Je ne sais s’il y a plus lucides sur la question juive que les juifs dénommés ultra-orthodoxes, du moins ceux des haredim qui allient une bonne part d’anti-modernité presque amishienne et un esprit pré et anti-capitaliste à un anti-sionisme virulent ; ces descendants pour la plupart des juifs de Palestine qui vivaient en paix avec chrétiens et musulmans et autres, ou dans leurs ghettos volontaires, jusqu’au jour où le fléau des criquets sionistes investit la contrée pour y mettre un ignoble chaos.
– Si le second Temple a été détruit, c’est que Dieu omniprésent, omniscient, figure redoutable et crainte, l’a voulu ainsi. La faute en incombe au mauvais comportement des juifs, et avant tout des pharisiens du temps des romains.
– Si autrefois Pharaon les a chassés, si Babylone les a emprisonnés, si le premier temple est parti en cendres, c’est que Dieu l’a voulu également et que la faute, le péché est intégralement juif. Ce qui est dans l’ordre des choses puisque Dieu, le seul dieu valide est l’antique dieu pas même de la cité-état mais de la tribu, ou mieux encore de la caste des faiseurs de dieux, de Dieu en l’occurrence.
– Si les pogroms et autres holocautes se sont perpétués c’est que le peuple du judaïsme s’est mal comporté, sans doute vis-à-vis des autres hommes, mais plus sûrement vis-à-vis de Dieu, être intransigeant volontiers cruel avec son propre peuple élu. Comme au temps antique où les juifs d’essence supérieure, les seuls vrais juifs, étaient ceux de la caste des prêtres et autres gardiens du temple dominant la tourbe nombreuse de ses serviteurs.
Déchéance, ces adorateurs haredim de Yhwh le Souffle divin, le Verbe, vivent ailleurs, à part, en un autre monde. Ils sont l’exact opposé des caricatures de juifs des temps modernes, présentés comme des êtres veules et fourbes, sans vergogne, avides de pouvoir, dominateurs, prêtres du Veau d’Or et de la décadence mondialiste, mondaine ou spectaculaire. Rien de commun donc avec la maffia des Rothschild, des Schwartz-Soros, BHL, Attali, DSK, Lanzmann cet « athée viscéralement attaché à Israël » (Lanzmann dixit)…
Ils attendent le Vrai Messie jusqu’à la fin des temps. Car il ne viendra sans doute jamais en leur esprit torturé totalement tourné vers l’intérieur des textes sacrés, d’un mysticisme profond, d’une kabbale existentielle pour eux, par eux, en eux. Ils sont le côté névrotique de la maladie judaïque quand le sionisme en est le côté psychopathique ou plus exactement sociopathique.
Leur vie est totalement théocratiste, patriarcale, nataliste, anachronique, immuable. Ils ne connaissent que la Thora et leurs sages, leurs rabbins. Ils sont d’avant le Talmud même, et ont peur d’eux-mêmes et des mauvais instincts et penchants. Plus encore de ce monde décadent. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne leur arrivent pas à eux aussi de succomber, mais du moins parfois dans le seul domaine des mœurs.
Leur Dieu n’est pas même Qui aime bien châtie bien, mais c’est une sorte de Baal du Malheur tourné, non vers le monde extérieur comme l’abomination sioniste, mais contre eux-mêmes chargés de le servir. Il convient pour eux d’être à la hauteur de leur dieu, et non pas à la bassesse du monde contemporain où grouillent leurs faux congénères dévoyés.
Ils ont tout lieu de croire que le Mal est en eux, que l’anti-judaïsme leur incombe et leur revient de droit et les lie aux autres hommes, et plus encore vient du mal agir juif. C’est pourquoi ils cherchent le contact de ceux qui sont les moins philo-juifs ou les plus critiques vis-à-vis du judaïsme et plus encore du sionisme. Mais c’est aussi qu’ils devinent, perçoivent ou voient trop clairement l’inévitable, le prochain malheur annoncé des Juifs. Ils ont, à eux seuls, plus très nombreux, charge testamentaire.
Ils n’ont que faire de la cité du Mal moderne et se réfugient dans le refus radical d’un État juif, de l’armée, des élections. Ils ne sont donc pas, ils ne peuvent donc pas être totalement mauvais aux yeux de leur dieu, ni à mes yeux d’ailleurs. Le seul chrétien à qui je pourrais les comparer, du moins du côté de l’intransigeance, est Léon Bloy, cet autre animal dinosaurien qui ne manque pas lui non plus de grandeur. De grandeur opiniâtre et totalement vaine.
CORSICA
Extraits d’un poème de l’écrivain syrien Nizar Kabbani (1923-1998) consacré à la Résistance palestino-libanaise :
De terrorisme on nous accuse
Si nous osons prendre défense de notre femme et de la rose
Et de l’azur et du poème ;
Si nous osons prendre défense d’une patrie sans eau, sans air ;
D’une patrie qui a perdu sa tente et sa chamelle et même son café noir.
De terrorisme on nous accuse
Quand nous décrivons les dépouilles d’une patrie décomposée et dénudée
Et dont les restes en lambeaux sont dispersés aux quatre vents ;
D’une patrie cherchant son adresse et son nom ;
D’une patrie ne conservant de ses antiques épopées que les élégies de Khansa ;
D’une patrie où ni le rouge, ni le jaune, ni le vert ne teignent plus les horizons. […]
D’une patrie où les oiseaux sont censurés dans leurs chansons ;
D’une patrie où, terrifiés, les écrivains ont pris le pli d’écrire la page du néant. […]
Dans notre nation, il n’y a plus […] personne pour crier « Gare » !
À la face de ceux qui ont abandonné à autrui notre foyer et notre huile et notre pain,
Transformant notre maison si heureuse en capharnaüm.
Il ne reste plus rien de notre poésie qui n’ait sur le lit d’un tyran perdu sa virginité.
Du mépris nous avons pris le pli de l’habitude.
Que reste-t-il donc de l’homme lorsqu’il s’habitue au mépris ? […]
De terrorisme on nous accuse quand nous refusons notre mort
Sous les râteaux israéliens qui ratissent notre terre,
Qui ratissent notre Histoire, qui ratissent notre Évangile,
Qui ratissent notre Coran et le sol de nos prophètes.
Si c’est là notre crime… Que vive le terrorisme !
De terrorisme on nous accuse si nous refusons que les Juifs, que les Mongols et les Barbares nous effacent de leur main.
Oui, nous lançons des pierres sur la maison de verre du Conseil de Sécurité soumis à l’empereur suprême.
De terrorisme on nous accuse lorsque nous refusons de négocier avec les loups
Et de tendre nos deux bras à la prostitution :
L’Amérique… ennemie de la culture humaine, elle-même sans culture ;
Ennemie de l’urbaine civilisation dont elle-même est dépourvue ;
L’Amérique… bâtisse géante mais sans murs.
De terrorisme on nous accuse si nous refusons un siècle où ce pays, de lui-même satisfait, s’est érigé en traducteur assermenté de la langue des Hébreux.
***
Khansa : Al-Khansā’ surnom de Tumād̩ir bint ʿamr, poétesse arabe semi-légendaire qui serait morte au tout début de l’ère islamique entre 634 et 644. Khansā, qui signifie littéralement : « au nez écrasé », est une manière de désigner la gazelle en arabe.
Petit Hymne à Aton.
Salut à toi, Râ parfait qui irradie dès l’aube. Tes rayons sont dans les visages, mais on ne peut les percevoir. L’or fin, lui-même, ne peut être comparé à ta lumière. Constructeur, tu as forgé ton corps dans l’or. Tailleur qui t’es taillé toi-même, ô sculpteur qui n’a jamais été sculpté. Ô l’unique sans pareil qui traverse le temps éternel dominant les millions de chemins placés sous ta conduite.
Quand tu traverses le ciel chacun peut te voir, mais tu chemines aussi caché pour leurs regards. Dès l’aube de chaque jour tu te manifestes, et la navigation est prospère, conduite par Ta Majesté. En une courte journée, tu parcours un chemin long de dizaines de millions de lieues ; mais chaque jour pour toi dure le temps d’un instant.
Lorsque tu te couches, tu achèves pareillement les heures de la nuit. Tu poursuis cette course, sans apporter de trêve à tes efforts. Tous les yeux voient grâce à toi, mais ne pensent plus le faire lorsque Ta Majesté est couchée. Tu fais se lever le monde lorsque l’aube étincelle. Mais, lorsque tu te couches dans l’horizon, le monde s’endort comme s’il était mort.
Salut à toi, Aton du jour, qui as créé les humains et qui les as fait vivre, grand faucon aux plumes bigarrées, qui est venu à l’existence en s’élevant lui-même, apparu seul sans avoir été mis au monde, Horus l’aîné, qui est au cœur de Nout la Céleste, à qui l’on prodigue les cris d’allégresse quand il se lève comme lorsqu’il se couche, forgeron des produits de la terre.
Amon des hommes, qui conquiert les Deux Terres du plus grand au plus petit, mère bienfaisante des dieux et des humains, artisan patient, qui connaît la fatigue tandis qu’il les façonne en nombre sans limites, berger vaillant, protégeant son troupeau, l’asile qui lui permet de vivre.
Courant, se hâtant, se pressant, tu es Khepri, à la naissance illustre, élevant ta beauté dans le corps de Nout la Céleste, Tu es celui qui, chaque jour, atteint l’extrémité des terres, tandis que le regardent ceux qui marchent sur elles, éclairant dans le ciel les devenirs du jour.
Tu composes les saisons avec les mois, tu tisses à ton gré la chaleur, à ton gré la fraîcheur. Tu permets que les corps se délassent, en les embrassant. La terre tout entière s’agite, joyeusement, pour ton lever quotidien et te vénère.
(traducteur inconnu)
On est en Pays d’Absurdie.
Supprimer la nationalité française à des binationaux nés en France est une aberration car c’est remettre en cause un droit imprescriptible : le droit du sol. Et même attenter au simple bon sens : on est culturellement et avant tout du pays où l’on a grandi.
De même, accorder des nationalités françaises à tour de bras à des non-français de souche en est une autre, d’aberration.
Comme de maintenir ce système aberrant de binationaux, voire trinationaux comme certains américano-franco-israéliens.
La double-nationalité (en certains milieux avant tout, je pense ici aux sportifs africains et potentiellement à tout juif ou prétendu tel qui se fait israélien) est une entorse au principe d’égalité, au même titre que la loi Gayssot en est une autre.
Ou alors il faut l’étendre à tout français de souche et reconnaitre les nations alsacienne, corse, basque, bretonne, etc.
Et puisqu’on y est, et que la société marche la tête totalement en bas, il faut étendre l’interdiction de remettre en cause tous les génocides avérés ou non depuis la nuit des temps.
Mais, seuls les génocides patentés, qui rapportent politiquement et socialement parlant, intéressent les députés incultes et imbéciles de tous les bords, partisans d’une nouvelle Inquisition “laïque” au nom des Droits de l’Homme ! Et de l’Égalité !!! Or d’autre part, aucun n’entend remettre en cause le système inégalitaire de la double-douillette-nationalité.
Pays à la dérive, qui perd toute raison et toutes vraies valeurs !
À défaut de Sacré, de Poésie et de beauté des Arts,
Il nous reste le massacré, ou le con sacré d’un monde odieux.
On n’a pas choax. Curieux laïcards. Sacrés lascars et pantins.
Sorti tout droit de Wikimachin, l’Encyclopédie de l’Élite :
« En 2010, le prêtre et historien jésuite Peter Gumpel, postulateur du procès en béatification de Pie XII, révèle que le Pape s’est à plusieurs reprises livré à des exorcismes à distance à l’égard d’Hitler, témoignant de la conviction du souverain pontife que le dictateur nazi était non seulement un criminel mais qu’il était, au-delà, possédé par le Diable. »
*
Il n’est pas dit qu’il ait fait la même chose pour les criminels et terroristes Staline, Churchill et Roosevelt. Alliés du temps de guerre.
Jusqu’à preuve du contraire c’est bien Staline qui aura ordonné la mort de 15 à 20 millions de ses compatriotes, et ce sont bien Churchill et Roosevelt qui ont organisé les bombardements massifs et répétés des (sur les) Européens pendant la seconde guerre mondiale.
Et Hitler n’est pour rien dans les deux bombes atomiques sur le Japon. Mais bien plutôt toute cette maffia suprémaciste anglo-saxonne, avec en tête les deux ashké(pas mal)nazes : Oppenheimer le gentil stalinien et Einstein le doux sioniste pacifiste (sic).





