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BATTUE ET CHASSE GARDÉE

« La Chasse », un film du réalisateur danois Thomas Vinterberg, sorti en 2012, raconte l’histoire de Lucas, un auxiliaire de jardin d’enfants récemment divorcé, qui, du jour au lendemain, est accusé de pédophilie sans raison, mais sur la foi d’une enfant « qui ne ment jamais ». La rumeur se répand rapidement dans ce village de chasseurs, les habitants et ses amis le fuient, lui ainsi que sa famille. S’enclenche alors une véritable chasse aux sorcières…

Ce film qui a été louangé « par la presse unanime » (La gazette Le Monde titrant même pour l’occasion : « La Chasse : la tragédie d’un mâle moderne ») et qui a reçu tout un tas de récompenses dans divers festivals dont le Festival de Cannes, a même été plébiscité par les lectrices jurées du « Grand Prix Cinéma Elle » :

https://www.youtube.com/watch?v=M3TcjxiLcZE

Beau film (et bel acteur dans le premier rôle) faisant pleurer dans les chaumières.

Moi, j’eusse aimé — non plus sur de la fiction étrangère, mais sur du réel français — que tous ses médiateux, si prompts à encenser une dénonciation cinématographique de la bêtise humaine commune, ou pour le moins quelques-uns d’entre eux — plus courageux et plus intelligents — ne participent pas à la chasse ouverte au Hamilton et ne le tire pas à vue, sur la foi d’un roman puis de rumeurs lancées et entretenues par une consœur ; qui plus est, sous la forme d’une diffamation publique (cf. la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en particulier ses articles 23, 29, 30, 31 et 34).

J’eusse aimé également qu’au moins un seul de ces plumitifs ou baveux, ose aller au bout des choses et ose dire ou titrer, mais aucun n’en a même eu le courage : « La traque de David Hamilton : l’abattage d’un vieux rétrograde ».

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 20 janvier

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/20/david-hamilton-un-suicide-ou-autre-chose-2/

LARRY CLARK, UN CANULAR ?

Comment bien faire comprendre ce qui est arrivé à David Hamilton, sinon en en remettant une couche encore (« pédagogie » oblige), non pas sur lui aujourd’hui, mais sur son « antonyme », Larry Clark. Le visible face à l’invisible, le « pignon sur rue » face à l' »oublié des media » (sauf pour le diffamer et l’insulter), le « à site Internet » et celui qui n’eut jamais de vitrine Internet (du moins à ma connaissance), l’extraverti fier à bras face à l’introverti délicat.

L’en-dedans jusqu’au cou face à l’en-dehors autant qu’il le pouvait.

Le chantre de la « modernité » contre le discret admirateur de l’histoire de l’Art et de ses traditions, de ses métiers et savoir-faire ; le conservateur si l’on veut (comme on peut être conservateur d’un petit musée de province), bien que de nos jours incultes, le fait d’admirer le Passé en général (sauf exceptions notables, mais ce n’est pas l’objet de cet article) vous ravale au rang d’un simple conservateur au sens péjoratif du terme, pour ne pas dire d’un réactionnaire, deux mots honnis des sans-culture, des sans-art et des sans-lendemains (ces lendemains qui autrefois chantaient).

Larry Clark ne recule devant rien jusqu’à mettre en exergue de son « site officiel » un panégyrique où l’on apprend que :

« Larry Clark is one of the most important photographers and artists of the last half-century. » Larry Clark est l’un des plus importants photographes et artistes du dernier demi-siècle. « His seminal first book, Tulsa (1971), is still dangerous. » Son premier livre « phare »… est encore dangereux ». « His directorial debut, KIDS (1995), established Mr. Clark’s reputation as one of the most controversial and influential filmmakers of our time. » « Ces débuts en tant que réalisateur … établirent la réputation de M. Clark comme l’un des plus controversés et influents cinéastes (« faiseurs de film » en anglais, terme si juste souvent) de notre temps. » J’arrête là en citant le génie qui affirme un peu plus bas que : « I don’t try to be controversial, I just try to be honest and tell the truth about life. » Je n’essaie pas d’être controversé. J’essaie juste d’être honnête et dit la vérité sur la vie. »

Ce que l’on comprend très rapidement du personnage — personnage que j’ai dénommé dans un article précédent « psycho-sociologue » entre guillemets — c’est qu’il donne comme argument de sa valeur intrinsèque et éclatante qu’il ne fait que montrer, décrire, affirmer le réel. Il faudrait quand même préciser : vérité sur une certaine vie, un certain réel ; le plus bas, le plus vil, le plus laid, le moins esthétique. Car tel est son fonds de commerce.

J’entends déjà ceux qui voudraient le rapprocher des Décadents en art. Car rien n’est plus opposé à sa laideur, à sa complaisance pour le laid et le bas, que par exemple, l’élévation de pensée et de forme, d’esthétique d’un poème baudelairien. Ou qu’une photographie de David Hamilton, tout à l’opposé de la vulgarité, toute nimbée d’interdit flou si je puis dire, de celui qui se refuse à voir la crudité du monde, qui transfigure le réel, qui augmente la poésie du Beau et entend (seule touche d’orgueil, ou prétention artistique démesurée) la rendre éternelle.

« L’oeuvre » du dénommé Clark n’a pratiquement (je suis gentil) rien à voir avec l’Art majuscule, ni même minuscule. C’est une sorte de témoignage du point auquel peuvent atteindre, aux abysses (sur le fond et même souvent sur la forme qui est au mieux du banal ou du journalistique), ceux qui prétendent faire de l’art dit contemporain en reniant les arts ; et du point de décadence des âmes de ceux que souvent il photographie ou plus encore, il filme. D’où mon recours à l’expression « psycho-sociologue » (observateur, expérimentateur ou reproducteur de « la vie » de petits groupes dégénérés de la société yankee) ; un « psycho-sociologue » empirique et « brut », comme il y a un « art brut ».

Si l’on veut comprendre mieux encore, en quoi ce Clark adulé est le digne représentant non pas du Décadentisme en art, école respectable (si l’on peut parler d’école, car elle est très diverse et touche à plusieurs arts ; certes, expression équivoque mais prenons là, elle permet de se faire comprendre malgré tout), mais de la décadence tout net, toute crue, toute nue de la société occidentale et nord-américaine en particulier, il suffit de « surprendre » le génie au bain, là tout est dit, et même signé d’un suprême mauvais goût :

larry-clark

On peut noter sur cette enseigne publicitaire, qui fait pitié tant c’est laid et puéril, en plus de plusieurs titres de « l’oeuvre » du génie ( The Smell of Us, Tulsa, Wassup rockers, Marfa girl, Ken park, Bully, etc.) :

— une étoile à six branches, généralement appelée « étoile de David », symbole judaïque et sioniste. « Magen David », le « bouclier de David » gravé sur le sceau de Salomon (cf. Talmud, Gittin 68a) est une allusion au mythe messianique juif ;

— en face d’elle, une étoile à cinq branches, généralement appelée « étoile rouge », symbole des diverses entités du marxisme-léninisme ;

— le Che, icône gauchiste des années soixante ;

— un symbole qui semble être un W et un M entrelacés ; serait-ce l’évocation d’un Winchester Magnum, arme de ladite grande chasse ?

— en face de lui, deux têtes de mort, tête-bêche.

On a là un vieux « gaucho » probablement sioniste, juste un peu imbu de sa petite personne, et suiveur de mode. Une caricature.

Je pourrais encore ajouter que son site est un hymne au laid en continu ; et bien évidemment au métissage, au mondialisme, au bas. Je ne veux même pas mettre ici un portrait de lui qu’on y trouve, gribouillé par un sous-peintre, portrait à la portée du premier Joachim-Raphaël Boronali.

DAVID HAMILTON, LES MEDIA ET LE FLOU ARTISTIQUE

On vient de me mettre sous les yeux un reportage de la chaîne télévisée d’État Antenne 2 récemment consacré à Hamilton, enfin « consacré » est un bien grand mot, car de ce que j’en ai vu et retenu pour l’instant c’est son absence d’objectivité, du moins sur les prémices : au sein de la confrérie, on ne va pas douter de la réalité de faits énoncés par une consœur, tant bien même que cela sorte d’un dit roman (de gare… de triage).

Pas étonnant quand toute cette engeance ment, interprète, censure à longueur d’antenne ou de papier. On part donc sur des présupposés, des faits faussement établis, ou plutôt pas du tout établis (« naturels », « allant de soi »); on les répète en toute illégalité ; on entretient la diffamation post-mortem et l’on outre-passe la loi sur les délais de prescription. Au-dessus de la Justice qui me semble ici totalement annihilée, ou complice d’un tel lynchage médiatique de l’homme et finalement de l’artiste, qui ne semble pas avoir de fin.

La veulerie de tous ces écrivains et acteurs ratés des media (des « merdias », comme écrivent certains, de plus en plus nombreux), graine de politiciens incultes, et de manieurs de lieux communs, n’est plus à démontrer. Elle est patente depuis de longues années déjà. Partout, c’est le discours unique et la propagande médiatiques. Aussi, je n’ai donc pas été outrageusement surpris de leur manière de présenter les faits, sans qu’il y ait un seul début d’enquête et d’établissement de preuves.

Cependant, je mettrai un bémol (pour une fois), car il m’a semblé avoir décelé un semblant d’analyse de la part d’un jeune journaliste, sans doute pas encore au parfum. Là, on quitte le « rapportage à la maîtresse », pour entrer au moins un peu dans le reportage. Le report de faits réels de visu et auditu. Pour l’heure, je voudrais revenir sur deux passages de cette diffusion télévisée.

***

Le premier, c’est un court entretien avec « un galeriste«  dont il faut retenir : J’exposais des photos d’Hamilton (on ne sait pas trop de quel genre), mais j’ai dû les enlever, et ceci à la demande de mon propriétaire, mais dans quelque temps ça se revendra. Entretien totalement flouté (en hommage à Hamilton?).

On est dans le délire ; cela fait un certain temps que je dis dans mon coin (heureusement, je ne suis pas ou plus le seul) que l’on est dans une société qui vire totalitaire (j’allais dire) « tranquillement », dans l’indifférence du premier pékin venu.

Je crois me souvenir qu’il n’y a pas très longtemps, une myriade de moutons ont défilé dans la rue en bêlant « Je suis charlot ! » (ou quelque chose comme ça), tout en ajoutant : « Liberté d’expression !« . Certes, les intolérants paumés et manipulés, n’y avaient pas été avec le dos de la cuillère et de la kalachnikov.

Mais je crois me rappeler aussi, que les naïfs iconoclastes « de gauche », bien au chaud dans leurs bureaux, et dans leur obsession antimusulmane et anti-arabe, avaient été avec leurs petits crayons jusqu’à insulter les morts victimes d’un attentat terroriste. *

Personnellement, les limites que je fixe à ma liberté d’expression sont avant tout (puis-je employer ces mots, encore ?) éthiques et esthétiques : ne jamais entrer dans le jeu des dominants, éviter le mauvais goût, ne pas tirer sur les ambulances, ne pas sombrer dans l’absence d’art… et surtout, totale indépendance d’esprit.

***

Le second passage est également très éloquent. Il évoque la venue toute récente et une nouvelle fois à Paris pour son commerce (une petite photo de rien, petit format : 100 euros), d’un photographe étatsunien dont je n’avais jamais entendu parlé (je suis ignorant et indifférent à la sous-culture), mais qui (truffé de prix « distingués » comme je viens de l’apprendre) a fait carrière cinématographique et photographique sur le dos (si l’on peut dire) de l’adolescence détraquée (celle qui est obsédée de sexe, d’alcool et de drogue) tout en précisant bien qu’il ne dépasse jamais la ligne, et ne veux pas aller en prison ; et dont une exposition au Musée d’Art Moderne (sic) de Paris en 2010 avait été interdite aux mineurs de moins de dix-huit ans par la mairie de Paris, au grand dam de ceux (de gauche et de droite) qui aujourd’hui sont totalement muets en défense de David Hamilton. Comme il en est de tous les ayatollahs de la liberté à géométrie variable.

Je n’épiloguerai pas longuement sur le personnage qui me semble peu sympathique, déjà rien qu’en chantre de la décadence, et qui confond sciemment, à dessein, érotisme et pornographie. Je voudrais essentiellement noter qu’on l’a questionné sur David Hamilton. Je résume la teneur du propos : Hamilton, Hamilton, qui c’est celui-là ? Ah, oui… c’est celui qui autrefois diffusait plein d’albums, qui photographiait des filles nues… Là je cite : « Pour moi, c’est un photographe minable, pourri » (c’est ainsi que le propos est traduit en français).

Entendons-nous bien, si je viens d‘évoquer la pornographie, ce n’est pas pour me faire adepte de puritanisme, mais c’est pour préciser que je ne connais rien de David Hamilton relevant de ce dernier genre. Lui s’est bien cantonné au domaine de l’érotisme. Une sorte de lord distingué avec un fonds féminin (ai-je le droit à cette expression ? Oui, non, est-ce encore autorisé ?), tout en douceur, fin et quasiment précieux, n’ayant rien à voir avec un apologue du déclin de civilisation et du plus bas possible. Enfin, mon opinion est que la pornographie relève peu ou pas du tout de l’Art. Du moins, ce domaine abaisse et n’élève pas l’Homme.

***

Ce qui a amené la fin de David Hamilton est exemplaire de l’état de déliquescence des valeurs. Non pas celles de David Hamilton, artiste du rêve et de l’idéel, mais celles des media et de la société en général à une époque qui a tout perdu de ses grandeurs.

Tandis que ce qui amène cet engouement pour ce photographe étatsunien qui aurait pour nom Larry Clark, « psychosociologue » d’un monde peu reluisant, en dit long de l’état de délabrement du marigot parigot des asticots.

Répétons encore une fois que dans le monde réellement inversé, monde des médiocres et des idées courtes, et ceci à l’avenant de tout le reste, le laid et le bas largement diffusés font offices obligés, voire obligatoires du « beau » et du « haut » ; tandis qu’il est dangereux, voire mortifère ou censuré, d’affirmer le Beau et le Haut réels. Car tout simplement ils sont d’essence réellement révolutionnaire, cultivée et aristocratique.

Alors comment s’étonnerait-on de lire dans Gala (que l’on m’a également mis sous les yeux tout récemment) que « quand Flavie claque la porte de son domi­cile de Boulogne le matin, elle sait enfin pourquoi elle mérite d’être recon­nue… » Oui, pourquoi au juste ? Comme diffamatrice ? Incitatrice au suicide ? Diffuseur de rumeur ? Opportuniste ? Ennemi de toute déontologique journalistique ? Ou, qui sait, comme affabulatrice patentée ?

* Je n’ai pas retrouvé présentement sur leur site (ni sur celui de Siné-mensuel qui semble par ailleurs virer trouble sur les questions syrienne et palestinienne, le Vieux patriarche à peine mort) un seul mot ou un seul dessin concernant l’Affaire Flament, car elle relève sans doute du normal ou de l’anecdotique à leurs yeux. Ou peut-être du non risible ! Enfin Hamilton a pu échapper ici à quelques dessins débiles !

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 19 janvier

À relire, ce n’est pas inutile :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/19/david-hamilton-et-le-devoir-de-memoire-2/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/15/la-france-si-peu-demotions-cinematographiques-mais-en-voici/

UN ETE A SAINT TROPEZ (David Hamilton)

DU COTE D’OUROUET

 

 

JACQUES ROZIER

 

DAVID HAMILTON

 

JACQUES ROZIER

 

LA POUPINETTE (chansonnette)

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 18 janvier

À RELIRE :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/18/david-hamilton-victime-du-neopuritanisme-ambiant-2/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 17 janvier

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/17/sil-faut-bruler-david-hamilton-alors-que-faire-de-courbet-2/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 16 janvier

reprise d’un article :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/16/david-hamilton-cloue-au-pilori-par-une-certaine-presse-2/