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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

— I —

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/david-hamilton-en-france-en-2016-on-peut-donc-etre-vieux-etre-insulte-par-des-histrions-craindre-pour-sa-vie-etre-retrouve-mort-avec-un-sac-de-plastique-sur-la-tete-et-la-porte-ouverte-etre-l-3/

DAVID HAMILTON. En France, en 2016, on peut donc être vieux, être insulté par des histrions, craindre pour sa vie, être retrouvé mort avec un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte, être l’objet d’une enquête pour finir par… l’incapacité des autorités à déterminer la date et la nature de ta mort?

24-02-04

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

« On n’a pas pu établir la date de la mort »  de David Hamilton, selon son acte de décès. Document officiel.

Nous sommes donc en France, Etat de droit, en 2016.

Un homme de 83 ans dit qu’il craint pour sa vie, un mois avant sa mort.

Quelques jours avant sa mort, il dit son intention de porter plainte pour diffamation.

Il est insulté ignominieusement par un histrion-censeur.

On le retrouve mort, avec un sac de plastique sur la tête. Et la porte ouverte………

Que valent les « témoignages » selon lesquels on l’a / l’aurait vu en train de manger dans un bistrot le midi, ou selon lesquels on (au fait, qui?) lui aurait téléphoné en fin d’après-midi ? La police a-t-elle vérifié sa ligne téléphonique ?

Les témoignages, il en existe aussi de faux.

Le fait est que l’acte de décès dit que la date du décès n’a pas été établie.

Dois-je donc croire la presse, qui dit que le décès a été « constaté » le 25 novembre à 20 heures 30 ?

Ou l’acte de décès, que je suis le premier et le seul à publier, qui dit que la date de la mort n’a pas été établie?

Mais alors, à quoi a servi l’enquête de la police si ladite police n’a même pas établi le moment de la mort? Et le médecin légiste, à quoi ça sert?

Que dit le rapport d’autopsie? Pourquoi sa mort n’a-t-elle été enregistrée que le 9 décembre?……

Que dit le rapport de police ?

Ou bien la presse dit n’importe quoi, ou bien au service d’Etat civil ils ne savent pas faire leur boulot et c’est eux qui disent n’importe quoi.

Il faudrait que tout ce beau monde accorde ses violons.

**********

Voir aussi:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/09/la-mort-de-david-hamilton-prend-on-tous-les-francais-pour-des-cretins-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

 

*** II ***

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/encore-au-sujet-de-la-mort-de-david-hamilton-2/

Encore au sujet de la mort de David Hamilton

 

24-02-01

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

Etant donné que, sauf erreur de ma part, la déclaration de décès est une démarche obligatoire (qui doit être faite à la mairie du lieu du décès, dans les 24 heures qui suivent sa constatation), je remarque que l’acte de décès de David Hamilton date du 9 décembre (à 10 heures et une minute du matin, belle précision). Or, il serait mort le 25 novembre (j’emploie un conditionnel, « serait », parce que son acte de décès porte la mention: « date du décès impossible à établir », belle imprécision).

Cela signifie-t-il que le permis d’inhumer n’aurait été délivré que le 8 décembre?

En France, c’est un médecin qui constate le décès et établit le certificat de décès.  Je le répète, la déclaration doit être faite dans les 24 heures de la constatation du décès, hors week-ends et jours fériés, et cela y compris si l’officier d’état civil est tenu d’enregistrer le décès même si ce délai est dépassé. A noter: une amende peut être infligée en cas de non-respect de ce délai. Est-ce que le retard dans l’acte de décès de David Hamilton a porté à une telle amende?

Pour déclarer le décès, la personne chargée de faire la déclaration a dû présenter les documents suivants : une pièce prouvant sa propre identité, mais surtout le certificat de décès qui n’a pu être délivré que par le médecin, le commissariat de police ou la gendarmerie.

Qui a délivré le certificat de décès de David Hamilton? Quand?

Sans certificat de décès, pas d’acte de décès.

Sans certificat de décès, pas d’obsèques.  « L’autorisation de fermeture du cercueil ne peut être délivrée qu’au vu d’un certificat, établi par un médecin, attestant le décès », selon l’article L. 2223-42 du Code Général des collectivités territoriales.

Ce certificat, rédigé par le médecin constatant le décès de la personne, est capital: sans lui, le transfert en pompes funèbres serait tout simplement interdit.

Il y  a un acte de décès (n° 129, mairie de 75 006 Paris). Le revoici.

24-02-02

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

Selon le certificat de décès, quel jour et à quelle heure est mort David Hamilton?

Je voudrais rappeler que le certificat de décès est  un document officiel : si vous voulez savoir, il s’agit d’un imprimé bleu en 3 volets composé de deux parties, rédigé par le médecin qui constate la mort. Les exemplaires vierges de certificats de décès s’obtiennent à l’Agence régionales de Santé (ARS).

Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’article L. 2223-42: le certificat de décès doit comporter: les prénoms et le nom du défunt ; sa date de naissance ; son sexe, et son domicile ; la commune du décès ; la date et l’heure de sa mort.

Donc, ou bien le certificat de décès indique la date et l’heure de la mort de David Hamilton, ou alors il n’est pas valable et son acte de décès n’est pas, lui non plus, respectueux de la loi.

Et si le certificat de décès indique lui aussi (comme l’acte de décès) que le moment de la mort n’a pas pu être déterminé, alors il faudra savoir pourquoi une telle impossibilité.

A moins que les fonctionnaires de l’Etat civil, à la mairie de 75 006 Paris,  ne sachent pas faire leur métier?

24-02-03

Comment? Un homme qui craignait pour sa vie, insulté par la haine anonyme des internautes, retrouvé avec un sac sur la tête et la porte ouverte, « on n’a pas pu déterminer la date de sa mort »?

*

Le constat de décès est réalisé – en général – sur les lieux du décès (dans le cas de David hamilton, donc, supposé-je, au domicile) par tout médecin inscrit à l’Ordre des médecins, qui doit y apposer sa signature et son cachet. En cas de suicide et/ou de mort suspecte, il a fallu obligatoirement effectuer une autopsie.

Quand a-t-elle été organisée? Où? Par qui? Quelles en ont été les conclusions? Je ne parle pas des conclusions de la presse pipole, mais de conclusions médico-légales.

Le blog « En défense de David Hamilton », qui est extrêmement patient, trouvera les réponses à ces questions. A toutes ces questions et à maintes autres…

*

Mon livre sur David Hamilton et Dawn Dunlap devrait paraître prochainement, avec 4 et peut-être même 8 pages de photos (la plupart en couleurs), dont certaines inédites.

Le livre dédiera quelques pages (au total, il devrait compter environ 70 pages) au film « Laura les ombres de l’été » (1979) de David Hamilton, produit par Serge Laski, J.C. Fleury, Malcolm J. Thomson.

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Mes remerciements à J.P. Fleury, qui m’a permis de publier plusieurs des articles de son blog sur le mien

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/09/revelations-exclusives-sur-david-hamilton-et-sur-sa-mort-paru-sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton/    ).

*

On ne le répétera jamais assez, la mort de David Hamilton a été un drame humain et artistique. Qu’il suffise de penser à tous ceux qui, à un titre ou un autre, à un degré ou à un autre, avaient décidé – parfois par simple passion – de se consacrer à la divulgation de l’oeuvre de David Hamilton, y compris dans des réalités françaises « locales » comme par exemple Aude Fleury (voyez: http://www.utlcreon.org/programme2.html ).

*****

Voir aussi:

https://lequichotte.wordpress.com/2017/01/11/a-lire-ce-jour-sur-le-blog-en-defense-de-david-hamilton/

 

— III —

Le mystère de l’acte de décès surréaliste de David Hamilton (informations exclusives du blog « En défense de David Hamilton »)
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/le-mystere-de-lacte-de-deces-surrealiste-de-david-hamilton-informations-exclusives-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

LA MORT DE DAVID HAMILTON : QUE DE QUESTIONS SANS RÉPONSE, QUE D’INTERROGATIONS !

article paru également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON :
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/11/the-mystery-of-the-death-of-david-hamilton-le-mystere-de-la-mort-de-david-hamilton-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain/

***

Plus je cherche, plus j’avance dans l’approche de cette Affaire Hamilton et moins je comprends. Ou plus exactement, plus je comprends qu’il y a quelque chose qui cloche quelque part. Ou en plusieurs parts, si l’on peut dire. Et que derrière les apparences, il y a un message à comprendre, le sens d’une mort.

Je vais faire la liste une nouvelle fois des absurdités comme elles ont déjà été répertoriés dans divers articles du blog « En Défense de David Hamilton », en particulier dans le récent article qui énonce : DAVID HAMILTON. En France, en 2016, on peut donc être vieux, être insulté par des histrions, craindre pour sa vie, être retrouvé mort avec un sac de plastique sur la tête et la porte ouverte, être l’objet d’une enquête pour finir par… l’incapacité des autorités à déterminer la date et la nature de ta mort?

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Vers la fin du mois d’octobre 2016 a débuté une campagne de ce qui s’apparentait à un harcèlement public – à grande échelle – à l’encontre de David Hamilton, lancée en promotion d’un bouquin de Flavie Flament née Lecanu, Poupette pour les intimes (qui a probablement eu affaire, l’Histoire le dira, aux Psys qui manipulent la mémoire, pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Elizabeth Loftus et Katherine Ketcham). Cachée derrière Ardisson, elle a laissé ce dernier, un pauvre type qui fait presque pitié, insulter cet homme respectable. Puis le nom du photographe a été donné en pâture à la France entière.

Pendant un mois, il n’y a pas eu un jour où l’ensemble des media, dont tous ceux subventionnés, une presse de bas étage auxquels s’étaient joints les dits « réseaux sociaux » des lâches et haineux perroquets anonymes d’Internet – le tout digne d’un État totalitaire organisant une campagne d’élimination d’un empêcheur de tourner en rond – n’aient répercuté et amplifié rumeur, diffamation, injures…

Un homme seul, isolé, âgé a envoyé aux agences de presse un communiqué qui ne fut pratiquement pas repris par la presse. Et déclaré qu’il ne ferait pas d’autres commentaires. Dès cet instant, cet homme a craint pour sa vie et en a fait part.
Puis, cet homme a dit son intention de porter plainte pour diffamation. Il faut savoir aussi qu’il n’était pas difficile à retrouver puisqu’il était (et est encore) dans l’annuaire.
Peu de jours après, cet homme qui craignait pour sa vie est retrouvé mort/mourant selon les media, officiellement mort d’après l’état civil en son domicile, porte entrouverte donnant sur le palier de son immeuble, un sac en plastique sur la tête. Par un voisin policier, par sa femme de ménage, par « on ne sait qui », selon ces mêmes média. Il est d’ailleurs à noter que (un comble !) c’est la presse pipole qui a été la plus loquace et disons la moins non informative, sur le sujet.

***

Maintenant on apprend par l’acte de décès de Léonard David (prénom d’usage) Hamilton ce qui suit :  » Décès constaté le 25 novembre 2016 dont la date n’a pu être établie ». « Formule courante » (???) nous disent certains professionnels, ou présumés tels, des enterrements.
Certes, mais je suppose que c’est la formule en cas de mort naturelle, lorsque personne ne peut témoigner avoir vu le mort depuis un certain temps. Le nôtre a (aurait) été vu vivant le midi même déjeunant dans un bistrot de son quartier comme il le faisait souvent, et un de ses amis l’aurait eu au téléphone en fin d’après-midi (ce qui est facile à vérifier pourtant).
Ce qui semblerait dire que ce qu’est capable de savoir la moindre gazette ne serait pas à la portée d’une enquête de police ? N’y a-t-il pas eu la moindre enquête de voisinage ? Enfin, retrouver un mort porte entrouverte relève-t-il d’un décès normal ?… À moi, il ne me semble pas. On peut avoir au moins quelques doutes, et donc entamer une enquête de police plus poussée, voire recourir à la médecine légale en vue d’une autopsie. En ce cas, c’est la justice qui délivre le permis d’inhumer.

L’autopsie, c’est ce qui semble avoir été le cas, car je ne crois pas me tromper (je ne suis pas juriste) en disant que selon la loi, tout décès doit être enregistré au lieu du décès dans les vingt-quatre heures (non compris les jours fériés), c’est d’ailleurs pourquoi les mairies assurent une permanence pour l’enregistrement des décès (et des naissances aussi), les samedis matin.

Or répétons-le, le décès de David Hamilton a été enregistré en mairie du VIe arrondissement de Paris seulement le 9 décembre. On peut donc supposer qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre le corps de David Hamilton se trouvait à l’Institut médico-légal de Paris. Et que le décès n’a été enregistré qu’après que le permis d’inhumé a été dressé puis délivré.
Ou alors, il y a un gros vice de forme.

Mais poursuivons.

Très peu de jours après la mort de David Hamilton, comme si le dossier couvait déjà sous le bras de la sous-ministre « socialiste » Rossignol, voilà que Mme Flament, dont on ignore les compétences en ce domaine, est investie d’une mission ministérielle en vue d’allonger le délai de prescription dans le domaine des viols.

***

Maintenant, je vais poser une question peut-être abrupte, mais qu’il convient de se poser, et qu’on a peu abordée jusqu’à maintenant (y compris le blog « En défense de David Hamilton » qui, en France, est le seul à essayer de comprendre ce qui s’est passé en vue de faire la lumière sur cette triste et sordide Affaire Hamilton). Qui aurait eu intérêt à la mort de David Hamilton ou plus exactement qui aurait eu intérêt à ce que ce dernier disparaisse au moment même où il a disparu ?

***

Bien des gens auraient pu avoir envie et/ou intérêt à tuer David Hamilton. Notre époque est sordide.
— Des voleurs, oui ça existe. Ses archives valent une fortune malgré ce qu’en pense la bien(mal)-pensance.
— Des jaloux trouvant l’occasion bonne.

— Des fanatiques « justiciers » se substituant à la Justice, à l’unisson de ceux qui insultaient impunément David Hamilton à la télévision ou ailleurs.

— Des fanatiques « féministes », appuyant en quelque sorte la promotion du second livre de Poupette. Dont je rappelle la thèse unique : tous les hommes sont des salauds (sic), sauf Papy et Papa chéris, et le plus salaud c’est Hamilton.

— Des fanatiques d’une certaine psychanalyse manipulatrice, réductrice, gourou, bien malade elle-même et totalitaire.

Un peu de tout ça ? Tout est possible de notre temps. Et qui plus est, dans le silence et le secret. Quand on organise la mort de milliers de syriens, quand on manipule des « terroristes », quand on bat des records dans les assassinats politiques comme au Mali, on peut être prêt à tout. On est sans foi, ni loi.

Expliquez-moi enfin pourquoi un tel lynchage médiatique a été suivi d’un tel silence médiatique… Toute absence de curiosité, y compris de la presse à scandale, sur les causes de la mort de David Hamilton ; disparition totale du spectacle du monde, post-mortem.
Comment expliquer qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre aucune gazette n’ait jugé bon de nous dire quelques mots concernant le sort réservé au corps de David Hamilton. Qu’entre le 25 novembre et le 9 décembre, les autorités aient été incapables (selon son acte de décès…!) de déterminer la date de la mort de David Hamilton. Comment croire à tout ce cirque, ou à la rigueur à toute cette négligence.

Si David Hamilton a été retrouvé mort porte entrouverte, c’est que ça ne faisait pas des heures et des heures qu’elle était entrouverte… Si c’est lui qui l’a entrouverte dans un dernier sursaut, sa mort était récente ; si ce n’est pas lui, tout est possible y compris qu’il soit mort bien avant (à condition de déclarer comme nuls les témoignages de certains). Et surtout qu’il ait été suicidé.

D’ailleurs, quel est le sens de ce sac en plastique sur la tête du mort ? Mode de suicide ? Manière d’humilier le mort ?

Comment expliquer les mutismes des uns et des autres ?

Enfin, devant tant d’incongruences, moi je dis : tout ça est curieux, absurde, sidérant. Ou si vous préférez : suspect.

***

Notes des références données dans cet article.

– Elizabeth Loftus et Katherine Ketcham, Le syndrome des faux souvenirs – Ces psys qui manipulent la mémoire (1997, 2012, en français, traduction Yves Champollion ; Éditions Exergue). Quatrième de couverture :
« S’appuyant sur un pseudo-freudisme simpliste et sur des techniques proches de l’hypnose, certaines psychothérapies prétendent faire resurgir à la mémoire des «souvenirs refoulés» de traumatismes, généralement sexuels, datant de la petite enfance. L’auteur affirme qu’elles ont produit des millions de « faux souvenirs », qui parfois entraînent des familles entières dans un enfer de ressentiment où les fantasmes sont confondus avec la réalité, comme en témoignent les histoires vécues rapportées dans ce livre. Une analyse détaillée du fonctionnement de la mémoire, des mécanismes du refoulement et de l’inconscient , Une enquête scientifique étayée de témoignages de «faux souvenirs» ayant conduit à de tragiques erreurs judiciaires. Un sujet d’actualité qui compte autant de détracteurs que de défenseurs dans le milieu scientifique. »
Et j’ajoute que cette manipulation de la mémoire a été très largement remise en cause dans les pays anglo-saxons et nordiques suite à tous les ravages qu’elle a occasionnés. Mais comme nous Français, sommes toujours à la traîne…

– Leonard David Hamilton à l’état civil ; ce dernier a dit un jour qu’il s’appelait Leonard en hommage à Leonardo Da Vinci, étant né comme lui un 15 avril. Ce qui est presque étonnant pour quelqu’un qui disait que ses parents n’étaient nullement liés au monde des arts. Mais alors, pourquoi a-t-il choisi de s’appeler David plutôt que Leonard ? Peut-être parce que David Hamilton fut déjà le nom d’un architecte écossais célèbre qui vécut de 1768 à 1843 et qui est célèbre par exemple pour avoir dessiné les Maisons du Parlement de Londres (plus connu sous le nom de « palais de Westminster »). Notre David Hamilton a commencé à travailler, vers vingt ans, au bureau d’un architecte.

Jean-Pierre Fleury.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 24 février

Quand d’autres reprennent, mais sans le citer, les informations du blog « En défense de David Hamilton »

 https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/24/quand-dautres-reprennent-mais-sans-le-citer-les-informations-du-blog-en-defense-de-david-hamilton/

*

Sur le blog (Mediapart) de Jacques Délivré, qui est d’ailleurs un blog très bien fait, on lit (25 janvier 2017):

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/250117/de-polanski-hamilton

du côté du photographe Léonard David Hamilton, cela ne va pas au mieux, puisqu’il est mort. Mort à son domicile du boulevard du Montparnasse (Paris 6e), le vendredi 25/11/16 à 21h28 précises, comme l’indique la presse, de source bien informée, comme on dit. Cause du décès : asphyxie. Mais pourquoi donc toujours douter des informations officielles ?

C’est que, là comme ailleurs, rien ne se passe comme prévu. Il suffit, en effet, de se procurer l’acte de décès enregistré par la Mairie du 6e arrondissement, et officiellement daté du 9/12/16 à 10h01 précises, pour lire :«Décès constaté le 25/11/16 dont la date n’a pu être établie». Si l’on traduit cette étrange formule, cela signifie donc que l’on ignore tout de la date et de l’heure du décès, contrairement à ce qui avait été dit par les médias bien informés…Mais si l’on sait aussi que la déclaration doit être faite dans les 6 jours au plus tard après la mort, on se demande pourquoi il fallut attendre 14 jours, l’autopsie ayant été rapidement effectuée et ses résultats (officiels)rapidement publiés (trois jours après).

Enfin, les obsèques du photographe n’ont eu lieu nulle part. Car, même en cherchant, on ne trouve absolument rien : aucun avis, aucun faire-part. La Presse, pourtant prolixe sur l’enterrement d’une célébrité, n’en dit mot. (…) Pour Léonard David Hamilton, dont on a remarqué qu’il ne fut, lui, soutenu par quasiment personne, décès rime avec disparition, et disparition rime avec évaporation.

Tout cela est très juste.

L’auteur du blog aurait peut-être pu aussi préciser que TOUTES les informations au sujet du certificat de décès de David Hamilton provenaient du blog « En défense de David Hamilton » (11 janvier 2017):

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/11/encore-au-sujet-de-la-mort-de-david-hamilton/

***

Quelques remarques en plus.

« Mais si l’on sait aussi que la déclaration doit être faite dans les 6 jours au plus tard après la mort, … »

Petite erreur : c’est le délai maximum légal entre décès et inhumation qui est de six jours, sauf dérogation accordée par le préfet.

Par contre la déclaration de décès doit être faite dans les 24 heures (hors dimanche et jour férié) qui suivent le constat du décès (« certificat de décès » établi par un médecin). Mais dans le cas présent, le rapport d’autopsie de la médecine légale a été établi deux ou trois jours après la découverte du corps de David Hamilton, ce qui a permis alors la délivrance du « permis d’inhumer » par le magistrat chargé de l’enquête.

Quant au silence qui a suivi sa mort, m’est avis que cela tient au fait que les media se sont sentis au moins un peu morveux ou plus sûrement encore qu’ils ont été proprement et radicalement éconduits par la famille et l’entourage de David Hamilton. (Ce qui aurait été ou aura été une très bonne chose.) La médiacratie a pu être contrainte à se taire, sous menace judiciaire de la famille, dans le cadre de l' »atteinte au respect dû aux morts ».

Et puis, le silence et l’évaporation ne sont-ils pas, depuis toujours, le lot commun des « mauvais » et des « monstres » du moment ? Jésus n’a-t-il pas quitté son tombeau ? Les cendres des hérétiques, sorcières et mécréants n’ont-elles pas été dispersées à tous vents ? Khadafi n’a-t-il pas été enterré secrètement dans un coin du désert ?

Sa tombe (en France ? en Grande-Bretagne ?) est peut-être anonyme par désir de la famille, ou demande expresse d’un maire dans le cadre du « maintien de l’ordre public » comme on dit. Souci d’éviter, selon les cas, que la tombe devienne « lieu de pèlerinage » ou qu’elle ne soit profanée. Enfin David Hamilton a pu être incinéré, ou encore enterré dans le caveau ou le tombeau d’une autre famille.

C’est ce qu’on nomme sans doute « le flou hamiltonien » !

J.-P. F.

LA FUNÈBRE MALCHANCE DE DAVID HAMILTON

Il a eu le bonheur artistique de quitter le puritanisme britannique pour trouver une plus grande liberté de mœurs et d’expression dans la France des années soixante / soixante-dix qui était aussi celle de toute une génération « peace and love » occidentale.

Mais ce puritanisme anglo-saxon (très protestant et très hypocrite) lui est retombé dessus dès les années quatre-vingt / quatre-vingt-dix, avec l’importation en France depuis les États-Unis du « politiquement correct » s’appliquant à tous les domaines y compris aux dites « bonnes mœurs ».

*

Ici, je voudrais faire une grande (et essentielle) parenthèse.

Aux marges des masses humaines amorphes et suivistes, il y a toujours des minorités agissantes (dominantes ou dominées, peu importe) qui bien souvent sont des extrêmes et / ou des en-dehors jamais très nombreux, et autres dissidents en bien ou en mal qui ouvrent les voies et les brèches ; ceux qui font avancer ou reculer la société ; qui déterminent les mouvements de balancier perpétuels de ladite « opinion publique », des valeurs ou non valeurs du moment, des coutumes et des mœurs de l’époque. De l’ouverture ou de la fermeture, de la libération ou de l’emprisonnement.

Cette tendance est tellement ancrée en l’Homme, qu’il est courant de rencontrer, aux extrêmes mêmes — et la mode autant que l’âge jouant — des dévoyés devenus bigots, des staliniens devenus atlantistes, des gauchistes devenus sionistes, etc., suivant finalement les modes dominantes et branchées. Ou pour le dire plus exactement des générations dominantes qui évoluent avec le temps, généralement de l’excès disons de liberté à l’excès de réaction. Rares sont les hommes immuables ou presque, tant dans les masses humaines qu’à leurs extrémités et marges. David Hamilton fut un de ses immuables et plus encore intemporels. On peut même se demander si le succès passé de cet artiste n’a pas tenu à quelque malentendu du commun des hommes, ou à quelque ironie confluente de l’Histoire artistique et de l’Histoire des mœurs.

Ces mouvements de balancier, toujours guidés par les extrêmes finalement, ont donc la particularité d’être rarement mesurés et pondérés. C’est l’excès, l’esprit borné et intolérant, l’incapacité à sortir du schéma binaire imbécile et infantile du « tout blanc » et du « tout noir ». Quand il ne s’agit pas tout simplement du parler ignorant. Et encore plus à l’heure des media de masse et des propagandes planétaires en tous domaines.

L’amalgame ou fausse assimilation (esthète = criminel), la généralisation (ex. « tout prêtre est pédophile »), la langue des perroquets (je répète sans savoir et selon mes préjugés, ce que disent les media ou la rue), ou encore le silence, en sont les fléaux. Et (je reviens à mon sujet) c’est pourquoi l’amoureux platonique et artiste, émerveillé par la beauté et l’innocence sans partage des jeunes filles, mais aussi triste du temps qui fuit, est devenu peu à peu un pervers, puis une sorte d’émule des criminels Dutroux, mari et femme (ou d’autres plus « protégés » de certaines « hautes sphères » de la société).

*

Mais poursuivons.

Les criminels sexuels bien réels, ce n’était pas encore assez. Il a fallu généraliser et inventer — et ceci en plein délires féministes liés à une application mécaniste, sectaire des plus simplistes et ridicules, des idées freudiennes, ainsi qu’à des pratiques d’hypnose et autres manipulations d’esprits malades, et d’abus de faiblesse — la lubricité et « l’incestuosité » intrinsèques des « masses » masculines.

On en a vu le résultat pitoyable. Du moins là d’où c’est parti. Les pays anglo-saxons et nordiques ont connu une frénésie de dérives « psychanalytiques » et autres, on n’y a plus parlé que de « traumatisme sexuel », ou expressions du même genre, pour tout expliquer ou ne rien expliquer du tout. Cette mode (très rentable pécuniairement parlant) a fait des milliers de victimes « collatérales ». On ne compte pas le nombre d’hommes (surtout) qui ont été victimes de cette folie totalitaire. Plus d’un innocent s’est retrouvé en prison, s’est suicidé ou a sombré dans la dépression, des familles se sont déchirées (bien pire encore parfois que la famille Lecanu), etc.

Puis, un jour, les psycho-thérapeutes sérieux de ces contrées ont fini par reprendre le dessus, et les rênes du bon-sens et de la mesure, et ont dénoncé, y compris devant les tribunaux, cette aberration « théorique » sexiste anti-masculine et mortifère, et ce culte effréné et très freudien, attaché au Veau d’Or et à Mammon de prétendus psycho-thérapeutes.

Et comme en France vassale et heureuse de l’être, on est obsédé par tout ce qui vient d’ailleurs et plus que jamais du centre de l’Empire de la décadence (dans tous les domaines, voir la politique gouvernementale depuis deux quinquennats), et comme il est bien fini le temps du rayonnement mondial de la culture et de la langue françaises, les nabots de la psychiatrie ont repris à leur compte tous les errements « passés de mode » ci-devant énoncés, bien évidemment avec quelques années d’un retard propre au caractère périphérique et imbécile de cette province dont le président n’est d’ailleurs plus qu’une potiche malfaisante, vague chef de service ou de rayon de la multinationale mondialiste.

C’est là qu’est intervenu, à coup quasi sûr, quelque gourou « psy » qui a su manipuler notre Poupinette à la santé mentale fragile, mais aussi atteinte d’un goût maladif, immodéré pour la notoriété. Elle a « eu un flash » (un flash hamiltonien), mieux encore on lui a expliqué (sic!) qu’elle avait été violée, ceci bien évidemment de nombreuses années après les faits supposés, comme si à treize ans elle eût été incapable de se souvenir d’un tel acte. C’est prendre le commun des mortels pour… ce qu’il est finalement.

Le « monstre » dénoncé et jeté en pâture, âgé, passé de mode, plutôt solitaire, et qui mieux est, totalement décrié par le néo-puritanisme ambiant qui marche de concert avec la théorie fumeuse du « traumatisme sexuel » ; mais aussi connu de beaucoup de monde encore (la notoriété), était le gibier idéal. Il a donc été condamné à mort par Poupette l’écrivailleuse détestable, Hardiçon dit Leroadec, tous les media dominants ainsi que les animalcules de la base, enfin de tout un ensemble de « sans talent aucun », comme furent condamnés tous ces hommes innocents qui l’ont précédé, en particulier en Grande-Bretagne, pays qu’il avait plus ou moins délaissé à cause, justement, de son puritanisme détestable.

La boucle s’est donc bouclée, la nasse refermée.

Silence total de la Justice, encouragement des « socialistes ».

Tandis que peu d’années auparavant, des « Femens » lamentables, femelles généralement d’extrême-droite, sionistes et lesbiennes, nichons à l’air profanaient des églises, et peinturlurées de slogans affligeants, s’en prenaient à de « mauvais » manifestants, divaguaient comme des crétines, intégralement soutenues par le gouvernement collabo. Ce nid d’usurpateurs et d’esprits dégénérés.

NOUVEL ARTICLE SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/23/faux-souvenirs-induits-memoire-falsifable-memoire-falsifiee/

Faux souvenirs induits: mémoire falsifiable, mémoire falsifiée

Voici un article à lire.

Il s’agit de quelque chose d’actuel (20 février 2017), et, plus précisément, il s’agit de l’ouverture à Paris d’un procès intenté à une kinésithérapeute, laquelle est accusée d’avoir induit de faux souvenirs à plusieurs de ses patients, cela dans le but de leur soutirer des sommes d’argent parfois considérables.

L’une de ses patientes en est arrivée à accuser son propre père de « viol« , tandis qu’une autre dame s’était persuadée que sa mère dirigeait « un réseau pédophile« .

C’est ici:

http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/affaires-justice/une-kine-jugee-pour-avoir-induit-de-faux-souvenirs_21674.html

Extraits de cet excellent article  :

« Pour l’accusation, il s’agit de « faux souvenirs induits » : une technique de « manipulation mentale » qui consiste à faire croire à une personne que sa souffrance psychologique provient d’un événement dont elle a perdu le souvenir – comme l’ont expliqué pendant l’enquête les responsables d’associations qui luttent contre le phénomène. La mémoire est modelable, modifiable, falsifiable. C’est la raison pour laquelle des thérapies spécialement conçues pour faire ressurgir des « souvenirs enfouis » sont interdites par de nombreuses associations professionnelles de psychologues, outre-Manche ou outre-Atlantique. Les faux souvenirs induits, qui peuvent émerger dans des situations particulières de fragilité psychologique et de soumission à l’autorité (séances d’hypnose, de psychanalyse, voire dans une autre mesure lors d’interrogatoires policiers…) ont une réalité avérée par de très nombreuses recherches en psychologie ».

C’est un article à lire dans son intégralité.

Surtout dans un monde comme le monde moderne et contemporain, dans lequel il se trouve  encore des millions de gogos pour gober que la « psychanalyse » inventée par Sigismund Shlomo Freud aurait été une « science »…

Un monde, aussi, où tout récemment le grand photographe britannique David Hamilton a trouvé la mort, dans des conditions admirablement décrites par l’avocat Régis de Castelnau dans le journal « Causeur »:

http://www.causeur.fr/hamilton-fiona-sauvage-justice-41396.html

De la sorte est mort David Hamilton.

*

A noter qu’un blog de Mediapart, récemment, a repris des informations parues sur notre blog « En défense de David Hamilton » (mais en se gardant bien de dire que la source de ses informations, au sujet de l’acte de décès de David Hamilton, c’est nous) :

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/250117/de-polanski-hamilton

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/le-coeur-des-filles-de-david-hamilton-ne-pouvait-etre-quintolerable-a-lignominie-de-limmonde-monde-moderne/

Le coeur des filles de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à l’ignominie de l’immonde monde moderne

222302-01Le livre « Le Portrait de Dawn Dunlap » commence… par un souvenir personnel de l’auteur, un souvenir qui remonte à 1969 dans la banlieue parisienne et, plus exactement, dans un « verger aux framboises« .

2223-02Photo de David Hamilton

22-23-03

Nous trouvons très émouvantes les photos qui suivent, qui montrent le même endroit en 1923, 1949, 1957, 1960, 1961, 1962 et 1963

 22-23-041923

Sur chaque photo, le « verger aux framboises » est indiqué par un ovale rouge.

22-23-051949

Baudelaire disait :

« Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! que le cœur d’un mortel) »…

22-23-061957

C’est là, à l’endroit indiqué par un ovale rouge, qu’un verger aux framboises me donna en 1969 un souvenir (par lequel commence mon petit livre paru en 2017).

22-23-071963

David Hamilton a noté – en maintes phrases de haute philosophie, je devrais dire en maintes sentences – la fugacité du temps, dont il est fort facile et très douloureux de s’apercevoir chez les jeunes filles.

22-23-081962

A la fin, Baudelaire et David Hamilton ont dit la même chose.

22-23-091961-1962

Et ces photographies de la banlieue parisienne l’illustrent, elles aussi, démontrant la folie des hommes dans leur souci de construire et d’étendre sans cesse les villes, en détruisant la nature, tout cela par amour du pognon et sans doute aussi par amour de la laideur.

22-23-101963

22-23-111960

Aujourd’hui, tout cela – strictement tout – est submergé par le béton.

C’est un triste monde que celui qui détruit les villes et les jeunes filles.

C’est le monde occidental moderne et contemporain.

C’est le même monde, c’est le même immonde qui a assassiné David Hamilton, ou qui a poussé David Hamilton au suicide.

La beauté noble de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à la laideur ignoble d’aujourd’hui.

22-23-12Dawn Dunlap (1979)

22-23-13DAWN DUNLAP

22-23-14

LES ESTIVELLES, film pour la promotion de la mairie du CAP D’AGDE, 1979 (DAVID HAMILTON)

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SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 22 février

Va-t-on lire « Le portrait de Dawn Dunlap » ?

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/va-t-on-lire-le-portrait-de-dawn-dunlap/

22201DAWN DUNLAP

Il est exagérément difficile de faire pénétrer quelque vérité que ce soit, ou quelque beauté que ce soit, à travers la boîte crânienne, dite aussi neurocrâne, de nos contemporains.

Pourtant, le livre (annoncé depuis plusieurs semaines sur le blog « En défense de David Hamilton ») est paru aujourd’hui.

Il a fallu compter, naturellement, avec les habituels incapables, et aussi avec les épouvantables lenteurs postales d’un pays, la France, où (étant probablement un imbécile) je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi et comment les postiers démontrent plus de lenteur que les services postaux de l’Empire romain, et cela malgré des siècles d’indispensable démocratie, de démocratique progrès et l’existence, m’assure-t-on, d’un grand nombre de chômeurs. On se demande ainsi pourquoi des employés des postes manifestement incapables ne seraient pas avantageusement remplacés par des  chômeurs promus au rang de  postiers. Mais ce sont là des questions de simple bon sens: de celles, donc, que ne se posent pas (et auxquelles ne répondront pas) les innombrables, trop innombrables éminents candidats à la non moins éminente fonction présidentielle.

Cela dit, à partir de demain – si du moins les incapables, et autres très hautes intelligences de ce pays consentent – le livre devrait arriver à ses premiers destinataires et lecteurs (que nous remercions, par avance, d’avoir l’extrême amabilité de nous en accuser bonne réception).

Dès lors, comme il a déjà été dit, nous observerons avec une infinie curiosité qui, parmi tous les  très-Zintelligents Zintellectuels qui peuplent ce beau pays de France, aura le sens critique nécessaire pour recenser un livre qui compte fort peu de pages, alors que les mêmes Zéminents journalistes ou blogueurs réussissent à trouver tant de choses à dire au sujet de tant de livres de merde signés (à défaut d’avoir été écrits) par tant de politicards Zabrutis.

Nous espérons aussi, naturellement, que qui parlera de ce livre le fera pour des raisons littéraires et liées au sujet (David Hamilton et Dawn Dunlap) dudit livre…

*

LE PORTRAIT DE DAWN DUNLAP.

Editeur: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes.

ISBN 978-606-17-1072-06

69 pages, avec en outre un cahier de photographies en couleurs de huit pages.

TABLE DES MATIERES

Le portrait de Dawn Dunlap… page 7.

Citations… page 39.

L’auteur… page 59.

Bibliographie… page 61.

2202201702

Dos de la couverture: photographe inédite (publiée ici, à notre connaissance, pour la toute première fois) du photographe britannique David Hamilton en compagnie de la cinéaste allemande Leni Riefenstahl.

***

Paru aujourd’hui: un livre au sujet du cinéaste David Hamilton et de l’actrice Dawn Dunlap

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/22/paru-aujourdhui-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap/

220203VOIR:

https://lequichotte.wordpress.com/2016/12/30/a-paraitre-en-2017-un-livre-au-sujet-du-cineaste-david-hamilton-et-de-lactrice-dawn-dunlap/

*

Une attention toute particulière, dans le livre, sera apportée au film réalisé par David Hamilton Laura les ombres de l’été (Laura Moore/les Ombres de l’été/Laura ou les Jeunes Filles) produit par S. Laski, J.C. Fleury, producteur étranger Malcolm Thompson, Les Films de l’Alma, Cora films.

L’actrice était Dawn Dunlap.
Date de sortie en salle : 28/11/1979

*

220204Nous avons le plaisir d’annoncer la prochaine parution d’un livre autour de David Hamilton et des années 1970. Ce livre, petit par le nombre de ses pages, contiendra un texte littéraire de grande qualité, consacré à l’oeuvre et aux films de David Hamilton. Un livre édité à peu d’exemplaires, pour notre simple plaisir.
Nous n’excluons pas qu’il soit suivi, un peu plus tard, par la publication des articles que le blog Lequichotte, ainsi que le blog « En défense de David Hamilton », a publiés sur le grand photographe disparu.
Naturellement, notre blog donnera tous les renseignements utiles, en temps et en heure, au sujet de ces ouvrages.
J.P. Fleury.

220205Dawn Dunlap

We are pleased to announce the upcoming publication of a book about David Hamilton and the 1970s. This book, small in number of pages, will contain a high-quality literary text about works and films by David Hamilton. A book published with few copies, for our simple pleasure.
We do not exclude that it will be followed, a little later, by the publication of the articles that the blog Lequichotte, as well as the blog « In defense of David Hamilton », published on the great photographer disappeared.
Naturally, our blog will give all the useful information, in time and time, about these books.
J.P. Fleury.

220206

À PROPOS DU GLAIREUX HAINEUX ARDIÇON

RÉPONSE DE L’UPR À L’INJURE

https://www.youtube.com/watch?v=R37rdm4rxB4

*

Glaireux à souhait avec des fils dans l’amidon
Se demandant s’il tombera du mur ou non
Le crachat au soleil s’étire

Son œil vitreux de borgne où la haine croupit
Brillant d’un jaune vert pâlot et mal nourri
Sous la canicule chavire…

(Ferré, Le crachat)

*

Du fond de sa poubelle, je ne sais pas si le crétin qui dit, en substance : « la fachosphère rencontre un énorme succès d’audience sur Internet » est capable de se poser même la question du pourquoi (sorti des niaiseries habituelles du genre: les français sont des beaufs, des racistes, etc.).

Mélangeant tout en son catéchisme ridicule, et appliquant à la lettre le vieil adage socialo et assimilés, ou plus exactement le dogme néo-stalinien : tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous, et tout ce qui est contre nous est réac, facho, bon à éliminer.

Avec la conséquence logique : le succès, au-delà de l’épouvantail, la progression constante et orchestrée de l’extrême-droite anti-arabe, anti-musulmane et raciste sioniste, depuis 1981. Pour le malheur de tous. C’est peut-être finalement ce que ces minables « de gauche » et autres pitres appellent « le progrès », finalement.

Et c’est là qu’on se rend bien compte que les journaleux des gros media ne connaissent même pas les sujets dont ils parlent. Ou que leurs mensonges et propagande, de plus en plus énormes et à bout de souffle, n’illusionnent plus grand monde. Tellement tout est devenu patent. Ce ne sont plus que des perroquets déplumés des plus imbéciles, de la misérable pantalonnade « démocratique ».

Coco… facho… nazi…

Mais se regardent-ils, ces petits minables, ces médiocres ?

Je doute qu’ils se rendent compte qu’ils sont en train de disparaître avec des pans entiers du mondialisme totalitaire auxquels ils s’accrochent encore désespérément, (avant sans doute de tourner casaque en bons salauds). C’est le « blog historique » comme disait Gramsci, dont ils sont les dignes ou indignes (comme on veut) représentants qui est en train de partir à vau l’eau, pour un autre peut-être plus démocratique au vrai sens du terme. Ce qu’on est plus d’un à attendre depuis plusieurs décennies. Ou du moins à espérer, malgré tout.

Une société ne peut pas tenir éternellement sur l’absence de vérité et sur une manière de se moquer du monde, de la masse des gens. Sur l’impérialisme, la folie monétaire. Des illusions sordides. Sur l’absence de vrais valeurs et une nov-langue qui enrobent, masquent ou inversent le réel.

Le roi, le roi d’opérette est nu. De plus en plus nu. Et c’est tant mieux.

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 21 février

DAVID HAMILTON ET LE COMBAT DU RÊVE D’AMOUR

cet article se trouve également sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/21/david-hamilton-et-le-combat-du-reve-damour-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-3/

 

***

David Hamilton a réalisé en 2013, autour donc de ses quatre-vingts ans encore alertes, une série de photographies qui est sa vision du Songe de Poliphile oeuvre célèbre, chez les écrivains des siècles passés du moins, souvent copiée ou recopiée, dont l’original est un joli incunable à xylographes de la Renaissance italienne.

Certaines de ces photos d’Hamilton illustrent cet article.

HYPNEROTOMACHIA POLIPHILI , VBI HV

MANA OMNIA NON NISISOMNIVM

ESSE DOCET  .ATQVE OBITER

PLVRIMA SCITV SANE

QVAM DIGNA COM

MEMORAT .

* * *

* *

*

dh-07

cliché Jean-Philippe Balter

Si tu t’imagines…

chanté par Marcel Mouloudji

https://www.youtube.com/watch?v=fioUpqaQ4Q4

chanté par Juliette Gréco

https://www.youtube.com/watch?v=zcrujIHaNiU

DE L’HISTOIRE LITTÉRAIRE POUR COMMENCER

Qui connaît la Hypnérotomachie de Poliphile, hormis les bibliophiles et vieux écrivains nostalgiques, romantiques à la Nodier, Bertrand, Nerval et aux goûts antiquaires ? « Les ringards », diront les crétins et les médiocres. Pourtant, elle fut oeuvre maintes fois étudiée, copiée, traduite, depuis son apparition au temps de la Renaissance italienne. Née des trois mots grecs hýpnos (sommeil), érôtos (d’Éros), mákhê (combat), la hypnérotomachie est rien de moins que le « combat du rêve érotique », ou le « combat du rêve d’amour » ; celui mené plus précisément par Poliphile : hypnerotomachia poliphili, le combat du rêve érotique de celui qui aime Polia. Polia étant le nom de code, le pseudonyme, le surnom mystère de l’aimée bien terrestre.

Ce que nous vous présentons à suivre, sont quelques extraits de cette Hypnérotomachie ou Discours du Songe de Poliphile déduisant comme Amour le combat à l’occasion de Polia, sous la fiction de quoi l’auteur, montrant que toutes choses terrestres ne sont que vanité, traite de plusieurs matières profitables et dignes de mémoire. Nouvellement traduit de langage italien en françois. A Paris, pour Jaques Keruer aux deux Cochetz, rue S. Jaques. M. D. XLVI.

Jaques Keruer : Jacques Kerver, célèbre imprimeur-libraire d’une famille d’imprimeurs et de libraires. Cette famille Kerver ne serait pas, malgré ses apparences, bretonne mais allemande, de Coblence.

dh-01cliché D.H.

L’auteur présumé de cet ouvrage serait Francesco Colonna ; ceci a été déduit grâce aux lettrines des têtes de chapitres de l’ouvrage qui forment la phrase latine : Poliam frater Franciscus Columna peramavit. « Polia que le frère Francisco Colonna aima intensément » (immensément, très affectueusement ; adora). Les érudits s’accordent plus ou moins pour voir en ce Franciscus Columna un certain Francesco Colonna, un moine prêcheur dominicain vénitien né vers 1433 et mort en 1527 dont on sait très peu de choses. Si ce n’est quand même qu’il tomba follement amoureux d’une certaine Hippolyta de Trévise (qui serait ainsi devenue Polia sous sa plume qui écrivit cet ouvrage en dialecte (sans doute vénitien) mêlé de grec, latin, hébreu et même arabe (pour la première fois semble-t-il en Europe).

Le manuscrit de cet ouvrage aurait été achevé vers 1467, mais il ne fut imprimé pour la première fois qu’en 1499 par Alde Manuce à Venise. Joli incunable dont on attribue généralement les cent-soixante-douze xylographes qui ornent ce roman disons courtois et leste à la fois, ouvrage très original et typique du Rinascimento, rien de moins qu’à Andrea Mantegna et leur gravure sur bois à Giovanni Bellini.

image2Savoir qui est l’auteur de la présente et première traduction française du Songe de Poliphile (autre titre de ce livre) n’est pas chose aisée. Dans son édition princeps de 1546 (édition dédicacée à un certain Henry de Lenoncourt, un capitaine) Jan Martin, qui était le secrétaire du cardinal Robert II (dit : le Bon) de Lenoncourt et qui se présente finalement comme simple éditeur, évoque « un mien amy » sans autre précision, comme ayant été le traducteur. Mais d’autres éditions donnent comme éditeur Jaques Gohory (Parisien), un avocat, médecin, alchimiste, écrivain, traducteur, érudit du temps, dont il aurait reçu le manuscrit d’une traduction ancienne, des mains d’un chevalier de Malte. D’autres voient dans cette traduction l’œuvre conjointe de Martin et Gohory, ou encore celle du cardinal Lenoncourt seul, ou de Lenoncourt et Martin. Dans la deuxième (de 1554) ou la troisième édition (de 1561), « Jan Martin secrétaire de Monseigneur le Révérendissime Cardinal de Lenoncourt » a remplacé la dédicace par un avis « aux lecteurs » tout différent et plus long ou il évoque encore « un mien amy » comme ayant été le traducteur de cet ouvrage.

En fait de traduction de cette allégorie d’amour finalement, fatalement platonique, il conviendrait mieux de dire : contraction, adaptation, et volonté même de noyer les allusions trop vives ou trop évidentes et crues, en des phrases plus floues et expressions plus parfumées et délicates. C’est du moins ce qui se dit généralement parmi les érudits, mais je n’ai pas pris le temps de vérifier.

De même enfin, incertitude sur les graveurs de ces éditions françaises que l’on dit être Jean Cousin et/ou Jean Goujon.

dh-03cliché D. H.

***

LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

PREMIER EXTRAIT

Sous ce pont sourdait une grosse veine d’eau vive, claire et bouillonnante à plaisir, qui se départait en deux petits ruisseaux, coulant l’un à dextre et l’autre à senestre. Leurs rivages étaient bordés de toutes manières d’herbettes qui aiment le voisinage des eaux, comme souchet, nymphée, adiante, cymbalaire, trichomanes et autres. Puis, à l’entour on pouvait voir toutes espèces d’oiseaux de rivière : savoir est hérons, butors, canards, sarcelles, plongeons, cigognes, grues, cygnes, poules d’eau et cormorans.

Outre le pont avait une grande plaine toute plantée à la ligne d’arbres fruitiers, en forme de verger. Les écureuils y sautaient de branche en branche et les oisillons gazouillaient entre les feuilles, si bien que c’était grande mélodie. Le parterre était semé de toutes manières de fleurs et herbes odorantes convenables en médecine, enrosées [arrosées] de si petits ruisseaux qui rendaient le lieu si plaisant, que je pensais lors être aux Îles Fortunées […]

Entre les deux colonnes, dedans le carré [de la belle fontaine] était entaillée une belle Nymphe dormant, étendue sur un drap, partie duquel semblait amoncelé sous sa tête, comme s’il lui eut servi d’oreiller. L’autre partie, elle l’avait tirée pour couvrir ce que l’honnêteté veut que l’on cache. Et gisait sur le côté droit, tenant la main dessous sa joue, comme pour en appuyer sa tête. L’autre bras était étendu au long de la hanche gauche, jusques au milieu de la cuisse. Des pupillons de ses mamelles (qui semblaient être d’une pucelle) issait [sortait, naissait] de la dextre un filet d’eau fraîche, et de la senestre un d’eau chaude ; qui tombaient en une grand’pierre de porphyre, faite en forme de deux bassins éloignés de la Nymphe environ six pieds de distance.

Devant la fontaine, sur un riche pavé entre les deux bassins, y avait un petit canal auquel ces deux eaux s’assemblaient, sortant des bassins l’une à l’opposite de l’autre ; et ainsi mêlées, faisaient un petit ruisseau de chaleur attrempée, convenable à procréer toute verdure. L’eau chaude saillait si très haut qu’elle ne pouvait empêcher ceux qui mettaient leur bouche à la mamelle droite pour la sucer et y boire de l’eau froide. Cette figure était tant excellentement exprimée, que l’image de la déesse Vénus jadis faite par Praxiteles, ne fut onques si perfectement taillée […]

Elle avait les lèvres entr’ouvertes, comme si elle eut voulu reprendre son haleine, dont on lui pouvait voir tout le dedans de la bouche quasi jusques au nu de la gorge. Les belles tresses de ses cheveux étaient épandus par ondes sur le drap amoncelé dessous sa tête, et suivaient la forme de ses plis. Elle avait les cuisses refaites [sic], les genoux charnus et un peu retirés contremont, si bien qu’elle montrait les semelles de ses pieds, tant belles et tant délicates qu’il vous eut pris envie d’y mettre la main pour les chatouiller. Quant au reste du corps, il était d’une telle grâce qu’il eut (par aventure) pu émouvoir un autre de la même manière.

*

Guy Béart : l’Eau Vive chanson du film éponyme, revisitée pour illustrer ces extraits de Manon des Sources (d’après l’œuvre de Marcel Pagnol), en compagnie d’Emmanuelle Béart qui, à cette date (1986), avait déjà tourné Premiers Désirs (1983) de David Hamilton

https://www.youtube.com/watch?v=90nlBZXxbwAdh-05cliché D.H.

***

LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

DEUXIÈME EXTRAIT

En la frise de dessous était écrit ce mot [sic] :

PANTON TOKADI.

C’est-à-dire : À la mère de toute chose. 1

Le ruisseau qui sortait de cette fontaine courait entre deux haies de rosiers assez basses et enrosaient [arrosaient] un champ plein de cannes de sucre. Au long de son cours croissaient des artichauts aimés de la belle Vénus, asperges, satyrion, melilot, et chicorée sauvage. Aux deux côtés, y avait des orangers et citronniers, plantés à la ligne, chargés de leurs fruits, les branches pendantes à un pas près de terre, tellement qu’ils étaient ronds et larges devers le bas, le haut montant en pointe à la façon d’une pyramide, et fleurant si très soif que mes esprits en étaient tous recréés. […]

Sur ce, j’ouïs derrière, un merveilleux bruit qui semblait le battre des ailes du Dragon : et par devant un autre, comme le son d’une trompette. Adonc, je me retournais soudain tout éperdu et vis à côté de moi aucuns arbres de caroubes, avec leurs fruits mûrs longs et pendants, lesquels, agités du vent, s’étaient un peu entreheurtés ; par quoi je revins à moi-même et commençais à rire de ce qui m’était avenu. […]

03

Peu de temps après, j’ouïs venir devers moi une compagnie de gens chantant ; et me sembla bien à la voix que c’étaient jeunes pucelles accompagnées du son de quelque lyre ; par quoi m’inclinais par dessous les rameaux pour voir que ce pouvait être, si bien que j’aperçus cinq damoiselles qui marchaient de bonne grâce, les cheveux liés à cordons de fil d’or, portant chapeaux de Myrte en leurs têtes, avec autres fleurs divinement agencées, vêtues d’un accoutrement de soie à la mode de l’île de Cos.

C’étaient trois tuniques, l’une plus courte que l’autre. Celle de dessous était de satin cramoisi, la seconde de soie verte et la première de toile de coton, déliée comme crêpe, claire et safranée de bien bonne grâce. Ces damoiselles étaient ceintes de carcans de fin or au-dessous des mamelles. Les bracelets étaient de même, qui serraient les poignets de la dernière tunique. […]

Quand elles m’eurent aperçues, tout incontinent s’arrêtèrent et cessèrent de chanter, regardant l’une l’autre sans mot dire, en sorte qu’il semblaient qu’elles fussent ébahies de me voir, comme si ce leur eût été chose étrange et nouvelle ; puis, se joignant ensemble, furent un petit temps murmurant à l’oreille l’une de l’autre ; et, plusieurs fois s’ébahirent de me voir, comme si j’eusse été quelque fantôme. Hélas, je me sentais adonc renverser et remuer toutes les entrailles, comme feuilles battues du vent, car je n’étais encore bien assurée de la peur que j’avais passée. […]

D’autre part, honte me retenait, connaissant que j’étais indignement arrivé en ce lieu qui, par aventure était saint, et en la compagnie des Nymphes, le cœur souillé d’affections mondaines, voire certes par une audace présomptueuse et importune, témérairement entré en région défendue à profanes.

Étant donc en ces grands doutes, une des cinq, la plus hardie, se prit à dire : Qui es-tu ? À laquelle voix fut si surpris de peur et de honte, que je ne sus que dire ni répondre, mais demeurais comme statue à qui parole est interdite. […] Toutes s’approchèrent de moi, disant : Jeune homme, qui que tu sois, notre regard ne te devrait épouvanter. N’aie doute de rien, car en ce lieu ne trouvera que courtoisie. Pourtant parle un petit à nous, et laisse ta peur inutile, disant hardiment qui tu es, et que tu cherches.

Cette gracieuse parole me fit recouvrer un petit de voix, tant que je répondis tout bas : Nymphes divines et admirables, je suis un amant le plus malheureux et infortuné qui jamais naquit en ce monde, car j’aime et ne sais où est celle dont trop ardemment suis épris ; non certes où je suis moi-même. […] Pour Dieu, prenez pitié de moi.

Adonc les belles me voyant en cette douleur furent émues de compassion et me prindrent [prirent] gracieusement par les deux bras pour me relever en disant : Nous savons assez, pauvre homme, et est chose toute certaine, que peu de gens peuvent échapper de la voie par laquelle tu es ci entré.

1 – Pantôn tokadi, mot-à-mot : à celle qui a enfanté de tous.

*

Georges Brassens : Dans l’eau de la claire fontaine

https://www.youtube.com/watch?v=kHeP_DrlXPI

dh-04cliché D.H.

*

LA HYPNÉROTOMACHIE DE POLIPHILE

TROISIÈME EXTRAIT

bains-00Certainement je me trouvais en grand plaisir et satisfaction de courage parmi ces parfums et senteurs plus odorants que tous les simples que l’Arabie heureuse saurait produire. Les damoiselles se dépouillèrent et mirent leurs riches vêtements sur le dernier degré qui était hors de l’eau, enveloppant leurs blonds cheveux en belles coiffes de fil d’or. Et sans aucun respect de honte, me permirent librement voir leurs personnes toutes nues, blanches et délicates le possible, sauf toutefois l’honnêteté qui fut par elles toujours gardées.

bains-99

Leur charnure semblait proprement à Roses vermeilles, mêlées parmi de la neige, dont mon cœur était lors tant ému que je le sentais tressaillir et quasi fendre tant il était surpris de volupté ; car il ne pouvait assez constamment résister aux affections véhémentes qui l’assaillaient de toutes parts. Néanmoins, je m’estimais bienheureux de jouir de cette vision excellente sur toutes autres, laquelle m’embrasait d’une ardeur amoureuse telle que je ne pouvais bonnement endurer. Mais pour éviter à tous inconvénients et pour mon mieux je détournais souventefois ma vue de la beauté tant attrayante.

Et elles qui prenaient bien garde à mes sottes manières et contenances par trop simples, en souriaient de grand plaisir, tirant leur passe-temps de moi dont [sic] j’étais le plus aise du monde, comme celui qui désirait leur complaire en tout et par tout pour acquérir leur bonne grâce.

***

Léo Ferré : Petite.

https://www.youtube.com/watch?v=MjWmD9gHBTI

Anecdote qui ne me semble pas être vraiment hors-sujet. Il y a peu d’années, une certaine Annie Butor, belle-fille de Léo Ferré (i.e. fille de sa deuxième femme) a publié un livre de souvenirs où il est souvent question de Ferré, mais cherchant par bien des exemples à le rabaisser ; certes tout homme a ses défauts, tout artiste perdu dans son monde n’est pas nécessairement facile à vivre au jour le jour, ni un saint. Mais ce livre avait la particularité de donner des précisions disons mesquines ou pour le moins curieuses du genre : c’est ma mère qui terminait les chansons de mon beau-père pendant qu’il dormait ; Ferré ne m’a jamais reconnue (semblant oublier qu’elle avait été fort logiquement reconnue par son père naturel du temps où il fut marié avec sa mère) ; la Jolie Môme de la chanson, c’est moi ; et mieux encore : il a eu des vues sur moi, etc. (affirmations reprises comme autant de paroles d’évangiles par les media). En fait, la raison profonde de cette attitude semble bien être le fait qu’elle ne fut jamais associée, malgré son désir et ses chicanes, à la succession de Ferré et qu’elle eut même quelques déboires avec le compagnon des vingt dernières années de la vie de sa mère Madeleine, qui se serait accaparé « indûment » des meubles du temps de la vie bretonne de Ferré qui appartenaient à cette dernière. Bref une basse histoire de pognon et de très juteux héritage qui lui est passé (fort légalement) sous le nez. De la rancœur, de l’aigreur.

dh-06

Cliché J.-P. B.

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« NOUVELLE ÉTUDE LECANULLARDESQUE »

cet article se trouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/21/nouvelle-etude-lecanullardesque-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-2/

 

Je voudrais venir ou revenir sur quelques aspects du personnage.

Notoriété.

Au printemps 2015, pour une quelconque gazette pipole, la fameuse Poupette affirmait à propos de ses dix années passées comme présentatrice sur TF1, crachant légèrement dans la soupe :
« J’ai goûté au luxe mais je me suis rendu compte à quel point c’était un décor en carton-pâte. Au début, c’est génial sauf qu’après tu as un arrière-goût et tu n’as plus envie d’y retourner. »
Enfin, quand même un arrière goût tenace d’une dizaine d’années ! Et puis ce n’était pas le premier décor en carton-pâte, non ? oui ? après celui des Miss par exemple.
Et cette phrase essentielle :
 » C’est précisément en terme d’image, de notoriété que tout m’a échappé. Et au final, vous êtes dans un château mais vous aimeriez être ailleurs aussi… » des
Voir également Paris-Match de la même époque (29 avril 2015) : Q. — C’est si difficile à supporter, la notoriété ? R. — Celle qui m’affectait, oui.
En clair : finalement elle était prise pour ce qu’elle était, une blondasse chargée d’attirer le chaland sur TF1 dans diverses émissions dites de « divertissement ». Mais elle avait déjà une autre ambition « non factice » : l’écriture. Ou pour le dire à sa manière :
« Je me suis muselée pendant des années car c’était super, c’était grisant, c’était génial, mais je pense qu’on ne peut pas oublier ses rêves. Je me suis toujours imaginé en Camargue en train d’écrire des livres et j’ai fait tout l’inverse pendant 10 ans. »
Donc, sa notoriété en paillettes n’était pas la bonne, elle en voulait une plus grande. On a vu ce que cela a donné. « Écrivain » (entre guillemets), elle déclara en cette même année 2015 :
« C’était un besoin un peu comme un journal intime (…) Je suis en train de m’accomplir comme j’avais envie de le faire depuis longtemps. D’être loin de certaines choses, de revenir à l’essentiel. »
Un peu comme un journal intime ? Ou comme des romans ?
Que n’eusses-tu continué à te museler, Poupette ! Que n’eusses-tu refusé de « t’accomplir » (guillemets citatifs) !
Avide d’écriture (ou plutôt de reconnaissance « littéraire » à tous crins?) elle exhibe sa famille et ses déboires réels ou phantasmés en un non-style, un vocabulaire d’une extrême pauvreté, de l’ennui à lire, pire qu’un roman de gare.
La reconnaissance « littéraire » à n’importe quel prix… ? Au prix même d’un mort. Je ne crois pas me tromper en avançant que c’est la première fois qu’une campagne publicitaire pour un malheureux bouquin nullissime débouche en quelque sorte sur la mort d’un homme, et pas n’importe lequel.
Toujours à supposer que David Hamilton soit mort par suicide, et pas par crise cardiaque, ou victime d’un meurtre, ou d’un meurtre déguisé en suicide. Sur ce sujet voyez le blog EN DEFENSE DE DAVID HAMILTON sur WordPress.

Contradictoire à l’envie.

Je résume :
Je suis restée dans le château car c’était super (surtout pour le porte-monnaie, je suppose) mais je suis finalement partie parce que… c’était nul.
Tous les hommes sont des salauds mais je m’exhibe aux yeux des mâles à deux « concours de beauté ».
Poupette n’est jamais à une contradiction près. Pas très cohérente.
Un jour elle affirme :
— Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse.
— « Papa et elle, c’est de l’Amour. » Idem pour Papy.
Et un autre jour :
— La sensation d’être aimée, prise dans les bras [des téléspectateurs], c’était fort. Cela ne m’était pas souvent arrivé dans mon enfance (Paris-Match).
Q. — Votre héroïne, Poupette, est une malade du contrôle, une anorexique qui se fait vomir… Étiez-vous comme cette jeune femme ? R. — Proche d’elle, en tout cas, oui : 46 kilos pour 1,69 mètre, à 20 ans. Disons que j’ai eu une enfance non protégée. Comme mon héroïne, je suis pleine de cicatrices, toute cabossée. (idem)
Je ne pense pas qu’elle ait contesté ces propos repris par les gazettes. Alors, comment la croire ? Et peut-on se fier à elle ? Celle qui dit encore, curieux propos pour quelqu’une qui prétend ne pas avoir été protégée :
— Je pense que, dès mon enfance, j’étais programmée pour le sacrifice,ce qui a fait de moi une parfaite petite animatrice blonde, bien lisse. J’ai été éduquée pour plaire, pour satisfaire les attentes sans tenir compte de mon propre épanouissement. Sachant d’autre part que « Poupette a toujours su. Elle est née avec. Une information innée. Une alerte programmée sur son disque dur. Les hommes sont des salauds. »
Moi, j’aurais bien vu Poupinette enfant gâtée et capricieuse à qui on a trop dit ou fait comprendre qu’elle put être jolie, autrefois.

Racolage public.

Et puis, l’écriture, c’est surtout : ne pas oublier de retourner montrer sa tête à la télé au bon moment ; comme par exemple dans Salut les terriens de son poteau Ardisson, pour faire la réclame de ses « ouvrages ».
C’est sans doute ce qu’elle appelle « vouloir sortir du système » ?… (sic : « Les gens ne comprennent pas que l’on puisse vouloir sortir du système », Paris-Match).
Et mieux encore : de revenir à demeure dans les media ; cette fois à la radio, où Poupette aura l’avantage de savoir qu’on ne la verra plus vieillir en direct. Cela me fait penser à Antoine, « l’artiste » qui conchie la métropole et la société et qui sait revenir régulièrement au bercail pour faire la promotion de livres et films !
Pour son émission de radio On est fait pour s’entendre, Poupette « est très inventive » comme disent les gazettes. Moi, je dirais bien avec mon esprit tordu : racoleuse. Par exemple l’un de ses sujets en 2015 a été la question de la simulation de l’orgasme. Sujet du débat : « Toutes les femmes simulent-elles ? » Présentation des faits : « La jolie blonde évoquera ainsi les raisons qui poussent les femmes à simuler l’orgasme, mais pas seulement. L’animatrice abordera également la pratique, plus taboue, chez les hommes. »

Sur le fil du rasoir, Poupinette ? Ô, j’en doute…

Aucunement dans le système ? Et qui sait, rebelle ? Artiste ? Ô, j’en doute encore plus …

Dans un petit coup de pouce également racoleur, la gazette titrera : « Flavie Flament en plein orgasme devant un Stéphane Bern ébahi ! » Où l’on apprend que Poupette aurait refait le coup d’une scène d’un film de Rob Reiner. Donc Poupette aurait simulé un orgasme dans un restaurant où se trouvaient – comme par hasard… – des journaleux. Mais rassurez-vous, assise et juste avec mimiques du visage et quelques râles.

« En train de déjeuner tranquillement autour d’une table [sic] en compagnie de son ami [un personnage travaillant dans l’immobilier ; un homme doux et aimant cuisiner, Poupinette dixit], Flavie Flament lui lance un « défi » : est-il si simple de repérer une femme qui simule ? La jeune femme commence alors à pousser des cris, à mimer (de façon remarquable, avouons-le) l’orgasme. Après deux bonnes minutes de comédie, l’ex animatrice de « Vis ma vie » et de « Stars à domicile » toise son interlocuteur du regard et reprend, comme si de rien n’était, son repas, en soupirant, l’air soulagé. »

Enfin… « l’orgasme », ça fait la paire avec son désir présent, un mois après la mort de David Hamilton, d’avoir de gros seins (cf. les gazettes pipoles les plus branchées). Ça fait la paire… de nichons.

Et encore un petit coup de cacaphilie.

Poupinette est donc l’autrice (sic) de trois livres, pour l’instant. Je n’avais pas trouvé bon de parcourir son livre pour enfants Lulu, la mouette, j’avais tort. Je m’y suis risqué dans un dernier sursaut de curiosité. Et là encore c’est assez édifiant.
Je lis au dos de couverture :
 » Lulu la Mouette, la canaille des quais de Trouville, la terreur du Festival du film américain de Deauville, la mouette qui fait caca sur tout le monde, eut un jour le coup de foudre… pour Armand le Goéland ! »
On ne nous dit pas si Armand est coprophage.
Finalement, je pense que Poupette a vraiment un vrai problème avec le caca. Son passé d’anorexique ? Retour du refoulé ? Sur un petit livre de 40 pages destiné aux 6/9 ans, paraît-il, plus de trois pages sont entièrement consacrées à Lucette, dite Lulu la mouette, fientant à droite et à gauche, dessins d’une autre personne à l’appui. Je ne voudrais pas priver mes lecteurs de cet extrait de choix :
 » La petite Lucette lasse des quolibets incessants de ses congénères, décida donc un jour qu’on l’appellerait désormais « Lulu la Mouette », et elle devint la terreur des quais de Trouville. Et comment me demanderez-vous ? Tout simplement en faisant caca sur tous ceux qui lui posaient problème !
Tous les ans, quand les grandes stars du cinéma américain se retrouvent pour une grande fête à Deauville, Lulu s’en donne à cœur joie ! C’est sa saison préférée !
À événement exceptionnel, régime exceptionnel ! Pour un caca de qualité, un caca qui colle bien aux vêtements, Lulu se gave de crevettes, et de brouailles de cabillaud. Ensuite, sous les crépitements des flashs des photographes, Lulu vise les plus beaux décolletés, les fleurs dans les chignons, les pochettes de soie dans les vestons. »
Et moi, je me demande si Lucette n’est pas l’autre nom de Poupette dévoilant ainsi sa déconvenue de ne pas faire partie de l’élite (sic) hollywoodienne, « tous ceux qui lui posaient problème ».
Enfin, c’est sans doute ce que la critique complaisante appelle « une histoire touchante, racontée avec humour et espièglerie » (Pariscope, mai 2015) ; « un petit bijou » Laurence Ferrari (Canal +) ; un livre pour enfant « drôle et émouvant » (Télé magazine, mai 2015).
Caca fienteux sur Castaldi. Caca putride sur Hamilton. Caca sur qui à venir et avec quelles conséquences ?

— Père Ubu, où es-tu ?
— Cornegidouille,
Je suis là et bien las
De cette andouille
Et ses cacas !

 

BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON : le 20 février (suite encore)

 

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/14/les-petites-amoureuses-de-david-hamilton/

SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 20 février (suite)

LA GADOUE

cet article est paru également ici : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/20/affaire-david-hamilton-la-gadoue-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-3/

Donc, si je comprends bien, « Poupinette » (Flavie Flament) : elle n’aime pas son nom de famille Lecanu, mais elle préfère celui de Flament, père de son premier enfant, d’avec qui elle a pourtant divorcé (divorcé car trop obscur réalisateur de télévision?) entre-temps, elle avait trouvé nettement mieux en paillettes de la notoriété : Castaldi, père de son second enfant.

Depuis qu’elle en est revenue (de Castaldi), qu’elle a divorcé une seconde fois, puis qu’elle a vécu quelques années avec un certain Pierre Quatrefages, autre réalisateur de télévision, puis qu’elle s’est mise à la colle avec un agent immobilier, « homme doux, passionné de cuisine », elle a eu le temps d’écrire trois livres : un pour enfant, et deux « romans » recherchant avant tout le scandale.

Le premier « roman » (Les Chardons), c’était pour dénoncer les violences conjugales de Castaldi qui ne semble plus lui en tenir rigueur, alors qu’à la sortie du livre il en contesta vigoureusement les faits, puisque de « roman » le livre était devenu, comme par magie, « témoignage ».

Le second « roman » (La Consolation), c’était pour dénoncer le « satyre », que dis-je « le bourreau » (Poupinette dixit) David Hamilton qui lui aussi en contesta les faits, puisque (bis repetita placent) de « roman » le livre était devenu comme par magie « témoignage ».

Triste ironie de l’histoire, cette pauvre femme prête à tout pour faire parler d’elle et pour se maintenir dans le petit-monde cruel médiatico-pipole, suite à l’annonce infondée de sa mort, en 2009 sur le site Le Post, filiale de la gazette Le Monde, attaqua le journal « pour atteinte à sa vie privée » et obtint un bon pactole d’euros (cour d’appel de Versailles, janvier 2011). Ce n’est donc pas manquer de toc que de recourir à la Justice quand ça l’arrange et de faire fi des lois quand ça l’arrange également, en dénonçant tout à fait illégalement David Hamilton comme elle le fit tout récemment.

Lors de la récente « promotion », tous media ouverts, de cette Consolation, Poupinette a donc dénoncé en long et en large un homme âgé et plutôt solitaire (et plus très argenté, si j’ai bien compris), qui n’était plus apte à se défendre par voie de Justice. Toute l’ignoble clique médiateuse s’est assise sur un communiqué de presse par lui envoyé à l’A.F.P.. Et ensuite, il n’a pas eu le temps, ou pris le temps de porter plainte.

Et surtout, semble-t-il, il était miné par les accusations (propos aujourd’hui invérifiables, mais contestés par la famille de Poupinette née Lecanu), de la « romancière », journaleuse pipolo-scandaleuse et sans doute un chouia « avisée » ou si l’on préfère « roublarde » mythomane. Le lâche Ardisson, justicier auto-désigné, l’homme sans talent et sans oeuvre, en a rajouté une couche. Un coup de pub de bas étage, pour sa consœur. Le vieil homme, le vieil artiste s’est alors senti menacé de mort. Il n’avait pas tort : un mois plus tard, il a été retrouvé mort, allongé dans l’entrée de son studio, porte de son appartement entrouverte, avec un sac de plastique sur la tête. Qu’en pense la Police et la Justice au juste ? Car on attend encore des explications et des conclusions !

Moi, j’y vois (et je ne suis pas le seul) une mise en scène. Mais de qui ? Là est la question. Je trouve que l’on piétine à plein dans la gadoue, dans la gadoue journaleuse infecte. Celle qui a tué un vieil homme. Remarquez, ce n’est pas étonnant quand on sait que le petit studio de notre artiste fut autrefois habité par sa concitoyenne, la encore jolie Petula Clark :

https://www.youtube.com/watch?v=-y2NlCP904w

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DAVID HAMILTON ET LA DÉCADENCE MAJUSCULE DÉCRIÉE

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/02/20/adore-floupette-cetait-mieux-que-poupette-lecanu-article-par-jean-pierre-fleury-ecrivain-2/

En 1992, David Hamilton répondait tout simplement et comme allant de soi au journaliste de Paris-Match, Jean-Claude Zana, qui lui demandait abruptement : Qu’est-ce qui vous passionne ? : ___ La décadence. J’ai cherché un jour à écrire un livre sur la décadence. Un grand sujet à mes yeux. Entre la décadence anglaise qui est positive et la décadence française qui est négative. Malheureusement tous les derniers grands décadents sont tous morts, comme Visconti, Oscar Wilde ou D’Annunzio. » Ajoutant : ___ Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus. Au contraire des faux qui sont légion. »

Premier arrêt pour dire que nous n’essaierons pas de qualifier, de marquer précisément ce qui fait la différence entre les décadents anglais et français, ou autres. Très vaste sujet, effectivement. Des véritables Décadents qu’il conviendrait d’écrire toujours à majuscule. Par contre, il n’est pas compliqué de définir les faux décadents ; on en voit tous les jours, ce sont tous ces faux artistes, faux rebelles, minus estampillés, prodigieux nullards, très généralement grotesques (et très généreusement subventionnés par les impôts) et autres bêtes à media, etc. C’est le lot commun du triste spectacle du monde. De ces décadents au sens péjoratif, de ces décatis sans talent, plus encore de ces fumistes et roublards, grouillots de bas-empire et oserai-je le dire, de ces dégénérés de l’Art. Ceux qui de ladite « fin de l’Art » font leur juteux fonds de commerce.

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Deuxième arrêt pour expliquer le plus simplement et le plus globalement le mot « décadentisme » (parfois « décadisme ») et donc ses dérivés « décadent », « décadence »… pris en un sens littéraire ou plus généralement artistique (je parle ici d’art véritable, de savoir-faire, de métier, de talent, de vocation profonde, de raison d’être). Le « décadentisme » fut à l’origine un mouvement littéraire, relativement informel, propre à la Belle Époque. Puis il s’est étendu à d’autres domaines de l’Art ; et de nos jours on devrait mieux l’appeler néo-décadentiste.

Produit d’une période de décadence, le décadentisme en est à la fois l’illustration et la contestation. Son au-delà et son en-deçà. Sa révolution et sa conservation. Sa révolte et son acceptation. Ou sa transcendance esthétique. Du point de vue de la forme et du style, on pourrait dire que ce mouvement a des analogies avec les aspects maniérés, baroques, précieux, romantiques, art pour l’art, néo-raphaëlistes, parnassiens, symbolistes, impressionnistes… des arts. Tandis que du point du vue du fond, il est prêt à aborder tous les sujets sans aucun tabou, y compris les plus scabreux, amoraux et immoraux, dérangeants. Mais comme le disait Hamilton : « sur le fil du rasoir ». Bien qu’il y ait des nuances d’un auteur à l’autre, d’un artiste à l’autre, des passerelles entre genres divergents, on peut dire que, sur un sujet plus ou moins identique, c’est essentiellement la forme et le style qui différencient une oeuvre décadentiste d’une oeuvre dite naturaliste, ou réaliste, etc.

Au XIXe siècle, à l’époque de Théophile Gautier déjà, qui l’employa plusieurs fois, mais plus encore vers l’époque Fin-de-Siècle, le mot « décadent », du moins dans les milieux littéraires, poétiques et artistiques, avait avant tout le sens de : délicat, recherché, raffiné à l’extrême et jusque dans l’excès. Et dans un sens plus ou moins péjoratif (déjà) et selon le contexte, de : affecté, maniéré, efféminé, mignard, précieux, doucereux, mièvre, à l’eau-de-rose et cœur d’artichaut… Cf. Péladan : … ses sens délicats et raffinés de décadente (in Le Vice Suprême, 1884, p. 4) ; Renan : Le latin […] est la langue de poètes infiniment délicats, presque décadents, comme on dit aujourd’hui (in Feuilles détachées, 1892, pp. 267-268) ; Huysmans : Les décadents qui cuisinent des hachis de mots (in Là-bas, tome I, 1891, p. 33).

Déjà au XIXe siècle cette (si l’on peut dire) école Décadente, pouvait donc faire rager ou sourire certains et même plus d’un. Y compris Verlaine qui était critique de tout ça, ou du moins du militantisme décadentiste, du (comme il l’écrivait) décadisme dans l’outrance, du « isme » final. Souvent oeuvre, comme de bien entendu, des plus jeunes écrivains de ce courant diffus. Tandis que certains autres, bien-pensants, ne se privaient pas de les moquer. Ainsi en fut-il de Gabriel Vicaire et Henri Beauclair qui obtinrent un brin de succès avec : Les déliquescences ; poèmes décadents d’Adoré Floupette ; avec sa vie par Marius Tapora paru pour la première fois en 1885, pastiche ou plus exactement parodie acerbe des Décadents, ou du moins des plus audacieux dans le style et l’emploi de mots recherchés et rares, ainsi que des plus pessimistes et noirs, ou radicaux (dans les abus divers et la transgression des « bonnes mœurs »). Grande époque d’ironie que l’art fin-de-siècle confronté par ailleurs à tant de scandales politiques et de violences sociales (anti-ouvrière, colonialiste, etc.) qui connut par exemple le « club » des Hydropathes et les arts Incohérents.

Tel autre encore, comme Paul Marcel qui tenait la rubrique « Journaux et revues » du Gil Blas, ironisait dans le n° 5382 du journal (au 13 août 1894) :
« Eh ! bien, non, l’école décadente n’est point morte ; Adoré Floupette ne l’a nullement tuée : nous en prenons à témoin l’Art littéraire de ce mois. On s’imagine que ces écoles de jeunes ne sont qu’affaires de modes!… Mais, d’abord, ces jeunes sont-ils réellement des jeunes ? M. Stéphane Mallarmé, le grand-maître, a certainement un peu plus de quinze ans. Il n’en écrit pas moins des vers comme ceux de ce quatrain :
     À dix heures et sans que tel souffle l’émeuve,
     Toute la vétusté presque couleur encens,
     Comme furtive d’elle et visible, je sens,
     Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve.
Après quoi, nous vous recommandons l’article de M. Alfred Jarry : Les Minutes de sable mémorial : César-Antéchrist. Tout d’abord, ce « sable mémorial » semble indiquer un assez fort grain chez son auteur. Mais, quand on lit ses explications, sa mise en scène, oh ! alors, plus de doute : M. Jarry est sincère et se croit dans la bonne voie. Et quelles scènes ! Quels dialogues ! [etc.] »

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On a dit : la forme, le style décadentiste ; mais il y a plus encore : l’esprit décadentiste : l’esprit positif d’un monde à dépasser, ou à préserver en certains de ces aspects, en souvenance d’autres temps ; ou l’esprit négatif d’un monde à s’y perdre et sans avenir, de fin d’époque irrémédiable ; d’un monde à subir. Très généralement un esprit d’en-dehors, aristocrate, intemporel, inactuel, non localisable si ce n’est en certains domaines à l’écart ; en de rares cités, quartiers, villages, demeures isolées de l’Esprit, insensibles au temps qui fuit.

Alors que le naturaliste englué dans le matérialisme et le terre-à-terre, prétendra faire oeuvre de progrès, pire encore : parler au nom de ce mot pour le moins ambigu, dénoncer les tares réelles ou supposées de la société et lutter contre lesdits préjugés populaires, dans un style dit « scientifique », « matérialiste », « réaliste » qui à le lire véhicule en fait, tous les lieux communs du scientisme de son époque, l’indigence de style et la faiblesse de vocabulaire, quand il ne confine pas en vulgarité outrée, racoleuse et basse ; indigeste, répétitive et foncièrement apoétique. Zola, « dont l’esprit graisseux n’est huilé que pour glisser sur les surfaces », comme disait de lui son ennemi intime Léon Bloy (in Sur la tombe de Huysmans), en est l’archétype « idéal » si tant est que l’on puisse appliquer « idéal » à ce feuilletoniste besogneux, tireur à la ligne, sans style et d’une grande pauvreté inventive ; ce flatteur du vulgus ; cet exploiteur littéraire loufoque, outrancier, faux, antipathique de la misère populaire qui n’arrive pas à la cheville d’un Balzac, d’un Sue ou d’un Ponson du Terrail, pour ne citer que ceux-ci. Zola, en ses pensums,  » bien décidé à prouver que s’il manque de génie, il peut en revanche se montrer ennuyeux » comme le résume si bien Oscar Wilde.

***

« Les vrais décadents, eux, ne cherchent pas à être connus » a dit plus haut Hamilton. Et c’est vrai pour lui en premier lieu, car si un temps le succès d’une époque lui est tombé dessus, il n’a vraiment pas fait exprès. Moment inattendu pour lui d’adéquation apparente avec son temps. Dans ce même entretien avec Jean-Claude Zana il dit encore : ___ « J’ai une vie tranquille. Je n’aime pas les mondanités. Je sors peu de ma maison de Saint-Tropez et je ne fais pas de photos de mode, qui est le milieu le plus « in » pour les photographes. » Ou encore : ___ « Je ne m’agite pas frénétiquement. Je vis comme un milliardaire, mais aussi comme un moine. Je travaille peu. Je ne me sens à l’aise ni dans le monde de la mode, ni dans celui de la publicité. Je travaille plutôt pour l’amour. » Peu ou pas, ou plus de travail dans la mode et la publicité… mais il précise : ___ « Je passe beaucoup de temps dans mes archives qui sont énormes », ses dizaines de milliers de photographies. Rappelons ses « goûts de l’image » qui vont de la Renaissance aux impressionnistes. ___ Je vais souvent dans les musées, précisa-t-il encore. J’aime beaucoup la peinture et la sculpture. Je vais rarement au cinéma. » Ladite modernité n’est pas son fait, ni la technique sophistiquée ; ni la notion de « progrès » en soi. Mais bien avant tout une forme de nostalgie. Il a toujours gardé un vieux et désuet appareil photographique tandis que ses flous artistiques, ses « flous hamiltoniens » doivent tout à la buée produite par sa propre haleine. Il a dit encore : « Pour moi la photo n’a plus rien découvert depuis 1920, à quelques exceptions près. Aujourd’hui, seule compte la technique […] Trop de technique et pas assez de talent. »

Ai-je besoin de préciser que si les Décadents ne cherchent nullement à être connus, on ne saurait ne pas les remarquer. Leurs manières les trahissent, leurs rapports aux autres, leurs retraits sont souvent remarquables car ils détonent par rapport au monde environnant. Leur allure générale n’est pas celle de Monsieur Tout-le-monde, leurs goûts et dégoûts non plus, leurs préoccupations particulières, bizarres ou marginales. Ignorées du plus grand nombre. Dans leur aspect physique ou distinction, élégance ou autre, dans leur maintien et leurs habits, dans leurs propos, leurs passions et leurs obsessions, dans leurs rejets, paradoxes et insolences parfois, dans leur style original on reconnaît tout de suite ce qui ne saurait être un faux rebelle ou pseudo-dissident. Pour le dire en un mot, le Décadent est très généralement un dandy sorti du fond des abysses d’un passé révolu, ou peut-être d’un futur à naître ou renaître. David Hamilton fut de ceux-là.

Et « dandy » est sans doute le substantif qui convient le mieux, qui se colle le mieux, s’acoquine le mieux à l’adjectif « décadent ». « Dandy », cet anglicisme dont on ne connaît finalement pas trop l’origine. Plusieurs étymologies s’affrontent. Par exemple le verbe « dandle » : faire sauter un bébé ou un jeune enfant sur ses genoux ou déplacez quelque chose légèrement vers le haut et le bas ; ou le verbe daddle (archaïque ou dialectal pour dawdle) traîner, lambiner, flâner. Dandy, mot qui n’est pas si loin du français « dandiner ». Le dandy et le dandysme si bien décrit, du moins le dandysme anglais d’origine, par Jules Barbey d’Aurevilly (dandy lui-même et auteur très catholique mais néanmoins (ou à cause de ça) très sulfureux) dans son essai Du Dandysme et de Georges Brummel, publié en 1845.

Je ne parle pas du sens dévoyé de « dandy » qui a fini par prendre plus ou moins le simple sens relevant du paraître, de « vaniteux » ou « suffisant », ou (deux autres anglicismes encore) de « snob » ou « smart », « gommeux et bien nippé » disait-on autrefois, de « beau » (« beau » en anglais), ou plus encore de « vieux beau ».

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Pour nous français, le prototype, l’ancêtre parfait, incomparable et modèle du style et de l’esprit décadent est Baudelaire ou Bien et Mal se perdent, péché et mort de Dieu, « amour de la vie et haine de la vie » (merveille et mauvais sort à la fois ; deux extrémités entre lesquelles il n’a jamais pu, su ou voulu choisir). Dégoût profond pour le progrès technologiste, le matérialisme et le bourgeois d’un côté ; et de l’autre, goût profond du luxe, du précieux, du rare. Mais toujours sur un fond de spleen (autre anglicisme dans le texte). Rare, jusqu’à une attirance extrême pour le difforme et le malade, la transgression des interdits et autres paradis artificielles (qui sont tout sauf paradisiaques). Et au final pour le morbide et le sarcasme rageur de la lucidité à cru : la non pérennité des choses et des hommes, la décomposition. Ce qu’il y a de plus patent et de plus vrai. Tout ceci racheté et anobli par le culte acharné du Beau, de la (vaine et pathétique) Beauté féminine en particulier.

En 1857, dès avant que Les Fleurs Maladives, devenues entre temps Les Fleurs du Mal, de Baudelaire ne soient publiées et connaissent tout le succès judiciaire que l’on sait — amende, pour lui et son éditeur Poulet-Malassis et six pièces supprimées de l’ouvrage (autrement dit : censurées) : Les Bijoux (La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, / Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores…), À celle qui est trop gaie (… T’infuser mon venin, ma sœur !), Le Léthé (Viens sur mon cœur, âme cruelle et sourde…), Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire — pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », une tête molle de l’époque, un insignifiant journaleux (redondance) un certain Gustave Bourdin déblatéra longuement sur l’immoralité et l’anti-christianisme du poète, dans le Figaro du 5 juillet 1857 ; en voici un morceau choisi :

 » L’odieux y coudoie l’ignoble ; le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assiste à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ? Je suis un cimetière abhorré de la lune. »

À comparer avec un passage de l’article en défense des Fleurs du Mal de notre connétable des lettres, Barbey d’Aurevilly dont voici un passage :

« Dans un temps où le sophisme raffermit la lâcheté et où chacun est le doctrinaire de ses vices, M. Baudelaire n’a rien dit en faveur de ceux qu’il a moulés si énergiquement dans ses vers. On ne l’accusera pas de les avoir rendus aimables. Ils y sont hideux, nus, tremblants, à moitié dévorés par eux-mêmes, comme on les conçoit dans l’enfer. C’est là en effet l’avancement d’hoirie infernale que tout coupable a de son vivant dans la poitrine. Le poëte, terrible et terrifié, a voulu nous faire respirer l’abomination de cette épouvantable corbeille qu’il porte, pâle canéphore, sur sa tête hérissée d’horreur. C’est là réellement un grand spectacle ! »

Ou avec ces extraits de lettre de Gustave Flaubert ( auteur peu prolifique à souci de style, de rythme de la phrase et de vocabulaire) :

« J’ai d’abord dévoré votre volume d’un bout à l’autre, comme une cuisinière fait d’un feuilleton, et maintenant, depuis huit jours, je le relis, vers à vers, mot à mot et, franchement, cela me plaît et m’enchante. Vous avez trouvé le moyen de rajeunir le romantisme. Vous ne ressemblez à personne (ce qui est la première de toutes les qualités). L’originalité du style découle de la conception. La phrase est toute bourrée par l’idée, à en craquer.
J’aime votre âpreté, avec ses délicatesses de langage, qui la font valoir comme des damasquinures sur une lame fine. […] En résumé, ce qui me plaît avant tout dans votre livre, c’est que l’Art y prédomine. Et puis vous chantez la chair sans l’aimer, d’une façon triste et détachée qui m’est sympathique. Vous êtes résistant comme le marbre et pénétrant comme un brouillard d’Angleterre. »

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Dans ce même entretien cité au début de cet article, et qui semble résumer au mieux ce que fut David Hamilton, on trouve encore : ___ « J’aurais voulu être peintre ou écrivain. Peintre comme Balthus. C’est un membre du « club ». Avec Vladimir Nabokov. Ce sont les deux grands qui ont choisi le thème de la jeune fille. Nous ne sommes que trois dans ce « club ». J’ai connu Balthus. J’ai passé un peu de temps avec lui il y a une quinzaine d’années à la Villa Médicis. C’est un grand monsieur, tellement distant. Il m’a montré ses toiles. »

En effet Balthus fut un autre dandy et aristocrate austère et à la noblesse polonaise que l’on dit peu assurée (mais qu’importe), peut-être du même acabit que celle de cet écrivain de qualité, déclassé et grand raté (du moins dans le domaine du théâtre symboliste, car pratiquement jamais joué), que fut Jean, Marie, Mathias, Philippe, Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, l’auteur des Contes Cruels et de L’Éve Future, pour ne citer que ces titres.

Balthus fut de 1961 à 1977 directeur de l’Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, nommé à ce poste par Malraux, alors ministre gaulliste des Affaires culturelles. Lors de sa présence en Italie, Balthus fit rénover le palais et restaurer les jardins de la Villa Médicis dans le style renaissance. Et réalisa une fontaine dite le Carré des Niobides, à partir de copies de statues antiques. Le fait qu’il fût directeur de la Villa Médicis, qu’il eût une famille, qu’il soit mort il y a déjà quelques années (en 2001) et qu’il ait été peintre (même figuratif, nécessairement reconstructeur du réel) et non photographe (témoin du réel), lui a sans doute permis d’échapper à la chasse aux sorcières. Et puis, les collectionneurs de tableaux sont aussi infiniment plus rares que les collectionneurs de photographies originales ou d’album de photographies. Et sans doute de classes sociales différentes.

Figuratif, travaillant en grands à-plats, avec certaines simplifications géométriques dans le dessin, voire parfois dans un style presque naïf ou d’illustrations de livres, Balthus a peint une oeuvre que personnellement je trouve d’une manière générale étrange et distante, comme son auteur. C’est une beauté particulière, une esthétique qui doit aussi à des peintres de la première Renaissance par exemple. Dans le genre de la peinture de jeunes filles habillées ou dénudées, il a repris le flambeau de quelques autres tel Edvard Munch, le pionnier de l’expressionnisme (non exempt d’impressionnisme et de fauvisme), mais sans tomber dans l’outrance d’un hyper-réalisme, ou si l’on préfère d’un naturalisme pictural poussé à l’extrême tel celui d’Otto Dix et de ladite Nouvelle Objectivité, qui a pu sombrer dans la caricature ou le mauvais goût.

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Ici j’aurais dû consacrer deux ou trois paragraphes à Vladimir Nabokov, le Nabokov censuré, s’ils ne se trouvaient déjà pour l’essentiel sur le blog En Défense de David Hamilton : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/29/2017-bientot-le-retour-de-maurice-michel-bokanowski-et-de-jean-gilbert-jules-dit-gilbert-jules/
Où l’on voit qu’il ne faut pas confondre Nabokov et Bokanovski (sonorités ministérielles étranges qui me sont restées de mes années d’enfance au même titre que houla-hop et scoubidou). Nabokov, le style sans gros mot, ceci pour annoncer la catastrophe présentée à la fin de cet article.

J’ajoute que Lolita de Vladimir Nabokov fut au préalable bien évidemment interdit aux États-Unis, « pays de la Liberté » (enfin… de la statue de La Liberté) et de l’hypocrisie protestantes, pour obscénité, histoire d’inceste et pédérastie. Mais de même en fut-il en leur temps, du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley en raison paraît-il de sa morale douteuse, de scènes de sexe et de son caractère irréligieux. De Ulysse de James Joyce, livre interdit pour sa thématique perverse ainsi que son caractère irréligieux. Des Raisins de la colère et Des Souris et des Hommes de John Steinbeck ; le premier (prix Pulitzer 1940) pour vulgarité, références sexuelles inappropriées et… utilisation du mot Dieu de façon excessive ; le second pour violence, utilisation excessive du mot Dieu (encore) et caractère irréligieux. Pour ne nommer qu’eux. Eh, oui !

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Au temps présent, celui de la mort de David Hamilton, qui est malheureusement aussi l’époque de tant de ganaches (mâles et femelles) écrivailleuses, comment ne pourrais-je pas évoquer une certaine Charlotte Moreau, journaleuse perroquet à la gazette Le Parisien qui, dans la rubrique « culture-loisirs » (sic) fait l’affront au bon sens d’un article ahurissant : Les héros de 2016 — Flavie Flament : la mémoire dans la peau. Le voici in extenso (avec quelques remarques de ma part) :

« À toutes les stations de son calvaire [Est-ce l’expression adéquate ? Jésus, Marie, Joseph ! Qui plus est, est-ce la réalité ou le phantasme ?], elle aura dû choisir ses mots [Voir ce que j’en pense dans la suite de ce texte]. Ceux pour raconter, dans son roman [un roman ou un témoignage ?] « la Consolation », les viols qu’elle a subis l’été de ses 13 ans, au cap d’Agde. Ceux pour identifier David Hamilton, pourtant protégé par la prescription, [Le « pourtant » vaut son pesant de saloperie ; cela a un nom : diffamation publique. Et pour le Parisien : complicité de diffamation publique] en la personne de ce « photographe de mode à l’aura mondiale » [Pas photographe de mode, et à l’aura passée] que tout accusait dans son livre [Paroles d’évangile]. Et enfin ceux pour réagir au suicide de l’octogénaire [Les mots scandaleux d’une imbécile ; quant à « octogénaire », cela sent le moisi de la gérontophobie], après deux mois de guerre médiatique. [Expression sidérante ! Quand il s’agit d’un pilonnage insensé, totalitaire, terroriste et coupable, d’un harcèlement public et médiatique ignoble d’un être âgé, isolé et sans moyen de défense.] Flavie Flament n’obtiendra jamais de confrontation [le salaud!] avec l’artiste [Tiens ! c’est quand même un artiste, comme Polanski, Allen, etc.] britannique, qui a nié les agressions [ô l’affreux négationniste!] et emporté ses secrets dans la tombe [comme tous les morts ]. Mais grâce à sa notoriété, [autrement dit à un pouvoir particulier que lui confère la dictature de la maffia médiatique, qui lui a permis d’être l’instigatrice avec son complice Ardisson d’un suicide ] l’animatrice de RTL a percé, à 42 ans, une brèche dans la chape de plomb pesant sur les victimes de viol [rien que ça ? d’autres ne l’ont pas attendue, et nettement plus crédibles]. Et particulièrement celles de pédophilie, qui peuvent enfouir leurs souvenirs pendant des dizaines d’années avant de les voir ressurgir, [juste un peu sollicités] intacts [sic] et dévastateurs [dévastateurs pour qui ?].
Mettre des mots sur le phénomène méconnu de l’amnésie traumatique. Mettre des noms sur les criminels. Mettre en cause les délais de prescription [sur la base d’une théorie péri-psychanalytique fumeuse pour ne pas dire délirante et d’une pratique de manipulation qui a déjà fait des dégâts énormes, dénoncées par les gens sérieux de la psychiatrie] qui protègent les violeurs dès que leurs victimes mineures atteignent l’âge de 38 ans [20 ans après la majorité, ce n’est déjà pas mal]. Une mission de réflexion dont la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, a investi officiellement [mazette !] Flavie Flament [sans compétence aucune à part sa fréquentation des psys]. En plus de toutes celles qui l’ont contactée directement, [combien ? qui ? toutes ex-amnésiques en cette épidémie de dénonciations] combien d’autres femmes (ou hommes) l’ex-petite fiancée [sic!] de TF 1 a-t-elle déjà aidées en témoignant publiquement ? [témoignant ou accusant et diffamant ? et n’ayant jamais porté plainte en heure et en temps ?] »

Charlotte, il faudrait peut-être penser avant d’écrire. Autant de phrases que de çonneries, freluquette ! On dirait que les petits moineaux, les petits plumitifs à cervelle d’oiseau, les piafs de l’inconvenance ne reçoivent même plus de cours de déontologie à l’école du journalisme. Poupette, quelle héroïne ! Quel courage ! Tous contre un, à charge, hors des délais prescrits et en toute diffamation pousse-au-suicide !

Enfin, pour vous montrer que le vieux Bardamu avait raison lorsqu’il prétendait, je ne sais plus où, que « la merde a de l’avenir » en ajoutant : « vous verrez qu’un jour on en fera des discours, » je ne peux m’empêcher de vous donner à goûter non pas un discours mais des extraits de mauvaise littérature, de très mauvais roman. De morceaux de choix de Flavie Flament, alias Poupette Lecanu. Je veux dire : non pas des bouts d’elle-même, mais des morceaux choisis sortis du cerveau de l’écrivailleuse.

Eh, oui, de son grand œuvre La Consolation, j’ai retenu un mot (et annexes) car il semble tellement bien correspondre au personnage et à son élévation de pensée, ainsi qu’à son style fort soutenu. Voici donc à suivre une succession impressionnante de phrases toutes faites, d’expressions archi-usées, de lieux communs de la sous-littérature de gare, pas même bas-bleu pour deux sous, dénuées de toute originalité tant dans l’expression que dans le vocabulaire d’une insigne pauvreté (il est vrai qu’elle sait à qui elle s’adresse) que s’en est presque comique :

_ … c’est de ne pas avoir une vie de merde comme la mienne. J’ai une vie de merde. Vous me faites chier. Vous ne faites tous chier. Je ne devrais pas te le dire mais je te le dis quand même. Tu vois, il y a des jours où j’en ai tellement marre …
_ Ensemble, nous allons remonter. Nous allons nous aider. Nous allons chercher, creuser de nos doigts la terre du passé, soulever les pierres tombales, profaner les lourdes sépultures du non-dit, plonger la main dans la merde, enfoncer nos bras, casser nos ongles, forer au plus profond. Nous allons entendre des râles, des éclats de voix, des colères …
_ Merde, c’est quand même pas compliqué ! Ça, c’est maman qui gueule. Du canapé. extrémité gauche, juste à côté du petit meuble et de ses magazines. La lampe est allumée. Elle a les jambes repliées sur les coussins, un verre de vin à côté…
_ C’est la merde. Comment expliquer à maman la grosse connerie qu’elle vient de faire ? Décidément elle n’en rate pas une… Elle a le don de se retrouver dans tous les coups foireux, quand elle va le raconter à maman, ça va chier. ___ Quoi ?!
_ Jamais Poupette ne couche avec les hommes rencontrés sur les Champs Élysées. C’est un jeu. Un jeu qu’elle doit jouer. Maman est ravie : ça la change de sa vie de merde, comme elle dit toujours. Alors Poupette se tait. Fait bonne figure.
_ Je sais que c’est une des seules choses qui te rende heureuse dans ta vie de merde, comme tu dis, que tu y passes la nuit quand tu n’arrives pas à dormir et que ça te fait du bien. Que ça te donnes aussi des choses à raconter à ta meilleure…
_ Merde ! Tu comprends ? Je veux mourir… murmuretelle [sic, coquille de qui s’emmerde (resic) à faire de la saisie de telles banalités niaiseuses] dans un souffle qui semble être le dernier. Poupette est tétanisée. Face à la folie, son inaltérable pouvoir destructeur, sa souveraineté cruelle, elle baisse la garde.
_ Tout se mélange. Des mains, du savon, des yeux rouges embrumés, de la mousse, des doigts qui la pénètre, du sang, du malsain, du crado, du dégueulasse, du vomi, de la puanteur, du parfum bon marché, de la sueur… De la merde. Les yeux se ferment, le corps se barricade, le cœur se verrouille. Le vieux dégueulasse ne m’aura pas. Jamais.
_ Remettre. Non, là, franchement Flavie… Ok, c’est pas de ta faute, mais ça nous met tous dans la merde. Allez ! Fin des vacances, on rentre à la maison. On va devoir expliquer ça à ton oncle qui nous accueille… Quand je pense que c’est pour…
Fermons les écoutilles. C’est assez ! Cette scatologie ou grossièreté [près de vingt occurrences ici, et sans jeu de mot] est grotesque tellement elle est répétitive et foncièrement indigente. Là, tu es bien loin Poupette, de l’ami Panurge qui au Quart Livre, chapitre LXVII te demande :
___ Que diable est ceci ? Appelez-vous ceci foire, bren, crottes, merde, fiente, déjection, matière fécale, excrément, repaire, laisse, émeu, fumée, étron, scybale ou spyrathe ? C’est (crois-je) saphran d’Hibernie. Ha, ha, ha ! C’est saphran d’Hibernie. »

Scybale du latin scybala, lui-même du grec scubalon (excréments) ; spyrathe du grec spurathos (crottes de chèvres ou de brebis). Hibernie : Irlande.

Bloy écrivit un jour (c’était à l’encontre de son ennemi intime Zola) :
« C’est un peu fort tout de même que ce bison, qui n’a plus même l’excuse d’avoir l’air d’être un écrivain, soit admis à déposer son paquet de fiente sur une grande chose qui nous fait, à nous, sauter les larmes des yeux !

Je trouve cette phrase parfaitement adaptée à notre sujet et applicable à Poupette qui semble atteinte de diarrhée mentale pas même bonne à faire fumure. Et la conclusion ultime en reviendra à Père Ubu, expert en merdrologie, in Ubu Directeur, un pastiche de Pierre Veber paru dans le Gil Blas, n° 6432, du 27 juin 1897) :

___ Oh ! oh ! oh ! Fourrez-moi ça dans le tonneau à vidange !