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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 23 janvier

à relire également :
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/23/un-monstrueux-vent-de-haine-souffle-contre-david-hamilton-qui-est-mort-3/

CECI N’EST PAS UNE PIPE, MAIS SI C’ÉTAIT LE CAS NU DE MA « MÉMOIRE TRAUMATIQUE » ?

article repris du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/23/ceci-nest-pas-une-pipe-mais-si-cetait-le-cas-nu-de-ma-memoire-traumatique/

Dans mon enfance, j’habitais à Trouville. La chose est très facile à démontrer: feue ma grand-mère y a eu deux domiciles, j’ai des dizaines de photos de moi sur la plage. Je possède encore la carte de la piscine!

Et justement, hier, j’ai retrouvé cette carte. Et là, tout à coup, je me suis souvenu.

Je sais, c’est quasiment impossible à raconter. C’est ce qui ne se raconte pas. C’est de l’indicible, de l’impossible à dire. Après ça, je me demande carrément s’il m’est permis de penser. Pourtant, j’essaye.

Voilà. Je revois soudain cette femme (elle me semblait très vieille, mais j’étais un petit enfant) qui m’a touché les coucougnettes, à la piscine. Après, je ne peux pas dire ce qu’elle m’a fait. Vous comprenez, nous sommes en 2016, et puis comme disait Magritte « ceci n’est pas une pipe ».

Que ça ne soit pas une pipe, d’accord. Mais soudain, je me dis avec effroi: « Non, ce n’est pas une pipe, mais si c’était pire? Si c’était de la mémoire traumatique? »

Voilà: hier, j’ai retrouvé cette carte de la piscine de Trouville. Et là, tout à coup, je me suis souvenu. Et si j’avais été violé, à Trouville, par cette femme, une pédophile sans doute (ce n’était sans doute qu’une fille, mais j’étais un petit enfant) blonde, ou fausse blonde, et qui avait le cul nu? Enculée va! Une belle enculée!

Je m’en souviens tellement bien, de ce cul nu, il m’a tellement marqué qu’il me semble parfois le retrouver dans les photos des culs nus de certaines dames pipoles, qui remplissent les pages des magazines pipole.

Et si le viol présumé que j’ai subi à Trouville devait devenir, dans la littérature médicale, le cas nu de mémoire traumatique?

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 22 janvier

À relire :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/22/de-la-necessite-darriver-un-jour-a-la-verite-dans-laffaire-du-suicide-de-david-hamilton-2/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/22/david-hamilton-en-france-en-2016-on-peut-donc-etre-vieux-etre-insulte-par-des-histrions-craindre-pour-sa-vie-etre-retrouve-mort-avec-un-sac-de-plastique-sur-la-tete-et-la-porte-ouverte-etre-l-2/

LE DOIGTÉ MAJEUR DE DAVID HAMILTON, DEPUIS LA MUSIQUE JUSQU’À LA PHOTOGRAPHIE

repris du blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/22/le-doigte-majeur-de-david-hamilton-depuis-la-musique-jusqua-la-photographie/

Les doigts sont, comme chacun sait, les extrémités des mains. Capitaux, donc, pour les artistes.

Combien d’expressions, aussi! Ne pas bouger un doigt, se cacher derrière un doigt, se mordre les doigts…

Je pensais aujourd’hui au doigté extraordinaire de mes pianistes préférées (Clara Haskil, Maria Grinberg, Judina…) ou à celui d’artistes qui, dans leur art (sculpture, peinture, littérature…) ont eu eux aussi une sorte de « doigté » musical.

Mais faut-il préciser musical?… Sans doute pas. Le terme de doigté fait en effet son apparition dans la langue française aux alentours du XVIIIe siècle, participe passé substantivé du verbe DOIGTER, terme musical.

Alors, dans la photographie au XXe siècle, comment ne pas remercier David Hamilton pour son extraordinaire doigté? Il faudra bien comprendre – telle est ma conviction – que c’est David Hamilton qui  a fait passer le doigté de la musique à la photographie.

Merci à vous, David Hamilton, de tout cœur.

ARDIÇON ET LES MOTS DE LA VRAIE VIE

Ardiçon, qui l’eut cru finalement, est un révolutionnaire, du moins si l’on se reporte à ce que son poteau, Frédéric Taddeï, disait de lui récemment * :
— « Tu as commencé à révolutionner l’interview télé il y a une bonne trentaine d’années, on t’a souvent d’ailleurs reproché ton approche. » En ajoutant : — « Est-ce que tu es fier de toi dans ce domaine ? »
Ce à quoi « le révolutionnaire » répondait :
— « Je suis fier d’avoir fait avancer le schmilblick et je suis fier d’avoir employé les mots de la vraie vie. Quand je suis arrivé à la télévision, il y avait encore un langage télé. La façon de parler était différente, un peu comme en politique. J’ai un peu bouleversé cela. Et puis, il y avait des sujets que l’on n’abordait pas. Dans les « talk-shows », on ne parlait pas de sexe, de drogue. Je crois que je suis l’un des premiers à l’avoir fait. »
Je traduirai donc ça en langage également de la vraie vie, du moins la mienne :
Quand je suis arrivé à la télévision, il y avait encore des gens distingués, courtois, posés, polis, ayant du vocabulaire et de la culture. On y avait encore une certaine retenue, de la pudeur, le sens de la mesure. Un certain savoir-vivre, le ton plus feutré. On y parlait moins dans le vide, on ne tournait pas en rond toujours avec les mêmes. On ne s’abaissait pas aux niaiseries contemporaines, ni au ton vulgaire (banni), ni aux préoccupations « harengères ». D’ailleurs, le premier venu ne passait pas à la télé. Puis, moi j’ai fait venir n’importe qui, le premier crétin à la mode, l’inculte, le vulgaire ; je leur ai causé « comme y causent », je leur ai parlé de leur vie minable et de leurs préoccupations existentielles : le sexe, la drogue, etc. Je crois que je suis l’un des premiers à être descendu aussi bas. Ce dont je suis vraiment fier c’est d’avoir fait si belle oeuvre de démocratisation de la bêtise et de la médiocrité ; autant dire si belle oeuvre d' »amorphisation » et d’abêtissement accrus des masses, tout en sachant très bien par ailleurs entretenir, et plus encore, créer le scandale et faire de la pub à plus d’un ringard…
Et finalement Ardiçon est parfaitement conscient de son travail de sape puisqu’il ajoute encore : — « Je pense que j’ai fait un travail de déconstruction de la télé ! » Remarquons donc que révolutionner la télévision, c’est la casser, la mettre devant derrière, ou plus exactement sens dessus dessous, en piteux état; la rendre toujours plus populacière, descendre en-dessous de la ceinture, etc. La rendre totalement méprisable par les gens qui ont encore du bon sens. Et à terme la rendre inutilisable, sauf pour les plus démunis de culture et de raison. Feu Joseph Crampes, dit Jacques Chancel, connu pour avoir réalisé tant et plus de Radioscopies de célébrités, et qui n’était pas un révolutionnaire, a marqué son temps par certaines questions abruptes ou inattendues, ironiques, par exemple : — « Georges Marchais… Et Dieu dans tout ça ? » (Radioscopie du 8 février 1978).
Une génération plus tard, cela donne avec Ardiçon : — « Le pire est à venir Michel Rocard … Et sucer, c’est tromper ? » (interview Alerte Rose (sic) dans « Tout le Monde en Parle » du 31 mars 2001).
L’interview « Alerte Rose » fait partie de toute une panoplie d’interviews développés par Ardiçon pour amuser l’inculte, le naïf, le gogo, le vulgaire ; comme il l’explique également :
— « Quand les artistes font de la promotion [pas tous mon cher ne veulent encore y venir, et d’ailleurs tous n’y sont pas invités, tu le sais très bien], ils vont sur tous les plateaux télé et radio [vraiment tous ?], ils ont un discours promotionnel préprogrammé [tu les mets tous bien bas]. Ils ont tous des éléments de langage [phrase remarquable : tu veux dire qu’ils ne maîtrisent pas totalement le langage articulé ?]. Moi, je me suis dit, si je veux sortir du lot [sic], il faut que je les bloque dans des systèmes auxquels ils ne peuvent rien [resic], d’où l’interview formatée ! [reresic]. La première a été pour Rock & Folk, Descente de Police, où j’interviewais les stars comme si elles étaient des repris de justice. J’avais transformé l’interview en interrogatoire ! Après, j’en ai créé comme cela une cinquantaine : l’interview « Première Fois », l’interview « Nulle », l’interview « Alerte Rose », « l’Ardiview ».
Quand j’ai dit ailleurs que la télé recueillait les écrivains ou artistes ratés ou des prétentions d’artistes ! Ardiçon entend tout maîtriser et avoir le rôle premier. Pour ça, il emmène sa victime (largement consentante finalement, sauf lorsque ça se termine heureusement mal pour Ardiçon) là où il veut et l’enferme dans ses (ceux d’Ardiçon) délires, présupposés, préjugées ; et plus encore dans les délires, les présupposés, préjugés de notre misérable époque. Autrement dit dans le carcan de l’idéologie dominante, du politiquement correct, du conformisme en tous domaines. Y compris bien évidemment dans celui de la « rébellion » intégrée et conformiste.
Ardiçon joue avec la personne en face de lui, se joue de lui, et s’appuie même sur une claque toute acquise à « sa cause » (si on peut même employer un tel mot). Ardiçon fait son numéro de manipulateur. Mais il ne s’avise jamais d’inviter, il n’en prend pas le risque (toujours dans le sens du vent) de réels rebelles, parias et marginaux par rapport à la pensée dominante, obligatoire et commune.
Grande élévation de pensée d’un pitre racoleur, grand souci d’information : d’ailleurs lorsque Taddeï lui demande : — « Une bonne interview, c’est quand l’interviewé t’a avoué quelque chose? », il répond bien évidemment : — « Quelque chose qu’il n’a jamais dit ! Absolument ! C’est le but de l’opération ».
On ne peut en attendre d’autre d’un tel individu qui se fait gloire de son côté faux rebelle, tireur de sonnettes et poseur de poissons d’avril, tellement bien « époque contemporaine » :
— « J’ai toujours été sale gosse, dans la pub et dans la presse avant la télé, cela n’a pas commencé avec les interviews ! […] J’ai toujours eu ce côté « vouloir être intéressant, vouloir faire la vedette », être différent, j’ai toujours voulu choquer le bourgeois, et cela passe par des « coups », pas obligatoirement des clashes, mais des « coups » ! « 
Pour mon cas, dans le genre réellement salle gosse et résolument insolent, mais cultivé et misanthrope, j’ai surtout connu des personnages de la trempe tellement supérieure d’un Desproges.
Mais chez toi est-ce bien « vouloir être intéressant » ou « vouloir faire l’intéressant » ? L’un et l’autre ne sont pas tout à fait la même chose. Pauvre petit homme. C’est sans doute par souci de vouloir faire l’intéressant que tu as insulté, avec les mots de ta « vraie vie » que je ne voudrais même pas connaître une seconde, un vieux monsieur bien oublié par toi et tes semblables ; toi et tes centaines de milliers d’auditeurs ; plus ta claque de demeurés ; lui l’homme tout seul, solitaire, perdu dans ses rêves, sa vie parallèle d’en-dehors, sans moyen de se défendre si ce n’est de porter plainte, ce qu’il compta faire peu de jours avant de disparaître définitivement, comme par hasard. Le hasard a parfois le dos très large. Ou plutôt, comme dirait l’autre, le hasard fait bien les choses. Or, dans un tel domaine, je ne crois pas au hasard.
Toi tu n’es qu’un vil insulteur public, l’insulteur impuni, le complice direct impuni de la diffamation publique, l’incitateur impuni au suicide ou à l’assassinat. Toi qui déclare que l’interview que tu aurais aimé faire, eût été celui de John Lennon, c’est bien là que tu aurais dû t’en tenir, au « peace and love » de ton idole milliardaire, mon gâs. Ce qui eut été finalement moins coûteux pour toi que d’acquérir un « souvenir » genre lunette en porcelaine des cabinets de l’une de ses propriétés anglaises, pour 9500 livres (11500 euros), comme le fit un de ses « fans » en 2010, lors d’une vente à Liverpool…
Toi, qui déclares à propos des gens de ton espèce « on fait un métier de l’instant », sache que certains instants peuvent être mortels dans tous les sens de ce mot. Et ne sais-tu pas que les mots peuvent tuer ? À moins que tu ne le saches que trop bien !

Aurais-tu voulu laisser ton nom par l’intermédiaire de David Hamilton, comme ta consœur, ou comme le tueur de Lennon l’a fait par l’intermédiaire de ton pote « peace and love » ?

Toi le destructeur, tu as l’âme d’un irresponsable et d’un tueur.

* le 9 janvier courant, lors d’un entretien, suite au prix Philippe Caloni propre au cénacle des intervieweurs, qu’Ardiçon venait de décrocher.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 21 janvier

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/21/vous-reprendrez-bien-un-doigt-de-david-hamilton/

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/21/a-paraitre-en-2017-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap-3/

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VOUS REPRENDREZ BIEN UN DOIGT DE DAVID HAMILTON

Cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

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Il y a quelques jours que mon blog n’a pas publié d’articles nouveaux. En voici un. Nous allons donc reprendre un doigt de David Hamilton, comme on dit « boire un doigt de vin », voir: http://www.mshs.univ-poitiers.fr/feraud/academie/vin6.htm  

L’affaire David Hamilton est vraiment stupéfiante. Je ne reviens pas (ou je reviens fort rapidement)  sur ce qui s’est passé:

  • la promotion médiatique d’une dame, Mme Flavie dite Poupette ex-Flament ex-Castaldi née Lecanu, qui a affirmé unilatéralement, sans respecter les délais impartis par la loi en vigueur, et des dizaines d’années après des faits parfaitement présumés, avoir été « violée »;

  • et la mort (assassinat? suicide? crise cardiaque? autre chose?) de David Hamilton, extraordinaire artiste français, l’un des derniers grands photographes ayant travaillé et vécu en France.

Il est évident que ce blog est contraire au viol, comme il est contraire à la pédophilie. Mais le problème ici est un autre. N’importe qui, s’il  a un cerveau en état de fonctionnement en tout cas, pourrait ou devrait comprendre que la mémoire est parfois – qu’elle est souvent – trompeuse; et, par ailleurs, la chronique judiciaire en France (renseignez-vous…) est pleine de fausses accusations.

Laisser passer des années, après des faits présumés, n’aide certes pas à apporter la preuve de leur véracité. En cas de viol, par exemple, les médecins savent faire leur travail et on peut retrouver du liquide séminal. Ce n’est évidemment pas le cas trente ou quarante ans après, quand il ne reste aucune preuve. Face à un viol, la police et les médecins cherchent des traces (sperme, traces de coups, etc.), ou des témoignages (si le viol a eu des témoins), ou des images (si le viol a été filmé par une des caméras qu’il y a dans toutes les rues, en cette ère de la surveillance de masse).

Trente ou quarante ans plus tard, c’est « parole » contre « parole ». Ainsi, les journalistes qui traitent David Hamilton de « violeur » devraient repasser leurs cours de la fameuse « déontologie journalistique ». Les journalistes qui affirment (à l’indicatif), et sans aucune précaution, que David Hamilton était un « violeur », les journalistes qui se refusent à user le mode conditionnel, les journalistes qui se refusent à dire violeur « présumé », ne savent tout simplement pas faire leur métier…

Le minimum serait (je me répète) de dire « violeur présumé ». Entendons-nous bien, je pense que David Hamilton n’a jamais violé personne.

Mais quand un terroriste tue des dizaines de personnes, et tant qu’il est en fuite, on lui donne du terroriste « présumé ». Effectivement, en droit français, qui n’a pas été condamné doit bénéficier de la présomption d’innocence (c’est la loi française qui le dit, pas moi). Donc, la loi étant égale pour tous, David Hamilton devait bénéficier de la présomption d’innocence. Cela ne se discute pas, c’est un principe fondamental. Or, on a assisté à des insultes ordurières, à la téloche, proférées par des histrions amis et / ou collègues de Mme Flavie dite Poupette ex-Flament ex-Castaldi née Lecanu…

David Hamilton est présumé (répétons: présumé) de « viol » par Mme Flavie dite Poupette ex-Flament ex-Castaldi née Lecanu. Le reste, juridiquement, c’est du vent.

Si Mme Flavie dite Poupette ex-Flament ex-Castaldi née Lecanu, à l’époque des viols présumés (présumés par elle), avait parlé à ses parents (naturistes qui portaient leur fille au Cap d’Agde, ils devaient avoir l’esprit ouvert), si elle avait fait établir un rapport de « viol », si un tel rapport avait été rédigé selon les termes de la loi, le discours aurait sans doute été différent.

Pour me faire comprendre, imaginons par exemple que j’accuse, trente ou quarante ou cinquante ans après des faits présumés (présumés par moi seul), par exemple que mon grand-père ou ma grand-mère se livraient sur moi à des attouchements sexuels (mettons les choses au point, ce n’est évidemment pas le cas!), qui va prouver que c’est faux?

Maintenant, voici ce que je viens de lire dans la presse pipole, au sujet d’une dame de 61 ans qui s’appelle Élisa Servier : « En 1980, elle a tourné dans l’un des films réali­sés par le photo­graphe David Hamilton : Tendres cousines. Elle avait à cette époque 19 ans : « Là, je lui laisse me toucher un sein pour lui faire plai­sir, mais rien de plus », raconte-t-elle, précisant qu’à l’époque « on marchait sur la tête ». Mais ce n’est pas lui, apparemment, l’auteur du viol dont elle a été victime ».

C’est ici: http://www.femmeactuelle.fr/culture/news-culture/elisa-servier-violee-par-un-acteur-35967

Je disais: l’affaire David Hamilton est stupéfiante.

Voici une dame (Mme Servier), dont j’ignore si à l’époque elle faisait du naturisme comme Mme Flament, mais qui, certainement, avait accepté (elle était majeure, elle avait dix-neuf ans), ou dont les parents avaient accepté qu’elle pose nue, ou disons plus exactement dénudée, dans un film qui, pour une gamine de 19 ans, pouvait donner notoriété et un cachet. Les seins des actrices étaient donc exposés sur les écrans de la France entière, comme le sont ceux des modèles des peintres de la Renaissance…

Quelques questions… Pense-t-on que David Hamilton ait eu du mal à trouver des filles désireuses de poser pour lui, quand il s’agissait en outre de filles qui étaient conviées à faire du naturisme par leurs propres parents? Je ne crois pas – à titre personnel –  qu’il ait eu du mal à trouver des modèles.

Mme Servier, en 1980, n’a pas été contrainte, au moins c’est ce que je crois et croirai jusqu’à plus ample informé, à tourner dans un film pour lequel les candidates devaient faire la queue à l’entrée des studios.

Alors, n’y a-t-il pas ici une sorte de propension à « cracher dans la soupe »?… Encore une fois, Mme Servier aurait pu porter plainte, si elle le désirait (elle avait, à l’époque des faits présumés, 19 ans); en ce cas, il y aurait eu par exemple confrontation.

Mais encore une fois, et bien que l’on ne soit jamais mieux servi que par soi, voilà que Mme Servier suit l’exemple de Mme Flavie dite Poupette ex-Flament ex-Castaldi née Lecanu. Pire encore: Flament a proféré ses accusations unilatérales avant la mort de David Hamilton. Servier, elle, pour toute reconnaissance envers un cinéaste qui l’avait fait tourner dans un film, l’accuse de faits impossibles à démontrer, et l’accuse quant à elle après sa mort!

Et puis, que dire quand on lit : « Mais ce n’est pas lui, apparemment, l’auteur du viol dont elle a été victime« .

Entendons-nous: si Mme Servier a été violée, la chose est regrettable car tout viol doit se voir puni. En revanche, et pour ce qui me concerne, je ne comprends pas très bien cette nouvelle mode qui consiste à porter des accusations unilatérales de viols présumés, trente ou quarante ans après des faits présumés et improuvables. Je crains que l’on ne tombe dans le ridicule, pour ne pas dire autre chose, quand je lis que Mme Servier aurait été violée par un acteur mais que le journaliste écrit que, « APPAREMMENT » (sic!) ce n’est pas Hamilton le violeur…

Diffamons, diffamons, diffusons des soupçons, il en restera toujours quelque chose…!?

Quoi qu’il en soit, je me demande quelles « révélations » vont encore sortir, de la part d’actrices (ou de figurantes, ou de modèles) dont plus personne ne parlait depuis des dizaines d’années, ou qui devaient leurs petites carrières justement à David Hamilton, puisqu’il les avait lancées dans le milieu du cinéma ou de la photo…

Et dans le cas de David Hamilton, non seulement il s’agira désormais d’accusations improuvables et qui, en droit, n’auraient plus pu le porter devant les tribunaux mais en plus, il s’agira d’accusations portées contre un mort….

On serait donc en plein ridicule, si l’on n’était en pleine ignominie.

BATTUE ET CHASSE GARDÉE

« La Chasse », un film du réalisateur danois Thomas Vinterberg, sorti en 2012, raconte l’histoire de Lucas, un auxiliaire de jardin d’enfants récemment divorcé, qui, du jour au lendemain, est accusé de pédophilie sans raison, mais sur la foi d’une enfant « qui ne ment jamais ». La rumeur se répand rapidement dans ce village de chasseurs, les habitants et ses amis le fuient, lui ainsi que sa famille. S’enclenche alors une véritable chasse aux sorcières…

Ce film qui a été louangé « par la presse unanime » (La gazette Le Monde titrant même pour l’occasion : « La Chasse : la tragédie d’un mâle moderne ») et qui a reçu tout un tas de récompenses dans divers festivals dont le Festival de Cannes, a même été plébiscité par les lectrices jurées du « Grand Prix Cinéma Elle » :

https://www.youtube.com/watch?v=M3TcjxiLcZE

Beau film (et bel acteur dans le premier rôle) faisant pleurer dans les chaumières.

Moi, j’eusse aimé — non plus sur de la fiction étrangère, mais sur du réel français — que tous ses médiateux, si prompts à encenser une dénonciation cinématographique de la bêtise humaine commune, ou pour le moins quelques-uns d’entre eux — plus courageux et plus intelligents — ne participent pas à la chasse ouverte au Hamilton et ne le tire pas à vue, sur la foi d’un roman puis de rumeurs lancées et entretenues par une consœur ; qui plus est, sous la forme d’une diffamation publique (cf. la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en particulier ses articles 23, 29, 30, 31 et 34).

J’eusse aimé également qu’au moins un seul de ces plumitifs ou baveux, ose aller au bout des choses et ose dire ou titrer, mais aucun n’en a même eu le courage : « La traque de David Hamilton : l’abattage d’un vieux rétrograde ».

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 20 janvier

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/20/david-hamilton-un-suicide-ou-autre-chose-2/

LARRY CLARK, UN CANULAR ?

Comment bien faire comprendre ce qui est arrivé à David Hamilton, sinon en en remettant une couche encore (« pédagogie » oblige), non pas sur lui aujourd’hui, mais sur son « antonyme », Larry Clark. Le visible face à l’invisible, le « pignon sur rue » face à l' »oublié des media » (sauf pour le diffamer et l’insulter), le « à site Internet » et celui qui n’eut jamais de vitrine Internet (du moins à ma connaissance), l’extraverti fier à bras face à l’introverti délicat.

L’en-dedans jusqu’au cou face à l’en-dehors autant qu’il le pouvait.

Le chantre de la « modernité » contre le discret admirateur de l’histoire de l’Art et de ses traditions, de ses métiers et savoir-faire ; le conservateur si l’on veut (comme on peut être conservateur d’un petit musée de province), bien que de nos jours incultes, le fait d’admirer le Passé en général (sauf exceptions notables, mais ce n’est pas l’objet de cet article) vous ravale au rang d’un simple conservateur au sens péjoratif du terme, pour ne pas dire d’un réactionnaire, deux mots honnis des sans-culture, des sans-art et des sans-lendemains (ces lendemains qui autrefois chantaient).

Larry Clark ne recule devant rien jusqu’à mettre en exergue de son « site officiel » un panégyrique où l’on apprend que :

« Larry Clark is one of the most important photographers and artists of the last half-century. » Larry Clark est l’un des plus importants photographes et artistes du dernier demi-siècle. « His seminal first book, Tulsa (1971), is still dangerous. » Son premier livre « phare »… est encore dangereux ». « His directorial debut, KIDS (1995), established Mr. Clark’s reputation as one of the most controversial and influential filmmakers of our time. » « Ces débuts en tant que réalisateur … établirent la réputation de M. Clark comme l’un des plus controversés et influents cinéastes (« faiseurs de film » en anglais, terme si juste souvent) de notre temps. » J’arrête là en citant le génie qui affirme un peu plus bas que : « I don’t try to be controversial, I just try to be honest and tell the truth about life. » Je n’essaie pas d’être controversé. J’essaie juste d’être honnête et dit la vérité sur la vie. »

Ce que l’on comprend très rapidement du personnage — personnage que j’ai dénommé dans un article précédent « psycho-sociologue » entre guillemets — c’est qu’il donne comme argument de sa valeur intrinsèque et éclatante qu’il ne fait que montrer, décrire, affirmer le réel. Il faudrait quand même préciser : vérité sur une certaine vie, un certain réel ; le plus bas, le plus vil, le plus laid, le moins esthétique. Car tel est son fonds de commerce.

J’entends déjà ceux qui voudraient le rapprocher des Décadents en art. Car rien n’est plus opposé à sa laideur, à sa complaisance pour le laid et le bas, que par exemple, l’élévation de pensée et de forme, d’esthétique d’un poème baudelairien. Ou qu’une photographie de David Hamilton, tout à l’opposé de la vulgarité, toute nimbée d’interdit flou si je puis dire, de celui qui se refuse à voir la crudité du monde, qui transfigure le réel, qui augmente la poésie du Beau et entend (seule touche d’orgueil, ou prétention artistique démesurée) la rendre éternelle.

« L’oeuvre » du dénommé Clark n’a pratiquement (je suis gentil) rien à voir avec l’Art majuscule, ni même minuscule. C’est une sorte de témoignage du point auquel peuvent atteindre, aux abysses (sur le fond et même souvent sur la forme qui est au mieux du banal ou du journalistique), ceux qui prétendent faire de l’art dit contemporain en reniant les arts ; et du point de décadence des âmes de ceux que souvent il photographie ou plus encore, il filme. D’où mon recours à l’expression « psycho-sociologue » (observateur, expérimentateur ou reproducteur de « la vie » de petits groupes dégénérés de la société yankee) ; un « psycho-sociologue » empirique et « brut », comme il y a un « art brut ».

Si l’on veut comprendre mieux encore, en quoi ce Clark adulé est le digne représentant non pas du Décadentisme en art, école respectable (si l’on peut parler d’école, car elle est très diverse et touche à plusieurs arts ; certes, expression équivoque mais prenons là, elle permet de se faire comprendre malgré tout), mais de la décadence tout net, toute crue, toute nue de la société occidentale et nord-américaine en particulier, il suffit de « surprendre » le génie au bain, là tout est dit, et même signé d’un suprême mauvais goût :

larry-clark

On peut noter sur cette enseigne publicitaire, qui fait pitié tant c’est laid et puéril, en plus de plusieurs titres de « l’oeuvre » du génie ( The Smell of Us, Tulsa, Wassup rockers, Marfa girl, Ken park, Bully, etc.) :

— une étoile à six branches, généralement appelée « étoile de David », symbole judaïque et sioniste. « Magen David », le « bouclier de David » gravé sur le sceau de Salomon (cf. Talmud, Gittin 68a) est une allusion au mythe messianique juif ;

— en face d’elle, une étoile à cinq branches, généralement appelée « étoile rouge », symbole des diverses entités du marxisme-léninisme ;

— le Che, icône gauchiste des années soixante ;

— un symbole qui semble être un W et un M entrelacés ; serait-ce l’évocation d’un Winchester Magnum, arme de ladite grande chasse ?

— en face de lui, deux têtes de mort, tête-bêche.

On a là un vieux « gaucho » probablement sioniste, juste un peu imbu de sa petite personne, et suiveur de mode. Une caricature.

Je pourrais encore ajouter que son site est un hymne au laid en continu ; et bien évidemment au métissage, au mondialisme, au bas. Je ne veux même pas mettre ici un portrait de lui qu’on y trouve, gribouillé par un sous-peintre, portrait à la portée du premier Joachim-Raphaël Boronali.