Voici trois courts passages, en orthographe modernisée, d’une pièce imprimée sans lieu ni date, qui a pour titre : Conférence d’Antitus, Panurge et Guéridon qui selon celui qui l’a republiée – Édouard Fournier (1819 – 1880), au Tome VIII de ses Variétés historiques et littéraires (P. Jannet, 1857) – aurait trait à des événements politiques de l’année 1614.
À l’adresse de ceux qui nous « dirigent » :
I
Panurge – Mais voici venir Guéridon en chantant. Quoi qu’il ait, il est toujours gai.
Guéridon –
Tous les habitants de nos bonnes villes
Disant qu’ils sont saouls de guerres civiles….
Panurge – Ceux qui sont aux champs en sont bien encore plus saouls et plus las (Guéridon, mon ami), car ils n’ont ni murailles ni fossés pour se garantir, et faut avoir recours aux bourgeois des villes, qui vendent bien chère leur courtoisie, ou bien aux gentilshommes voisins, qui les tondent quelquefois ras à l’espagnole, et encore les appellent vilains.
À l’adresse des médiateux :
II
Panurge. Il faudrait punir ces discoureurs et conteurs de balivernes. Il y en a qui parlent si avantageusement de ceux qui troublent l’État et qui nous mangent, que c’est une honte. Je veux coiffer le premier que je rencontrerai, qu’il s’en souviendra trois jours après la fête.
À l’adresse de Populo :
III
Antitus – Mes bons amis, vous voyez en la personne de ce maître savetier une vive image et naïve représentation de la populace et des esprits faibles qui courent à la nouveauté sans savoir pourquoi. Ils aiment et haïssent, louent et blâment une même chose. Ainsi les anciens ont dit que le peuple était une bête à plusieurs têtes, aveugle, ignorant, et par conséquent opiniâtre et inconstant.
La Haute Cour de Londres vient d’accorder à Julian Assange un appel contre son extradition aux États-Unis!
Ses avocats et sa famille parlent d’une victoire ! Pourtant sa seule victoire serait sa libération.
On a l’impression qu’il s’agit d’une course contre la montre à qui lâchera le premier, entre Julian et la « justice »… Or, l’état de santé d’Assange n’est sans doute pas mirobolant.
On peut constater à « gauche », à « droite », au « centre », à l’« extrême-gauche », à l’« extrême-droite », y compris chez les escrologistes, le silence quasi général de la maffia politicarde franchouillarde sur le sujet et du salopard en chef de l’Élysée.
Même le gouvernement australien qui n’est qu’un gouvernement de soumis à l’impérialisme a enfin commencé à soutenir son concitoyen Assange. C’est dire si ledit « pays des Droits de l’Homme » est à la ramasse !
Honte à lui en tous domaines…
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Alex Coghe presents: THE HOT MASTERS EPISODE 2 DAVID HAMILTON – @StreetPhotographyChannel
L’auteur écrit :
« La signature esthétique de David Hamilton est caractérisée par :
Une douceur de rêve : il utilise une technique de « douce mise au point », bruissant l’image légèrement pour créer une atmosphère brumeuse, éthérée.
Des couleurs limpides : sa palette de couleurs penche souvent vers des tons en sourdine, soulignant une sensation délicate et pastellisée.
Un charme nostalgique : ses sujets, souvent la jeune femme, étaient fréquemment saisis en des postures naturelles avec une touche désuète, évoquant un sentiment d’innocence et de romantisme.
Une composition éthérée : il cherchait à capturer une beauté idyllique et intemporelle, utilisant souvent des poses gracieuses et des éléments symboliques comme les fleurs et les tissus fluides. »
Et ajoute :
« En dépit de la controverse concernant ce photographe, son esthétique au flou artistique est l’une des œuvres les plus inspirantes en matière de photographie érotique. Un maître. »
Moi, je dirais simplement photographie esthétique concernant la beauté féminine (mais pas que). Je ne sais pas s’il est question d’érotisme ici.
Remarque annexe, l’accompagnement musical de cette vidéo est très moyen, du moins à mon goût, mais c’est autre chose…
Et j’ai déjà dit plusieurs fois sur ce blogue ce que je pensais de ladite « controverse » et de la « controverseuse » en chef.
D’après divers canaux de telegram.
La Première ministre estonienne, le sourire aux lèvres, et en anglais dans le texte, a annoncé le démembrement de la Russie en petits États en cas de défaite. Sic.
« Défaire La Russie n’est pas si mauvaise. De nombreuses nations font partie de la Russie. S’il y avait davantage de petits États, ce ne serait pas si grave si la grande puissance devenait beaucoup plus petite », a déclaré Kaya Kallas.
Chante microbe étatsunien ! Qui n’est pas tout à fait la Callas.
L’Estonie, capitale Tallinn(qui le sait?), moins d’un million et demi d’habitants, qui a certes subi la domination bolchevique, mais qui, par contre, semble avoir oublié les périodes où elle fut sous domination suédoise ou allemande, trouve, du moins ses dirigeants trouvent toutes les vertus à « l’Occident » et tous les torts à la Russie.
Ils ne semblent pas avoir encore compris qu’en s’en prenant aux russophones d’Estonie comme ils le font de plus en plus fermement actuellement, et en soutenant ouvertement un gouvernement ukrainien russophobe et terroriste, pire encore en accueillant l’Otan, ils ne font que faire empirer leur situation, finalement très précaire.
Car, qu’ont à faire des Étatsuniens, qui vivent à des milliers de kilomètres de là, de l’entité estonienne, de ce micro-État qui pour eux n’est rien d’autre que prétexte, uniquement une possibilité d’y établir des bases militaires, avec aviation et pourquoi pas présence d’ogives nucléaires à la porte et à la portée de Moscou et de Saint-Pétersbourg ?
Au fait, que dirait l’Amerloquie si les Russes avaient la possibilité d’installer des bases militaires munies d’ogives nucléaires au Mexique, ou pire encore au Canada, au Québec par exemple, à deux pas de New-York et de Washington ?
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Qui connaît Salomé Zourabichvili ? C’est la fille d’immigrés géorgiens qui ont fui le bolchevisme, installés en France en 1921, qui est née à Paris en 1952, et qui est donc citoyenne française. Formée à « Sciences Po » et à l’Université de Columbia, elle a fait carrière dans la diplomatie française. Elle a même été nommée ambassadrice de France en Géorgie par Chirac en 2003.
Quelques mois plus tard, après ladite Révolution des Roses en Géorgie, elle a obtenu la citoyenneté géorgienne, et possède donc une double nationalité. À la suite d’un accord du gouvernement français, elle est même devenue (bien que liée aux secrets diplomatiques français) ministre des Affaires étrangères de Géorgie ! Puis s’est faite plus directement politicienne, tout en étant un temps diplomate à l’ONU.
Enfin, toujours est-il qu’en 2024, cette Zourabichvili, qui «par pure coïncidence» occupe le poste de présidente de la Géorgie, a déclaré qu’elle avait opposé son veto à la loi sur les agents étrangers adoptée par le Parlement géorgien.
Hypocrisie suprême ou le « deux poids, deux mesures » de l’Occident indigne. Sur les « agents étrangers » voir mon article du 16 courant.
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Cette histoire de double-nationaux me fait penser, en particulier, à tous ces « Français » qui sont également des sionistes convaincus de la colonie occidentale israélienne en Palestine, et qui entendent nous dire ce que l’on doit penser et dire sur la Palestine dont la situation sur le fond n’est pas tellement différente, pour ne pas dire bien pire, de ce que fut l’Afrique du Sud sous l’apartheid, quand les bonnes âmes occidentales s’émouvaient encore un peu de la situation. Double-nationaux qui soutiennent ouvertement la barbarie quand ils n’y participent pas directement.
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Un tribunal en Slovaquie, là-bas ça ne traîne pas, a déjà organisé une première audience à l’encontre de Juraj Cintula, ledit écrivain et poète de 71 ans qui a tiré, de ce qu’on entend sur une vidéo, à cinq reprises sur le Premier ministre du pays, Robert Fico. Le touchant trois fois, semble-t-il.
Fico qui est toujours en soins intensifs, mais dont l’état se serait stabilisé. Il se trouve maintenant dans un hôpital à Banská Bystrica.
Selon les media, Cintula aurait partiellement reconnu sa culpabilité lors de la première audience. Il peut difficilement faire moins, vu le nombre de témoins de son acte et de quelques vidéos qui l’ont enregistré. C’est qu’on peut moins cacher les « zzz-événements » (comme disait Coluche) avec le téléphone portable !
Partiellement seulement ! Sans doute parce qu’avant de comparaître, il a déclaré qu’il ne regrettait pas son acte, mais a affirmé qu’il ne prévoyait pas de tuer Fico, mais seulement de lui nuire ! Et que s’il a agi ainsi c’est parce qu’il n’était pas d’accord avec la politique du gouvernement !
Dans le même temps, l’hypothèse de la « trace ukrainienne » dans la tentative d’assassinat (car Cintula aura du mal a expliquer que c’était juste une simple intimidation à vocation non-létale) du Premier ministre slovaque progresse. Selon certains rapports, l’épouse de Cintula, dont la correspondance avec les services spéciaux ukrainiens, rien de moins ! se répand sur Internet, est une réfugiée d’Ukraine et une ancienne militante du Maïdan.
Par ailleurs, les personnes qui le connaissent ne semblent pas surpris, quelqu’un aurait prétendu qu’il « a toujours été si étrange et en colère ». Il serait également connu comme quelqu’un détestant les Tziganes. Surtout ici, il a des opinions pro gouvernement actuel ukrainien et « est soudainement devenu extrêmement anti-russe ».
La question essentielle est de savoir si Cintula a agi seul ou a juste été un peu manipulé par quelques « bonnes âmes » ukrainiennes ou en accord avec la politique ukrainienne présente. Mais peut-on encore appeler ça de la politique?
L’autre question en suspens : quelles seront les conséquences à long terme de cet acte ? S’il s’avère que des Ukrainiens sont impliqués dans cette tentative d’assassinat par exemple. Dans les rapports à venir entre la Slovaquie, dont la population est en majorité pro-russe, et l’Ukraine, enfin ce qu’il en restera bientôt.

Depuis plusieurs semaines déjà l’armée russe ne cesse de grignoter du terrain sur tout le front, principalement du côté du Donbass.
Dans cette région – la plus préparée à la guerre par le régime kiévien, avec tout un système de défenses, y compris souterraines, depuis 2014 ou 2015, à la suite du coup d’État bandériste et en conséquence du soulèvement du Donbass – dès le début de la guerre, une première ligne de défense otano-kiévienne a été franchie, la plus à l’Est. Deux ans plus tard, on constate que la seconde ligne de défense a été éliminée avec la chute de Bakhmout/Artiomovsk, Soledar, etc., suivie de la chute d’Avdeievka. Il n’en reste plus qu’une, du côté de Seversk et surtout toute proche de Slaviansk et Kramatorsk. Et dans cette région, on constate diverses avancées à divers endroits.



Dans cette guerre, le but premier de l’armée russe n’est jamais oublié : réduire à néant l’armée otano-kiévienne, en particulier tous ses éléments, du moins ce qu’il en reste maintenant, de barbares bandéristes et autres mercenaires fanatiques du même acabit.
Ce qui semble s’accomplir quasiment au mieux puisque la doctrine impérialiste, non dite ouvertement, qui consiste à demander que cette guerre se fasse « jusqu’au dernier Ukrainien », ne fait qu’aller dans ce sens inéluctable.
D’autant plus facilement, si l’on peut dire, du fait de l’incurie politique, de la corruption généralisée, et même maintenant des luttes internes, sous la « direction » du clown en chef, le pantin, la potiche sanguinaire, le tyran local, le fantoche.
Et d’autant mieux que, dès les premiers mois de la guerre, un accord était proche qui a été sabordé par les éléments les pires de la maffia kiévienne – rappelons-nous l’assassinat semble-t-il par les services secrets ukrainiens de l’un des négociateurs ukrainiens jugé trop conciliant. Et qui a été également sabordé par Alexander Boris de Pfeffel Johnson, dit Boris Johnson l’ancien Premier ministre royaumunien … comme il se doit chez les « z-élites » anglo-saxonnes (curieux choix du prénom Boris pour qui a en haine hystériquement les Russkofs).
Le second but présent (mais sans doute pas l’ultime, voir de précédents articles) est de repousser les attaques en terre russe principalement sur l’agglomération de Belgorod proche de la frontière. Étant entendu que l’agglomération de Kharkov est également proche de la frontière, mais du côté encore ukrainien.
Les Russes ne pouvant accepter plus longtemps que l’armée ukrainienne pratique du côté de Belgorod, par ses bombardements quotidiens, ce que le droit international (du moins ce qu’il en reste, mais pas du côté otanien) nomme « crimes de guerre » et « actes terroristes », lorsque les cibles ne sont absolument pas militaires mais volontairement civiles.
Les Russes ont donc convenu de repousser l’armée ukrainienne à l’intérieur de l’Ukraine, pour éloigner les bombardements, et même les rendre impossibles sur Belgorod et alentours, zone de concentration urbaine. Et a commencé à entrer, ou plus exactement revenir après plus d’un an d’absence en direction de Kharkov. Ce qui leur permettrait d’être en position d’atteindre par l’artillerie les cibles militaires concentrées à Kharkov.
Cela est lancé à partir de deux zones voisines. Xavier Moreau dans sa dernière et récente vidéo se demandait s’il n’était pas dans les intentions russes de filer vers le Sud en direction de Kharkov avec l’idée d’imposer la nécessité de renforcer grandement la défense autour ou dans Kharkov, pouvant entraîner un retrait au moins partiel d’effectifs militaires de divers lieux du front. Ce qui a commencé à se faire d’ailleurs, apparemment.
Kharkov où les Kiéviens demandent aux populations de partir ; ce qui ne reçoit pas beaucoup d’attitudes en rapport, la majorité des habitants attendant les Russes, leurs sauveurs.
Direction Kharkov, ce qui ouvrirait, par voie de conséquence, des possibilités pour l’armée russe de progresser en divers autres lieux du front. En particulier du côté du Donbass où des armements (dont certains français!) permettent encore de bombarder les civils de Donetsk et ses alentours, ou autres cités et villages de la région.
Et pourquoi pas aussi au Nord du Donbass, du côté d’Izioum et de Krasni Lyman, villes, qui étaient sous le contrôle russe avant la seule offensive ukrainienne efficace de cette guerre. Efficace surtout parce que l’armée russe s’est retirée de ses villes, comme elle s’est retirée de la région de Kiev, de Soumy et de Kharkov, puis de Kherson pour le simple fait qu’elle était (et est encore) en infériorité numérique. C’est sans doute pourquoi on constate que ça pousse également et gagne lentement du terrain, tout au Nord, du côté de Koupiansk, ville qui a été également tenue par les Russes au début de cette guerre et dont ils s’étaient retirés pour les mêmes raisons qu’ailleurs.
Mais la donne a évolué, alors même que, maintenant, l’armée russe est en supériorité écrasante dans le domaine des airs, l’artillerie y compris la défense anti-drones, et le brouillage électronique des communications adverses.
On n’est pas devin, mais l’on peut dire que si la poussée se maintient vers Kharkov, et sur Krasni Lyman (puis Izioum en retrait) ainsi que sur Koupiansk, ce serait alors tout ce qui reste d’important à neutraliser dans toute cette région disons schématiquement de l’oblast de Kharkov, soit en premier lieu Kharkov mais aussi plus au Sud Slaviansk, Kramatorsk et Seversk (trois cités de l’oblast de Donetsk sur-barricadées) qui se retrouverait en situation plus que difficile.
On apprend, on voit (vidéos) sur Internet que nombre d’appelés renâclent, essaient de se cacher, fuient, sont pour bon nombre maintenant enrôlés de force, et même mis à se battre sans aucune formation. On apprend encore que de plus en plus de soldats ukrainiens démunis et plus ou moins abandonnés par l’encadrement soit désertes (du moins quand ils ne se font pas éliminer par la lie bandériste de l’Ukraine qui leur tire dans le dos) soit se rendent dès qu’ils le peuvent, avant de se faire tuer ; et ceci quelquefois en groupe compact et conséquent. Ceci est une tendance qui se retrouve également chez les éléments les moins militarisés comme les simples gardes-frontières, par exemple.
La mobilisation ukrainienne expliquée aux enfants:
https://t.me/internationalreporters/55837
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Mort noyé pour échapper à la mort en tant que militaire bombardé :

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Chez les barbares sionistes :
https://t.me/internationalreporters/55832
Les soldats israéliens chargés d’escorter les convois d’aide vers Gaza restent négligemment les bras croisés pendant que les colons bloquent, vandalisent et détruisent l’aide.
Des colons israéliens sautent dans les camions et jettent par terre l’aide dont les populations palestiniennes ont tant besoin.
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D’International Reporters
Commentaire du représentant officiel du ministère russe des Affaires étrangères, Maria V. Zakharova, à propos d’un autre acte de censure de l’UE concernant les médias russes
Le 17 mai, le Conseil de l’Europe a publié une décision interdisant les « activités de diffusion » de trois médias russes sur le territoire de l’Union européenne. RIA Novosti, Izvestia et Rossiyskaya Gazeta ont été soumises à une nouvelle vague de restrictions de censure de la part de Bruxelles. Ces médias ont reçu l’ordre de cesser complètement de diffuser tout contenu via les médias électroniques dans l’UE. L’Union européenne ne cache pas que cette violation flagrante du droit au libre accès à l’information et les tentatives de faire taire la vérité reposent uniquement sur des motivations politiques.
Nous considérons cette mesure de l’UE comme une continuation de la pratique de la censure politique, une purge totale de l’espace informationnel de tout point de vue alternatif aux récits occidentaux. C’est une autre des nombreuses preuves du mépris de l’Union européenne et de ses États membres à l’égard de leurs obligations internationales en matière de garantie du pluralisme des médias et un autre exemple de la dégénérescence des sociétés démocratiques dans les pays de « l’Occident collectif ».
❗️ Nous avons averti à plusieurs reprises à différents niveaux que le recours à des mesures répressives par l’Union européenne et ses États membres contre les médias russes et leurs employés ne passerait pas inaperçu. Ignorer ces avertissements nous oblige à prendre des contre-mesures qui suivront inévitablement. La responsabilité d’une telle évolution des événements incombe uniquement à l’UE et aux capitales de l’UE qui ont soutenu la décision mentionnée.
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De t.me/eurasianform
Le Conseil de l’UE a interdit la diffusion de plusieurs media russes au sein de l’UE.
Il s’agit de Voice of Europe, RIA Novosti, Izvestia et Rossiyskaya Gazeta.
Pendant ce temps-là, les media du gouvernement américain peuvent continuer d’émettre en Europe afin de rajouter une couche sur les merdias de l’OTAN comme PropagandeNews dit EuroNews, LCI, etc, etc …
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De Katya Kopylova
En suédois, il existe un mot spécial pour désigner la peur des Russes. D’ici 10 à 15 ans, il y en aura probablement un dans toutes les langues européennes…
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D’EURASIANFORM – Bureau d’Information Eurasien
La Bulgarie veut 400 millions d’euros à Gazprom pour arrêter les approvisionnements.
La société Bulgargaz a l’intention de réclamer une indemnisation pour un montant d’environ 400 millions d’euros en relation avec l’arrêt des livraisons par Gazprom.
Au printemps 2022, le président russe Vladimir Poutine a ordonné le transfert en roubles du paiement pour l’exportation de gaz russe vers des pays hostiles, mais la Bulgarie a refusé de se conformer à ces conditions. Le 27 avril 2022, Gazprom a complètement suspendu les livraisons de gaz à Bulgargaz en raison du non-paiement en roubles à temps.
😁 L’impudence, c’est trois fois le bonheur.
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De t.me/eurasianform
Le chef du Centre ukrainien de lutte contre la corruption Shabounine s’est approprié un véhicule humanitaire
🔸 Selon une enquête journalistique menée en Ukraine, le combattant anti-corruption a reçu la voiture en juin 2023 en tant que militaire. Si l’on en croit les documents, cette voiture était destinée à « accomplir des tâches visant à renforcer la capacité de défense de l’Ukraine ».
🔸 En septembre, Shabounine est parti en vacances à Kiev, mais n’est jamais revenu dans son unité. Mais la voiture étrangère est restée avec lui : le fonctionnaire a été aperçu à plusieurs reprises dans la capitale ukrainienne dans une voiture volée.
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De t.me/eurasianform
La Russie n’invitera pas les autorités américaines aux futurs défilés Victoire le 9 mai.
C’est ce qu’a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov dans une interview accordée à TASS. Selon lui, les élites politiques américaines « sont allées jusqu’à nier la vérité sur la Seconde Guerre mondiale » et refusent de reconnaître le rôle clé de l’URSS dans la victoire.
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De t.me/eurasianform
Les États-Unis achètent davantage à la Russie.
Selon les dernières données de mars 2024, les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Russie se poursuivent et ont même été multipliés par 1,5. Les importations russes vers les États-Unis se sont élevées à 427 millions de dollars, le chiffre le plus élevé depuis mai 2023. Les exportations des États-Unis vers la Russie se sont élevées à 43,7 millions de dollars.
Il est intéressant de noter ce que vend la Russie : des engrais, de l’uranium enrichi, du platine et des turboréacteurs (pour les fusées).
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De t.me/eurasianform
La société Rusal est intéressée par la construction d’un chemin de fer et d’un port en Guinée-Bissau, ont indiqué les autorités de ce pays africain.
Le chemin de fer potentiel relierait la Guinée-Bissau au Mali, au Burkina Faso et au Niger, pays enclavés.
Selon les autorités du pays africain, les représentants de Rusal ont discuté avec le président Umaro Sisoku Embalo de la possibilité de construire une ligne de transport ainsi qu’un port en eau profonde dans la ville de Buba. Les discussions ont eu lieu lors de la visite du leader Bisaya à Moscou pour célébrer le Jour de la Victoire.
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De t.me/eurasianform
Un athlète ukrainien s’est échappé des Championnats d’Europe en Pologne pour la Russie.
Sergei Kuznetsov, membre de l’équipe de combat au corps à corps de l’armée nationale ukrainienne, s’est échappé du Championnat d’Europe vers la Russie en transit par la République tchèque.
Il envisage désormais de se porter volontaire dans les forces armées russes et de libérer son pays natal.
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De t.me/eurasianform
Scholz a déclaré qu’il n’avait rien à dire à Poutine.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a rappelé qu’il s’était entretenu pour la dernière fois avec le président russe en décembre 2022.
Interrogé sur d’éventuels contacts, il a répondu que « le temps nous le dira » mais qu’ « il y a peu de choses à dire » pour le moment.
« Pour le moment, notre tâche principale est de semer les fragiles pousses des efforts diplomatiques », a déclaré le chancelier allemand.
Selon vous, le dialogue avec Scholz est-il important pour Poutine ? Question rhétorique !
Poutine préfère s’adresser directement au patron, à Washington, pas aux sous-fifres !
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De @grand_reequilibrage
La mission de formation militaire de l’UE quitte le Mali
Le départ a été officialisé dans un communiqué publié vendredi sur les réseaux sociaux.
La cérémonie s’est déroulée dans le quartier général de la mission à Bamako, selon l’EUTM.
👉 European Union Training Mission avait été déployée en 2013. Elle avait compté au début jusqu’à 700 soldats d’une vingtaine de pays européens, avant de réduire nettement ses effectifs.
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De @grand_reequilibrage
La serviette sur laquelle le footballeur argentin Lionel Messi a signé son premier contrat avec Barcelone a été vendue aux enchères au Royaume-Uni pour quelque 900.000 euros.
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De @grand_reequilibrage
La Russie est prête à participer aux négociations de paix sur l’Ukraine, mais elle n’est pas invitée à la conférence en Suisse, a déclaré Vladimir Poutine depuis Harbin. Par ailleurs, la question de la légitimité de Volodymyr Zelensky est importante s’il faut signer des documents, a-t-il ajouté.
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De Boris Karpov
La première base permanente du commandement des opérations spéciales américaines est déployée en Pologne…
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De Boris Karpov
Une clinique de Kiev propose de changer de sexe afin de « ne pas finir dans les rangs des forces armées ukrainiennes ».

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[Mais quand on sait qu’il y a également des femmes dans l’armée !]
Une information peu rapportée pour l’instant.
Des scientifiques russes ont développé ou seraient en train de développer une technologie capable d’arrêter une division cellulaire incontrôlée et de transformer des cellules tumorales cancéreuses immatures, prêtes à se diviser, en cellules normales matures, ce qui permettrait de réduire les tumeurs.
Et c’est en février dernier que, lors du Forum des technologies du futur, Vladimir Poutine a annoncé que la Russie s’apprêtait à introduire des « onco-vaccins » pour le traitement de cancers.
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Pas nombreux, mais teigneux !
D’après internationalreporters
Le ministre lituanien des affaires étrangères vient de se rendre en Géorgie pour faire du bellicisme et inciter les Géorgiens à ne pas rendre public le financement d’agents étrangers !
Quant au ministre estonien de l’Intérieur, il espère que les représentants de l’Église orthodoxe estonienne reconnaîtront les activités du patriarche Cyrille [,du patriarcat de Moscou], comme une « hérésie » !
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« Enfin », en supposant qu’il ne s’agit pas d’une fausse information, plus fort qu’un bandériste, un sioniste :
https://t.me/internationalreporters/55657
Un soldat israélien confirme avoir égorgé 13 bébés palestiniens.
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De @grand_reequilibrage
Une ville française s’apprête à inaugurer la statue d’un général accusé de tortures pendant la guerre d’Algérie.
La statue en bronze haute de 2m50 en hommage au général Bigeard doit bientôt apparaître dans la ville de Toul (Meurthe-et-Moselle) dont il est originaire.
👉🏽 Cependant, le projet divise les habitants. Pour certains, cette installation est une insulte à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie. En effet, le militaire est connu pour des exécutions par noyade, qui sont restées dans l’histoire sous le nom de « crevettes Bigeard ».
La municipalité explique pour sa part que le haut gradé n’a jamais fait l’objet d’aucune condamnation officielle. [Ben, voyons!]
🕒 La date d’installation n’a pas été dévoilée, mais les opposants au projet prévoient de se rassembler pour l’empêcher, rapportent des médias français.
De multipolarra.com
16 mai 2024
Oleg Nesterenko
À la suite de l’adoption par le Parlement de la Géorgie (pays du Caucase), le 1er mai dernier, de la loi sur les « agents étrangers », toute une avalanche de critiques, d’avertissements et de menaces directes et voilées s’est écroulée sur le gouvernement géorgien de la part des «défenseurs de la liberté, de la démocratie, de la libre parole et des droits de l’homme» composés de l’intégralité des pays du camp occidental, les États-Unis d’Amérique en tête.
Le « monde libre » s’est unanimement levé, indigné face à l’obscurantisme et l’oppression de la liberté qui est en train d’être instaurée dans ce pays du Caucase, lequel, à l’instar de la Fédération de Russie, vient de mettre en place le contrôle légal des personnes morales et physiques financées/influencées par des sources étrangères dans le cadre de leur activité politique ou celle de la diffusion de l’information.
Le Département d’État américain, en la personne de son porte-parole Matthew Miller, a menacé la Géorgie en soulignant la qualité anti-démocratique de la loi nouvellement adoptée : « Les déclarations et les actions du gouvernement géorgien sont incompatibles avec les valeurs démocratiques qui sous-tendent l’adhésion à l’UE et à l’OTAN et compromettent ainsi la voie de la Géorgie vers l’intégration euro-atlantique ».
Auparavant, les représentants de la quasi-intégralité des pays occidentaux, l’un après l’autre, ont mis en garde le gouvernement géorgien contre son projet de loi sur les « agents étrangers », en le qualifiant d’être inspiré par le Kremlin et par la loi similaire existante en Russie et donc autoritaire et antidémocratique.
John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, tire le signal d’alarme : «Nous sommes profondément préoccupés par cette législation, par les conséquences qu’elle pourrait avoir en termes d’étouffement de la dissidence et de la liberté d’expression».
Par sa résolution du 25 avril 2024, le Parlement européen « condamne fermement la réintroduction du projet controversé de loi relative à la transparence des interférences étrangères, qui imposerait des restrictions à la société civile et aux médias indépendants et limiterait ainsi leur capacité à opérer librement…» et dénonce le fait que le gouvernement géorgien « s’inspire d’une loi russe similaire très controversée dite «loi sur les agents de l’étranger», qui stigmatise et discrimine délibérément les organisations et les militants de la société civile et qui est utilisée pour étouffer l’opposition à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et réduire au silence toute voix dissidente subsistant dans le pays ».
Le ministère des Affaires Étrangères français a déclaré à son tour : « La France, à l’instar de l’Union européenne, réitère la vive inquiétude que soulève le projet de loi adopté […] par le Parlement géorgien sur les agents de l’étranger. Cette initiative contribue à discréditer les ONG et les médias et porte un coup sévère à la démocratie géorgienne ».
Les « agents étrangers » – de quoi s’agit-il ?
En parlant de la loi « russe » sur les « agents étrangers », l’Occident collectif incriminant aujourd’hui la Géorgie, de quoi s’agit-il exactement?
Il ne s’agit pas, en réalité, d’une seule loi, mais d’une série de mesures législatives introduites en Russie depuis le 20 juillet 2012 (loi n°121-FZ) et dont la dernière en date est celle du 14 juillet 2022 (loi n°255-FZ).
Comme mentionné plus haut, il s’agit de l’encadrement légal de l’activité des personnes morales et des personnes physiques financées/influencées par les personnes ou organismes étrangers dans le cadre de leur activité politique ou de diffusion de l’information sur le territoire de la Fédération de Russie.
Contrairement à des narratifs propagés par les représentants officiels des pays-adversaires de la Russie et des médias sous leur contrôle, ni la loi russe sur les « agents étrangers », ni celle de la Géorgie, adoptée à la majorité des députés du parlement du pays, ne limitent nullement les activités ou communications publiques de ceux qui tombent sous son coup, hormis les activités particulièrement sensibles, telles que, par exemple, l’accès au secret d’état ou la production de supports d’information adressés à des mineurs.
La loi ne fait que pointer et clairement afficher ceux qui sont considérés en tant qu’« agents étrangers » : les personnes menant une activité politique ; la collecte ciblée d’informations dans le domaine des activités militaires, militaro-techniques de la Fédération de Russie ; la diffusion de l’information destinée à un nombre illimité de personnes et/ou participant à la création de telle information (loi n°255-FZ, art.4., §1).
Par ailleurs, selon ladite loi, les activités politiques mentionnées dans le §1 de son art. 4 ne comprennent pas les activités dans les domaines de la science, de la culture, des arts, de la santé, de la prévention et de la protection de la santé des citoyens, des services sociaux, du soutien social et de la protection des citoyens, de la protection de la vie humaine, de la famille, de la maternité, de la paternité et de l’enfance, des valeurs familiales traditionnelles, du soutien social des personnes handicapées, de la promotion d’un mode de vie sain, de la culture physique et du sport, de la protection du monde végétal et animal et des activités caritatives, si ces activités ne sont pas contraires aux intérêts nationaux de la Fédération de Russie, aux fondements de l’ordre juridique public de la Fédération de Russie et aux valeurs protégées par la Constitution de la Fédération de Russie.
Les journalistes étrangers dûment accrédités dans la Fédération de Russie ne sont pas soumis non plus à l’obligation de s’enregistrer au sein du registre des « agents étrangers ».
L’objectif de l’existence de cette base légale est d’informer les citoyens de la Fédération de Russie sur le fait que certaines personnes morales ou physiques qui peuvent les viser dans l’espace informationnel public sont directement dépendantes, y compris financièrement, de l’influence étrangère, voir se situent directement sous les ordres d’organismes étrangers et effectuent le rôle de leurs « porte-paroles » sur le territoire de Russie.
Un petit « oubli » dans les indignations occidentales
En mettant en lumière les « dérives anti-démocratiques » prétendument commises par la Russie et, ensuite, par la Géorgie via l’adaptation des lois sur les « agents étrangers », l’appareil de propagande occidentale a « oublié » de préciser qu’il ne parle que de l’arbre qui cache la forêt.
L’air de rien, les « défenseurs de la liberté » oublient de mentionner un détail : la loi russe et la loi géorgienne sur les « agents étrangers » n’est rien d’autre que l’adoption de la même loi déjà existante aux États-Unis. Et non seulement déjà existante, mais existante depuis 1938 (Foreign Agents Registration Act- FARA – loi pour l’enregistrement des Agents étrangers), aujourd’hui en vigueur sous sa rédaction de 1995.
Les actes normatifs régissant ce domaine des relations publiques ont été adoptés et appliqués dans plusieurs pays du monde, dont en Russie que très tardivement par rapport aux pionniers dans le domaine que sont les Américains. En dehors des États-Unis, les lois sur les « agents étrangers » et leurs équivalents existent belle et bien dans d’autres pays, notamment en Australie (Australia Foreign Influence Transparency Scheme Act Nr. 63 de 2018 – FITSA) et en Israël.
La position de certains prétendus experts stipulant qu’il y a une grande différence au niveau des contraintes entre la version russe et la version américaine ou, par exemple, australienne au niveau de la législation sur les «agents étrangers» est parfaitement mensongère. Une étude de près des textes des bases légales respectives le confirme. Les normes de la législation américaine et australienne sont les plus similaires en termes de contenu avec les normes russes.
Par ailleurs, la rigueur de la loi américaine est bien plus prononcée par rapport à la version russe. Notamment, en ce qui concerne l’activité politique, cette notion est très vague dans le cadre de FARA [Foreign Influence Transparency Scheme Act], soit, l’appréciation de l’activité d’une personne morale/physique est tout à fait arbitraire. De son côté, la législation russe décrit très en détail et délimite clairement l’application de cette notion.
Côté répressif, la sanction maximale prévue aux Etats-Unis pour une activité irrégulière d’un «agent étranger» est de 10.000$ et de 10 ans de prison ferme. Du côté de la Russie, la sanction maximale est de 500.000 roubles (dans les 5.500$) et aucune (!) peine de prison n’est encourue (art. 19.34. de la loi N 195-FZ du Code sur les infractions administratives). L’activité des « agents étrangers » en Russie est régie exclusivement par le droit administratif ; celle menée aux États-Unis est également régie par le droit pénal.
En ce qui concerne le nombre de personnes physiques et morales soumis au statut d’« agent étranger » aux États-Unis – il est incomparablement plus élevé qu’en Russie. Au mois de mai 2023, le nombre d’«agents étrangers» sur le sol américain était supérieur à 3.500 contre près de 400 en Russie. La surveillance et le contrôle par l’État américain s’est considérablement accru durant les dernières années : sur plus de 3.500 « agents », 1/3 n’a reçu ce statut qu’entre l’année 2016 et 2023.
Il est à souligner que jusqu’en 2017, en Russie, les médias financés par les sources étrangères ne tombaient guère sous la loi russe sur les « agents étrangers », même si leur activité était de nature foncièrement anti-gouvernementale. Ce n’est que le 25 novembre 2017 et qu’en réponse à l’exigence du ministère de la justice des États-Unis d’enregistrer les médias financés par la source russe « Russia Today » et « Sputnik » en tant qu’«agents étrangers» sur le sol américain que la loi introduisant le concept de « médias – agent étranger » a été adoptée, à son tour, en Russie (loi n°327-FZ).
Contrairement aux « oppresseurs de la liberté de parole » que sont les gouvernements russes et géorgiens respectivement, les gouvernements de l’UE – « défenseurs des droits démocratiques » ne faisaient pas dans la dentelle en perdant leur temps dans la classification des médias « pro-russes » parmi les « agents étrangers » – il les ont faits, tout simplement, interdire sur l’ensemble de leur territoire.
Une mesure aussi démocratiquement expéditive est tout à fait compréhensible : dans le cadre de la guerre en Ukraine, il était nécessaire de couper net et en urgence la possibilité de l’accès par le grand public européen formaté à des informations alternatives à celles propagées par les médias mainstream contrôlés par le pouvoir « atlantiste », aux risques de voir des soulèvements populaires révoltés par la vérité qu’ils pourraient y découvrir.
Il est également à souligner que depuis le début de l’année 2023, l’Union européenne elle-même est bien en train d’élaborer sa propre loi sur les «agents étrangers». La loi obligerait les organisations non gouvernementales à divulguer des informations sur tout financement provenant de l’extérieur de l’UE. Les nouvelles règles seront très similaires à celles déjà en vigueur aux États-Unis, en Australie, en Russie et en Géorgie.
En ce qui concerne la France, la proposition de loi répressive (n° 269) « visant à prévenir les ingérences étrangères en France » a déjà été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, le 27 mars dernier. Nul doute sur le résultat positif de son examen qui aura lieu au Sénat, le 22 mai prochain. Le texte de la loi française prévoit la création d’un registre des représentants d’intérêts étrangers – personnes physiques/morales agissant pour le compte d’un «mandant étranger» dans le but, notamment, d’influencer la décision publique ou de mener des activités de communication. Les sanctions prévues en France pour une activité irrégulière d’un «agent étranger» sont bien plus répressives que celles connues en Russie : 45.000 euros d’amende et 3 ans de prison. Les peines prévues pour les personnes morales vont aller jusqu’à 225.000 euros.
De même, une loi similaire est en préparation en Estonie depuis le mois de mars 2018.
En mai 2019, le ministre britannique de l’intérieur, Sajid Javid, a déclaré qu’il était nécessaire d’introduire une pratique consistant à « enregistrer les agents étrangers », afin de réduire les «activités hostiles» menées contre le Royaume-Uni par un certain nombre d’États, dont la Russie, et ceci est en plus de la loi sur la sécurité nationale instaurant un registre relatif aux influences étrangères (Foreign Influence Registration Scheme – FIRS) déjà en vigueur depuis 2023.
Bien évidemment, si dans le cas de la Fédération de Russie et de la Géorgie l’adoption des lois du contrôle sur les « agents étrangers » n’est que l’outil de l’oppression de la liberté et le reflet de l’obscurantisme – dans le cas des Etats-Unis et de leurs vassaux il ne s’agira que du perfectionnement de la «défense de la démocratie».
Les dessous des cartes
La loi nouvellement adoptée par le parlement géorgien ne met guère en danger imminent les projets d’une grave déstabilisation politique de la région du Caucase que les « atlantistes » sont en train de réaliser depuis plusieurs décennies et, surtout, dans les dernières années – il en faut bien davantage pour contrer les initiatives du « monde libre » entreprises dans le « tiers monde ». Néanmoins, elle est considérée en tant qu’un bâton assez sérieux dans les roues des processus engagés par ce dernier. La pression sur le gouvernement géorgien ne va donc que s’accentuer et le pays doit s’attendre à de mauvaises surprises dans un avenir proche.
Pour le camp politico-militaire occidental, l’intérêt primaire de la région du Caucase et des pays tels que la Géorgie ou l’Arménie ne réside que dans leurs situations géographiques frontalières vis-à-vis de la Russie. L’instauration dans cette zone de « l’anti-Russie », des régimes politiques, dont le principal vecteur serait la russophobie, à l’instar de leur réalisation sur le territoire de l’Ukraine, est l’objectif primaire des initiatives occidentales menées à la frontière sud de la Russie depuis la chute de l’URSS en 1991.
Les petits peuples du Caucase, quant à eux, n’intéressent pas davantage les pays «démocratiques» en action dans la région que ceux de l’Irak, de la Libye ou de l’Ukraine dont ils ont déjà détruit l’avenir des générations à venir.
Avec la vive contestation face à l’adoption souveraine par la Géorgie de la loi sur les « agents étrangers », une fois de plus, les États-Unis d’Amérique, à la tête de leur armée de satellites, n’ont fait que revendiquer leurs droits. Les droits appliqués selon la bonne vieille expression romaine : « Quod licet Iovi, non licet bovi » – ce qui est permis à Jupiter ne l’est pas aux vaches.