voiles,
Regardons en face les cieux ;
Cimetière fleuri d’étoiles
Où nous enterrerons les dieux.
Car il faudra qu’on les enterre
Ces dieux féroces et maudits
Qui, sous espoir de Paradis,
Firent de l’enfer sur la « Terre » !…
*
Ne déversons plus l’anathème
En gestes grotesques et fous.
Sur tous ceux qui disent : » Je t’aime »
Dans un autre patois que nous ;
Et méprisons la gloire immonde
Des héros couverts de lauriers :
Ces assassins, ces flibustiers
Qui terrorisèrent le monde !
*
Plus de morales hypocrites
Dont les barrières, chaque jour,
Dans le sentier des marguerites,
Arrêtent les pas de l’amour !…
Et que la fille-mère quitte
Ce maintien de honte et de deuil
Pour étaler avec orgueil
Son ventre où l’avenir palpite !…
*
Semons nos blés, soignons nos souches !
Que l’or nourricier du soleil
Emplisse pour toutes nos bouches
L’épi blond, le raisin vermeil !…
Et, seule guerre nécessaire
Faisons la guerre au Capital,
Puisque son Or : soleil du mal,
Ne fait germer que la misère.
Ricet Barrier et autres – Chez nous aux élections (1978 )
https://www.youtube.com/watch?v=6nyvjY2tM9o
Electric Arena – la danse des élections (1973)
ILS ONT VOTÉ… ET PUIS, APRÈS ?
https://www.youtube.com/watch?v=t49WRsomT5U
A porter ma vie sur mon dos
J´ai déjà mis cinquante berges
Sans être un saint ni un salaud
Je ne vaux pas le moindre cierge
Marie, maman, voilà ton fils
Qu´on crucifie sur des affiches
Un doigt de scotch et un gin-fizz
Et tout le reste je m´en fiche!
Ils ont voté et puis, après?
J´ai la mémoire hémiplégique
Et les souvenirs éborgnés
Quand je me souviens de la trique
Il ne m´en vient que la moitié
Et vous voudriez que je cherche
La moitié d´un cul à botter?
En ces temps on ne voit pas lerche…
Ils n´ont même plus de cul, les français!
Ils ont voté et puis, après?
C´est un pays qui me débecte
Pas moyen de se faire Anglais
Ou Suisse ou con ou bien insecte
Partout ils sont confédérés,
Faut les voir à la télé-urne
Avec le général Frappard
Et leur bulletin dans les burnes
Et le mépris dans un placard!
Ils ont voté et puis, après?
Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu´au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient La Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé.
***
LA MARSEILLAISE
https://www.youtube.com/watch?v=LHvKGO3u3eY
J’connais un’ grue sur le Vieux Port
Avec des dents longu’s comm’ la faim
Et qui dégraf’ tous les marins
Qu’ont l’âm’ chagrine et le coeur d’or.
C’est à Marseill’ que j’vais la voir
Quand le soleil se fout en tweed
Et que l’mistral joue les caïds
C’est à Marseille qu’ell’ traîn’ le soir.
Elle a des jup’s à embarquer
Tous les chalands qui traîn’nt la nuit
Et des froufrous qui font tant d’bruit
Qu’on les entend au bout du quai.
Il suffit d’y mettre un peu d’soi
C’est un’ putain qu’aim’ que la braise
Et moi j’l’appelle la Marseillaise
C’est bien le moins que je lui dois.
Arrête un peu que j’vois
Si tu fais l’poids
Et si j’en aurai pour mon fric.
Arrête un peu que j’vois
Si les étoil’s couchent avec toi.
Et tu m’diras
Combien j’te dois.
J’connais un’ grue dans mon pays
Avec les dents longu’s comm’ le bras
Qui dégrafait tous les soldats
Qu’avaient la mort dans leur fusil.
C’est à Verdun qu’on peut la voir
Quand les souv’nirs se fout’nt en prise
Et que l’vent d’est pos’ sa valise
Et qu’les médaill’s font le trottoir.
Elle a un’ voix à embarquer
Tous les traîn’-putins qu’ell’ rencontre
Et il paraît qu’au bout du compte
Ça en fait un drôl’ de paquet.
Il suffit d’y mettre un peu d’soi
Au fond c’est qu’un’ chanson française
Mais qu’on l’appell’ la Marseillaise
Ça fait bizarr’ dans ces coins-là.
Arrête un peu que j’vois
Si t’as d’la voix
Si j’en aurais pour mes galons.
Arrête un peu que j’vois
Et puis qu’j’abreuv’ tous vos sillons.
Et j’vous dirai
Combien ça fait.
J’connais un’ grue qu’a pas d’principes
Les dents longu’s comme un jour sans pain
Qui dégrafait tous les gamins
Fumant leur vie dans leur cass’-pipe.
C’est dans les champs qu’ell’ traîn’ son cul
Où y a des croix comm’ des oiseaux
Des croix blanch’s plantées pour la peau
La peau des autr’s bien entendu.
Cell’-là on peut jamais la voir
A moins d’y voir les yeux fermés
Et l’périscop’ dans les trous d’nez
Bien allongé sous le boul’vard.
Suffit d’leur filer quat’ bouts d’bois
Et d’fair’ leur lit dans un peu d’glaise
Et d’leur chanter la Marseillaise
Et d’leur faire un’ bell’ jambe de bois.
Arrête un peu tes cuivres
Et tes tambours
Et ramèn’ moi l’accordéon.
Arrête un peu tes cuivres
Que je puiss’ finir ma chanson…
Le temps qu’ je baise
Ma Marseillaise.
Voici comment devrait se répartir en gros les suffrages du prochain scrutin, où il n’y a plus rien à scruter depuis bien longtemps déjà :
Parti des Abstentionnistes : 55 %
Extrême-droite : 13 %
Droite et groupuscules centristes : 14 %
« Gauche socialiste » et affidés : 10 %
Divers (dont blancs et nuls) : 8 %
Forme morte de « démocratie ». Dont il n’y a plus rien à attendre et encore moins à espérer.
À quand une nouvelle Constitution réellement démocratique ?
Je vois, sur un catalogue de libraire que je viens de recevoir, cet ouvrage « sur papier courant » en vente pour 25 euros : Dreyfus (capitaine Alfred), Souvenirs et correspondance publiés par son fils (Paris, Grasset, 1936).
J’en ignore le tirage global. Mais une note du bouquiniste précise : « il n’a été tiré que 76 exemplaires grands papiers ».
Les grands papiers sont le plus souvent donnés à des personnalités diverses.
Qu’est-on amené à conclure, en toute logique ?
L’Assiette au Beurre – n° 374 du 30 mai 1908 –
Zola au Panthéon – par D’Ostoya




