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EFFICACITÉ DES SANCTIONS ANTI-RUSSES CONFIRMÉE

De Russosphère
LES SANCTIONS FONCTIONNENT🌡

L’UE bat le record de la faillite

Au cours des six derniers trimestres, le nombre de sociétés en faillite a augmenté dans l’Union européenne.

Les services de restauration (23,9%), de transport et de stockage (15,2%), ainsi que les services d’éducation, de santé et de protection sociale (10,1%) connaissent la plus forte baisse.

Les leaders des faillites se trouvent en Hongrie (40,8%), Lettonie (24,8%) et Estonie (24,6%).

Les raisons incluent la crise énergétique et la hausse de l’inflation au milieu du rejet des matières premières russes disponibles. [Et l’on pourrait y ajouter l’effet « covidisme »]

Tarkov.

Il y a un an (déjà) Daria Douguina était victime d’un attentat terroriste

Pour ses opinions, qu’elle savait exprimer en français comme en russe, et avec talent, Dacha a été incluse dans les listes de sanctions des États-Unis et d’un certain nombre de pays acolytes. Et puis elle a été victime d’un attentat terroriste planifié par la junte bandériste ukrainienne.

C’est son père qui était visé, elle a pris la voiture de ce dernier, et c’est elle qui a subi : un engin explosif fixé sous la voiture a été actionné à distance alors qu’elle roulait.

À un si jeune âge, moins de trente ans, quand on a encore toute la vie devant soi…

LE PENTAGONE A PERDU TOUTE UNE GÉNÉRATION

À ajouter au dossier «décadence et fin d’empire».

Réseau International – 18 août 2023

*

par RRN Staff

La qualité des troupes américaines est en baisse : les personnes saines et intelligentes ne veulent pas servir l’État.

La sécurité nationale des États-Unis est en péril : bientôt, il n’y aura plus personne pour gérer les équipements militaires ultramodernes. L’armée traverse une grave crise de main-d’œuvre.

80% des jeunes hommes âgés de 18 à 24 ans sont jugés inaptes au service. Quatre recrues sur cinq échouent en raison de leurs mauvaises performances physiques et psycho-intellectuelles – ils sont obèses, touchés par les conséquences de la consommation d’alcool et de drogues, instables et mal éduquées.

Non seulement ils seront inutiles dans les combats corps à corps, mais ils ne seront même pas capables d’utiliser la tactique suprême de l’OTAN, à savoir le pilonnage aérien des personnes désarmées. En effet, ils ne peuvent tout simplement pas manipuler les véhicules. Sans parler des tâches complexes liées au renseignement et à la cybersécurité.

Et les «soldats idéaux» potentiels choisissent tout autre chose qu’une carrière militaire – bureaux, activisme, art et autres domaines où ils peuvent s’épanouir sans la pression de supérieurs en uniforme.

Les jeunes hommes forts, dotés de bonnes références professionnelles, s’apprécient trop pour donner leur temps ou leur vie à une structure douteuse. Selon une étude de l’Institut national de sécurité Reagan, 62% des Américains considèrent que le commandement militaire est devenu trop politisé, ce qui réduit leur confiance dans les forces armées.

Difficile de les contredire : Joe Biden et ses subordonnés du Pentagone se soucient davantage de «l’inclusivité» des troupes que de leur efficacité au combat. Les autorités recherchent une tolérance totale dans les rangs des soldats, mais elles le font de manière assez étrange. Au lieu d’essayer de réconcilier les blancs et les hommes de couleur et d’instaurer la discipline, elles imposent aux militaires des collègues qui n’ont pas décidé de leur propre genre. Par la suite, l’armée ressemble plus à un «cirque de bêtes curieuses» qu’à une institution sociale prestigieuse. Le personnel de qualité la contourne.

Les cadres exemplaires : l’amiral Rachel Levine et le fonctionnaire du ministère de l’Énergie Sam Brinton, qui était accusé d’avoir volé des valises quelque temps après

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* (jpf) L’amiral (sic) Rachel (pour son ascendance juive) né Richard Levine, est un(e) pédiatre (eh, oui!) qui depuis le 26 mars 2021 est le/la secrétaire adjoint(e) à la santé (y compris mentale) des États-Unis. Il/elle est également « expert/e » dans les domaines des opioïdes, de la marijuana médicale (sic), des troubles de l’alimentation et … de la médecine LGBTXYZ. Et pour clore le tout il/elle est professeur(e) d’université en … pédiatrie et encore plus drôle … en psychiatrie. Il a eu d’une femme, deux enfants, avant de se dire « transfuge de sexe » et de transiter « femme » en 2011, puis de divorcer en 2013.

Il se fait qu’hier je suis tombé sur un type dans ses âges, qui lui ressemblait et qui était déguisé comme lui en femme. Il était en train d’expliquer à des membres de la CIA locale, je veux dire de jeunes militants d’Amnesty International prêchant leur bonne parole russophobe (ils viennent de se faire virer de Russie), du côté du petit centre commercial que je fréquente, que c’était la Russie qui était responsable de l’existence de l’État d’Israël. Je lui ai demandé d’aller se faire … voir chez les amerloques. Et j’ai surtout eu la sensation désagréable d’être tombé, mais pas « pour de rire », sur un personnage de La Cage aux folles, de Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ ou … dans le bain d’un nouveau Satyricon.

* * *

Les propagandistes pensent que les citoyens doivent être convaincus que leurs libertés, qu’ils considèrent comme acquises, peuvent être facilement supprimées. C’est pourquoi la Maison Blanche a inventé le danger en la personne d’Arabes, d’Européens de l’Est ou d’Asiatiques.

Biden a détruit tous les progrès de la politique étrangère de Trump en matière de normalisation des relations avec la RPDC [Chine] et a commencé une guerre par procuration avec la Russie – les ennemis ne sont jamais en trop. Mais, de toute évidence, les Américains ne l’ont pas cru, c’est pourquoi il n’y a toujours pas de file d’attente devant les bureaux de recrutement.

Ce n’est pas que les militaires soient sous-payés ou que les jeunes d’aujourd’hui aient de mauvaises valeurs. Ils se rendent compte que la menace réelle pour leur bien-être ne vient pas de l’Est, mais de Washington.

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HUMOUR ?

QUI FURENT LES VRAIS CONNARDS ET LES VRAIES CONNARDES ?

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En bout de vidéo, fin de la phrase : « … avec leur cervelle [sic], en se faisant vacciner ». Et vous remarquerez que le masque facilite la lâcheté et la bêtise. On a même le droit à l’ « antisémitisme » ! On dirait un sketch comique, une blague. Et ce type est un « élu de la République » !

Effrayant condensé, quand on sait que les seuls gens raisonnables étaient les « anti-vax », « anti-masque », « anti-confinement ». Et qui plus est : ils n’avaient pas le droit à la parole, à l’expression dans les media patentés…

J’y vois des fous furieux, dont le gros bourdon, l’infectiologue inconnu  ; et les deux « libertaires » : orfraie et la villiers.

À gerber, ces gens.

Sans Internet, cela aurait été une véritable catastrophe totalitaire.

Et il faut se dire qu’actuellement les mêmes ou d’autres zombies nous racontent d’autres craques : mais maintenant sur la guerre en Ukraine ou sur le prétendu réchauffement climatique.

Des craques de la part de cracks de bas étage, pour certains d’ailleurs consommateurs de crack, respirant la bêtise et l’intolérance, avec le physique de l’emploi. Confondant «  La Science » avec la religion  ; et « les sciences »  avec la propagande. Ou avec l’intérêt, la corruption propre aux collabos de l’État profond.

Et la méchanceté liée à la grosse trouille de « crever à cause des autres », et non pas à cause des vrais responsables : des « scientifiques » chinois et étatsuniens qui ont produit et diffusé cette arme bactériologique.

Tout plein de bonnes idées, ces pitres dangereux de la téloche que l’on voit tout à fait dénoncer (de préférence anonymement) les « mauvais » voisins à la kommandantur pendant la Seconde guerre mondiale.

On se moquait, ou l’on s’indignait autrefois du régime soviétique, on sait comment il a fini ; et ce que l’on peut espérer c’est également la fin du mondialisme et plus précisément de la société occidentale, de plus en plus totalitaire et dégénérée en tout, qui donne la parole aux crétins, aux tarés, aux minables, aux intolérants, aux couards, aux esprits bornés et autres « pipoles » ; de préférence à ceux qui pensent, réfléchissent, se posent des questions, critiquent, constatent ; autrement dit : à tous ceux qui font marcher leur intelligence.

POURQUOI L’OCCIDENT EST-IL SI FAIBLE ( ET LA RUSSIE SI FORTE) ? LE RÔLE DU CAPITAL HUMAIN ET DE L’ÉDUCATION OCCIDENTALE

par Gaius Baltar

Il devient de plus en plus évident pour un nombre croissant de personnes en Occident que quelque chose a terriblement mal tourné avec le projet ukrainien. Les prédictions et les projections ne se sont pas réalisées et l’Occident ne semble pas savoir quoi faire. L’économie russe n’était pas un château de cartes comme on l’avait prédit, les armes russes n’étaient pas inférieures comme on l’avait prédit, les soldats et les commandants russes n’étaient pas incompétents comme on l’avait prédit, et la technologie russe n’était pas inférieure comme on l’avait prédit.

À certains égards, les Russes semblent même être supérieurs aux Occidentaux. Leurs armes sont efficaces et, dans de nombreux cas, elles sont carrément supérieures sur le plan technologique, comme le démontrent clairement leurs missiles hypersoniques, leurs systèmes SAM et leurs systèmes de guerre électronique. Leur économie semble étonnamment avancée et diversifiée et repose sur la création de richesses réelles plutôt que sur la financiarisation et l’endettement comme l’Occident. Leur réflexion stratégique et tactique semble également fonctionner, alors que celle de l’Occident ne fonctionne manifestement pas.

Tout ce gâchis est souvent expliqué comme le résultat d’une erreur de calcul des élites occidentales, qui auraient sous-estimé la Russie et surestimé l’Occident. La situation est cependant bien pire que cela. Chaque jour qui passe révèle un peu plus l’impuissance de l’Occident et la situation devient carrément humiliante. À ce stade, le reste du monde secoue la tête ou se moque de l’Occident, de ses politiciens et de ses diplomates, sans parler de ses populations en folie.

Le dysfonctionnement de l’Occident est bien plus profond que la situation autour du projet ukrainien. Il est absolument partout. L’Occident ne sait pas faire de diplomatie en général, il ne sait pas gérer ses villes ou ses pays, ses projets de haute technologie échouent presque systématiquement, ses infrastructures s’effondrent, ses économies s’effritent, et toutes les politiques publiques semblent avoir pour objectif final le suicide de la civilisation. Les mécanismes de contrôle de l’Occident sur le reste du monde s’effondrent également, notamment le dollar, les sanctions, les révolutions de couleur, les interventions militaires et les menaces. Rien ne semble fonctionner et tout ce que fait l’Occident semble aggraver la situation.

Toute personne rationnelle qui entend un dirigeant, un diplomate ou un «expert» occidental se pose la question suivante : «Est-ce qu’ils mentent ou sont-ils vraiment aussi incompétents et délirants ?» La réponse est «les deux», mais le facteur d’incompétence est bien plus important que la plupart des gens ne peuvent l’imaginer.

Pourquoi en est-on arrivé là ? Il est clair que la cause est bien plus profonde que la désindustrialisation de l’Occident ou les problèmes économiques en général. L’économie n’explique pas l’incroyable incompétence dont l’Occident a fait preuve avant et pendant la guerre en Ukraine.

Je suggère que la cause de ce désastre en cours est un grave problème structurel en Occident – que la Russie semble avoir largement évité. Ce problème structurel est une condition nécessaire au système occidental actuel et a été créé à dessein pour le mettre en place et le maintenir. Ce problème est le sujet de cet article, ainsi que le «mécanisme» qui le sous-tend. Il s’agit malheureusement d’un article long, mais le sujet l’exige.

Le capital humain et ses propriétés

La structure de pouvoir actuelle de l’Occident, fondée sur l’idéologie, exige catégoriquement que certains types de personnes occupent des postes d’influence et que d’autres soient mis à l’écart. Cela s’applique à tous les niveaux de l’échelle sociale, des enseignants de maternelle aux professeurs d’université, en passant par les cadres d’entreprise, et jusqu’aux dirigeants de la société elle-même. Ce phénomène, qui progresse régulièrement depuis environ cinq décennies, a engendré un problème structurel majeur pour l’Occident. Ce problème est la dégradation et la mauvaise répartition évidentes et massives du capital humain en Occident.

Le capital humain peut être décrit comme la qualité de la main-d’œuvre d’une entreprise ou d’un pays, ou plus précisément comme le degré de compétence du groupe d’employés – la qualité de leur formation, la rapidité avec laquelle ils peuvent être formés, leur niveau d’éducation en général et la manière dont ils prennent des décisions. Afin de comprendre ce que signifie réellement la compétence, il convient de la définir plus précisément.

La compétence peut être décrite comme spécifique ou générale. Cette distinction est extrêmement importante et doit être comprise par toute personne qui tente de gérer le capital humain à petite ou grande échelle.

La compétence spécifique est la capacité à effectuer un certain type de travail. Il peut s’agir de menuiserie, de codage, de chimie, de médecine, de pilotage d’un avion de ligne, etc. Certains de ces types d’emplois peuvent nécessiter beaucoup de compétences, de formation et d’intelligence, mais leur point commun est que leur champ d’application est limité et clairement défini. Ils existent dans des limites claires, à l’écart des complexités et des imprécisions du monde en général. Chaque type de travail requiert certaines aptitudes innées chez la personne, ainsi que divers degrés de formation. Les personnes diffèrent évidemment beaucoup dans leur niveau de compétence spécifique dans chaque domaine.

La compétence générale ou de haut niveau est la capacité à effectuer un travail qui dépasse des limites clairement définies. Le sujet de ces types de travail existe dans un «univers variable» complexe et peut être extrêmement vague et déroutant. Cela nécessite une capacité d’adaptation et de transfert de compétences entre différents types de travail. Cela s’applique également à l’application d’une expertise dans un domaine à un domaine complètement différent, comme l’application de la psychologie à l’économie ou de l’astrophysique à la science du climat.

Parmi les postes nécessitant des compétences générales ou de haut niveau, on peut citer les cadres d’entreprise, toutes sortes de planificateurs et d’administrateurs, les développeurs de produits, les inventeurs, les consultants et analystes de haut niveau, les chefs et planificateurs militaires, les diplomates, les juges, les dirigeants politiques, les scientifiques et théoriciens de haut niveau, pour n’en citer que quelques-uns.

Les types de travail à compétence spécifique et à compétence générale ne sont pas deux choses distinctes. On peut dire que les types de travail ou «emplois» vont d’une compétence presque entièrement spécifique à une compétence presque entièrement générale. Presque tous les types de travail comportent des éléments des deux, mais dans des proportions variables. Pour illustrer mon propos, je prendrai l’exemple d’une entreprise que je connais personnellement. Il s’agit d’une société de logiciels ayant plusieurs propriétaires, dont la plupart travaillent dans l’entreprise. L’un des propriétaires est un spécialiste des bases de données exceptionnellement compétent. Cependant, lorsqu’il participe à la prise de décision pour l’ensemble de l’entreprise, il devient un véritable problème. La structure de gestion de l’entreprise a dû être «modifiée» pour le neutraliser dans ce rôle, ainsi que dans quelques autres. Cet employé possède une compétence spécifique exceptionnelle, mais une compétence générale très médiocre. Il ne peut pas «transférer» ses compétences spécifiques en matière de bases de données vers des compétences permettant de faire évoluer l’entreprise vers l’avenir. Il ne peut tout simplement pas agir de manière objective ou sensée en dehors de son travail dans la base de données.

Qu’est-ce qui fait que cet employé a une compétence générale aussi médiocre – ou plus précisément, qu’est-ce qu’une compétence générale ? La compétence générale requiert trois conditions : a) une intelligence générale élevée (QI), b) la capacité d’être objectif, même dans des situations où le résultat de vos conclusions peut ne pas vous plaire, et c) la capacité de parvenir à des conclusions sans être influencé par d’autres (c’est-à-dire la pensée indépendante). Ces deux dernières conditions résultent directement de la manière dont le cerveau humain interagit avec l’environnement. Le mécanisme sous-jacent est trop compliqué pour être décrit ici, mais on peut dire, de manière simpliste, que la relation de l’homme avec la réalité va de l’émotionnel vers l’extérieur/subjectif à l’introspectif/objectif. Cette variable, comme tous les traits évolutifs, notamment le QI, est normalement distribuée. Cela a des implications assez troublantes qui peuvent être difficiles à comprendre pour certaines personnes.

Examinons tout d’abord le QI, ou intelligence générale. Pour être en mesure d’effectuer un travail sérieusement compliqué ou de suivre un vrai programme universitaire, il faut un QI d’environ 125. Seuls 5% environ de la population occidentale ont ce QI ou un QI supérieur. Cela signifie que le réservoir de personnes potentiellement très compétentes est très restreint au départ. Même si nous retenons un QI de 115, qui est suffisant pour la plupart des travaux semi-compliqués, le groupe potentiel ne représente que 16% de la population.

Examinons maintenant les autres variables, à savoir l’objectivité et l’indépendance d’esprit. Ces deux variables sont corrélées et nous les traiterons, pour des raisons de commodité, comme la même variable ou le même trait, même si ce n’est pas le cas. Ils sont distribués normalement, un peu comme le QI, la plupart se situant au milieu et un peu moins vers les extrêmes, dans les deux sens. D’un côté de la distribution, on trouve des personnes qui, pour dire les choses crûment, sont incapables de réfléchir objectivement à toute question susceptible d’interagir avec leurs opinions personnelles sur quoi que ce soit. Ils peuvent être compétents dans un domaine limité qui est «neutre» pour eux (comme les bases de données), mais qui n’implique rien d’autre. Ils ne peuvent pas diriger une entreprise dans un environnement concurrentiel, si ce n’est à la ruine. Ils ne peuvent pas diriger une ville, un pays, une campagne militaire, une économie, ou quoi que ce soit qui nécessite une compétence générale, sauf vers l’effondrement, quelle que soit leur intelligence. Ces personnes ne sont manifestement pas aptes à occuper des postes de compétence générale ou de haut niveau.

Quelle est donc la proportion de la population qui est suffisamment objective et indépendante d’esprit pour être apte à occuper ces emplois ? Il est difficile de le déterminer, mais il est clair qu’il s’agit au maximum de 50% de la population. En réalité, c’est beaucoup moins, mais soyons généreux et disons que c’est 30%. Qu’est-ce que cela signifie ?

Le QI et l’objectivité/la pensée indépendante sont quelque peu corrélés, mais supposons qu’ils ne le soient pas. Disons que nous disposons d’un groupe de personnes potentiellement objectives et rationnelles de 30% et d’un groupe de personnes ayant un QI de 125 de 5%. Cela signifie que le groupe de personnes ayant des compétences générales de haut niveau représente 5% de 30%, soit 1,5% de la population.

Si nous sommes vraiment généreux et que nous supposons que 50% de la population est objective et rationnelle et qu’un QI de 115 est suffisant pour ces emplois, nous avons alors 16% de 50%, ce qui représente un groupe de 8% de la population.

On ne saurait trop insister sur l’importance de ce point. Ce groupe, que nous le définissions comme 1,5% ou 8% de la population, est extrêmement précieux. Il s’agit essentiellement du seul groupe de la société capable d’évaluer de manière fiable des situations complexes et de prendre les décisions rationnelles qui s’ensuivent. Sans lui, la société technologique moderne ne peut tout simplement pas être construite ou maintenue, et encore moins progresser. Permettez-moi de reformuler ceci : si nous n’identifions pas et n’utilisons pas ce groupe, nous ne pourrons pas faire fonctionner nos sociétés compliquées autrement qu’en les réduisant à néant.

La purge occidentale des compétences

Du point de vue de la gouvernance, la société occidentale moderne est motivée et contrôlée par une idéologie. Elle est poussée dans une direction idéologique très clairement définie, sous la houlette de l’Union européenne et de l’actuelle administration américaine. Cette idéologie n’est pas le sujet de cet article, mais elle est visible partout par toute personne rationnelle et indépendante. Pour les curieux non informés, un bon point de départ est le site web de l’organe de décision de l’UE, le Forum économique mondial.

Afin d’atteindre ces objectifs idéologiques pour l’Occident, deux choses doivent se produire : a) les bonnes personnes doivent être placées au pouvoir à tous les niveaux de la société et b) tout élément perturbateur doit être éliminé ou supprimé. Étant donné que tous les objectifs idéologiques ont tendance à être plus ou moins en conflit avec la réalité, il n’y a pas de groupe plus perturbateur pour eux que celui qui opère de manière objective et indépendante. De telles personnes ne peuvent tout simplement pas être autorisées à occuper des postes de pouvoir et, si elles doivent l’être, elles doivent se taire et/ou être forcées à suivre la ligne de conduite.

Le groupe objectif/rationnel/compétences générales, qu’il représente 1,5% ou 8% de la population, devient donc un problème plutôt qu’une ressource. C’est exactement la situation qui prévaut aujourd’hui en Occident.

Nombreux sont ceux qui ont remarqué que la méritocratie a été systématiquement abandonnée en Occident et que la relation entre la compétence et la récompense a été rompue dans des pans entiers de l’économie – et presque totalement au sein du gouvernement. Ce que peu de gens semblent réaliser, c’est qu’il s’agit d’une nécessité pour atteindre les objectifs idéologiques de l’Occident. Les compétences de haut niveau ne peuvent pas être encouragées parce qu’elles constituent une menace. Elle ne peut donc pas être récompensée.

Afin d’illustrer cela, examinons ce qui se passe lorsqu’un membre du 1,5% est autorisé à acquérir un pouvoir important. Elon Musk est un homme intelligent, avec un QI de 150 ou plus. Il est également très objectif et réaliste dans ses évaluations, et c’est un penseur indépendant. Le fait qu’il possède et dirige Twitter/X constitue un problème majeur pour les objectifs idéologiques occidentaux. La liberté d’expression est une menace évidente pour toute idéologie et, pour remuer le couteau dans la plaie, Musk a rabaissé les gardiens de l’idéologie chez Twitter en se moquant d’eux, puis en les licenciant tous et en ne gardant que les plus compétents. Cela ne peut pas durer et nous pouvons déjà voir la réponse. L’Union européenne prévoit de recourir à la force pour mettre fin à cet affront à l’idéologie et pourrait même bloquer Twitter en Europe. Le champion de l’idéologie (et suspecté d’être un robot-reptilien) Mark Zuckerberg a même été chargé de préparer une copie idéologiquement pure de Twitter en guise de réponse – mais il semble que cela ait échoué. Nous attendons avec impatience d’autres réponses, qui peuvent aller de l’action juridique à des actions plus «directes», et qui seront très probablement dirigées contre Musk personnellement.

La reconfiguration de l’éducation occidentale

Comme indiqué précédemment, deux choses doivent se produire pour que les objectifs idéologiques deviennent réalité : Les bonnes personnes doivent être promues et les mauvaises doivent être supprimées. Ce processus d’élévation/suppression est devenu l’objectif principal du système éducatif occidental, de la maternelle à l’université. Si nous regardons ce que le système éducatif a fait, cela devient extrêmement évident. En voici quelques exemples :

L’évaluation des compétences est systématiquement dégradée afin d’éviter toute comparaison entre les compétents et les incompétents. Les examens sont abandonnés au profit de «projets» constants et les étudiants travaillent en groupes pour que les incompétents puissent se cacher. Les écoles évitent autant que possible de tester directement l’individu – et donc de le comparer aux autres. Les personnes compétentes ne doivent pas être encouragées et, dans la mesure du possible, elles ne doivent pas se rendre compte qu’elles sont au-dessus des autres.

Les universités fondent de plus en plus l’admission sur d’autres critères que la compétence, notamment sur des quotas basés sur des variables non liées à la compétence.  La méthode de sélection la plus insidieuse est «l’essai personnel» que les candidats doivent soumettre – et qui est parfois même plus important que les notes. Tous les candidats savent que plus ils font preuve de vertu dans leur essai, plus ils ont de chances d’être admis. Sur la base de l’essai, les universités peuvent sélectionner les candidats idéologiquement purs – ce qui est le seul but de l’exigence d’essai au départ.

Presque toutes les matières académiques sont transformées de l’objectif en subjectif pour aider les étudiants irrationnels et incompétents. Cela s’applique même aux matières difficiles telles que les mathématiques, où aujourd’hui 2+2 n’est plus nécessairement égal à 4. Même l’intelligence est désormais subjective et les stupides peuvent être aussi intelligents que les intelligents – c’est juste une question de perspective, d’outils de mesure appropriés et d’inventions idiotes telles que «l’intelligence émotionnelle».

Presque toutes les matières ont été rendues plus faciles qu’auparavant pour aider les étudiants incompétents et même des domaines cruciaux comme la médecine diplôment aujourd’hui des personnes totalement incompétentes et dépourvues de connaissances, et ce à grande échelle. Cet abaissement systématique des normes a également pour effet de désintéresser les étudiants intelligents et rationnels. Un étudiant intelligent obtient des résultats de plus en plus élevés par rapport aux autres à mesure que la matière devient plus difficile. Si la matière est facile ou inintéressante, il tombera dans la médiocrité – ce qui est en partie l’objectif de l’abaissement des normes au départ.

Les disciplines susceptibles de constituer une menace pour l’irrationalité de l’idéologie ont été massivement subverties et corrompues. Cela s’applique à plusieurs domaines, mais particulièrement à la psychologie et à l’histoire, qui, dans leur forme correcte, constitueraient une menace massive pour les objectifs idéologiques occidentaux. La psychologie a été transformée en une abomination presque méconnaissable, et l’histoire n’est plus que mensonges.

De fausses disciplines ont été inventées de toutes pièces dans le but de former des personnes idéologiquement pures, sans qu’il soit nécessaire de faire preuve de compétence, d’intelligence ou d’un quelconque lien avec la réalité. On trouve ces disciplines dans les listes des «diplômes universitaires les plus inutiles» sur Internet, mais c’est un malentendu. Ces diplômes ne sont pas du tout inutiles : ils élèvent les idéologiquement purs dans la société en leur donnant une «certification» universitaire. Cette certification justifie qu’on leur confie des postes importants dans la société.

La société occidentale, en général, a abandonné la rationalité et l’a remplacée par le subjectivisme (officiellement désigné sous le nom de «post-modernisme»). Le but n’est pas seulement de former et de faire progresser les personnes idéologiquement pures, mais d’utiliser le subjectivisme comme outil d’oppression contre le groupe 1.5/8 et la partie rationnelle de la population en dehors de ce groupe. La meilleure façon de supprimer une personne rationnelle est de la soumettre à une existence d’irrationalité totale et constante. Il s’agit essentiellement d’un éclairage au gaz à l’échelle de la civilisation, dirigé contre le groupe rationnel dangereux.

Pendant que le groupe rationnel dangereux est supprimé et subverti, les «leaders de demain» idéologiquement purs sont endoctrinés plutôt qu’éduqués, reçoivent des certifications universitaires plutôt que de véritables diplômes, et enfin se voient offrir une quantité inépuisable de faux emplois bien rémunérés dans les secteurs privé et public. Ce groupe idéologiquement pur et bien rémunéré devient alors la base du pouvoir du nouveau système idéologique.

La migration ascendante des incompétents

L’objectif de cette intervention délibérée dans le système éducatif est de créer ce que l’on pourrait appeler un «modèle de migration» dans la société, basé sur le (manque de) compétence et la pureté idéologique. Les bonnes personnes doivent être placées aux bons postes et dans les bons emplois, et comme elles sont incompétentes, cela doit être géré pour elles. Une fois qu’ils ont quitté l’école avec leurs diplômes, le gouvernement et le secteur privé prennent le relais et les poussent activement vers le haut, tout en éloignant le redoutable groupe 1,5/8 de l’influence et des emplois bien rémunérés.

Deux événements survenus en Occident ont été des aubaines pour ces efforts : l’externalisation de la production occidentale vers l’Asie et l’abolition virtuelle de la concurrence dans le secteur des entreprises. Cela a considérablement réduit le niveau de complexité de l’économie occidentale et, par conséquent, le besoin du groupe 1.5/8. Lorsque la plupart des entreprises offrent des services dans un environnement protégé, elles ont beaucoup moins besoin de personnel de haut niveau/rationnel, alors que dans une «économie réelle», ces personnes ne peuvent tout simplement pas être mises à l’écart. De même, lorsque vous pouvez faire fonctionner une fausse économie basée sur le statut de réserve du dollar, vous pouvez également faire fonctionner une fausse société dirigée par des incompétents.

Examinons de plus près comment cette migration ascendante des personnes idéologiquement pures est gérée après qu’elles aient obtenu leur diplôme universitaire – et comment le groupe 1,5/8 est systématiquement bloqué. Cinq méthodes principales sont employées, qui forment ensemble un processus de prise de contrôle à long terme de la société. Ces méthodes sont les suivantes :

Filtrage du secteur public

Il s’agit du processus de sélection des emplois dans le secteur public. Dans un premier temps, la méthode du «pied dans la porte» est utilisée. Quelques politiciens et bureaucrates idéologiquement purs se positionnent dans le système et commencent à contrôler les personnes embauchées. Ce contrôle s’accroît de manière exponentielle au fil des décennies, à mesure que de plus en plus de puristes accèdent aux leviers du pouvoir. Actuellement, le processus est si manifeste qu’il commence à s’exprimer dans les documents de politique de recrutement – comme l’exemple récent du gouvernement britannique qui exclut les «hommes blancs» des postes de pilotes de chasse. L’Occident a presque entièrement réussi à exclure le groupe 1.5/8 des postes du secteur public en utilisant cette méthode – notamment ses forces armées.

Le bourrage du secteur public

À mesure que le processus de filtrage du secteur public progresse, les puristes à l’intérieur du système commencent à créer de plus en plus de postes pour leurs frères puristes. De nouveaux départements sont créés, des groupes de travail et des comités apparaissent, et le secteur public se développe. Les entreprises publiques, telles que les entreprises de services publics, les hôpitaux et les écoles, sont également souvent utilisées comme unités de stockage pour un grand nombre de personnes idéologiquement pures. C’est extrêmement évident en Occident. Chaque loi ou initiative inutile nécessite de plus en plus de personnel – et ces personnes sont toutes soigneusement sélectionnées.

Création d’emplois par décret

Cette méthode s’adresse aussi bien au secteur privé qu’au secteur semi-public. Les puristes du gouvernement commencent à créer de nouvelles lois et normes que toutes les entreprises doivent respecter. Celles-ci sont justifiées par la «bonté» et concernent généralement l’environnement, l’égalité, la sécurité, etc. Cela crée un grand nombre de postes au sein des entreprises privées qui sont taillés pour les puristes idéologiques – en particulier dans les fonctions de soutien telles que les ressources humaines, les fonctions de conformité et autres. Cela permet aux puristes de mettre un pied dans le secteur privé et d’accéder aux leviers de pouvoir qui s’y trouvent, tout comme ils le font déjà dans le secteur public.

Filtrage dans le secteur privé

Une fois que les puristes ont eu accès au secteur privé – en particulier aux ressources humaines (qui sont le cheval de Troie habituel des puristes dans les entreprises privées) – ils commencent à filtrer les nouvelles recrues exactement de la même manière que dans le secteur public. Comme dans le secteur public, ce processus de filtrage devient de plus en plus évident. Un grand nombre d’entreprises précisent désormais dans leurs offres d’emploi les groupes qui ne seront pas embauchés. Comme elles ne peuvent pas dire ouvertement «nous n’embauchons pas de penseurs intelligents et indépendants», elles utilisent généralement les «hommes blancs» comme substitut de ce groupe pour une raison ou une autre. Ce groupe est considéré comme une menace particulière, mais vous pouvez être sûr que toute personne qui ne suit pas le programme sera licenciée, indépendamment de son sexe ou de la couleur de sa peau.

Emplois superflus dans le secteur privé

Peu après qu’Elon Musk a racheté Twitter, il a licencié environ 80% de ses employés. Ces 80% correspondaient au taux d’empaillage du secteur privé de l’entreprise, ce qui est assez élevé. Les entreprises, en particulier dans les secteurs qui peuvent influencer l’opinion publique – mais pas uniquement – créent de plus en plus un grand nombre de postes qui sont soit totalement superflus, soit destinés à des opérations d’influence sur le public.

Ces méthodes de filtrage et de bourrage sont les principaux mécanismes qui ont été utilisés pour la prise de contrôle des sociétés occidentales par les idéologues purs. Il existe d’autres mécanismes, tels que l’ESG, le filtrage par certaines banques et certains fonds d’investissement de ceux qui obtiennent un financement et de ceux qui n’en obtiennent pas, ainsi que l’immigration incontrôlée conçue par les idéologues purs, qu’ils considèrent comme une continuation du processus de migration interne. Cependant, tout cela dépasse le cadre de cet article.

Les idéologues purs ont systématiquement accédé à presque tous les postes de pouvoir dans le secteur public et dans une grande partie du secteur privé – et la situation dans le secteur privé reflète de plus en plus celle du secteur public en ce qui concerne les pratiques d’embauche et le bourrage de crâne des employés. Le groupe dangereux des 1,5/8 est tenu à l’écart par tous les moyens, avec beaucoup de succès. La base de pouvoir de l’idéologie est fermement en place.

Ce programme de migration des emplois n’a pas été bon marché. Des millions d’emplois inutiles coûtent de l’argent et il est clair qu’une part importante de la dette publique occidentale peut être attribuée à ce programme, un fait qui ne semble pas avoir été remarqué par beaucoup de gens.

Les conséquences

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les sociétés et les économies occidentales ont été placées sur une base idéologique. La productivité, la compétitivité, la technologie et la science ne sont tout simplement plus des priorités en Occident. Expliquer les conséquences de ce processus pour l’Occident nécessiterait de nombreux articles, voire un livre de plusieurs centaines de pages. Citons tout de même quelques exemples.

La crise inverse des compétences

L’objectif de ce projet a été de placer les personnes idéologiquement pures à tous les postes de pouvoir et à tous les niveaux de la société. Ces postes sont, dans une société normale et compétitive, occupés par le groupe hautement compétent des 1,5/8. Le processus est aujourd’hui presque achevé, la plupart des postes de pouvoir étant occupés par des personnes idéologiquement pures. Certaines de ces personnes ont un QI élevé, mais elles ne sont ni objectives ni indépendantes. L’idéologie à laquelle ils doivent souscrire est tout simplement incompatible avec ces qualités. Cela a de graves conséquences.

N’oubliez pas que les postes de pouvoir et d’influence sont plus susceptibles d’exiger des compétences générales que d’autres postes (par opposition à des compétences spécifiques). Plus le pouvoir est grand, plus le poste exige une compétence générale. Les personnes qui occupent ces postes sont aujourd’hui sélectionnées en fonction de leur ferveur idéologique et de leur fiabilité – donc plus on monte dans la hiérarchie, plus les personnes qui occupent ces postes sont idéologiquement enthousiastes. Cela signifie que les personnes les moins objectives et les moins indépendantes occupent les postes qui requièrent le plus d’objectivité et d’indépendance d’esprit. C’est pourquoi, en Occident, l’incompétence devient de plus en plus fréquente au fur et à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. Comme l’a dit quelqu’un, «un général est un colonel incompétent». On peut le constater absolument partout, sauf dans certaines entreprises privées qui ont résisté. Ces exceptions sont bien sûr traitées en ce moment même.

Le deuxième problème est que bon nombre des personnes irrationnelles/subjectives qui détiennent tout le pouvoir ont un quotient intellectuel raisonnablement élevé. Cela peut sembler être un point positif, mais cela présente un inconvénient majeur. Les personnes irrationnelles/subjectives à QI moyen ou élevé sont les plus faciles à manipuler. Les raisons en sont complexes et devront faire l’objet d’un autre article, mais cela signifie que les hauts responsables occidentaux sont non seulement les plus incompétents qui soient par rapport aux exigences de leur travail, mais aussi les plus malléables et les plus délirants.

La crise des coûts et de la dette

La migration des personnes idéologiquement pures vers le pouvoir idéologique et les positions d’influence a créé des millions d’emplois dans les sociétés occidentales qui ne créent aucune valeur. Ces emplois sont beaucoup plus nombreux et répandus que la plupart des gens ne le pensent, et je ne serais pas surpris si quelque chose comme 20 à 30% de l’ensemble de la main-d’œuvre de l’Occident pouvait être licencié sans aucun effet négatif. En fait, l’effet serait positif, surtout si l’on pouvait faire travailler ces personnes dans les emplois de l’économie réelle (la plupart du temps subalternes) pour lesquels elles sont aptes.

La désindustrialisation a été accusée d’être à l’origine des niveaux d’endettement et des charges fiscales extrêmes de l’Occident. C’est vrai dans une certaine mesure, mais le maintien de ce groupe géant d’incompétents dans leurs faux emplois fait également peser un fardeau extrême sur l’Occident. Les sociétés occidentales sont désormais totalement insoutenables et ne peuvent être gérées sans une augmentation constante de la dette.

La crise de la concurrence

Cette crise peut être expliquée par l’exemple suivant : Supposons que trois entreprises détiennent ensemble 100% des parts de marché dans un secteur donné. Il n’y a pas de réelle concurrence entre elles et tout le monde peut se détendre car les clients ne peuvent aller nulle part ailleurs. Ces entreprises peuvent s’en tirer avec une incompétence absolue à tous les niveaux, notamment au niveau de la direction. Elles n’ont pas besoin de penser à l’efficacité, à la sécurité, à la productivité ou aux coûts, sauf sur leurs sites web et dans leurs rapports annuels. Cependant, si un concurrent avec des employés compétents parvient à s’infiltrer dans le secteur, ces trois entreprises se heurteront à un mur. Il y aura une énorme crise et une ou plusieurs d’entre elles feront probablement faillite.

C’est exactement ce qui se passe actuellement dans les économies occidentales. Le monopole et l’oligopole sont la règle et le principal objectif de la plupart des grandes entreprises occidentales est d’empêcher quiconque d’infiltrer leur secteur – généralement en corrompant les régulateurs ou en achetant la concurrence. C’est une nécessité, car un grand nombre d’entreprises occidentales sont aujourd’hui dirigées par des cadres incompétents et employées par des personnes incompétentes, en particulier dans les fonctions de soutien et de gestion. Les mots immortels de l’employé anonyme de Boeing à propos du 737 MAX s’appliquent à la plupart des grandes entreprises occidentales : «cet avion est conçu par des clowns qui, à leur tour, sont supervisés par des singes». Les entreprises occidentales ne sont plus compétitives. Elles ne peuvent pas rivaliser avec les entreprises chinoises aujourd’hui et bientôt elles ne pourront plus rivaliser avec les entreprises en général en dehors de l’Occident. Elles ne peuvent tout simplement pas fonctionner autrement qu’à l’intérieur d’un espace économique sécurisé. En fait, la situation est telle que les Chinois font déjà le vrai travail pour beaucoup d’entre elles et que la délocalisation du travail est problématique en raison (surprise !) de la dégradation du capital humain en Occident causée par la réaffectation de son système éducatif.

Cela s’applique également aux sociétés occidentales dans leur ensemble. L’ensemble des classes dirigeantes et diplomatiques de l’Occident ne sont plus compétitives par rapport au reste du monde pour ces mêmes raisons. Elles sont dépassées à chaque instant par les Chinois, les Russes, les Indiens et tous les autres. Même les dirigeants africains sont désormais plus compétents que les dirigeants occidentaux. Ils ont toujours pris des décisions plus favorables à leurs peuples que les dirigeants occidentaux – depuis quelques années en tout cas.

La crise de la complexité

Plus haut dans cet article, j’ai indiqué que le groupe des 1,5/8 est extrêmement précieux pour les sociétés modernes et que, sans lui, les sociétés modernes compliquées ne peuvent être gérées. En Occident, ce groupe a été largement mis à l’écart et une bonne partie d’entre eux ne s’intéresse même plus à l’enseignement universitaire. Mais la situation est encore pire. La reconfiguration du système éducatif et la rupture entre la compétence et la récompense sur le marché du travail ont fondamentalement changé le processus de prise de décision qui sous-tend le choix de l’enseignement universitaire. Pourquoi étudier l’ingénierie (qui est difficile) alors que vous pouvez obtenir un emploi encore mieux rémunéré avec un diplôme en psychologie (qui est facile de nos jours) ? La reconfiguration du système éducatif occidental a modifié la structure des récompenses, encourageant les jeunes à poursuivre des études faciles et inutiles, simplement parce que le «système» leur fournira des emplois.

Cela a déjà provoqué une crise majeure dans les sociétés occidentales, en particulier aux États-Unis. La «maintenance» d’aspects complexes de la société américaine nécessite un grand nombre d’ingénieurs et de personnes ayant suivi une formation dans ce domaine. Cette maintenance est aujourd’hui défaillante et repose en grande partie sur les ingénieurs étrangers formés dans les universités américaines. Voyez-vous, pourquoi les Américains feraient-ils des études d’ingénieur dans un système qui ne les récompense pas ? Si la Chine et l’Inde pouvaient, d’une manière ou d’une autre, rappeler leurs ingénieurs et d’autres personnes ayant reçu une formation solide aux États-Unis, le système américain ne pourrait probablement pas être maintenu, et encore moins amélioré. La situation va s’aggraver progressivement et nous atteindrons bientôt un point où les systèmes complexes qui sous-tendent la société ne pourront plus fonctionner. Cela nécessitera une sorte de «réinitialisation» vers une société moins complexe, avec moins de prospérité bien sûr.

Il existe bien d’autres crises que ces quatre-là, mais je ne voudrais pas passer pour un prophète de malheur en en énumérant d’autres.

La Russie et l’avenir

Qu’en est-il de la Russie ? Tout d’abord, des signes évidents montrent que les Russes ont compris ce qui se passe en Occident et qu’ils en tirent les leçons. Récemment, ils ont quitté le «processus de Bologne», un système européen de normalisation de l’enseignement. Le système de Bologne a pour objectif exprès de diluer l’éducation dans les États membres, de mettre en place des certifications plutôt que de véritables diplômes et de remplir les sociétés européennes d’«experts» mal éduqués et généralement incompétents qui suivent le consensus, quoi qu’il arrive. Les Russes ont vu dans ce système une menace pour leur pays, ce qu’il est, et sont revenus, du moins en partie, au système soviétique plus ancien et plus dur.

Deuxièmement, les Russes semblent procéder à des purges des incompétents et des corrompus au sein des structures de l’État, notamment de l’armée. La méritocratie semble être à l’ordre du jour, un concept radical de nos jours. Les Russes considèrent très probablement que ces efforts sont essentiels à la pérennité de leur État-nation – et ils ont raison.

La situation en Chine est à peu près la même et il semble que le reste du monde non occidental soit en train de s’y mettre. N’oublions pas que l’un des résultats du récent sommet Russie-Afrique a été un effort d’éducation organisé par la Russie en Afrique. Je doute que les études féministes fassent partie de ce programme.

Le conflit actuel entre l’Occident et la Russie – et de plus en plus entre l’Occident et le reste du monde – devient un conflit entre l’incompétent et l’irrationnel et le compétent et le rationnel. Le résultat est évident – mais que se passe-t-il lorsqu’une personne irrationnelle acculée au pied du mur a accès à des armes nucléaires ? C’est à n’en pas douter le cas.

En plaçant ses sociétés sur une base idéologique, l’élite occidentale s’est elle-même mise au pied du mur. Elle ne peut pas être compétitive, elle ne peut pas développer ses économies ou ses sociétés, et elle ne peut pas revenir en arrière. Pour résoudre les problèmes de l’Occident, il faudra une relance économique, où une économie réelle remplacera l’actuelle fausse économie de services financiarisée. Cela ne peut se faire sans placer le groupe détesté des 1,5/8 à des postes de pouvoir. Par conséquent, cela ne se fera pas tant que la classe dirigeante occidentale actuelle sera au pouvoir. Les sociétés occidentales ne survivront pas à une relance économique dans leur configuration idéologique actuelle. Le conflit est donc la seule option qui reste à la classe dirigeante pour s’accrocher au pouvoir.

* * *

source : https://gaiusbaltar.substack.com/p/why-is-the-west-so-weak-and-russia du 3 août

traduction : Réseau International du 7 août 2023

LE MESSAGE RUSSE EST DE PLUS EN PLUS CLAIR…

Hier 18 août, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova s’est adressée aux soldats de l’armée ukrainienne :

« Aux militaires ukrainiens qui – nous en sommes sûrs – comprennent toute la nature criminelle de la junte de bandits qui s’est emparée de leur pays, nous conseillons vivement de retourner vos armes contre elle ou bien de capituler devant nos troupes… La Russie garantit une attitude humaine aux militaires ukrainiens qui déposent leurs armes. »

Il faut savoir qu’il y a de plus en plus de soldats qui refusent d’avancer et de finir chair à canon. Ou d’être quasiment abandonnés à leur destin, non ravitaillés, sous-équipés, avec des gradés qui ont fui, etc. Ou devant exécuter des ordres de plus en plus délirants qui les mènent tout droit à la mort.

Quand les uns ne tirent pas sur les autres, volontairement ou involontairement : Ukrainiens sur mercenaires ou inverse, artillerie sur fantassins, tarés bandéristes sur simples troufions récalcitrants…

On peut lire sur telegram divers récits d’Ukrainiens qui se rendent en plus ou moins grand nombre. En particulier de réservistes qui savent à peine manier leurs armes, ou qui sont à peine valides, comme certains – qui ont été fait prisonniers ou se sont rendus – le racontent.

On a eu ainsi des récits de soldats kiéviens traversant le Dniepr dans des barques et agitant tant bien que mal un drapeau blanc, attendant avec espoir d’être récupérés par l’armée russe.

Voilà la réalité présente.

Sans oublier que tous les jours les civils, du Donbass en particulier, se font bombarder par les criminels de l’armée kiévienne qui les prennent volontairement pour cibles. Avec des morts et des blessés civils, et cela depuis 2014 ! Dans les centres-villes, aux heures de sortie du travail, aux jours de marché, sur le parvis des églises… Sans parler des destructions volontaires de lieux d’habitation, d’écoles, d’hôpitaux, d’églises…

Il faut savoir aussi, qu’une fois cette guerre terminée, il ne restera rien ou plus grand chose de tout un tas de petites villes et de villages de Novorossiya, qui se trouvent actuellement sur le front ou à proximité.

OÙ IL EST QUESTION D’AURORE ET D’ÉPHÉMÈRE, DE « PIPOLE » ET DE ROYAUTÉ… ET DE DAVID HAMILTON.

Pour ceux qui s’intéressent à l’œuvre de David Hamilton, et qui ont pu se demander ce qu’était devenue Dawn Dunlap, essentiellement connue pour son rôle de Laura dans le film : Laura, les ombres de l’été (1979), alors toute jeune actrice de seize ans, voici quelques informations vers lesquelles m’ont aiguillé des personnes plus avisées que moi.

Tout d’abord simple rappel. La carrière cinématographique de Dawn Dunlap (Dawn = Aube, est son prénom, son surnom d’actrice) a été brève.

Après avoir incarné le personnage principal de Laura dans Laura, les ombres de l’été 1 , elle a été présente dans au moins cinq autres films étatsuniens que l’on peut qualifier de secondaires ou de série B, de ce que j’ai pu en voir, en savoir, en lire. Et qui rompent avec ses débuts.

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La musique de ce film, qui est en accord avec son atmosphère et ses images, est rappelons-le, de Patrick Juvet qui a surtout été connu par sa présence dans le monde de la chanson des années 70. Né en Suisse en 1950, il a eu l’ironie de mourir le premier avril 2021 à Barcelone.

Laura est indéniablement le film de David Hamilton mais aussi celui de Patrick Juvet, surtout dans ses morceaux de musique feutrée et douce. Qui mélange des styles anciens ou plus dans l’air de son temps. D’orchestration de son temps en particulier. On est donc ici, au moins en partie, dans la musique électronique. Notons également que 1976, soit trois ans avant ce film, voit le début de la mode Jean-Michel Jarre et de la musique sur synthétiseurs. 2

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Album complet Laura les ombres de l’été.

titre et minutage de chaque morceau :

01 La Tristesse De Laura 4.20

02 Photo Session 2.04

03 Le Thème De La Statue 3.35

04 One Way Love 3.37

05 Le Rêve 1.42

06 Fire 5.43

07 Le Ballet 3.35

08 Le Thème De Laura 4.24

09 La Chanson De Robert 2.30

10 Fascination 3.15

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Mais pour en revenir à la carrière de Dawn Dunlap, voici dans quels films elle s’est poursuivie, cahin-caha (du moins de ce que j’ai pu en savoir) :

Liar’s Moon (1982) où elle joue un petit rôle : le film raconte l’histoire de deux amants maudits, dans le Texas des années 1940 ; un jeune de la classe ouvrière et une fille de banquier s’enfuient et se retrouvent confrontés à l’adversité ; film avec musique et chansons « cow-boy » ;

Night Shift (Les Croque-morts en folie, 1982), où elle joue un petit rôle ; une comédie dans laquelle une morgue sert un temps de siège à un service de prostitution, et dont le scénario est par ailleurs assez creux, tout en étant compliqué.

Mutant (nommé aussi Subject 20, ou Forbidden World en anglais, 1982) film d’horreur et de science-fiction, où elle joue un premier rôle : dans le futur, sur un astre lointain des « savants », pleins de bonnes intentions « comme d’hab » (lutter contre la famine qui sévit dans la Galaxie), manipulent un hybride d’humain et de bactérie qui mute dans le genre Alien ; on est en pleine période Alien : Alien, le huitième passager date de 1979 ; le deuxième volet : Alien, le retour, sortira en 1986.

Heartbreaker (Brise-cœur, ou Cœur-brisé, 1983), où elle joue un premier rôle : un passionné de voitures, chicano, tombe amoureux d’une belle « blond wasp » (sic) de l’autre côté de la ville, avec des conséquences violentes, et une histoire sans beaucoup d’intérêt, sinon sa dose de violence gratuite et d’univers automobile et urbain ; et de musique tout sauf tendre.

Bande-annonce de Heartbreaker :

– Barbarian Queen (ou Queen of the Naked Steel, 1985), où elle joue un des seconds rôles ; dans le genre histoire antique. Sorte de péplum glauque, qui se passe dans un pays barbare dans un temps ancien, qui est fait de massacres et de viols, de meurtres tant par des femmes que par des hommes, de combats de gladiateurs, de harem, de torture, de donjon ou de cabanes primitives, d’eau et de feu, de sexe et de déshabillé ou très légèrement vêtu féminin, où l’on voit que Dawn a pris quelques kilos et n’est plus la tendre, frêle, juvénile jeune fille du film hamiltonien.

Bande-annonce de Barbarian Queen :

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C’est ici qu’il convient de préciser que le nom d’artiste de notre texane (elle est née à Austin) semble parfaitement accordée à ce qu’elle est devenue.

En effet Dawn c’est : l’aube ou l’aurore, le point du jour, la naissance, l’émergence.

Et Dunlap (dun lap) c’est quelque chose comme : le jeune éphémère brun-gris. En effet, parmi divers sens possibles, « lap » est le nom donné au « young mayfly », l’éphémère pas encore adulte, ou submago, autrement dit l’insecte qui est dans un stade intermédiaire entre la larve et l’imago qui est l’insecte adulte sexué. Et « dun » désigne une couleur « brun gris », « brun grisâtre », ou louvet en parlant de la robe d’un équidé (jaunâtre, mêlé de noir).

Enfin l’élément le plus important est de voir que le faux nom, le surnom « Dawn » évoque la naissance, l’éveil, la jeunesse (c’est d’ailleurs pour ça qu’il a été choisi). Et que son patronyme lui-même, du moins « lap » évoque l’idée du caractère éphémère de cette même jeunesse, de cette même éclosion à l’âge pré-adulte, intermédiaire (et magique) qui ne dure « que quelques mois », et qu’il ne faut pas rater, comme l’affirmait autrefois David Hamilton.

C’est l’éphémère ou, pour prendre une analogie végétale : de la misère — l’un ou l’autre nom donné à ces plantes herbacées plus ou moins vivaces et rampantes qui donnent des fleurs d’un seul jour, ou de guère plus. « Éphémères » ou « misères » par leur manque de fleurs pérennes ; et plus encore « misères » par leur capacité à s’étendre et se ramifier sur le sol, par leur caractère invasif, mais sans qualités particulières.

Comme si « misère » et « éphémérité » étaient indubitablement liées, en un double… effet mérité.

Ainsi, c’est Stendhal qui a écrit, in Histoire de la peinture en Italie (à moins que cette phrase ne fasse partie du plagiat de La Storia Pittorica de Luigi Lanzi dont il s’est largement inspiré, dit-on, pour écrire son livre paru en 1817) : « La mouche éphémère qui éclot le matin, et meurt avant le coucher du soleil, croit le jour éternel. » Tandis que Jules Michelet dans L’Insecte (1857) – il n’a pas écrit que des livres d’histoire, des hagiographies, des romans de la France éternelle – rappelait que : « L’éphémère est cette mouche qui naît juste pour mourir, vit une heure unique d’amour. »

Ce qui est aussi une manière d’évoquer la pauvre vie non seulement animale mais humaine, loin de toute faconde « nous établissant avec une importance risible, comme si nous n’étions pas des éphémères, aussi vite oubliés qu ’oublieux » comme le soulignait (Henri) Frédéric Amiel dans son Journal (en 1866)

*

Mais revenons à notre Dawn, la personne, qui aura donc arrêté toute carrière dans le cinéma après Barbarian Queen.

Il semble que par la suite elle ait pris une voie similaire au deux égéries les plus connues de David Hamilton : Mona et Gertrude qui ont fini par se marier, ou se remarier pour la seconde, à quelque personnage possédant de très bons revenus. Et par devenir, comme me l’a écrit quelqu’une, « des femmes entretenues ».

Certes, il y a quelques différences entre Mona et Gertrude.

Mona, de ce que j’ai pu en savoir, n’a jamais eu d’enfant et fréquente tout le « beau monde » de la Jet Society de Manhattan, y compris douteux (pléonasme ?). Je l’ai vu en photographie en compagnie de Ghislaine Maxwell, la complice de Jeffrey Epstein, dans je ne sais quelle réception, ou lors de je ne sais quelle manifestation de charité étatsunienne. La charité des riches faite avec l’argent du vol du bien commun, ou de l’exploitation des pauvres.

Gertrude a eu deux filles et produit de la peinture totalement figurative dans le domaine végétal — plantes, fleurs, fruits — plus rarement animal. Elle s’est formée entre autre en France autrefois. Certaines de ses réalisations sont visibles sur Internet.

Quant à Dawn, elle aussi semble être, ou avoir été, une « femme entretenue », selon l’expression de ma correspondante.

Et finissons donc dans le « pipole » et le badinage. Aurore, non pas Dupin, mais Dunlap a quitté l’industrie cinématographique en 1985 et est retournée dans son état natal du Texas disent certains.

Par la suite, je ne saurais dire à quelle époque précise, elle a épousé un « advertising agent », un publicitaire britannique, un certain Sir Frank Budge Lowe (né en 1941), donc de plus de vingt ans son aîné. Et fut alors connue comme « Lady Dawn Lowe ». Elle eut un fils de lui et a divorcé en 2007.

« Sir » est un titre d’honneur décerné par la monarchie anglaise, celui en général de la petite noblesse des baronnets et des écuyers. Titre décerné de nos jours à divers artistes de variétés par exemple, comme chez nous avec la Légion d’honneur, l’Ordre du Mérite, ou celui des Arts et des Lettres. En 2001, ce Lowe a été fait chevalier pour services rendus à la charité (quand on est riche, cela ne coûte rien) et à la publicité. Eh, oui !

Il est connu outre Manche pour avoir dirigé diverses grosses boîtes de publicité. Et c’est lui qui, à compter de 1979, a organisé les parrainages des championnats du Queen’s Club, vieux club sportif privé huppé londonien, avec entre autre un tournoi de tennis, connu sous le nom de « tournoi Stella Artois », du nom de la bière blonde flamande. On a les sponsors, les mécènes que l’on peut.

Lowe (love?) a été marié six fois. Et Dawn Dunlap a été sa quatrième épouse. Voici ce que l’on apprenait d’elle, il y a déjà quelques années, dans le Daily Mail du 21 août 2007, titré : « Texas Dawn’s love for her legal eagle », l’amour de la Texane Dawn pour son juriste hors pair (ou : son crack du droit, ou : son homme de loi expert) :

« Lorsque la belle Dawn Lowe, née au Texas, est entrée dans le bureau de l’avocat James Harcus pour lui demander conseil au moment de son divorce imminent avec le gourou multimillionnaire de la publicité Sir Frank Lowe, le résultat a été tout à fait inattendu.

En effet, M. Harcus, l’un des plus grands praticiens du droit de la famille du pays, censé être heureux en ménage avec sa femme Gail, dont il a trois fils adultes, a fini par tomber amoureux de Dawn.

Aujourd’hui, Harcus, 58 ans, a quitté le domicile conjugal de Battersea, dans le sud de Londres, et vit dans un appartement loué à Chelsea. Fait piquant, il s’agit du même appartement de luxe où la crapule [sic] John Bryan, un autre Américain, avait l’habitude de recevoir sa maîtresse de l’époque, la duchesse d’York. 3

Harcus a entamé une liaison à distance avec Lady Lowe, 44 ans, qui vit principalement en Suisse.

« Oui, nous sortons ensemble », déclare Dawn, qui a été mariée pendant 16 ans à Lowe, 65 ans, fondateur du championnat de tennis Stella Artois, avec qui elle a un fils, Sebastian, 13 ans. […]

« Il [Harcus] n’était pas l’avocat de mon divorce parce que j’ai divorcé en Suisse et que j’ai fait appel à un avocat suisse », me dit-elle. « Il m’a cependant donné de très bons conseils, en tant qu’ami, et je peux vous dire que c’est un gentleman. Il n’est pas comme les autres avocats spécialisés dans les divorces, qui essaient de rouler tout le monde sans penser aux conséquences terribles qui font que les parties finissent par se détester. En fait, James et moi nous nous connaissons depuis des années parce qu’il est l’exécuteur testamentaire d’une fiducie 4 familiale. Nous n’avons commencé à sortir ensemble qu’en février dernier. »

Depuis, le couple a été régulièrement aperçu en train de dîner au restaurant Foxtrot Oscar de Chelsea, près de l’appartement de Harcus sur Cheyne Walk.

Dawn, qui était la quatrième épouse de Lowe, ajoute : « J’aurais pu avoir un appartement beaucoup plus grand que celui que j’avais : j’aurais pu obtenir une somme beaucoup plus importante si j’avais divorcé de Frank en Angleterre, mais je pense que les lois britanniques sur le divorce sont allées trop loin. Je voulais que nous restions amis pour le bien de notre fils ».

Sir Frank, qui sort avec Pat Booth, ancien mannequin devenu auteur, a vendu son agence de publicité pour 136 millions de livres sterling.

Entre-temps, la femme de Harcus a demandé le divorce, en utilisant le cabinet bien établi Withers, où son ex-mari a été associé pendant six ans. »

Je me dispense d’en ajouter plus, par exemple sur les fiançailles récentes du fils de Dawn.

Notes :

1 – « Laura » lui-même, est un prénom qui s’apparente, par le son, à « l’Aurore » ou « l’Orée ».

2 – Jean-Michel Jarre. En voilà encore un qui est comique politiquement parlant.

En 2018, il s’oppose, sur Sud-Radio, à toute forme de boycott, évoquant sa mère qui refusait de confondre peuple et idéologie. Et le 16 juillet 2020, il déclare sur RCF, une radio associative (il en existe encore quelques unes) de tendance chrétienne du Nord de la France, avoir la résistance tatouée dans ses gênes. Sic.

Tout ceci est éminemment sympathique, sauf que son absence de boycott et sa résistance semblent singulièrement se limiter à ce qui ne mange pas de pain, comme on dit, et a entretenir son fond de commerce et ses aficionados. Celui de l’air (dominant) du temps.

Regardons ce qu’il en est concrètement.

En 2016, il aurait collaboré (à quoi je l’ignore) avec Edward Snowden, ce qui n’était pas une grande prise de risque puisque Snowden, grâce à la Russie il faut le rappeler, a pu échapper à la prison étatsunienne (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas d’Assange).

En 2017, il a eu l’outrecuidance ou la bêtise de prétendre vouloir faire de sa musique un contre-pouvoir à Trump ! Ce qui n’a aucun sens, ni idéologiquement, ni politiquement, ni musicalement.

En 2019, il a déclaré vouloir aller faire de la musique en Corée du Nord et en Iran, apparemment sans suite. En mars 2020, il a joué dans le désert saoudien d’Al-’Ula ce qui n’est la preuve de rien, finalement. Il y a 50 ans Pink Floyd a joué à Pompéi, qui lui est un lieu de culture.

Puis les confinements venus, il a donné là toute sa mesure ; il a fait partie de toute cette ribambelle de malins qui ont fait des concerts devant des salles vides, depuis chez eux, sur YouTube, etc. avec billetterie si nécessaire. Les « artisses » collabos. Et intéressés.

Lui, on l’a vu par exemple, se substituer au feu d’artifice de la Tour Eiffel pour le nouvel an 2021, avec un concert depuis une Notre-Dame virtuelle. Comme on lit sur le site de France-Inculture : « l’occasion pour le musicien de profiter de la pandémie pour continuer d’innover. » Profiter, oui, c’est le mot. Mais s’exprimer sur le covidisme, surtout que nenni !

À la sortie de la mascarade, c’est encore lui qui présidait à un spectacle de musique électronique, dans la Cour d’honneur de l’Élysée, lors de la Fête de la Musique. Je ne sais pas vous, mais moi ça me fait penser immédiatement à la Cour du roi Soleil, à Versailles. Avec tous ses larbins cultureux. « Un symbole après la mise à l’arrêt du secteur culturel à cause du coronavirus. » comme l’écrit le site de BFM. Oui, un symbole, c’est sûr ! Mais un symbole de quoi donc, exactement ?

Et sa résistance semble assez limitée. Il s’en ai pris à zemmour à la télé en 2022, ce qui ne coûte rien et n’engage pas bien loin. Et par contre, en avril dernier, il a fait partie du voyage catastrophe de marcon en Chine.

Précisons qu’en mars 2019, il faisait déjà partie d’un dîner à l’Élysée lors d’une visite de Xi Jinping, en compagnie de sa dernière conquête, l’actrice chinoise Gong Li.

3 – John Bryan est un homme d’affaires texan, ancien millionnaire qui a subi une banqueroute et que l’on dit aujourd’hui ruiné, qui fut le conseiller financier et l’amant de Sarah Ferguson, la duchesse d’York, autrement dit l’épouse du prince Andrew, le troisième enfant de la reine Élisabeth. leurs frasques à Saint-Tropez, leur liaison sulfureuse étalée au grand jour dans les pages illustrées des tabloïds anglais, l‘été 1992, entraîna après leur séparation, le divorce entre le duc et la duchesse d’York et le bannissement de Sarah Ferguson de la famille royale. Bien que toujours divorcés, il se dit que les deux ex-époux revivraient à nouveau, depuis longtemps déjà, sous le même toit.

Ces dernières années c’est Andrew qui est passé à la casserole quand il s’est retrouvé mêlé aux histoires peu reluisantes d’Epstein. Il y perdit tout engagement public officiel. Début 2022, on lui a même enlevé ses titres militaires dont celui de vice-amiral honoraire (il a servi dans la Royal Navy) et n’a plus le droit d’utiliser le titre d’« altesse royale », sur décision de sa mère, peu de temps avant la mort de cette dernière. Certes, cela n’a pas été plus loin… Faut quand même pas exagérer avec les « gensss » de qualité …

4 – forme de gestion de toutes sortes de patrimoines individuels ou collectifs, sur des objectifs précis, par des sociétés assimilées à des banques.

DMITRI MEDVEDEV PARLE

De t.me/russosphere

Dmitri Medvedev [le vice-président du Conseil de sécurité russe, qui est très taquin], a commenté la déclaration du chef du bureau du secrétaire général de l’OTAN, Stian Jenssen, selon laquelle l’Ukraine pourrait faire des concessions territoriales en vue d’une future entrée dans l’Alliance [l’otan].

« L’idée est intéressante. La seule question est que tous leurs prétendus territoires sont très controversés. Et pour entrer dans le bloc, les autorités de Kiev devront renoncer même à Kiev, la capitale de l’ancienne ‘Rus’.

Eh bien, ils devront déplacer la capitale à Lvov. À moins, bien sûr, que les Psheks [Polonais] acceptent de laisser Lemberg [nom allemand de Lvov / Lviv] aux amateurs de bacon avec coca » a-t-il écrit.

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Autrement dit, si une bonne partie du Sud et de l’Est réintègrent la Russie comme c’est parti, si la Galicie-Volhynie, tout à l’Ouest, réintègre la Pologne, et si même Kiev, l’ancienne capitale de la « Rus », de la Russie « primitive », pose problème pour demeurer ukrainienne, à quoi va se résumer l’Ukraine de demain ?

Très bonne question, je vous remercie de me l’avoir posée.

HUMOUR ?

Marcon, l’exorcisme :