Mes premiers souvenirs de Pauline Carton datent du temps du Grenier de Montmartre à la TSF, émission de chansonniers diseurs ou goualeurs, et de quelque film, je ne sais lequel où elle apparaissait en concierge à chignon, cheveux visés à plat, plaqués sur la tête. Elle n’était déjà plus toute jeune. En mon esprit, je ne peux donc la voir quand vieille dame.
Il faut dire que dès sa jeunesse — ou du moins dès jeunesse passée — physiquement et musicalement, pas spécialement gâtée par la Nature, Pauline Carton ne put jamais tenir quelque premier rôle. Ou quelque rôle de jeune première. Mais ce qui aurait pu la desservir, l’a finalement servie.
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Pauline Aimée Biarez est née en 1884 à Biarritz et morte en 1974 à Paris. Elle venait d’un milieu très bourgeois qui la laissa faire très jeune ce qu’elle avait envie, et même l’encouragea tant qu’il pu. Sa mère en particulier. Et son envie, son grand plaisir était d’être sur les planches tant pour des pièces de théâtre que pour des revues ou de l’opérette, que devant la caméra du cinéma muet puis du parlant.
C’est ainsi qu’en 1904, elle se retrouva dans une pièce titrée Le Ruisseau, sans rémunération et sans aucune expérience (si ce n’est celui d’un milieu qui pratiquait à l’ancienne un théâtre familial ou amical), une pièce de Pierre Wolff, dramaturge et librettiste aujourd’hui oublié. Elle y jouait une fille de petite vertu qui avait nom Carton, nom qui lui servit ensuite de pseudonyme.
Pauline Carton fut une figure, un personnage du monde de la culture parisienne pendant plusieurs décennies. On peut dire que finalement elle a fait (très longue) carrière grâce à un physique ingrat et une voix, disons : de fausset, pour ne pas dire de crécelle, surtout lorsqu’elle poussait la chansonnette, ce qui fut le cas souvent.
Personnellement, je voudrais voir dans l’existence de ce personnage dans le monde du spectacle, comme l’intrusion d’une artiste burlesque, à l’humour kitch et loufoque, parfois impertinent ou libéré. Quelque ancêtre, si l’on peut dire, de Francis Blanche, Boby Lapointe, et d’autres encore.
Mais au-delà du burlesque, les gens qui l’ont connue on toujours déclaré qu’elle avait une mémoire d’éléphant et qu’elle était très cultivée. Ceci n’était pas sans rapport avec le fait qu’elle était d’une famille bourgeoise de libre-penseurs saint-simoniens. Son père, ingénieur dans les chemins de fer, a travaillé avec Haussman. Ce dernier a d’ailleurs accordé une pension à la famille de Pauline Carton à la mort de son père.
De son côté, Pauline servit plus ou moins de secrétaire, de « chercheuse de documentation » à la Bibliothèque Nationale, d’« espionne des pièces des autres » et de découvreuse d’actrices et d’acteurs, ou plus généralement de femme de confiance à Sacha Guitry, qui lui a rendu en la faisant apparaître dans plusieurs de ses films, et pas toujours pour un simple petit rôle, ou rôle anonyme que l’on remarque à peine.
Elle aimait se présenter en femme demeurée jeune fille, femme célibataire et sans enfant, libre de tout homme. Mais en fait, cette personne, ce personnage a vécu sinon avec, mais du moins a été très liée pendant un demi-siècle, et jusqu’à la mort de ce dernier, à un poète et écrivain suisse, un divorcé : Jean Violette, nom de plume de Frédéric Jean Von Gunten, né en 1876 à Zurich et mort en 1964 à Genève. (Gunten est une cité du canton de Berne. Cumbitta en 1239 en gallo-romain).
Plus prosaïquement, Pauline Carton vécut chez sa mère, puis à l’hôtel à la mort de cette dernière. Mais on raconte qu’elle a toujours refusé de jouer ou de tourner au mois d’août, car elle le passait régulièrement à Genève, en compagnie de son poète. Espiègle, elle aimait à dire : « Au mois d’août, je fais l’amour ! »
Jean Violette ne dit sans doute pas grand-chose à beaucoup de gens, ce dernier est, par contre, encore connu en Suisse, surtout pour une œuvre en prose Le Roseau Sonore (1916). Il fonda en 1894 La Violette littéraire, qui réunissait de jeunes écrivains et dont il rassembla le meilleur dans le Livre des Dix. Dans les années cinquante, il fut nommé président d’honneur de l’Association des écrivains de Genève lors de sa fondation.
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On ne développera pas sur le fait que Pauline ait joué souventefois des rôles de bonne, concierge, mégère, femme de compagnie à l’instar d’ailleurs de sa contemporaine Jeanne Fusier-Gir (1885-1973). Comme Jeanne (qui elle ne poussait pas la chansonnette), elle a pu jouer dans des films de réalisateurs marquants, où il lui est quand même arrivé de donner la réplique aux plus connus, comme ici à Raimu dans ce film de Sacha Guitry et Christian-Jaque : Les Perles de la couronne (1937).
– Vous descendez à Southampton ?
– Oui, je descends à Soutanton !
…
– Ah les femmes!
– Ah oui !
– Et qu’est-ce que vous en savez?
– Je l’ai été
– Oui…
…
— … Toutes les misères que les autres m’auront faites …
— Inexorablement
— Mais qu’est-ce qu’ils ont avec les adverbes sur ce bateau ? … Prenez le bagage…
Donc, sans vouloir développer sur ses multiples participations à divers films ou spectacles publics, je voudrais juste évoquer l’aspect burlesque, étrange, espiègle, libéré, ou échevelé de certaines de ses apparitions. Accompagnée de sa gouaille toute parigote et/ou de son chant unique. Cela dit, difficile de faire un large choix concernant le talent particulier de Pauline Carton, constatant que sur Internet, il n’y a pas énormément de vidéos sur elle.
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1 – Commençons avec, disons, une sorte d’audio-saynète musicale qui pourrait illustrer ce que je viens d’écrire sur sa vie privée :
Puisque vous vous mariez, qui est un enregistrement de 1933, alors que Pauline Carton approchait de la cinquantaine :
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2 – Poursuivons avec son grand succès : Sous les palétuviers, air extrait de l’opérette « Toi c’est moi » créée en 1934. Musique du cubain Moisés Simón Rodríguez, dit Moyses Simons (pseudonyme « fâcheux » qui lui valut de passer un temps en camp de concentration avant qu’il n’en soit relâché en 1942, pour mourir encore jeune peu d’années après).
Ici nous voyons Pauline dans l’adaptation cinéma de 1936 de l’opérette, film réalisé par René Guissart, qui fit une partie de sa carrière aux États-Unis de 1916 à 1930 environ en tant que directeur de la photographie (c’est lui qui a réalisé la présentation du lion Léo de la maison de production Metro Goldwyn Mayer) puis fut réalisateur en France dans les années trente.
Pauline Carton y a pour partenaire André Berley (André Obrecht, de son vrai nom), peu de temps avant la mort de ce dernier. En effet, celui-ci, né en 1890, est mort en fin d’année 1936.
D’ailleurs, on peut se demander si Pauline Carton ne portait pas la poisse à ses partenaires, puisque si cet enregistrement bien connu s’est fait en compagnie d’André Berley peu de temps avant sa mort, c’est aussi parce que son partenaire initial dans l’opérette Toi et Moi, René Koval, né en 1885 n’était déjà plus apte à chanter, voire n’était déjà plus de ce monde (il est mort à l’été 1936, le fameux premier été des quinze jours de congés payés du Front Popu).
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3 – Et maintenant ce sera une curieuse chanson qui doit dater (du moins son enregistrement) des années cinquante puisqu’il a été reproduite semble-t-il sur un « 45 tours ».
Cette chanson je la trouvais insipide, avant de la voir citée dans une série de Chansons de France coquines et gaillardes, et que Pauline Carton n’explique de quoi il retournait. Car je la prenais pour une chanson totalement anodine et nettement moins drôle que le succès des Frères Jacques C’que c’est beau la photographie. Je n’avais donc pas assez de subtilité pour voir en elle une chanson à sous-entendus, allusions et sens détournés, comme le rappelle Pauline Carton elle-même ici :
Après sa présentation, écoutons donc cette chanson :
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4 – Dans un autre genre encore :
Pauline Carton pas plus que bien d’autres, tels Boris Vian (avec la moulinette de sa Complainte du progrès) ou Jacques Tati (voir Mon Oncle) n’a pu échapper, lors de la Reconstruction à l’invasion, dans le domaine ménager en particulier, de la machinerie nord-américaine, prémices de la société de consommation actuelle.
Nous retrouvons ici, on est en 1947, « Pauline Carton s’y connaît! » dans une publicité pour un réfrigérateur nord-américain de la marque Newfrigor CROSLEY, qui (je pense) devait consommer une quantité non négligeable d’électricité.
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5 – Ou dans un style similaire :
Là, il s’agit d’une réclame de 1950 plus « franco-française », puisqu’on y fait le panégyrique de La [bonne vieille] vache qui rit avec Pauline Carton.
En 1950, Pauline a 66 ans, mais je doute qu’elle avait envie d’arrêter son activité, ni les moyens financiers. Elle n’a d’ailleurs jamais vraiment décroché puisqu’elle jouait encore au théâtre très peu d’années avant sa fin. On essaye de mourir sur les planches, quand on a ça dans le sang.
J’ignore si les artistes avaient quelque caisse de retraite juste au début de l’après-guerre. Je n’ai jamais entendu parler d’autre chose que du « Comité du cœur » fonds de secours destiné aux sociétaires de la SACEM, fondé en 1951, entre autres par Albert Willemetz, le scénariste, librettiste et parolier de tant et plus d’opérettes, comédies musicales, revues des années de l’entre-deux-guerre, et de chansons. Et l’association pour aider les artistes dans la débine n’était pas encore née ; je veux parler de l’association La Roue Tourne qui fut fondée en 1957 par l’acteur Paul Azaïs et l’actrice Janalla Jarnach.
En attendant, on semble voir dans cette réclame un pur produit de l’activité alimentaire, où Pauline joue à fond son personnage populaire, qui était alors bien connu de toutes et de tous, puisqu’elle tournait encore des films, avec Sacha Guitry en particulier.
Ce qui est drôle ici, est qu’il faut savoir que Pauline Carton détestait accomplir les tâches ménagères ou s’embarrasser de faire la cuisine. Vivant à l’hôtel mangeant au restaurant.
Ceci pourrait être rapproché à nouveau d’une chanson comme Pan, pan, pan pan, poireau, pomm’ de terre de Boris Vian, chantée par Maurice Chevalier.
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6 – Et terminons avec cette chanson : J’ai un faible pour les forts qui date probablement des années cinquante du moins en cet enregistrement (et s’il s’agit bien d’un 45-tours). Que je mettrai dans la ligne d’une chanson plus récente de Robert dit Boby Lapointe comme (« Marcel me harcèle ».) Comprend qui peut … ou comprend qui veut.
Gary Cooper… « la » vedette internationale des années trente à cinquante, dans divers genres de films : d’aventures, comiques, de cow-boy. Le pur produit conservateur de l’« american way of life ».
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Avant de clore, j’ajoute que (mis à part pour les paroles des Palétuviers de l’opérette Toi, c’est moi, dont l’auteur ou les auteurs se trouvent dans la liste suivante : Marcel Bertal, Robert Champfleury, Henri Duvernois, Louis Maubon, Albert Willemetz) j’ignore tout de qui est ou qui sont les auteurs des textes et chansons présentées ici. Pauline en est peut-être l’auteur, au moins pour une part.

« La perfection de la société » (et généralement annoncée « pour toujours »), ou pour le dire autrement « le progrès en soi et pour soi », c’est une autre manière, une manière plus élégante, de préconiser le totalitarisme et la dictature, le technologisme, ou pour le dire autrement le néo-fascisme ou néo-stalinisme (tant de gauche, de droite, du centre, extrêmes ou non, d’ailleurs, puisque ces mots recouvrent la même réalité glauque de la bourgeoisie et du capitalisme).
Attention à ça, ne surtout pas s’y inscrire :
https://www.monespacesante.fr/
entreprise macronienne (et plus généralement mondialiste) de flicage « librement consenti ».
À propos, voici d’autres joyeusetés prévues si l’ordure totalitaire repasse :

Sacha Houlié avocat (si, c’est vrai) et député LREM (La Régression En Marche) de la Vienne. Les jeunes ordures ne se cachent vraiment plus.
Légalisation du cannabis et pass (sic) écologie (resic) (par ceux là même qui polluent le plus ?!)
Un petit coup de « libéralisme » occidental et un autre de totalitarisme « à la PCC »…
Oui, très bel avenir de dégénérés !
par H16 du Vaillant Petit Économiste
Tiens, voilà que ça bouge pas mal au Canada ! Pourtant, si l’on se souvient des précédents épisodes de la Guerre Contre Le Virus dans cette partie de la planète, on avait surtout noté l’obéissance très polie de l’ensemble de la population nord-américaine devant l’empilement de restrictions, de contraintes et de lois de plus en plus débiles à mesure que la peste moderne tournait au rhume.
Ainsi, dans un précédent billet, je constatais que le Canada (comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande du reste), pays plutôt libéral auparavant, se rapprochait chaque jour un peu plus d’une dictature sanitaire fascisante, menée par Justin Trudeau, un Lider Wokismo décidé à faire appliquer l’agenda de Davos à sa population qui semblait, jusqu’à présent, suivre le mouvement entre quelques « oups, pardon » et « après vous, je vous en prie ».
On s’était ainsi arrêtés à la situation déjà préoccupante dans laquelle, comme dans toute bonne dictature communiste, les Canadiens non munis d’un sauf-conduit dûment produit par le pouvoir en place ne pouvaient plus librement quitter leur pays : depuis novembre, seuls les vaccinés sont autorisés à quitter le territoire, avec quelques exceptions très spécifiques qui ne tenaient que jusqu’à présent.
Depuis le 15 janvier dernier cependant, une profession supplémentaire s’est ajoutée à celles devant absolument être vaccinée pour pouvoir aller et venir au-delà des frontières du Canada : les routiers doivent maintenant être dûment picousés pour pouvoir acheminer des biens de et vers les États-Unis. Il devient impossible de faire leur travail pour ceux qui n’ont pas le précieux sésame obtenu, on le rappelle, après une pardon deux pardon trois oups je voulais dire quatre doses ou … ah je m’y perds mais baste, sans injection, impossible de convoyer librement.
Quelques petits rigolos, au courant du changement drastique qu’introduirait cette date, avaient déjà senti la difficulté logistique que cette contrainte vaccinale allait faire peser sur les camionneurs, et en profitaient donc pour échafauder des « solutions » de contournement, comme – par exemple parmi d’autres aussi idiots – cantonner les chauffeurs non vaccinés d’un côté de la frontière, et faire faire le seul déplacement des remorques de fret par un ou plusieurs agents, vaccinés, sur les quelques centaines de mètres d’un côté à l’autre de la frontière.
Bien évidemment, la quantité même de fret, de remorques et de tracteurs concernés, la place nécessaire pour faire les opérations de manutention au bord de la frontière, le temps nécessaire et les coûts induits rendent toutes les solutions proposées d’autant plus impraticables qu’on parle en réalité d’un pourcentage élevé de chauffeurs concernés. Et si les estimations varient beaucoup (entre 5 et 25%, c’est dire), il faut comprendre que même le retrait d’une modeste proportion (5%) de ceux-là dans le fret entraîne immédiatement de gros soucis logistiques sur l’ensemble des chaînes. En réalité, ce genre d’obligation vaccinale entraîne une contrainte extrêmement forte sur ces chaînes et sur, basiquement, le gagne-pain de ces conducteurs, de ces sociétés d’acheminement, puis, par ricochet, sur les prix des biens et produits distribués.
Mais dans un pays si policé et si calme, on pouvait s’attendre à ce que cette contrainte soit malgré tout mise en place, conservée et appliquée posément sans plus de remous. La nouvelle couleuvre aurait été avalée avec des grimaces et les choses auraient repris leur cours habituel. Il n’en fut rien et la couleuvre n’est pas passée.
Excédés de ces obligations, un nombre croissant de camionneurs a décidé d’aller protester à Ottawa pour faire valoir leur point de vue. Très rapidement, les premiers protestataires ont été entendus et rejoints par d’autres. Dans certains cas, ce sont même les agriculteurs qui ont accompagné les camionneurs :
Des milliers de camions se sont donc rassemblés et dirigés vers la capitale du pays, ce qui, compte tenu de sa taille, a pris plusieurs jours pour certains.
On compte à présent entre 70.000 et 100.000 camionneurs impliqués et plusieurs fois autant d’individus qui se sont déplacés pour revendiquer l’abandon de l’obligation vaccinale. Le convoi de camions à destination d’Ottawa, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, a battu plusieurs records et commencé à faire parler de lui dans la presse locale puis régionale. La presse nationale et internationale n’a réellement abordé le sujet qu’à reculons, très progressivement et en minimisant assez copieusement les chiffres et la situation. Il aura d’ailleurs fallu qu’un tweet d’Elon Musk évoque la question pour qu’enfin, certains titres apparaissent dans la presse étrangère :
Sans surprise, on appréciera la façon dont les événements sont présentés : minimisation des chiffres et de l’ampleur (on parlera de centaines de camions au lieu de dizaines de milliers), réduction de la participation à une « mince minorité » et ce alors même que des camionneurs vaccinés participent clairement à la démarche, tout y passe comme on pouvait s’y attendre, jusqu’aux formes subtiles de camouflage d’information : craignant de donner une image un peu trop exacte de l’ampleur du mouvement, les autorités canadiennes ont décidé de couper les flux internet des caméras de surveillance du trafic autoroutier. Après tout, si personne ne voit ni ne parle de ces convois, c’est qu’ils n’existent pas, n’est-ce pas ?
Quant à la présentation du mouvement comme essentiellement anti-vaccin, tactique maintenant éculée, elle n’a pas permis de modifier sa dynamique : la plupart des Canadiens savent que ces routiers sont bel et bien remontés contre l’obligation vaccinale, c’est-à-dire l’imposition faite à tous de s’injecter un produit expérimental, et non contre le vaccin lui-même qui reste un choix personnel… Et 28% les soutiennent directement.
Après avoir clairement fait savoir qu’il n’y aurait aucune tolérance ni marge de manœuvre pour les récalcitrants et sentant que la situation commençait à échapper quelque peu aux plans bien proprets qui avaient été établis dans lesquels la population se laisserait enfermer sans trop couiner dans un contrôle social de plus en plus ferme, le premier ministre canadien Justin Trudeau a donc rassemblé son courage et, prétextant être cas contact Covid , s’est rapidement isolé pour être ensuite vaillamment exfiltré dans un lieu tenu secret, probablement propice à entamer des négociations à distance et sous bonne garde.
Négociations qui promettent néanmoins d’être complexes et forcément intéressantes à suivre tant les précédents ont montré le pouvoir réel dont disposent les camionneurs. On se rappellera à bon escient que la menace d’une grève en France avait rapidement fait plier le gouvernement en rase campagne avant même toute ouverture de négociation concernant la présence d’un pass sanitaire dans les restaurants routiers qui n’y sont donc pas soumis depuis lors. Trudeau et son courage millimétrique aura donc fort à faire s’il veut continuer sur la trajectoire officielle actuelle et la possibilité d’un volte-face brutal n’est pas à écarter.
H16
Ce n’est qu’une route parmi d’autres en direction d’Ottawa où la ville est déjà bloquée par les camions et par des manifestants à pied
« Les camionneurs canadiens tiennent Ottawa. Trudeau est dans sa cachette. Le monde libre soutient les camionneurs. Trump vient de leur apporter son soutien. Les résistants français sont à fond avec eux. Il se passe quelque chose d’immense ! » (F Philippot)
Des dizaines de milliers de camions bloquent maintenant Ottawa, la capitale fédérale du Canada, et continuent à converger de tout le Canada et du nord des USA pour protester contre la décision du 1er ministre Trudeau (qui s’est planqué) de rendre la Vax-I-nation obligatoire :
Cette protestation est en train de gagner les USA et même … le Brésil. À suivre…
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En Allemagne, le plus gros syndicat de médecins libéraux ( + 100 000 adhérents) a décidé de ne pas appliquer la consigne de la 3ème injection.
Enfin les médecins se remuent et pensent à nouveau à Hippocrate ! .
Dans la feuille de chou Gala, on a fait causer Françoise Hardy sur la mort des frères Bogdanoff. Elle aurait mieux fait de se taire. Cela m’a définitivement « fâché » d’avec l’une des « idoles » de ma jeunesse.
Je m’inquiétais ces temps derniers de sa triste fin de vie, mais quand on est aussi bête et méchante, on finit peut-être par mériter sa mort cruelle !
Il faut savoir, mais je l’ai déjà écrit, qu’elle est donc « en fin de vie » comme on dit. Certes, en naissant, on est tous en fin de vie. Mais, elle n’est vraiment plus très bien et totalement finie pour la chanson — si les informations la concernant sont exactes, tout en sachant qu’il faut se méfier de ce que raconte la presse pipole tout autant que des « grands media », chacun en leur domaine.
Celle qui pour moi incarnait la douceur, la gentillesse, la délicatesse — la féminité, toute androgyne d’ailleurs — ou encore la souffrance, la tristesse, le pessimisme dans tant de ses chansons, surtout en ces dernières années (« je n’aime que les chansons tristes avec des violons » a-t-elle assez répété avec l’âge) vient de se ranger dans une case que je préfère ignorer.
J’explique.
Donc suite à la mort des frères Bogdanoff, des journaleux lui ont demandé : « Partagez-vous l’émotion autour de leur mort ? » « L’émotion » étant un mot faisant référence en fait au sur-matraquage de la presse, pipole en particulier, concernant leurs décès.
Moi, personnellement, je n’ai pas été ému les ayant toujours pris pour des guignols munis de thèses fantasmagoriques, personnages totalement créés par le monde médiatique. Mais bon !
C’est d’ailleurs quelque chose de similaire que Françoise Hardy leur a répondu en disant : « Pourquoi la partagerais-je ? … J’ai lu des livres passionnants de Richard Feynman, de Trinh Xuan Thuan, d’Etienne Klein, mais ceux des frères Bogdanoff ne m’intéressaient pas ».
Les frères Bogdanoff n’étaient pas piquousés contre (ou pour, on ne sait trop) le/la covid. Ce qui pour moi était tout à leur honneur. Et c’est ici que se situe le problème, si je puis dire. On a fait parler Françoise qui s’est lâchée sur la pseudo-vaccination covidiste.
Et là, ça fait mal d’entendre une telle bêtise, et en si peu de mots, d’un conformisme si gouvernemental, et parigot finalement, car elle a déclaré : « Constater que des gens gravement malades d’un cancer, du cœur ou autres ne peuvent subir l’opération prévue pour les soigner, parce que les non-vaccinés ont envahi l’hôpital… il y a là de quoi perdre patience ! »
Les non-vaccinés qui ont envahi l’hôpital ! Misère et damnation ! D’où sors-tu ça Françoise ? Que connais-tu de la situation réelle et dramatique, pour toutes autres raisons, des hôpitaux publics en France ? Est-ce la souffrance qui te fait dire n’importe quoi ?
En l’instant où j’ai lu ceci, Françoise a perdu toute mon estime. Comme le rappelle non sans dépit France Soir où j’ai retrouvé cette micro-information, Françoise Hardy était « celle qui chantait Le temps de l’amour en 1962. Aujourd’hui, c’est plutôt celui des règlements de comptes… »
Pour clore sur le sujet, j’aimerais qu’un journaliste est la cruauté de lui rappeler qu’elle-même n’est pas piquousée, pour la bonne raison (c’est elle qui le dit) que cette « vaccination » si elle se faisait, devrait inexorablement et très rapidement amener sa mort, vu l’état de son cancer.
Pourtant, ne devrait-elle pas « penser aux autres » comme disent les crétins et se faire piquer comme tout le reste du bétail humain ? Dans sa logique pourquoi devrait-elle faire exception, cette tête de linotte ? Linotte dont le chant vaut mieux que ses propos vulgaires.
Pauvre Françoise, encore une déception pour moi.
