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MON Q, C’EST L’OBSESSION D’HAMILTON

recopié de EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/de-quelle-mamselle-leculnu-le-cul-aurait-il-ete-dans-une-chanson-lobsession-dhamilton/

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Chanson dédiée à Poupette Lecanu.

 

Dam dam ! C’est pas les mich’s à Bardot.

Dam dam ! Il est bien plus rigolo…

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Mon Q, il mûrit pas qu’en automne.

Faudrait pas l’ confondre avec une pomme.

Mon Q, c’est l’obsession d’Hamilton.

Mais c’est encore bien plus l’obsession d’mon p’tit bonhomme…

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https://www.youtube.com/watch?v=tWEa1Gz6-hw

 

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Mon Q, son pèr’ c’est pas Saint Joseph.

Tout nu, c’est pas celui d’ Polnareff.

1-9-7-2affiche de 1972

TOUS LES HOMMES SONT DES SALAUDS, SAUF PAPY ET PAPA CHÉRIS.

cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/tous-les-hommes-sont-des-salauds-sauf-papy-et-papa-cheris-article-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

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Certes, j’ai suivi quelques études de « psycho » mais je ne suis pas psy. Pourtant il me semble bien que la maman de Flavie Flament n’ait pas forcément tout faux, quand elle affirme – horresco referens – que la santé mentale de sa fille Poupette Lecanu, plus connue donc sous le nom de Flavie Flament, serait disons assez « précaire », « chancelante », voire encore : sordide. C’est ce que disent certains de ceux qui furent ses tout proches, ex proches puisqu’elle s’est fâchée avec eux.

J’ai précédemment évoqué le faible niveau de pensée, l’absence totale de talent littéraire, le côté scatologique du livre La Consolation de Poupette. Et l’irresponsabilité totale (pour ne pas dire l’absence totale de morale) de cette femme obsédée de renommée, Miss Normandie 1988 et miss OK! 1988, très probablement mythomane qui a commis un « roman » de très bas étage qui a conduit (au mons chronologiquement) à la mort de David Hamilton. Renommée d’un quart d’heure par la destruction d’autrui, d’un vieil homme inconnu des plus jeunes, et sans défense.

Je voudrais revenir sur cette Poupette, cette veuve noire si peu sympathique. Je me suis dit : si La Consolation vaut son pesant de médiocrité, pourquoi n’en serait-il pas de même de son autre « roman » Les Chardons ?

***

Muni de mon passe-partout « merde », je n’y ai trouvé qu’une seule occurrence, par contre je suis tombé au milieu d’un chapitre valant son pesant de néant et de banalité. Il s’agit du chapitre intitulé : Salauds. Là, Poupette passe en revue quelques proches. Papy, Papa, mari, ex mari plutôt… Il y a beaucoup d’ex chez cette femme.

Ce chapitre, fait de tirages à la ligne grotesques (mais Poupette s’imagine peut être écrire de la poésie), commence ainsi :

« Poupette a toujours su.

Elle est née avec.

Une information innée.

Une alerte programmée sur son disque dur.

Les hommes sont des salauds.

Pas que des salauds.

Des lâches aussi.

Des lâches qui couchent trop vite avec tout ce qui bouge un peu trop.

Des seins qui ballottent et des fesses qui se dandinent.

Et qui, si tôt rassasiés, rentrent à la maison et font comme si de rien n’était.

Embrassent leur femme, demandent ce qu’il y a à manger ce soir, câlinent furtivement les enfants et regardent la télé en rotant.

Les hommes sont des salauds. »

Quelle laideur « romanesque » ! Que de lieux communs ! Poupinette, sache que le roman et la littérature commencent seulement au-delà de ton constat. Avant, cela s’appelle au mieux notules préparatoires, scénario d’une histoire qui reste à écrire. Ou alors tu t’es trompée, ceci n’est pas roman, mais disons des aphorismes à la manière (banale, convenue, archi-usée) de la dernière concierge venue, et ici je suis tendre.

***

Moi je verrais bien Castaldi dans le rôle de celui qui se jette sur tout ce qui bouge, embrasse sa femme, rote, etc. Mais passons, j’arrête là la citation complète et j’abrège, le reste est à l’avenant. Je résume la suite de ce pseudo-roman à petit scandale familial :

— Papy trompait Mamie. Mamie le savait, mais elle n’en a jamais rien dit à Poupette. Et Poupette s’en fout que Papy était un « queutard » (sic) parce qu’il était gentil et attentionné avec elle. « Papy n’est pas un salaud comme les autres ».

— Papa a trompé et pas qu’une fois Maman qui a fini par le dire à Poupette un jour. « Bien des années plus tard, elle s’est souvenue qu’un jour, quelque chose clochait : le cœur de maman et les couilles de papa. / Et puis merde. / Ce n’est pas son problème si papa a couché avec la première connasse qui passe. / Papa et elle, c’est de l’Amour. / Du vrai. / De l’intense. / Bien que silencieux et pudique [mot curieux sous sa plume]. / Du vrai de vrai. / Papa n’est pas un salaud comme les autres. / Et puis maman n’a rien dit. / Elle n’avait qu’à dire quelque chose. »

— Et pour finir « son premier amour l’a trompée. » « Il lui a baissé son jean et relevé son tee-shirt pour embrasser ses seins. Il l’a retournée et l’a prise. / Dans leur lit. / Un salaud comme les autres. / Un lâche. / Un traître. / Poupette a 17 ans. / Ça lui a fait un mal de chien. / Ça lui a ouvert les entrailles et mutilé ses rêves. / Poupette n’a rien dit. »

N’a rien dit, mais depuis, s’est bien mal « rattrapée » !

« Papa et elle, c’est de l’Amour. » La preuve : lorsque Papa s’est retrouvé à l’hôpital, puis lorsque vint le jour de sa mort, Poupette ne rendit pas une fois visite à son père et s’abstint d’être présente au côté de sa propre famille lors de ses obsèques (ceci a été su beaucoup plus tard, de sa famille elle-même). Ce qui est devenu sous la plume des journaleux (ici c’est la version Purepeople, sic !) :

« Disparue du petit écran depuis plusieurs années maintenant, Flavie Flament continue à faire le bonheur des auditeurs de la radio RTL. Une fois de plus présente à la rentrée, la jolie blonde a cependant vécu un terrible drame cet été : la mort de son père. […] Une disparation aussi douloureuse que soudaine pour celle qui aimait à se retrouver dans le petit cocon familial qu’avait su créer ses parents dans leur modeste demeure d’un petit village de la Manche. « Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse. je retourne d’ailleurs dès que je peux dans la région« , aimait-elle raconter, comme le rappelle Ici Paris. C’est le 29 août dernier qu’ont eu lieu les obsèques de ce père qu’elle a tant aimé, à Port-Bail en Normandie, où la famille avait l’habitude de passer ses vacances. »

« Douloureuse », je ne sais ; et « soudaine », non justement. Mais pour elle peut-être, qui avait laissé tomber son père. « Celle qui aimait se retrouver dans le petit cocon familial. » Non justement. « Ce père qu’elle a tant aimé », on peut avoir des doutes. C’est ainsi que se dit l’information « objective » en notre pays.

Cette presse pipole ajoute encore : « Ex-animatrice star de TF1, elle avait dit stop brutalement après avoir pris conscience qu’elle aspirait à une autre vie que celle passée sur les plateaux télé à présenter des émissions de divertissement. » Donc, entre autre chose, écrire des inepties pour le plus grand malheur de David Hamilton. Terrible drame en novembre.

***

Pour résumer (comme j’en ai déjà parlé un peu).

Ô trompettes de la renommée !

Nous avons un premier « roman », Les Chardons, thèse principale : tous les hommes sont des salauds, sauf papy et papa. Salaud, dont Castaldi en l’occurrence, présentateur bien connu de la télé. Thèse validée et donc « prouvée » par un divorce.

Puis un second, La Consolation, thèse secondaire : parmi les salauds, il en est de plus salauds que d’autres ; en particulier un vieux lubrique qui m’a violée à maintes reprises et qui n’est pas n’importe qui, surtout. Thèse validée par l’ensemble de la médiacratie et « prouvée » par un « suicide ».

Je propose pour dernier volet d’une trilogie : Le Bonheur sur Terre ; thèse finale : émasculons ces salauds de mâles et coupons-leur les mains. Et en annexe : salaud n’a plus de féminin. Ni salaude, ni salope.

Car je doute quand même que Poupinette Lecanu signe un jour un « ouvrage » titré : Mes Erreurs et mes Remords.

Eh, Père Ubu, de par ta chandelle verte… remets-y don’ un petit coup de balai à fiente !

UN ARTICLE DU BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON : The death of David Hamilton is clear in France, unclear overseas?… Elementary, dear Watson?

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/04/the-death-of-david-hamilton-is-clear-in-france-unclear-overseas-elementary-dear-watson/

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Il y a des choses à dire au sujet du « communiqué » envoyé par David Hamilton au moment où des accusations ont été portées contre lui.

La première chose à dire, c’est que ce communiqué n’a pratiquement pas été… communiqué au public!

La Libre Belgique a publié ce communiqué au lendemain de la mort du photographe… en reconnaissant l’avoir reçu à la fin du mois d’octobre.

C’est ici:

http://www.lalibre.be/lifestyle/people/decouvrez-le-droit-de-reponse-que-david-hamilton-avait-envoye-a-lalibre-be-58355584cd70356130757b38

Encore faut-il féliciter la « Libre Belgique », parce que la plupart des autres journaux n’ont publié intégralement le communiqué de David Hamilton ni avant, ni après sa mort!

Ils ont publié les accusations de Madame Flament, ils ont interviewé Madame Flament, mais ils n’ont pas ou pratiquement pas publié le communiqué de David Hamilton.

A quelques exceptions de journalistes qui ont publié, en temps et en heure, le communiqué de David Hamilton:

http://www.dhnet.be/medias/television/david-hamilton-repond-aux-accusations-de-viol-lancees-par-thierry-ardisson-581069cccd70fdfb1a57e916

En France, Gala:

http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/urgent_-_david_hamilton_publie_un_droit_de_reponse_pour_nier_les_accusations_de_viol_dont_il_fait_l_objet_377150

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« David Hamilton a pris connaissance des propos diffamatoires circulant à son sujet depuis plusieurs jours dans certains médias, et ce compris sur des réseaux sociaux. Des journalistes n’ont pas hésité à rapporter d’abominables diffamations, nées d’insinuations et/ou interprétations formulées par l’une ou l’autre personne, anonyme ou non, à l’occasion de la promotion d’un ouvrage au sujet duquel aucun de ces journalistes n’a relevé que ledit ouvrage se présente sur sa seconde couverture comme étant un roman, à savoir une œuvre de fiction.

David Hamilton est particulièrement indigné par l’absence totale de respect de sa présomption d’innocence et par la volonté à peine dissimulée de certains de s’ériger en juges ou procureurs de la rumeur, si prompts à jeter les pires suspicions à son égard, sans ne rien chercher d’autre que le scandale, afin de poursuivre leurs noirs desseins.

David Hamilton se réserve le droit le plus absolu de diligenter, en temps voulu, toutes les actions utiles et nécessaires à la défense de son honneur et de sa réputation, ainsi qu’au respect de la déontologie journalistique la plus élémentaire. David Hamilton ne commentera pas plus amplement les comportements criminels qui lui sont imputés par certains et desquels il n’en a jamais été l’auteur. »

DAVID HAMILTON

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En attendant, notamment en Angleterre ou aux Etats-Unis, dans une infinité d’articles en langue anglaise, « les circonstances de la mort de David Hamilton ne sont pas claires« :

The circumstances of David Hamilton’s death are unclear.

http://www.bbc.com/news/world-europe-38111636

« He was found unconscious at his flat and died shortly afterwards. Police say the case is an apparent suicide.
Hamilton had recently denied accusations that he had in the past raped some of his teenage models ».

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Lire aussi:

https://news.artnet.com/art-world/photographer-david-hamilton-dies-amid-rape-allegations-762455

The circumstances of his death, however, remain unclear. According to police sources quoted by the Telegraph and the Guardian, the photographer died by suicide, with Variety claiming he was found with a bag over his head. Meanwhile, AFP quotes an “informed source” as saying the photographer died of a heart failure, and that medication was found near his body.

On Tuesday, three days before his death, Hamilton denied the allegations to AFP while confirming that Flament had been his model. “I have done nothing improper,” he said.

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Lire encore:

http://www.euronews.com/2016/11/26/british-photographer-david-hamilton-kills-himself-in-paris-at-the-age-of-83

« A police source told Reuters he had committed suicide, but this has not been confirmed and the circumstances surrounding his death are not clear. Police have launched an investigation ».

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Lire:

« This defense continued with Hamilton asserting that he will begin legal proceedings against the accusers, but on November 25, 2016, he was found dead. His death’s cause, while unclear, is suspected to be suicide ».

https://fstoppers.com/originals/suicide-david-hamilton-and-debate-over-child-nudity-portraiture-155228

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Lire:

http://www.jvzoolaunch.com/uk-photographer-david-hamilton-dies-aged-83/

« Emergency services were called after 20:30 local time. The circumstances of his death are unclear. Some media reports suggest he killed himself. Hamilton had recently denied accusations that he had in the past raped some of his teenage models ».

 

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Et toujours la question: de quoi est mort David Hamilton?

Crise cardiaque?

Suicide? Suicide par asphyxie? Suicide médicamenteux?

Meutre?

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L’AFP a écrit cette dépêche :

http://artdaily.com/index.asp?int_sec=11&int_new=91948#.WGy7ykuWGw1

« An informed source said he had died of heart failure and that medication was found near the body« .

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Voilà donc un homme qui, un mois avant, craignait pour sa vie à la suite du déferlement de la haine contre lui sur les réseaux sociaux.

Voilà donc un homme qui, insulté ignominieusement à la télé par des histrions, a envoyé un communiqué qui n’a presque pas été publié ou mentionné.

Voilà donc un homme que l’on a retrouvé « avec un sac de plastique sur la tête » et avec « la porte ouverte », dont la presse anglo-saxonne a dit que « les circonstances de sa mort ne sont pas claires ».

En effet, la presse a annoncé qu’il y avait des médicaments près du corps, puis qu’il n’y en avait plus, que le corps a été retrouvé inconscient, que le corps a été retrouvé mort, que le corps a été retrouvé par un voisin policier, que le corps a été retrouvé par la femme de ménage…

Tout va bien en France, Madame la Marquise?…

 A LIRE et à RELIRE sur MEDIAPART:

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/301116/la-mort-du-photographe-david-hamilton-0

DAVID HAMILTON ET LA DÉCADENCE MAJUSCULE DÉCRIÉE

En 1992, David Hamilton répondait tout simplement et comme allant de soi au journaliste de Paris-Match, Jean-Claude Zana, qui lui demandait abruptement : Qu’est-ce qui vous passionne ? : ___ La décadence. J’ai cherché un jour à écrire un livre sur la décadence. Un grand sujet à mes yeux. Entre la décadence anglaise qui est positive et la décadence française qui est négative. Malheureusement tous les derniers grands décadents sont tous morts, comme Visconti, Oscar Wilde ou D’Annunzio. » Ajoutant : ___ Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus. Au contraire des faux qui sont légion. »

Premier arrêt pour dire que nous n’essaierons pas de qualifier, de marquer précisément ce qui fait la différence entre les décadents anglais et français, ou autres. Très vaste sujet, effectivement. Des véritables Décadents qu’il conviendrait d’écrire toujours à majuscule. Par contre, il n’est pas compliqué de définir les faux décadents ; on en voit tous les jours, ce sont tous ces faux artistes, faux rebelles, minus estampillés, prodigieux nullards, très généralement grotesques (et très généreusement subventionnés par les impôts) et autres bêtes à media, etc. C’est le lot commun du triste spectacle du monde. De ces décadents au sens péjoratif, de ces décatis sans talent, plus encore de ces fumistes et roublards, grouillots de bas-empire et oserai-je le dire, de ces dégénérés de l’Art. Ceux qui de ladite « fin de l’Art » font leur juteux fonds de commerce.

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Deuxième arrêt pour expliquer le plus simplement et le plus globalement le mot « décadentisme » (parfois « décadisme ») et donc ses dérivés « décadent », « décadence »… pris en un sens littéraire ou plus généralement artistique (je parle ici d’art véritable, de savoir-faire, de métier, de talent, de vocation profonde, de raison d’être). Le « décadentisme » fut à l’origine un mouvement littéraire, relativement informel, propre à la Belle Époque. Puis il s’est étendu à d’autres domaines de l’Art ; et de nos jours on devrait mieux l’appeler néo-décadentiste.

Produit d’une période de décadence, le décadentisme en est à la fois l’illustration et la contestation. Son au-delà et son en-deçà. Sa révolution et sa conservation. Sa révolte et son acceptation. Ou sa transcendance esthétique. Du point de vue de la forme et du style, on pourrait dire que ce mouvement a des analogies avec les aspects maniérés, baroques, précieux, romantiques, art pour l’art, néo-raphaëlistes, parnassiens, symbolistes, impressionnistes… des arts. Tandis que du point du vue du fond, il est prêt à aborder tous les sujets sans aucun tabou, y compris les plus scabreux, amoraux et immoraux, dérangeants. Mais comme le disait Hamilton : « sur le fil du rasoir ». Bien qu’il y ait des nuances d’un auteur à l’autre, d’un artiste à l’autre, des passerelles entre genres divergents, on peut dire que, sur un sujet plus ou moins identique, c’est essentiellement la forme et le style qui différencient une oeuvre décadentiste d’une oeuvre dite naturaliste, ou réaliste, etc.

Au XIXe siècle, à l’époque de Théophile Gautier déjà, qui l’employa plusieurs fois, mais plus encore vers l’époque Fin-de-Siècle, le mot « décadent », du moins dans les milieux littéraires, poétiques et artistiques, avait avant tout le sens de : délicat, recherché, raffiné à l’extrême et jusque dans l’excès. Et dans un sens plus ou moins péjoratif (déjà) et selon le contexte, de : affecté, maniéré, efféminé, mignard, précieux, doucereux, mièvre, à l’eau-de-rose et cœur d’artichaut… Cf. Péladan : … ses sens délicats et raffinés de décadente (in Le Vice Suprême, 1884, p. 4) ; Renan : Le latin […] est la langue de poètes infiniment délicats, presque décadents, comme on dit aujourd’hui (in Feuilles détachées, 1892, pp. 267-268) ; Huysmans : Les décadents qui cuisinent des hachis de mots (in Là-bas, tome I, 1891, p. 33).

Déjà au XIXe siècle cette (si l’on peut dire) école Décadente, pouvait donc faire rager ou sourire certains et même plus d’un. Y compris Verlaine qui était critique de tout ça, ou du moins du militantisme décadentiste, du (comme il l’écrivait) décadisme dans l’outrance, du « isme » final. Souvent oeuvre, comme de bien entendu, des plus jeunes écrivains de ce courant diffus. Tandis que certains autres, bien-pensants, ne se privaient pas de les moquer. Ainsi en fut-il de Gabriel Vicaire et Henri Beauclair qui obtinrent un brin de succès avec : Les déliquescences ; poèmes décadents d’Adoré Floupette ; avec sa vie par Marius Tapora paru pour la première fois en 1885, pastiche ou plus exactement parodie acerbe des Décadents, ou du moins des plus audacieux dans le style et l’emploi de mots recherchés et rares, ainsi que des plus pessimistes et noirs, ou radicaux (dans les abus divers et la transgression des « bonnes mœurs »). Grande époque d’ironie que l’art fin-de-siècle confronté par ailleurs à tant de scandales politiques et de violences sociales (anti-ouvrière, colonialiste, etc.) qui connut par exemple le « club » des Hydropathes et les arts Incohérents.

Tel autre encore, comme Paul Marcel qui tenait la rubrique « Journaux et revues » du Gil Blas, ironisait dans le n° 5382 du journal (au 13 août 1894) :
« Eh ! bien, non, l’école décadente n’est point morte ; Adoré Floupette ne l’a nullement tuée : nous en prenons à témoin l’Art littéraire de ce mois. On s’imagine que ces écoles de jeunes ne sont qu’affaires de modes!… Mais, d’abord, ces jeunes sont-ils réellement des jeunes ? M. Stéphane Mallarmé, le grand-maître, a certainement un peu plus de quinze ans. Il n’en écrit pas moins des vers comme ceux de ce quatrain :
     À dix heures et sans que tel souffle l’émeuve,
     Toute la vétusté presque couleur encens,
     Comme furtive d’elle et visible, je sens,
     Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve.
Après quoi, nous vous recommandons l’article de M. Alfred Jarry : Les Minutes de sable mémorial : César-Antéchrist. Tout d’abord, ce « sable mémorial » semble indiquer un assez fort grain chez son auteur. Mais, quand on lit ses explications, sa mise en scène, oh ! alors, plus de doute : M. Jarry est sincère et se croit dans la bonne voie. Et quelles scènes ! Quels dialogues ! [etc.] »

***

On a dit : la forme, le style décadentiste ; mais il y a plus encore : l’esprit décadentiste : l’esprit positif d’un monde à dépasser, ou à préserver en certains de ces aspects, en souvenance d’autres temps ; ou l’esprit négatif d’un monde à s’y perdre et sans avenir, de fin d’époque irrémédiable ; d’un monde à subir. Très généralement un esprit d’en-dehors, aristocrate, intemporel, inactuel, non localisable si ce n’est en certains domaines à l’écart ; en de rares cités, quartiers, villages, demeures isolées de l’Esprit, insensibles au temps qui fuit.

Alors que le naturaliste englué dans le matérialisme et le terre-à-terre, prétendra faire oeuvre de progrès, pire encore : parler au nom de ce mot pour le moins ambigu, dénoncer les tares réelles ou supposées de la société et lutter contre lesdits préjugés populaires, dans un style dit « scientifique », « matérialiste », « réaliste » qui à le lire véhicule en fait, tous les lieux communs du scientisme de son époque, l’indigence de style et la faiblesse de vocabulaire, quand il ne confine pas en vulgarité outrée, racoleuse et basse ; indigeste, répétitive et foncièrement apoétique. Zola, « dont l’esprit graisseux n’est huilé que pour glisser sur les surfaces », comme disait de lui son ennemi intime Léon Bloy (in Sur la tombe de Huysmans), en est l’archétype « idéal » si tant est que l’on puisse appliquer « idéal » à ce feuilletoniste besogneux, tireur à la ligne, sans style et d’une grande pauvreté inventive ; ce flatteur du vulgus ; cet exploiteur littéraire loufoque, outrancier, faux, antipathique de la misère populaire qui n’arrive pas à la cheville d’un Balzac, d’un Sue ou d’un Ponson du Terrail, pour ne citer que ceux-ci. Zola, en ses pensums,  » bien décidé à prouver que s’il manque de génie, il peut en revanche se montrer ennuyeux » comme le résume si bien Oscar Wilde.

***

« Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus » a dit plus haut Hamilton. Et c’est vrai pour lui en premier lieu, car si un temps le succès d’une époque lui est tombé dessus, il n’a vraiment pas fait exprès. Moment inattendu pour lui d’adéquation apparente avec son temps. Dans ce même entretien avec Jean-Claude Zana il dit encore : ___ « J’ai une vie tranquille. Je n’aime pas les mondanités. Je sors peu de ma maison de Saint-Tropez et je ne fais pas de photos de mode, qui est le milieu le plus « in » pour les photographes. » Ou encore : ___ « Je ne m’agite pas frénétiquement. Je vis comme un milliardaire, mais aussi comme un moine. Je travaille peu. Je ne me sens à l’aise ni dans le monde de la mode, ni dans celui de la publicité. Je travaille plutôt pour l’amour. » Peu ou pas, ou plus de travail dans la mode et la publicité… mais il précise : ___ « Je passe beaucoup de temps dans mes archives qui sont énormes », ses dizaines de milliers de photographies. Rappelons ses « goûts de l’image » qui vont de la Renaissance aux impressionnistes. ___ Je vais souvent dans les musées, précisa-t-il encore. J’aime beaucoup la peinture et la sculpture. Je vais rarement au cinéma. » Ladite modernité n’est pas son fait, ni la technique sophistiquée ; ni la notion de « progrès » en soi. Mais bien avant tout une forme de nostalgie. Il a toujours gardé un vieux et désuet appareil photographique tandis que ses flous artistiques, ses « flous hamiltoniens » doivent tout à la buée produite par sa propre haleine. Il a dit encore : « Pour moi la photo n’a plus rien découvert depuis 1920, à quelques exceptions près. Aujourd’hui, seule compte la technique […] Trop de technique et pas assez de talent. »

Ai-je besoin de préciser que si les Décadents ne cherchent nullement à être connus, on ne saurait ne pas les remarquer. Leurs manières les trahissent, leurs rapports aux autres, leurs retraits sont souvent remarquables car ils détonent par rapport au monde environnant. Leur allure générale n’est pas celle de Monsieur Tout-le-monde, leurs goûts et dégoûts non plus, leurs préoccupations particulières, bizarres ou marginales. Ignorées du plus grand nombre. Dans leur aspect physique ou distinction, élégance ou autre, dans leur maintien et leurs habits, dans leurs propos, leurs passions et leurs obsessions, dans leurs rejets, paradoxes et insolences parfois, dans leur style original on reconnaît tout de suite ce qui ne saurait être un faux rebelle ou pseudo-dissident. Pour le dire en un mot, le Décadent est très généralement un dandy sorti du fond des abysses d’un passé révolu, ou peut-être d’un futur à naître ou renaître. David Hamilton fut de ceux-là.

Et « dandy » est sans doute le substantif qui convient le mieux, qui se colle le mieux, s’acoquine le mieux à l’adjectif « décadent ». « Dandy », cet anglicisme dont on ne connaît finalement pas trop l’origine. Plusieurs étymologies s’affrontent. Par exemple le verbe « dandle » : faire sauter un bébé ou un jeune enfant sur ses genoux ou déplacez quelque chose légèrement vers le haut et le bas ; ou le verbe daddle (archaïque ou dialectal pour dawdle) traîner, lambiner, flâner. Dandy, mot qui n’est pas si loin du français « dandiner ». Le dandy et le dandysme si bien décrit, du moins le dandysme anglais d’origine, par Jules Barbey d’Aurevilly (dandy lui-même et auteur très catholique mais néanmoins (ou à cause de ça) très sulfureux) dans son essai Du Dandysme et de Georges Brummel, publié en 1845.

Je ne parle pas du sens dévoyé de « dandy » qui a fini par prendre plus ou moins le simple sens relevant du paraître, de « vaniteux » ou « suffisant », ou (deux autres anglicismes encore) de « snob » ou « smart », « gommeux et bien nippé » disait-on autrefois, de « beau » (« beau » en anglais), ou plus encore de « vieux beau ».

***

Pour nous français, le prototype, l’ancêtre parfait, incomparable et modèle du style et de l’esprit décadent est Baudelaire ou Bien et Mal se perdent, péché et mort de Dieu, « amour de la vie et haine de la vie » (merveille et mauvais sort à la fois ; deux extrémités entre lesquelles il n’a jamais pu, su ou voulu choisir). Dégoût profond pour le progrès technologiste, le matérialisme et le bourgeois d’un côté ; et de l’autre, goût profond du luxe, du précieux, du rare. Mais toujours sur un fond de spleen (autre anglicisme dans le texte). Rare, jusqu’à une attirance extrême pour le difforme et le malade, la transgression des interdits et autres paradis artificielles (qui sont tout sauf paradisiaques). Et au final pour le morbide et le sarcasme rageur de la lucidité à cru : la non pérennité des choses et des hommes, la décomposition. Ce qu’il y a de plus patent et de plus vrai. Tout ceci racheté et anobli par le culte acharné du Beau, de la (vaine et pathétique) Beauté féminine en particulier.

En 1857, dès avant que Les Fleurs Maladives, devenues entre temps Les Fleurs du Mal, de Baudelaire ne soient publiées et connaissent tout le succès judiciaire que l’on sait — amende, pour lui et son éditeur Poulet-Malassis et six pièces supprimées de l’ouvrage (autrement dit : censurées) : Les Bijoux (La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, / Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores…), À celle qui est trop gaie (… T’infuser mon venin, ma sœur !), Le Léthé (Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde…), Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire — pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », une tête molle de l’époque, un insignifiant journaleux (redondance) un certain Gustave Bourdin déblatéra longuement sur l’immoralité et l’anti-christianisme du poète, dans le Figaro du 5 juillet 1857 ; en voici un morceau choisi :

 » L’odieux y coudoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assiste à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ? Je suis un cimetière abhorré de la lune. »

À comparer avec un passage de l’article en défense des Fleurs du Mal de notre connétable des lettres, Barbey d’Aurevilly dont voici un passage :

« Dans un temps où le sophisme raffermit la lâcheté et où chacun est le doctrinaire de ses vices, M. Baudelaire n’a rien dit en faveur de ceux qu’il a moulés si énergiquement dans ses vers. On ne l’accusera pas de les avoir rendus aimables. Ils y sont hideux, nus, tremblants, à moitié dévorés par eux-mêmes, comme on les conçoit dans l’enfer. C’est là en effet l’avancement d’hoirie infernale que tout coupable a de son vivant dans la poitrine. Le poëte, terrible et terrifié, a voulu nous faire respirer l’abomination de cette épouvantable corbeille qu’il porte, pâle canéphore, sur sa tête hérissée d’horreur. C’est là réellement un grand spectacle ! »

Ou avec ces extraits de lettre de Gustave Flaubert ( auteur peu prolifique à souci de style, de rythme de la phrase et de vocabulaire) :

« J’ai d’abord dévoré votre volume d’un bout à l’autre, comme une cuisinière fait d’un feuilleton, et maintenant, depuis huit jours, je le relis, vers à vers, mot à mot et, franchement, cela me plaît et m’enchante. Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première de toutes les qualités). L’originalité du style découle de la conception. La phrase est toute bourrée par l’idée, à en craquer.
J’aime votre âpreté, avec ses délicatesses de langage, qui la font valoir comme des damasquinures sur une lame fine. […] En résumé, ce qui me plaît avant tout dans votre livre, c’est que l’Art y prédomine. Et puis vous chantez la chair sans l’aimer, d’une façon triste et détachée qui m’est sympathique. Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre. »

***

Dans ce même entretien cité au début de cet article, et qui semble résumer au mieux ce que fut David Hamilton, on trouve encore : ___ « J’aurais voulu être peintre ou écrivain. Peintre comme Balthus. C’est un membre du « club ». Avec Vladimir Nabokov. Ce sont les deux grands qui ont choisi le thème de la jeune fille. Nous ne sommes que trois dans ce « club ». J’ai connu Balthus. J’ai passé un peu de temps avec lui il y a une quinzaine d’années à la Villa Médicis. C’est un grand monsieur, tellement distant. Il m’a montré ses toiles. »

En effet Balthus fut un autre dandy et aristocrate austère et à la noblesse polonaise que l’on dit peu assurée (mais qu’importe), peut-être du même acabit que celle de cet écrivain de qualité, déclassé et grand raté (du moins dans le domaine du théâtre symboliste, car pratiquement jamais joué), que fut Jean, Marie, Mathias, Philippe, Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, l’auteur des Contes Cruels et de L’Éve Future, pour ne citer que ces titres.

Balthus fut de 1961 à 1977 directeur de l’Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, nommé à ce poste par Malraux, alors ministre gaulliste des Affaires culturelles. Lors de sa présence en Italie, Balthus fit rénover le palais et restaurer les jardins de la Villa Médicis dans le style renaissance. Et réalisa une fontaine dite le Carré des Niobides, à partir de copies de statues antiques. Le fait qu’il fût directeur de la Villa Médicis, qu’il eût une famille, qu’il soit mort il y a déjà quelques années (en 2001) et qu’il ait été peintre (même figuratif, nécessairement reconstructeur du réel) et non photographe (témoin du réel), lui a sans doute permis d’échapper à la chasse aux sorcières. Et puis, les collectionneurs de tableaux sont aussi infiniment plus rares que les collectionneurs de photographies originales ou d’album de photographies. Et sans doute de classes sociales différentes.

Figuratif, travaillant en grands à-plats, avec certaines simplifications géométriques dans le dessin, voire parfois dans un style presque naïf ou d’illustrations de livres, Balthus a peint une oeuvre que personnellement je trouve d’une manière générale étrange et distante, comme son auteur. C’est une beauté particulière, une esthétique qui doit aussi à des peintres de la première Renaissance par exemple. Dans le genre de la peinture de jeunes filles habillées ou dénudées, il a repris le flambeau de quelques autres tel Edvard Munch, le pionnier de l’expressionnisme (non exempt d’impressionnisme et de fauvisme), mais sans tomber dans l’outrance d’un hyper-réalisme, ou si l’on préfère d’un naturalisme pictural poussé à l’extrême tel celui d’Otto Dix et de ladite Nouvelle Objectivité, qui a pu sombrer dans la caricature ou le mauvais goût.

***

Ici j’aurais dû consacrer deux ou trois paragraphes à Vladimir Nabokov, le Nabokov censuré, s’ils ne se trouvaient déjà pour l’essentiel sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/29/2017-bientot-le-retour-de-maurice-michel-bokanowski-et-de-jean-gilbert-jules-dit-gilbert-jules/
Où l’on voit qu’il ne faut pas confondre Nabokov et Bokanovski (sonorités ministérielles étranges qui me sont restées de mes années d’enfance au même titre que houla-hop et scoubidou). Nabokov, le style sans gros mot, ceci pour annoncer la catastrophe présentée à la fin de cet article.

J’ajoute que Lolita de Vladimir Nabokov fut au préalable bien évidemment interdit aux États-Unis, « pays de la Liberté » (enfin… de la statue de La Liberté) et de l’hypocrisie protestantes, pour obscénité, histoire d’inceste et pédérastie. Mais de même en fut-il en leur temps, du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley en raison paraît-il de sa morale douteuse, de scènes de sexe et de son caractère irréligieux. De Ulysse de James Joyce, livre interdit pour sa thématique perverse ainsi que son caractère irréligieux. Des Raisins de la colère et Des Souris et des Hommes de John Steinbeck ; le premier (prix Pulitzer 1940) pour vulgarité, références sexuelles inappropriées et… utilisation du mot Dieu de façon excessive ; le second pour violence, utilisation excessive du mot Dieu (encore) et caractère irréligieux. Pour ne nommer qu’eux. Eh, oui !

***

Au temps présent, celui de la mort de David Hamilton, qui est malheureusement aussi l’époque de tant de ganaches (mâles et femelles) écrivailleuses, comment ne pourrais-je pas évoquer une certaine Charlotte Moreau, journaleuse perroquet à la gazette Le Parisien qui, dans la rubrique « culture-loisirs » (sic) fait l’affront au bon sens d’un article ahurissant : Les héros de 2016 — Flavie Flament : la mémoire dans la peau. Le voici in extenso (avec quelques remarques de ma part) :

« À toutes les stations de son calvaire [Est-ce l’expression adéquate ? Jésus, Marie, Joseph ! Qui plus est, est-ce la réalité ou le phantasme ?], elle aura dû choisir ses mots [Voir ce que j’en pense dans la suite de ce texte]. Ceux pour raconter, dans son roman [un roman ou un témoignage ?] « la Consolation », les viols qu’elle a subis l’été de ses 13 ans, au cap d’Agde. Ceux pour identifier David Hamilton, pourtant protégé par la prescription, [Le « pourtant » vaut son pesant de saloperie ; cela a un nom : diffamation publique. Et pour le Parisien : complicité de diffamation publique] en la personne de ce « photographe de mode à l’aura mondiale » [Pas photographe de mode, et à l’aura passée] que tout accusait dans son livre [Paroles d’évangile]. Et enfin ceux pour réagir au suicide de l’octogénaire [Les mots scandaleux d’une imbécile ; quant à « octogénaire », cela sent le moisi de la gérontophobie], après deux mois de guerre médiatique. [Expression sidérante ! Quand il s’agit d’un pilonnage insensé, totalitaire, terroriste et coupable, d’un harcèlement public et médiatique ignoble d’un être âgé, isolé et sans moyen de défense.] Flavie Flament n’obtiendra jamais de confrontation [le salaud!] avec l’artiste [Tiens ! c’est quand même un artiste, comme Polanski, Allen, etc.] britannique, qui a nié les agressions [ô l’affreux négationniste!] et emporté ses secrets dans la tombe [comme tous les morts ]. Mais grâce à sa notoriété, [autrement dit à un pouvoir particulier que lui confère la dictature de la maffia médiatique, qui lui a permis d’être l’instigatrice avec son complice Ardisson d’un suicide ] l’animatrice de RTL a percé, à 42 ans, une brèche dans la chape de plomb pesant sur les victimes de viol [rien que ça ? d’autres ne l’ont pas attendue, et nettement plus crédibles]. Et particulièrement celles de pédophilie, qui peuvent enfouir leurs souvenirs pendant des dizaines d’années avant de les voir ressurgir, [juste un peu sollicités] intacts [sic] et dévastateurs [dévastateurs pour qui ?].
Mettre des mots sur le phénomène méconnu de l’amnésie traumatique. Mettre des noms sur les criminels. Mettre en cause les délais de prescription [sur la base d’une théorie péri-psychanalytique fumeuse pour ne pas dire délirante et d’une pratique de manipulation qui a déjà fait des dégâts énormes, dénoncées par les gens sérieux de la psychiatrie] qui protègent les violeurs dès que leurs victimes mineures atteignent l’âge de 38 ans [20 ans après la majorité, ce n’est déjà pas mal]. Une mission de réflexion dont la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, a investi officiellement [mazette !] Flavie Flament [sans compétence aucune à part sa fréquentation des psys]. En plus de toutes celles qui l’ont contactée directement, [combien ? qui ? toutes ex-amnésiques en cette épidémie de dénonciations] combien d’autres femmes (ou hommes) l’ex-petite fiancée [sic!] de TF 1 a-t-elle déjà aidées en témoignant publiquement ? [témoignant ou accusant et diffamant ? et n’ayant jamais porté plainte en heure et en temps ?] »

Charlotte, il faudrait peut-être penser avant d’écrire. Autant de phrases que de çonneries, freluquette ! On dirait que les petits moineaux, les petits plumitifs à cervelle d’oiseau, les piafs de l’inconvenance ne reçoivent même plus de cours de déontologie à l’école du journalisme. Poupette, quelle héroïne ! Quel courage ! Tous contre un, à charge, hors des délais prescrits et en toute diffamation pousse-au-suicide !

Enfin, pour vous montrer que le vieux Bardamu avait raison lorsqu’il prétendait, je ne sais plus où, que « la merde a de l’avenir » en ajoutant : « vous verrez qu’un jour on en fera des discours, » je ne peux m’empêcher de vous donner à goûter non pas un discours mais des extraits de mauvaise littérature, de très mauvais roman. De morceaux de choix de Flavie Flament, alias Poupette Lecanu. Je veux dire : non pas des bouts d’elle-même, mais des morceaux choisis sortis du cerveau de l’écrivailleuse.

Eh, oui, de son grand œuvre La Consolation, j’ai retenu un mot (et annexes) car il semble tellement bien correspondre au personnage et à son élévation de pensée, ainsi qu’à son style fort soutenu. Voici donc à suivre une succession impressionnante de phrases toutes faites, d’expressions archi-usées, de lieux communs de la sous-littérature de gare, pas même bas-bleu pour deux sous, dénuées de toute originalité tant dans l’expression que dans le vocabulaire d’une insigne pauvreté (il est vrai qu’elle sait à qui elle s’adresse) que s’en est presque comique :

_ … c’est de ne pas avoir une vie de merde comme la mienne. J’ai une vie de merde. Vous me faites chier. Vous ne faites tous chier. Je ne devrais pas te le dire mais je te le dis quand même. Tu vois, il y a des jours où j’en ai tellement marre …
_ Ensemble, nous allons remonter. Nous allons nous aider. Nous allons chercher, creuser de nos doigts la terre du passé, soulever les pierres tombales, profaner les lourdes sépultures du non-dit, plonger la main dans la merde, enfoncer nos bras, casser nos ongles, forer au plus profond. Nous allons entendre des râles, des éclats de voix, des colères …
_ Merde, c’est quand même pas compliqué ! Ça, c’est maman qui gueule. Du canapé. extrémité gauche, juste à côté du petit meuble et de ses magazines. La lampe est allumée. Elle a les jambes repliées sur les coussins, un verre de vin à côté…
_ C’est la merde. Comment expliquer à maman la grosse connerie qu’elle vient de faire ? Décidément elle n’en rate pas une… Elle a le don de se retrouver dans tous les coups foireux, quand elle va le raconter à maman, ça va chier. ___ Quoi ?!
_ Jamais Poupette ne couche avec les hommes rencontrés sur les Champs Élysées. C’est un jeu. Un jeu qu’elle doit jouer. Maman est ravie : ça la change de sa vie de merde, comme elle dit toujours. Alors Poupette se tait. Fait bonne figure.
_ Je sais que c’est une des seules choses qui te rende heureuse dans ta vie de merde, comme tu dis, que tu y passes la nuit quand tu n’arrives pas à dormir et que ça te fait du bien. Que ça te donnes aussi des choses à raconter à ta meilleure…
_ Merde ! Tu comprends ? Je veux mourir… murmuretelle [sic, coquille de qui s’emmerde (resic) à faire de la saisie de telles banalités niaiseuses] dans un souffle qui semble être le dernier. Poupette est tétanisée. Face à la folie, son inaltérable pouvoir destructeur, sa souveraineté cruelle, elle baisse la garde.
_ Tout se mélange. Des mains, du savon, des yeux rouges embrumés, de la mousse, des doigts qui la pénètre, du sang, du malsain, du crado, du dégueulasse, du vomi, de la puanteur, du parfum bon marché, de la sueur… De la merde. Les yeux se ferment, le corps se barricade, le cœur se verrouille. Le vieux dégueulasse ne m’aura pas. Jamais.
_ Remettre. Non, là, franchement Flavie… Ok, c’est pas de ta faute, mais ça nous met tous dans la merde. Allez ! Fin des vacances, on rentre à la maison. On va devoir expliquer ça à ton oncle qui nous accueille… Quand je pense que c’est pour…
Fermons les écoutilles. C’est assez ! Cette scatologie ou grossièreté [près de vingt occurrences ici, et sans jeu de mot] est grotesque tellement elle est répétitive et foncièrement indigente. Là, tu es bien loin Poupette, de l’ami Panurge qui au Quart Livre, chapitre LXVII te demande :
___ Que diable est ceci ? Appelez-vous ceci foire, bren, crottes, merde, fiente, déjection, matière fécale, excrément, repaire, laisse, émeu, fumée, étron, scybale ou spyrathe ? C’est (crois-je) saphran d’Hibernie. Ha, ha, ha ! C’est saphran d’Hibernie. »

Scybale du latin scybala, lui-même du grec scubalon (excréments) ; spyrathe du grec spurathos (crottes de chèvres ou de brebis). Hibernie : Irlande.

Bloy écrivit un jour (c’était à l’encontre de son ennemi intime Zola) :
« C’est un peu fort tout de même que ce bison, qui n’a plus même l’excuse d’avoir l’air d’être un écrivain, soit admis à déposer son paquet de fiente sur une grande chose qui nous fait, à nous, sauter les larmes des yeux !

Je trouve cette phrase parfaitement adaptée à notre sujet et applicable à Poupette qui semble atteinte de diarrhée mentale pas même bonne à faire fumure. Et la conclusion ultime en reviendra à Père Ubu, expert en merdrologie, in Ubu Directeur, un pastiche de Pierre Veber paru dans le Gil Blas, n° 6432, du 27 juin 1897) :

___ Oh ! oh ! oh ! Fourrez-moi ça dans le tonneau à vidange !

DAVID HAMILTON, ARISTOCRATE ET PHILOSOPHE

Article repris du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/03/davd-hamilton-aristocrate-et-philosophe/

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David Hamilton, un jour, a prononcé une phrase qui eût mérité – parmi quelques autres – de passer à la postérité, s’il y avait eu toutefois une postérité capable de le comprendre et de l’apprécier. C’est une phrase empreinte d’une profonde philosophie.

« Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances » (David Hamilton).

Autrefois, sur les photographies (ou même, avant l’invention de la photographie, dans les portraits des peintres) le sourire était pratiquement exclu.

Voulez-vous que je vous dise les choses comme elles sont? Voilà, je vous les dis: autrefois, personne n’avait envie de laisser, de soi, une gueule d’imbécile. En ce temps-là, les imbéciles essayaient que ça se voie moins, si vous préférez.

« Une photographie est un document très important et rien de tel pour la dégrader qu’un stupide sourire immortalisé devant la postérité ». Mark Twain.

« Le sourire est réservé aux dames et aux messieurs qui ne se soucient guère de paraître intelligents ». Charles Dickens.

Dans la peinture européenne, pendant des siècles, les aristocrates et les artistes – qui sont les aristocrates de la pensée – ne souriaient pratiquement jamais.

Il a fallu l’arrivée de la famille Eastman (l’inventeur de Kodak), puis le bombardement sous-culturel voulu par Hollywood et par les créateurs d’Hollywood, puis la technologie (qui a consenti à n’importe quel crétin, en mesure de s’acheter un appareil photo « digital », de se dire et de se croire « photographe »), pour que ça change.

Les plébéiens, désireux d’imiter peut-être la famille royale anglaise, peuvent donc se faire des selfie, la bouche béante. Bouches et regards de poissons.

Le sourire, en vérité, est surtout l’apanage de l’occidental, du petit blanc, du petit individu blanco-biblique nourri d’antidépresseurs, abreuvé de Caca Cola, rempli de sucre, entubé du matin au soir par les fables que racontent la pub, la grande presse et les petits débiles qui causent à la télé.

L’occidental, le petit blanc, le petit facho illettré se veut et se croit « heureux », heu-reux dans le meilleur des mondes possibles du petit bonheur et des derniers hommes.

L’occidental, le petit blanc ne sourit plus naturellement comme le font, je suppose, des tribus africaines ou amazoniennes qui ont encore l’immense bonheur de ne pas être complètement occidentalisées, américanisées et châtrées du cerveau.

David Hamilton, lui, n’était pas le premier Ardiçon venu.

Montherlant disait : « Se faire des amis est une obligation de commerçant. Se faire des ennemis est une occupation d’aristocrate ».

David Hamilton connaissait l’histoire de la peinture et de la photographie. Il connaissait l’âme humaine.

« Le sourire, c’est bon pour les photos de vacances« .

Il avait tout dit.

Merci, David Hamilton.

DAVID HAMILTON EN CHANSONS (SUITE ENCORE)

J’ai écrit hier que je n’avais pas les paroles de la chanson (assez hamiltonienne) de Kernoa : De David Hamiton, depuis elle a été retrouvée, chantée sur un site de chansons peu courantes qui a un énorme défaut. Oui, il est vraiment dommage que ceux qui tiennent ce site (et qui par ailleurs se disent mélomanes) éprouvent le besoin de gâcher l’écoute des chansons en éructant un « bide et musique » laid et ridicule, comme à la pire des radios, à chaque début et chaque fin de chaque chanson, comme s’ils n’en étaient pas les heureux dépositaires, mais les propriétaires abusifs ; quel respect pour ces chansons rares et très généralement inconnues. D’ailleurs, si elles étaient librement « recopiables », ça serait plus intelligent et ça permettrait aux chansons et chanteurs d’être plus largement connus. On me dit que « Bide et Musique » (au jeu de mot douteux) est une « radio associative » : eh bien, on ne dirait pas ! Mais il y a sans doute du « pognon » à gagner avec de la « pub ».

http://www.bide-et-musique.com/song/14561.html

paroles : J.P. Kernoa ; musique : Y. Gilbert

Tes grands yeux sont à la pluie
Quand ton cœur est à l’automne
Comm’ dans les photographies
De David Hamilton

Une brume indéfinie
A effacé les étoiles
Un des tes seins par défi
Sort de ton corsage pâle

Tes grands yeux sont à la pluie
Quand ton cœur est à l’automne
Comm’ dans les photographies
De David Hamilton

La brume s’est répandue
Dans une abstraite équivoque
Tu regard’s une revue
Qui parle d’une autre époque

La maison semble endormie
Sous un lourd manteau de neige
Sur la table je t’écris
Dans une lumière beige

Le feu dans la cheminée
N’est qu’un rêve qui s’épuise
Et cette fin de journée
Je l’imagine à ma guise

Mais mon cœur est à la pluie
Et ma plume est à l’automne
Comm’ dans les photographies
De David Hamilton

DAVID HAMILTON EN CHANSONS (SUITE)

Un autre chanteur a consacré une chanson à David Hamilton, c’est (comme on peut le voir sur le site En Défense de David Hamilton (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/02/le-grand-photographe-david-hamilton-en-chansons/) Jean-Pierre Lemaire dit Kernoa, plus connu comme parolier (de Maxime Leforestier en particulier), titrée : De David Hamilton, dont j’ignore les paroles.

D’autres encore ont cité David Hamilton.

*

Par exemple, Alain Brice (1948 – 2002) un auteur-compositeur interprète, dans la chanson : Et je crois que c’est l’amour (de 1979):

https://www.youtube.com/watch?v=Fy-X-aoRzhI

Une odeur de café / Des bas sur une chaise / Un goût de pas assez / Je n’ai plus mal à l’aise [sic] / Et je crois que c’est l’amour… / Et je crois que c’est l’amour…

Un flou façon Hamilton / Une chanson des Stones / Une impression / Une émotion / Et je crois que c’est l’amour… / Et je crois que c’est l’amour…

Éternel amoureux, eux, eux, eux, eux, / Éternel soupirant / Je truque un peu le jeu / Et je me veux gagnant.

Je ferme les rideaux / Tu touches mes cheveux / Je caresse ta peau / Les yeux me piqu’nt un peu / Et je crois que c’est l’amour… (bis) … / Et je crois que c’est l’amour… (bis)

Éternel amoureux, la, la, la, la, la, la, la, la … / Éternel soupirant / Je truque un peu le jeu / Et je me veux gagnant.

Une odeur de café / Des bas sur une chaise / Un goût de pas assez / Je n’ai plus mal à l’aise / Et je crois que c’est l’amour… / Et je sais que c’est l’amour…

*

Par exemple encore, Bruno Nicolini dit Bénabar (né en 1969) où dans sa chanson de 2004 Adolescente, on rencontre :

Derrière la couverture*, genre David Hamilton / Tu racontes entre deux larmes, qu’un jour tu vas fuguer…

* il s’agit de la couverture d’un journal intime.

Brève.

Le réveillon de la Saint-Sylvestre s’est « particulièrement bien passé » selon le Ministère de l’Intérieur, et sans « problème majeur ».

Alors, on se demande pourquoi il a déploré « un trop grand nombre d’agressions ou d’insultes ou de jets de projectiles sur les force de sécurité » qui ont justifié l’interpellation de 454 personnes et 301 garde à vue.

Par ailleurs, il a rappelé que (seulement sans doute) 650 voitures avaient été incendiées, contre 602 l’année dernière !

Une broutille, le train-train quoi !

On aimerait connaître les statistiques pour les grandes villes. Et les autres jours de l’année. Mais pour ça, les journaux ont l’ordre de se taire, ou d’en dire le moins possible.

« CHARMANT » CHARMAG ET PAUVRE HAMILTON !

Voici le dessin d’un certain Charmag, dont je ne sais rien de plus sauf qu’il a un blog sur Internet et que son pseudonyme ressemble à une contraction de Charb-Magazine, si c’est le cas, c’est tout dire ! Charb, celui qui à ses dires, préférait mourir debout que de vivre à genoux ; et qui finalement sera mort assis à une table de presse.

charmagJe ne peux m’empêcher d’ajouter à cette « chose » deux commentaires trouvés sur le site (avec modérateurs et à l’occasion censeurs) du militant de la savate catholique et pourtant persécuté Alain Soral :

___ Même son suicide est  » flou  » … chapeau l’artiste. On se comprend.

___ Il aurait été trouvé mort, un téléobjectif de 300 mm fiché dans le fondement…double justice immanente… ?

Je me dispense d’en mettre d’autres, du même acabit gluant.

***

En des temps pas si éloignés, aurait-il été normal, moral (oui je sais, ça peut faire rire à notre époque qui marche les pieds au plafond, de parler de morale ou de moralité!), enfin aurait-il été acceptable et accepté de la société des hommes, ou tout simplement aurait-il été sensé et humain (dans le bon sens du terme) que des journalistes, caricaturistes, ou supposés tels, s’abaissent à se moquer (par exemple) de la mort par suicide du chanteur Mike Brant, du peintre Marcus Rothkowitz, ou de l’actrice Marilyn Monroe ?

David Hamilton était un vieux monsieur de 83 ans qui, un mois avant sa mort, disait craindre pour sa vie. Il a été retrouvé mort, avec un sac de plastique sur la tête et avec la porte entrouverte (!), dans des circonstances fort peu claires.

Est-ce donc là toute ladite charité chrétienne, est-ce là la charité tout court que mérite un homme de 83 ans, décédé et qui n’avait été condamné à quoi que ce soit par les tribunaux ?

L’article 225-17 du Code pénal prévoit une peine d’un an de prison et de 15 000 € d’amende à l’encontre de quiconque porte atteinte à l’intégrité d’un cadavre ou se rend coupable d’une profanation d’un tombeau, d’une urne cinéraire, d’une sépulture ou d’un édifice construit à la mémoire de personnes décédées.

Si le délinquant a porté atteinte à l’intégrité d’un cadavre enterré dans le tombeau ou dans l’édifice qu’il a profané, la peine maximale s’élève à deux ans de prison et à 30 000 € d’amende.

Enfin, les peines sont aggravées si l’atteinte au respect dû aux morts est commise parce que le défunt appartenait (ou n’appartenait pas) à une nation, à une race, à une religion ou à une ethnie déterminée. En effet, dans ces cas, les sanctions prévues par l’article 225-18 du Code pénal peuvent atteindre trois ans de prison et 45 000 € d’amende. Le maximum des peines est porté à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende si, dans ce cas il y a eu à la fois profanation de l’édifice dans lequel le défunt était enterré et atteinte à son intégrité.

Ces sanctions s’appliquent même si le délinquant supposait que le défunt faisait partie (ou ne faisait pas partie) d’une race, d’une nation, d’une religion ou d’une ethnie déterminée alors que ce n’est pas le cas.

La loi, donc, sanctionne la profanation d’un cadavre ou d’une tombe.

Et quand il s’agit de la mémoire d’un homme?

DAVID HAMILTON EN CHANSONS

se trouvent sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/01/les-petites-filles-de-david-hamilton-chanson-de-jacques-hustin-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/01/mister-david-hamilton-kahimi-karie-2/

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  p-136a

Jacques Hustin — La visite (huile)

Les Petites Filles de David Hamilton par Jacques Hustin (1940 – 2009) chanteur (et peintre) belge in album : Le voyageur immobile (1979)

http://audiotut.ru/mp3-album-jacques-hustin-download-5876381.html

ou

http://audiotut.ru/download-music/14652731/jacques-hustin-les-petites-filles-de-david-hamilton.mp3

Dans un coin de campagne anglaise
Avec des fleurs
Les voici rêvant à bicyclette
Un chambre, un lit, une chaise
Et de la douceur
Les voici à l’heure de la toilette

Les petites filles de David Hamilton
Sur ces belles photos glacées
Ont un regard bleu qui ne voit jamais personne
Et ne pensent qu’à leur beauté

Elles ont le sourire timide
Des secrets qu’on a profanés
Et des allures de sylphides
Que l’on voudrait emprisonner

Les petites filles de David Hamilton
Si bien couchées sur le papier
N’ont plus aucune pudeur quand elles s’abandonnent
Ah, mais on ne peut que regarder

En promenade sur une falaise
Cheveux au vent
Les voici comme tombées du ciel
Un jardin, l’été, les fraises
Et les oiseaux blancs
Les voici en voiles et en dentelles

Les petites filles de David Hamilton
Ont les robes de leurs poupées
Des dents de porcelaine et la tristesse de l’automne
On aimerait les consoler

Dans une vie bien trop rapide
Où les rêves sont dépassés
Elles ont redonné l’air candide
À nos désirs inavoués

Les petites filles de David Hamilton
Semblent perdues dans leurs pensées
Comme pour oublier les gens qu’elles passionnent
Et ne pas être à leur portée

{ad lib:}
Les petites filles de David Hamilton

p-012a

Jacques Hustin — Musicienne (gouache)

***

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Mister David Hamilton par Kahimi Karie, chanteuse japonaise née en 1968, in album Larme de crocodile (1997)

https://www.youtube.com/watch?v=ne-TcBXJ8Ws

*

Mr. David Hamilton is photographing me

Down among the lillies, down among the lillies

Shooting with his Hasselblad beneath the willow tree

One foot in the river, I’m bored and slightly chilly

Thursday goes and then Friday goes

And I long to strike another pose

Rain begins to patter on the leaves

Soft focus eroticism, hard photography

Mr. David Hamilton and me

Mr. David Hamilton is photographing me

Like a pervert teacher with his languid creature

Sketching out on adolescent sexuality

When nature longs for culture, culture longs for nature

His big umbrella flash gun goes

He comes to rearrange my clothes

I must make sure that my big legs are seen

Romanticism, classicism, soft pornography

Mr. David Hamilton and me

In the south of France I hear

He keeps a house for waifs and strays

Where teenage girls like me can come and learn

Stay in bed til three o’ clock

Or lounge about with nothing on

He only asks for photos in return

Member of the Royal Photographic Society

Mr. David, really, don’t you think it’s silly?

A tank of liquid nitrogen, a cloud of carbon snow

Just to gild the lilly, just to gild the lilly

But if this lazy suffering

Can bring erection to the lap

Of just one man, it hasn’t been in vain

Mr. David Hamilton is photographing me

Leaves begin to patter on the rain

Sunday goes and then Monday goes

And I long to strike another pose

A cow begins to nibble at my dress

Romanticism, classicism, soft pornography

Mr. David Hamilton, I guess

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