Il y a quelques années, c’était en 2010, j’ai publié un roman écrit par Olivier Mathieu, « Voyage en Arromanches », et dont l’histoire se déroule entre 1976 et 1979 dans la banlieue parisienne et dans la petite ville normande d’Arromanches.
C’est un roman qui, étant donné les temps vulgaires que nous vivons, a eu peu de succès, peu (ou pas) de recensions dans la presse, et à peine quelques avis favorables sur des blogs (je donnerai un seul exemple : http://fattorius.over-blog.com/article-une-adolescence-a-marly-le-roy-62612963.html )
Simple coïncidence, Olivier Mathieu avait vu – en novembre 1979 – à Paris, comme d’ailleurs beaucoup de gens, le film de David Hamilton « Laura les ombres de l’été ». Un film où il avait retrouvé quelque chose de l’époque, de la mentalité de l’époque, et aussi de sa propre existence et, donc, de ses propres séjours à Arromanches.
Olivier Mathieu a toujours apprécié la jeune actrice américaine Dawn Dunlap. Il a toujours apprécié l’oeuvre photographique mais aussi cinématographique de David Hamilton, notamment pour tout ce qu’elle a de littéraire, c’est-à-dire pour les liens qu’elle entretient avec Pierre Louÿs (Bilitis), Nabokov (Lolita), Balthus, Robbe-Grillet (Les demoiselles d’Hamilton) ou Pascal Lainé (Tendres cousines).
Peut-on dire que « Voyage en Arromanches » soit un roman « hamiltonien » ? Peut-être. Il l’est en tout cas par son exquise et extrême nostalgie. Ce qui m’a toujours frappé chez Olivier Mathieu, c’est la nostalgie. Je ne suis pas le seul à en être frappé, et je songe par exemple au jeune cinéaste et écrivain Sébastien Guillet qui, tout récemment, a dit tout le bien qu’il pensait (voir : http://sebguillet.fr/2016/jeunes-filles-ont-coeur-pur/ ) d’un livre de poésies d’Olivier Mathieu.
Je m’explique, quant à la nostalgie d’Olivier Mathieu. En 1980, il a publié une plaquette, aujourd’hui extrêmement rare, qui s’appelait « Vingt ans pour deux petites filles d’hiver et d’autrefois ». Je possède quant à moi un exemplaire que j’ai acheté dans une librairie de Londres, il y a quelques années, et qui avait été dédicacé en 1980 par Olivier Mathieu à Georgette Magritte, la veuve du peintre et militant antifasciste René Magritte.
En 1980 donc, Olivier Mathieu qui avait 19 ans avait consacré une plaquette poétique à deux jeunes filles qui en avaient 16 (ce sont aussi les héroïnes du roman « Voyage en Arromanches », paru trente ans plus tard en 2010!), mais il ne les appelait pas jeunes filles « d’aujourd’hui ». C’était comme s’il s’était déjà projeté dans le futur, les appelant d’ores et déjà jeunes filles d’hiver et « d’autrefois ». Si ce n’est pas de la nostalgie !
Olivier Mathieu, qui collaborait jadis quelquefois à mon blog, a aussi écrit un article que je vous recommande sur le film « Du côté d’Ourouët » (voir : https://lequichotte.wordpress.com/2015/03/12/du-ct-dorout-de-jacques-rozier-un-chef-duvre-oubli-par-olivier-mathieu/ )
Jean-Pierre Fleury
Cet article est également paru ici :
Les illustrations de cet article reprennent des tableaux de Balthasar Kłossowski dit Balthus qui déclara : « Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante*. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu. »
*intéressante picturalement parlant, puisqu’il faut tout préciser de nos jours où les mots perdent leurs vrais sens ou sont mal interprétés, jusqu’à en donner des sens inversés ou y voir des sous-entendus qui n’existent pas.
Les trois sœurs.
Je voudrais revenir, aujourd’hui encore, sur le lynchage médiatique mortel subi par David Hamilton. Je rappelle qu’il s’agit rien de moins que de diffamations publiques réitérées, insultes publiques (« bourreau », « enculé », « connard »…), mépris total des délais de prescription et remise en cause d’un non-lieu, et pour clôturer le tout : incitation au suicide ou au meurtre.
J’ai écrit dans un précédent article que je ne jugeais pas sur le fond (comment pourrais-je juger au fond, moi qui ne suis pas témoin, moi qui ne suis pas juge ou juré d’une cour d’assises ?) mais que je jugeais sur la forme (comme tout citoyen peut le faire avec logique et raison, et comme le fait d’ailleurs, dans le domaine judiciaire, la Cour de Cassation).
JEU DE MAINS, JEU DE VILAIN.
Je ferai cependant une exception au fond, mais sur le peu qui semble réellement ou à peu près établi. Et j’amènerai même (malheureusement) de l’eau au moulin des gens aux idées courtes qui ne sont que les perroquets de l’idéologie dominante du moment. Ou si l’on veut de ladite opinion publique qui, de nos jours, colporte les rumeurs à vitesse grand V par l’intermédiaire de media totalement irresponsables ne recherchant que le scandale, et le profit financier concomitant. De ces gens qui ne réfléchissent pas et condamnent sans rien connaître mais uniquement par rapport à leurs préjugés et leur mentalité de moutons.
J’ai déjà écrit que l’on pourrait retenir, de la version d’origine de la famille Lecanu, que David Hamilton aurait pu se laisser aller à regarder son modèle (Poupette en l’occurrence) non seulement avec les yeux mais aussi avec les mains, mais aucunement à la violer. On est dans le domaine de l’hypothèse. C’est donc très probablement pourquoi tout en resta là et qu’aucune plainte ne fut déposée par les parents de Mademoiselle Lecanu, devenue plus tard Mme Flament.
J’ajoute que l’une des accusatrices (Alice, qui n’est pas son vrai prénom) aurait donc porté plainte pour viol contre David Hamilton en 1997, pour des faits qui auraient eu lieu dix ans avant. Interrogé par la police, David Hamilton aurait récusé toute relation sexuelle avec elle. Quoi qu’il en soit, cette affaire a été classée sans suite.
Chacun peut penser ce qu’il veut du cas nu Lecanu et de ce non-lieu. Si c’est bien ou si c’est mal. Mais en droit, il faut quand même savoir que le non-lieu est prononcé — soit parce que les faits ne sont pas constitutifs d’une infraction, — soit parce que l’auteur de l’infraction est resté inconnu, — soit parce qu’il n’existe pas de charges suffisantes contre la personne mise en examen (Article 177 du Code de procédure pénale). Et qu’il n’y a qu’une seule manière légale de contester un non-lieu : la partie civile doit, dans les dix jours qui suivent la notification de cette décision, faire appel de l’ordonnance de non-lieu.
Ou ultérieurement redéposer plainte (dans les délais de prescription) en apportant des éléments nouveaux vérifiables. Et c’est ici que ça commence à clocher : depuis un certain nombre d’années, en nombre de procès où ce n’est plus devenu que « parole contre parole » (donc sans preuves matérielles), nombre de juges ou de jurés n’ont pas accordé une égalité de traitement entre l’accusateur et l’accusé prenant fait et cause pour l’accusateur, et pour vérité avérée l’accusation (« la vérité sort de la bouche des enfants » adage autant faux que vrai, d’autant plus que les enfants ont grandi entre-temps).
La notion de doute qui doit toujours bénéficier à l’accusé a quasiment été mise au rencart face à nombre d’accusés clamant en vain leur innocence. D’autant que les accusateurs et accusatrices sont très généralement des personnes de santé mentale fragile donc « soignées », et qu’ils confortent finalement leur dire par le poids de « thérapeutes » très mode, mais aussi souvent très douteux.
Si bien qu’à la fois des gens responsables (i.e. non irresponsables) du milieu médical et psychiatrique et des gens responsables du milieu judiciaire ont dénoncé ces pratiques. Dans le domaine judiciaire je pourrais citer l’ouvrage La Dictature de l’émotion. La Protection de l’enfant et ses dérives, par Florence Rault (en collaboration avec Paul Bensussan), avocate spécialisée dans la défense des affaires de délinquance sexuelle sur mineurs (ouvrage abondamment cité lors du procès en première instance dans ladite Affaire d’Outreau).
POUPETTE
Je voudrais maintenant revenir sur le personnage de Poupette (Flavie Flament) au travers de faits énoncés par elle-même, à droite et à gauche, dans les gazettes (les plus à scandale en général) : qu’elle serait une ancienne anorexique (« Je faisais 46 kilos pour 1,60 mètre, à 20 ans. ») ; qu’elle aurait été une mal-aimée au sein de sa famille, particulièrement de sa mère, qu’elle dénonce également à propos du viol dont elle se déclare avoir été victime (« Disons que j’ai eu une enfance non protégée », « J’ai été élevée dans l’idée que j’étais une mauvaise ») ; qu’elle aurait subi des violences conjugales (là je n’ai pas compris, ni trop cherché non plus, si ces violences auraient été le fait du premier mari, Bernard Flament, ou du second, Benjamin Castaldi) ; enfin qu’elle ne veut plus voir sa famille, sa mère en particulier, sa bête noire. Et autres rengaines.
Ajoutons encore ce fait qui me semble essentiel et qui montre qu’il y a eu mensonge sur la marchandise. Lorsque le livre de Poupette est paru en octobre (simple précaution illusoire d’éditeur ne voulant pas d’histoire ?), il était présenté comme un roman (c’est écrit au dos de la couverture). Or, depuis le déchaînement des (mauvaises) passions, il n’est absolument plus question de roman, oeuvre de fiction, de fiction au même titre que le cinéma distractif et non documentaire (je renvoie ici à l’article concernant Dernier Tango à Paris passé subitement et magiquement de « l’œuvre géniale » à « l’œuvre immonde » et de « ça compte pour du beurre » à « ça compte pour de vrai »).
Tout ce qui se trouve dans ce livre est présenté comme argent comptant. Comme un témoignage intégralement véridique, pour ne pas dire totalement vrai. Mais pourtant totalement invérifiable. Et qui plus est — depuis qu’un nom a été mis sur le personnage du méchant — dans un premier temps, témoignage diffamatoire et dans un second temps, témoignage attentatoire à la mémoire d’un mort. En sachant que de toute façon, la mort clôt tout recours en justice.
Poupette (j’aurais envie de dire : à la fois manipulatrice et manipulée) ose affirmer que le suicide (si suicide il y a eu) est preuve de culpabilité. Ce qui est proprement ignoble et une insulte à tous les innocents à travers le monde injustement dénoncés, inculpés ou condamnés qui n’ont pas supporté que l’on mette en doute leur non-culpabilité et leur honneur. Et se sont suicidés. Innocence reconnue trop tard suite à des rétractations d’accusés dans le domaine qui nous occupe.
Circonstances aggravantes : 1/ cette dernière est journaliste donc elle doit être au moins un peu au courant de ce qui se passe dans le monde de la Justice ; 2/ on lui ouvre tout grand la tribune de TOUS les media de masse. Et ceci tant la presse à scandale que la presse dite encore, et je ne sais pourquoi, « sérieuse », presse sinistrée ne tenant plus que par les subventions, les subsides des contribuables. De fait l’énorme majorité des media sombrent dans le « pipole » et la délation faisant fi des lois de notre pays (qui sont ce qu’elles sont, mais qui sont indispensables à la marche d’un État de droit). Dans la déliquescence et la Voix de son Maître.
Et c’est bien sa famille qui a énoncé publiquement que Poupette mêlait le réel à l’inventé, qu’elle exagérait grandement et qu’ils en étaient sidérés. Je me demande donc au final s’il ne faudrait pas adjoindre au tableau clinique de Poupette le goût du mensonge, de l’affabulation. Autrement dit la mythomanie, attitude très journaleuse d’ailleurs.
Un dernier petit fait quand même révélateur du personnage : Poupinette s’est également indignée du fait que les séances de pose se faisaient sans contrat et qu’elle n’avait été payée que d’un appareil photographique polaroïd… Mais n’est-ce pas suffisamment payé pour un petit quart d’heure de gloire ? Hamilton, qui a déclaré un jour « la célébrité ne se mange pas. Je n’ai jamais été un businessman », aurait été non seulement « pédophile mais « pingre » en plus ? Je ne vous cache pas que ce genre de détail risquerait de me rendre Poupette assez peu sympathique.
Oui ! pour le moins, Poupinette n’est pas très bien dans sa peau et peut-être, comme disent, encore une fois, les membres de sa famille : « elle devrait se faire soigner ». Soigner certes, mais sans doute pas comme elle l’a été ces dernières années. Par des vrais thérapeutes du domaine psychiatrique. Les ravages de certains « psys » peuvent être considérables.
Par un pur hasard, dans les années soixante / quatre-vingt du siècle dernier, David Hamilton fut en adéquation avec l’esprit libérateur du temps, du moins dans le domaine de la photographie artistique, lui le conservateur pourtant. Mais plus récemment, immuable et fidèle à ses conceptions artistiques sur la forme, il fut pourtant contraint de déroger sur le fond et finit par photographier non plus des nymphettes en bouton mais des fleurs de la nature bien écloses, des fleurs majeures si l’on peut dire. Comme les petites gens des Trente Glorieuses, il avait fini de manger son pain blanc.
La société vit de modes (plus ou moins rationnelles), et plus précisément de vagues et de divagues alternantes, de flux et de reflux. Et pour ce qui nous occupe, de la mode dans le domaine des mœurs. Je me demande (évidemment sans preuve) si Poupinette n’est pas aussi une victime de l’air du temps, de la mode qui veut que l’on fasse, depuis une vingtaine d’années, la chasse sans mesure, sans distinction, sans discernement et dans la plus extrême confusion et amalgames, à tout ce qui ressemble de près mais aussi de très très loin (en des analogies suspectes et imbéciles) à de la pédérastie comme on disait autrefois, à de la pédophilie comme on dit de nos jours, et ceci plus essentiellement à l’encontre de jeunes filles.
Je suppose donc que, dans l’esprit de Poupinette, que Hamilton fût violeur est inscrit dans ses photos mêmes, et qu’elle doit les qualifier (en 2016) pas même d’érotiques mais de pornographiques comme certains « juges ». Ce serait ne pas connaître ce qu’est la véritable pornographie, qui est vulgarité à tout crin.
Et puis pour la masse, pour la meute, il est toujours facile de hurler avec les loups, pour le troupeau plutôt, surtout quand on est ignorant des faits réels des uns et des autres. La vindicte populaire, populacière plutôt, adore sacrifier des boucs émissaires. C’est si simple et sans danger, c’est si lâche et si minable, si moutonnier. Magnifique exutoire et dérivatif des réels problèmes collectifs de société.
Moi personnellement « hurler avec les loups » m’a toujours paru suspect et lâche.
Pour ne pas dire minable. C’est ce que j’appelle l’esprit des tondeurs. Pour ceux qui ne comprennent pas l’expression, je renvoie à cette chanson de Brassens, pas des plus connues ni des plus diffusées (comme par hasard) qu’il chante ici pour son ami l’écrivain cévenol Jean-Pierre Chabrol :
https://www.youtube.com/watch?v=mMh4Wi4VziI
QUELQUES ÉLÉMENTS
PERMETTANT DE SE FAIRE UNE IDÉE DU « SATYRE »
Face à la mélasse de la « pensée » contemporaine, qui met tout dans le même sac, fait des mélanges impossibles, dit tout et son contraire, met en avant ce qui arrange les puissants et cache ce qui indispose le commun ; et plus encore vit la tête en bas, ce qui n’est jamais bon pour la circulation sanguine cérébrale et l’intelligence ; voici quelques citations, plus ou moins ordonnées, concernant le dandy David Hamilton qui, répétons-le, craignait pour sa vie un mois avant de se « suicider » :
— « Quel choc ! confie son amie Elisabeth de la Troche. Je l’ai vu la semaine dernière, il était abasourdi par ce qui lui arrivait. Il ne comprenait pas. » (in David Hamilton, dernier cliché par Pauline Delassus, sur le site de Paris-Match, le 3/12/16).
— « Son nom était sali ! s’indigne Eugénia Grandchamp des Raux qui le connaissait depuis trente ans. Ces accusations l’accablaient. » » (idem)
— Elisabeth de la Troche : « C’était un enfant. Il avait certes un amour des très jeunes filles, mais il n’a jamais été violent. C’était un être délicat. » (ibid.)
— David Hamilton : « […] des jeunes filles dont la moyenne d’âge était 15 ans, l’âge de l’innocence, alors que nous sommes maintenant dans celui de la vulgarité. » (ibid.)
Ajoutons également que Hamilton a eu dans sa vie deux compagnes, aux canons hamiltoniens disent certains : Mona et Gertrude. « « Et ils sont restés très amis », insiste Elisabeth de la Troche » (ibid.). Il est resté vingt ans avec la première et s’ils se sont quittés c’est parce qu’elle voulait un enfant et lui, pas.
— « Lorsque nous l’avions rencontré, en avril 2015, il nous confiait déjà que «tout avait commencé à chuter au milieu des années 1990, à cause de cette obsession de la pédophilie. « Mon image a été écornée, ce qui m’a beaucoup blessé. Ce qu’on admet d’une peinture, on ne va plus le tolérer en photo. » » (ibidem) « C’est la chasse aux sorcières depuis l’affaire Dutroux. […] La France devient un pays aussi intolérant que les États-Unis. » (Le Monde en 2007)
À ce propos, j’ai lu dans divers coins de gazettes que depuis les années quatre-vingt-dix certains (particulièrement chez les anglo-saxons au puritanisme hypocrite, des « mal baisés » aurait dit Hamilton qui usait pourtant habituellement d’un langage plus châtié) l’accusaient rien de moins que de pornographie infantile. Ainsi des groupes de réactionnaires chrétiens aux États-Unis (dans le Kentucky en particulier) s’en prenaient aux librairies diffusant tout à fait légalement ses ouvrages. Déjà en 2005 The Guardian posait la question de savoir : Est-ce de l’art ou de la pornographie ? Ou si l’on préfère : est-ce de l’art ou du cochon ?
Ainsi ces dernières années, des ouvrages de Hamilton ont été apportés comme pièces à conviction dans un « procès de pédophile » dans un pays d’Amérique latine. Un homme du Surrey anglais a été poursuivi pour posséder un grand nombre de photographies « indécentes » d’enfants, une partie des clichés étaient de David Hamilton. Lors du procès, le procureur a déclaré que ces images «sont manifestement indécentes. Le contenu ne peut pas être décrit comme artistique et est manifestement de nature sexuelle.» S’érigeant en expert de l’art photographique. La défense lui a simplement fait remarquer que les livres de Hamilton étaient en vente libre dans les librairies et sur plusieurs sites Internet. Dans un jugement hypocrite la cour a considéré les images saisies comme étant de catégorie 1, la plus faible de ladite indécence. Et l’homme a finalement été condamné à une peine légère. En réaction, Glenn Holland, le porte-parole de David Hamilton, déclara que celui-ci avait été profondément déçu du jugement, eu égard à sa renommée à travers le monde et aux millions d’ouvrages vendus. À la suite du procès, un membre de la police du Surrey a même fait du zèle et déclaré que la possession d’ouvrages de David Hamilton était désormais « illégale » (sic) au Royaume-Uni. Mais dans les jours qui ont suivi la police du Surrey a dû faire une mise au point et présenter des excuses, reconnaissant qu’aucune décision judiciaire contraignante n’avait été rendue concernant le travail de David Hamilton.
— « Nous étions alors trois à aborder le même thème : Nabokov pour la littérature ; Balthus pour la peinture et moi pour la photo. Je m’inspirais beaucoup des peintures de la Renaissance, des préraphaélites, de Degas… Ce travail serait tout à fait impossible aujourd’hui où photographier la nudité d’une très jeune fille est devenu un tabou absolu ! Je n’étais qu’à la recherche de la candeur d’un paradis perdu. Il n’y avait rien de sexuel là-dedans. » (ibidem)
Petite remarque en passant, ou plutôt grosse. J’ai pris le temps de rechercher qui, dans les années soixante-dix et dans Le Monde (la gazette), étaient ces personnes qui, au nom du droit à la pilule pour les filles dès treize ans, entendaient reconnaître un droit aux adultes à des relations sexuelles avec ces mêmes jeunes filles largement mineures.
Ce n’est pas Hamilton en tout cas, qui habitait un tout autre univers. Mais c’est en très grande partie ce que l’on n’appelait pas encore des bobos, des bourges de gôche : essentiellement 1/ la vieille clique gâteuse des Sartre, Beauvoir et consorts (les révolutionnaires germanopratins qui se sont largement trompés tout au long de leur vie), 2/ des mandarins universitaires et 3/ « last but not least », comme disent les anglais, toute une confrérie d’homosexuels militants (mâles et femelles dont certaines étaient même féministes en sus).
À cet instant j’aurais envie de dire que si l’on évoque à gorge déployée la pédophilie – ou la pédophilie présumée – à l’encontre de jeunes ou très jeunes filles, les media semblent plus ou moins occulter la « bonne vieille pédérastie », je veux parler de l’homosexualité à l’encontre de jeunes ou très jeunes garçons. Celle de Gide par exemple, un maître et théoricien dans le genre. Et il est bien vrai que cette engeance est bien souvent celle de gens très bien en place (journalistes, écrivains, politiciens, etc.) et donc très bien reçus dans les media. En ces milieux, les ballets roses, mais aussi les ballets bleus ne datent pas d’hier.
RETOUR SUR LA RUMEUR PUBLIQUE
Je résume ici mon opinion, qui n’est pas l’opinion sur rue, mais le résultat de ma réflexion tranquille.
Ce qui est arrivé et arrive encore post mortem à David Hamilton est de l’ordre d’une forme « moderne » de rumeur nauséeuse (comme sont généralement les rumeurs).
Qu’est ce qu’une rumeur ? C’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu quoi donc au fait ? Pour le dire plus précisément, une rumeur est un phénomène de transmission large d’une histoire invérifiable à prétention de vérité et de révélation par tout moyen de communication formel ou informel. De nos jours, par recours aux media de masse dominants, la rumeur est quasi immédiate, instantanément généralisée ; elle relève pleinement de la manipulation des masses à grande échelle, du viol des foules (cf. Tchakhotine) amenées, qu’elles le veuillent ou non, à prendre partie et finalement à suivre l’opinion, la « vérité » invérifiable de celui qui lance ladite rumeur publique (opinion imposée au plus grand nombre, puis du plus grand nombre) par media interposés.
En ce qui concerne David Hamilton, partie de dérapages de la dite « presse à scandale » et de la télévision, relayée par toute la presse écrite et audio-visuelle, elle étale à grande échelle des accusations gratuites car invérifiables et qui plus est totalement hors-la-loi : de la diffamation publique avérée. Non contents de s’en tenir là les agents médiatiques de la rumeur ont été jusqu’à la provocation au suicide et l’incitation au meurtre. Sans oublier la publicité de bas-étage afférente, la publicité sordide pour un livre dont j’ai gros à parier qu’il ne vaut pas tripette. La lecture de certains passages m’ont édifié.
Ce mépris total de la Justice ou de la chose jugée, ces déchaînement de haine qui perdurent face à une personne qui ne pouvait et qui ne peut plus se défendre, l’occupation de l’espace spectaculaire audio-visuel comme élément de diversion et je dirais presque de divertissement, cette manipulation de ladite opinion publique s’achève dans un exercice de propagande qui conduit un gouvernement à nommer par démagogie en tant qu' »experte du viol », et à la missionner, une personne comme Mme Flament. Ceci en vue de créer encore une nouvelle loi liberticide (spécialité « socialiste ») ? qui entendrait prolonger le délai de prescription relatif aux viols, voire les rendre imprescriptibles. Loi liberticide en totale contradiction avec les données mêmes et les conclusions des vrais experts du domaine de la psychothérapie.
Donné en pâture à la populace, en un lynchage médiatique infect, un vieil homme plus ou moins oublié des media donc du public moyen, « passé de mode » et sans aucun soutien, sans appui dans le milieu médiatique. David Hamilton est mort non pas de ses propres obsessions comme pourraient dire des crétins, mais des obsessions du moment d’une société française totalement désaxée et sans Raison dirigée ou plus exactement manipulée par des médiocres : chasse indifférenciée aux vrais et faux pédophiles jusqu’au délire, du moins dans ce qu’on appelle l’opinion publique, car il en va bien autrement de cette chasse (à géométrie variable) dans la réalité.
Les courageux anonymes réunis peuvent ainsi se défouler en toute ignorance des tenants et aboutissants et des lois, au gré de leurs pulsions, voire de leurs plus bas instincts, et vilipender sur Internet par exemple, tous ceux qu ne pensent pas comme eux et les déclarer défenseurs de « l’infamie », en bons perroquets irréfléchis du système.
Moi, je pose la question : est-ce que l’objet finalement de la rumeur de la clique médiatico-politicienne est Hamilton le « pédophile », ou Hamilton le « réac », le « passé de mode », le photographe de talent qui a été reconnu internationalement, l’homme n’appartenant nullement au microcosme des cultureux débraillés, estampillés, subventionnés, nullards et sans talent, le distingué sulfureux chassant sur les terres réservées de la libération sexuelle « progressiste et de gauche » ?
Par autre malheur, la loi est ainsi faite (mal faite), que si un groupe de simples citoyens voulait porter plainte pour diffamation (anthume et posthume si je puis dire), en l’occurrence pour attente à la mémoire d’un mort, ou diffamation envers la mémoire d’un mort (on dit l’un ou l’autre), la plainte ne pourrait être reçue, car il a deux conditions à remplir pour la partie civile, et une seule est remplie dans ce cas :
1 – apporter la preuve de l’identité de la personne défunte diffamée ou injuriée (elle doit être clairement identifiable) ;
2 – apporter la preuve de sa qualité d’héritière ayant accepté la succession dudit défunt.
Ce qui est en retrait complet par rapport aux lois dites antiracistes ou dites mémorielles qui reconnaissent un droit non seulement du particulier mais un droit (que je qualifierai d’exorbitant) des associations.
ANNEXE I
Je voudrais ajouter qu’on peut se suicider par amour, y compris dans une « affaire de mœurs ». En précisant en passant que les années soixante n’étaient pas si permissives que ça ; c’est expliqué dans ces chansons (qui ne sont pas les seules sur le même sujet d’ailleurs) :
Triangle : Élégie à Gabrielle
https://www.youtube.com/watch?v=hUBG4A7EZ9s
Anne Sylvestre : Des fleurs pour Gabrielle
https://www.youtube.com/watch?v=RnqvbYbOhNQ
Charles Aznavour : Mourir d’aimer
https://www.youtube.com/watch?v=c5_6aaIwiP0
ANNEXE II
Pédophilique ?
Article tiré de :
On sait fort peu de choses, en vérité, sur David Hamilton.
On ne sait toujours pas où il a été enterré, s’il l’a été.
On ne sait toujours pas s’il s’est vraiment suicidé. En tout cas, moi, je n’en sais rien.
*
Sait-on que l’article de « Wikpédia » sur David Hamilton est totalement incomplet, partial, et plein d’erreurs? Je les dénoncerai peu à peu. A ma connaissance, par exemple, David Hamilton a été marié une fois, pas deux.
*
Comment s’appelait sa mère, par exemple? Peut-être Louise Leat mais je n’en ai aucune certitude et, sur mon blog, n’étant pas journaliste de la presse pipole-poubelle, j’essaye de ne dire que des choses exactes. Sur son père, on en sait encore moins.
*
Sait-on que selon certains, le premier souvenir de David Hamilton aurait été la déclaration de guerre faite par l’Angleterre et par la France à l’Allemagne nationale-socialiste?
*
Sait-on qu’avoir travaillé un peu pour le « Printemps », il en a été licencié, ou plutôt il s’en est fait licencier justement parce que ses goûts et ses idées artistiques ne pouvaient que s’opposer aux laideurs et aux « exigences » prosaïques et grégaires de l’industrie de la publicité? Publicité = merde, sauf rarissimes exceptions.
*
Sait-on que David Hamilton aimait le grand Joris-Karl Huysmans?
*
Sait-on qu’il fut ami avec (ou qu’il existe des photos de lui en compagnie d’) Esther Williams (actrice et sportive américaine qui fut privée de Jeux Olymiques en 1940, à cause de la malencontreuse et tragique déclaration – faite par l’Angleterre et la France – de la seconde guerre mondiale)?
Sait-on qu’il fut ami de l’actrice anglaise Susannah York, bien connue pour son appui au dissident israélien Mordechai Vanunu, quand ce dernier dénonça au monde le programme nucléaire de son pays?
Sait-on que David Hamilton fut ami de Günter Sachs, fils du puissant industriel allemand Willy Sachs?
Sait-on qu’il fut ami de Leni Riefenstahl (et collègue: voir aussi un fameux numéro de Penthouse de 1977, avec David Hamilton, Leni Riefenstahl, Helmut Newton), ou qu’il existe de même des photos de lui en compagnie de Silvana Mangano, de Pier Paolo Pasolini, de Charles-Antoine de Ligne et de beaucoup d’autres?
*
Sait-on que, hier, l’Afrique du Sud – celle de l’apartheid – censurait David Hamilton?
Voir à ce sujet: « Censored publications – Hamilton, David ». Beacon for Freedom of Expression. National Library of Norway.
Et demain?
*
Sait-on que le premier grand film de Hamilton (Bilitis) est un bon film? Sait-on que la bande originale est de Francis Lai?
« Laura, les ombres de l’été » est esthétiquement très réussi, c’est mon film préféré.
Un été à Saint-Tropez (1984), très proche des photographies de Hamilton, est très réussi aussi.
*
La première grande muse de David Hamilton fut sans doute Mona Kristensen (ils ont vécu ensemble pendant plusieurs années), ou encore Anja Schüte, Patti D’Arbanville, Dawn Dunlap et Monica Broeke.
Demain, nous n’oublierons pas les Hamilton Girls.
Cet article est la reprise exacte de l’article que j’ai donné hier sur le blog : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/
***
Je n’étais pas là, je n’en sais rien sur le fond, mais j’essaye simplement de comprendre. Et de réfléchir logiquement sur la forme.
Il existe dans la famille Lecanu une commune histoire qui, de ce que l’on peut en percevoir et retenir par la presse: il tournerait (conditionnel) autour de gestes déplacés et/ou d’attouchements d’un homme adulte, David Hamilton, sur une gamine de treize ans, Flavie Lecanu. Histoire partagée, je répète, par tous les membres de la famille. Autrement dit, ce que l’on appelle un secret de famille. Le genre de chose que l’on ne dévoile pas comme ça. Mais qui n’a jamais conduit à quelque plainte ou quelque poursuite judiciaire que ce soit. Dans une société normale, je veux dire, une société réellement démocratique et possédant un réel État de droit, on devrait fermer le ban ici, en rester là ; mais ce n’est pas le cas…
VRAIS ET FAUX PSYS
Car, un jour, environ vingt-cinq ans après, la personne qui en aurait été la victime décide de « faire une thérapie ». C’est ici que j’aimerais savoir qui est le thérapeute, « le gourou » ou « le thérapeute » (je reprends ici des termes employés par les membres eux-mêmes de la profession) ; et sur la base de quelles théories ou pseudo-théories il, ou elle, pratique. Là-dessus, les gazettes sont totalement muettes.
Il faut savoir qu’il suffit de peu de choses finalement pour exercer en tant que psychothérapeute. C’est tellement vrai qu’un médecin et député qui a nom Bernard Accoyer, lors de l’examen de la loi du 9 août 2004 qui réglemente la profession de psychothérapeute, a proposé un amendement qu’il justifiait ainsi :
« Des personnes, insuffisamment qualifiées ou non qualifiées, se proclament elles-mêmes «psychothérapeutes». Elles peuvent faire courir de graves dangers à des patients qui, par définition, sont vulnérables et risquent de voir leur détresse ou leur pathologie aggravée. Elles connaissent parfois des dérives graves. […] Cette situation constitue un danger réel pour la santé mentale des patients et relève de la santé publique. Il est donc indispensable que les patients puissent être clairement informés sur la compétence et le sérieux de ceux à qui ils se confient. Il convient donc de considérer les psychothérapies comme un véritable traitement. A ce titre, leur prescription et leurs conduites doivent être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant d’une formation institutionnelle, garantie d’une compétence théorique, pouvant être doublée d’une expérience pratique« . (Octobre 2003)
Bien évidemment, ce texte se heurta à l’opposition farouche de ceux qui n’avaient pas tous les titres requis, et avant tout du puissant et bien établi « lobby » des psychanalystes de toutes sortes. Tellement farouche que la loi, votée le 9 août 2004, n’a vu son décret d’application publié que le 20 mai 2010. Or, entre temps, le texte de Bernard Accoyer a été partiellement vidé de sa substance et les psychanalystes ont ainsi obtenu le droit de revendiquer le titre de psychothérapeutes en étant dispensés partiellement de la formation et du stage pratique prévus. Le texte du décret ajoute en outre que les formations peuvent avoir lieu en dehors du cadre universitaire (n’importe quel institut privé par exemple, sans aucun contrôle).
LE MÊME DROIT POUR TOUS ?
Les éléments essentiels du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute (qui fait référence à deux lois de santé, celle du 9 août 2004 et celle du 21 juillet 2009 concernant la protection des patients), énonce :
Article 1 — L’inscription sur le registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 […] est subordonnée à la validation d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois effectué dans les conditions prévues à l’article 4.
L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.
Article 2 — Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les professionnels mentionnés au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi précitée sont dispensés en tout ou partie de la formation et du stage dans les conditions prévues par l’annexe 1 du présent décret. [annexe qui définit le contenu de la formation]
Or, ce cinquième alinéa dit ceci :
5- Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.
Encore un bel exemple de la manière dont on dit et écrit le droit en France, tant au Parlement qu’au Conseil d’État. « Le droit est le même pour tous » comme on peut le voir une fois encore.
Psychiatre, psychanalyste ou psychologue, il y a diverses sortes de « psys », mais ce qu’il importe de connaître, c’est avant tout, sur quelles théories, méthodes de consultation (séances) et traitements médicamenteux pour les médecins, se basent ceux qui pratiquent la psychothérapie.
Ici je renvoie à deux articles précédents de ce bloc qui évoquent
1/ les dérives pour ne pas dire les « dégâts collatéraux » de certaines « psychothérapies »,
2/ le syndrome des faux souvenirs (ou des souvenirs modifiés) induits.
VRAI OU FAUX SOUVENIR ?
En attendant, je note, je lis dans les gazettes que Flavie Flament née Lecanu a vu un psychiatre (sans autre détail, malheureusement) et qu’alors, elle s’est souvenue de tout grâce à une photo d’elle, datant de ces années anciennes, et, je cite : « C’était comme un message que Poupette, la petite fille que j’étais, m’envoyait. Là, j’ai compris et j’ai murmuré ‘j’ai été violée’. »
Dans ce qui relève avant tout de la sensation et de l’émotion non désirées, du ressenti et du subi, de la rage et de la révolte, de l’agression et du refus je m’étonne de lire : j’ai compris. Or, il n’y a rien à comprendre. À l’âge qu’elle avait (treize ans, ce n’est pas trois ans), en règle générale on ne peut oublier un tel traumatisme. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la majorité des psychothérapeutes. Ou alors Poupette serait une exception, comme par hasard. Ce scénario ressemble à ce qui est bien, ou plutôt très mal connu de nos jours par « le grand public ». Poupette ne serait-elle pas victime de la fausse mémoire induite ? Ou de la manipulation, de la transformation de souvenirs ?
Je recopie ici à nouveau un texte provenant du site (très éclairant) http://psyfmfrance.fr/:
« Cette lutte contre la fausse mémoire ne doit pas être confondue avec le combat légitime et indispensable mené contre les pédophiles et les incestes avérés. Les témoignages de jeunes enfants ayant subi des abus sexuels véridiques n’ont rien à voir avec de faux souvenirs remontant à 20 ou 30 ans en arrière, suggérés par un thérapeute et qui ne sont pas corroborés. Les violences réelles subies par les victimes ne sont généralement pas oubliées, bien au contraire. Mais la mémoire est malléable et l’implantation de faux souvenirs, par des techniques de manipulation mentale, est aujourd’hui expérimentée et prouvée par les scientifiques du monde entier. »
Le nœud du problème se nomme donc en fait : idéologie psychanalytique poussée jusqu’à l’absurde ; « idéologie totalitaire » nous disent les professionnels sérieux, dont les dérives amènent 1/ des catastrophes chez la personne « soignée » et dans tout son entourage, 2/ un attachement sans fin (que l’on retrouve déjà chez Freud) entre le dogmatique « thérapeute » et le fragile patient, 3/ et, autre élément également essentiel et récurrent (que l’on retrouve également chez Freud) le coût financier à payer pour être soigné. On cite le cas de patients de plus en plus perturbés (le plus souvent des femmes), ayant rompu les ponts avec tout leur entourage familial, s’étant lancés dans des procès toujours du même type (abus sexuels dans l’enfance et même la petite enfance, incestes…), et ayant donné (parfois de la main à la main) des dizaines de milliers d’euros à des charlatans non conventionnés ou dépassant allègrement les tarifs conventionnés (les gens du milieu évoquent le cas de séance à 300 euros !). Oserai-je ajouter que ce dernier côté a un aspect très bobo.
MÉMOIRE RETROUVÉE OU MÉMOIRE INDUITE ?
Pour le dire autrement tout tourne autour de ce que le milieu appelle la T.M.R. Thérapie de la Mémoire Retrouvée que l’on devrait nommer plus justement : Fausse Thérapie de la Mémoire Induite. De nombreux et sérieux ouvrages existent sur le sujet ; dont des livres ou des rapports, ou des études de professionnels du milieu de la psychothérapie.
La France ayant toujours un temps de retard, il faut savoir que cette forme de « thérapie » a été dénoncée au moins depuis les années quatre-vingt, puis en grande partie abandonnée dans les pays anglo-saxons et nordiques toujours à la pointe de ladite modernité, y compris la plus folle ou sordide.
Ces ouvrages dénoncent la fausse thérapie, et en même temps la juteuse thérapie de gourous irresponsables et même coupables. Les délires de pseudo-thérapeutes voyant dans toute maladie mentale un traumatisme lié à un mauvais traitement familial ou de proches pendant l’enfance (abus divers, mauvais traitements, violence, viol, inceste…).
Le tout exploité en un total manque de discernement, et plus encore avec un goût prononcé de scandale qui rapporte (l’argent est également présent ici) par toute la « médiocrassie médiateuse » (sic). Ceci dans le temps même où le gouvernement français entend faire allonger le délai de prescription (voire le supprimer) concernant les viols et les abus sexuels. En total accord donc avec la pseudo-thérapie de la mémoire retrouvée. En tout domaine, ce gouvernement « socialiste » est à côté de la plaque, ou plus exactement semble spécialisé dans toutes les « incohérences » pseudo-progressistes et à la remorque de toute prétendue avancée de la « modernité » quelle qu’elle soit.
On en arrive donc de nos jours à une confusion totale, mêlant ensemble quasiment, le tortionnaire barbare avéré Dutroux à l’innocent (il n’a jamais été condamné par la Justice et ces femmes avaient tout loisir de porter plainte depuis bien longtemps) David Hamilton. Et à désigner du doigt des pédérastes, peut-être là où ils ne sont pas ; et peut-être pas, là où ils sont.
Il faut savoir que (je cite encore le site psyfmfrance.fr) « les psychanalystes adeptes de la ‘théorie’ qui vont aller ‘chercher le traumatisme d’enfance qui explique tout’ » généreraient chaque année de « fausses croyances » auprès de 350 à 450 000 victimes directes. Chiffres avancés par le secteur médical et hospitalier lui-même. Sans compter les victimes indirectes bien plus nombreuses, dont celles qui ont passé injustement des années en prison, ou pire encore qui se sont suicidées, ne supportant pas d’être accusées à tort. » « Preuve de culpabilité » dirait la jounaleuse à esprit court Flament.
UN ROMAN OU QUOI ?
J’ajouterai que Flavie Lecanu ex épouse Flament et ex épouse Castaldi, écrivain (en tout cas, si c’est bien elle qui a écrit son livre) et nouvelle « experte » dans le domaine du viol, est journaliste de « grands » media (elle est passée par Antenne 2, la Cinq, Canal +, M6, TF1 ; elle est maintenant à RTL). On sait trop bien ce que sont les journalistes, surtout de nos jours. Elle fait donc partie intégrante du spectacle du monde dominant, de la communication unilatérale et de la propagande idoine. Du petit monde politico-journalistico-publicitairo-« chaud-bise ».
Enfin, le monde qui tient les manettes du spectacle en tant que rapport social de domination, aliénation et propagande.
Autre remarque essentielle, son livre, comme il est précisé en quatrième de couverture est un « roman » et non une autobiographie, même s’il est largement basé sur des éléments autobiographiques (ce qu’on nomme parfois : autofiction). À ce sujet, je voudrais citer ces passages de son « roman » (très mode, soit dit en passant) non pas pour évoquer des faits réels ou inventés, mais pour dire comment elle énonce, ou plutôt annonce, sa supposée amnésie passée :
[Elle est face à un homme] « qui vous ordonne de vous allonger sur un balcon et qui commence à s’adonner à des choses où l’on sait pour le coup que là, c’est grave ». « Là, je pars de mon esprit, je me dissocie de moi-même. J’abandonne mon corps qui finalement sera piétiné [sic]. J’abandonne mon innocence finalement [sic]. Je vis l’instant sans être là. » [Puis, elle ne dira rien à sa mère] « persuadée que ce serait incompris ». [À la télévision, elle ajoutera :] « Dans mon esprit, j’étais comme un petit déchet. Je ne méritais pas que l’on me défende, qu’on s’insurge pour moi ». [Ce que semble bien contredire tout ce qu’a pu énoncer sa famille d’origine avec laquelle elle est maintenant fâchée, en voulant particulièrement à sa mère (cf. le début de cet article)]
UN DÉNI ?
Maintenant, des lecteurs pourraient me dire : Et, le déni, ça existe ! Sa famille refuse de voir les chose en face. Je réponds : Non ! la famille ne refuse pas de voir les choses en face, mais elle ne voit et n’entend plus les mêmes choses qu’autrefois ; la version a changé. « Elle exagère, invente des faits, mêle la réalité à la fable », disent-ils : donc son livre est bien un roman qui n’a aucunement valeur de témoignage.
Et j’ajoute, oui ! le déni, ça existe, mais malheureusement, si l’on peut dire. Je parle de la notion pseudo-scientifique du déni (Verleugnung) lancée dans le monde « intellectuel » par Freud, celui qui a pratiquement tout faux sur tout. Le déni : (prétendu) refus de considérer une partie de la réalité. En psychanalyse, (prétendu) refus tant de la réalité externe qu’interne (esprit) qui, au final, renvoie à l’ »explication » des psychoses ; la dénégation, le mensonge, l’oubli, renvoyant quant à eux, aux névroses.
Dangereuse et liberticide théorie puisqu’elle aboutit de nos jours à des excroissances, des « métastases » dans des domaines extérieurs à la maladie mentale. On voit donc tous les « grands penseurs » conformistes définir les pensées « déviantes » (par rapport aux opinions dominantes ou imposées), comme autant de marques (négatives, blâmables et condamnables) de déni. Le déni, délit.
Déni « complotiste » ou « conspirationniste » de la réalité apparente du spectacle audio-visuel. C’est l’esprit totalitaire qui arrive même à ranger la volonté de réviser les doctrines ou les conceptions officielles dans le domaine de la manie pathogène et du non-scientifique car « hyper-critique » ; en d’autres temps et autres lieux, ceci menait tout droit à l’hôpital psychiatrique. Ô Saint Staline !
IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU (RENGAINE BIEN CONNUE)
Et d’autres lecteurs me diront : Ce n’est pas une, mais trois ou quatre autres femmes qui maintenant se plaignent de ce qui leur est arrivé. Une dans les années soixante (on est en 2016 quand même !). Une dans les années quatre-vingt, une dernière enfin dans les années quatre-vingt-dix.
1, puis 2, puis 3, puis 4. Je ne sais pas si se sont les langues qui se délient. J’ai noté que toutes quatre donnent un scénario identique à leurs allégations, mais également qu’elles ont pris contact entre elles, autrement dit qu’elles se sont concertées et donc que leur témoignage n’est plus trop valide. Je veux dire par là que leurs témoignages ne sortent pas de procès-verbaux de police ou de juges d’instruction, sans connaître les versions les unes des autres, et que devant un tribunal (qui n’a d’ailleurs plus aucune raison de statuer depuis longtemps), cela ne vaut rien. Et je demande à mes lecteurs : connaissez-vous l’Affaire des possessions d’Aix-en-Provence (1609-1611), celle des Démons de Loudun (1632-1637), celles des possessions de Louviers (1642-1647) et d’Auxonne (1658-1663) ?
Certes, on n’en est pas là ; fort heureusement, sauf qu’ici il y a eu mort d’homme, non pas brûlé vif comme Urbain Grandier (en un déchaînement des passions les plus basses et un viol des foules), mais mort d’homme on ne sait trop comment, ni pourquoi au fond des choses.
Et j’y vois quand même plus d’un point commun dans les deux chasses aux sorcières : Urbain Grandier et Léonard David Hamilton n’étaient pas ou plus en odeur de sainteté et détonaient par rapport à leur époque. L’un prêtre catholique, séducteur avait « enceinté » deux jeunes filles dont l’une vivait avec lui si bien que son évêque l’avait frappé d’une interdiction d’administrer les sacrements, puis il rendit folles hystériques les religieuses de la contrée ; l’autre avait un goût prononcé de photographe et cinéaste pour les fraîches jeunes filles ; l’un s’opposait à la destruction des murailles de la ville, au déplacement d’un grenier à sel vers une ville voisine et entretenait de bonnes relations avec les nombreux protestants de la ville ; l’autre (David Hamilton) rejetait les XXe et XXIe siècles dans leur laideur, méprisait l’empire nord-américain, aimait les vieilles pierres du Midi, et pratiqua longtemps le nudisme au Cap d’Agde, haut lieu sulfureux et devenu presque anachronique de nos jours ; l’un avait écrit un violent pamphlet contre Richelieu : Lettre de la cordelière de la reine mère à M. de Baradas , ou encore un Traité du célibat des prêtres ; l’autre (David Hamilton) avait publié des recueils photographiques aux tendres jeunes filles dénudées et réalisé quelques films essentiellement du genre érotique ; enfin, pour l’un, plus du quart de la population de Loudun venait d’être décimée par une épidémie de peste (soit 3700 personnes environ) ; et pour l’autre, on est en un temps de délabrement considérable et de retour en arrière de la société. Et surtout d’extrême confusion intellectuelle mélangeant tout et son contraire, et de totale partialité. Pour ne pas dire de propagande uniforme en tous domaines.
QUELQUES RAISONS EXTRAJUDICIAIRES ?
J’ajoute encore, tares rédhibitoires :
David Hamilton était sorti de rien. « Je suis né à Londres en 1933, de parents qui n’avaient aucune relation dans un quelconque milieu artistique. La peinture, la musique, la photographie, cela ne m’intéressait pas dans mon enfance. J’ignorais même ce que c’était » (in revue Photo, n° 81 de juin 1974).
Il n’était pas du milieu de la photographie ou de l’art contemporain, mais bien plutôt un marginal et un solitaire hors de son temps. « Je n’ai guère d’amis dans ce milieu » (idem) « L’indépendance : je ne suis membre d’aucun club, association, mouvement ou syndicat interprofessionnel qui ergote à longueur de journée sur la place de la photographie dans le monde moderne ou le libellé des factures et les prix. Tout cela, pour moi, est une vaste blague » (ibidem)
C’était un franc-tireur qui, après bien des petits boulots, dont des emplois manuels, avait commencé la photographie vers l’âge de trente ans et affirmait : « Je ne connais rien à ce qu’on appelle la technique photographique. Depuis le début de ma carrière, j’ai le même type d’appareil. Je le connais, le possède bien et sais parfaitement ce que je peux en sortir. Je ne tente aucune expérience et n’utilise aucun accessoire. Je ne connais rien d’autre et je m’en fous. Dans mon petit viseur, j’ai tout ce que je désire. Pourquoi devrais-je changer ? Pourquoi irais-je expérimenter un grand angle ou un télé-objectif ? » (ibidem) Cependant, il aimait préciser « je n’ai aucune technique photographique, mais j’ai un don, celui de la composition » (ibidem)
Enfin, indépendamment de ne pas aimer son temps, il ne récusait pas l’étiquette de réactionnaire, mais je dirais plutôt, à voir quels étaient ses goûts, qu’il fut un conservateur ; et avant tout un classique éternel comme il le disait lui-même. La peinture qu’il affectionnait allait de la Renaissance aux impressionnistes.
PRESCRIPTIONS ET AFFAIRE CLASSÉE SANS SUITE
J’aurais envie de dire aussi que pour un lynchage médiatique (voire plus : on n’a toujours pas de réponse satisfaisante au fait qu’Hamilton ait été retrouvé mort ou mourant dans son entrée alors que sa porte était entrouverte, d’autant que l’on sait maintenant mieux qu’il craignait pour sa vie depuis un mois, donc qu’il n’avait aucunement envie de se suicider) quatre personnes c’est bien peu face aux centaines de jeunes filles qui ont croisé l’objectif du « pédophile », « bourreau » ou « satyre » (c’est selon les gazettes). Mais également suffisant au temps des media de masse qui amplifient et concentrent tout.
D’une part, que cela plaise ou non, nous sommes encore un peu dans un État de droit, il y avait prescription pour les trois premières affaires. D’autre part, ce qu’a dit ou laissé entendre Flavie Flament publiquement, et plusieurs fois, relève de la diffamation pure et simple. Il en est encore plus du journaliste Ardison, un « justicier » bien au chaud dans ses studios, un coutumier du fait ; ou je dirai plus exactement : un pousse-au-suicide, ou peut-être même un pousse-au-crime.
La quatrième femme (celle qui a accepté de s’exprimer à visage découvert), suite à une plainte déposée par elle dans les années 2000, a été déboutée : il y a eu un non-lieu sur son affaire. Je voudrais préciser à ce propos que cela fait quelques années déjà que la police scientifique est apte à dire s’il y a eu viol ou non, les tests ADN sont très « pointus », bien évidemment à condition de porter plainte suffisamment rapidement (ces jeunes filles à l’époque n’avaient pas de parents ?).
Je ne sais pas si la Justice a eu raison ou tort de classer « sans suite » la plainte de cette jeune femme. J’espère que c’est sur de bonnes raisons, sur absence d’indices ou de preuves tangibles ou suffisantes. Mais ce qui est assuré est que cette affaire-là avait été définitivement close.
LE DIFFAMÉ EN EST MORT
En attendant, le diffamé en est mort. Flavie Flament s’en indigne d’une curieuse manière (preuve d’aveu, manque de courage…). Moi, personnellement, je m’indigne plutôt de l’irresponsabilité, du parti-pris de cette maffia journaleuse qui entend faire la pluie et le beau temps (du temps dominant, toujours, quitte aux plus grands retournements de veste ou plus grands écarts qui soient) et se substituer, sans aucun dommage, à la Justice et même aux lois. Et de son manque de vrai courage, elle qui aime tant hurler avec les loups. Ou plus exactement qui aime tant, si médiocre, médiocrissime, mener la sinistre danse de la masse compacte des moutons bêlants.
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Annexes à l’article.
Jean-Jacques Naudet : En fait, le seul secret de vos photos, c’est la fille ?
David Hamilton : Oui, c’est vrai. C’est ma vie, mon obsession, mon univers. Mon secret, si vous voulez. C’est la carotte qui fait marcher l’âne David Hamilton. J’affirme souvent que la fille que je préfère est la prochaine. C’est vrai, je suis ainsi. A la réflexion, ce n’est pas tout à fait exact. Entre une fille et une photo, je choisirais sans doute la photo. Elle, au moins, ne vieillit pas. (revue Photo).
Jean-Jacques Naudet : Réactionnaire?
David Hamilton :
Mais je le suis, et je m’en fous. J’aime ce monde [du passé], je n’ai rien à voir avec la société d’aujourd’hui. J’adore ce monde de la décadence qui disparaît peu à peu. Comme endroits, j’aime le décor de chez «Maxim’s» (pas la clientèle, car elle a changé), le « Carlton » à Cannes, l’« Hôtel de Paris» à Monte-Carlo, le «Beverley Hills Hôtel » à Los Angeles, l’« Algonquin » à New York et le « Royal » à Londres. J’aime les gens habillés comme Fred Astaire et les personnages d’Oscar Wilde. Je n’ai pas à être à la mode, je suis classique. C’est une mode éternelle. J’aime les Rolls-Royce et les bijoux de Cartier, la mode vestimentaire des années 1920.
Jean-Jacques Naudet :
Cinématographiquement ?
David Hamilton : Visconti, naturellement, et tous les vieux décadents. « Mort à Venise » est un chef-d’œuvre, ainsi que « Roméo et Juliette» de Zefirelli.
Jean-Jacques Naudet : Que détestez-vous ?
David Hamilton : La vulgarité. […] L’avant-garde, les pseudo-révolutionnaires […] Le bruit, la fureur, la pop française, de la vulgarité tout cela ! Courrèges et ses jupes à mi-cuisses pour mémères de quarante ans.
William Bouguereau, peintre dit académique — Le Guêpier.
Vu l’importance du sujet, qui contrairement aux apparences ne relève pas du simple fait divers, mais permet de constater sur le vif (ou plutôt sur le mort) l’état de régression pour ne pas dire de délabrement éthique de notre société, son totalitarisme (de moins en moins) rampant, et plus encore la puissance et les dérives insensées du monde médiatico-spectaculaire tant privé que public — ce qu’on appelle le quatrième état ou le quatrième pouvoir — je voudrais renvoyer à un article de moi tout récent ; c’est ici :
Plus généralement je conseillerai la lecture de tous les articles du blog où il se trouve.
idem — L’Amour et Psyché.
Oui, il est bien fini le temps des polémiques farouches entre journaux et journalistes de toutes obédiences, des « campagnes de presse » qui pouvaient s’achever en duels, du temps où les journalistes avaient encore un honneur à défendre. Cette époque qui faisait dire à Balzac « La presse est en France un quatrième pouvoir dans l’État : elle attaque tout et personne ne l’attaque. » (La Revue parisienne du 29 août 1840).
La presse entre temps est devenue un quatrième pouvoir non pas dans l’État, mais d’État. Elle n’attaque certainement plus tout et se conforme à l’idéologie dominante et à la propagande dont elle est un valet servile et quasi uniformément perroquet. Ses seules escapades relèvent de la critique ad hominem tranquille (quand ce n’est pas tirer sur les ambulances), quitte à s’affranchir sans vergogne aucune, du bon sens, du bon goût ou (souvent sans dommage) des lois elles-mêmes.
ibidem — La Vague.
Culte du Veau-d’Or, dictature de pseudo-élites de maffieux financiers et/ou politiques et/ou religieux… capitalisme mondialiste délirant, technologisme destructeur et barbare, dégénérescence des arts et de la culture, décadence des idées, des valeurs, du sens même des mots… décrépitude d’une civilisation :
– lassé de répéter ce qu’il en est de l’état de délabrement de la société, lassé d’évoquer sans cesse la situation réellement folle d’un monde à l’envers qui part à la dérive, court à sa ruine (alors que techniquement il n’y a jamais eu autant de moyens pour qu’il en soit tout autrement),
– lassé de devoir évoquer l’actualité à travers les actes bas, vils et quotidiens de ceux qui nous imposent ou entretiennent une telle monstruosité,
– lassé de devoir rapporter, pour en faire la critique, les propos d’un « haut-du-pavé » médiatique d’une médiocrité crasse, d’une incommensurable nullité intellectuelle, d’un anti-humanisme foncier (autant de tubes digestifs à pattes imbus de « la grâce » des pauvres types, qui semblent ignorer leur caractère mortel, et paraissent destinés à entretenir le mal, le laid, l’ignoble et le faux),
– lassé de ressentir un sentiment de prêche dans le désert,
– et occupé par l’édition de quelques livres, bouteilles à la mer à l’usage de qui a encore une âme et un cœur,
Je ferme ce blog (au 1005e article) ; il restera visible, du moins pour l’instant, comme j’ai précédemment fermé les sites, toujours visibles : « À l’enseigne des petits bonheurs & autres banalités de base » (accès : http://alenseignedespetitsbonheurs.com/cariboost1/) créé en septembre 2008, et « Nouvelles exégèses des lieux communs » (accès : http://nouvelles-exegeses-des-lieux-communs.com/cariboost1/) créé en novembre 2008, ainsi que le blog également visible : lequichotte.unblog.fr/.
NB. J’ai renoncé à remettre en forme certaines pages des deux sites ; un changement d’ordinateur a mis du désordre dans leur logiciel d’édition.
Enfin, je précise que si jamais je devais rouvrir un blog, ce serait avant tout pour y présenter mes livres. Je rappelle que ces derniers sont inscrits aux fichiers de la B.N.F.
Laurent Gerra est un imitateur et dit-on aussi un « comique ». En ce moment, on fait de la réclame à grands cris pour son dernier spectacle consacré à ses vingt-cinq ans de carrière.
De ce que j’en connais, Laurent Gerra est une personne qui se risque à des blagues sur les hommes politiques finalement gentilles et anodines, pour ne pas dire convenues ou allant dans le sens du vent général, blagues aussi « drôles » et aussi répétitives que celle de l’autre « comique » Canteloup de TF1.
Il n’a donc jamais cassé quatre pattes à un canard dans l’humour : il fait partie de tout ce marigot « comique » sans profondeur, ni esprit réellement caustique ou vraiment dérangeant (ça ronronne), à l’inverse du monde qui fut celui de feus Coluche et Desproges, ou même encore des Inconnus. C’est d’ailleurs pour ça qu’il passe partout, et chez son ami Drucker en particulier (ami de toute l’élite du « chaud-bise »). C’est dire.
Il y a peu j’ai entendu ceci à la télévision d’État FR3 : « Laurent Gerra est toujours aussi politiquement incorrect ».
Mazette ! Combien de procès sur le dos ? De condamnations ? Voire de mois de prison ? S’il était réellement « politiquement incorrect », le faux-rebelle animateur de fins de banquets, il ne passerait jamais à la télévision, on ne parlerait pas de lui, on n’en ferait pas de la pub sur tous les media…
Encore un propos digne de l’agrégé de lettres modernes bien connu.
L’autre jour l’académicien agrégé de lettres modernes, mais qui ne semble pas connaître le sens des mots ou leur bon usage, s’est déclaré victime, lui et sa femme, d’un « nettoyage ethnique » sur la Place de la République.
Si c’est du nettoyage ethnique, alors toi le sioniste, dans ton monde à l’envers, tu appelles ça comment (je m’abstiens d’en monter plus) ?
La chasse aux palestiniens ? Aux papillons ? Un acte d’amour ?
Tu es proprement indécent. Honte à toi !













