Reprise de deux articles du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON (blog qui, je me répète, n’est pas de moi).
Pourquoi remettre ces deux articles ? Parce qu’on attend encore des conclusions sur le sujet. Lorsqu’il s’agit de fouiller dans les poubelles, les media d’un seul chœur pipole égrainent leurs rengaines ridicules et abjectes ; mais quand il s’agit de dire la réalité des choses, ils se taisent également tous en chœur. Spontanément ? ou juste un peu incités, discrètement « conseillés », encouragés ?
Ce concert du silence, ce silence concerté et déconcertant est éloquent… Non?
Mais surtout que cache-t-il ?
Mystère et boule de gomme !!!
I —
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/02/la-mort-de-david-hamilton-une-enquete-tres-mal-faite-pour-quelles-raisons/
La mort de David Hamilton: une enquête très mal faite. Pour quelles raisons?
Publié le 2 décembre 2016 par defensededavidhamilton
Une enquête mal faite.
https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0
Question 1.
Dans le Parisien, on a lu : « L’un de ses très rares proches, qui lui avait parlé brièvement en fin d’après-midi au téléphone, quelques heures avant sa mort, confie qu’il ne sortait presque plus de chez lui ».
Fort bien. Si j’étais policier, je me poserais donc la question de savoir pourquoi la porte de David Hamilton était « ouverte », le soir de son suicide présumé. Il avait « fort peu de proches », il ne pouvait donc pas attendre beaucoup de monde. Je me demanderais par qui elle a été ouverte. Elle ne peut avoir ouverte que par David Hamilton, de l’intérieur. Ou par quelqu’un qui est sorti de l’appartement. Qui? Ou alors, elle a été ouverte de l’extérieur, par exemple par sa « femme de ménage ». Quels étaient les horaires habituels de cette femme de ménage (si David Hamilton avait une femme de ménage)? A-t-elle été entendue? Qu’a-t-elle dit?
Question 2.
Le corps de David Hamilton a-t-il été trouvé par « un voisin policier » ou par sa « femme de ménage », ou par qui encore?
Question 3.
A une semaine de sa mort, on n’a aucune nouvelle d’obsèques. Pourquoi? De par la volonté de sa famille, c’est-à-dire de son ex-épouse? Ou parce que le cadavre n’a pas encore révélé tous ses secrets? L’inhumation a-t-elle déjà eu lieu? En Belgique? Le cadavre a-t-il été brûlé par crémation?
Question 4.
Y aura-t-il une conférence de presse pour répondre à ces questions, et à d’autres?
Question 5.
Des films que l’on trouve, sur Internet et sur You Tube, montrent l’arrivée de policiers au domicile parisien de David Hamilton, ou son corps qui est emporté par une civière. Est-ce que la police scientifique a fait des photographies et des prélèvements, ou alors est-ce que, finalement, le « suicide » de David Hamilton n’a pas été traité à la légère et « n’arrange » pas beaucoup de monde?
Question 6.
Quatre hypothèses. Suicide, suicide provoqué, meurtre, crise cardiaque? Le saura-t-on jamais?
Question 7.
Dans l’atmosphère de haine et de chasse aux sorcières qui a caractérisé les derniers jours du vieil homme, ne peut-on imaginer que David Hamilton ait été assassiné par quelqu’un qui – sans même vraiment savoir pourquoi – le haïssait?
Peut-on exclure le crime crapuleux? Le crime lié à un cambriolage?
Le suicide provoqué?
Le suicide camouflé?
Question 8. Un artiste poussé au suicide?
http://www.bvoltaire.fr/nicolaskirkitadze/david-hamilton-un-artiste-pousse-au-suicide,296405
Question 9.
La question 9, plus qu’une question, est une affirmation. Où sont les amis de David Hamilton? Voilà un homme qui a lancé Bernard Giraudeau et Emmanuelle Béart, pour ne parler que d’eux. Voilà un homme dont le film, Bilitis, a eu un César (meilleure musique, Francis Lai). Voilà un homme qu’appréciait Alain Robbe-Grillet. Voilà un homme qui avait pour amis bien des écrivains et des gens du spectacle. Or, on n’entend aucun de ses anciens amis, aucun de ses anciens acteurs, aucun de ses anciens producteurs de films. Assourdissant, de même, le silence de ses éditeurs. Quant à Catherine Breillat, scénariste de « Bilitis », elle déclare (maintenant que David Hamilton est mort) que c’était « un très mauvais film ». Quand des gens « témoignent » pour lui, c’est anonymement ou sous pseudonyme.
Question 10.
Qui est son « agent » et où est-il? Où était-il le jour du drame? Comment explique-t-on qu’il n’ait fait aucune déclaration, à ce que l’on sache?
Question 11.
Quelles sont les raisons de la mort de David Hamilton? Est-ce que la presse prend les gens pour des crétins en leur disant qu’il est mort d’arrêt cardiaque? En effet, TOUT LE MONDE meurt, à la fin, « d’arrêt cardiaque ». A quoi était dû cet arrêt cardiaque? A l’ingestion de médicaments, oui ou non? Au sac de plastique? A autre chose? Ce sac, est-on certain que ce soit Hamilton qui se l’était mis sur la tête? Y avait-il des traces de lutte dans l’appartement? Des indices susceptibles de démentir la thèse du suicide? Ces indices, les a-t-on seulement cherchés? Les images filmées ce soir-là par les caméras de surveillance de la rue, et des magasins voisins, ont-elles été examinées? Sait-on qui est entré, et quand, dans cet immeuble?
Sans réponses à ces questions, on a affaire à une enquête mal faite, ou pas faite. Je n’exclus pas d’y consacrer, dans l’avenir, une enquête et un livre.
II — et ceci:
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/13/je-pose-la-question-david-hamilton-a-t-il-ete-assassine-2/
Je pose la question : David Hamilton a-t-il été assassiné?
Publié le 13 décembre 2016 par defensededavidhamilton
Il y a quelque chose de très étrange dans la mort de David Hamilton. Evidemment, personne ne s’en aperçoit ou ne semble s’en apercevoir. Il est exact que plus les choses sont fausses, et mieux elles passent, dans la société contemporaine. La chose est liée à l’inintelligence et à l’absence de curiosité ambiantes.
Et vous, y avez-vous pensé? Moi, oui.
Un mystère. Aucun avocat ne semble prendre la défense de David Hamilton. Aucun avocat ne semble défendre les intérêts de David Hamilton. Aucun avocat ne semble proposer des initiatives pour défendre sa mémoire ou entamer des procédures judiciaires. Il n’existe donc par exemple aucune Fondation Hamilton juridiquement autorisée à défendre sa mémoire ou à attaquer en diffamation ceux qui l’insultent après sa mort? Il faut donc vraiment croire que Hamilton n’avait plus d’argent!
Un mystère. Personne n’indique où et quand sera inhumé David Hamilton. Pourquoi?
Un mystère. David Hamilton se serait donc suicidé. On sait (on croit savoir, par la presse) qu’il a reçu la visite de l’un de des proches « vers 18 ou 19 heures ». On ne connaît pas (en tout cas dans la presse) l’identité de ce proche.
On sait (on croit savoir) qu’il a été retrouvé par un de ses voisins – un « policier » – et que la porte de l’appartement était ouverte. Hamilton était à terre, avec un sac de plastique sur la tête.
Donc, à moi, il me semble légitime de poser quelques questions. Qui a ouvert cette porte? Le visiteur de « 18 ou 19 heures » a-t-il laissé la porte ouverte en s’en allant? On suppose que la police lui a posé la question?
Y a-t-il eu d’autres visites ensuite? De qui?
A-t-on relevé les empreintes sur la porte?
Ou doit-on imaginer que Hamilton, décidé à se suicider d’une façon atroce (asphyxie), s’est levé pour ouvrir la porte avant de se suicider? Il ne s’est quand même pas levé pour ouvrir la porte avant d’aller se recoucher par terre?
Ne voit-on pas qu’il y a ici maintes incohérences?
Selon la presse (Gala, Closer…), selon certaines souces il avait bu de l’alcool, selon d’autres il y avait des médicaments près de lui, selon d’autres non.
La présence de médicaments ne signifie rien et, dans le cas d’un meurtre, il pourrait même s’agir d’une mise en scène!
Comment et pourquoi l’Etat n’organise-t-il aucune conférence de presse pour donner une version officielle?
Pourquoi le public ne doit-il (croire) savoir les choses qu’à travers les journaux (parle-moi de leur fiabilité!) Closer ou Gala?
Qu’est-ce qui peut empêcher quelqu’un de penser que David Hamilton a été tué?
Comment explique-t-on qu’un homme qui, peu de jours avant, disait qu’il allait porter plainte, n’ait pas laissé au moins une lettre expliquant son geste, ou un mémoire en défense chez un avocat?
Un mystère. Hamilton n’ayant pas d’enfants, qui va hériter? L’Etat, probablement. Et ses collections de photos? L’Etat, justement, a-t-il fait protéger son appartement de Paris et sa maison de Ramatuelle? N’est-il pas possible de supposer que des gens, qui ont ou ont sans doute fait faire des doubles de clé, vont aller se servir dans ses collections de photos? On peut imaginer que les collections de Hamilton intéressent beaucoup de gens, collectionneurs, photographes, curieux, marchands, etc, etc. A quand l’annonce d’un cambriolage?
Dans « Le Monde », on a lu:
« Peu après 23 h 15, un périmètre de sécurité était mis en place par les forces de police a proximité de son appartement du boulevard Montparnasse (6e arrondissement) ».
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/11/25/le-photographe-britannique-david-hamilton-retrouve-mort-a-son-domicile-parisien_5038414_3382.html#vL8l5W7ZWFbWZE5x.99
Pourquoi un périmètre de sécurité? Pour éloigner les badauds? Fort bien. Ou pour d’autres raisons encore? Et a-t-on songé à continuer à protéger l’appartement parisien et la maison de Ramatuelle, ou bien va-t-on apprendre avec « surprise », dans quelque temps, que les lieux ont été visités?…
Mystère.
Dans beaucoup de journaux, on lit (cherchez sur Internet).
La piste du suicide était «privilégiée» samedi par les enquêteurs français, après la découverte à son domicile parisien du corps sans vie du photographe britannique David Hamilton, récemment accusé de viols ou d’agressions sexuelles par plusieurs femmes.
«Aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide. Il a été retrouvé mort à son domicile un sac sur la tête», a précisé une source proche de l’enquête à l’AFP.
Pourquoi le préciser? Il y avait un doute à ce sujet?…
Aucun élément « à ce stade » ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide: et à un autre stade?
Aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide. Il a été retrouvé mort à son domicile un sac sur la tête.
Pardon, M’sieur, excusez-moi, mais on retrouve un homme avec un sac sur la tête et la porte ouverte, aucune lettre d’explication, et… « aucun élément à ce stade ne nous oriente vers autre chose qu’un suicide »?…
« Privilégier », c’est « donner une valeur particulière à une chose » par rapport à une autre. Si on « privilégie » la thèse du suicide, c’est qu’on la privilégie par rapport au meurtre.
Qu’est-ce qui laissait penser à un meurtre?
Si la thèse du suicide était « privilégiée » et donc si une autre thèse était envisageable, est-ce que dans ce cas la procédure de prise en charge du cadavre était normale, classique, légale? Je pose la question et j’y reviendrai.
Qu’est-ce qui, aujourd’hui, permet d’exclure le meurtre?
Défense de David Hamilton par une de ses actrices ANJA SCHÜTE :
D. Hamilton au Festival de l’Érotisme au Québec, été 2016 :
Article également paru sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/20/sur-bilitis-par-jean-pierre-fleury/)
BLOG OÙ SE TROUVENT AUSSI BIEN D’AUTRES ARTICLES (QUI NE SONT PAS DE MOI) CONCERNANT DAVID HAMILTON ET SON ŒUVRE.
***
Debussy – Musique pour accompagner la récitation de douze « Chansons de Bilitis » (1901). Il s’agit d’une partition en partie reconstituée par Pierre Boulez vers 1954, puis mise au point et éditée par Arthur Hoérée. Du temps de Debussy, cette oeuvre n’a été exécutée qu’un seule fois le 7 février 1901, la partition manuscrite offerte par Debussy à Louÿs fut égarée, mais il en existait un matériel autographe partiel.
https://www.youtube.com/watch?v=5iSKNthmboA
***
Textes des Trois Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs / Claude Debussy.
Balthus, La jeune fille à la mandoline (tableau inachevé, 2000-2001)
1. La Flûte de Pan
Pour le jour des Hyacinthies,
il m’a donné une syrinx faite
de roseaux bien taillés,
unis avec la blanche cire
qui est douce à mes lèvres comme le miel.
Il m’apprend à jouer, assise sur ses genoux ;
mais je suis un peu tremblante.
il en joue après moi,
si doucement que je l’entends à peine.
Nous n’avons rien à nous dire,
tant nous sommes près l’un de l’autre;
mais nos chansons veulent se répondre,
et tour à tour nos bouches
s’unissent sur la flûte.
Il est tard,
voici le chant des grenouilles vertes
qui commence avec la nuit.
Ma mère ne croira jamais
que je suis restée si longtemps
à chercher ma ceinture perdue.
***
Balthus, La toilette de Cathy (1936)
2. La chevelure
Il m’a dit: « Cette nuit, j’ai rêvé.
J’avais ta chevelure autour de mon cou.
J’avais tes cheveux comme un collier noir
autour de ma nuque et sur ma poitrine.
« Je les caressais, et c’étaient les miens ;
et nous étions liés pour toujours ainsi,
par la même chevelure, la bouche sur la bouche,
ainsi que deux lauriers n’ont souvent qu’une racine.
« Et peu à peu, il m’a semblé,
tant nos membres étaient confondus,
que je devenais toi-même,
ou que tu entrais en moi comme mon songe. »
Quand il eut achevé,
il mit doucement ses mains sur mes épaules,
et il me regarda d’un regard si tendre,
que je baissai les yeux avec un frisson.
***
Balthus, La sortie du bain (1957)
3. Le Tombeau des Naïades
Le long du bois couvert de givre, je marchais;
Mes cheveux devant ma bouche
Se fleurissaient de petits glaçons,
Et mes sandales étaient lourdes
De neige fangeuse et tassée.
Il me dit: « Que cherches-tu? »
Je suis la trace du satyre.
Ses petits pas fourchus alternent
Comme des trous dans un manteau blanc.
Il me dit: « Les satyres sont morts.
« Les satyres et les nymphes aussi.
Depuis trente ans, il n’a pas fait un hiver aussi terrible.
La trace que tu vois est celle d’un bouc.
Mais restons ici, où est leur tombeau. »
Et avec le fer de sa houe il cassa la glace
De la source ou jadis riaient les naïades.
Il prenait de grands morceaux froids,
Et les soulevant vers le ciel pâle,
Il regardait au travers.
***
Trois Chansons de Bilitis. La Flûte de Pan — La Chevelure — Le Tombeau des Naïades, musique de Claude Debussy (1897).
Quelques interprètes :
— Maggie Teyte, soprano, et Alfred Cortot, piano (1936)
— Flore Wend, soprano, et Fiora Contino, piano (1964)
— Régine Crespin, soprano dramatique, et Enrique Ricci, piano (1969, Buenos Aires, en public)
— Noémie Pérugia, mezzo-soprano, et Irène Aitoff, piano (1947).
— Dawn Upshaw, soprano, et Gilbert Kalish piano (époque contemporaine)
Dawn Dunlap, PARIS, octobre 1979
Dawn Dunlap, l’actrice de « Laura, les ombres de l’été ». A Saint Germain des Prés. Une photo où l’on respire ce qu’était Paris alors (en 1979, j’habitais Paris et je venais de voir « Laura les ombres de l’été »).
David Hamilton et Dawn Dunlap, Paris, octobre 1979
Paris, octobre 1979. David Hamilton et Dawn Dunlap. *
Nous voudrions rappeler aux abonnés de ce blog…
A ceux qui n’aiment pas hurler avec les hommes, avec les journalistes, avec les « justiciers ». A ceux qui croient encore à la présomption d’innocence. A ceux qui n’aiment pas les lynchages publics. A ceux qui aiment la beauté, l’art et … Lire la suite
Nous n’oublierons jamais les David Hamilton Girls.
On sait fort peu de choses, en vérité, sur David Hamilton. On ne sait toujours pas où il a été enterré, s’il l’a été. On ne sait toujours pas s’il s’est vraiment suicidé. En tout cas, moi, je n’en sais … Lire la suite
Nous n’oublierons jamais les David Hamilton Girls.
On sait fort peu de choses, en vérité, sur David Hamilton. On ne sait toujours pas où il a été enterré, s’il l’a été. On ne sait toujours pas s’il s’est vraiment suicidé. En tout cas, moi, je n’en sais … Lire la suite
« Laura, les ombres de l’été »: d’un novembre, l’autre.
Le film de David Hamilton, « Laura les ombres de l’été », était sorti en novembre 1979 (durée 95 minutes). Je l’avais vu à sa sortie. Contrairement à ce que racontent aujourd’hui les puritains de 2016, il était autorisé pour « tous publics ». Réalisation … Lire la suite
Merci à vous, Monsieur David Hamilton (15 avril 1933 – poussé au suicide le 25 novembre 2016)
Patrick Juvet et Dawn Dunlap, actrice de « Laura les ombres de l’été » de David Hamilton. BILITIS L’actrice américaine Dawn Dunlap, premier rôle de « Laura, les ombres de l’été » de David Hamilton Claude Debussy, « Trois chansons de Bilitis »
Article également présent sur EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON :
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Nouvel article pour défendre non seulement l’honneur et la réputation de David Hamilton, mais aussi son œuvre.
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« Die verkehrte welt », le monde inversé, à l’envers, renversé, sens dessus dessous, la tête en bas, est la célèbre expression de Hegel qui à mon sens résume parfaitement l’état de nos sociétés contemporaines : celles du temps triomphant de la marchandisation du monde et de la réification des hommes, celles du temps concomitant de la décadence des arts, de la mort de l’esthétique et de l’aliénation accrue des âmes. Curieuse époque de « progrès » technologique et de régression de la Raison.
Debord a écrit : Dans le monde réellement inversé, le vrai est un moment du faux.
J’aurais envie de corriger cette thèse en disant : Dans le monde réellement inversé, le vrai et le beau sont les moments suprêmes et éclatants du faux et du laid, ou pire encore du silence, de l’absence et des enfers des bibliothèques et des musées, voire d’autodafés à venir.
*
Feu Lény Escudero : Le Silence
https://www.youtube.com/watch?v=YQC6H04r6DU
*
À propos de vulgarité – pardon, j’ai oublié de me mettre la tête en bas, je voulais dire de très haute caricature (mais est-ce de la caricature ? là je pose sérieusement la question), voici un exemple riquiqui mais coutumier de notre époque.
Il s’agit d’un « petit mickey » oeuvre grandiose de Jean Plantureux dit Plantu, « homme de gauche », bardé de prix ceci et prix cela, qui n’a donné lieu à controverse que parmi certains milieux catholiques :
Que c’est beau, que c’est radical et rebelle, que c’est osé et progressiste ! Moi, j’en redemande. Dans les idées, dans le rendu, dans la composition. C’est surtout d’un tel bon goût et d’une telle drôlerie. Et d’une telle beauté artistique. C’est du très grand art ! C’est beau comme du Cabu « dans le texte » bouffant du curé. Et ce n’est pas plus dangereux ou « utile à la cause », que de manger du Chaussée aux Moines ou du Curé Nantais. Il n’y a pourtant même plus de quoi en faire un fromage dans le Landerneau dit progressiste, sauf chez certains frères laïcards hystériques.
Comme on s’en doute, l’été 2015 le « dessinateur » a gagné son procès en appel contre l’association catholique qui s’était portée partie civile, indignée par le dessin. Moi j’attends une suite avec d’autres personnages que le pape. Des gens bien connus du milieu politique, médiatique, des dites variétés (j’allais écrire : des avariés). Mais là, il ne peut pas, Plantunet : ce sont ses potes ou des gens prêts à lui faire procès pour diffamation et pas « pour de rire ».
De plus, on peut juger ici de la bouillie, pardon de la hauteur de pensée du pauvre Jean Plantureux dit Plantu dont les neurones sont tout prêts de sombrer dans la sénilité (« de gauche » bien sûr). Qu’on m’explique le rapport entre un pape supposé pédéraste et des électeurs de France !
Mais lui, c’est un malin qui ne risque pas de finir comme Cabu, Charb, Honoré, Tignoux, Wolinski. Il l’a dit d’ailleurs. En 2006, lors de l’affaire des caricatures de Mahomet, lui aussi avait « pris position ». Position comme c’est étrange, en faveur de l’autocensure, évoquant la « responsabilité journalistique du dessinateur » !!! Mais bouffer du curé c’est devenu tellement banal, anodin, désuet, plus encore anachronique et sans aucun risque de mal finir, ou même simplement de se faire passer à beignes…
*
Après la Lumière, voici l’Ombre (je précise, quand même, que j’écris ici en langage inversé, certains pourraient s’y perdre, et en particulier d’éventuels lecteurs « socialistes » bien bornés). Là je n’ai rien à dire de plus mais juste à montrer.
Sauf à ajouter ces remarques : David Hamilton, le « mauvais en tout » (en tant qu’homme et en tant qu’artiste) ne fut pas (sauf erreur) bardé de prix de ceci ou de prix de cela. Vous voyez bien !… ajouteront les petites têtes molles de notre époque. Eh bien moi, j’en ferai justement un élément de qualité face au maelström des décrépitudes artistiques « modernes » et « avant-gardistes ».
Un certain nombre de « progressistes », de « gôche », en accord avec les néo-cons(ervateurs) des tréfonds de l’Amérique petite-blanche et profonde, et les vrais et faux-culs-pincés d’extrême-droite française, nomment ceci pédophilie ou pornographie :
Aux fous !
*
Feu Léo Ferré : Tu ne dis jamais rien.
cet article se trouve également ici, sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
À la lecture de divers sites ou blogs vantant les mérites artistiques de David Hamilton, qui ne noterait pas ce qui suit ?
D’une part, que les femmes blogueuses ne sont nullement absentes lorsqu’il s’agit de faire l’éloge de David Hamilton et de ses jeunes filles en fleur – lesquelles continueront à vivre et à demeurer en fleur, ou en bouton à peine éclos, que cela plaise ou non aux censeurs, culs-bénis hypocrites et autres refoulés de tous bords : tout simplement parce que la Jeunesse et le Nu sont intemporels, éternels, indémodables :
http://www.dailymotion.com/video/x3141kg_david-hamilton-le-nu-est-indemodable_creation
D’autre part, et là il s’agit de réflexions d’anciens jeunes hommes de la « Génération Hamilton » comme certains l’appellent – disons en gros de ceux qui furent adolescents durant la période allant du milieu des années soixante au milieu des années quatre-vingt environ – que les jeunes filles hamiltoniennes sont le souvenir nostalgique et vivace du temps de leurs premiers émois ; les jeunes filles du désir nimbé, artiste, doux et romantique.
*
La musique de Bilitis sentie à la roumaine :
https://www.youtube.com/watch?v=K4WQoE-_aRE
Une page de Bilitis de Pierre Loüys en épreuve d’imprimerie.
Suite à une remarque que l’on m’a faite, je voudrais dire que j’ai mal formulé une phrase d’un précédent article, ou plutôt que je n’ai pas été assez explicite lorsque j’ai écrit :
« … certes contrôlé et surveillé, censuré parfois (pour élitisme, idéalisme bourgeois, voire pour immoralisme et pornographie (sic) dans la mise en scène de certains de ses opéras), Chostakovitch (et sensiblement du même âge que Leni) est toujours présenté comme une victime du pseudo-communisme… »
ce qui semble être une contradiction car j’ai oublié d’ajouter (cela allait de soi pour moi) que Chostakovitch s’est laissé aller quelquefois à produire de la musique symphonique ou de film, ouvertement de propagande et surtout à rentrer dans le rang du parti et des honneurs sur le tard.
article également paru sur le blog : EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
***
En guise d’introduction à un manuel de savoir-vivre-et-penser médiatique.
Ce texte est un condensé, un résumé succinct d’une partie seulement du Programme Papageno, lui-même issu des onze recommandations issues de l’Organisation Mondiale de la Santé pour un traitement médiatique responsable (« responsable », inverse d' »irresponsable ») du suicide.
J’aurais aimé que les journalistes Flament et Ardisson en eussent connu l’essentiel. Mais qu’est-ce qu’on leur apprend dans les écoles de journalisme de nos jours ? D’ailleurs sont-ils même passés par une école de journalisme ? Où est l’heureux temps des journalistes de talent, d’investigation, ou des journalistes (réellement) écrivains ?
1 – Rédiger les gros titres avec attention. Dans le cas qui nous occupe l’exemple même du mauvais titre est (titre inventé mais tout à fait plausible ; il y en a eu d’autres du même genre) : Fin pitoyable d’Hamilton. Preuve de culpabilité ? Accusé par la journaliste Flavie Flament de l’avoir violée enfant, le photographe sulfureux mondialement connu s’asphyxie à l’aide d’un sac plastique.
D’une part parce que c’est bassement orienté, parce que ça recherche le sensationnel (acte publicitaire pour vendre), et enfin parce que tout simplement, il n’y a rien de mécanique dans un suicide qui est généralement dû à un faisceau de raisons, dont certaines voire toutes resteront éternellement ignorées de tous. Les raison du passage à l’acte sont toujours complexes.
D’ailleurs, on ne savait même pas au départ si c’était un suicide. Et au fait, j’aimerais connaître les conclusions précises des médecins légistes.
2 – Éviter tout registre de langage susceptible de « sensationnaliser » ou normaliser le suicide, et de le présenter comme une solution.
Les dits professionnels des media devraient être, pour le moins, censés connaître « le poids des mots et le choc des photos ». Et la prudence voudrait même que le mot « suicide » soit banni des gros titres, qu’il ne soit pas répété jusqu’à plus soif et qu’on lui substitue des expressions, des périphrases telles : se donner la mort, s’enlever/s’ôter la vie, mettre fin à ses jours…
Éviter bien évidemment (c’est le b-a-ba) toute expression péjorative. Avoir de la mesure et de l’empathie.
Le suicide est du domaine du malheur et bien évidemment pas du domaine de l' »aveu ».
Le suicide est du domaine de « je suis effondré et je me suis suicidé » mais bien évidemment pas de « je suis effondrée car le lâche n’a pas voulu affronter ma réalité ».
Ça, c’est du Flament plus ou moins dans le texte. Ce n’est pas du journalisme. C’est du « juge et parties ». C’est du néant journalistique.
3 – Éviter la mise en évidence et la répétition excessive des articles traitant des suicides. Dans le cas qui nous occupe, David Hamilton, on a été submergé de gros titres et d’articles répétitifs et d’une véritable promotion de Flament et de son bouquin. De la pub, de la réclame sur le dos d’un « mauvais » mort. Ce qui est proprement ignoble d’autant que ce fut invariablement dans les termes non journalistiques évoqués au point 2.
Et plus encore, que ceci fut précédé de rumeurs, d’insultes (sur les réseaux dits « sociaux »), de diffamation et de complicité de diffamation, d’incitation au suicide à la télévision. Le tout orchestré par les deux irresponsables et pseudo-journalistes Flament et Ardisson, et relayé par une très grande partie de la machine médiatique complice et criminelle.
4 – Éviter de donner des détails quand au lieu du suicide. Dans le cas qui nous occupe, de provoquer la vindicte populaire irréfléchie et donner en pâture et à la curée, non seulement le mort, mais les domiciles du mort et pour finir l’œuvre du mort.
5 – Faire preuve d’une attention particulière lorsque le suicide concerne une célébrité et – j’ajouterai personnellement – un bouc émissaire ou une victime expiatoire. En faire trop de publicité, tant bonne que mauvaise, induit nécessairement l’idée que le suicide puisse être une bonne solution pour le mort ou pour tout à chacun dans des circonstances similaires. Et dans le cas qui nous occupe, une bonne solution initiée par les media. Combien de commentaires de courageux anonymes d’Internet ai-je lu ? de tous ces minables dont je suis persuadé qu’ils ne connaissaient rien à Hamilton, et d’autant de frustrés de ceci ou de cela, du genre : il s’est suicidé, le salaud, le vieux libidineux ; c’est ce qu’il a eu de mieux à faire.
6 – Faire preuve de respect envers les morts, qui plus est envers les morts innocents, jamais condamnés à quoi que ce soit, ou « présumés innocents » comme on dit en terme de justice. Et faire preuve également de respect envers leur entourage et les personnes endeuillées. Et se dispenser d’insultes, de censure ou de menaces envers ceux qui osent (les mécréants) contester les dires, mauvaises méthodes et mauvaises pratiques des médiocres journaleux.
Être des exemples et non un ramassis d’égout.











