Ne dites jamais : « Lœufaurie ! »
Mais plutôt : « Monseigneur le Pion ! »
Pour susciter son euphorie
Et ne pas lui damer le fion.
Les sieurs Morpion, Pion, Tartempion
Sans quart de ton, ni demi-ton,
Ont embouché leur mirliton,
Branlu tontaine et blancs roustons !
A la Cour du Pion Lœufaurie,
C’était bien souvent la folie
Entre AIGLE et THON, TAUPE et ROQUET,
RAT NOIR – tant d’animaux coquets !
Il fallait admirer ce zoo
Où tout ce petit monde en marche,
Très cher Noé, comme dans l’Arche
Biblique, en glissait sur les eaux !
Un jour, le Seigneur Lœufaurie
Joignit au bestiaire un PIGEON
(Et que personne ne s’en rie)
Pour crier qu’il eût eu raison !
Et lorsque vint le Mardi Gras,
Elle fut belle, oui, l’euphorie.
Autour du p’tit prof qui en rit.
Ciel ! Quel très joyeux broc à rats !
Pigeonneau chambra tout de go,
Essuyant sarcasme et furie :
« Ne jouons pas aux ahuris :
Spinoza a copié Bruno ! »
Triste fable de ce pauvre çon de Robert Pioche le PIGEON.
Mais maintenant, narrons la fable
Qui plaira à tous les éphèbes,
Véritablement admirable,
Du PIGEON pigeonnant la plèbe.
Si qui va au CHAT va à l’ANE,
Tel PIGEON aux yeux de CHAT vanne.
PIGEON, nouveau Plick ou Plock, lance
Une invitation au silence.
L’appel sur un crâne s’abat
D’un qui n’entre pas au débat,
Sorte de pierre qui débloque,
Crâne luisant où tout fait « floc ».
PIGEON se dit : « Voilà, je meurs ! »
Quelle minute de rumeur !…
Donc, le Mardi Gras achevé,
Bien aise d’être encore en vie,
Le PIGEON de plombs tout grevé
Rencontra le Pion Lœufaurie.
PIGEON voulut se faire entendre :
– « Je vois qu’on dresse en la Grand Place
La potence où l’on veut me pendre,
Cher Lœufaurie, ah ! Morne place ! »
– « Il vous faut monter au gibet.
Ce sera très bon pour la Cause ».
(Ce n’est pas même un quolibet,
Lœufaurie est bien tel qu’il cause !)
– « Il me faut monter au gibet ?
Ce sera très bon pour ta Cause ?
Loeufaurie, ah, comment tu causes ?
Toi, tu manques pas de toupet ! »
Pigeon bégaye et ne se raille.
– « C’est pour ça que j’ai pris la peine
Quand, pantin déguisé de paille
Comme une reine madrilène,
Je fus plombé vif dans l’arène
En un jeu plutôt dangereux ? »
– « Vous fûtes tant bien courageux »
Dit Lœufaurie à perdre haleine.
– « Pardonnez-moi, très docte Maître,
Mais je le dis à votre gloire »
(Fit le PIGEON sans se démettre),
« Si je n’ai mauvaise mémoire,
Vous m’avez fait souvent reproche
De vouloir jouer au martyr.
Or vous jurez, dur comme roche,
Qu’au martyre il me faut courir ? »
Grand illuminé à l’envers,
Lœufaurie a compris Rambo !
Lui, le plus beau de tous les beaux,
Qui a traduit Balzac en vers !
Le proprio du sens critique,
Le grand Lœufaurie en sa science,
Le prosateur de poétique
Prononça, ô Dieux, sa sentence !
– « Allez, tout droit, allez trimer » !
Le PIGEON, au premier abord,
Se sentit décontenancé.
Lœufaurie, ah! n’est point Debord.
« – Aller trimer ? » dit le pigeon.
« Vous pensez qu’après Mardi Gras,
Les travaux vont, comme des joncs,
Croître et se jeter en mes bras ?
Mais si j’avais rêvé carrière
A l’endroit ou bien à l’envers,
Aurais-je donc choisi l’ornière
D’aller (comme font à Anvers
Les géants monstres des bateaux
Donnés en spectacle à la ville)
Ruer si fort sur les tréteaux
Du plus grand des cirques serviles ! »
« – Le turbin est œuvre sublime,
PIGEON ! » conclut ce grand esprit.
« Le travail, oui, voilà la cime
De ce qui n’eut jamais de prix ! »
Quitte à donner dans l’euphonie,
PIGEON conclut : « Sire le Pion,
Pâle et soumis, faux oeuf au nid,
Me prenez-vous pour un couillon ?
Tel les beaux gueux, je ne peux être
Un libre salarié, un homme
Amant du plaisant tripalium.
Ma vie et mon métier sont : Lettres.»
Or entre-temps, PIGEON (en songe ?)
Se vit dire, en ris, par ROQUET
Qu’à l’HYDRE du hideux mensonge
Il avait rivé son caquet.
– « En ris, quel beau ROQUET rugit,
Quand la pensée lui surgit !
L’esprit, je crois, de Lœufaurie,
Donne aux roquets de l’euphorie !
Alors, osons cette hypothèse,
Sans médire ou l’ombre d’un cri,
C’est un savant docteur de thèse…
Va savoir ce qu’il a écrit ! »
Aussi, fort du ROQUET altier,
Un peu naïf, sans se méfier,
En condamné à l’échafaud
Pour qu’une nuit, il dorme au chaud,
Il se disait, notre PIGEON :
– « Il aura l’âme de colombe
Au soir, avant que la nuit tombe,
De me recueillir, vagabond. »
Et voilà le PIGEON qui sonne
A l’huis de ROQUET en personne.
– « ROQUET », adjure le Pigeon,
« M’ouvriras-tu donc ta maison
Pour une nuit, jusqu’au matin ? »
En ris, ROQUET est fort mutin.
– « Je ne peux point te recevoir »,
Dit-il, « bonne chance, au revoir ».
(Le PIGEON, seul).
– « C’est de la générosité ! »
Se dit le PIGEON, dépité.
– « Ca m’apprend, ciel, pour Mardi Gras,
A jouer au nouvel Hercule
En terrassant l’HYDRE aux cent bras,
Comme dit ROQUET ridicule ! »
Qu’en était-il des vieux serments ?
Le PIGEON se sentait très sot :
– « J’ai étranglé tous les serpents
Mis par Junon dans mon berceau !
Et l’HYDRE, je l’ai étêtée
Pour obéir à l’Euristée ! »
Un pauvre PIGEON, tout lépreux,
S’en fut alors l’espoir éteint :
– « Mais où sont rendus tous les preux ?
Mon âme et mon cœur ont chagrin ».
Lors, le PIGEON s’enfuit des lieux,
Sans au revoir et sans adieu,
Abandonnant Maître Morpion
Qui ne mêlait pas Roi et pions.
PIGEON insulta Dogme et Dieu
En termes (dit-on) très odieux.
On voudrait de lui repentance ?
Mais lui, niant la pénitence,
Dans ce moment extrême et vain
De solitude, et de grand doute
En la vertu de l’être humain,
Il se prit à rêver, sans doute.
Pour rien adepte de la Croix
Ou du Saigneur le Crucifié,
Il se voyait mal, pacifié,
Lynché menu, trop se fier.
« – Je vais me plaindre à LAVAUCRA :
Il m’aidera, la chose est sûre ».
Nenni ! LAVAUCRA plaide au poids :
« – C’est tant du dossier d’ouverture. »
La queue en berne et l’âme éteinte,
PIGEON fauché s’en fut, pitié,
Rêver d’un monde où l’amitié
Serait en or et non succincte.
Pendant ce temps, dans le prétoire,
Maître LAVAUCRA, pauvre poire,
Moi je vous dis ce que je crois,
Fait sa tirade à tire d’ailes,
Oui, d’ailes : « cro-â, croi-croi-croi ! »,
Plaidant la cause à ses bretelles.
Plus tard encor, à la criée,
PIGEON croisa Monseigneur THON.
Pas un morceau, pas un quartier,
Un THON entier, THON de saison.
Vêtu de la plus belle serge,
Quel beau poisson, là, qui émerge !
Ce génie a beaucoup de dons !
N’est-ce point un cherche-poisson ?
Hachant menu tout le néant
Qui loge en son esprit géant,
Le THON n’est point comme la Carpe.
Il est bavard en ses épîtres.
Ce musicastre de la harpe
Traite alors le PIGEON de « pitre ».
Beau THON est un poisson de luxe,
Très riche en « eurêka, fiat lux ! ».
Mais PIGEON n’est pas âne à son :
« – Or ça ! monsieur le beau poisson,
Sinistre donneur de leçons,
Epargne-moi ton hameçon !
Libre à toi de donner du « pitre »,
Mais je conclus donc mon chapitre
En te chambrant : toi, fameux THON,
Tu n’es point la moitié d’un çon ! »
Intermède des TAUPINS et du noble RUT BLANC DE BLANC ROT.
– « Dites, Monsieur, ce VIEUX TAUPIN
Vise au moins à Polytechnique ? »
– « Hélas non, c’est là qu’est la nique.
Il tourne en rond, le turlupin ».
– « Vous êtes révolutionnaire »,
Lui dit un psychiatre flatteur,
– « Oui, oui ». Cela fait le bonheur
De notre TAUPIN débonnaire,
Agitateur de stratégies
Qui jamais ne rugit, mais gît
En nébuleuses « tacquetiques »
À désarçonner des moustiques.
Fréquentant la sommité vile
Du RAT DES CHAMPS, au ras des villes,
Et des cerveaux de grand génie :
Michu, Piplet, tante Eugénie,
De solidaires ennemis,
Les tordus, retors les mieux mis
Qui, s’ils dirigeaient la musique,
Lui en feraient cracher sa chique.
Entends mon TAUPIN dispensant,
Comme un métronome au couvent,
Pathétiquement, dans la rue,
Des patenôtres décousues
Qui s’achèvent par la prière
De l’impôt révolutionnaire !
Et les TAUPINS, dans la BLANC RUE,
En leurs souliers laqués, se ruent
Sur des lieux communs consternants,
Tout gémissants de ruts en blanc.
Noble çon, Sieur blanc de la rue !
Le beau canular d’une mort,
Il le colporte tout d’abord
En un – évidemment blanc – rut.
A la nouvelle de la vie,
A son front pâlit la verrue
Qui est l’entier cerveau, ma mie,
Des « petits blancs » – blancs becs – de rue !
Chanson de RAT NOUEUX NOIR.
Et pendant que les Lœufauries
Gagnent fiérots leur bel argent
– Gage bourgeois d’esprits suris –
Sur le dos de « leurs » pauvres gens
(Gérard, Isidore ou Arthur,
Et Paul le roi de la culture),
Le RAT NOUEUX NOIR vit la lune
Au fond d’un cachot d’infortune.
Jadis, le RAT çon comme un jonc
Riait grassement du PIGEON…
Vingt ans plus tard, depuis son trou,
Il eut le culot, le RAT doux,
Reclus aux rais noirs d’un donjon,
De prier le pauvre PIGEON
De tremper sa plus belle plume
Dans l’encre, pour qu’il en parfume
Un article afin qu’il clamât
Solidarité pour le RAT.
– « Ma solidarité capote !
Tu peux te l’accrocher, mon pote !
Or, mon RAT doux, l’air que tu glanes
A pour résultat que tu planes !
Lors de mes heurts de Belle gicle,
Tu pinçais ton nez de bésicles ?
A toi de faire l’expérience
Des mandats d’entre pays rances !
Pense à moi en faisant le test
De dormir dans une forest,
Te leurrant que la ribambelle
De tes quatre-vingts chérubins
Te vaille de faire la belle.
Gonflé, le RAT NOUEUX NOIR, ben !
Rat noir et blanc rut, même çons :
La très amusante leçon ! »
Là-dessus, le PIGEON fila,
Choisissant toujours l’hérétisme,
Tel le goth évêque Ulfila
Qui ne nia pas l’arianisme,
Criant au nid, chantant partout,
Sur tous les tons, loin des égouts.
Messires Pion et Tartempion
Sans quart de ton, ni demi-ton,
Ont embouché leur mirliton,
Branlu tontaine et blancs roustons !
Amants du Vrai, ou… vrais morpions ?
En pseudo Castor et Pollux
Ils aiment tant donner le ton
Afin que bourgeois ne se luxe,
Car ce sont de très nobles gens
Et des cervelles merveilleuses
Que tous ces épatants sergents
Aux pensers de serge soyeuse !
Bon ALBON, nique la bonne haleine !
Qui sait ce que devient Albon,
Mon bon Albon, ce bon Albon
A la bonne haleine d’ivrogne ?
« Si PIGEON cause, qu’on le cogne ! »,
Disait Albon, trop bon Albon.
PIGEON chambra, Albon, mon çon
D’Albon qui les ongles s’en rogne.
Vingt ans après, mon Albon grogne
– Qui sait s’il en chie en ses pognes ? –
De n’avoir point eu la vedette
Pour déblatérer ses sornettes
A la bonne haleine, mardi
A bonne haleine rififi !
Niqué, peu sulfureux cocu,
Niqué, mon cocu bonne haleine,
Cheffaillon, aigu dard du C.U.L.,
A bon entendeur salut mène !
Oui, la belle « petite bande »,
Cœurs et cerveaux de contrebande,
Aigles noyés dans le pinard,
Pauvres Gagas, nigauds hagards,
Blancs ruts et ruts blancs et rats noirs,
Vous tous, voyants si peu voyous,
Ayez la bonté, voulez-vous,
D’aller vous faire… euh ! cuire un œuf,
Un œuf au four gros comme un bœuf,
Un œuf neuf, neuf, un œuf au riz !
Je vous chambre, et comme je ris !
Alliance de pauvres sonnés,
Gardez Dieu, s’il vous est… donné !
L’HYDRE a de beaux jours devant elle
Si l’on attend le printemps d’elle :
De l’HIRONDELLE ès euphories :
J’ai nommé le Maître au faux ris.
Olivier Mathieu
— Mire vuestra merced, respondió Sancho, que aquellos que allí se parecen no son gigantes, sino molinos de viento, y lo que en ellos parecen brazos son las aspas, que, volteadas del viento, hacen andar la piedra del molino.
— Bien parece, respondió don Quijote, que no estás cursado en esto de las aventuras: ellos son gigantes, y, si tienes miedo, quítate de ahí y ponte en oración en el espacio que yo voy a entrar con ellos en fiera y desigual batalla.
*
*
— Prenez donc garde, répliqua Sancho, ce que nous voyons là-bas ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui paraît leurs bras, ce sont leurs ailes, lesquelles, tournées par le vent, font tourner à leur tour la meule du moulin.
— On voit bien, répondit don Quichotte, que tu n’es pas expert en fait d’aventures : ce sont des géants, te dis-je et, si tu as peur, ôte-toi de là et va te mettre en oraison pendant que je leur livrerai une inégale et terrible bataille.
1.
Les rédacteurs de l’article sur Olivier Mathieu citent son pseudonyme d’Ange Lepaige… Ils commencent même l’article, pour ainsi dire, par là… mais sans indiquer où il l’a employé…
On va les aider. Il leur suffirait de lire ( http://www.fattore.com/GozziPresentation.htm ) :
« On lira ici Carlo Gozzi, le Vendéen de Venise, un roman historique qu’Ange Lepaige a publié, sous forme de feuilleton, dans le journal provincial français L’Echo d’Ancenis, organe de presse fondé en 1839. Signalons aussi que L’Echo d’Ancenis a publié (numéro 8373, 13 avril 2006, page 2), un article consacré à l’hommage rendu par Ange Lepaige, à Venise, le 4 avril 2006, le jour du bicentenaire de la mort de Carlo Gozzi. Le premier épisode de ce roman a fait son apparition dans L’Echo d’Ancenis numéro 8344 du jeudi 22 septembre 2005 ; le soixante-cinquième et dernier épisode est paru dans le même journal (numéro 8409, jeudi 28 décembre 2006). Pendant de longs mois, globalement de 2005 à 2007, ce même roman a été disponible sur le site Internet du journal L’Echo d’Ancenis, où il a reçu un nombre important de « visites » d’internautes. »
2.
Il manque presque toute la bibliographie des années 1978 à 1984…
http://www.fattore.com/BibliographieOlivierMathieu.htm
3.
Un certain nombre des œuvres d’Olivier Mathieu sont désormais (pas encore complètement correctement…) indiquées.
Il manque enfin tous les textes – une multitude de textes – publiés sur le site du jeune écrivain suisse Daniel Fattore, qui se trouvent ici (« Le Sacrifice » qui est un texte fondamental, « La chambre », « CL », « Un mari de merde », tous textes qui se trouvent en ligne) :
http://www.fattore.com/NouvellesLitteraires.htm
4.
Les rédacteurs de l’article assurent qu’un journal catho intégriste a annoncé la fausse nouvelle de la mort d’Olivier Mathieu en 2006, mais sans indiquer ni la source de l’information (c’était « Rivarol »), ni les excuses publiées par « Rivarol », ni les pseudo-historiens, les historiens amateurs et autres charlots d’extrême droite qui ont recopié la fausse nouvelle sans recouper le moins du monde l’information…
5.
Les rédacteurs pensent évoquer les convictions religieuses d’Olivier Mathieu, mais… sans indiquer son excommunication par débaptisation ! Un détail inutile à leurs yeux ? Débaptisation dont mon blog a pourtant parlé (je possède même la lettre originale de l’évêché confirmant l’excommunication).
6.
D’autres événements biographiques ne semblent nullement intéresser les « rédacteurs » de cet article, par exemple son mariage avec une enseignante de l’Université de Lyon entre 2004 et 2014 environ.
***
Voilà donc des gens qui établissent une bibliographie (qui contient toujours trois ou quatre erreurs grossières, énormes !…) où il manque une bonne vingtaine de titres (période 1978-1984, et les textes qui sont en ligne sur le site de Daniel Fattore).
Voilà des gens qui évoquent les « convictions religieuses » d’Olivier Mathieu mais… sans parler de son excommunication, ou sa vie intellectuelle mais… sans faire part de son mariage (d’une durée de dix ans) avec une universitaire française.
Et naturellement, ils se gardent aussi d’évoquer les poèmes qu’Olivier Mathieu a récemment publiés pour moquer les micro-milieux révisionnistes français… Des textes publiés dans le livre « les jeunes filles ont l’âge de mon exil »…
Encore un petit effort…
Secret 1.
Ecrivez des pages qui feront beaucoup de bien.
*
Secret 2.
Visitez-la par la porte principale et par tous ses dessous.
*
Secret 3.
Prenez de la hauteur.
*
Secret 4.
Invitez-la à manger à la Coupole, bien sûr.
*
Secret 5.
Soyez quelque peu cavalier.
*
Secret 6.
Soyez prêt à tirer (votre coup).
*
Secret 7.
Mais surtout, surtout, surtout, dansez comme à la Coupole.
C’est l’histoire d’un mec*, un poète dit-on, qui s’appelait de son vrai nom, celui de l’état-civil : Amédée Fois, mais qui, pour passer plus inaperçu et anonyme, avait pris un jour un « pseudonyne » comme disait Coluche.
Et pour ce faire, il décida d’ôter toutes les voyelles à son prénom ce qui donna simplement « M D » puis de ne garder que l’initiale de son nom, soit « F » ; ce qui amena au final la simple suite : M D F. Il la trouvait déjà bien puisqu’elle lui évoquait les phrases toutes simples, mais au combien pathétiques : « mort de faim » et « mort de froid », ou encore « mords deux fois ».
Puis, pour faire bien plus secret, plus clando, il en inversa l’ordre. Pas con !… le mec. Ce qui donnait maintenant : F D M. « Fils de moule » ou « foie de morue ». Mais il ne pouvait en rester là, aussi pour achever le tableau il agrémenta son squelette consonantique d’emphase illustrissime, ceci afin de faire plus pimenté glorieux, bien qu’inconnu.
Si bien qu’aujourd’hui il signe ses poèmes du nom prestigieux de : François (en souvenir de Villon) Debussy-Massenet (par goût certain et assuré pour la musique classique).
Curieux bonhomme !
* En fait, j’en connais bien deux ou trois autres du même acabit, mais je me réserve le meilleur pour la fin, si nécessaire.
C’est très « amusant ». Aussitôt que le Quichotte écrit des choses sur son blog, au sujet d’Olivier Mathieu, des « génies » vont aussitôt corriger leurs fautes sur le pseudo-article qui, sur Wikipédia, lui est consacré.
Quelques petites remarques amusées, alors…
Bon, il ne faut pas trop en demander aux rédacteurs (« anonymes ») de l’article…
1. On lit : « Olivier Mathieu est le petit-fils de la femme de lettres belge Marie de Vivier, qui entama en 1930 une liaison avec l’écrivain belge André Baillon, qu’il présente dont comme son probable grand-père ».
Qu’il présente « dont comme » (sic) n’est pas de l’excellent français, disons…
2. Les savants (et « anonymes ») rédacteurs rédigent encore:
« Olivier Mathieu est de nouveau candidat, cette fois au fauteuil — le trentième — laissé vacant par le décès de Maurice Druon. Olivier Mathieu, en 1986, avait figuré avec Druon au même sommaire d’un numéro de la Nouvelle Revue de Paris. Lors de cette élection, il publie sur Internet un Éloge poétique de Maurice Druon en deux cents alexandrins en vers réguliers. Celui-ci est mentionné dans le Figaro du 8 avril 2011, en marge de l’élection académique de la veille ».
Deux erreurs en cinq lignes… Erreur grossière, parce qu’Olivier Mathieu en 1986 avait figuré au sommaire de la « Nouvelle Revue de Paris » n° 8 avec Jean Dutourd, pas avec Maurice Druon… Mais peut-être que les « savants » (et anonymes) rédacteurs de l’article confondent Druon et Dutourd ?…
Quant à dire que « l’Eloge de Maurice Druon » a été « mentionné » par Le Figaro, le terme « mentionné » n’est vraiment guère adéquat, puisque cet « Eloge de Maurice Druon » est le sujet intégral de l’article d’Etienne de Montety…
3. Quelques erreurs ont été corrigées sur l’article, les plus grossières. Bien d’autres demeurent. J’en publierai une liste, un de ces jours. On ne sait pas, par exemple, pourquoi les collaborations à des journaux dits « d’extrême droite » sont soulignées, même si elles remontent à il y a environ trente ans, mais en n’indiquant évidemment pas qu’Olivier Mathieu a en outre donné sa démission de ces journaux-là au bout de quelques semaines, ou qu’il en a été exclu. Aucune mention, ou presque, en revanche, de ses collaborations avec des journaux ou des intellectuels de gauche…
4. On ne sait pas par exemple pourquoi, parmi les préfaces d’Olivier Mathieu, la plus récente n’est aucunement signalée ; il s’agit de la préface d’Olivier Mathieu à l’anthologie consacrée par Jean-Pierre Fleury (éditions des Petits Bonheurs) au poète nantais Emile Boissier.
Bref, l’article, le pseudo-article consacré à Olivier Mathieu continue donc à être un tissu d’inexactitudes, de choses complètement fausses ou d’omissions…
Ce que je disais il y a peu, sur mon blog, au sujet de « Wikipédia » vient encore et toujours de m’être confirmé…
Voir, sur Wikipédia :
https://lequichotte.wordpress.com/2016/02/15/wikipedia-y-a-ou-rire/
Hier, j’ai annoncé sur le blog la parution du prochain livre d’Olivier Mathieu.
Et ça n’a pas tardé.
Il est des gens assez peu sérieux, il est des gens assez bêtes (disons les choses comme elles sont) pour avoir aussitôt ajouté, sur l’article Wikipédia consacré à Olivier Mathieu, la mention du livre de ce dernier, qui sera consacré à l’élection académique du 10 avril 2014.
Or ce livre va paraître dans quelques jours, rappelons-le. Et le « problème » est que, dans leur hâte imbécile et grotesque (le livre, en effet, n’est donc pas encore paru…), les « rédacteurs » de l’article Wikipédia sur Olivier Mathieu ont cité un titre de livre INEXACT, et une maison d’édition qui N’est PAS celle qui édite le livre…
Ils ont TOUT faux…Voilà des « z-intellectuels » sérieux… Ou alors des gens tellement pressés qu’ils lisent mon blog et, ensuite… écrivent strictement n’importe quoi ! Ou a croire, alors, qu’ils ne savent tout simplement ni lire ni écrire…
D’ailleurs, tout l’article Wikipédia sur Olivier Mathieu continue à être remarquable pour le nombre – presque comique !!! – d’erreurs, d’approximations et d’insanités qu’il contient.
– L’article persévère en effet à le déclarer né « à Paris », et c’est inexact.
– L’article cite certains de ses pseudonymes (dont un qu’il a employé à une seule reprise, il y a environ trente ans !), mais – on ne sait pourquoi – il oublie en revanche d’en signaler un autre (sous lequel il a par exemple signé un roman dans un hebdomadaire français, assez récemment).
L’article fait diverses affirmations d’ordre biographique, dont beaucoup sont parfaitement fausses, en renvoyant (en appel de notes) à des notes… qui n’en sont pas (par exemple en renvoyant à des romans d’Olivier Mathieu, ou à des expressions du genre de « Mathieu 2008 », ce qui ne veut rien dire). Il est pour le moins curieux de rédiger un article qui se présente comme vrai mais… en s’appuyant sur des romans, lesquels donnent évidemment, comme leur nom l’indique une vision romancée, qui n’est pas à proprement parler la « réalité »…
Prenons l’exemple d’André Baillon…
André Baillon.
Marie de Vivier, la grand-mère maternelle d’Olivier Mathieu, est présentée (dans l’article Wikipédia sur Olivier Mathieu…) comme « connue pour avoir été la maîtresse d’André Baillon ».
Ma foi, les choses sont un peu différentes. Marie de Vivier est connue pour avoir publié (chez de grands éditeurs) un grand nombre de livres. Elle est connue pour son amitié avec Michel de Ghelderode. Elle est connue pour être la dédicataire de « Tempo di Roma », le fameux roman d’Alexis Curvers. Et pour encore beaucoup d’autres choses.
Voir par exemple :
https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/30/tempo-di-roma/
Bref, Marie de Vivier est connue pour MILLE AUTRES CHOSES que parce qu’elle fut la maîtresse d’André Baillon…
Le fait est que les rédacteurs de l’article sur Olivier Mathieu sur Wikipédia n’ont probablement jamais lu une ligne de Marie de Vivier, encore moins d’André Baillon. Ils n’auraient jamais entendu parler de Marie de Vivier ou d’André Baillon sans Olivier Mathieu.
Mais voilà, les rédacteurs Wikipédia de l’article sur Olivier Mathieu ont une obsession : il sont obsédés, évidemment, par l’idée de faire passer Olivier Mathieu pour un menteur. Donc, il faut absolument qu’ils fassent croire qu’Olivier Mathieu se fait passer pour le petit-fils d’André Baillon. Or, c’est faux.
Olivier Mathieu, dans ses romans (donc, dans des œuvres de fiction) a pu jouer sur le fait (possible, certes, mais jusqu’ici pas démontré) qu’il soit le petit-fils de Baillon. Il a pu jouer littérairement, romanesquement.
Mais les rédacteurs Wikipédia de l’article sur Olivier Mathieu, eux, confondent tout. On imagine le mélange de confusion et d’ignorance qui les caractérise.
Olivier Mathieu n’a pas consacré un seul article dans la revue universitaire belge « Nouveaux cahiers André Baillon », mais deux. Les rédacteurs Wikipédia évitent soigneusement de signaler que dans aucun de ces deux articles, Olivier Mathieu n’affirme qu’André Baillon serait son grand-père.
Tout au plus, il cherche à l’établir et indique les éléments en sa possession.
LISEZ :
http://fr.scribd.com/doc/43622236/Chiens-et-chats-dans-l-oeuvre-d-Andre-Baillon-et-dans-celle-de-Marie-de-Vivier-article-d-Olivier-Mathieu-dit-Robert-Pioche-dans-la-revue-NOUVEAUX-C#scribd
Résumons. Les rédacteurs de l’Article Wikipédia sur Olivier Mathieu (qui sont selon toute probabilité des militants de l’extrême droite la plus obtuse) ne savent rien, ou pas grand-chose, sur Marie de Vivier, sur André Baillon, et sur Olivier Mathieu.
Récemment, rappelons-le, on a aussi vu paraître un curieux article dans « Rivarol » sur André Baillon, où Marie de Vivier était présentée comme « folle » et où la cible de tout cela était, devinez un peu, certainement Olivier Mathieu…
On pourrait signaler aussi que le fait qu’André Baillon soit susceptible d’être le grand-père d’Olivier Mathieu, a pourtant été récemment confirmé par un membre de la famille.
A ce sujet on consultera « André Baillon » par Olivier Mathieu, un article récent où ce dernier proteste contre l’article – visiblement dirigé contre lui – de « Rivarol » :
https://lequichotte.wordpress.com/2015/02/16/andr-baillon-par-olivier-mathieu/
Et sur Marie de Vivier :
https://lequichotte.wordpress.com/2015/01/17/marie-de-vivier/
*
Les erreurs, volontaires ou pas, abondent dans cet article Wikipédia prétendument consacré à Olivier Mathieu…
Par exemple : au sujet de l’émission du 6 février 1990, « Ciel mon mardi », il est dit que : « Olivier Mathieu et son agresseur sont tous deux expulsés du plateau », ce qui est faux, il suffit de voir l’émission pour s’en rendre compte. Bien après le départ d’Olivier Mathieu, on aperçoit toujours son agresseur sur les images.
Suite à un récent entretien paru sur ce blog, avec Olivier Mathieu, les rédacteurs de cet article ont quand même fini par corriger certains points, tout récemment… La mère d’Olivier Mathieu, par exemple, n’a pas enseigné « tardivement » à l’Université de Paris-X Nanterre, puisqu’elle y a enseigné – au contraire – dès la fondation de cette Université… Et les rédacteurs de l’article, suite à l’entretien paru récemment sur ce blog, ont en effet enlevé ce « tardivement ».
En tout cas, on espère pour eux que les « rédacteurs » de cet article, visiblement mal informés ou partiellement informés, manifestent davantage de sérieux dans leurs propres travaux et ouvrages…
Concluons. L’article consacré à Olivier Mathieu sur Wikipédia est un article, selon toute probabilité, rédigé par quelque petit idiot d’extrême droite.
Je m’explique. C’est un salmigondis de « citations », souvent pour ne pas dire toujours des citations de seconde main, qui ne sont pas convenablement référencées ou dont la référence n’est tout bonnement pas indiquée.
Ce sont surtout des citations – ou présentées comme telles – partielles et partiales. Enfin, elles sont extrêmement datées, puisque la plupart remontent à trente ans ou plus.
Quant à la bibliographie (présentée comme celle d’Olivier Mathieu), elle est incomplète, rédigée de façon complètement absurde, et comporte trois ou quatre erreurs vraiment grossières. Des erreurs qui font rigoler qui a une vraie connaissance de sa bibliographie.
On a évidemment l’impression, très nette, que cet article Wikipédia sur Olivier Mathieu provient de quelque petit imbécile d’extrême droite, et que ce rédacteur imbécile tente à tout prix de faire passer Olivier Mathieu pour quelqu’un de sa bande d’extrême droite à lui.
On lit encore, sur l’article Wikipédia, que : « Henri Roques et Robert Faurisson s’en détacheront », or la vérité est « quelque peu » différente, elle est TOTALEMENT différente puisque c’est Olivier Mathieu qui, dès le début des années 1990, s’est détaché volontairement et définitivement des milieux révisionnistes.
Et il l’a écrit dans des dizaines d’articles et de livres…
La chose amusante est donc que, par exemple, le(s) rédacteur(s) de cet article se garde(nt) bien de dire, par exemple, que « Tempo di Firenze » est pour l’essentiel la critique de l’extrême droite (le roman met en scène un couple de militants d’extrême droite, grotesques, avec tous leurs défauts).
Ils se gardent bien de dire que, dans son roman « Les drapeaux sont éteints » (2004), autre exemple et nous en tenons dix à la disposition de qui le désire, Olivier Mathieu met en scène une infinité d’autres personnages d’extrême droite, en les critiquant et en les éreintant, et en consacrant par ailleurs des dizaines de pages à certains individus des milieux révisionnistes, qu’il qualifie « d’ordures ».
Mais cela, évidemment, les rédacteurs de l’article Wikipédia sur Olivier Mathieu – tout comme, d’ailleurs, les journalistes « du Système » – ne veulent pas que ça se sache…
On les imagine très bien, ces rédacteurs de l’article Wikipédia, comme des militants d’extrême droite, à peine alphabétisés, et qui ont d’Olivier Mathieu une connaissance de primaires et de sectaires qu’ils sont.
Ils sont incapables d’appréhender la richesse poétique et humaine d’Olivier Mathieu, dans toute son ampleur.
Ils ne connaissent ou ne veulent connaître d’Olivier Mathieu qu’un épisode de sa vie, qui remonte à 1990, donc à environ trente ans.
Olivier Mathieu est beaucoup d’autres choses que ça. Il est mille fois davantage que ça…
Les petits rédacteurs d’extrême droite de l’article Wikipédia sur Olivier Mathieu, qui n’ont pas fait le millième de ce qu’il a fait, écrivent n’importe quoi. Ils manifestent un curieux mélange de jalousie, de bêtise et d’ignorance à l’égard d’Olivier Mathieu…
Tout ça me rappelle même un pseudo-historien d’extrême droite qui, il y a quelques années, a recopié dans « Rivarol » une fausse information. Il a donc écrit qu’Olivier Mathieu était mort. Depuis lors, « Rivarol » s’est excusé auprès d’Olivier Mathieu. Dont acte.
Mais le pseudo-historien d’extrême droite, lui, a continué pendant longtemps à maintenir qu’il avait raison. On voit le sérieux de ces (pauvres) gens…
Prochainement, si ça m’amuse, je publierai d’ailleurs leur identité… Parce qu’ils s’imaginent très malins, mais ne le sont pas du tout.
Jean-Pierre Fleury.*
* Mon prénom véritable suivi de mon nom véritable ; je ne signe pas « Anonyme ».











