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LE GÉOMÈTRE VARIABLE

Paru également sur EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/07/le-geometre-variable-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

***

Le géomètre variable. À moins que ce ne soit le géo-maître, le maître de la Terre. C’est ainsi que j’ai envie de surnommer le vieux cheval de retour des insultes et injures médiatiques.

« J’ai pour principe de donner la parole à tout le monde… Moi je ne suis pas un filtre, je ne suis pas un juge… » déclarait Ardiçon dans un entretien accordé à quelque quidam.

C’était dans Thierry Ardisson chez lui, interview sans langue de bois, 1ère diffusion le 24/04/2011, visible et écoutable sur YouTube de nos jours encore.

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Le pitoyable monarchiste nihiliste, en son intérieur bourgeois, sous la protection d’un Christ Sauveur et d’un ouvrage qui semble être Erotoscope (publié en 2003, avec préface de l’inénarrable néo-colonialiste hirsute Michel Thomas, dit Houellebecq) ensemble de dessins de Tomi Ungerer, habituel illustrateur de livres pour enfants, auteur ici (bien évidemment !) d’un détournement comme auraient dit les situationnistes, ou « d’une satyre (sic, comme je l’ai lu), de pratiques et perversions à prendre au second degré » nous dit la critique. Ah ! ce second degré si « de gauche » et si propice à tout. N’étant pas censeur, moi ça m’amuse surtout. Mais je voudrais avant tout, retenir la présence dans un coin, de l’âme narquoise de David Hamilton en son crâne de Vanité. Âme qui observe et qui attend ; quoi donc ? peut être la chute de « l’idole ».

***

« J’ai pour principe de donner la parole à tout le monde… » Mais tu ne l’as pas donnée en défense à Hamilton ; uniquement à charge à ta potesse Poupinette. Une confrontation entre eux deux aurait eu de l’allure, non ?

 » Moi je ne suis pas un filtre… » : bis repetita placent.

« Moi je ne suis pas un juge… » En effet, tu n’es pas même un juge qui condamne, mais un exécuteur de basses œuvres ; tu as l’âme et le visage d’une balance, d’un provocateur aux désastres ou d’un bourreau. Tu as tout simplement appelé au suicide ou à l’assassinat (le saura-t-on jamais ?) d’un homme seul, âgé, sans défense aucune, dont l’appel, le communiqué de presse fut à peine repris par les médiocres et salopards de tous bords des media, à de rares exceptions près. Un homme qui craignait pour sa vie et qui fut retrouvé mort un mois plus tard dans des circonstances « bizarres autant qu’étranges ».

Et tout le monde, ou du moins ladite « opinion publique » semble trouver ça normal.

Je ne sais s’il faut parler de mépris de la part d’une presse devenue muette sur le sujet, ou de vagues remords. Se sentent-ils morveux ? « Ce n’est pas nous, nous on n’a fait que répercuter la rumeur, et patati et patata ». Ce qui serait pire : heureux de l’œuvre accomplie de concert ? Pour aider, accréditer les propos de la consœur ? Jolie maffia !

***

Enfin, l’on trouve encore mieux dans la bouche du plagiaire à succès :

« Mais dans mes émissions, il n’y a jamais de propos extrémistes… c’est vrai que ça aurait été interdit ».

Non, un seul exemple, on y a entendu simplement des propos divers faisant plus que friser l’islamophobie et l’arabophobie, mais que sont les maghrébins en France, n’est-ce pas ?

Par contre, il y est déjà plus dur d’évoquer d’autres sujets non extrémistes et non phantasmatiques.

C’est ça, ce qu’on appelle la « liberté d’expression » en France ?

« C’est vrai que ça aurait été interdit ». Interdit par qui et selon quels critères ? Critères de lois ou bon vouloir de ton employeur, Hardiçon ? Ou encore selon le vent dominant de ladite « opinion publique » ? Ou suite à consignes discrètes des plus hauts lieux ?

Et l’on comprend mieux, et l’on comprend bien que lorsque tu as bramé en gros lâche hargneux, haineux, du fond douillet de ton studio, à l’encontre du pauvre et âgé David Hamilton – dont le nom circulait dans une rumeur qui s’enflait :

 » Moi je vais dire son nom (« bip » pour la forme, d’ailleurs cela a été formulé devant témoins)… Je ne sais pas s’il regarde la télé. Mais t’es un bel enculé, connard, va.  »

Tu as donc fait « oeuvre de salubrité publique » si je comprends bien. Oeuvre de salut public, comme le Comité du même nom. En petit Saint-Just, en Robespierre riquiqui, en infime Barère. Tu sais, ceux qui affectionnaient de réduire la noblesse que tu dis tant aimer. En avorton des latrines publiques, plutôt en un temps ou comme jamais le nombre, l’uniformisation, la masse, font la preuve et la réalité ; le bon, le beau et le bien. La Vérité. Nouvelle Pravda.

C’est la liberté d’expression sans doute aucun ! Celle du hardi çon et de tous ses complices médiateux. L’expression même de la Liberté… d’insulter, d’injurier et de diffamer. L’autre nom de l’écrasement médiatique (impuni !) du citoyen ordinaire, sans défense. Et qui plus est… innocent et au casier judiciaire vierge.

ODE POUR UN GROS ÇON (du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON)

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/06/ode-pour-un-gros-con/

*

Ode pour un gros çon

***

Le père Hardi eut pour fils Çon,

Qu’on appela donc Hardi Çon,

Conçu – qui sait ? – dans la boisson,

Né comme on lâche un gras caisson,

Déjà raté le nourrisson !

Con ! Ecoutez-en la chanson !

*

Jeune homme au cerveau mollasson

Qu’on appela – pauvre enfançon –

Le mal poli, mal poli Çon,

Avec rien dans le caleçon

Il broutait très peu de cresson,

Con ! Ecoutez-en la chanson !

*

Il draguait tous les paillassons

Des gens puissants à leur façon

Et on l’appelait Hardi Çon,

Pauvre esprit – malheureux garçon ! –

Et c’était là ses seuls frissons,

Con ! Ecoutez-en la chanson !

*

Il faisait des yeux de poisson

A la moindre contrefaçon

Et ne recevait de leçons

Que des conformistes de son

Acabit, le pleutre Hardi Çon,

Con, écoutez-en la chanson !

*

Çon ça rimait avec buisson,

Çon ça rimait avec tesson.

Ah ! Que de çons ! Compatissons !

Voilà que me vient le soupçon

Que Hardi Çon est un vrai çon,

Con, écoutez-en la chanson !

*

Il n’est plus jeune, ce plançon !

Regardez-le ! Observez son

Front, vieux beau marqué d’un poinçon.

De sa gloire c’est la rançon.

Mais comme il porte en écusson

Sa çonnerie, o Hardi Çon !

*

O Hardi Çon, amant glaçon !

O grand cerveau de limaçon !

Mordeur à tous les hameçons !

Amis, chantons à l’unisson :

« Si Hardi Çon était boisson,

L’écho dirait : ciel, vomissons ! »

RONDEL POUR UN ÇON

se retrouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/06/rondel-pour-un-hardi-con-poeme-par-jean-pierre-fleury/

***

Rondel pour un Çon

Connaissez-vous le hardi çon
De l’anathème en ses balcons ?
Celui bien con, celui fécond
Du charançon des caleçons ?
*
Connaissez-vous le hardi çon
De l’anathème en ses balcons ?
Dans sa leçon aux limaçons,
Celui bien con de ce « faucon » ?
*
C’est la chanson de l’échanson
_ pas de Chausson et en gascon* _
Pour tous les cons (sans être abscons)
Dont la boisson est eau de son.
Connaissez-vous le hardi çon ?

***
* vieille expression pour signifier : sans se compromettre.

« NOUVELLE ÉTUDE LECANULLARDESQUE »

cet article se trouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/06/nouvelle-etude-lecanullardesque-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

 

Je voudrais venir ou revenir sur quelques aspects du personnage.

Notoriété.

Au printemps 2015, pour une quelconque gazette pipole, la fameuse Poupette affirmait à propos de ses dix années passées comme présentatrice sur TF1, crachant légèrement dans la soupe :
« J’ai goûté au luxe mais je me suis rendu compte à quel point c’était un décor en carton-pâte. Au début, c’est génial sauf qu’après tu as un arrière-goût et tu n’as plus envie d’y retourner. »
Enfin, quand même un arrière goût tenace d’une dizaine d’années ! Et puis ce n’était pas le premier décor en carton-pâte, non ? oui ? après celui des Miss par exemple.
Et cette phrase essentielle :
 » C’est précisément en terme d’image, de notoriété que tout m’a échappé. Et au final, vous êtes dans un château mais vous aimeriez être ailleurs aussi… » des
Voir également Paris-Match de la même époque (29 avril 2015) : Q. — C’est si difficile à supporter, la notoriété ? R. — Celle qui m’affectait, oui.
En clair : finalement elle était prise pour ce qu’elle était, une blondasse chargée d’attirer le chaland sur TF1 dans diverses émissions dites de « divertissement ». Mais elle avait déjà une autre ambition « non factice » : l’écriture. Ou pour le dire à sa manière :
« Je me suis muselée pendant des années car c’était super, c’était grisant, c’était génial, mais je pense qu’on ne peut pas oublier ses rêves. Je me suis toujours imaginé en Camargue en train d’écrire des livres et j’ai fait tout l’inverse pendant 10 ans. »
Donc, sa notoriété en paillettes n’était pas la bonne, elle en voulait une plus grande. On a vu ce que cela a donné. « Écrivain » (entre guillemets), elle déclara en cette même année 2015 :
« C’était un besoin un peu comme un journal intime (…) Je suis en train de m’accomplir comme j’avais envie de le faire depuis longtemps. D’être loin de certaines choses, de revenir à l’essentiel. »
Un peu comme un journal intime ? Ou comme des romans ?
Que n’eusses-tu continué à te museler, Poupette ! Que n’eusses-tu refusé de « t’accomplir » (guillemets citatifs) !
Avide d’écriture (ou plutôt de reconnaissance « littéraire » à tous crins?) elle exhibe sa famille et ses déboires réels ou phantasmés en un non-style, un vocabulaire d’une extrême pauvreté, de l’ennui à lire, pire qu’un roman de gare.
La reconnaissance « littéraire » à n’importe quel prix… ? Au prix même d’un mort. Je ne crois pas me tromper en avançant que c’est la première fois qu’une campagne publicitaire pour un malheureux bouquin nullissime débouche en quelque sorte sur la mort d’un homme, et pas n’importe lequel.
Toujours à supposer que David Hamilton soit mort par suicide, et pas par crise cardiaque, ou victime d’un meurtre, ou d’un meurtre déguisé en suicide. Sur ce sujet voyez le blog EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON sur WordPress.

Contradictoire à l’envie.

Je résume :
Je suis restée dans le château car c’était super (surtout pour le porte-monnaie, je suppose) mais je suis finalement partie parce que… c’était nul.
Tous les hommes sont des salauds mais je m’exhibe aux yeux des mâles à deux « concours de beauté ».
Poupette n’est jamais à une contradiction près. Pas très cohérente.
Un jour elle affirme :
— Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse.
— « Papa et elle, c’est de l’Amour. » Idem pour Papy.
Et un autre jour :
— La sensation d’être aimée, prise dans les bras [des téléspectateurs], c’était fort. Cela ne m’était pas souvent arrivé dans mon enfance (Paris-Match).
Q. — Votre héroïne, Poupette, est une malade du contrôle, une anorexique qui se fait vomir… Étiez-vous comme cette jeune femme ? R. — Proche d’elle, en tout cas, oui : 46 kilos pour 1,69 mètre, à 20 ans. Disons que j’ai eu une enfance non protégée. Comme mon héroïne, je suis pleine de cicatrices, toute cabossée. (idem)
Je ne pense pas qu’elle ait contesté ces propos repris par les gazettes. Alors, comment la croire ? Et peut-on se fier à elle ? Celle qui dit encore, curieux propos pour quelqu’une qui prétend ne pas avoir été protégée :
— Je pense que, dès mon enfance, j’étais programmée pour le sacrifice,ce qui a fait de moi une parfaite petite animatrice blonde, bien lisse. J’ai été éduquée pour plaire, pour satisfaire les attentes sans tenir compte de mon propre épanouissement. Sachant d’autre part que « Poupette a toujours su. Elle est née avec. Une information innée. Une alerte programmée sur son disque dur. Les hommes sont des salauds. »
Moi, j’aurais bien vu Poupinette enfant gâtée et capricieuse à qui on a trop dit ou fait comprendre qu’elle put être jolie, autrefois.

Racolage public.

Et puis, l’écriture, c’est surtout : ne pas oublier de retourner montrer sa tête à la télé au bon moment ; comme par exemple dans Salut les terriens de son poteau Ardisson, pour faire la réclame de ses « ouvrages ».
C’est sans doute ce qu’elle appelle « vouloir sortir du système » ?… (sic : « Les gens ne comprennent pas que l’on puisse vouloir sortir du système », Paris-Match).
Et mieux encore : de revenir à demeure dans les media ; cette fois à la radio, où Poupette aura l’avantage de savoir qu’on ne la verra plus vieillir en direct. Cela me fait penser à Antoine, « l’artiste » qui conchie la métropole et la société et qui sait revenir régulièrement au bercail pour faire la promotion de livres et films !
Pour son émission de radio On est fait pour s’entendre, Poupette « est très inventive » comme disent les gazettes. Moi, je dirais bien avec mon esprit tordu : racoleuse. Par exemple l’un de ses sujets en 2015 a été la question de la simulation de l’orgasme. Sujet du débat : « Toutes les femmes simulent-elles ? » Présentation des faits : « La jolie blonde évoquera ainsi les raisons qui poussent les femmes à simuler l’orgasme, mais pas seulement. L’animatrice abordera également la pratique, plus taboue, chez les hommes. »

Sur le fil du rasoir, Poupinette ? Ô, j’en doute…

Aucunement dans le système ? Et qui sait, rebelle ? Artiste ? Ô, j’en doute encore plus …

Dans un petit coup de pouce également racoleur, la gazette titrera : « Flavie Flament en plein orgasme devant un Stéphane Bern ébahi ! » Où l’on apprend que Poupette aurait refait le coup d’une scène d’un film de Rob Reiner. Donc Poupette aurait simulé un orgasme dans un restaurant où se trouvaient – comme par hasard… – des journaleux. Mais rassurez-vous, assise et juste avec mimiques du visage et quelques râles.

« En train de déjeuner tranquillement autour d’une table [sic] en compagnie de son ami [un personnage travaillant dans l’immobilier ; un homme doux et aimant cuisiner, Poupinette dixit], Flavie Flament lui lance un « défi » : est-il si simple de repérer une femme qui simule ? La jeune femme commence alors à pousser des cris, à mimer (de façon remarquable, avouons-le) l’orgasme. Après deux bonnes minutes de comédie, l’ex animatrice de « Vis ma vie » et de « Stars à domicile » toise son interlocuteur du regard et reprend, comme si de rien n’était, son repas, en soupirant, l’air soulagé. »

Enfin… « l’orgasme », ça fait la paire avec son désir présent, un mois après la mort de David Hamilton, d’avoir de gros seins (cf. les gazettes pipoles les plus branchées). Ça fait la paire… de nichons.

Et encore un petit coup de cacaphilie.

Poupinette est donc l’autrice (sic) de trois livres, pour l’instant. Je n’avais pas trouvé bon de parcourir son livre pour enfants Lulu, la mouette, j’avais tort. Je m’y suis risqué dans un dernier sursaut de curiosité. Et là encore c’est assez édifiant.
Je lis au dos de couverture :
 » Lulu la Mouette, la canaille des quais de Trouville, la terreur du Festival du film américain de Deauville, la mouette qui fait caca sur tout le monde, eut un jour le coup de foudre… pour Armand le Goéland ! »
On ne nous dit pas si Armand est coprophage.
Finalement, je pense que Poupette a vraiment un vrai problème avec le caca. Son passé d’anorexique ? Retour du refoulé ? Sur un petit livre de 40 pages destiné aux 6/9 ans, paraît-il, plus de trois pages sont entièrement consacrées à Lucette, dite Lulu la mouette, fientant à droite et à gauche, dessins d’une autre personne à l’appui. Je ne voudrais pas priver mes lecteurs de cet extrait de choix :
 » La petite Lucette lasse des quolibets incessants de ses congénères, décida donc un jour qu’on l’appellerait désormais « Lulu la Mouette », et elle devint la terreur des quais de Trouville. Et comment me demanderez-vous ? Tout simplement en faisant caca sur tous ceux qui lui posaient problème !
Tous les ans, quand les grandes stars du cinéma américain se retrouvent pour une grande fête à Deauville, Lulu s’en donne à cœur joie ! C’est sa saison préférée !
À événement exceptionnel, régime exceptionnel ! Pour un caca de qualité, un caca qui colle bien aux vêtements, Lulu se gave de crevettes, et de brouailles de cabillaud. Ensuite, sous les crépitements des flashs des photographes, Lulu vise les plus beaux décolletés, les fleurs dans les chignons, les pochettes de soie dans les vestons. »
Et moi, je me demande si Lucette n’est pas l’autre nom de Poupette dévoilant ainsi sa déconvenue de ne pas faire partie de l’élite (sic) hollywoodienne, « tous ceux qui lui posaient problème ».
Enfin, c’est sans doute ce que la critique complaisante appelle « une histoire touchante, racontée avec humour et espièglerie » (Pariscope, mai 2015) ; « un petit bijou » Laurence Ferrari (Canal +) ; un livre pour enfant « drôle et émouvant » (Télé magazine, mai 2015).
Caca fienteux sur Castaldi. Caca putride sur Hamilton. Caca sur qui à venir et avec quelles conséquences ?

— Père Ubu, où es-tu ?
— Cornegidouille,
Je suis là et bien las
De cette andouille
Et ses cacas !

POËME CANULAIRE EN L’HONNEUR (PERDU) DES CANUTS, emprunté au blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

MADEMOISELLE LE CUL NU.

Poème ludique.

Par Saint Canus! Par Saint Canus! (*)

En païen j’ai tout le cul nu!

Ho la canuse! Ho le canut! (**)

En païen j’ai tout nu le cul !

 

Et disons-le, dans le cas nu (***),

Nu (***) n’est pas une lettre grecque

Et n’en déplaise au bon évêque (*)

En païen j’ai tout le cul nu!

 

Le cas nu (***) ou bien le cul nu,

Pas de canule en mon nu cul

Où nul intrus n’est bienvenu,

Comme sait bien Sieur Torchecul (****)!

 

Le cas nu ou bien le cul nu,

Est-ce du cochon ou de l’art?

En païen j’ai tout le cul nu!

Comme il est beau, le canular!

 

O toi, la reine le cul nu,

Le cul charnu, le cul chenu (*****)

En païen j’ai le cul tout nu

Dans ce beau cas, beau le cas nu!

 

Dans le cas nu, le cas nunuche

Est celui qui l’occupe au cul:

En païen j’ai le cul tout nu,

Mais mon cul n’est pas une ruche!

 

Dans le cas nu, le cas nucule (******)

Est celui qui m’occupe, au cul:

En païen j’ai le cul tout nu,

Je veux pas que flamant m’en…

 

(Merde, putain, chier, je trouve pas la rime).

LE BLOG EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON.

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Notes.

(*) https://fr.wikipedia.org/wiki/Canus_Natus

 

(**) Vers que j’emprunte, en en inversant les termes, à X. Privas, La Chanson de Lyon,1928, p. 17.: « Holà! les canuts, les canuses! Du temps, déjouez-vous les ruses, Du sort, gagnez-vous les pitiés, Quand vous peinez sur vos métiers? »

(***) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nu_(lettre_grecque)

 

(****) Rabelais.

(*****) CHENU : du latin CANUTUS, « blanc ».

(******) Image poétique utilisée parce que la nucule ne s’ouvre pas: « Fruit sec de type akène avec une paroi très dure qui ne s’ouvre pas spontanément ».  Mince, juste comme mon anus!

MON Q, C’EST L’OBSESSION D’HAMILTON

recopié de EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/de-quelle-mamselle-leculnu-le-cul-aurait-il-ete-dans-une-chanson-lobsession-dhamilton/

*
Chanson dédiée à Poupette Lecanu.

 

Dam dam ! C’est pas les mich’s à Bardot.

Dam dam ! Il est bien plus rigolo…

*

Mon Q, il mûrit pas qu’en automne.

Faudrait pas l’ confondre avec une pomme.

Mon Q, c’est l’obsession d’Hamilton.

Mais c’est encore bien plus l’obsession d’mon p’tit bonhomme…

*
https://www.youtube.com/watch?v=tWEa1Gz6-hw

 

*

Mon Q, son pèr’ c’est pas Saint Joseph.

Tout nu, c’est pas celui d’ Polnareff.

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TOUS LES HOMMES SONT DES SALAUDS, SAUF PAPY ET PAPA CHÉRIS.

cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/tous-les-hommes-sont-des-salauds-sauf-papy-et-papa-cheris-article-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

*

Certes, j’ai suivi quelques études de « psycho » mais je ne suis pas psy. Pourtant il me semble bien que la maman de Flavie Flament n’ait pas forcément tout faux, quand elle affirme – horresco referens – que la santé mentale de sa fille Poupette Lecanu, plus connue donc sous le nom de Flavie Flament, serait disons assez « précaire », « chancelante », voire encore : sordide. C’est ce que disent certains de ceux qui furent ses tout proches, ex proches puisqu’elle s’est fâchée avec eux.

J’ai précédemment évoqué le faible niveau de pensée, l’absence totale de talent littéraire, le côté scatologique du livre La Consolation de Poupette. Et l’irresponsabilité totale (pour ne pas dire l’absence totale de morale) de cette femme obsédée de renommée, Miss Normandie 1988 et miss OK! 1988, très probablement mythomane qui a commis un « roman » de très bas étage qui a conduit (au mons chronologiquement) à la mort de David Hamilton. Renommée d’un quart d’heure par la destruction d’autrui, d’un vieil homme inconnu des plus jeunes, et sans défense.

Je voudrais revenir sur cette Poupette, cette veuve noire si peu sympathique. Je me suis dit : si La Consolation vaut son pesant de médiocrité, pourquoi n’en serait-il pas de même de son autre « roman » Les Chardons ?

***

Muni de mon passe-partout « merde », je n’y ai trouvé qu’une seule occurrence, par contre je suis tombé au milieu d’un chapitre valant son pesant de néant et de banalité. Il s’agit du chapitre intitulé : Salauds. Là, Poupette passe en revue quelques proches. Papy, Papa, mari, ex mari plutôt… Il y a beaucoup d’ex chez cette femme.

Ce chapitre, fait de tirages à la ligne grotesques (mais Poupette s’imagine peut être écrire de la poésie), commence ainsi :

« Poupette a toujours su.

Elle est née avec.

Une information innée.

Une alerte programmée sur son disque dur.

Les hommes sont des salauds.

Pas que des salauds.

Des lâches aussi.

Des lâches qui couchent trop vite avec tout ce qui bouge un peu trop.

Des seins qui ballottent et des fesses qui se dandinent.

Et qui, si tôt rassasiés, rentrent à la maison et font comme si de rien n’était.

Embrassent leur femme, demandent ce qu’il y a à manger ce soir, câlinent furtivement les enfants et regardent la télé en rotant.

Les hommes sont des salauds. »

Quelle laideur « romanesque » ! Que de lieux communs ! Poupinette, sache que le roman et la littérature commencent seulement au-delà de ton constat. Avant, cela s’appelle au mieux notules préparatoires, scénario d’une histoire qui reste à écrire. Ou alors tu t’es trompée, ceci n’est pas roman, mais disons des aphorismes à la manière (banale, convenue, archi-usée) de la dernière concierge venue, et ici je suis tendre.

***

Moi je verrais bien Castaldi dans le rôle de celui qui se jette sur tout ce qui bouge, embrasse sa femme, rote, etc. Mais passons, j’arrête là la citation complète et j’abrège, le reste est à l’avenant. Je résume la suite de ce pseudo-roman à petit scandale familial :

— Papy trompait Mamie. Mamie le savait, mais elle n’en a jamais rien dit à Poupette. Et Poupette s’en fout que Papy était un « queutard » (sic) parce qu’il était gentil et attentionné avec elle. « Papy n’est pas un salaud comme les autres ».

— Papa a trompé et pas qu’une fois Maman qui a fini par le dire à Poupette un jour. « Bien des années plus tard, elle s’est souvenue qu’un jour, quelque chose clochait : le cœur de maman et les couilles de papa. / Et puis merde. / Ce n’est pas son problème si papa a couché avec la première connasse qui passe. / Papa et elle, c’est de l’Amour. / Du vrai. / De l’intense. / Bien que silencieux et pudique [mot curieux sous sa plume]. / Du vrai de vrai. / Papa n’est pas un salaud comme les autres. / Et puis maman n’a rien dit. / Elle n’avait qu’à dire quelque chose. »

— Et pour finir « son premier amour l’a trompée. » « Il lui a baissé son jean et relevé son tee-shirt pour embrasser ses seins. Il l’a retournée et l’a prise. / Dans leur lit. / Un salaud comme les autres. / Un lâche. / Un traître. / Poupette a 17 ans. / Ça lui a fait un mal de chien. / Ça lui a ouvert les entrailles et mutilé ses rêves. / Poupette n’a rien dit. »

N’a rien dit, mais depuis, s’est bien mal « rattrapée » !

« Papa et elle, c’est de l’Amour. » La preuve : lorsque Papa s’est retrouvé à l’hôpital, puis lorsque vint le jour de sa mort, Poupette ne rendit pas une fois visite à son père et s’abstint d’être présente au côté de sa propre famille lors de ses obsèques (ceci a été su beaucoup plus tard, de sa famille elle-même). Ce qui est devenu sous la plume des journaleux (ici c’est la version Purepeople, sic !) :

« Disparue du petit écran depuis plusieurs années maintenant, Flavie Flament continue à faire le bonheur des auditeurs de la radio RTL. Une fois de plus présente à la rentrée, la jolie blonde a cependant vécu un terrible drame cet été : la mort de son père. […] Une disparation aussi douloureuse que soudaine pour celle qui aimait à se retrouver dans le petit cocon familial qu’avait su créer ses parents dans leur modeste demeure d’un petit village de la Manche. « Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse. je retourne d’ailleurs dès que je peux dans la région« , aimait-elle raconter, comme le rappelle Ici Paris. C’est le 29 août dernier qu’ont eu lieu les obsèques de ce père qu’elle a tant aimé, à Port-Bail en Normandie, où la famille avait l’habitude de passer ses vacances. »

« Douloureuse », je ne sais ; et « soudaine », non justement. Mais pour elle peut-être, qui avait laissé tomber son père. « Celle qui aimait se retrouver dans le petit cocon familial. » Non justement. « Ce père qu’elle a tant aimé », on peut avoir des doutes. C’est ainsi que se dit l’information « objective » en notre pays.

Cette presse pipole ajoute encore : « Ex-animatrice star de TF1, elle avait dit stop brutalement après avoir pris conscience qu’elle aspirait à une autre vie que celle passée sur les plateaux télé à présenter des émissions de divertissement. » Donc, entre autre chose, écrire des inepties pour le plus grand malheur de David Hamilton. Terrible drame en novembre.

***

Pour résumer (comme j’en ai déjà parlé un peu).

Ô trompettes de la renommée !

Nous avons un premier « roman », Les Chardons, thèse principale : tous les hommes sont des salauds, sauf papy et papa. Salaud, dont Castaldi en l’occurrence, présentateur bien connu de la télé. Thèse validée et donc « prouvée » par un divorce.

Puis un second, La Consolation, thèse secondaire : parmi les salauds, il en est de plus salauds que d’autres ; en particulier un vieux lubrique qui m’a violée à maintes reprises et qui n’est pas n’importe qui, surtout. Thèse validée par l’ensemble de la médiacratie et « prouvée » par un « suicide ».

Je propose pour dernier volet d’une trilogie : Le Bonheur sur Terre ; thèse finale : émasculons ces salauds de mâles et coupons-leur les mains. Et en annexe : salaud n’a plus de féminin. Ni salaude, ni salope.

Car je doute quand même que Poupinette Lecanu signe un jour un « ouvrage » titré : Mes Erreurs et mes Remords.

Eh, Père Ubu, de par ta chandelle verte… remets-y don’ un petit coup de balai à fiente !

UN ARTICLE DU BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON : The death of David Hamilton is clear in France, unclear overseas?… Elementary, dear Watson?

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/the-death-of-david-hamilton-is-clear-in-france-unclear-overseas-elementary-dear-watson/

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Il y a des choses à dire au sujet du « communiqué » envoyé par David Hamilton au moment où des accusations ont été portées contre lui.

La première chose à dire, c’est que ce communiqué n’a pratiquement pas été… communiqué au public!

La Libre Belgique a publié ce communiqué au lendemain de la mort du photographe… en reconnaissant l’avoir reçu à la fin du mois d’octobre.

C’est ici:

http://www.lalibre.be/lifestyle/people/decouvrez-le-droit-de-reponse-que-david-hamilton-avait-envoye-a-lalibre-be-58355584cd70356130757b38

Encore faut-il féliciter la « Libre Belgique », parce que la plupart des autres journaux n’ont publié intégralement le communiqué de David Hamilton ni avant, ni après sa mort!

Ils ont publié les accusations de Madame Flament, ils ont interviewé Madame Flament, mais ils n’ont pas ou pratiquement pas publié le communiqué de David Hamilton.

A quelques exceptions de journalistes qui ont publié, en temps et en heure, le communiqué de David Hamilton:

http://www.dhnet.be/medias/television/david-hamilton-repond-aux-accusations-de-viol-lancees-par-thierry-ardisson-581069cccd70fdfb1a57e916

En France, Gala:

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/urgent_-_david_hamilton_publie_un_droit_de_reponse_pour_nier_les_accusations_de_viol_dont_il_fait_l_objet_377150

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« David Hamilton a pris connaissance des propos diffamatoires circulant à son sujet depuis plusieurs jours dans certains médias, et ce compris sur des réseaux sociaux. Des journalistes n’ont pas hésité à rapporter d’abominables diffamations, nées d’insinuations et/ou interprétations formulées par l’une ou l’autre personne, anonyme ou non, à l’occasion de la promotion d’un ouvrage au sujet duquel aucun de ces journalistes n’a relevé que ledit ouvrage se présente sur sa seconde couverture comme étant un roman, à savoir une œuvre de fiction.

David Hamilton est particulièrement indigné par l’absence totale de respect de sa présomption d’innocence et par la volonté à peine dissimulée de certains de s’ériger en juges ou procureurs de la rumeur, si prompts à jeter les pires suspicions à son égard, sans ne rien chercher d’autre que le scandale, afin de poursuivre leurs noirs desseins.

David Hamilton se réserve le droit le plus absolu de diligenter, en temps voulu, toutes les actions utiles et nécessaires à la défense de son honneur et de sa réputation, ainsi qu’au respect de la déontologie journalistique la plus élémentaire. David Hamilton ne commentera pas plus amplement les comportements criminels qui lui sont imputés par certains et desquels il n’en a jamais été l’auteur. »

DAVID HAMILTON

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En attendant, notamment en Angleterre ou aux Etats-Unis, dans une infinité d’articles en langue anglaise, « les circonstances de la mort de David Hamilton ne sont pas claires« :

The circumstances of David Hamilton’s death are unclear.

http://www.bbc.com/news/world-europe-38111636

« He was found unconscious at his flat and died shortly afterwards. Police say the case is an apparent suicide.
Hamilton had recently denied accusations that he had in the past raped some of his teenage models ».

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Lire aussi:

https://news.artnet.com/art-world/photographer-david-hamilton-dies-amid-rape-allegations-762455

The circumstances of his death, however, remain unclear. According to police sources quoted by the Telegraph and the Guardian, the photographer died by suicide, with Variety claiming he was found with a bag over his head. Meanwhile, AFP quotes an “informed source” as saying the photographer died of a heart failure, and that medication was found near his body.

On Tuesday, three days before his death, Hamilton denied the allegations to AFP while confirming that Flament had been his model. “I have done nothing improper,” he said.

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Lire encore:

http://www.euronews.com/2016/11/26/british-photographer-david-hamilton-kills-himself-in-paris-at-the-age-of-83

« A police source told Reuters he had committed suicide, but this has not been confirmed and the circumstances surrounding his death are not clear. Police have launched an investigation ».

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Lire:

« This defense continued with Hamilton asserting that he will begin legal proceedings against the accusers, but on November 25, 2016, he was found dead. His death’s cause, while unclear, is suspected to be suicide ».

https://fstoppers.com/originals/suicide-david-hamilton-and-debate-over-child-nudity-portraiture-155228

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Lire:

http://www.jvzoolaunch.com/uk-photographer-david-hamilton-dies-aged-83/

« Emergency services were called after 20:30 local time. The circumstances of his death are unclear. Some media reports suggest he killed himself. Hamilton had recently denied accusations that he had in the past raped some of his teenage models ».

 

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Et toujours la question: de quoi est mort David Hamilton?

Crise cardiaque?

Suicide? Suicide par asphyxie? Suicide médicamenteux?

Meutre?

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L’AFP a écrit cette dépêche :

http://artdaily.com/index.asp?int_sec=11&int_new=91948#.WGy7ykuWGw1

« An informed source said he had died of heart failure and that medication was found near the body« .

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Voilà donc un homme qui, un mois avant, craignait pour sa vie à la suite du déferlement de la haine contre lui sur les réseaux sociaux.

Voilà donc un homme qui, insulté ignominieusement à la télé par des histrions, a envoyé un communiqué qui n’a presque pas été publié ou mentionné.

Voilà donc un homme que l’on a retrouvé « avec un sac de plastique sur la tête » et avec « la porte ouverte », dont la presse anglo-saxonne a dit que « les circonstances de sa mort ne sont pas claires ».

En effet, la presse a annoncé qu’il y avait des médicaments près du corps, puis qu’il n’y en avait plus, que le corps a été retrouvé inconscient, que le corps a été retrouvé mort, que le corps a été retrouvé par un voisin policier, que le corps a été retrouvé par la femme de ménage…

Tout va bien en France, Madame la Marquise?…

 A LIRE et à RELIRE sur MEDIAPART:

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

DAVID HAMILTON ET LA DÉCADENCE MAJUSCULE DÉCRIÉE

En 1992, David Hamilton répondait tout simplement et comme allant de soi au journaliste de Paris-Match, Jean-Claude Zana, qui lui demandait abruptement : Qu’est-ce qui vous passionne ? : ___ La décadence. J’ai cherché un jour à écrire un livre sur la décadence. Un grand sujet à mes yeux. Entre la décadence anglaise qui est positive et la décadence française qui est négative. Malheureusement tous les derniers grands décadents sont tous morts, comme Visconti, Oscar Wilde ou D’Annunzio. » Ajoutant : ___ Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus. Au contraire des faux qui sont légion. »

Premier arrêt pour dire que nous n’essaierons pas de qualifier, de marquer précisément ce qui fait la différence entre les décadents anglais et français, ou autres. Très vaste sujet, effectivement. Des véritables Décadents qu’il conviendrait d’écrire toujours à majuscule. Par contre, il n’est pas compliqué de définir les faux décadents ; on en voit tous les jours, ce sont tous ces faux artistes, faux rebelles, minus estampillés, prodigieux nullards, très généralement grotesques (et très généreusement subventionnés par les impôts) et autres bêtes à media, etc. C’est le lot commun du triste spectacle du monde. De ces décadents au sens péjoratif, de ces décatis sans talent, plus encore de ces fumistes et roublards, grouillots de bas-empire et oserai-je le dire, de ces dégénérés de l’Art. Ceux qui de ladite « fin de l’Art » font leur juteux fonds de commerce.

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Deuxième arrêt pour expliquer le plus simplement et le plus globalement le mot « décadentisme » (parfois « décadisme ») et donc ses dérivés « décadent », « décadence »… pris en un sens littéraire ou plus généralement artistique (je parle ici d’art véritable, de savoir-faire, de métier, de talent, de vocation profonde, de raison d’être). Le « décadentisme » fut à l’origine un mouvement littéraire, relativement informel, propre à la Belle Époque. Puis il s’est étendu à d’autres domaines de l’Art ; et de nos jours on devrait mieux l’appeler néo-décadentiste.

Produit d’une période de décadence, le décadentisme en est à la fois l’illustration et la contestation. Son au-delà et son en-deçà. Sa révolution et sa conservation. Sa révolte et son acceptation. Ou sa transcendance esthétique. Du point de vue de la forme et du style, on pourrait dire que ce mouvement a des analogies avec les aspects maniérés, baroques, précieux, romantiques, art pour l’art, néo-raphaëlistes, parnassiens, symbolistes, impressionnistes… des arts. Tandis que du point du vue du fond, il est prêt à aborder tous les sujets sans aucun tabou, y compris les plus scabreux, amoraux et immoraux, dérangeants. Mais comme le disait Hamilton : « sur le fil du rasoir ». Bien qu’il y ait des nuances d’un auteur à l’autre, d’un artiste à l’autre, des passerelles entre genres divergents, on peut dire que, sur un sujet plus ou moins identique, c’est essentiellement la forme et le style qui différencient une oeuvre décadentiste d’une oeuvre dite naturaliste, ou réaliste, etc.

Au XIXe siècle, à l’époque de Théophile Gautier déjà, qui l’employa plusieurs fois, mais plus encore vers l’époque Fin-de-Siècle, le mot « décadent », du moins dans les milieux littéraires, poétiques et artistiques, avait avant tout le sens de : délicat, recherché, raffiné à l’extrême et jusque dans l’excès. Et dans un sens plus ou moins péjoratif (déjà) et selon le contexte, de : affecté, maniéré, efféminé, mignard, précieux, doucereux, mièvre, à l’eau-de-rose et cœur d’artichaut… Cf. Péladan : … ses sens délicats et raffinés de décadente (in Le Vice Suprême, 1884, p. 4) ; Renan : Le latin […] est la langue de poètes infiniment délicats, presque décadents, comme on dit aujourd’hui (in Feuilles détachées, 1892, pp. 267-268) ; Huysmans : Les décadents qui cuisinent des hachis de mots (in Là-bas, tome I, 1891, p. 33).

Déjà au XIXe siècle cette (si l’on peut dire) école Décadente, pouvait donc faire rager ou sourire certains et même plus d’un. Y compris Verlaine qui était critique de tout ça, ou du moins du militantisme décadentiste, du (comme il l’écrivait) décadisme dans l’outrance, du « isme » final. Souvent oeuvre, comme de bien entendu, des plus jeunes écrivains de ce courant diffus. Tandis que certains autres, bien-pensants, ne se privaient pas de les moquer. Ainsi en fut-il de Gabriel Vicaire et Henri Beauclair qui obtinrent un brin de succès avec : Les déliquescences ; poèmes décadents d’Adoré Floupette ; avec sa vie par Marius Tapora paru pour la première fois en 1885, pastiche ou plus exactement parodie acerbe des Décadents, ou du moins des plus audacieux dans le style et l’emploi de mots recherchés et rares, ainsi que des plus pessimistes et noirs, ou radicaux (dans les abus divers et la transgression des « bonnes mœurs »). Grande époque d’ironie que l’art fin-de-siècle confronté par ailleurs à tant de scandales politiques et de violences sociales (anti-ouvrière, colonialiste, etc.) qui connut par exemple le « club » des Hydropathes et les arts Incohérents.

Tel autre encore, comme Paul Marcel qui tenait la rubrique « Journaux et revues » du Gil Blas, ironisait dans le n° 5382 du journal (au 13 août 1894) :
« Eh ! bien, non, l’école décadente n’est point morte ; Adoré Floupette ne l’a nullement tuée : nous en prenons à témoin l’Art littéraire de ce mois. On s’imagine que ces écoles de jeunes ne sont qu’affaires de modes!… Mais, d’abord, ces jeunes sont-ils réellement des jeunes ? M. Stéphane Mallarmé, le grand-maître, a certainement un peu plus de quinze ans. Il n’en écrit pas moins des vers comme ceux de ce quatrain :
     À dix heures et sans que tel souffle l’émeuve,
     Toute la vétusté presque couleur encens,
     Comme furtive d’elle et visible, je sens,
     Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve.
Après quoi, nous vous recommandons l’article de M. Alfred Jarry : Les Minutes de sable mémorial : César-Antéchrist. Tout d’abord, ce « sable mémorial » semble indiquer un assez fort grain chez son auteur. Mais, quand on lit ses explications, sa mise en scène, oh ! alors, plus de doute : M. Jarry est sincère et se croit dans la bonne voie. Et quelles scènes ! Quels dialogues ! [etc.] »

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On a dit : la forme, le style décadentiste ; mais il y a plus encore : l’esprit décadentiste : l’esprit positif d’un monde à dépasser, ou à préserver en certains de ces aspects, en souvenance d’autres temps ; ou l’esprit négatif d’un monde à s’y perdre et sans avenir, de fin d’époque irrémédiable ; d’un monde à subir. Très généralement un esprit d’en-dehors, aristocrate, intemporel, inactuel, non localisable si ce n’est en certains domaines à l’écart ; en de rares cités, quartiers, villages, demeures isolées de l’Esprit, insensibles au temps qui fuit.

Alors que le naturaliste englué dans le matérialisme et le terre-à-terre, prétendra faire oeuvre de progrès, pire encore : parler au nom de ce mot pour le moins ambigu, dénoncer les tares réelles ou supposées de la société et lutter contre lesdits préjugés populaires, dans un style dit « scientifique », « matérialiste », « réaliste » qui à le lire véhicule en fait, tous les lieux communs du scientisme de son époque, l’indigence de style et la faiblesse de vocabulaire, quand il ne confine pas en vulgarité outrée, racoleuse et basse ; indigeste, répétitive et foncièrement apoétique. Zola, « dont l’esprit graisseux n’est huilé que pour glisser sur les surfaces », comme disait de lui son ennemi intime Léon Bloy (in Sur la tombe de Huysmans), en est l’archétype « idéal » si tant est que l’on puisse appliquer « idéal » à ce feuilletoniste besogneux, tireur à la ligne, sans style et d’une grande pauvreté inventive ; ce flatteur du vulgus ; cet exploiteur littéraire loufoque, outrancier, faux, antipathique de la misère populaire qui n’arrive pas à la cheville d’un Balzac, d’un Sue ou d’un Ponson du Terrail, pour ne citer que ceux-ci. Zola, en ses pensums,  » bien décidé à prouver que s’il manque de génie, il peut en revanche se montrer ennuyeux » comme le résume si bien Oscar Wilde.

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« Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus » a dit plus haut Hamilton. Et c’est vrai pour lui en premier lieu, car si un temps le succès d’une époque lui est tombé dessus, il n’a vraiment pas fait exprès. Moment inattendu pour lui d’adéquation apparente avec son temps. Dans ce même entretien avec Jean-Claude Zana il dit encore : ___ « J’ai une vie tranquille. Je n’aime pas les mondanités. Je sors peu de ma maison de Saint-Tropez et je ne fais pas de photos de mode, qui est le milieu le plus « in » pour les photographes. » Ou encore : ___ « Je ne m’agite pas frénétiquement. Je vis comme un milliardaire, mais aussi comme un moine. Je travaille peu. Je ne me sens à l’aise ni dans le monde de la mode, ni dans celui de la publicité. Je travaille plutôt pour l’amour. » Peu ou pas, ou plus de travail dans la mode et la publicité… mais il précise : ___ « Je passe beaucoup de temps dans mes archives qui sont énormes », ses dizaines de milliers de photographies. Rappelons ses « goûts de l’image » qui vont de la Renaissance aux impressionnistes. ___ Je vais souvent dans les musées, précisa-t-il encore. J’aime beaucoup la peinture et la sculpture. Je vais rarement au cinéma. » Ladite modernité n’est pas son fait, ni la technique sophistiquée ; ni la notion de « progrès » en soi. Mais bien avant tout une forme de nostalgie. Il a toujours gardé un vieux et désuet appareil photographique tandis que ses flous artistiques, ses « flous hamiltoniens » doivent tout à la buée produite par sa propre haleine. Il a dit encore : « Pour moi la photo n’a plus rien découvert depuis 1920, à quelques exceptions près. Aujourd’hui, seule compte la technique […] Trop de technique et pas assez de talent. »

Ai-je besoin de préciser que si les Décadents ne cherchent nullement à être connus, on ne saurait ne pas les remarquer. Leurs manières les trahissent, leurs rapports aux autres, leurs retraits sont souvent remarquables car ils détonent par rapport au monde environnant. Leur allure générale n’est pas celle de Monsieur Tout-le-monde, leurs goûts et dégoûts non plus, leurs préoccupations particulières, bizarres ou marginales. Ignorées du plus grand nombre. Dans leur aspect physique ou distinction, élégance ou autre, dans leur maintien et leurs habits, dans leurs propos, leurs passions et leurs obsessions, dans leurs rejets, paradoxes et insolences parfois, dans leur style original on reconnaît tout de suite ce qui ne saurait être un faux rebelle ou pseudo-dissident. Pour le dire en un mot, le Décadent est très généralement un dandy sorti du fond des abysses d’un passé révolu, ou peut-être d’un futur à naître ou renaître. David Hamilton fut de ceux-là.

Et « dandy » est sans doute le substantif qui convient le mieux, qui se colle le mieux, s’acoquine le mieux à l’adjectif « décadent ». « Dandy », cet anglicisme dont on ne connaît finalement pas trop l’origine. Plusieurs étymologies s’affrontent. Par exemple le verbe « dandle » : faire sauter un bébé ou un jeune enfant sur ses genoux ou déplacez quelque chose légèrement vers le haut et le bas ; ou le verbe daddle (archaïque ou dialectal pour dawdle) traîner, lambiner, flâner. Dandy, mot qui n’est pas si loin du français « dandiner ». Le dandy et le dandysme si bien décrit, du moins le dandysme anglais d’origine, par Jules Barbey d’Aurevilly (dandy lui-même et auteur très catholique mais néanmoins (ou à cause de ça) très sulfureux) dans son essai Du Dandysme et de Georges Brummel, publié en 1845.

Je ne parle pas du sens dévoyé de « dandy » qui a fini par prendre plus ou moins le simple sens relevant du paraître, de « vaniteux » ou « suffisant », ou (deux autres anglicismes encore) de « snob » ou « smart », « gommeux et bien nippé » disait-on autrefois, de « beau » (« beau » en anglais), ou plus encore de « vieux beau ».

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Pour nous français, le prototype, l’ancêtre parfait, incomparable et modèle du style et de l’esprit décadent est Baudelaire ou Bien et Mal se perdent, péché et mort de Dieu, « amour de la vie et haine de la vie » (merveille et mauvais sort à la fois ; deux extrémités entre lesquelles il n’a jamais pu, su ou voulu choisir). Dégoût profond pour le progrès technologiste, le matérialisme et le bourgeois d’un côté ; et de l’autre, goût profond du luxe, du précieux, du rare. Mais toujours sur un fond de spleen (autre anglicisme dans le texte). Rare, jusqu’à une attirance extrême pour le difforme et le malade, la transgression des interdits et autres paradis artificielles (qui sont tout sauf paradisiaques). Et au final pour le morbide et le sarcasme rageur de la lucidité à cru : la non pérennité des choses et des hommes, la décomposition. Ce qu’il y a de plus patent et de plus vrai. Tout ceci racheté et anobli par le culte acharné du Beau, de la (vaine et pathétique) Beauté féminine en particulier.

En 1857, dès avant que Les Fleurs Maladives, devenues entre temps Les Fleurs du Mal, de Baudelaire ne soient publiées et connaissent tout le succès judiciaire que l’on sait — amende, pour lui et son éditeur Poulet-Malassis et six pièces supprimées de l’ouvrage (autrement dit : censurées) : Les Bijoux (La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, / Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores…), À celle qui est trop gaie (… T’infuser mon venin, ma sœur !), Le Léthé (Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde…), Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire — pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », une tête molle de l’époque, un insignifiant journaleux (redondance) un certain Gustave Bourdin déblatéra longuement sur l’immoralité et l’anti-christianisme du poète, dans le Figaro du 5 juillet 1857 ; en voici un morceau choisi :

 » L’odieux y coudoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assiste à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ? Je suis un cimetière abhorré de la lune. »

À comparer avec un passage de l’article en défense des Fleurs du Mal de notre connétable des lettres, Barbey d’Aurevilly dont voici un passage :

« Dans un temps où le sophisme raffermit la lâcheté et où chacun est le doctrinaire de ses vices, M. Baudelaire n’a rien dit en faveur de ceux qu’il a moulés si énergiquement dans ses vers. On ne l’accusera pas de les avoir rendus aimables. Ils y sont hideux, nus, tremblants, à moitié dévorés par eux-mêmes, comme on les conçoit dans l’enfer. C’est là en effet l’avancement d’hoirie infernale que tout coupable a de son vivant dans la poitrine. Le poëte, terrible et terrifié, a voulu nous faire respirer l’abomination de cette épouvantable corbeille qu’il porte, pâle canéphore, sur sa tête hérissée d’horreur. C’est là réellement un grand spectacle ! »

Ou avec ces extraits de lettre de Gustave Flaubert ( auteur peu prolifique à souci de style, de rythme de la phrase et de vocabulaire) :

« J’ai d’abord dévoré votre volume d’un bout à l’autre, comme une cuisinière fait d’un feuilleton, et maintenant, depuis huit jours, je le relis, vers à vers, mot à mot et, franchement, cela me plaît et m’enchante. Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première de toutes les qualités). L’originalité du style découle de la conception. La phrase est toute bourrée par l’idée, à en craquer.
J’aime votre âpreté, avec ses délicatesses de langage, qui la font valoir comme des damasquinures sur une lame fine. […] En résumé, ce qui me plaît avant tout dans votre livre, c’est que l’Art y prédomine. Et puis vous chantez la chair sans l’aimer, d’une façon triste et détachée qui m’est sympathique. Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre. »

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Dans ce même entretien cité au début de cet article, et qui semble résumer au mieux ce que fut David Hamilton, on trouve encore : ___ « J’aurais voulu être peintre ou écrivain. Peintre comme Balthus. C’est un membre du « club ». Avec Vladimir Nabokov. Ce sont les deux grands qui ont choisi le thème de la jeune fille. Nous ne sommes que trois dans ce « club ». J’ai connu Balthus. J’ai passé un peu de temps avec lui il y a une quinzaine d’années à la Villa Médicis. C’est un grand monsieur, tellement distant. Il m’a montré ses toiles. »

En effet Balthus fut un autre dandy et aristocrate austère et à la noblesse polonaise que l’on dit peu assurée (mais qu’importe), peut-être du même acabit que celle de cet écrivain de qualité, déclassé et grand raté (du moins dans le domaine du théâtre symboliste, car pratiquement jamais joué), que fut Jean, Marie, Mathias, Philippe, Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, l’auteur des Contes Cruels et de L’Éve Future, pour ne citer que ces titres.

Balthus fut de 1961 à 1977 directeur de l’Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, nommé à ce poste par Malraux, alors ministre gaulliste des Affaires culturelles. Lors de sa présence en Italie, Balthus fit rénover le palais et restaurer les jardins de la Villa Médicis dans le style renaissance. Et réalisa une fontaine dite le Carré des Niobides, à partir de copies de statues antiques. Le fait qu’il fût directeur de la Villa Médicis, qu’il eût une famille, qu’il soit mort il y a déjà quelques années (en 2001) et qu’il ait été peintre (même figuratif, nécessairement reconstructeur du réel) et non photographe (témoin du réel), lui a sans doute permis d’échapper à la chasse aux sorcières. Et puis, les collectionneurs de tableaux sont aussi infiniment plus rares que les collectionneurs de photographies originales ou d’album de photographies. Et sans doute de classes sociales différentes.

Figuratif, travaillant en grands à-plats, avec certaines simplifications géométriques dans le dessin, voire parfois dans un style presque naïf ou d’illustrations de livres, Balthus a peint une oeuvre que personnellement je trouve d’une manière générale étrange et distante, comme son auteur. C’est une beauté particulière, une esthétique qui doit aussi à des peintres de la première Renaissance par exemple. Dans le genre de la peinture de jeunes filles habillées ou dénudées, il a repris le flambeau de quelques autres tel Edvard Munch, le pionnier de l’expressionnisme (non exempt d’impressionnisme et de fauvisme), mais sans tomber dans l’outrance d’un hyper-réalisme, ou si l’on préfère d’un naturalisme pictural poussé à l’extrême tel celui d’Otto Dix et de ladite Nouvelle Objectivité, qui a pu sombrer dans la caricature ou le mauvais goût.

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Ici j’aurais dû consacrer deux ou trois paragraphes à Vladimir Nabokov, le Nabokov censuré, s’ils ne se trouvaient déjà pour l’essentiel sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/29/2017-bientot-le-retour-de-maurice-michel-bokanowski-et-de-jean-gilbert-jules-dit-gilbert-jules/
Où l’on voit qu’il ne faut pas confondre Nabokov et Bokanovski (sonorités ministérielles étranges qui me sont restées de mes années d’enfance au même titre que houla-hop et scoubidou). Nabokov, le style sans gros mot, ceci pour annoncer la catastrophe présentée à la fin de cet article.

J’ajoute que Lolita de Vladimir Nabokov fut au préalable bien évidemment interdit aux États-Unis, « pays de la Liberté » (enfin… de la statue de La Liberté) et de l’hypocrisie protestantes, pour obscénité, histoire d’inceste et pédérastie. Mais de même en fut-il en leur temps, du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley en raison paraît-il de sa morale douteuse, de scènes de sexe et de son caractère irréligieux. De Ulysse de James Joyce, livre interdit pour sa thématique perverse ainsi que son caractère irréligieux. Des Raisins de la colère et Des Souris et des Hommes de John Steinbeck ; le premier (prix Pulitzer 1940) pour vulgarité, références sexuelles inappropriées et… utilisation du mot Dieu de façon excessive ; le second pour violence, utilisation excessive du mot Dieu (encore) et caractère irréligieux. Pour ne nommer qu’eux. Eh, oui !

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Au temps présent, celui de la mort de David Hamilton, qui est malheureusement aussi l’époque de tant de ganaches (mâles et femelles) écrivailleuses, comment ne pourrais-je pas évoquer une certaine Charlotte Moreau, journaleuse perroquet à la gazette Le Parisien qui, dans la rubrique « culture-loisirs » (sic) fait l’affront au bon sens d’un article ahurissant : Les héros de 2016 — Flavie Flament : la mémoire dans la peau. Le voici in extenso (avec quelques remarques de ma part) :

« À toutes les stations de son calvaire [Est-ce l’expression adéquate ? Jésus, Marie, Joseph ! Qui plus est, est-ce la réalité ou le phantasme ?], elle aura dû choisir ses mots [Voir ce que j’en pense dans la suite de ce texte]. Ceux pour raconter, dans son roman [un roman ou un témoignage ?] « la Consolation », les viols qu’elle a subis l’été de ses 13 ans, au cap d’Agde. Ceux pour identifier David Hamilton, pourtant protégé par la prescription, [Le « pourtant » vaut son pesant de saloperie ; cela a un nom : diffamation publique. Et pour le Parisien : complicité de diffamation publique] en la personne de ce « photographe de mode à l’aura mondiale » [Pas photographe de mode, et à l’aura passée] que tout accusait dans son livre [Paroles d’évangile]. Et enfin ceux pour réagir au suicide de l’octogénaire [Les mots scandaleux d’une imbécile ; quant à « octogénaire », cela sent le moisi de la gérontophobie], après deux mois de guerre médiatique. [Expression sidérante ! Quand il s’agit d’un pilonnage insensé, totalitaire, terroriste et coupable, d’un harcèlement public et médiatique ignoble d’un être âgé, isolé et sans moyen de défense.] Flavie Flament n’obtiendra jamais de confrontation [le salaud!] avec l’artiste [Tiens ! c’est quand même un artiste, comme Polanski, Allen, etc.] britannique, qui a nié les agressions [ô l’affreux négationniste!] et emporté ses secrets dans la tombe [comme tous les morts ]. Mais grâce à sa notoriété, [autrement dit à un pouvoir particulier que lui confère la dictature de la maffia médiatique, qui lui a permis d’être l’instigatrice avec son complice Ardisson d’un suicide ] l’animatrice de RTL a percé, à 42 ans, une brèche dans la chape de plomb pesant sur les victimes de viol [rien que ça ? d’autres ne l’ont pas attendue, et nettement plus crédibles]. Et particulièrement celles de pédophilie, qui peuvent enfouir leurs souvenirs pendant des dizaines d’années avant de les voir ressurgir, [juste un peu sollicités] intacts [sic] et dévastateurs [dévastateurs pour qui ?].
Mettre des mots sur le phénomène méconnu de l’amnésie traumatique. Mettre des noms sur les criminels. Mettre en cause les délais de prescription [sur la base d’une théorie péri-psychanalytique fumeuse pour ne pas dire délirante et d’une pratique de manipulation qui a déjà fait des dégâts énormes, dénoncées par les gens sérieux de la psychiatrie] qui protègent les violeurs dès que leurs victimes mineures atteignent l’âge de 38 ans [20 ans après la majorité, ce n’est déjà pas mal]. Une mission de réflexion dont la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, a investi officiellement [mazette !] Flavie Flament [sans compétence aucune à part sa fréquentation des psys]. En plus de toutes celles qui l’ont contactée directement, [combien ? qui ? toutes ex-amnésiques en cette épidémie de dénonciations] combien d’autres femmes (ou hommes) l’ex-petite fiancée [sic!] de TF 1 a-t-elle déjà aidées en témoignant publiquement ? [témoignant ou accusant et diffamant ? et n’ayant jamais porté plainte en heure et en temps ?] »

Charlotte, il faudrait peut-être penser avant d’écrire. Autant de phrases que de çonneries, freluquette ! On dirait que les petits moineaux, les petits plumitifs à cervelle d’oiseau, les piafs de l’inconvenance ne reçoivent même plus de cours de déontologie à l’école du journalisme. Poupette, quelle héroïne ! Quel courage ! Tous contre un, à charge, hors des délais prescrits et en toute diffamation pousse-au-suicide !

Enfin, pour vous montrer que le vieux Bardamu avait raison lorsqu’il prétendait, je ne sais plus où, que « la merde a de l’avenir » en ajoutant : « vous verrez qu’un jour on en fera des discours, » je ne peux m’empêcher de vous donner à goûter non pas un discours mais des extraits de mauvaise littérature, de très mauvais roman. De morceaux de choix de Flavie Flament, alias Poupette Lecanu. Je veux dire : non pas des bouts d’elle-même, mais des morceaux choisis sortis du cerveau de l’écrivailleuse.

Eh, oui, de son grand œuvre La Consolation, j’ai retenu un mot (et annexes) car il semble tellement bien correspondre au personnage et à son élévation de pensée, ainsi qu’à son style fort soutenu. Voici donc à suivre une succession impressionnante de phrases toutes faites, d’expressions archi-usées, de lieux communs de la sous-littérature de gare, pas même bas-bleu pour deux sous, dénuées de toute originalité tant dans l’expression que dans le vocabulaire d’une insigne pauvreté (il est vrai qu’elle sait à qui elle s’adresse) que s’en est presque comique :

_ … c’est de ne pas avoir une vie de merde comme la mienne. J’ai une vie de merde. Vous me faites chier. Vous ne faites tous chier. Je ne devrais pas te le dire mais je te le dis quand même. Tu vois, il y a des jours où j’en ai tellement marre …
_ Ensemble, nous allons remonter. Nous allons nous aider. Nous allons chercher, creuser de nos doigts la terre du passé, soulever les pierres tombales, profaner les lourdes sépultures du non-dit, plonger la main dans la merde, enfoncer nos bras, casser nos ongles, forer au plus profond. Nous allons entendre des râles, des éclats de voix, des colères …
_ Merde, c’est quand même pas compliqué ! Ça, c’est maman qui gueule. Du canapé. extrémité gauche, juste à côté du petit meuble et de ses magazines. La lampe est allumée. Elle a les jambes repliées sur les coussins, un verre de vin à côté…
_ C’est la merde. Comment expliquer à maman la grosse connerie qu’elle vient de faire ? Décidément elle n’en rate pas une… Elle a le don de se retrouver dans tous les coups foireux, quand elle va le raconter à maman, ça va chier. ___ Quoi ?!
_ Jamais Poupette ne couche avec les hommes rencontrés sur les Champs Élysées. C’est un jeu. Un jeu qu’elle doit jouer. Maman est ravie : ça la change de sa vie de merde, comme elle dit toujours. Alors Poupette se tait. Fait bonne figure.
_ Je sais que c’est une des seules choses qui te rende heureuse dans ta vie de merde, comme tu dis, que tu y passes la nuit quand tu n’arrives pas à dormir et que ça te fait du bien. Que ça te donnes aussi des choses à raconter à ta meilleure…
_ Merde ! Tu comprends ? Je veux mourir… murmuretelle [sic, coquille de qui s’emmerde (resic) à faire de la saisie de telles banalités niaiseuses] dans un souffle qui semble être le dernier. Poupette est tétanisée. Face à la folie, son inaltérable pouvoir destructeur, sa souveraineté cruelle, elle baisse la garde.
_ Tout se mélange. Des mains, du savon, des yeux rouges embrumés, de la mousse, des doigts qui la pénètre, du sang, du malsain, du crado, du dégueulasse, du vomi, de la puanteur, du parfum bon marché, de la sueur… De la merde. Les yeux se ferment, le corps se barricade, le cœur se verrouille. Le vieux dégueulasse ne m’aura pas. Jamais.
_ Remettre. Non, là, franchement Flavie… Ok, c’est pas de ta faute, mais ça nous met tous dans la merde. Allez ! Fin des vacances, on rentre à la maison. On va devoir expliquer ça à ton oncle qui nous accueille… Quand je pense que c’est pour…
Fermons les écoutilles. C’est assez ! Cette scatologie ou grossièreté [près de vingt occurrences ici, et sans jeu de mot] est grotesque tellement elle est répétitive et foncièrement indigente. Là, tu es bien loin Poupette, de l’ami Panurge qui au Quart Livre, chapitre LXVII te demande :
___ Que diable est ceci ? Appelez-vous ceci foire, bren, crottes, merde, fiente, déjection, matière fécale, excrément, repaire, laisse, émeu, fumée, étron, scybale ou spyrathe ? C’est (crois-je) saphran d’Hibernie. Ha, ha, ha ! C’est saphran d’Hibernie. »

Scybale du latin scybala, lui-même du grec scubalon (excréments) ; spyrathe du grec spurathos (crottes de chèvres ou de brebis). Hibernie : Irlande.

Bloy écrivit un jour (c’était à l’encontre de son ennemi intime Zola) :
« C’est un peu fort tout de même que ce bison, qui n’a plus même l’excuse d’avoir l’air d’être un écrivain, soit admis à déposer son paquet de fiente sur une grande chose qui nous fait, à nous, sauter les larmes des yeux !

Je trouve cette phrase parfaitement adaptée à notre sujet et applicable à Poupette qui semble atteinte de diarrhée mentale pas même bonne à faire fumure. Et la conclusion ultime en reviendra à Père Ubu, expert en merdrologie, in Ubu Directeur, un pastiche de Pierre Veber paru dans le Gil Blas, n° 6432, du 27 juin 1897) :

___ Oh ! oh ! oh ! Fourrez-moi ça dans le tonneau à vidange !

DAVID HAMILTON, ARISTOCRATE ET PHILOSOPHE

Article repris du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/03/davd-hamilton-aristocrate-et-philosophe/

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David Hamilton, un jour, a prononcé une phrase qui eût mérité – parmi quelques autres – de passer à la postérité, s’il y avait eu toutefois une postérité capable de le comprendre et de l’apprécier. C’est une phrase empreinte d’une profonde philosophie.

« Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances » (David Hamilton).

Autrefois, sur les photographies (ou même, avant l’invention de la photographie, dans les portraits des peintres) le sourire était pratiquement exclu.

Voulez-vous que je vous dise les choses comme elles sont? Voilà, je vous les dis: autrefois, personne n’avait envie de laisser, de soi, une gueule d’imbécile. En ce temps-là, les imbéciles essayaient que ça se voie moins, si vous préférez.

« Une photographie est un document très important et rien de tel pour la dégrader qu’un stupide sourire immortalisé devant la postérité ». Mark Twain.

« Le sourire est réservé aux dames et aux messieurs qui ne se soucient guère de paraître intelligents ». Charles Dickens.

Dans la peinture européenne, pendant des siècles, les aristocrates et les artistes – qui sont les aristocrates de la pensée – ne souriaient pratiquement jamais.

Il a fallu l’arrivée de la famille Eastman (l’inventeur de Kodak), puis le bombardement sous-culturel voulu par Hollywood et par les créateurs d’Hollywood, puis la technologie (qui a consenti à n’importe quel crétin, en mesure de s’acheter un appareil photo « digital », de se dire et de se croire « photographe »), pour que ça change.

Les plébéiens, désireux d’imiter peut-être la famille royale anglaise, peuvent donc se faire des selfie, la bouche béante. Bouches et regards de poissons.

Le sourire, en vérité, est surtout l’apanage de l’occidental, du petit blanc, du petit individu blanco-biblique nourri d’antidépresseurs, abreuvé de Caca Cola, rempli de sucre, entubé du matin au soir par les fables que racontent la pub, la grande presse et les petits débiles qui causent à la télé.

L’occidental, le petit blanc, le petit facho illettré se veut et se croit « heureux », heu-reux dans le meilleur des mondes possibles du petit bonheur et des derniers hommes.

L’occidental, le petit blanc ne sourit plus naturellement comme le font, je suppose, des tribus africaines ou amazoniennes qui ont encore l’immense bonheur de ne pas être complètement occidentalisées, américanisées et châtrées du cerveau.

David Hamilton, lui, n’était pas le premier Ardiçon venu.

Montherlant disait : « Se faire des amis est une obligation de commerçant. Se faire des ennemis est une occupation d’aristocrate ».

David Hamilton connaissait l’histoire de la peinture et de la photographie. Il connaissait l’âme humaine.

« Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances« .

Il avait tout dit.

Merci, David Hamilton.